| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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Daian-ji,
大安寺. (Temple de la Grande paix). Un des sept
principaux temples de Nara. Son origine remonte au Kumagori-dera,
un temple construit par le prince Shotoku
en 617. Il fut déplacé et changea de nom en de nombreuses
occasions. En 710, il fut transporté à Nara
et nommé Daian-ji en 729.
De la fin du VIIe au début du VIIIe siècle, il fut désigné
comme lieu national de prière. Shinjo
(coréen Simsang), fondateur de l'école Kegon,
Doji, troisième patriarche de l'école
Sanron, et d'autres moines éminents
y vécurent. A un moment donné, Kukai
en fut nommé supérieur et le temple fut ainsi rattaché
à l'école Shingon. Ce
qu'en dit Nichiren. Daibadatta hon (chapitre Devadatta, Dipodaduo pin) Daibibasha ron voir Abidatsuma Daibibasha Ron Daibonten voir Bonten Daibutsu voir Vairocana Daibutsu Vairocana [statue] Statue
de 16, 2 mètres de haut qui se trouve dans le Daibutsu-den
à Nara. Sa fonte mobilisa 370.000
ouvriers métallurgistes et dura de 749 à 752. Près
de 500 tonnes de cuivre, de zinc et de plomb furent utilisées.
Plusieurs fois endommagée, en particulier par des incendies,
seule la partie basse est d'origine.
Daibutsu-den : (hall de la grande image du Bouddha) : hall qui abrite une statue du
Daibutsu Vairocana
dans l'enceinte du temple Todai-ji, l'un
des sept temples principaux de Nara. C'est
une des plus grandes structure en bois du monde, avec ses 47 mètres
de haut. Pourtant le bâtiment actuel n'a que deux tiers de la
taille de l'original (datant de 749), deux fois détruit par un
incendie. Ce qu'en dit
Nichiren Daibutsu-ji Temple Zen de la branche Soto. Daichido
ron ou
en abrégé Dai Ron
大智度論 (Traité sur le Sutra de la prajna-paramita, Traité
de la Grande Vertu de.Sagesse,
Mahaprajnaparamita-shastra).
Oeuvre attribuée à Nagarjuna.
Les textes sanskrits ont été perdus, il ne reste que la
version chinoise traduite par Kumarajiva.
Commentaire exhaustif des sutras Hannya,
traduit par Kumarajiva. Cet ouvrage explique
les notions de prajna et de non-substantialité
(ku). Du point de vue de la pratique religieuse,
il énonce ce qu'est l'idéal du bodhisattva et les six
paramitas. Bien que ce soit un commentaire sur le sutra Makahannya
Haramitsu, il inclut des concepts issus du Sutra du Lotus
et d'autres branches du Mahayana, et constitue
un texte important non seulement parmi les sutras Hannya...(prajna), mais aussi pour la pensée
Mahayana dans son ensemble. Ce
qu'en dit Nichiren. daidoshi (Grand-maître et guide, dadaoshi) Daigaku Saburo voir Hiki Yoshimoto Daigo
Tenno (885-930). Soixantième
empereur du Japon. Il tenta de se libérer
de la tutelle des Fujiwara et de gouverner
seul, mais l'envoi en exil de Sugawara no Michizane
en 901 redonna le pouvoir aux Fujiwara.
Ce qu'en dit Nichiren Dai Gohonzon, 大御本. Voir Grand Gohonzon. Daihatsu nehangyo voir Sutra du grand nirvana, Mahaparinirvana sutra Daihi kyo voir Sutra de la grande compassion, Mahakarunapundarika Daijikkyo voir Sutra de la Grande Assemblée daijin
(大臣). Titre des ministres d'Etat au Japon. Les ministres étaient des fonctionnaires
de la Cour impériale ayant pour responsabilité de protéger
la famille impériale et d'aider l'empereur à administrer
les affaires de l'État. Ces postes furent créés
par la réforme de Taika au VIIe
siècle qui chercha à établir un gouvernement fort
et centralisé fondé sur le modèle chinois. Ils
étaient divisés en "ministres de la Gauche"
(sadaijin, ministre aîné, surveillant toutes les branches du Département d'État), "ministres de la Droite"
(udaijin, représentant du ministre de la Gauche) et "ministres des affaires
intérieures" (naidaijin). Après
702, ils furent dirigés par un dajo-daijin ou Premier Ministre. Daijizaiten voir Makeishura daijo voir Grand Véhicule, Mahayana Daijo Hoon Girin Jo ou Hoon Girin Jo ou simplement Hoon Rin (De la forêt des significations dans le jardin Mahayana du Dharma. Ouvrage de Cien, expliquant les principales doctrines de l'école Faxiang (Hosso). Il compare les enseignements non bouddhiques, theravada et mahayana et affirme la suprématie de la doctrine Rien-que-conscience. Ce qu'en dit Nichiren Daijo Kishin Ron, 大乗起信論 ou Kishin Ron 起信論 (Eveil de la foi dans le Mahayana). Ouvrage généralement attribué à Ashvaghosha, bien qu'il existe des opinions divergentes à ce sujet. II fut traduit en chinois en 550 par Paramartha. Il fixe les doctrines fondamentales du bouddhisme Mahayana et tente d'éveiller la foi en lui. En particulier, il aborde le concept de tathata (shinnyo), signifiant "ainsi" ou "tel", soit le véritable aspect de la réalité. Il fut très étudié par les mahayanistes en Inde et il en existe plusieurs commentaires chinois. Ce qu'en dit Nichiren Daijo Shikan Homon, 大乗止観法門 ou Daijo Shikan (Méthode de concentration et de pénétration du Mahayana). Ouvrage de Huisi traitant de la théorie et de la méthode de méditation du bouddhisme Mahayana. Certains historiens remettent en question sa paternité. Ce qu'en dit Nichiren. Daijo Shiron Gengi, 大乗四論玄義 ou Mue Mutoku Daie Shiron Gengi Ki (Notes sur les quatre traités Mahayana). Ouvrage de Huijun. Les quatre traités Mahayana sont le Chu Ron, le Hyaku Ron, le Junimon Ron et le Daichido Ron. Ce texte explique la doctrine de l'école Sanlun (Sanron) et tente de réfuter celles des écoles Chengshi (Jojitsu) et Shelun (Shoron). Ce qu'en dit Nichiren Daijo
Shogonkyo Ron
大乗四論玄義 (Décoration des sutras
Mahayana, Mahayana-sutra-lamkara)
Commentaire de Maitreya sur la doctrine
Rien-que-conscience, traduit en chinois par
Prabhakaramitra, qui vint d'Inde en Chine
en 626. Cet ouvrage est composé de stances accompagnant un commentaire
en prose. Daiju kyo ou Daishu kyo voir Sutra de la grande assemblée, Mahasanghata daikaku voir Grand Eveil Daikoku
大黒 ou Daikokuten 1. (Grand
Dieu noir, Mahakala). Dieu des ténèbres
dans la mythologie indienne. Cette divinité est généralement
décrite comme étant noire et ayant une expression de fureur.
Dans le bouddhisme ésotérique, il est considéré
comme une transformation du dieu Daijizai
ou Makeishura et est représenté
sur le mandala du Monde de la Matrice avec
trois visages et six bras. Yijing
(635-713) dit
qu'une statue de Mahakala
était
posée dans les cuisines des temples en Inde et qu'il avait un
sac d'or dans la main, indiquant ainsi son pouvoir d'accorder la bonne
fortune. Il fut introduit sous cette forme en Chine et au Japon, où
il devint l'objet de la croyance populaire, se transformant de dieu
des cuisines, en dieu du riz et des rizières. Avec le dieu de
la richesse, Ebisu, on lui rendait un culte
comme à l'une des sept divinités
bienfaisantes (shichi fukujin). Voir
Makeishura Daikoku 2. = Shiva daimoku
題目 ou odaimoku (titre, timu)
1. Titre d'un sutra, et plus particulièrement
le Titre du Sutra du Lotus, Myoho
Renge Kyo ou Miaofalianhuajing,
tel que l'a traduit Kumarajiva daimyo
大名. Littéralement "grand nom".
Titre donné à tous les seigneurs gouvernant de larges territoires
et ayant un grand nombre de vassaux. Ce titre apparaît vers le
Xe siècle. daishi voir Grand-maître Daimyojin voir Hachiman Dainichi [bouddha] ou Dainichi Nyorai, 大日如来, voir Vairocana Dainichi [moine] 大日, appelé également Nonin. Religieux du XIIe siècle qui répandit les enseignements Zen avant Eisai, le fondateur de l'école Rinzai. Parce qu'on lui reprochait de ne pas avoir reçu ses enseignements d'un maître, en 1189, il envoya ses deux disciples en Chine pour faire authentifier ses enseignements par un maître du nom de Zhuo-an qui se trouvait au Mont Yuwang. Dès lors, il appela son école Nihon Daruma Shu ou Ecole japonaise de Bodhidharma Dainichikyo voir Sutra Vairocana Dainichikyo
Gishaku,
大日経義釈 (Commentaire sur la signification du
Sutra Vairocana). Révision faite par Zhi-yan
et Wen-ku
du Dainichikyo Sho, compilation
par Yi-xing d'exposés de Shubhakarasimha
sur le Sutra Vairocana. Au Japon, l'ésotérisme
Tendai utilise ce commentaire alors que
l'ésotérisme Shingon utilise
le Dainichikyo Sho. Ce
qu'en dit Nichiren Dainichikyo
Sho,
大日経疏 (Annotations
sur le Sutra Vairocana). Anthologie
faite par Yi-xing des exposés de Shubhakarasimha
sur le Sutra Vairocana. Après
avoir traduit le Sutra Vairocana en chinois, Shubhakarasimha
en fit des exposés à son disciple Yi-xing
qui, à son tour, nota le commentaire de son maître. Après
la mort de Yi-xing, Zhi-yan
et Wen-ku corrigèrent le commentaire
sous le titre Dainichikyo Gishaku.
Au Japon, l'ésotérisme Shingon
utilise le Dainichikyo Sho rapporté de Chine par Kukai
et l'ésotérisme Tendai, le Dainichikyo Gishaku
introduit par Ennin et Enshin. Dai Ron voir Daichido Ron Dairokuten mao voir Roi-démon du sixième ciel Dai Ryu-oo voir Roi-dragon daishi-ko.
Célébration le 24 novembre de
chaque année de la mort de Zhiyi (538-597)
avec la lecture de ses textes. Nichiren tenait beaucoup à cette
célébration, encourageant ses disciples à maintenir
ces réunions
même en son absence (exil de Sado). Ce
qu'en dit Nichiren Daishin (dieu) voir Shikhin Daishin (garuda) voir Mahakaya Daishin
Ajari
(大進). Disciple de Nichiren, originaire de
la province de Shimosa,
probablement lié à la famille Soya.
Il forma les croyants à Kamakura
pendant l'exil de Nichiren à Sado. Une
lettre que Nichiren écrivit à Shijo
Kingo semble indiquer qu'il mourut en septembre 1278 (ou avant).
