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DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

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Daban niepanjing
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Sutra du grand nirvana, Daihatsu nehangyo, Mahaparinirvana sutra)

Daian-ji, 大安寺. (Temple de la Grande paix). Un des sept principaux temples de Nara. Son origine remonte au Kumagori-dera, un temple construit par le prince Shotoku en 617. Il fut déplacé et changea de nom en de nombreuses occasions. En 710, il fut transporté à Nara et nommé Daian-ji en 729. De la fin du VIIe au début du VIIIe siècle, il fut désigné comme lieu national de prière. Shinjo (coréen Simsang), fondateur de l'école Kegon, Doji, troisième patriarche de l'école Sanron, et d'autres moines éminents y vécurent. A un moment donné, Kukai en fut nommé supérieur et le temple fut ainsi rattaché à l'école Shingon. Ce qu'en dit Nichiren.

Daibadatta hon (chapitre Devadatta, Dipodaduo pin)

Daibibasha ron voir Abidatsuma Daibibasha Ron

Daibonten voir Bonten

Daibutsu voir Vairocana

Daibutsu Vairocana [statue] Statue de 16,2 mètres de haut qui se trouve dans le Daibutsu-den à Nara. Sa fonte mobilisa 370.000 ouvriers métallurgistes et dura de 749 à 752. Près de 500 tonnes de cuivre, de zinc et de plomb furent utilisées. Plusieurs fois endommagée, en particulier par des incendies, seule la partie basse est d'origine.
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Daibutsu-den: (hall de la grande image du Bouddha) : hall qui abrite une statue du Daibutsu Vairocana dans l'enceinte du temple Todai-ji, l'un des sept temples principaux de Nara. C'est une des plus grandes structure en bois du monde, avec ses 47 mètres de haut. Pourtant le bâtiment actuel n'a que deux tiers de la taille de l'original (datant de 749), deux fois détruit par un incendie. Ce qu'en dit Nichiren

Daibutsu-ji Temple Zen de la branche Soto.

Daichido ron ou en abrégé Dai Ron 大智度論 (Traité sur le Sutra de la prajna-paramita, Traité de la Grande Vertu de.Sagesse, Mahaprajnaparamita-shastra). Oeuvre attribuée à Nagarjuna. Les textes sanskrits ont été perdus, il ne reste que la version chinoise traduite par Kumarajiva. Commentaire exhaustif des sutras Hannya, traduit par Kumarajiva. Cet ouvrage explique les notions de prajna et de non-substantialité (ku). Du point de vue de la pratique religieuse, il énonce ce qu'est l'idéal du bodhisattva et les six paramita. Bien que ce soit un commentaire sur le sutra Makahannya Haramitsu, il inclut des concepts issus du Sutra du Lotus et d'autres branches du Mahayana, et constitue un texte important non seulement parmi les sutras Hannya (prajna), mais aussi pour la pensée Mahayana dans son ensemble. Ce qu'en dit Nichiren.

daidoshi (Grand-maître et guide, dadaoshi)

Daigaku Saburo voir Hiki Yoshimoto

Daigo Tenno (885-930). Soixantième empereur du Japon. Il tenta de se libérer de la tutelle des Fujiwara et de gouverner seul, mais l'envoi en exil de Sugawara no Michizane en 901 redonna le pouvoir aux Fujiwara. Ce qu'en dit Nichiren

Dai Gohonzon, 大御本. Grand Gohonzon.

Daihatsu nehangyo  voir Sutra du grand nirvana, Mahaparinirvana sutra

Daihi kyo voir Sutra de la grande compassion, Mahakarunapundarika

Daijikkyo 大集経 (Sutra du Grand Recueil). Recueil de 60 sutras traduits en chinois par Dharmaraksha (385-433) et compilé en un seul volume par Sengjiu en 586. Il décrit l'expension, la culmination et le déclin du Dharma durant cinq périodes de cinq cents ans après la mort de Shakyamuni.

daijin (大臣). Titre des ministres d'Etat. Ils étaient divisés en ministres de la Gauche (sadaijin), ministres de la Droite (udaijin) et ministre des Affaires intérieures ou ministre du Centre (naidaijin). Après 702, ils furent dirigés par un dajo-daijin ou Premier Ministre.

Daijizaiten voir Makeishura

daijo voir Grand Véhicule, Mahayana

Daijo Hoon Girin Jo ou Hoon Girin Jo ou simplement Hoon Rin (De la forêt des significations dans le jardin Mahayana du Dharma. Ouvrage de Cien, expliquant les principales doctrines de l'école Faxiang (Hosso). Il compare les enseignements non bouddhiques, theravada et mahayana et affirme la suprématie de la doctrine Rien-que-conscience. Ce qu'en dit Nichiren

Daijo Kishin Ron, 大乗起信論 ou Kishin Ron 起信論 (Eveil de la foi dans le Mahayana). Ouvrage généralement attribué à Ashvaghosha, bien qu'il existe des opinions divergentes à ce sujet. II fut traduit en chinois en 550 par Paramartha. Il fixe les doctrines fondamentales du bouddhisme Mahayana et tente d'éveiller la foi en lui. En particulier, il aborde le concept de tathata (shinnyo), signifiant "ainsi" ou "tel", soit le véritable aspect de la réalité. Il fut très étudié par les mahayanistes en Inde et il en existe plusieurs commentaires chinois. Ce qu'en dit Nichiren

Daijo Shikan Homon, 大乗止観法門 ou Daijo Shikan (Méthode de concentration et de pénétration du Mahayana). Ouvrage de Huisi traitant de la théorie et de la méthode de méditation du bouddhisme Mahayana. Certains historiens remettent en question sa paternité. Ce qu'en dit Nichiren.

Daijo Shiron Gengi, 大乗四論玄義 ou Mue Mutoku Daie Shiron Gengi Ki (Notes sur les quatre traités Mahayana). Ouvrage de Huijun. Les quatre traités Mahayana sont le Chu Ron, le Hyaku Ron, le Junimon Ron et le Daichido Ron. Ce texte explique la doctrine de l'école Sanlun (Sanron) et tente de réfuter celles des écoles Chengshi (Jojitsu) et Shelun (Shoron). Ce qu'en dit Nichiren

Daijo Shogonkyo Ron 大乗四論玄義 (Décoration des sutras Mahayana, Mahayana-sutra-lamkara) Commentaire de Maitreya sur la doctrine Rien-que-conscience, traduit en chinois par Prabhakaramitra, qui vint d'Inde en Chine en 626. Cet ouvrage est composé de stances accompagnant un commentaire en prose.

