| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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pagode
( to, 塔)
Version
chinoise, coréenne et japonaise du stupa. Paekche. Un des
royaumes de la péninsule coréenne avant 660. Au IVe siècle,
le gouvernement impérial du Japon créa l'Etat de Kaya, dans
la partie sud de la péninsule et établit là-bas un
quartier général afin de contrôler la péninsule.
A l'époque, Paekche s'était allié au Japon pour échapperà
la menace des royaumes voisins, Silla et Koguryo. Comme Paekche était
en contact étroit avec la Chine des Liang,
ce royaume joua un rôle important dans l'introduction de la culture
chinoise au Japon. pali signifie à l'origine "ligne, norme, texte". Langue des anciens textes du bouddhisme méridional. C'est une langue littéraire et essentiellement religieuse. Elle est assez proche du vieil indien mais se distingue du sanskrit par bien de détails. Bien que la plupart de sermons de Shakyamuni aient été transcrits en pali il est peu probable que le Bouddha ait vraiment parlé cette langue. panca anantarya karman (cinq actes sans rémission, go mukengo) panca skandha (cinq éléments, goün) Papiyas ou Papiman, littéralement bandit (démon céleste malfaisant, tenma hajun, hajun, 波旬). Démon confondu la plupart du temps avec Mara ou le Roi-démon du sixième ciel (Dairoku tenno mao). Dans les textes bouddhiques il harcelle constamment Shakyamuni et ses disciples pour les empêcher de parvenir à l'Eveil. Parabole
(Hiyu hon, Piyu pi,
譬諭品).
Chapitre III du Sutra du Lotus.
Au début de ce chapitre, Shariputra
danse de joie, parce qu'il a compris l'enseignement de Shakyamuni sur
"le véritable aspect de tous les phénomènes
(shoho jisso) exposé au chapitre précédent.
Shakyamuni prophétise alors que, dans un futur lointain, Shariputra
deviendra le bouddha Keko (Fleur lumineuse,
Tathagata Padmaprabha).
Cette prophétie est significative parce que Shariputra
représente les hommes des deux véhicules
qui, selon les enseignements provisoires
du Mahayana, étaient à tout
jamais incapables d'atteindre l'état de bouddha. En prédisant
que Shariputra y parviendra, Shakyamuni confirme
ce qu'il a déclaré dans le chapitre précédent:
tout le monde peut devenir bouddha. Cependant, à ce stade du Sutra
du Lotus, seul Shariputra a saisi ce
que le Bouddha expose. Aussi Shakyamuni raconte-t-il la parabole des trois
chariots et de la maison en flammes pour illustrer le fait que les trois
véhicules que sont les états des auditeurs-shravakas
des pratyekabuddhas et des bodhisattvas
ne sont que des moyens de conduire les êtres au véhicule
unique qui mène à l'état de bouddha. Parabole
du château illusoire ou de la ville illusoire.(Kejoyu
hon, 化城諭品, Huacheng yu pin).