On présume qu'il s'agit d'une personne différente du Daishin-bo
qui vécut dans la région du Mont
Fuji
et qui trahit Nichiren. Ce
qu'en dit Nichiren Daishin-bo(大進房). Après avoir été disciple de Nichiren il abandonna sa foi et complota contre d'autres croyants lors de la persécution d'Atsuhara. Gyochi, supérieur du temple Ryusen-ji, le persuada de rejeter sa foi et de se joindre à ceux qui harcelaient Nikko et d'autres disciples dans la région du Mont Fuji. Il fit partie du groupe qui vint arrêter vingt paysans croyants à Atsuhara, le 21 septembre 1279, sur la fausse accusation d'avoir volé une récolte de riz. Les paysans résistèrent et, dans la mêlée, Daishin-bo tomba de cheval et mourut. Dans le gosho Sur les persécutions subies par le Bouddha Nichiren définit sa mort comme une rétribution négative visible due au fait d'avoir calomnié le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren Daishogon-bosatsu, 大荘厳菩 (Grand Ornement ou Grande Splendeur, Dazhuangyan, Mahavyuha, Magnificently Adorned bodhisattva). Bodhisattva apparaissant dans le Sutra des Sens Infinis. Il représente la Grande Assemblée et son dialogue avec Shakyamuni introduit le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren Daishogon-butsu, 大荘厳仏 (Grand Ornement). Bouddha d'un lointain passé qui aurait fait "dix millions de soixante huits centaines» de disciples. D'après le Sutra Butsuzo, après la mort du bouddha Daishogon, ses disciples se divisèrent en cinq écoles et le moine Fuji fut le seul à conserver correctement les enseignements du Bouddha. Les dirigeants des quatre autres écoles forgèrent des théories erronées et persécutèrent Fuji. Pour cette raison, ces maîtres, ainsi que leurs disciples, tombèrent en enfer où ils souffrirent pendant très longtemps. Plus tard, ils purent rencontrer et pratiquer le vrai Dharma du bouddha Issai Myoo. Malgré cela, en raison de la gravité des offenses qu'ils avaient commises par le passé, aucun d'entre eux ne put accéder au nirvana à cette époque et ils durent, à nouveau, endurer les souffrances de l'enfer. Ce qu'en dit Nichiren Daishogon-rongyo,
大荘厳論経 (Contes du Grand Agrément,
Kalpanamanditika). Ouvrage attribué
à Ashvaghosha, traduit par Kumarajiva ; recueil de 90 contes au sujet des rois bouddhistes comme Ashoka
ou Kanishka, des disciples du Bouddha et
les incarnation précédentes de Shakyamuni. Daishonin, 大聖人, littéralement "Grand Sage". Titre dévotionnel couramment employé pour désigner Nichiren. Daishutsu kyo voir Sutra de la Grande Assemblée Daito-naiten-roku voir Catalogue des textes bouddhiques Daito
Saiiki Ki ou Daito-saiiki-guho-koso-den,
大唐西域求法高僧伝 ou Saiiki Ki, (Rapport sur
les régions occidentales ou
Notes sur les régions du Ponant, Da
tang xi yu ji
大唐西域記). Récit en douze volumes de Xuanzang
rapportant ses voyages à travers l'Asie centrale et l'Inde entre
629 et 645, à la recherche des textes bouddhiques. Son livre
décrit en détail la topographie, la culture, les langues,
les légendes, l'histoire, le bouddhisme et la politique de 138
royaumes qu'il visita personnellement ou dont il entendit parler. Puisque
le principal intérêt de Xuanzang
était le bouddhisme, les volumes huit et neuf sont consacrés
au Magadha où cette religion s'établit
en tout premier lieu. Le douzième volume décrit les pays
d'Asie centrale que traversa Xuanzang sur
le chemin du retour. Cet ouvrage est l'un des récits de voyage
les plus documentés sur l'Inde jamais écrit en Orient
et constitue, de nos jours encore, une référence précieuse
dans l'étude de l'Asie centrale et de l'Inde. Ce
qu'en dit Nichiren
Daitsu
Daitsuchisho, 大通智勝仏 Grands-Pouvoirs-de-Sagesse-Victorieuse
ou Celui qui excelle par sa grande sagesse universelle ou Victorieux
grâce à une grande sagesse pénétrante,
Da tongzhi sheng,
Mahabhijnajnana
bhibhu ou Mahabhidjnadjnana bhibu,
Excellent in Great Penetrating Wisdom).
Bouddha dont l'histoire est contée dans le chapitre
VII du Sutra du Lotus. Selon ce chapitre, après
s'être assis à la place de l'Eveil et avoir vaincu l'armée
de Mara, il poursuivit sa méditation
pendant dix kalpas mineurs et atteignit finalement
l'Eveil parfait A la demande de
ses seize fils et des rois du Ciel de Brahma,
il exposa les quatre nobles vérités
et les douze liens causaux. Ses seize fils
renoncèrent au monde pour le suivre et le prièrent de
révéler l'enseignement de l'Eveil parfait. Après
vingt mille kalpas, il accepta et prêcha
finalement le Sutra du Lotus pendant une période de
huit mille kalpas. Cependant, à l'exception
de ses seize fils et de quelques auditeurs-shravakas,
personne ne put l'accepter sans douter. Le bouddha Daitsu
se retira donc en un lieu tranquille où il médita pendant
84000 kalpa. Pendant ce temps, chacun de ses
seize fils prêcha le Sutra du Lotus à sa place,
permettant à un nombre incalculable de personnes d'atteindre
l'Eveil. Leur prêche est appelé la répétition
de l'enseignement du bouddha Daitsu (Daitsu
fuko). Ceux qui entendirent le Sutra à cette époque
reçurent la graine de l'état de bouddha et sont appelés
"ceux qui ont un lien avec le bouddha Daitsu"
(Daitsu-ke-chien no shu). Après
avoir médité pendant 84000 kalpa,
le bouddha Daitsu réapparut et déclara
que quiconque avait foi en l'enseignement prodigué par ses seize
fils atteindrait sûrement l'état de bouddha. A partir de
là, ceux qui avaient entendu le Dharma de la bouche de l'un des seize
bodhisattvas renaquirent toujours avec leurs maîtres respectifs.
Les seize devinrent ultérieurement des bouddhas et, selon ce
chapitre, enseignèrent le Dharma dans les dix
directions de l'univers. Le seizième fils, qui se réincarna
dans le monde saha, le fit sous la forme de
Shakyamuni. A la fin du chapitre, Daitsu
raconte la parabole de la cité illusoire
que ses disciples atteignent au bout d'une marche difficile mais qui
disparaît dès qu'ils sont reposés, le cheminement
spirituel n'ayant pas de terme, bien que comportant des moments de repos.
Ce qu'en dit Nichiren
Daitsuchisho voir Daitsu Daiun kyo voir Sutra du grand nuage, Mahameghasutra Daizoku-o voir Mihirakula Dammira ou Dammiri, 檀弥利・檀弥栗 ou 檀弥羅 ou Mirakutsu. Roi du Cachemire, au nord de l'Inde, qui détruisit les temples et stupas bouddhiques de ce royaume. Il est dit que, ayant tué le maître bouddhiste Aryasimha, il perdit la main droite et mourut sept jours plus tard. Ce qu'en dit Nichiren Dan voir Suzudan dana (don, fuse, 布施) Dandaka voir Mont Dandaka danka
[système] ou danka seido.
Obligation de s'inscrire dans un temple de son lieu de résidance. Cette
politique fut instaurée par le bakufu d'Edo
et visait l'extermination du christianisme - dont Nobunaga
s’était fait quelque temps le protecteur pour affaiblir ses adversaires
bouddhistes. Chaque famille japonaise devait se faire inscrire dans
un temple bouddhique où on lui remettait un certificat prouvant qu’elle
n’était pas chrétienne. Danna [école] Danna-ryu, 檀那流. Branche de l'école japonaise Tendai qui remonte à Kakuun, un des principaux disciples de Ryogen, dix-huitième supérieur du Enryaku-ji, le plus important des temples de cette école. La lignée de Genshin, autre disciple de Ryogen, fut appelée l'école Eshin. L'école Danna donnait la primauté à l'étude de la doctrine et l'école Eshin, à la pratique de la méditation. Selon la tradition, l'origine de ces deux écoles remonte au voyage de Saicho dans la Chine des Tang en 804. Là, Saicho étudia différentes interprétations du bouddhisme de Zhiyi sous la direction de Daosui et Xingman. De retour au Japon, il transmit chacun de ces deux enseignements à ses successeurs. Ils furent ainsi transmis d'un supérieur à l'autre. Ryogen enseigna les deux interprétations à Genshin en mettant l'accent sur celle de Daosui, mais n'enseigna que celle de Xingman à Kakuun. Cela serait à l'origine du schisme existant entre les écoles Eshin et Danna. En réalité, on a du mal à discerner la différence entre ces deux enseignements, de même que celle entre l'interprétation de Genshin et celle de Kakuun. Plus tard, l'école Danna se scinda en quatre branches. Ce qu'en dit Nichiren Dan Senchaku 弾選択 (Réfutation du Senchaku Shu). Ouvrage de Josho, moine du Mont Hiei, attaquant le Senchaku-shu de Honen qui formule la doctrine de la pratique exclusive du Nembutsu (Josho tient la position de rissha : celui qui, dans une assemblée, expose le thème du débat et répond aux questions des moines réunis). Une théorie attribue le Dan Senchaku à Ryushin, également moine du Tendai, mais une autre considère cette attribution comme une erreur due au fait que Ryushin écrivit une postface à l'ouvrage de Josho. Un autre point de vue voudrait qu'il y ait en réalité deux ouvrages portant le même titre, l'un de Josho, l'autre de Ryushin. Ce qu'en dit Nichiren dannotsu (protecteur).Mécène principal d'un temple. Daoan
1.
道安 ou Dao'an (Doan,
Tao-an, Tao-ngan), (314-385). Moine chinois de
la dynastie des Jin orientaux. A l'âge
de douze ans, il renonça à la vie profane et étudia
le bouddhisme sous la direction de Fotudeng.
Il fit des exposés sur les sutras Hannya, et obtint ainsi une
certaine renommée. Il se rendit à Changan ou il vécut
au temple Wuzhong-si et se consacra à
la propagation du bouddhisme. Il compila le Sori Shukyo Mokuroku (Catalogue complet des sutras), un index des traductions chinoises existantes
des écrits bouddhiques avec le nom des traducteurs et les dates
de traduction. Cet ouvrage, qui n'existe plus, servit de base aux catalogues
des versions chinoises des écrits bouddhiques qui furent rédigés
ultérieurement. Daoan systématisa
les préceptes pour les moines et les nonnes. On lui doit également
la division systématique des sutras en trois parties : préparation,
révélation, transmission. Il eut plusieurs centaines de
disciples, dont Huiyuan qui fut le plus
important. En savoir plus sur son approche de la traduction. Daoan 2. 道安. Prêtre chinois du VIe s. auprès de l'empereur Liang Wu Di auquel il enseigna le bouddhisme et le taoïsme. Celui-ci donna cependant sa préférence au confucianisme et persécuta le bouddhisme. Daochang-si 鬪場寺 (Tao-ch'ang-ssu, Tou-ch'ang ssu). Temple où aurait séjourné Huiguan avant de se rendre à Lushan. Daochuo
ou Dao-chao ou Dao-cho(Tao-tch'ao,
Tao-ch'o, Doshaku,
道綽), (562-645). Deuxième des cinq (premiers) patriarches de l'école
chinoise de la Terre pure. Il affirmait dans
son Anraku
Shu (Essais sur le monde de la paix et du plaisir)
que ce qu'il appelait les enseignements de la Voie
sacrée, qui enseignent l'atteinte de la bodhéité
par ses propres forces, sont trop difficiles et trop profonds pour le
commun des mortels à l'époque des Derniers
jours du Dharma, et que le salut ne pouvait s'obtenir qu'en récitant
le nom du bouddha Amida.
Il eut pour disciple Shandao.
Ce
qu'en dit Nichiren Daosheng ou Zhu Daosheng (Tao-cheng, Dosho ou Jiku-dosho, 道生・竺道生) (360 ? à 434). Maître bouddhiste, disciple de Huiyuan et collaborateur de Kumarajiva. Dans sa jeunesse, il étudia le bouddhisme sous la direction de Fatai et assuma un poste de conférencier à l'âge de quinze ans. Ensuite, il étudia au Mont Lu sous la direction de Huiyuan (Eon). Il finit par aller à Changan où il s'associa au travail de traduction de Kumarajiva et devint l'un des principaux disciples de ce dernier. En 409, il défendit la doctrine de l'atteinte immédiate de l'état de bouddha. En outre, sur la base de son étude du Sutra Daihatsunaion, la version chinoise de Faxian du Sutra du nirvana, il soutint que tous les êtres possèdent la nature de bouddha et que, même les icchantika peuvent atteindre l'état de bouddha. Il était également partisan d'un Eveil soudain (à condition toutefois de s'y être préparé par la pratique). Pour lui il s'agissait d'une pénétration directe et entière de la réalité absolue. Ces idées lui valurent de nombreuses oppositions et l'exclusion de la communauté de Changan. Il se retira sur une montagne de Suthou. Il fut plus tard réhabilité lorsque Dharmakshema traduisit le Sutra Daihatsunehan. Ce qu'en dit Nichiren Daosui, 道邃 (Tao-Souei, Dosui) (fin VIII début IXs). Moine de l'école Tian tai, dans la Chine des Tang. Avec Xingman il fut disciple de Zhanlan. Tous deux instruisirent Saicho dans la doctrine et la méditation tendai (shikan) lorsque celui-ci se rendit en Chine. Ses ouvrages comprennent le Daihatsunehangyo Sho Shiki (Commentaire personnel sur le Daihatsunehangyo Sho) et le Yuimakyo Sho Shiki (Commentaire personnel sur le Yuimakyo Sho). Ce qu'en dit Nichiren Daoxian (Tao-hsien, Dosen, 道暹). Prêtre de l'école Tian tai, peut-être disciple de Zhanlan, à l'ère de la dynastie des Tang. Son Hokke Mongu Fusho Ki est un commentaire en dix volumes du Hokke Mongu Ki de Zhanlan. Ce qu'en dit Nichiren Daoxin
(Tao-sin,
Doshin, 道信)
(580-651). Nom posthume : Dayi. Quatrième
patriarche du Chan (Zen),
qui reçut la transmission de Sengcan.
Il fonda une communauté de 500 moines qui travaillaient le jour
et méditaient la nuit. Ils étudiaient les sutras et récitaient
une invocation à Amitabha. Daoxuan
(Tao-Siuan, Dosen,
道宣). (596-667) Fondateur de la branche Nan-chan
(Nanzan) de l'école Lu
(Ritsu) en Chine. A l'âge de seize ou
dix-sept ans, il entra dans la vie religieuse et étudia les vinaya
sous la direction du Maître de discipline Zhishou.