Daiju kyo ou Daishu kyo voir Sutra de la grande assemblée, Mahasanghata

daikaku voir Grand Eveil

Daikoku 大黒 ou Daikokuten 1. (Grand Dieu noir, Mahakala). Dieu des ténèbres dans la mythologie indienne. Cette divinité est généralement décrite comme étant noire et ayant une expression de fureur. Dans le bouddhisme ésotérique, il est considéré comme une transformation du dieu Daijizai ou Makeishura et est représenté sur le mandala du Monde de la Matrice avec trois visages et six bras. Yijing (635-713) dit (réf) qu'une statue de Mahakala était posée dans les cuisines des temples en Inde et qu'il avait un sac d'or dans la main, indiquant ainsi son pouvoir d'accorder la bonne fortune. Il fut introduit sous cette forme en Chine et au Japon, où il devint l'objet de la croyance populaire, se transformant de dieu des cuisines, en dieu du riz et des rizières. Avec le dieu de la richesse, Ebisu, on lui rendait un culte comme à l'une des sept divinités bienfaisantes (shichi fukujin). Voir Makeishura

Daikoku 2. = Shiva

daimoku 題目 (titre, timu) 1. Titre d'un sutra, et plus particulièrement le titre du Sutra du Lotus, Myoho Renge Kyo ou Miaofalianhuajing, tel que l'a traduit Kumarajiva
2. Dans le bouddhisme de Nichiren, invocation de Namu Myoho Renge Kyo, l'un des Trois grands Dharmas cachés. Le daimoku du bouddhisme Nichiren est appelé "sagesse infinie et stable" (koku fudoe) en tant que sagesse du Dharma mystique. Il comprend les deux aspects de la foi et de la pratique, et la pratique elle-même consiste en la pratique pour soi et la pratique pour les autres. Ce qu'en dit Nichiren. Lire également l'article sur "Daimoku et désirs"


Ecouter daimoku
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daimyo. Littéralement "grand nom". Titre donné à tous les seigneurs gouvernant de larges territoires et ayant un grand nombre de vassaux. Ce titre apparaît vers le Xe siècle.

daishi voir Grand-maître

Daimyojin voir Hachiman

Dainichi [bouddha] ou Dainichi Nyorai, 大日如来, voir Vairocana

Dainichi [moine] 大日, appelé également Nonin. Religieux du XIIe siècle qui répandit les enseignements Zen avant Eisai, le fondateur de l'école Rinzai. Parce qu'on lui reprochait de ne pas avoir reçu ses enseignements d'un maître, en 1189, il envoya ses deux disciples en Chine pour faire authentifier ses enseignements par un maître du nom de Zhuo-an qui se trouvait au mont Yuwang. Dès lors, il appela son école Nihon Daruma Shu ou Ecole japonaise de Bodhidharma

Dainichikyo voir Sutra Vairocana

Dainichikyo Gishaku, 大日経義釈 (Commentaire sur la signification du Sutra Vairocana). Révision faite par Zhi-yan  et Wen-ku du Dainichikyo Sho, compilation par Yi-xing d'exposés de Shubhakarasimha sur le Sutra Vairocana. Au Japon, l'ésotérisme Tendai utilise ce commentaire alors que l'ésotérisme Shingon utilise le Dainichikyo Sho. Ce qu'en dit Nichiren

Dainichikyo Sho, 大日経疏 (Annotations sur le Sutra Vairocana). Anthologie faite par Yi-xing des exposés de Shubhakarasimha sur le Sutra Vairocana. Après avoir traduit le Sutra Vairocana en chinois, Shubhakarasimha en fit des exposés à son disciple Yi-xing qui, à son tour, nota le commentaire de son maître. Après la mort de Yi-xing, Zhi-yan et Wen-ku corrigèrent le commentaire sous le titre Dainichikyo Gishaku. Au Japon, l'ésotérisme Shingon utilise le Dainichikyo Sho rapporté de Chine par Kukai et l'ésotérisme Tendai, le Dainichikyo Gishaku introduit par Ennin et Enshin.

Dai Ron voir Daichido Ron

Dairokuten mao voir Roi-démon du sixième ciel

Dai Ryu-oo voir Roi-dragon

daishi-ko. Célébration de la mort de Zhiyi (538-597) avec la lecture de ses textes. Nichiren tenait beaucoup à cette célébration, encourageant ses disciples à maintenir ces réunions même en son absence (exil de Sado). Ce qu'en dit Nichiren

Daishin Ajari (大進). Disciple de Nichiren, originaire de la province de Shimosa, probablement lié à la famille Soya. Il forma les croyants à Kamakura pendant l'exil de Nichiren à Sado. Une lettre que Nichiren écrivit à Shijo Kingo semble indiquer qu'il mourut en septembre 1278 (ou avant). On présume qu'il s'agit d'une personne différente du Daishin-bo qui vécut dans la région du mont Fuji et qui trahit Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren

Daishin-bo(大進房). Après avoir été disciple de Nichiren il abandonna sa foi et complota contre d'autres croyants lors de la persécution d'Atsuhara. Gyochi, supérieur du temple Ryusen-ji, le persuada de rejeter sa foi et de se joindre à ceux qui harcelaient Nikko et d'autres disciples dans la région du mont Fuji. Il fit partie du groupe qui vint arrêter vingt paysans croyants à Atsuhara, le 21 septembre 1279, sur la fausse accusation d'avoir volé une récolte de riz. Les paysans résistèrent et, dans la mêlée, Daishin-bo tomba de cheval et mourut. Dans le gosho Sur les persécutions subies par le Bouddha Nichiren définit sa mort comme une rétribution négative visible due au fait d'avoir calomnié le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

Daishogon-bosatsu, 大荘厳菩 (Grand Ornement ou Grande Splendeur). Bodhisattva apparaissant dans le Sutra des Sens Infinis. Il représente la Grande Assemblée et son dialogue avec Shakyamuni introduit le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

Daishogon-butsu, 大荘厳仏 (Grand Ornement). Bouddha d'un lointain passé qui aurait fait "dix millions de soixante huits centaines» de disciples. D'après le Sutra Butsuzo, après la mort du bouddha Daishogon, ses disciples se divisèrent en cinq écoles et le moine Fuji fut le seul à conserver correctement les enseignements du Bouddha. Les dirigeants des quatre autres écoles forgèrent des théories erronées et persécutèrent Fuji. Pour cette raison, ces maîtres, ainsi que leurs disciples, tombèrent en enfer où ils souffrirent pendant très longtemps. Plus tard, ils purent rencontrer et pratiquer le vrai Dharma du bouddha Issai Myoo. Malgré cela, en raison de la gravité des offenses qu'ils avaient commises par le passé, aucun d'entre eux ne put accéder au nirvana à cette époque et ils durent, à nouveau, endurer les souffrances de l'enfer. Ce qu'en dit Nichiren

Daishogon-rongyo, 大荘厳論経 (Contes du Grand Agrément, Kalpanamanditika). Ouvrage attribué à Ashvaghosha, traduit par Kumarajiva; recueil de 90 contes au sujet des rois bouddhistes comme Ashoka ou Kanishka, des disciples du Bouddha et les incarnation précédentes de Shakyamuni.

Daishonin, 大聖人. Littéralement "Grand Sage". Titre dévotionnel couramment employé pour désigner Nichiren.