Chapitre VII du Sutra du Lotus
dans lequel Shakyamuni révèle les liens qu'il avait avec
ses disciples dans le passé lointain de sanzen
jintengo, quand il était le seizième
et plus jeune fils du roi Daitsuchisho. Lorsqu’ils
apprennent que leur père est devenu un bouddha les seize princes
partent le rejoindre et lui demandent de les enseigner. Suit une relation
des prodiges qui s’accomplirent lorsque Daitsuchisho
réalisa l’Eveil. Des divinités demandent également
à ce bouddha de révéler la doctrine. Il accède
à leur demande et révèle les douze
liens causaux puis l’extinction
à l’origine. Du coup, les seize princes quittent leur
famille pour devenir ses disciples. A eux, comme aux quatre
congrégations, Daitsuchisho enseigne
le Sutra du Lotus. Après l’avoir enseigné
longtemps à de très nombreux êtres,
ce bouddha entre en samadhi. Les seize princes
qui sont maintenant des bodhisattvas poursuivent
l’enseignement du Lotus. Cette action n’a pas pris
fin et Shakyamuni révèle qu’il
est lui-même l’un d’eux. A cette époque, explique-t-il,
ses quinze frères et lui exposèrent tous le Sutra du
Lotus que leur père leur avait enseigné. Selon Zhanlan,
ceux qui reçurent les graines de l'état de bouddha à
ce moment-là en entendant Shakyamuni se sont divisés en
trois groupes. Le premier comprend ceux qui y crurent, le pratiquèrent
sans relâchement et atteignirent l'état de bouddha. Le deuxième
comprend ceux qui, en un premier temps, crurent au Sutra du Lotus
puis l'abandonnèrent et acceptèrent des enseignements bouddhiques
de moindre importance. Le troisième comprend ceux qui entendirent
le Sutra mais n'y crurent pas. Le deuxième groupe renaquit plus
tard en Inde avec Shakyamuni qui cultiva la graine de la boddhéité
qu'ils avaient reçue à l'époque de sanzen
jintengo en exposant pour eux les enseignements provisoires des
trois véhicules puis en les conduisant
finalement au véhicule unique du Sutra
du Lotus. En évoquant ces relations passées, le Bouddha
montre que le but ultime de sa venue en ce monde est d'exposer le véhicule
unique (le Sutra du Lotus) et que c'est seulement un lien avec
ce véhicule qui permet à tous ses auditeurs-shravaka d'atteindre
l'Eveil. Ainsi, le chapitre Kejoyu renforce
le principe du remplacement des trois véhicules par le véhicule
unique (kaisan ken'ichi), établi dans
les chapitres précédents. Il illustre cet enseignement par
une parabole. Parabole des herbes médicinales (Yakuso yu hon, 藥艸諭品, Yaocao yu pin). Vème chapitre du Sutra du Lotus. Shakyamuni relate la parabole des trois sortes d'herbes médicinales et des deux sortes d'arbres pour illustrer le fait que, bien que l'enseignement du Bouddha soit le même, il peut être interprété et développé de diverses façons. Bien que la pluie tombe en même quantité sur toutes sortes de plantes et d'arbres, elles l'absorbent et grandissent différemment selon leur propre nature. De même, bien que le Bouddha expose impartialement sa doctrine du Véhicule unique pour tous les êtres humains, la compréhension et les bienfaits que ceux-ci en retirent diffèrent selon leurs capacités respectives. Amenant le chapitre suivant, le Bouddha déclare aux auditeurs-shravaka qu’ils ne sont nullement entrés en extinction (metsudo), qu’ils pratiquent en fait la voie de bodhisattva (bosatsudo) et que, s’ils s’y efforcent, ils deviendront des bouddhas. Lire ce chapitre parabole de l'éléphant et des aveugles (gummo-hyozo-no-tatoe, 群盲評象の譬). Parable relatée, entre autres, dans le Sutra Mahaparinirvana. Un roi demande à son ministre de rassembler un groupe d'aveugles et un éléphant puis il demande à ces hommes de toucher l'élaphant et de le décrire. Celui qui touche son pied dit que l'éléphant ressemble à un poteau, celui qui touche le ventre affirme qu'il ressemble à une barrique, le troisième touche le queue qu'il compare à une corde, et ainsi de suite. Shakyamuni explique que le roi est comme le Bouddha qui connait la vraie forme de l'éléphant, le ministre est comme le sutra et les aveugles comme les gens du commun qui sont ignorants de leur propre nature de bouddha. paraboles
du Sutra du Lotus : paradis de l'Ouest Paradis du bouddha Amida que ses fidèles sont sensés atteindre après la mort. parajika voir quatre transgressions majeures paramanu (particules) voir kalpa dits des cinq cents grains de poussière Paramartha
ou Kulanatha (Shindai,
真諦), (499-569). Fondateur de l'école Shelun
(Shoron) en Chine. Il était originaire
de l'Inde occidentale. En Chine, il participa à la traduction des
écrits bouddhiques. Il fut accueilli chaleureusement par l'empereur
Wu de la dynastie des Liang
et voyagea dans diverses régions de Chine pour enseigner le bouddhisme.