Plus tard, il se rendit au Mont
Zhong-nan
et fonda une école basée sur les préceptes du Shibunritsu,
les vinaya ou règles monastiques
de l'école Dharmagupta. Le nom
Nan-chan vient du nom de cette montagne
(Zhong-nan). L'école Nan-chan
fut la seule branche de l'école Lu
à subsister ; elle devint donc le synonyme de l'école Lu.
A partir de 645, Daoxuan aida Xuanzang
dans son travail de traduction. Il écrivit lui-même plusieurs
livres sur les préceptes et un certain nombre d'ouvrages historiques : parmi ceux-ci, le Shibunritsu Gyoji
Sho (Principes essentiels du Shibun Ritsu) qui est
l'un des textes de base de l'école Nan-chan,
le Ko Gumyo Shu 広弘明集 (Anthologie agrandie de la propagation
de la lumière). Son Zoku Koso Den est une suite
du Koso Den compilé sous
la dynastie Liang,
et contient les biographies de cinq cents moines éminents qui
vécurent pendant la période qui va de 502 à 645.
Ce qu'en dit Nichiren. Daoxuan
Lushi (Tao-Siuan,
Dosen Risshi),
(702-760). Moine qui en 732 (ou 736) introduisit au Japon les idées
de Fazang, le fondateur de l'école
Kegon
(Huayan) en Chine. Il s'établit
à Nara au temple Daian-ji
puis au Todai-ji. Il fut le maître
de Gyoho qui transmit son enseignement
à Saicho
et Kukai.
Ce
qu'en dit Nichiren. darani voir dharani Darani hon (Formules détentrices). XXVIème chapitre du Sutra du Lotus. Daruma voir Bodhidharma Dashabala
Kashyapa,
Dasabala Kassapa (Jurikikasho,
十力 葉). Un des cinq ascètes
qui pratiquèrent les austérités avec Shakyamuni
avant son Eveil et devinrent plus tard ses premiers disciples. Le Sutra
Buppongyojitsu
cite Vashpa comme l'un des cinq ascètes
et non Dashabala Kashyapa. Ce
qu'en dit Nichiren. Datsueba,
奪衣婆. Divinité démoniaque femelle qui avec Kenneo,
懸衣翁, divinité démoniaque mâle, guette les morts lors de leur passage
de la rivière qui sépare les deux mondes. Elle arrache les vêtements
des morts et les donne à Kenneo qui les
accroche aux branches d'un arbre pour déterminer le poids des fautes
commises durant la vie. Cette croyance, particulièrement en vogue dans
la période Kamakura, serait d'origine
chinoise. Dazaifu, 大宰府,
[gouvernement]. Ville de l'île Kyushu.
A partir du VIIe siècle, siège du gouvernement militaire établi,
pour les mesures de défense du Japon, face au continent. Au IXe
siècle, les gouverneurs de Dazaifu ayant
tendance à séjourner à Kyoto,
la cité devint un lieu d'exil. Pendant l'époque de Kamakura,
la ville et le château jouèrent un rôle majeur dans
la défense de Kyushu contre les
tentatives d'invasion coréano-mongoles (en 1274 et 1281). Les
officiers se concentrèrent sur le travail de protection des îles
Iki et Tsushima,
les plus proches de la péninsule coréenne. Ce
qu'en dit Nichiren Déesse Mère des Enfants Démons voir Kishimojin (Hariti) défilements de l'esprit (bonno, klesha) Voir désirs terrestres degrés [cinquante-deux] délivrance (ou libération, gedatsu, 解脱, vimukti, vimoksha). Libération bouddhique et affranchissement des liens de 1'illusion et de la souffrance inhérentes à 1'existence ; c'est le but de la pratique bouddhique, la transcendance de toute situation conditionnée. En parlant de la vimukti du Bouddha il s'agit de son parinirvana, de la délivrance définitive du cycle des renaissances. Nichiren considère la délivrance comme le terme du processus sanyaku : ensemencement (geshu-yaku), maturation (chojuku-yaku) et récolte (gedatsu-yaku). Ce qu'en dit Nichiren démon
(ma, emo).
Toute manifestation (extérieure ou intérieure) qui éloigne
de la voie du salut. Les démons des légendes chinoises
n'ont apparemment d'autre but que de répandre le mal dans le
monde des mortels, sans raison particulière. Ils n'ont pas d'aspect
bien déterminé, et peuvent revêtir toutes sortes
d'aspects, généralement bien répugnants et gluants.
Toutefois les textes bouddhiques distinguent entre deux sortes de démons
(kishin). Ceux qui dévorent les
ennemis du Dharma et dont l'action est par conséquent bénéfique
(zenki), tels les huit
groupes d'êtres non humains. Et ceux qui s'attaquent aux pratiquants
eux-mêmes, sapent leur vitalité et entravent ainsi leur
pratique (akki). Ce
qu'en dit Nichiren démons affamés voir esprits faméliques démons à tête de boeuf ( gozu,
牛頭, Niu-Tou ou Face-de-Boeuf (牛头), goshirsha). Avec les démons à tête de cheval une des catégories des gardiens de l'enfer. Ce
qu'en dit Nichiren démons
à tête de cheval (mezu 馬頭, Ma-Mian ou ou Face-de-Cheval, ashvashirsha. Gardiens
de l'enfer à tête de cheval et corps humain. Ils sont généralement associés
aux démons à tête de boeuf (goshirsha). Ce qu'en dit Nichiren. démons bleus
(apasmaraka) et démons rouges
(vetala). Les démons bleus sont des démons
ordinaires censés déranger les êtres humains. C'est eux qui apparaissent
le plus souvent en images ou sculptures. Les démons rouges sont des
gardiens de l'enfer souvent assimilés aux démons à tête
de boeuf ou aux démons à tête de cheval.
Ce qu'en dit Nichiren
démon céleste malfaisant voir tenma Demon d'Eloquence voir Brahmane Démon d'Eloquence Démon du Sixième Ciel voir Roi-démon du sixième ciel démons qui sapent la vitalité humaine voir kumbhanda démons (trois obstacles et quatre démons, sanso shima) Dengyo voir Saicho dénigrer ou calomnier le Dharma bouddhique ou le croyant du Sutra du Lotus (hobo, 謗法 ou hibo shoho, 誹謗正法). Dans l'enseignement de Shakyamuni, le Dharma correct est le Sutra du Lotus qui contient le Véhicule suprême, l'enseignement qui conduit à l'état de bouddha. Le chapitre III (Parabole) du Sutra du Lotus dit : "Celui qui refuse de croire en ce Sutra et au contraire le calomnie, détruit immédiatement les graines qui lui permettraient de devenir un bouddha en ce monde... Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici." Zhanlan définit 14 facteurs (jushi-hobo) qui conduisent au dénigrement du Dharma. Nichiren définit le Dharma correct ou le Véhicule suprême contenu dans le Sutra du Lotus comme Namu Myoho Renge Kyo et le concrétisa sous la forme du Gohonzon, objet de vénération permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers Jours du Dharma. De ce point de vue, calomnier le Dharma correct signifie calomnier le Gohonzon. Dans un sens plus large, cela désigne les croyances qui vont à l'encontre de l'enseignement du Sutra du Lotus ainsi qu'à tout ce qui détruit les Trois trésors. Ce qu'en dit Nichiren Dento Roku, 伝灯録 abréviation de Keitoku-dento Roku, 景徳伝燈録 (Transmission de la lampe). Ouvrage compilé en 1004 par Daoyuan, moine chan (zen) de la dynastie Song, détaillant la lignée de transmission à partir des sept bouddhas du passé, puis des patriarches zen indiens et chinois, jusqu'à Fayan (Hogen) (885-958), fondateur de l'école Fayan du bouddhisme zen. Au total, il consacre un article particulier à 1701 patriarches et maîtres zen. Il est très estimé par l'école zen en tant qu'ouvrage historique. Ce qu'en dit Nichiren dépasser le proche pour révéler le lointain voir ouvrir le proche et révéler le lointain dépasser le provisoire pour révéler le définitif : voir ouvrir le provisoire et révéler le définitif dernière existence corporelle. Dernière renaissance avant le parinirvana. Dans le Mahayana cela s'applique uniquement au Bouddha Shakyamuni. Voir Dento Roku. derniers
jours du Dharma (Derniers jours de la
Loi, Fin du Dharma, Loi finale, Dharma final, mappo, mofa, 末法, saddharma
vipralopa, pascimadharma, Latter Day of the Law, Age of the latter law). Dernière
des trois périodes qui suit la mort du bouddha Shakyamuni et
qui voit le bouddhisme sombrer dans la confusion et l'enseignement de
Shakyamuni perdre son pouvoir de mener les hommes à l'Eveil.
Elle durerait dix mille ans et plus. Selon le Chugan
Ron Sho et le Hokke Genron,
les derniers jours du Dharma commencent deux mille ans après
la mort du Bouddha. Leur début correspond aussi à la cinquième
des cinq périodes de cinq cents ans qui suivent la mort du
Bouddha et qui sont décrites dans le Sutra Daishutsu.
Celui-ci prédit que cette cinquième période sera
un Age de conflits (tojo
kengo) au cours duquel des moines mépriseront les préceptes
et se disputeront entre eux, des points de vue hérétiques
prévaudront, et le bouddhisme de Shakyamuni périra. Au
contraire, le Sutra du Lotus voit les Derniers jours, quand
l'enseignement de Shakyamuni perd de son pouvoir de rédemption,
comme le moment où l'essence du Sutra du Lotus, transmise
au bodhisattva Jogyo lors de la Cérémonie
dans les airs, se propagera. Zhiyi affirme : "Lors de la cinquième période
de cinq cents ans, le Dharma merveilleux se répandra et sera
un bienfait pour l'humanité longtemps à l'avenir."
Et d'après Saicho : "Les Jours
du Dharma correct et les Jours du Dharma formel sont presque finis,
les Derniers jours sont proches." (Shugo Kokkai Sho) Bien
que des recherches modernes tendent à situer la mort du Bouddha
vers 500 avant notre ère, la tradition bouddhique la situe en
949 avant notre ère, ce qui amène les bouddhistes japonais
à penser que les Derniers jours du Dharma avaient commencé
en 1052. Voir Cinquième période
de cinq cents ans. Ce qu'en
dit Nichiren. désastres [sept] destinations [trois mauvaises] voir dix mondes désir d'Eveil voir bodhicitta désirer peu, se rejouir d'un rien (shoyoku-chisoku, 少欲知足). Vertu préconisée pour les moines. Les écritures bouddhiques condamnent les moines qui recherchent la renommée et sont attachés aux plaisirs mondains. Le chapitre XIII du Sutra du Lotus décrit les moines "aranyaka [...] qui mépriseront les hommes ; dans leur avidité d'offrandes lucratives, ils exposeront le Dharma afin d'être respectés du monde comme des arhats aux six pouvoirs mystiques". désirs
terrestres ou détresses émotionnelles, défilements (bonno,
煩悩,
klesha, kilesa).
Terme générique désignant tous les phénomènes
de la vie (y compris les désirs et les illusions en général)
qui sont cause de souffrance spirituelle et physique, et font obstacle
à la recherche de l'Eveil. La racine
du sanskrit klis signifie "ce qui
fait souffrir". Ce qui cause la souffrance c'est l'émergence
des désirs qui entraînent l'incapacité d'une pensée
lucide et cohérente. Ce qui déclenche l'enchaînement
des douze liens causaux, est l'ignorance
fondamentale, origine de toutes les passions. Notons qu'en français,
"passion" dérive du latin patior, souffrir, l'étymologie
est similaire à pâtir. Les textes bouddhiques français
optent aussi souvent pour le terme générique de défilements
de la pensée, mettant l'accent sur les représentations mentales
qui accompagnent les désirs, les textes orientaux, et particulièrement
l'école Tian tai, parle de détresse émotionnelle. désirs
[les] impliquent l’éveil
ou les détresses impliquent l'éveil. (bonno
soku bodai, 煩悩即菩提, 煩惱即菩提, fengnao ji puti).
Principe fondamental de certains courants du bouddhisme du Mahayana
et notamment des écoles qui se rattachent au Lotus.