Daishutsu kyo voir Sutra de la Grande Assemblée

Daito-naiten-roku voir Catalogue des textes bouddhiques

Daito Saiiki Ki ou Daito-saiiki-guho-koso-den, 大唐西域求法高僧伝 ou Saiiki Ki, (Rapport sur les régions occidentales ou Notes sur les régions du Ponant, Da tang xi yu ji 大唐西域記). Récit en douze volumes de Xuanzang rapportant ses voyages à travers l'Asie centrale et l'Inde entre 629 et 645, à la recherche des textes bouddhiques. Son livre décrit en détail la topographie, la culture, les langues, les légendes, l'histoire, le bouddhisme et la politique de 138 royaumes qu'il visita personnellement ou dont il entendit parler. Puisque le principal intérêt de Xuanzang était le bouddhisme, les volumes huit et neuf sont consacrés au Magadha où cette religion s'établit en tout premier lieu. Le douzième volume décrit les pays d'Asie centrale que traversa Xuanzang sur le chemin du retour. Cet ouvrage est l'un des récits de voyage les plus documentés sur l'Inde jamais écrit en Orient et constitue, de nos jours encore, une référence précieuse dans l'étude de l'Asie centrale et de l'Inde. Ce qu'en dit Nichiren

Daitsu Daitsuchisho, 大通智勝仏 Grands-Pouvoirs-de-Sagesse-Victorieuse ou Celui qui excelle par sa grande sagesse universelle ou Victorieux grâce à une grande sagesse pénétrante, Mahabhidjnadjnana bhibu) Bouddha dont l'histoire est contée dans le chapitre VII du Sutra du Lotus. Selon ce chapitre, après s'être assis à la place de l'Eveil et avoir vaincu l'armée de Mara, il poursuivit sa méditation pendant dix kalpa mineurs et atteignit finalement l'Eveil parfait A la demande de ses seize fils et des rois du Ciel de Brahma, il exposa les quatre nobles vérités et les douze liens causaux. Ses seize fils renoncèrent au monde pour le suivre et le prièrent de révéler l'enseignement de l'Eveil parfait. Après vingt mille kalpa, il accepta et prêcha finalement le Sutra du Lotus pendant une période de huit mille kalpa. Cependant, à l'exception de ses seize fils et de quelques auditeurs-shravaka, personne ne put l'accepter sans douter. Le bouddha Daitsu se retira donc en un lieu tranquille où il médita pendant 84000 kalpa. Pendant ce temps, chacun de ses seize fils prêcha le Sutra du Lotus à sa place, permettant à un nombre incalculable de personnes d'atteindre l'Eveil. Leur prêche est appelé la répétition de l'enseignement du bouddha Daitsu (Daitsu fuko). Ceux qui entendirent le Sutra à cette époque reçurent la graine de l'état de bouddha et sont appelés "ceux qui ont un lien avec le bouddha Daitsu" (Daitsu-ke-chien no shu). Après avoir médité pendant 84000 kalpa, le bouddha Daitsu réapparut et déclara que quiconque avait foi en l'enseignement prodigué par ses seize fils atteindrait sûrement l'état de bouddha. A partir de l, ceux qui avaient entendu le Dharma de la bouche de l'un des seize bodhisattvas renaquirent toujours avec leurs maîtres respectifs. Les seize devinrent ultérieurement des bouddhas et, selon ce chapitre, enseignèrent le Dharma dans les dix directions de l'univers. Le douzième fils, qui se réincarna dans le monde saha, le fit sous la forme de Shakyamuni. A la fin du chapitre, Daitsu raconte la parabole du château que ses disciples atteignent au bout d'une marche difficile mais qui disparaît dès qu'ils sont reposés, le cheminement spirituel n'ayant pas de terme, bien que comportant des moments de repos. Ce qu'en dit Nichiren

Daitsuchisho voir Daitsu

Daiun kyo voir Sutra du grand nuage, Mahameghasutra

Daizoku-o voir Mihirakula

Dammira ou Dammiri, 檀弥利・檀弥栗 ou 檀弥羅 ou Mirakutsu. Roi du Cachemire, au nord de l'Inde, qui détruisit les temples et stupas bouddhiques de ce royaume. Il est dit que, ayant tué le maître bouddhiste Aryasimha, il perdit la main droite et mourut sept jours plus tard. Ce qu'en dit Nichiren

Dan voir Suzudan

dana (don, fuse,布施)

danka [système] ou danka seido : obligation de s'inscrire dans un temple de son lieu de résidance. Cette politique fut instaurée par le bakufu d'Edo et visait l'extermination du christianisme - dont Nobunaga s’était fait quelque temps le protecteur pour affaiblir ses adversaires bouddhistes. Chaque famille japonaise devait se faire inscrire dans un temple bouddhique où on lui remettait un certificat prouvant qu’elle n’était pas chrétienne.

Danna [école] Danna-ryu, 檀那流. Branche de l'école japonaise Tendai qui remonte à Kakuun, un des principaux disciples de Ryogen, dix-huitième supérieur du Enryaku-ji, le plus important des temples de cette école. La lignée de Genshin, autre disciple de Ryogen, fut appelée l'école Eshin. L'école Danna donnait la primauté à l'étude de la doctrine et l'école Eshin, à la pratique de la méditation. Selon la tradition, l'origine de ces deux écoles remonte au voyage de Saicho dans la Chine des Tang en 804. Là, Saicho étudia différentes interprétations du bouddhisme de Zhiyi sous la direction de Daosui et Xingman. De retour au Japon, il transmit chacun de ces deux enseignements à ses successeurs. Ils furent ainsi transmis d'un supérieur à l'autre. Ryogen enseigna les deux interprétations à Genshin en mettant l'accent sur celle de Daosui, mais n'enseigna que celle de Xingman à Kakuun. Cela serait à l'origine du schisme existant entre les écoles Eshin et Danna. En réalité, on a du mal à discerner la différence entre ces deux enseignements, de même que celle entre l'interprétation de Genshin et celle de Kakuun. Plus tard, l'école Danna se scinda en quatre branches.

danna voir donnateur

Dan Senchaku 弾選択 (Réfutation du Senchaku Shu). Ouvrage de Josho, moine du mont Hiei, attaquant le Senchaku-shu de Honen qui formule la doctrine de la pratique exclusive du Nembutsu (Josho tient la position de rissha: celui qui, dans une assemblée, expose le thème du débat et répond aux questions des moines réunis). Une théorie attribue le Dan Senchaku à Ryushin, également moine du Tendai, mais une autre considère cette attribution comme une erreur due au fait que Ryushin écrivit une postface à l'ouvrage de Josho. Un autre point de vue voudrait qu'il y ait en réalité deux ouvrages portant le même titre, l'un de Josho, l'autre de Ryushin.

dannotsu (protecteur) Mécène principal d'un temple.

Daoan 1. 道安 ou Dao'an(Doan, Tao-ngan), (314-385). Moine chinois de la dynastie des Jin orientaux. A l'âge de douze ans, il renonça à la vie profane et étudia le bouddhisme sous la direction de Fotudeng. Il fit des exposés sur les sutras Hannya, et obtint ainsi une certaine renommée. Il se rendit à Changan ou il vécut au temple Wuzhong-si et se consacra à la propagation du bouddhisme. Il compila le Sori Shukyo Mokuroku (Catalogue complet des sutras), un index des traductions chinoises existantes des écrits bouddhiques avec le nom des traducteurs et les dates de traduction. Cet ouvrage, qui n'existe plus, servit de base aux catalogues des versions chinoises des écrits bouddhiques qui furent rédigés ultérieurement. Daoan systématisa les préceptes pour les moines et les nonnes. On lui doit également la division systématique des sutras en trois parties: préparation, révélation, transmission.. Il eut plusieurs centaines de disciples, dont Huiyuan qui fut le plus important.