Ses traductions comprennent le Sho Daijo Ron, le Sutra Konkomyo,
le Bussho Ron et le Daijo
Kishin Ron. paramita
(haramitsu,
開三顕一) Un des concepts de base du bouddhisme. C'est la vertu porteuse de
l'énergie nécessaire pour "atteindre l'autre rive"
(param = autre rive, et ita,
atteindre). L'autre rive peut avoir des interprétations différentes
selon les courants : nirvana, dépassement
du samsara, boddhéité,
accession à la neuvième conscience.
La pratique des paramita est généralement
considérée comme une voie (do),
celle de l'octuple sentier. La liste des paramita
la plus courante comprend six paramita (don,
observance des préceptes, patience, persévérance,
dhyana, prajna), mais
d'autres en comptent quatre ou dix. En savoir plus
Parc
aux cerfs (Parc aux daims,
Parc aux gazelles,
Rokuon,
鹿,
Mrigadaya
ou Mrigadava). Nom d'un parc situé
à Varanasi en
Inde, à l'emplacement de l'actuel Sarnath.
On l'appelait également "Rishi-patana"
(lieu où se réunissent les ermites). Shakyamuni y fit son
premier sermon. Selon le Sutra Zo-agon, après son Eveil
à Bodhgaya, le Bouddha alla dans ce
parc où il exposa son premier sermon sur les Quatre
Nobles Vérités et convertit les cinq
ascètes. Ces
enseignements formèrent ce que l'on appela plus tard les sutras
Agama. Xuanzang
explique l'origine du nom du parc de la façon suivante. Le seigneur de
Varanasi chassa un jour et tua de nombreux
cerfs. Le roi des cerfs l'implora de cesser ces massacres inutiles et
lui promit de lui apporter lui-même chaque jour le nombre de biches
qu'il désirerait. Un jour, le sort désigna une biche gravide.
Plutôt que de la sacrifier avec son faon, le roi des cerfs préféra
offrir au seigneur sa propre chair. Ce dernier fut si bouleversé
par une telle compassion qu'il lui donna ce terrain. Et c'est ainsi qu'on
l'appela le Parc aux cerfs. Varanasi prospéra
jusqu'à l'invasion musulmane du XIIIe siècle. Des stupas
et des monastères furent construits dans la région et les
croyants bouddhistes vinrent les visiter. A l'époque moderne, des
ruines y ont été découvertes. Voir
sur une carte parfaite ainsité (nyonyo,如如, tathata). Concept qui révèle 1'aspect réel des dharma (voir principe d'ainsité et triple vérité). Alors que l'Occident cherche l'absolu dans une transcendance, un Dieu créateur, l'Orient, et particulièrement le Japon, refuse toute idée d'un commencement absolu, d'une création du monde. S'il y a un Dieu, qui l'a créé? S'il s'est créé tout seul cela signifie que l'univers aussi peut se créer tout seul. C'est le principe de l'immanence. Et l, cela correspond plus à la vision du monde bouddhique. Les querelles de la scolastiques occidentale qui cherchent à définir transcendance et immanence et à les opposer sont étrangères au Mahayana. Il y a, certes, une prédilection pour l'immanence. Les choses existent "par elles-mêmes" mais en même temps elles n'existent pas "en elles-mêmes" mais seulement dans une relation interdépendante. Dire d'un fait qu'il est "tathata", "ainsi" c'est affirmer qu'il n'a pas été créé par un être transcendant. Le Dharma est "ainsi", le véritable aspect des phénomènes est "ainsi", le principe de causalité est "ainsi". Le Bouddha est l'Ainsi-Venu, nul ne l'a envoyé. parinama