Selon ce principe, l'homme peut atteindre l'état de bouddha en
transformant les illusions et les désirs terrestres en sagesse
plutôt qu'en les supprimant. Selon la doctrine theravada,
puisque ces désirs contribuent généralement à
obscurcir la nature de bouddha et à faire obstacle à la
pratique bouddhique, il faut les éliminer pour atteindre l'état
de bouddha. Alors que selon le Sutra du Lotus, les désirs
terrestres et l'Eveil ne sont pas différents
dans leur essence. Il s'ensuit que l'Eveil n'est pas la suppression
du désir, mais un état dont on peut faire l'expérience
en transformant les désirs inhérents à la nature
humaine. Le Sutra Fugen,
(qui sert de conclusion au Sutra du Lotus) explique que "même
sans éliminer leurs désirs terrestres ou nier les cinq
désirs, les hommes peuvent purifier tous leurs sens et supprimer
toutes leurs mauvaises actions." Le chapitre
Juryo*
(XVI)
du Sutra du Lotus révèle que l'état de
bouddha contient les neuf autres états (bukkai
soku kukai). Même après avoir atteint l'Eveil, le
Bouddha conserve encore les neuf états propres au commun des
mortels. En se fondant sur l'état de bouddha, les hommes créent
la joie plutôt que la souffrance sans transformer leur nature
essentielle. détachement (vimoksha) voir délivrance détachement(viveka) : la non-dépendance des circonstances; il peut être physique (vie en solitaire), ou mental, ce qui consiste à ne pas être affecté par les objets des six sens. Ce n'est pas l'indifférence mais une attention sans désir ni répulsion. détachements voir huit détachements détresses émotionnelles voir désirs terrestres deux doctrines du Dharma primordial présent à "l’origine" et du Dharma attesté (honpo jiho no ni gi). Le Dharma primordial est immuable et universel. Le Dharma attesté est celui auquel s’est éveillé de lui-même le Bouddha. deux incitations (deux révélations, nika-no-kangyo, 二箇の諫暁). Prophéties de Shakyamuni concernant l'Eveil futur de Devadatta et l'atteinte de la bodhéité par la Fille du roi dragon, qui apparaît dans le chapitre Devadatta du Sutra du Lotus. La première démontre que les êtres mauvais peuvent devenir Bouddha et la deuxième que les femmes peuvent devenir Bouddha. Ces deux idées prouvent le grand pouvoir du Sutra du Lotus. Nichiren appelle l'Eveil de Devadatta et de la Fille du roi dragon "incitations" parce que, en révélant le grand bienfait du Sutra du Lotus et en apparaissant dans un contexte où le Bouddha met l'accent sur la propagation future du Sutra, ils constituent pour l'Assemblée une exhortation à adhérer au Sutra et à le propager. Ces deux incitations et les trois déclarations du chapitre XI sont appelées les cinq proclamations du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren. deux cent cinquante préceptes voir préceptes deux
lieux et trois Assemblées ( trois
Assemblées et deux lieux ou deux lieux et trois Assemblées, nisho-san'e,
二処三会). Division du Sutra du Lotus en fonction du lieu et des événements
décrits. D'abord, Shakyamuni exposa le Sutra au Pic
du Vautour, puis souleva l'Assemblée dans les Airs où
il continua à enseigner et, finalement, ramena l'assemblée
au Pic du Vautour. Les deux lieux sont donc le Pic du Vautour et les
Airs. La première Assemblée débute avec le chapitre
I et se poursuit jusqu'à la première moitié
du chapitre Hoto* (XI).
La Cérémonie dans les Airs va
de la seconde moitié du chapitre
Hoto* (XI)
au chapitre Zokurui (XXII), et la seconde Assemblée
sur le Pic du Vautour va du chapitre Yakuo
(XXIII) au chapitre
Fugen* (XXVIII). Ce qu'en dit Nichiren deux moitiés d'un même sceau (fukei). Les deux parties d'un même morceau de bois authentifié par un cachet, forme ancienne de contrat. Ce qu'en dit Nichiren deux resserres. Dans l'école Sanron : enseignements destinés aux auditeurs-shravakas et enseignements destinés aux bodhisattvas. Ce qu'en dit Nichiren deux
véhicules (nijo,
二乘).
On appelle véhicule l'enseignement et les pratiques susceptibles
de représenter une voie permettant de réaliser l'Eveil
bouddhique. Le terme, fort commode de nijo
s'applique à deux notions. deva
(divinité,
déité, esprit céleste, tenbu ou
tennin 天人, abrégé en -ten
après un nom propre de divinité). Dans la cosmologie védique,
"être de lumière". Leur nombre varie mais on
en connaît principalement 33 qui, sous la direction d'Indra,
habitent le monde du désir. Ce monde
est soumis à Brahma qui lui, règne
sur un monde spirituel, exempt de désirs. Chaque deva
est liée à un élément spécifique
(bhuta), un sens (indriya),
un nom (nama), un son (mantra),
une couleur (rasa), un diagramme (yantra),
un symbole (linga),
etc. Actuellement, on parlerait de fonctions spirituelles qui se manifestent
dans l'espace-temps ou de noumènes (réalité intelligible par opposition
au monde sensible) ; on les appelle également 'sura', le contraire d'asura,
les forces destructrices. En
savoir plus devas (trente-deux devas) : divinités du Ciel Trayastrimsas. Voir l'article de Peter Johnson. Devadatta
(Don des Dieux,
Daibadatta, 提婆達多, Dipodaduo).
Disciple de Shakyamuni qui se retourna ensuite contre lui. Selon le
Sutra Kise, Devadatta était
un fils du roi Amrita et le frère
cadet de Ananda. Selon le Daichido
Ron, il était le fils du roi Dronodana,
frère aîné de Ananda
et cousin de Shakyamuni. Dans sa jeunesse, il manifesta son hostilité
à ce dernier. On rapporte qu'il battit à mort un éléphant
blanc qui avait été offert à Shakyamuni et rivalisa
avec lui pour obtenir la main de Yashodhara.
Plus tard, il renonça à la vie séculière
et devint un des disciples du Bouddha. Cependant, à cause de
son orgueil, il devint jaloux de Shakyamuni et fomenta un schisme dans
le Sangha en leurrant quelques personnes.
Il incita Ajatashatru, prince de Magadha,
à renverser son père, Bimbisara,
qui était un puissant protecteur de Shakyamuni, et à monter
sur le trône à sa place. Ainsi, solidement appuyé
par le nouveau roi de Magadha, Devadatta
attenta à plusieurs reprises à la vie du Bouddha et persécuta
son Sangha. Il serait finalement tombé
vivant en enfer. Pourtant, dans le chapitre Devadatta
du Sutra du Lotus, Shakyamuni enseigna que, dans une existence
passée, il avait pratiqué lui-même avec pour maître
un ermite nommé Asita et que cet ermite
était Devadatta. Il prédit
aussi que Devadatta atteindrait l'Eveil
dans le futur sous le nom de bouddha Tenno
(Roi céleste). Ce
qu'en dit Nichiren Devadatta
[chapitre] (Daibadatta
hon, 提婆達多品). Chapitre XII
du Sutra du Lotus. Il enseigne que les femmes et les hommes
mauvais peuvent atteindre l'état de bouddha, capacité
qui leur est généralement déniée dans les
enseignements provisoires ; il expose également le principe de
l'atteinte de la bodhéité
sous sa forme actuelle (sokushin jobutsu)
sans qu'il soit nécessaire de pratiquer pendant des kalpas.
Dans la première moitié du chapitre, Shakyamuni révèle
que dans une vie antérieure il fut un roi qui renonça
au trône pour rechercher la vérité. Pendant mille
ans, il servit un ermite nommé Ashi
qui, en retour, lui enseigna le Sutra du Lotus. Cet ermite,
explique-t-il, n'est autre que l'actuel Devadatta.
Il prédit alors que, dans un futur lointain, Devadatta
atteindra l'Eveil sous le nom de bouddha Tenno
(Roi céleste). Au cours de sa vie, Devadatta
tenta à plusieurs reprises de tuer le Bouddha et de créer
des dissensions à l'intérieur de la communauté.
Il serait tombé vivant en enfer. La prédiction qu'il parviendra
à l'Eveil à l'avenir indique que même la personne
la plus dépravée a la possibilité de devenir bouddha. Devaraja voir Tenno-nyorai Devasoppana (Voie des Dieux, Tendo, Tiandao, Heaven's Way). Nom conféré, dans le chapitre XII du Sutra du Lotus, au monde du bouddha que deviendra Devadatta au terme d'innombrables kalpas. devenir la voie (jodo, 成道). Réaliser pleinement la voie bouddhique et donc devenir bouddha. Cette expression souligne la transformation par identification qu'implique le parcours de la voie bouddhique. D'autres expressions comportant le mot voie (do) désignent des étapes de ce parcours, notamment nyudo, entrer sur la voie, gyodo, progresser sur la voie. Devenir la voie est le sixième des huit signes de réalisation d'un bouddha (hasso sabutsu). Obtention de la voie ou obtention du passage sont des équivalents. Dezong (Tang Dezong 唐德宗李适, Te-tsung) - (742<779–805) Neuvième empereur de la dynastie Tang. Dhammapada.
(Mots de vérité, Hokku-kyo,
法句経), littéralement Les vers du dharma, sutra qui fait partie de
la collection Khuddaka
Nikaya (petits discours) du canon pali. dharani
ou
mantra-dharani (mantra
longs, formules détentrices, darani,
陀羅尼). Littéralement "préserver et soutenir".
Mots et syllabes sacrés destinés à protéger
celui qui les prononce contre le mal. Formules mnémotechniques permettant
de garder présent à l’esprit et sans altération
un enseignement du Bouddha. Ces formules sont réputées
protectrices (cf. Sutra du Lotus, chapitre
XXVI), dans ce cas l’aspect phonétique de leur incantation
est important et elles sont donc dites dans leur langue d’origine,
généralement le sanskrit. Dharani
ou Formules détentrices
(Darani
hon,
Tuoluoni pin)
Chapitre XXVI du Sutra du Lotus.
Ce chapitre très court commence par une question du bodhisattva
Yakuo (Roi des Remèdes),
dont il était question au chapitre XXIII,
relative aux félicités que connaîtront les hommes
et les femmes capables d’accepter et garder, de réciter,
d’élucider et de copier le Sutra du Lotus. Innombrables
les bienfaits qu’ils en retireront. Alors, pour leur protection,
le bodhisattva révèle une formule détentrice qui
est citée phonétiquement. Dès lors, si quelqu’un
cause du tort à ces maîtres du Dharma,
cela reviendra à nuire à d’innombrables bouddhas.
Un autre bodhisattva, Yuze (Don-Héroïque),
révèle une autre formule (dharani)
dans le même but. Les rois célestes ne sont pas en reste
et deux d’entre eux donnent également des formules détentrices.
Même des êtres démoniaques s’en mêlent : dix filles-démones, leur mère
(Mère des Enfants Démons),
leurs enfants et leur suite révèlent une autre formule
protectrice. Puis elles font serment de protéger les maîtres
du Dharma. Ceux qui les tourmenteront, leur "tête éclatera
en sept morceaux comme un rameau de basilic". Ce chapitre est important
car il montre la protection qu’apportent différentes sortes
d’êtres au pratiquant du Lotus. Même des
êtres de nature démoniaque y
participent, ce qui devrait nous pousser à reconsidérer
l’opinion que nous avons sur eux. Lire
ce sutra Dharanimdhara (Soutien de la Terre, Jiji, Chidi, Earth Holder, King Commanding Dharanis at Will). Bodhisattva qui interroge le Bouddha au chapitre XXV du Sutra du Lotus. dharma,
dhamma (ho,
法). L'ordre du monde. Le terme sanskrit vient d'une racine qui
signifie "porter", "tenir". Il existe deux sens
principaux : Dharma correct, Dharme formel, Dharma final (shoho, 正, zoho, 像, mappo, 末法). Trois périodes qui suivent la mort d'un bouddha. L'enseignement d'un Eveillé est soumis, comme toute chose, à l'impermanence et perd avec le temps son pouvoir de mener les gens à la bodhéité. Voir cinq périodes de cinq cents ans. Ce qu'en dit Nichiren Dharma merveilleux
(myoho, miaofa,
saddharma) 1. "Merveilleux" signifie
ce qui est inconcevable, insurpassable. Dharma désigne la Réalité
de la vie et la doctrine qui l'explicite. C'est l'essence du Sutra
du Lotus, clef qui permet d'atteindre la bodhéité
dans cette vie. Dans ce sens c'est l'équivalent de "Dharma
mystique", "Dharma ultime de la vie et de l'Univers",
"Dharma de Namu Myoho Renge Kyo".
L'essence de la vie se traduit par les phénomènes, c'est ce qu'exprime
le terme Myohojisso que l'on pourrait traduire
par "le Dharma merveilleux équivaut à tous les phénomènes".
Ce qu'en dit Nichiren
dharmachakra voir roue du Dharma dharmadatu voir monde des dharma, (hokkai) Dharmagaganabhyudgataraja ou Dharmagahanabhyudgataraja (Roi de Vacuité, Kuo, Kongwang, Emptiness King buddha). Bouddha qui fut le maître d'Ananda et qui apparaît au chapitre IX du Sutra du Lotus Dharmagupta 1. (Darumagyuta, 達摩笈多). Moine de la dynastie Shui en Chine. Il naquit à Lara, en Inde du Sud, et, en 590, se rendit à Changan, résida dans le temple Daxing-si et entreprit la traduction de textes bouddhiques. Avec Jnanagupta, il traduisit une version chinoise du Sutra du Lotus intitulée le Tembon Hokke Kyo. Ce qu'en dit Nichiren. Dharmagupta
2.
(Darumakikuta, 達摩掬多). Moine du monastère Nalanda en Inde,
à la fin du VIe siècle. Il fut le maître de Shubhakarasimha
Le So Kaso Den (Recueil de biographies de moines éminents
sous la dynastie des Song) dit qu'on l'aurait pris pour un homme
de quarante ans alors qu'il en avait en réalité huit cents.