Daoan 2. 道安. Prêtre chinois du VIe s. auprès de l'empereur Wu auquel il enseigna le bouddhisme et le taoïsme. Celui-ci donna cependant sa préférence au confusianisme et persécuta le bouddhisme.

Daochang-si 鬪場寺 (Tao-ch'ang-ssu, Tou-ch'ang ssu). Temple où aurait séjourné Huiguan avant de se rendre à Lushan.

Daochuo ou Dao-chao ou Dao-cho(Tao-tch'ao, Tao-ch'o, Doshaku, 道綽), (562-645). Deuxième des cinq (premiers) patriarches de l'école chinoise de la Terre pure. Il affirmait dans son Anraku Shu (Essais sur le monde de la paix et du plaisir) que ce qu'il appelait les enseignements de la Voie sacrée, qui enseignent l'atteinte de la boddhéité par ses propres forces, sont trop difficiles et trop profonds pour le commun des mortels à l'époque des Derniers jours du Dharma, et que le salut ne pouvait s'obtenir qu'en récitant le nom du bouddha Amida. Il eut pour disciple Shandao. Ce qu'en dit Nichiren

Daosheng ou Zhu Daosheng (Tao-cheng, Dosho ou Jiku-dosho, 道生・竺道生), (? - 434). Maître bouddhiste, disciple de Huiyuan et collaborateur de Kumarajiva. Dans sa jeunesse, il étudia le bouddhisme sous la direction de Fatai et assuma un poste de conférencier à l'âge de quinze ans. Ensuite, il étudia au mont Lu sous la direction de Huiyuan (Eon). Il finit par aller à Changan où il s'associa au travail de traduction de Kumarajiva et devint l'un des principaux disciples de ce dernier. En 409, il défendit la doctrine de l'atteinte immédiate de l'état de bouddha. En outre, sur la base de son étude du Sutra Daihatsunaion, la version chinoise de Faxian du x, il soutint que tous les êtres possèdent la nature de bouddha et que, même les icchantika peuvent atteindre l'état de bouddha. Il était également partisan d'un Eveil soudain (à condition toutefois de s'y être préparé par la pratique). Pour lui il s'agissait d'une pénétration directe et entière de la réalité absolue. Ces idées lui valurent de nombreuses oppositions et l'exclusion de la communauté de Changan. Il se retira sur une montagne de Suthou. Il fut plus tard réhabilité lorsque Dharmakshema traduisit le Sutra Daihatsunehan. Ce qu'en dit Nichiren

Daosui, 道邃 (Tao-Souei, Dosui) (fin VIII début IXs.). Moine de l'école Tiantai, dans la Chine des Tang. Avec Xingman il fut disciple de Zhanlan. Tous deux instruisirent Saicho dans la doctrine et la méditation tendai (shikan) lorsque celui-ci se rendit en Chine. Ses ouvrages comprennent le Daihatsunehangyo Sho Shiki (Commentaire personnel sur le Daihatsunehangyo Sho) et le Yuimakyo Sho Shiki (Commentaire personnel sur le Yuimakyo Sho). Ce qu'en dit Nichiren

Daoxian (Tao-hsien, Dosen, 道暹). Prêtre de l'école Tiantai, peut-être disciple de Zhanlan, à l'ère de la dynastie des Tang. Son Hokke Mongu Fusho Ki est un commentaire en dix volumes du Hokke Mongu Ki de Zhanlan. Ce qu'en dit Nichiren

Daoxin (Tao-sin, Doshin, 道信) (580-651). Nom postume: Dayi.Quatrième patriarche du Chan (Zen), qui reçut la transmission de Sengcan. Il fonda une communauté de 500 moines qui travaillaient le jour et méditaient la nuit. Ils étudiaient les sutras et récitaient une invocation à Amitabha.

Daoxuan (Tao-Siuan, Dosen, 道宣). (596-667) Fondateur de la branche Nan-chan (Nanzan) de l'école Lu (Ritsu) en Chine. A l'âge de seize ou dix-sept ans, il entra dans la vie religieuse et étudia les vinaya sous la direction du Maître de discipline Zhishou. Plus tard, il se rendit au mont Zhong-nan et fonda une école basée sur les préceptes du Shibunritsu, les vinaya ou règles monastiques de l'école Dharmagupta. Le nom Nan-chan vient du nom de cette montagne (Zhong-nan). L'école Nan-chan fut la seule branche de l'école Lu à subsister; elle devint donc le synonyme de l'école Lu. A partir de 645, Daoxuan aida Xuanzang dans son travail de traduction. Il écrivit lui-même plusieurs livres sur les préceptes et un certain nombre d'ouvrages historiques: parmi ceux-ci, le Shibunritsu Gyoji Sho (Principes essentiels du Shibun Ritsu) qui est l'un des textes de base de l'école Nan-chan, le Ko Gumyo Shu 広弘明集 (Anthologie agrandie de la propagation de la lumière). Son Zoku Koso Den est une suite du Koso Den compilé sous la dynastie Liang, et contient les biographies de cinq cents moines éminents qui vécurent pendant la période qui va de 502 à 645. Ce qu'en dit Nichiren

Daoxuan Lushi (Tao-Siuan, Dosen Risshi), (702-760). Moine qui en 732 (ou 736) introduisit au Japon les idées de Fazang, le fondateur de l'école Kegon (Huayan) en Chine. Il s'établit à Nara au temple Daian-ji puis au Todai-ji. Il fut le maître de Gyoho qui transmit son enseignement à Saicho et Kukai. Ce qu'en dit Nichiren

darani voir dharani

Darani hon   (Formules détentrices). XXVIème chapitre du Sutra du Lotus.

Daruma voir Bodhidharma

Dashabala Kashyapa, Dasabala Kassapa (Jurikikasho, 十力 葉). Un des cinq ascètes qui pratiquèrent les austérités avec Shakyamuni avant son Eveil et devinrent plus tard ses premiers disciples. Le Sutra Buppongyojitsu cite Vashpa comme l'un des cinq ascètes et non Dashabala Kashyapa. Ce qu'en dit Nichiren

Datsueba, 奪衣婆. Divinité démoniaque femelle qui avec Kenneo, 懸衣翁, divinité démoniaque mâle, guette les morts lors de leur passage de la rivière qui sépare les deux mondes. Elle arrache les vêtements des morts et les donne à Kenneo qui les accroche aux branches d'un arbre pour déterminer le poids des fautes commises durant la vie. Cette croyance, particulièrement en vogue dans la période Kamakura, serait d'origine chinoise.