On rapporte qu'il aurait transmis les enseignements ésotériques
à Shubhakarasimha, qui les aurait
propagés en Chine grâce à l'aide de Dharmagupta et de ses pouvoirs occultes. Une théorie l'assimile à Nagabodhi ; une autre ne voit en lui qu'un personnage imaginaire en raison de l'aspect
mystique de tous les récits le concernant. Dharmaguptaka [école] (Hozo-bu ou Dom-mutoku-bu, 法蔵部・曇無徳部). L'une des vingt écoles theravada de l'Inde ancienne. Son code de discipline a eu une grande influence en Chine. Dharmaguptavinaya voir Shibunritsu Dharmakala (Dommakara ou Donkakara, 曇摩 羅・曇柯 羅). Moine de l'Inde du IIIe siècle. Il fut d'abord versé dans les veda mais ayant entendu prêcher la loi de la causalité, il se convertit au bouddhisme. Il se redit au temple de Baima-si en Chine où il traduisit les premiers textes de discipline pour les moines bouddhistes. Dharmakara
(Trésor du Dharma, Daihozo
ou Hozo, 法蔵比丘).
Nom du bouddha Amida lorsqu'il s'engagea dans
les pratiques de bodhisattva. Selon le Sutra
Muryoju, il fut à l'origine un roi qui renonça
au monde et commença à pratiquer le bouddhisme sous la direction
d'un bouddha nommé Lokeshvararaja
(Sejizaio, Liberté regnant sur le
monde), en prenant le nom de Dharmakara (Hozo).
Et à cette époque, il formula quarante-huit vœux concernant
la sorte de terre pure qu'il créerait après avoir atteint
l'Eveil. dharmakaya (corps du Dharma ou corps d'essence, corps du Dharma, propriété du Dharma, hosshin, 法身). L'un des Trois corps. Dharmakirti
(environ VIIe siècle). Erudit indien, l'un
des pères-fondateurs de la logique indienne portant sur les problèmes
de la cognition. Il a mis au point une méthodologie de discussions
philosophiques publiques et une "science de la connaissance des
faits authentiques". Dharmakshema(385-433). Moine d'Inde centrale. Il étudia d'abord les enseignements du Theravada, mais par la suite fut si impressionné par le Sutra du Nirvana qu'il se convertit au Mahayana. Il traduisit de nombreux sutra en chinois, y compris le Sutra Daihatsunehan, l'une des versions chinoises du Sutra du Nirvana. Dharmamati (Intention du Dharma, Hoi, Fayi, Dharma Intention prince). Un des huit fils de Chandrasuryapradipa, Luminaire-de-Soleil-et-de-Lune dont parle le chapitre I du Sutra du Lotus. Dharmamitra (Dommamitta ou Dommumitta, 曇摩蜜多・曇無蜜多), (356-442). Moine du Cachemire en Inde du Nord, qui traduisit des sutras bouddhiques en chinois aux époques des dynasties du Nord et du Sud. Il entra dans le Sangha dans sa jeunesse et voyagea dans divers royaumes pour étudier les sutras. Il se consacra à la pratique de la méditation et en 424 arriva en Chine où il exhorta les gens à faire de même. En 435 il fonda le temple Dinglinshang-si où il vécut. Ses ouvrages comprennent le Zenhiyo (l'Essence secrète de la méditation) et les traductions chinoises du Sutra Fugen et du Sutra Kan Kokuzo Bosatsu(Sutra de la méditation sur le bodhisattva Kokuzo). dharmamudra voir quatre sceaux du Dharma Dharmapada voir Dhammapada Dharmapala 1. Maître theravada du Ve siècle, continuateur de l'œuvre de Buddhaghosa. Dharmapala
2. (530-561) (Goho, 護法)
Maître de l'école du Rien-que-Conscience. Disciple de Dignaga,
auquel il succèda en tant que supérieur de l'université
de Nalanda. Il fut un des maîtres de Xuanzang qui le cite fréquemment.
Dharmapala écrivit le Joyuishiki Ron,
un commentaire sur le Yuishiki Sanju ju de Vasubandhu.
Ce commentaire cite également les interprétations du même
texte faites par neuf autres grands lettrés de l'école. Ce qu'en dit Nichiren. Dharmapala
3. (770 - 810) Roi de la dynastie indienne des Pala.
Protecteur du bouddhisme qui soutint Haribhadra et fonda plus de 50
monastères. dharmapala
(protecteurs du dharma,
goho zenjin). Nom générique désignant les
déités qui protègent les pratiquants du Vajrayana.
Dharmaprabhasa (Clarté
du Dharma, Homyo, Faming, Dharma Radiance buddha). Nom de Purna dans le chapitre VIII du Sutra
du Lotus. Dharmaraja (Roi du Dharma, Seigneur du Dharma, ho'o,
法王). Un bouddha. C'est également la façon dont Shakyamuni se qualifie
lui-même, en perticulier dans le chapitre
III du Sutra du Lotus. Dharmaraksha 1. (Jiku-hogo, 竺法護) (231-308 ? ou 233-310). Moine de Dunhuang, ville de Serinde en Asie Centrale. Il renonça à la vie séculière à l'âge de huit ans. Il voyagea en Asie centrale et en Inde pour étudier le bouddhisme, puis se rendit en Chine pendant la dynastie des Jin occidentaux apportant avec lui un certain nombre de textes bouddhiques en sanskrit. Il vécut à Changan et on lui attribue la traduction de plus de cent cinquante textes parmi lesquels les sutras Hannya, Vimalakirti, Muryoju, Fugyo et Kegon. On rapporte qu'il connaissait trente-six langues à la perfection. La plus ancienne version du Sutra du Lotus existant en chinois est son oeuvre, et son titre est le Sho Hokke Kyo (Sutra du lotus du Dharma correct). Le chapitre Zokurui (Passation) est le XXII chapitre du Myoho-Renge-Kyo, traduction faite par Kumarajiva, mais Dharmaraksha plaça ce chapitre à la fin de sa version du 27e chapitre. Dharmaraksha 2. (Dommushin ou Dommusen 曇無讖)(385-433) Moine indien qui a traduit en chinois de nombreux textes bouddiques. Il se convertit au Mahayana en lisant le Sutra du Nirvana. Doté d'une étonnante mémoire il mémorisa un grand nombre de sutras. Il voyagea à travers l'Asie Centrale et passa par le Kusha et Dunhang. En 412 il arriva en Chine et fut reçu avec bienvaillance par le souverain des Liang qui lui demanda de traduire les sutras. Il dut d'abord apprendre le chinois, retourna en Inde chercher les passages du Sutra du Nirvana qui lui manquaient et compléta ainsi sa traduction appelée Mahaparinirvana Sutra (Daban Niepanjing) dite Version du Nord, en 40 volumes. Il fut assasiné alors qu'il repartait en Inde pour se procurer d'autres versions du Sutra du Nirva. Dharmashakra
pravartana sutra voir
Sutra de la mise
en mouvement de la roue du Dharma (Temboringyo) dharmata (nature de dharma, hossho) Dhritaka
ou Dhitika (Daitaka,
提多). Sixième des vingt-quatre
successeurs de Shakyamuni. Selon le Busso
Toki, alors qu'Upagupta, le 5e successeur,
rendait visite à un homme riche de Mathura,
ce dernier promit que, s'il avait un fils, lorsqu'il serait en âge,
l'enfant deviendrait le disciple d'Upagupta.
Par la suite, naquit Dhritaka. Il renonça
au monde à vingt ans pour devenir le disciple d'Upagupta,
selon la promesse faite par son père. Il se consacra à la
pratique des austérités bouddhiques, acquit la maîtrise
des six
pouvoirs mystiques et atteignit l'état d'arhat. Avant sa
mort, Upagupta lui transmit les enseignements
du Bouddha. Dhritaka propagea alors le bouddhisme
theravada et, à son tour, confia
les enseignements du Bouddha à Mikkaka. Dhrtarastra devaraja voir Jikoku tenno Dhritiparipurna (Pleine-Fermeté, Kenman, Jianman, Full of Firmness). Bodhisattva-mahasattva à qui Padmavricha bhavikramin (Sûre Démarche aux Pas Fleuris) confère la prédiction de l'Éveil complet, parfait, sans supérieur dans le chapitre III du Sutra du Lotus. dhuta(zuda
ou zuda-gyo, 頭陀・頭陀行).
Littéralement,
"abandon" ; le plus répandu est le dhuta
aga, l'abandon du défilement mental. Ce "lâcher
prise" va souvent de pair avec le renoncement au confort corporel. C'est l'élimination des désirs et
des émotions afin de fortifier les capacités spirituelles.
De là, la traduction
du terme par "ascèse". En savoir plus. dhyana (n),
jhana (absorption
méditative, méditation-dhyana, zen
ou zenjo, ou
zenna, 禅・禅定, channa,
chanding, (zhiguan pour Zhiyi, arrêt et introspection). Etat de concentration exceptionnel mentionné
par l'hindouisme et le bouddhisme. La disparition de la conscience de
soi est considérée comme fusion avec la nature de bouddha.
Le Lalita vistara dénombre quatre dégrés
de dhyana : diacritées ou signes diacritiques : signes graphiques (point, accent, cédille, etc) adjoint à un graphème simple de l'alphabet afin de transcrire un phonème différent de celui que transcrit ce graphème ou afin d'éviter la confusion entre homographes. Les diacritées du sanskrit sont omises sur ce site. diamant [Monde du] Dictionnaire de prononciation et de signification des termes bouddhiques (Honyaku-myogi-shu, 翻訳名義集 ; Fan-i-ming-i-chi). Dictionnaire de translitération et définitions des termes sanskrits compilé en 1143 par Fayun. Cet ouvrage, qui comporte plus de 2000 entrées, aurait demandé 20 ans de travaux. Il est basé principalement sur les sutras du Lotus, Konkomyo, Nirvana et Vimalakirti. difficile à croire difficile à comprendre (nanshin nange) : passage extrait du chapitre X du Sutra du Lotus "Maître du Dharma". La phrase entière est : "Parmi les innombrables millions de myriades de sutras que j'ai prêchés, que je prêche maintenant et que je prêcherai, ce Sutra du Lotus du Dharma est le plus difficile à croire, le plus difficile à comprendre." Ce qu'en dit Nichiren difficile à garder (shi kyo nan ji) : passage extrait du chapitre XI du Sutra du Lotus "Apparition de la Tour aux Trésors". Dignaga
(Jinna, 陳那), (env.
420-500). Lettré indien qui élabora la logique bouddhique
de l'école Rien-que-conscience. Il naquit
dans une famille brahmane de l'Inde du Sud et étudia le bouddhisme theravada et mahayana.
Il développa les idées de Vasubandhu et créa une branche de l'école Rien-que-conscience qui
considérait la conscience-maya comme réelle plutôt que non substantielle
(ku). Cet enseignement devint la base de
l'école Faxiang (Hosso)
en Chine. Dignaga formula également
une nouvelle forme de raisonnement par déduction, contribuant
ainsi au développement de la logique bouddhique. Ses ouvrages
comprennent le Kanshoen Ron, le Shuryo Ron et le Immyo
Shorimon Ron. Di-lun, Dilunzong (Ti-louen, Jiron-shu, 地論宗). Ecole basée sur le Jujikyo Ron de Vasubandhu. Une des Treize écoles principales du bouddhisme en Chine. Sous la dynastie des Wei du Nord, Bodhiruchi et Ratnamati traduisirent en chinois l'original sanskrit du Jujykyo Ron. Plus tard, Huiguang étudia ce traité et fonda l'école Di-lun. Les maîtres Di-lun se consacrèrent également à l'étude du Sutra Kegon puisque le traité de Vasubandhu parle d'une partie de ce sutra. Cette école se scinda ensuite en école Nan-dao (Nando) ou Voie du Sud et école Bei-dao (Hokudo) ou Voie du Nord. Di-lun prospéra sous les dynasties Liang, Chen et Shui mais fut absorbée par l'école Hua-yan (Kegon) sous la dynastie Tang. Ding Lan. Homme qui vécut sous la dynastie des Han postérieurs. Ayant perdu sa mère alors qu'il était encore jeune, à l'âge de quinze ans, il fit une statue d'elle qu'il honora comme si elle avait été une personne vivante. Cette histoire apparaît pour la première fois dans le Xiao-zi Chuan ou "Biographies de fils loyaux ". Dipamkara
ou Dipamahara,
Dipankara,
Dipamkara*
(bouddha Brûle-la-Lampe ou Celui-qui-allume-la-lampe,
Nendo, Nento-butsu, 燃燈仏 ou Joko-butsu
錠光仏, Ran Deng Fo, Burning
Light, Steady Burning Lamp).
Shakyamuni lui offrit des fleurs alors qu'il pratiquait les austérités
sous la forme du bodhisattva Judo dans une
vie antérieure. Il lança en offrande, en direction du bouddha Dipamahara, cinq fleurs de lotus qui, dit-on, restèrent suspendues dans les airs. Le bodhisattva Judo étala aussi sa cape et ses propres
cheveux sur le sol marécageux pour qu'y marche le bouddha Dipamahara,
si bien que celui-ci prédit que ce bodhisattva deviendrait un bouddha
dans un futur lointain. Il est aussi considéré comme l'un
des vingt-quatre bouddhas qui seraient apparus avant Shakyamuni. Il est
décrit dans le sutra Zuio Hongi (Sutra sur les gestes
merveilleux du Bouddha dans ses vies antérieures) sous le
nom de Joko (Lumière fixe) et dans
le Daichido Ron sous le nom de
Dipamahara. Selon le chapitre
I du Sutra du Lotus, il fut l'un des huit fils du
bouddha Chandrasuryapradipa
(Nichigatsu Tomyo). Il pratiqua le
Sutra du Lotus sous la direction d'un disciple de son père,
le bodhisattva Varaprabha (Myoko),
et atteignit l'Eveil comme bouddha Dipamahara.
D'autres sources parlent d'une époque très lointaine, alors
que vivait l'ascète Sumedha.
Celui-ci déclara devant Dipamahara
qu'il atteindrait un jour l'Eveil. Dipamahara vérifia ses dires par sa vision supranaturelle et prophétisa
devant ses nombreux disciples l'Eveil de ce futur bouddha sous le nom
de Shakyamuni. Dans les récits, Dipamkara est décrit comme mesurant près de 100 mètres de haut
avec une assemblée de 84000 arhats comme disciples. Et il vécut 100 000 ans. Il symbolise souvent
tous les bouddhas du passé (à côté de Shakyamuni
pour le présent et Maitreya pour l'avenir).
Shakyamuni, en parle en ces termes dans le
chapitre XVI du Sutra du Lotus : "Hommes de foi sincère, pendant ce temps je donnais mon enseignement
sur le bouddha Dipamahara." Discernement des bienfaits [chapitre] (Funbetsu kudoku hon, 分別功德品, Fenbie gongde pin). Chapitre XVII du Sutra du Lotus. Dans le chapitre Juryo* (XVI), Shakyamuni parle de la durée inconcevable du temps qui s'est écoulé depuis son Eveil primordial, et le chapitre Fumbetsu Kudoku dit que tous ceux qui ont entendu le prêche du Bouddha concernant cet Eveil en ont tiré un bienfait incalculable. Ce bienfait diffère en profondeur selon les personnes, d'où le titre du chapitre. Toutefois les conséquences en sont immenses : compréhension de la non-production des dharmas, éloquence, mise en mouvement de la roue du Dharma, obtention de l’Eveil complet en plusieurs renaissances, voire en cette vie même. Après cet exposé, des fleurs pleuvent sur l’assemblée et les deux bouddhas réunis dans le stupa de Taho (Maints-Trésors) magnifient encore la perception de cette scène. Maitreya reprend les propos du Bouddha qui précise sa pensée. Si, juste un instant, on peut produire une pensée de foi et de compréhension quant à la longévité de l’Ainsi-venu, les mérites obtenus seront bien supérieurs à ceux que procure la pratique des cinq perfections (go haramitsu, paramita). Juste croire "en une seule opération de la pensée" en la longévité du Bouddha entraîne des mérites inestimables, le comprendre permet de concevoir la sagesse de l’Ainsi-venu et alors, la vision de l’enseignement du Lotus au Pic du Vautour apparaît et notre monde est transfiguré. Cette pratique prime sur celle du don à la communauté monastique. Toutefois, si l’on peut en outre propager, copier, exposer le Sutra du Lotus et se livrer aux pratiques du don, du respect des préceptes, de la patience, du zèle, de la concentration de la pensée et de la sagesse, les vertus obtenues seront insurpassables. Ceux qui agissent de la sorte méritent d’être grandement honorés. L’un des points significatifs de ce chapitre est qu’il permet de se faire une idée de la pratique propre au Sutra du Lotus ; avant la pratique traditionnelle des cinq perfectionnements, il demande la compréhension de ce Sutra et plus particulièrement de son seizième chapitre, Longévité de l’Ainsi Venu. En ce sens, cette mise en pratique demande un effort spirituel spécifique. Lire ce chapitre disciples de Nichiren. On peut constater une grande diversité dans les relations que Nichiren entretenait avec ses disciples dans ses goshos. Voir la série d'articles sur les disciples de Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren dispositions (aptitudes, ki ou ki-en, ji) : capacités pas forcément manifestées et qui peuvent se révéler sous l’impulsion d’un facteur déterminant. Le plus souvent, l’expression est employée pour désigner les aptitudes des êtres vis-à-vis de l’enseignement du Dharma bouddhique. Celui qui enseigne le Dharma bouddhique ne peut pas se permettre d'ignorer les capacités de son auditoire, de son mode de réflexion ou de sa culture faute de quoi son enseignement risque d’être stérile ou d’amener des confusions difficiles ensuite à corriger. Nichiren emploie des termes légèrement différents avec la même signification : kikon qui comporte une nuance de capacité innée qui rend la personne réceptive à l'enseignement du Bouddha, ou encore kikan qui met l'accent sur l'esprit de recherche. Ce qu'en dit Nichiren dispositions [dix] (juji, shidi) Dishi (Taishaku, Indra) Divakara (Rizhao, 日照) (613-687). Moine d'Inde Centrale qui se rendit en Chine en 676 où il traduisit dix-huit textes parmi lesquels le Sutra Daij Kenshiki. divinité voir deva divinités [deux] : chez Nichiren, généralement Shiva et Vishnu s'il n'a pas d'autres précisions. divinités bénéfiques [sept] ou divinités célestes (shichi fukujin) Les sept divinités de la bonne fortune, comprenant diverses divinités indiennes, chinoises et japonaises. Il s'agit de Ebisu, Daikokuten, Bishamonten, Benzaiten (Saravasti), Hotei, Fukurokuju et Jurojin. La croyance en ces sept divinités bienfaisantes est restée prépondérante au Japon pendant des siècles en tant que culte populaire. Il existe une autre liste des sept divinités célestes. divinités
bouddhiques (shoten
zenjin, 諸天善神). Fonctions tant extérieures
qu'intérieures qui "se nourrissent" des efforts que
fait le pratiquant pour être en adéquation avec le Dharma.
En retour, ces fonctions protègent le pratiquant dans des situations
qui mettent en péril sa vie. La plupart du temps, elles se manifestent
par des phénomènes difficilement explicables. Bien qu'à
l'origine ce concept s'inspirait des devas indiens,
il s'est largement spiritualisé au cours du temps. Actuellement le terme est
employé au sens générique, recouvrant les divinités tutélaires,
les divinités bénéfiques, les divinités du ciel (très mobiles), les
divinités de la terre (fixes) ainsi que, dans les textes japonais, les kami. divinités Kongo.
Nom générique donné par le bouddhisme à des divinités protectrices que
l'on représente avec des armes capables de tout détruire. Kongo
(vajra) désigne le trident de diamant, symbole
de détermination indomptable. divinités successives (gobanzenjin, wufanshanshen) divinités terrestres ou kunitsukami (国神, 地祇), kami terrestres.
Divinités bienveillantes mentionnées dans le Kanjokyo (Sutra de la Consécration), dont le rôle est de protéger ceux qui
respectent les Trois trésors : le Bouddha, le Dharma
et le Sangha. A la différence des divinités
célestes (amatsukami), très mobiles, les divinités terrestres sont attachées à un lieu
précis. Les divinités terrestres japonaises sont considérées comme antérieures
au temps du premier empereur Jimmu. Le bouddhisme
les assimile à des fonctions de la nature en jeu dans l'univers. trente-deux divinités voir trente-deux devas trente-trois divinités voir trente-deux devas divinités tutélaires
(shugo no zenjin, 守護の善神). Divinités
qui protègent le Dharma bouddhique et ceux qui le pratiquent. Le
bouddhisme n'étant pas à proprement parler une religion
théiste, il s'agit le plus souvent de divinités vénérées
avant l'apparition du bouddhisme, par exemples les dieux du brahmanisme
ou des animismes ou shamanismes locaux, qui ont été incorporés dans le panthéon
bouddhique. Ainsi Hachiman était la divinité tutélaire du clan Minamoto.
Il est dit que ces divinités tutélaires se nourrissent de
la saveur résultant de la pratique du Dharma bouddhique. Dès
lors, si ce n'est plus le Dharma correct qui est
pratiqué dans leurs sanctuaires, elles les abandonnent et retournent
dans les cieux qui sont leur demeure naturelle. Divyavadana. (Légendes merveilleuses).
Littéralement "Faits divins" (avadana).
Antohologie de trente-huit légendes du bouddhisme primitif (Sarvastivada). dix actes de bien (dix bonnes actions, dix actes vertueux, ju-zen, 十善, dasakusala). Préceptes pour les pratiquants laïques. 1) ne pas tuer, 2) ne pas voler, 3) s’abstenir d’inconduite sexuelle, 4) ne pas mentir, 5) ne pas parler rudement, 6) ne pas dire des paroles qui provoquerait l’inimitié, 7) ne pas se commettre dans des conversations futiles, 8) ne pas être avare, 9) ne pas s’irriter, 10) ne pas avoir des vues erronées. L'observation de ces préceptes permet de renaître dans le 6ème monde, le monde du ciel mais ne permet pas l'atteinte de la bodhéité. dix actes de mal voir dix mauvaises actions dix Ainsi voir dix modalités d'expression de la vie dix analogies voir dix métaphores dix bhumi voir dix étapes de développement dix comparaisons voir dix métaphores dix déesses voir dix filles démones dix directions (jippo, 十方) : nord, sud, est, ouest, nord-ouest, nord-est, sud-est, sud-ouest, zénith et nadir. Cette expression symbolise le déploiement de 1'espace. Elle équivaut à six directions, en ne comptant pas les directions intermédiaires. Voir également bouddhas des dix directions. dix doctrines. Classification comparative établie par l'école Kegon, plaçant ses enseignements à la dixième place, la plus élevée, et le Sutra du Lotus à la neuvième. Kukai, pour imiter les "dix doctrines", formula les "dix stades de l'esprit". dix
écoles. Il s'agit
des huit écoles bouddhiques des périodes
de Nara (710-794) et Heian
(794-1185) : Kusha, Jojitsu,
Ritsu, Hosso, Sanron,
Kegon, Tendai,
Shingon, auxquelles on ajoute les écoles Zen et Jodo de la période
de Kamakura (1185-1333). Ce
qu'en dit Nichiren. dix
écrits majeurs ou principaux (judai-bu,
十大部) de Nichiren (liste établie par Nikko).
Par ordre chronologique : dix étapes de développement ou dix bhumi ou dix terres (juji, 十地, dashabhumi) ou dix dispositions. Cinquième section des cinquante-deux étapes. Etapes 41 à 50 décrites dans Le Sutra des dix terres (Dasabhumikasutra-sastra) de Vasubandhu qui, lui-même s'inspire de Sutra Gandavyuha. Particulièrement à l'honneur dans l'école dite Shidilun (十地論), ultérieurement absorbée par Huayan. Ces dispositions sont des capacités, des expériences ou des fonctionnalités du mental que la pratique du bouddhisme révèle. En savoir plus. dix étapes de dévotion ou dix transferts (ju-eko, 十廻向, parinamanas). Quatrième section de dix étapes parmi les cinquante-deux étapes. Etapes 31 à 40. dix étapes de l'esprit (classification de Kukai) voir dix stades de l'esprit. dix étapes de la foi (jisshin, 十信). Première section des cinquante-deux étapes qui inaugurent les pratiques de bodhisattva et qui sont liées au développement de la foi. Dans ces dix étapes, on élimine les illusions de la pensée et du désir qui accompagnent l'existence dans le monde des trois plans et dans les six voies L'école Tian tai ne reconnaît pas ces dix premières étapes. Ce qu'en dit Nichiren. dix étapes de la pratique(jugyo, 十行). Troisième section de dix étapes parmi les cinquante-deux étapes. Etapes 21 à 30. En savoir plus dix étapes de sécurité ou dix stabilisations (juju, 十住). Deuxième section de dix étapes parmi les cinquante-deux étapes du cheminement du bodhisattva. Etapes 11 à 20. En savoir plus dix états voir dix mondes dix filles-démones (dix déesses,
ju-rasetsunyo, 十羅刹女, rakshasi).