Dazaifu [gouvernement]. Ville de l'île Kyushu. A partir du VIIe sècle, siège du gouvernement militaire établi, pour les mesures de défense du Japon, face au continent. Au IXe siècle, les gouverneurs de Dazaifu ayant tendance à séjourner à Kyoto, la cité devint un lieu d'exil. Pendant l'époque de Kamakura, la ville et le château jouèrent un rôle majeur dans la défense de Kyushu contre les tentatives d'invasion coréano-mongoles (en 1274 et 1281). Les officiers se concentrèrent sur le travail de protection des îles Iki et Tsushima, les plus proches de la péninsule coréenne. Ce qu'en dit Nichiren

Déesse Mère des Enfants Démons voir Kishimojin (Hariti)

défilements de l'esprit (bonno, klesha): troubles ou impuretés de l'esprit que le Bouddha définit ainsi dans le Sutra Vatthupama : on appelle défilement de l'esprit la convoitise et avarice, la mauvaise volonté, l'hostilité, le dénigrément, la domination, l'autosatisfaction, le jalousie, l'hypocrisie, la fraude, l'entêtement, la présomption, la vanité, l'arrogance, la négligence. Voir désirs terrestres

degrés [cinquante-deux]

délivrance  (ou libération, gedatsu, 解脱, vimukti, vimoksha). Libération bouddhique est affranchissement des liens de 1'illusion et de la souffrance inhérentes à 1'existence; c'est le but de la pratique bouddhique, la transcendance de toute situation conditionnée. En parlant de la vimukti du Bouddha il s'agit de son parinirvana, de la délivrance définitive du cycle des renaissances.

démon (ma, emo) Toute manifestation (extérieure ou intérieure) qui éloigne de la voie du salut. Les démons des légendes chinoises n'ont apparemment d'autre but que de répandre le mal dans le monde des mortels, sans raison particulière. Ils n'ont pas d'aspect bien déterminé, et peuvent revêtir toutes sortes d'aspects, généralement bien répugnants et gluants. Toutefois les textes bouddhiques distinguent entre deux sortes de démons (kishin). Ceux qui dévorent les ennemis du Dharma et dont l'action est par conséquent bénéfique (zenki). Et ceux qui s'attaquent aux pratiquants eux-mêmes, sapent leur vitalité et entravent ainsi leur pratique (akki, 悪鬼).

démon à tête de boeuf voir goshirsha

démon à tête de cheval voir ashvashirsha

démon céleste malfaisant voir tenma

démons (trois obstacles et quatre démons, sanso shima)

Dengyo voir Saicho

dénigrer ou calomnier le Dharma bouddhique ou le croyant du Sutra du Lotus (hobo, 謗法 ou hibo shoho, 誹謗正法). Dans l'enseignement de Shakyamuni, le Dharma correct est le Sutra du Lotus qui contient le Véhicule suprême, l'enseignement qui conduit à l'état de bouddha. Le chapitre III (Parabole) du Sutra du Lotus dit: "Celui qui refuse de croire en ce Sutra et au contraire le calomnie, détruit immédiatement les graines qui lui permettraient de devenir un bouddha en ce monde... Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici." Nichiren définit le Dharma correct ou le Véhicule suprême contenu dans le Sutra du Lotus comme Namu Myoho Renge Kyo et le concrétisa sous la forme du Gohonzon, objet de vénération permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers Jours du Dharma. De ce point de vue, calomnier le Dharma correct signifie calomnier le Gohonzon ou ceux qui croient en lui. Dans un sens plus large, cela inclut la croyance en des enseignements qui vont à l'encontre du Dharma correct du Sutra du Lotus.

Dento Roku, 伝灯録 abréviation de Keitoku-dento Roku, 景徳伝燈録 (Transmission de la lampe). Ouvrage compilé en 1004 par Daoyuan, moine Chan (Zen) de la dynastie Song, détaillant la lignée de transmission à partir des sept bouddhas du passé, puis des patriarches Zen indiens et chinois, jusqu'à Fayan (885-958), fondateur de l'école Fayan (Hogen) du bouddhisme Zen. Au total, il consacre un article particulier à 1701 patriarches et maîtres Zen. Il est très estimé par l'école Zen en tant qu'ouvrage historique.

dépasser le proche pour révéler le lointain : littéralement "ouvrir le proche pour révéler le lointain". Réfuter les enseignements provisoires selon lesquels Shakyamuni aurait atteint la boddhéité pour la première fois en Inde, et révéler qu'il a, en fait, atteint l'Eveil dans le passé infiniment lointain de gohyaku-jintengo. Cette révélation ne se trouve que dans l'enseignement essentiel du Sutra du Lotus.

dépasser le provisoire pour révéler le vrai : littéralement "ouvrir le provisoire". Abandonner les enseignements provisoires et révéler l'enseignement définitif du Sutra du Lotus. Cette expression apparaît dans le chapitre Hosshi X - Maître de la Loi du Sutra du Lotus. "Dépasser les enseignements provisoires" signifie les incorporer à l'enseignement du Véhicule unique de la boddhéité. Cet enseignement est contenu dans le Sutra du Lotus. L'enseignement parfait, qui met en avant le concept de l'atteinte de la boddhéité en tant que simple mortel, apparaît à la fois dans les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus et dans le Sutra du Lotus. Cependant, les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus introduisent ce concept sans indiquer le principe requis pour son accomplissement, tandis que le Sutra du Lotus non seulement énonce ce principe mais offre aussi des exemples de personnes parvenant à la boddhéité grâce à sa pratique.

dernière existence corporelle (antima deha dharino) : dernière renaissance avant le parinirvana

derniers jours du Dharma ou derniers jours de la Loi (Fin du Dharma, Loi finale, Dharma final, mappo, 末, mofa, saddharma vipralopa, pascimadharma). Dernière des trois périodes qui suit la mort du bouddha Shakyamuni et qui voit le bouddhisme sombrer dans la confusion et l'enseignement de Shakyamuni perdre son pouvoir de mener les gens à l'Eveil. Elle durerait dix mille ans et plus. Selon le Chugan Ron Sho et le Hokke Genron, les derniers jours du Dharma commencent deux mille ans après la mort du Bouddha. Leur début correspond aussi à la cinquième des cinq périodes de cinq cents ans qui suivent la mort du Bouddha et qui sont décrites dans le Sutra Daishutsu. Celui-ci prédit que cette cinquième période sera un Âge de conflits (tojo kengo) au cours duquel des moines mépriseront les préceptes et se disputeront entre eux, des points de vue hérétiques prévaudront, et le bouddhisme de Shakyamuni périra. Au contraire, le Sutra du Lotus voit les Derniers jours, quand l'enseignement de Shakyamuni perd de son pouvoir de rédemption, comme le moment où l'essence du Sutra du Lotus, transmise au bodhisattva Jogyo lors de la Cérémonie dans les airs, se propagera. Zhiyi affirme: "Lors de la cinquième période de cinq cents ans, le Dharma merveilleux se répandra et sera un bienfait pour l'humanité longtemps à l'avenir." Et d'après Saicho: "Les Jours du Dharma correct et les Jours du Dharma formel sont presque finis, les Derniers jours sont proches."Shugo Kokkai Sho Bien que des recherches modernes tendent à situer la mort du Bouddha vers 500 avant notre ère, la tradition bouddhique la situe en 949 avant notre ère, ce qui amène les bouddhistes japonais à penser que les Derniers jours du Dharma avaient commencé en 1052. Voir Cinquième période de cinq cents ans.

désastres [sept]

destinations [trois mauvaises] voir dix mondes

désirer peu se rejouir d'un rien (shoyoku-chisoku, 少欲知足). Vertu préconisée pour les moines. Les écritures bouddhiques condamnent les moines qui recherchent la renommée et sont attachés aux plaisirs mondains. Le chapitre XIII du Sutra du Lotus décrit les moines "aranyaka [...] qui mépriseront les hommes;
dans leur avidité d'offrandes lucratives; ils exposeront le Dharma afin d'être respectés du monde comme des arhats aux six pouvoirs mystiques".