Personnages apparaissant dans le chapitre des Dharani
du Sutra du Lotus (cf. cinq bonnes
divinités successives). Ces dix filles-démones sont
les filles de Kishimojin, la Déesse
Mère des Enfants Démons. Notons que dans ce chapitre du Lotus leur mère n’a pas un rôle plus prépondérant
que chacune des dix filles. C’est l’une d’elles, Kunti,
qui est l’interlocutrice du Bouddha. Dans les enseignements antérieurs
au Sutra du Lotus, ces filles-démones qui appartiennent
au monde des esprits affamés étaient
perçues comme des personnages nocifs pour les vivants ; au contraire,
dans le Lotus, converties au bouddhisme, elles ont une influence
bénéfique comparable à celle des bonnes divinités. En savoir plus. Ce
qu'en dit Nichiren dix
forces du bouddha (ju-riki, 十力, bala, dasabala)
ou dix connaissances du bouddha également appelées les "dix doigts du Bouddha". Liste établie par Nagarjuna
dix
grands disciples (judai-deshi, 十大弟子). Dix
principaux disciples de Shakyamuni : Kashyapa (ou Mahakasyapa), le premier en
ascétisme dix grands érudits de l'école Rien-que-Conscience (yuishiki-judai-ronji, 唯識十大論師). Dix commentateurs de la doctrine de Vasubandhu : Dharmapala, Gunamati, Sthiramati, Bandhushri, Nanda, Shuddhachandra, Chitrabhana, Visheshamitra, Jinaputra et Jnanachandra. dix-huit attributs singuliers ou dix-huit conditions (ju-hachi-fuguho ou juhachi-fugubuppo, 十八不共法・十八不共仏, avenika). Littéralement avenika signifie "non mêlé", qui a en soi sa propre autonomie ; le Bouddha reste intact au milieu de choses qui viendraient se mêler à lui. Qualités propres aux bouddhas (différentes de celles des bodhisattvas) : 1) la perfection du corps ; 2) la perfection de la parole ; 3) la perfection de la pensée ; 4) la clarté de l'esprit ; 5) esprit d'égalité envers tous les êtres ; 6) la parfaite humilité ; 7) le désir inébranlable de sauver tous les êtres ; 8) un zèle qui ne faiblit jamais ; 9) l'accomplissement ; 10) la concentration inébranlable lors de la méditation ; 11) la prajna parfaite ; 12) la délivrance parfaite ; 13) l'adéquation parfaite entre les actions et la prajna ; 14) l'adéquation parfaite entre la parole et la prajna ; 15) l'adéquation parfaite entre les pensées et la prajna ; 16) la connaissance parfaite du passé ; 17) la connaissance parfaite du futur ; 18) la connaissance parfaite du présent. L'ordre des aventika peut varier. En fait c'est la connaissance parfaite du passé, du présent et de l'avenir qui sert de toile de fond aux autres conditions. dix-huit
domaines (ju
hachikai, 十八界, dhatu) Classification
des phénomènes porteurs de la relation cause à
effet faite selon une vision analytique des facultés cognitives. dix-huit
écoles du Theravada
(juhachi-bu ou shojo-juhachi-bu,
十八部・小乗十八部). Ecoles du Theravada créées lors des schismes qui survinrent dans l'ordre bouddhique
après la mort de Shakyamuni. Selon un texte de l'école Sarvastivada, le Ibushurin Ron
(Doctrines des différentes écoles), le premier
schisme produisit les écoles Theravada
et Mahasanghika. Environ deux cents
ans après la mort du Bouddha, le Mahasanghika se divisa en huit écoles supplémentaires : Ekavyavaharika,
Lokottaravada, Kaukkutika,
Bahushrutiya, Prajnaptivadin,
Chaityavadin, Aparashaila,
Uttarashaila. dix-huit mille mondes Le principe d'implication réciproque des 10 mondes-états et 10 modalités d'expression de la vie (1000 possibilités combinatoires) appliqué aux 18 domaines (6 objets de sens, 6 facultés des sens et les 6 consciences qui en découlent). dix-huit pouvoirs surnaturels (juhachi-hen, 十八変). Un ensemble d'actions que les bouddhas et bodhisattvas entreprennent et d'apparences qu'ils adoptent pour conduire les êtres à l'Eveil. Ce sont : 1) faire couler de l'eau du bon côté droit de leurs corps, 2) faire sortir du feu du côté gauche de leurs corps, 3) faire sortir du feu du côté droit de leurs corps, 4) faire couler de l'eau du côté gauche de leurs corps, 5) faire couler de l'eau sortant de la partie supérieure de leurs corps, 6) faire sortir du feu de la partie plus inférieure de leurs corps, 7) faire sortir du feu de la partie supérieure de leurs corps, 8) faire couler de l'eau de la partie inférieure de leurs corps, 9) marcher sur l'eau comme si c'était la terre, 10) se déplacer sur la terre comme si c'étaient l'eau, 11) disparaître dans le ciel et soudainement réapparaître sur la terre, 12) disparaître dans la terre et soudainement réapparaître dans le ciel, 13) marcher entre le ciel et la terre, 14) se tenir debout entre le ciel et la terre, 15) se reposer entre le ciel et la terre, 16) se coucher entre le ciel et la terre, 17) manifester un corps énorme qui remplit ciel, 18) rendre minuscule un corps énorme. Les explications varient selon les sutras. dix-huitième
vœu (dai-juhachi-gan, 第十八願),
appelé également vœu originel. Le
dix-huitième des quarante-huit vœux faits par le bodhisattva Hozo avant qu'il n'atteigne l'Eveil et devienne
le bouddha Amida. Ces vœux sont mentionnés
dans le Sutra Muryoju. Dans le
dix-huitième, Hozo promet qu'après
qu'il aura atteint l'état de bouddha renaîtront dans sa Terre
pure tous ceux qui mettront leur espoir de salut en lui, à
l'exception de ceux qui ont commis l'un des cinq
forfaits ou calomnié le Dharma correct. Ce
qu'en dit Nichiren. dix mauvaises actions ou dix actions non-vertueuses (ju-aku, 十悪, pratimoksha). Actions énumérées dans le Kusha Ron : les trois mauvaises actions physiques (tuer, voler, commettre l'adultère) ; les quatre mauvaises actions verbales (mentir, flatter, diffamer et être de mauvaise foi), et enfin les trois mauvaises actions mentales (avidité, orgueil-colère et ignorance) voir dix préceptes. Ce qu'en dit Nichiren dix
méditations (jujo-kampo,
十乗観法). Développant sa théorie d'ichinen
sanzen (3000 mondes en un instant de vie) Zhiyi définit dix manières de méditer dont la plus importante
est la méditation sur l'insondable, c'est-à-dire la vérité
d'ichinen sanzen. Cette méditation,
considérée comme la triple
contemplation de l'unité, sous-tend les neuf autres. En
savoir plus. Ce qu'en
dit Nichiren dix
méditations de l'école Jodo . Méditation
qui consiste à réciter dix fois le nom du bouddha Amida,
et l'on disait que cela amenait à renaître sur la Terre pure
du bouddha Amida. dix
métaphores de Yakuo
(ju-yu, 十喩). Métaphores énumérées
dans le chapitre XXIII du Sutra du Lotus afin de démontrer sa supériorité sur tous les autres
sutras. Le Sutra du Lotus est supérieur dix
modalités d'expression de la vie (ou
dix Ainsi, ju nyoze 十如是, shi
rushi). Principe extrait de la première partie du chapitre
des Moyens du Sutra du Lotus,
dans la traduction de Kumarajiva,
mis en exergue par Zhiyi. Ce principe constitue
l'un des trois facteurs permettant d'aboutir au nombre trois mille dans
le système d'ichinen sanzen (Une pensée - 3000). L'extrait du chapitre des Moyens est le suivant : "Ce n'est qu'un Bouddha avec un autre Bouddha qui peut élucider
parfaitement l'aspect réel des dharma.
Ce qui signifie que pour tous les dharma dix
mondes-états(jikkai,
ou ju-hokkai 十界). Abréviation
de dix mondes de dharma. Classification établie par Zhiyi,
qui distingue dix sortes de "mondes" auxquels appartiennent
chacun des êtres : le monde de l'enfer,
le monde des esprits affamés, le monde
des animaux, le monde des asuras,
le monde des hommes, le monde des esprits
célestes (ou ciel), le monde des auditeurs-shravakas,
le monde des pratyekabuddhas (Eveil pour soi),
le monde des bodhisattvas, le monde des
bouddhas. dix mystères (ju-gemmon, 十玄門). Principe de l'école Kegon ; dix aspects de l'interdépendance de tous les phénomènes du point de vue de l'Eveil du Bouddha ; doctrine formulée par Zhi-yan (602-668), deuxième patriarche de l'école Kegon, et révisée par Fazang. En savoir plus Dix non-dualités voir Jippunimon. dix
non-dualités (jippu-nimon,
十不二門). Dix principes établis par Zhanlan
dans son Hokke Gengi Shakusen. Dans
le Hokke Gengi, Zhiyi
exposa les dix principes mystiques de l'enseignement
théorique et les dix principes mystiques de l'enseignement
essentiel du Sutra du Lotus. Zhanlan les commente et explique les dix non-dualités. Zhanlan dit que les dix principes mystiques des enseignements théorique
et essentiel sont inclus dans les dix non-dualités. Ce sont :
dix objets de méditation (jikkyo,
十境). Système élaboré par Zhiyi
pour percevoir ichinen sanzen et les limitations
des neuf états. L'esprit du méditant
se concentre sur : l) le monde phénoménal qui existe en
vertu des cinq agrégats, la relation
entre les six organes des sens et leurs six
objets perçus ainsi que et les six consciences résultant
de cette relation ; 2) les désirs terrestres (bonno)
; 3) la maladie ; 4) l'effet du karma dans cette vie ; 5) les fonctions
démoniaques (voir sansoshima) ;
6) l'attachement à un certain niveau de méditation ;
7) les conceptions erronées ; 8) l'arrogance ;
9) l'attachement aux deux véhicules ;
10) l'attachement à l'état de bodhisattva.
dix offrandes voir dix sortes d'offrandes dix paramita (ju haramitsu, 十波羅蜜, dasa paramita). Ajout à la liste classique des six paramita. dix pouvoirs voir dix forces (ju-riki, bala). dix
pouvoirs surnaturels du bouddha (ju-jinriki,
十神力). Pouvoirs dont il est question dans le chapitre XXI du Sutra
du Lotus et commentés par Zhiyi.
Le terme "surnaturel" est à prendre au sens allégorique ou
psychique. dix pratiques du Sutra du Lotus : transcrire, faire des offrandes, propager et transmettre, écouter, lire, conserver à l'esprit, enseigner largement, réciter, contempler et faire des efforts pour sa propre amélioration. Voir les cinq et les six pratiques merveilleuses dix
préceptes (ju-jukinkai,
十重禁戒). Différentes listes selon les écoles
et les destinataires dix
principes mystiques (ju-myo,
十妙). Principes énoncés par Zhiyi
dans le Hokke
Gengi dans son interprétation du mot Myo
dans Myoho Renge Kyo. D'après Zhiyi,
ils sont tous implicitement contenus dans le seul mot Myo.
Il y a deux sortes de dix principes mystiques : ceux de l'enseignement
théorique et ceux de l'enseignement
essentiel du Sutra du Lotus. Les premiers sont basés
sur le concept de "l'aspect
réel de tous les phénomènes" (jisso)
révélée dans le chapitre Hoben*
(II). Les seconds sont basés sur
la révélation que l'Eveil primordial du Bouddha eut lieu
dans le passé
atemporel de gohyaku jintengo, comme il est dit au chapitre Juryo* (XVI). En savoir plus. dix
qualités insurpassables (ju-mujo,
十無上). Dix points démontrant la supériorité
du Sutra du Lotus sur tous les autres sutras, et mis en évidence
par Vasubandhu : dix
Rois de l'enfer (ju-o, 十王). Personnages
symboliques de la tradition religieuse populaire. Une conception chinoise
de l'enfer le représentait comme un tribunal tenu par des démons
où les morts étaient jugés pour leurs mauvaises
actions. Les jugements avaient lieu le septième, quatorzième, vingt
et unième, vingt-huitième, trente-cinquième, quarante-deuxième, quarante-neuvième
et centième jour après la mort, puis le premier et le deuxième anniversaire
de celle-ci. Le Roi de l'enfer le plus connu est Yama.