désirs terrestres (bonno, 煩悩, klesha, kilesa). Terme générique désignant tous les phénomènes de la vie (y compris les désirs et les illusions en général) qui sont cause de souffrance spirituelle et physique, et font obstacle à la recherche de l'Eveil. La racine du sanscrit klis signifie "ce qui fait souffrir". Ce qui cause la souffrance c'est l'émergence des désirs qui entraînent l'incapacité d'une pensée lucide et cohérente. Ce qui déclenche l'enchaînement des douze liens causaux, est l'ignorance fondamentale, origine de toutes les passions. Notons qu'en français, "passion" dérive du latin patior, souffrir, l'étymologie est similaire à pâtir. Les textes bouddhiques français optent aussi souvent pour le terme générique de défilements de la pensée.
Les désirs terrestres sont classés de diverses façons. Le Daichido Ron explique que les trois poisons que sont l'avidité, l'arrogance et l'ignorance engendrent tous les autres désirs. Le Joyuishiki Ron, compilé par Dharmapala, les divise en deux catégories, fondamentaux et dérivés. Les dix désirs fondamentaux comprennent les cinq passions trompeuses que sont l'avidité, la colère, l'ignorance, l'arrogance et le doute, et les cinq points de vue erronés. A cela s'ajoutent vingt dérivés qui naissent des désirs fondamentaux et les accompagnent comme, par exemple, l'irritabilité, la rancune et la méchanceté qui proviennent de la colère. Zhiyi les classe dans les trois catégories d'illusions :1) Les illusions de la pensée et du désir; 2) Les illusions innombrables, aussi nombreuses que des grains de sable et de poussière; 3) Les illusions sur la véritable nature de l'existence.
Dans le bouddhisme du Theravada, le but est d'arriver à l'extinction des passions par annihilation afin de parvenir à un Eveil pur, "sans reste". La pensée du Mahayana ne se départit pas aussi simplement des passions. Elle remarque en elles la force primordiale des désirs qui sont l'aliment de l'action humaine et elle entend l'utiliser pour l'accomplissement de la voie bouddhique. Voir les désirs s'identifient à l'Eveil et Aizen.

désirs [les] impliquent l’éveil  ou les détresses impliquent l'éveil. (bonno soku bodai, 煩悩即菩提, 煩惱即菩提, fengnao ji puti). Principe fondamental de certains courants du bouddhisme du Mahayana et notamment des écoles qui se rattachent au Lotus. Selon ce principe, l'homme peut atteindre l'état de bouddha en transformant les illusions et les désirs terrestres en sagesse plutôt qu'en les supprimant. Selon la doctrine theravada, puisque ces désirs contribuent généralement à obscurcir la nature de bouddha et à faire obstacle à la pratique bouddhique, il faut les éliminer pour atteindre l'état de bouddha. Alors que selon le Sutra du Lotus, les désirs terrestres et l'Eveil ne sont pas différents dans leur essence. Il s'ensuit que l'Eveil n'est pas la suppression du désir, mais un état dont on peut faire l'expérience en transformant les désirs inhérents à la nature humaine. Le Sutra Fugen, (qui sert de conclusion au Sutra du Lotus) explique que "même sans éliminer leurs désirs terrestres ou nier les cinq désirs, les hommes peuvent purifier tous leurs sens et supprimer toutes leurs mauvaises actions." Le chapitre Juryo XVI - Longévité de l’Ainsi-Venu du Sutra du Lotus révèle que l'état de bouddha contient les neuf autres états (bukkai soku kukai). Même après avoir atteint l'Eveil, le Bouddha conserve encore les neuf états propres au commun des mortels. En se fondant sur l'état de bouddha, les hommes créent la joie plutôt que la souffrance sans transformer leur nature essentielle.
"Les désirs s'identifient à l'Eveil " indique donc une caractéristique du processus de l'Eveil, c'est à dire l'instant où l'immense énergie contenue dans les désirs devient boddhéité. Le Sutra Vimalakirti cité par Nichiren notamment gosho : Sur l'atteinte de la boddhéité: "l'Eveil du Bouddha se trouve dans la vie humaine, montrant que de simples mortels peuvent devenir bouddha et que les souffrances de la naissance et de la mort peuvent se changer en nirvana". Le terme "s'identifier" (soku, ji) est à prendre littéralement, il indique non seulement la non-dualité des passions et de l'Eveil mais leur identité atemporelle.
D'autres expressions similaires se réfèrent à une conception du même ordre, par exemple les passions s'identifient à la prajna (bonno soku hannya, fannao ji bore), l'ignorance originelle s'identifie à la nature du Dharma (mumyo soku hosse, wuming ji fasheng), les vies et morts s'identifient au nirvana (shoji soku nehan, shengsi ji niepan) ou les liens karmiques s'identifient à la libération (ketugyo soku gedatsu, jieyue ji jietuo). Ce qu'en dit Nichiren

dette de reconnaissance

détachements voir huit détachements

deux doctrines du Dharma primordial présent à "l’origine" et du Dharma attesté (honpo jiho no ni gi) : le Dharma primordial est immuable et universel. Le Dharma attesté est celui auquel s’est éveillé de lui-même le Bouddha.

deux incitations (nika-no-kangyo, 二箇の諫暁).Prophéties de Shakyamuni concernant l'Eveil futur de Devadatta et l'atteinte de la boddhéité par la Fille du roi dragon, qui apparaît dans le chapitre Devadatta du Sutra du Lotus. La première démontre que les êtres mauvais peuvent devenir Bouddha et la deuxième que les femmes peuvent devenir Bouddha. Ces deux idées prouvent le grand pouvoir du Sutra du Lotus. Nichiren appelle l'Eveil de Devadatta et de la Fille du roi dragon "incitations" parce que, en révélant le grand bienfait du Sutra du Lotus et en apparaissant dans un contexte où le Bouddha met l'accent sur la propagation future du Sutra, ils constituent en effet pour l'assemblée une exhortation à adhérer au Sutra et à le propager. Ces deux incitations et les trois déclarations du chapitre XI sont appelées les cinq proclamations du Bouddha.