Ce qu'en dit Nichiren. dix-sept différences. Dix-sept raisons pour lesquelles les préceptes du Theravada sont inférieurs à ceux du Mahayana, données par Manjushri dans le Sutra Shojo Bini. Par exemple, les préceptes du Theravada reflètent le dégoût du monde des Trois plans, domaine habité par les êtres non éveillés, tandis que les préceptes du Mahayana n'indiquent rien de pareil. Les préceptes du Theravada marquent leur mépris pour les bienfaits, alors que les préceptes du Mahayana les incluent tous. dix sortes d'offrandes (jisshu-kuyo, 十種供養). Offrandes décrites dans le chapitre X du Sutra du Lotus : fleurs, encens, colliers, poudres parfumées, onguents, fumigations, dais de soie, bannières, vêtements, musique. dix stades de l'esprit (ju-jushin, 十住心). Système de classification comparative formulée par Kukai et qui va du stade de l'animal au stade du bouddha. En savoir plus dix supériorités du Sutra du Lotus voir dix qualités insurpassables dix terres voir dix étapes de développement do 道 voir marga do 動 voir vicara Doamidabutsu. Moine du Nembutsu, disciple fanatique de Honen. Ce qu'en dit Nichiren Dochu (dates inconnues). Moine japonais du Ritsu ; c'est sous sa direction qu'Encho (772-837), deuxième grand patriarche du temple Enryaku-ji, entra dans la vie religieuse. Ce qu'en dit Nichiren doctrine de la récitation multiple ou doctrine des nombreux appels (tanen-gi, 多念義). Doctrine énoncée par Ryukan, disciple de Honen, qui affirme que, pour renaître dans la Terre pure, on doit poursuivre la récitation du nom du bouddha Amida aussi longtemps que possible jusqu'à sa mort. Cette doctrine s'opposait à celle de la récitation unique qui affirmait que même une seule récitation, faite avec une croyance totale en la grâce d'Amida, était suffisante. doctrine de la récitation unique ou doctrine de l'appel unique. (ichinen-gi, 一念義). Enseignement exposé par le disciple de Honen, Kosai. Selon lui, une seule récitation du Nembutsu, faite avec une foi sincère, est suffisante pour s'assurer la renaissance dans la Terre pure, bien que des récitations supplémentaires puissent être faites pour exprimer sa gratitude. Kosai s'oppose ainsi à la doctrine de Ryukan de la récitation multiple qui affirme que chaque récitation approfondit la dévotion à l'égard d'Amida et qu'il faut donc réciter le Nembutsu continuellement jusqu'à sa mort pour renaître dans la Terre pure. doctrine originelle (honmon) doctrine parfaite voir enseignement parfait doctrine pure et parfaite voir enseignement parfait doctrine préparatoire(doctrine transitoire, shakumon) doctrine primordiale (honmon) doctrines provisoires (gon kyo) Dogen,
道元 (1200 – 1253). Moine
japonais fondateur de la branche Soto du
bouddhisme Zen. Doji (675-744), troisième patriarche de l'école Sanron au Japon. Ce fut Chizo, du temple Horyu-ji, qui lui enseigna la doctrine Sanron, et Gien, du temple Ryumon-ji, la doctrine Hosso. Il se rendit en Chine en 701 afin d'étudier les enseignements ésotériques et Sanlun (Sanron) sous la direction de Shubhakarasimha et divers autres moines. De retour au Japon, à la demande de l'empereur Shomu, Doji réorganisa le temple Daian-ji sur le modèle du temple Ximing-si. Dès lors, il y vécut et y enseigna la doctrine Sanron. dojo (道場, bodhimandala, lit. siège de l'Eveil). 1. Salle des monastères bouddhiques réservée à la méditation). 2. Prince impérial entré dans les ordres. Nichiren appelle souvent ainsi le second fils de Go-toba. Ce qu'en dit Nichiren. dokkaku (éveillé solitaire, dujue, pratyekabuddha) dokushin (corps infecté, dushen) Dokyo, 道鏡 (mort en 772). Moine de l'école Hosso. Il vécut au temple Todai-ji. En 761, l'impératrice retirée Koken tomba malade et il fut convoqué à la cour pour prier pour sa guérison. On trouva ses prières efficaces et il obtint la confiance et la haute estime de l'impératrice. Quand elle revint au pouvoir en tant qu'impératrice Shotoku, Dokyo devint son conseiller et, avec le temps, acquit un pouvoir considérable. On rapporte qu'il envisagea de s'emparer du trône mais qu'il en fut empêché par Wake no Kiyomaro, un courtisan. Après la mort de l'impératrice, en 770, il fut banni au temple Yakushi-ji, dans la province de Shimotsuke, où il mourut. Ce qu'en dit Nichiren do kyo (taoïsme) dokyodo (Terre de la résidence commune) domaines [dix-huit] (juhachikai, dhatu) domaines [trois] (sanseken) Dommukatsu (Dharmodgata). Bodhisattva décrit dans le Sutra Daibon Hannya. On disait qu'il enseignait la sagesse parfaite trois fois par jour dans son palais de la Cité des Parfums, et que ceux qui écoutaient et adhéraient à son enseignement ne pouvaient pas tomber dans les voies mauvaises. Ce qu'en dit Nichiren. don (fuse, dana) Don des Dieux [disciple] (Devadatta) donnateur (danna ou dan'otsu, 檀那・檀越, dana-pati). Personne qui offre un don ou une aumône au Bouddha ou au Sangha. Au Japon le terme désigne les adeptes laïcs qui entretiennent par des dons réguliers un temple ou un prêtre. Doo ( ? - 851). Moine qui étudia l'enseignement Hosso mais se convertit par la suite à la doctrine Kegon. Il devint le septième patriarche de l'école Kegon. Ce qu'en dit Nichiren. Doryu, 道隆 (Jing Dao-long), (1213-1278), également connu sous le nom de Rankei 蘭渓道隆, Lanqi Daolong. La Cour impériale lui décerna à titre posthume le titre de Daikaku Zenji (Maître Zen Grand Eveil). Il naquit dans le Sichuan, en Chine. A l'âge de treize ans, il entra dans les ordres. Il étudia les enseignements Chan (Zen). En 1246, il vint au Japon accompagné par ses disciples. L'année suivante, il arriva à Kyoto et vécut au temple Sennyu-ji. Plus tard, il alla à Kamakura et résida dans les temples Jufuku-ji et Joraku-ji. Quand le Régent Hojo Tokiyori fit construire le temple Kencho-ji à Kamakura en 1253, Doryu fut invité à en devenir le premier supérieur. Par la suite, il partit vivre au temple Kennin-ji à Kyoto, mais il revint à Kamakura et y fonda le Zenko-ji. Les calomnies de l'un de ses disciples lui valurent d'être exilé à deux reprises dans la province de Kai, mais il fut pardonné et revint au Kencho-ji. Il s'opposa à Nichiren et complota contre lui avec Ryokan et quelques autres Doryu est l'un des 11 destinataires de la lettre par laquelle Nichiren fait remarquer qu'il avait prédit l'invasion mongole. Voir Bouddhisme Japonais de G. Renondeau. Albin Michel 1965 qui comprend une traduction de la Lettre à Doryu du Kenchoji. Ce qu'en dit Nichiren Dosen voir Daoxuan Dosho, 道昭 (629-700) Fondateur de l'école Hosso au Japon. Il fut ordonné moine au temple Gango-ji. En 653, il se rendit en Chine et étudia la doctrine Faxiang (Hosso) sous la direction de Xuanzang, ainsi que les enseignements Zen sous la direction de Huiman. Après un séjour de huit ans en Chine, il revint au Japon et construisit une salle Zen au Gango-ji. Il voyagea également à travers le pays pour propager la doctrine Hosso. En 698, il fut nommé superviseur général des moines (daisozu). Ce qu'en dit Nichiren Dosho (799-875) Moine qui étudia d'abord la doctrine Sanron mais devint par la suite disciple de Kukai Dosho Domyo, 同生. Divinités jumelles qui se tiennent respectivement sur l'épaule droite et sur l'épaule gauche de l'être humain et le protégeant depuis le jour de sa naissance. Nichiren les décrit comme "deux divinités que Bonten, Taishaku ont envoyées à chaque personne pour la protéger. Depuis le moment où elle entre dans la matrice de sa mère jusqu'au dernier instant de sa vie, elles accompagnent cette personne comme son ombre ou comme ses yeux. Si elle commet des fautes ou de bonnes actions, Domyo [Domyo signifie "même nom"] et Dosho [Dosho signifie "même naissance"] rapportent tout aux divinités du ciel, sans omettre le plus infime détail, fut-il aussi minuscule qu'une goutte de rosée ou un grain de poussière." Cette image sert à illustrer la loi de la causalité. Zhanlan en commentant le Sutra Kegon, où ces divinités sont citées, dit que Dosho naît en même temps que la personne et Domyo porte le même nom que la personne. Ce qu'en dit Nichiren douze catégories de sutra : voir douze procédés douze
divinités (juni-ten,
十二天).
Energies qui protègent le monde : douze
entrées (douze places, juni
nyu, juni sho, 十二入, dvadasa ayatana).
Le terme sanskrit ayatana est composé
de a-yat entrer et ana le lieu, la chose. Il désigne donc à la fois le seuil
(le lieu où s’effectue l’entrée)
et ce qui entre (les données entrantes). Le Kusha
Ron donne comme définition "porte d’arrivée
ou de naissance de la pensée et des mentaux". douze dhuta voir dhuta douze
grands voeux (juni-daigan,
十二大願). Voeux du bouddha Yakushi alors qu'il
était bodhisattva : douze
liens causaux ou douze chaînons de l'origine
interdépendante (juni innen, 十二因緣,
ou juni-engi, 十二縁起, dvadasa
pratitya samutpada). L'un des principes fondamentaux du bouddhisme
originel montrant la relation de causalité
qui existe entre l'ignorance et la souffrance.
Ces douze causes et conditions nous maintiennent dans le cycle des existences
successives (samsara). Chacune de ces causes
génère la suivante selon un processus implacable. Ce sont
: douze pratiques ascétiques voir dhuta douze procédés(juni bu kyo, 十二部経). Distinction au sein des écritures bouddhiques selon le style d’exposition : sutra, stances, expositions, prédictions, etc. En savoir plus Dozen-bo,
道善房
( ? – 1276). Supérieur du monastère Kiyozumi
(Seicho-ji) où Nichiren effectua son
noviciat (cf. Nichiren biographie).
Nichiren étudia sous la direction de Dozen-bo à partir de l'âge de douze ans. Quand, pour la première
fois, il révéla la nouvelle pratique bouddhique qu'il avait
établie, le 28 avril 1253, Nichiren irrita Tojo
Kagenobu, le seigneur du village, croyant fervent du Nembutsu,
qui ordonna son arrestation. Alors, Dozen-bo aida discrètement Nichiren à s'échapper ; mais il
craignait de s'opposer à Kagenobu et, pour cette raison, ne put
jamais se résoudre à se convertir aux enseignements de Nichiren.
Ce dernier n'oublia cependant jamais son ancien maître. En juillet
1276, apprenant la mort de Dozen-bo, il écrivit
le Hoon Sho (Traité
sur la dette de reconnaissance) à sa mémoire et
l'envoya à Gijo-bo et Joken-bo qui avaient été ses aînés au temple Seicho-ji.
Ce qu'en dit Nichiren dragon
(ryu, long,
naga). Dans
la mythologie indienne, naga est un serpent
ennemi des garuda. En passant par la Chine
il acquiert certaines caractéristiques spécifiques pour devenir un animal
mythique qui vit principalement dans l'océan, les rivières
et les lacs mais qui a le pouvoir de voler. C'est son souffle qui crée
les nuages et provoque la pluie et le feu. Il peut à volonté
changer de taille et devenir invisible. Dans la mythologie chinoise
et japonaise, quatre rois-dragons gouvernent les quatre océans
qui limitent la terre habitée. On connaît également
le roi Dragon-céleste qui gouverne les résidences des
dieux, le roi Dragon-esprit qui régule la pluie, le roi Dragon-terre
qui règle le cours des rivières et le roi Dragon-trésors
qui est le gardien des trésors cachés dans le sous-sol.
La tradition du Lotus reconnaît quant à elle huit
Rois-dragons Dronodana. Dhotodana (Kokubonno, 斛飯王). Un jeune frère de Shuddhodana, le père de Shakyamuni. D'après certaines sources, il serait le père de Devadatta et Ananda, et c'est ainsi que le considère Nichiren. Mais selon d'autres sources, il serait le père de Mahanama et Aniruddha, autres cousins de Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren duc (gong 公). Le plus élevé des titres de la noblesse avant que les premiers souverains de la dynastie Zhou ne prennent le titre de wang (empereur) ; puis devenu le deuxième dans le classement sous la dynastie Han. duc de Pei voir Han Guang Wudi duc Wen de l'Etat de Qin duc de Yi voir Yi duc de Zhou voir Zhou Gong Dan duhkha voir souffrance duhkha sarva samskarah (tous les mouvements sont souffrance, issai gyo ku, yiqie xing ku) voir quatre sceaux du Dharma. Duobao (Maints-Trésors, Taho, Prabhutaratna) Duowen tianwang (roi céleste Grande-Ecoute, Tamon tenno, Vasraivana) Durée de la vie [chapitre] Dushun
ou Tuxun ou Fashun (杜順; Tu-shun ,Tou-chouen, Tojun)
(557-640). Fondateur de l'école chinoise Hua-yan
(Kegon). A l'âge de dix-huit ans, il
entra dans la vie religieuse et étudia sous la direction de Seng-zhen
au temple Yin-sheng-si. Plus tard, il vécut
sur le Mont Zhong-nan
et propagea la doctrine Hua-yan. Il eut pour
successeurs, Zhiyan (602-668), Fazang
(643-712) et Cheng-guan (738-839). Ce qu'en dit Nichiren. durgati voir mauvaises voies dvadasa pratitya samutpada voir douze liens causaux dvesha
(dosa, shinni
ou shin 瞋恚 - 瞋). Aversion, répulsion, colère,
un des trois poisons qui sont source de la
souffrance. Dvesha s'oppose à raga
(amour-passion). La méchanceté née de la haine, le désir de faire souffrir
quelqu'un sont des obstacles à l'Eveil car ils détruisent les avantages
accumulés par la pratique de la compassion et de la patience. dynasties [trois] (sancho, sanzhao) |
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