deux cent cinquante préceptes

deux cents Honorés Vénérables bouddhas, bodhisattvas et autres maîtres respectés, représentés sur les deux mandala du Monde du diamant et du Monde de la matrice. Leur nombre est fort variable et peut aller jusqu'à mille. Voir également les neuf Honorés sur les huit pétales du lotus

deux lieux et trois assemblées (nisho-san'e, 二処三会). Lieux où Shakyamuni enseigna le Sutra du Lotus et les assemblées auxquelles il s'adressa. Les deux lieux sont : le sommet du Pic du Vautour et les airs. Les trois assemblées sont : la première assemblée au Pic du Vautour, l'assemblée dans les airs, et la seconde assemblée au Pic du Vautour. La première assemblée au Pic du Vautour est décrite au chapitre I jusqu'à la première moitié du chapitre Hoto (XIe). L'assemblée dans les airs est relatée de la seconde moitié du chapitre Hoto jusqu'au chapitre Zokurui (XXIIe); et la seconde assemblée au Pic du Vautour, du chapitre Yakuo (XXIIIe) au chapitre Fugen (XXVIIIe)

deux véhicules (nijo, 二乘). On appelle véhicule l'enseignement et les pratiques susceptibles de représenter une voie permettant de réaliser l'Eveil bouddhique. Le terme, fort commode de nijo s'applique à deux notions
1) Les enseignements exposés pour les auditeurs-shravaka (shomon) et les pratyekabuddha, (engaku). Le véhicule des auditeurs-shravaka
conduit à l'état d'arhat grâce à l'enseignement des quatre nobles vérités et le véhicule des bouddhas-pour-soi à l'état de pratyekabuddha grâce à l'enseignement des douze maillons de la chaîne de causalité. Ces enseignements des deux véhicules constituent ensemble le bouddhisme theravada.
2) Les personnes des septième et huitième des dix mondes-états. Les enseignements provisoires Mahayana, qui formulent la voie de bodhisattva, condamnent les êtres des deux véhicules parce qu'ils ne recherchent que leur propre Eveil sans se préoccuper d'aider les autres, et affirment qu'ils ne peuvent jamais atteindre la boddhéité. Le Sutra du Lotus enseigne le véhicule unique de l'état de bouddha et identifie les trois véhicules précédents comme des moyens pour mener les êtres humains à la boddhéité. L’idéal humain établi par les qualités des êtres de ces deux véhicules est présenté comme un moyen habile et graduel utilisé par le Bouddha pour faire progresser ses disciples. Les principaux représentants de ses deux véhicules, tels le disciple Shariputra, se voient prédire leur accession à l’Eveil. A cet égard, comparé à d’autres sutras du Mahayana, le Lotus reconnaît aux auditeurs-shravaka et pratyekabuddha la capacité d’accéder à l’Eveil mais pas cependant au travers des pratiques propres à ces deux véhicules. Cette nuance est importante.
3) Plus rarement, deux véhicules désigne le Mahayana et le Theravada (le Grand et le Petit véhicule).

deva (divinité, tenbu ou tennin 天人, abrégé en -ten après un nom propre de divinité) Dans la cosmologie védique, "être de lumière", divinité céleste. Leur nombre varie mais on en connaît principalement 33 qui, sous la direction d'Indra, habitent le monde du désir. Ce monde est soumis à Brahma qui lui, règne sur un monde spirituel, exempt de désirs. Chaque deva est liée à un élément spécifique (bhuta), un sens (indriya), un nom (nama), un son (mantra), une couleur (rasa), un diagramme (yantra), un symbole (linga), etc. Actuellement, on parlerait de fonctions psychiques ou mentales qui se manifestent dans l'espace-temps.

Devadatta (Don des Dieux, Daibadatta, 提婆達多). Disciple de Shakyamuni qui se retourna ensuite contre lui. Selon le Sutra Kise, Devadatta était un fils du roi Amrita et le frère cadet de Ananda. Selon le Daichido Ron, il était le fils du roi Dronodana, frère aîné de Ananda et cousin de Shakyamuni. Dans sa jeunesse, il manifesta son hostilité à ce dernier. On rapporte qu'il battit à mort un éléphant blanc qui avait été offert à Shakyamuni et rivalisa avec lui pour obtenir la main de Yashodhara. Plus tard, il renonça à la vie séculière et devint un des disciples du Bouddha. Cependant, à cause de son orgueil, il devint jaloux de Shakyamuni et fomenta un schisme dans l'Ordre en leurrant quelques personnes. Il incita Ajatashatru, prince de Magadha, à renverser son père, Bimbisara, qui était un puissant protecteur de Shakyamuni, et à monter sur le trône à sa place. Ainsi, solidement appuyé par le nouveau roi de Magadha, Devadatta attenta à plusieurs reprises à la vie du Bouddha et persécuta son Sangha. Il serait finalement tombé vivant en enfer. Pourtant, dans le chapitre Devadatta chapitre XII du Sutra du Lotus, Shakyamuni enseigna que, dans une existence passée, il avait pratiqué lui-même avec pour maître un ermite nommé Asita et que cet ermite était Devadatta. Il prédit aussi que Devadatta atteindrait l'Eveil dans le futur sous le nom de bouddha Tenno (Roi céleste)

Devadatta [chapitre] (Daibadatta hon, 提婆達多品). Chapitre XII du Sutra du Lotus. Il enseigne que les femmes et les hommes mauvais peuvent atteindre l'état de bouddha, capacité qui leur est généralement déniée dans les enseignements provisoires; il expose également le principe de l'atteinte de la boddhéité sous sa forme actuelle (sokushin jobutsu) sans qu'il soit nécessaire de pratiquer pendant des kalpa. Dans la première moitié du chapitre, Shakyamuni révèle que dans une vie antérieure il fut un roi qui renonça au trône pour rechercher la vérité. Pendant mille ans, il servit un ermite nommé Ashi qui, en retour, lui enseigna le Sutra du Lotus. Cet ermite, explique-t-il, n'est autre que l'actuel Devadatta. Il prédit alors que, dans un futur lointain, Devadatta atteindra l'Eveil sous le nom de bouddha Tenno (Roi céleste). Au cours de sa vie, Devadatta tenta à plusieurs reprises de tuer le Bouddha et de créer des dissensions à l'intérieur de la communauté. Il serait tombé vivant en enfer. La prédiction qu'il parviendra à l'Eveil à l'avenir indique que même la personne la plus dépravée a la possibilité de devenir bouddha.
A ce stade du chapitre, un bodhisattva nommé
Chishaku (Prajnakuta) est sur le point de retourner dans sa terre d'origine. Shakyamuni le retient pour écouter le discours du bodhisattva Manjushri qui raconte comment il a prêché le Sutra du Lotus dans le palais du Roi dragon et converti d'innombrables êtres. Chishaku désire savoir s'il existe une personne qui mette le Sutra en pratique et qui puisse atteindre rapidement l'état de bouddha Manjushri répond que la Fille du roi dragon, âgée de huit ans, a atteint le stade de non-régression et peut facilement obtenir la suprême sagesse du bouddha. Chishaku et Shariputra le contestent tous deux, Chishaku sous le prétexte que l'état de bouddha nécessite la pratique d'austérités pendant de nombreux kalpa, et Shariputra pour la même raison et en ajoutant que les femmes, gênées par les Cinq entraves, sont incapables d'atteindre l'Eveil. Alors, la Fille du Roi-dragon apparaît devant eux. Après avoir offert un joyau au Bouddha Shakyamuni, elle parvient au terme de la pratique de bodhisattva. Ayant acquis les trente-deux traits et quatre-vingts caractéristiques d'un bouddha, elle apparaît dans un monde situé au Sud et appelé la "Terre sans impuretés" où elle prêche le Sutra du Lotus à tous les êtres des Dix directions.
Dans le Myoho Renge Kyo de Kumarajiva, le chapitre Devadatta est un chapitre indépendant, mais dans le Sho Hokke Kyo de Dharmaraksha et le Tembon Hokke Kyo de Jnanagupta
et
Dharmagupta, il est inclus dans le chapitre onze qui précède. Ainsi, ces deux versions du Sutra ne comprennent que vingt-sept chapitres. Le chapitre Devadatta circula aussi comme un sutra indépendant, une de ses versions étant appelée le Sutra Daibadatta-hon et une autre le Sutra Satsudon Fundari. Cette dernière version inclut une partie du chapitre Hoto. Lire le chapitre

Devaraja voir Tenno-nyorai

devenir la voie (jodo,成道). Réaliser pleinement la voie bouddhique et donc devenir bouddha. Cette expression souligne la transformation par identification qu'implique le parcours de la voie bouddhique. D'autres expressions comportant le mot voie (do) désignent des étapes de ce parcours, notamment nyudo, entrer sur la voie, gyodo, progresser sur la voie. Devenir la voie est le sixième des huit signes de réalisation d'un bouddha (hasso sabutsu). Obtention de la voie ou obtention du passage sont des équivalents.

Dhammapada. (Mots de vérité, Hokku-kyo, 法句経). Recueil pali de stances édifiantes contenu dans un "nikaya" du Theravada.

dharani ou mantra-dharani (mantra longs, formules détentrices, darani, 陀羅尼). Littéralement "préserver et soutenir". Mots et syllabes sacrés destinés à protéger celui qui les prononce contre le mal. Formules mnémotechniques permettant de garder présent à l’esprit et sans altération un enseignement du Bouddha. Ces formules sont réputées protectrices (cf Sutra du Lotus, chapitre XXVI), dans ce cas l’aspect phonétique de leur incantation est important et elles sont donc dites dans leur langue d’origine, généralement le sanskrit.
Zhiyi voit dans le Sutra du Lotus volume 10 5 sortes de dharani
- les dharani contre les maladies
- les dharani pour préserver des attaques le Sutra du Lotus
- les dharani pour atténuer les effets des "mauvaises actions" commises dans les vies passées (neutraliser le mauvais karma)
- les dharani non spécifiques réunissant les 3 premiers
- les dharani pour acquérir la boddhéité
Les dharani sont d'une grande importance dans la pratique du bouddhisme ésotérique.

Dharani ou Formules détentrices (Darani hon, Tuoluoni pin) Chapitre XXVI du Sutra du Lotus. Ce chapitre très court commence par une question du bodhisattva Yakuo (Roi des Remèdes), dont il était question au chapitre XXIII, relative aux félicités que connaîtront les hommes et les femmes capables d’accepter et garder, de réciter, d’élucider et de copier le Sutra du Lotus. Innombrables les bienfaits qu’ils en retireront. Alors, pour leur protection, le bodhisattva révèle une formule détentrice qui est citée phonétiquement. Dès lors, si quelqu’un cause du tort à ces maîtres du Dharma, cela reviendra à nuire à d’innombrables bouddhas. Un autre bodhisattva, Yuze (Don-Héroïque), révèle une autre formule (dharani) dans le même but. Les rois célestes ne sont pas en reste et deux d’entre eux donnent également des formules détentrices. Même des êtres démoniaques s’en mêlent: dix filles-démones, leur mère (Mère des Enfants Démons), leurs enfants et leur suite révèlent une autre formule protectrice. Puis elles font serment de protéger les maîtres du Dharma. Ceux qui les tourmenteront, leur "tête éclatera en sept morceaux comme un rameau de basilic". Ce chapitre est important car il montre la protection qu’apportent différentes sortes d’êtres au pratiquant du Lotus. Même des êtres de nature démoniaque y participent, ce qui devrait nous pousser à reconsidérer l’opinion que nous avons sur eux. Lire ce sutra

dharma, dhamma (ho, 法). L'ordre du monde. Le terme sanskrit vient d'une racine qui signifie "porter", "tenir". Il existe deux sens principaux:
1) L'enseignement du Bouddha, souvent traduit par Loi ou Doctrine. Généralement écrit avec une majuscule; dans ce sens, on dit souvent Dharma du Bouddha ou Dharma bouddhique. Dans les textes de Nichiren, le terme est précisé par un verbe : enseigner le Dharma, écouter le Dharma, etc. Sinon Nichiren l'utilise pour indiquer la Réalité ultime.
2) Les phénomènes tels qu'ils nous apparaissent, "ce qui maintient sa propre identité"; multiples dharmas = tous les phénomènes.
Mais dharma peut également signifier
3) Les objets de l'esprit.
4) Les règles : l'ordre moral qui oblige chacun à suivre son chemin; prise de vœux spirituels.
5) Les traditions religieuses (ordre social).

Dharma correct, Dharme formel, Dharma final (shoho, 正, zoho, 像, mappo, 末法). Trois périodes qui suivent la mort d'un bouddha. L'enseignement d'un Eveillé est soumis, comme toute, chose à l'impérmanence et perd avec le temps son pouvoir de menar les gens à la boddhéité. Voir cinq périodes de cinq cents ans

Dharma merveilleux (myoho,, miaofa, saddharma) 1. "Merveilleux" signifie ce qui est inconcevable, insurpassable; "loi" désigne le dharma bouddhique, la doctrine qui explicite le réel. C'est l'essence du Sutra du Lotus qui est appelé merveilleux car il est la clef qui permet d'atteindre la boddhéité dans cette vie. Dans ce sens c'est l'équivalent de "Dharma mystique", "Dharma ultime de la vie et de l'Univers", "Dharma de Namu Myoho Renge Kyo".
2. Abréviation de Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux (Myohorengekyo)

dharmachakra voir roue du Dharma

dharmadatu voir monde des dharma, (hokkai)

Dharmagupta 1. (Darumagyuta, 達摩笈多). Moine de la dynastie Sui en Chine. Il naquit à Lara, en Inde du Sud, et, en 590, se rendit à Changan, résida dans le temple Daxing-si et entreprit la traduction de textes bouddhiques. Avec Jnanagupta, il traduisit une version chinoise du Sutra du Lotus intitulée le Tembon Hokke Kyo.

Dharmagupta 2. (Darumakikuta, 達摩掬多). Moine du monastère Nalanda en Inde, à la fin du VIe siècle. Il fut le maître de Shubhakarasimha Le So Kaso Den (Recueil de biographies de moines éminents sous la dynastie des Song) dit qu'on l'aurait pris pour un homme de quarante ans alors qu'il en avait en réalité huit cents. On rapporte qu'il aurait transmis les enseignements ésotériques à Shubhakarasimha, qui les aurait propagés en Chine grâce à l'aide de Dharmagupta et de ses pouvoirs occultes. Une théorie l'assimile à Nagabodhi; une autre ne voit en lui qu'un personnage imaginaire en raison de l'aspect mystique de tous les récits le concernant.

Dharmaguptaka [école] (Hozo-bu ou Dom-mutoku-bu, 法蔵部・曇無徳部). L'une des vingt écoles theravada de l'Inde ancienne. Son code de discipline a eu une grande influence en Chine.

Dharmaguptavinaya voir Shibunritsu

Dharmakala (Dommakara ou Donkakara, 曇摩 羅・曇柯 羅). Moine de l'Inde du IIIe siècle. Il fut d'abord versé dans les veda mais ayant entendu prêcher la loi de la causalité, il se convertit au bouddhisme. Il se redit au temple de Baima-si en Chine où il traduisit les premiers textes de discipline pour les moines bouddhistes.

Dharmakara (Trésor du Dharma, Daihozo