voir transfert de bienfait parinirvana, parinibbana ou mahaparinirvana (nirvana complet, hatsu-nehan 般涅槃). Maha signifie "grand" et pari signifie "complet", "final". On traduit parinirvana par "extinction finale", "passage en disparition", "nirvana sans reliquat". C'est le décès apparent d'un bouddha que Shakyamuni présente dans le Sutra du Lotus comme un habile subterfuge pour inciter les hommes à rechercher son enseignement. Voir le nirvana parivrajaka: En Inde, moine-ascète errant qui ne reste jamais plus de quelques jours à un seul endroit et se nourrit de ce que lui apporte la nature. paroles
véritables (shingon,
真言). 1. Traduction chinoise du sanskrit mantra
dharani. Les dharani qui appartiennent
au bouddhisme tantrique sont des formules
incantatoires secrètes dont le sens est souvent peu clair de prime
abord. Sous le nom de mystère des mots, ils sont associés
dans le triple mystère, au mystère du corps: shinmitsu
(posture des mains ou mudra) et au mystère
du mental: imitsu (représentation
mentale de bouddha ou bodhisattva). Il importe de distinguer les mantra
dharani (formules détentrices,
shingon daranii)
du mantra invocation votive par lequel Nichiren désigne la récitation
du daimoku. particules (mijin, paramanu) : voir kalpa dits des cinq cents grains de poussière particules-kshana voir kshana Parshva.
(Kyo-biku ou Kyo-sonja,
脇比丘・脇尊者) 1. Dixième des vingt-quatre
successeurs de Shakyamuni. Le Daito Saiiki
Ki dit que Parshva naquit en Inde
du Nord, mais le Busso Toki situe
le lieu de sa naissance en Inde centrale. Selon le premier ouvrage, il
renonça à la vie séculière à l'âge
de quatre-vingts ans. Il fut instruit des préceptes sous la direction
de Buddhamitra,
le neuvième des vingt-quatre successeurs, et plus tard transmit
les enseignements du Bouddha à Punyayashas,
qui les transmit à Ashvaghosha.
Un autre point de vue affirme que Parshva
les transmit directement à Ashvaghosha.
Sous la protection du roi Kanishka, il convoqua
avec Vasumitra 495 moines et tint le Quatrième
Concile bouddhique pour compiler les écrits
bouddhiques, au Cachemire. Le Abidatsuma
Daibibasha Ron fut compilé à cette époque. Parshva
2.
Ascète et penseur jaïn
qui aurait vécu vers 850 - 800 av. notre ère. Passation
ou Transmission (Zokurui hon
屬累品, Zhulei pin)
XXIIe
chapitre du Sutra du Lotus (traduit
par Kumarajiva).
Chapitre le plus court de ce sutra. Après avoir transmis "spécifiquement"
le Dharma aux bodhisattvas Surgis de terre dans
le chapitre précédent Shakyamuni la transmet "généralement"
à tous les bodhisattvas. Puis, tous les bouddhas rassemblés,
en provenance de tous les univers, retournent dans leurs terres respectives,
la Tour aux Trésors revient à sa
place originelle et l'Assemblée redescend sur le Pic
du Vautour. Dans la version du Sutra
du Lotus intitulée Sho Hokke Kyo (traduite par
Dharmaraksha), et celle intitulée
Tembon Hoke Kyo (traduite par Jnanagupta
et Dharmagupta), qui comprennent toutes deux
vingt-sept chapitres, le chapitre Zokurui est le dernier.
Lire ce chapitre
passation des corbeilles du Dharma (fuhozo)
Les corbeilles représentent la totalité de l’enseignement
d’un bouddha (tripitaka). passé extrêmement lointain (sanzen jintengo ou sanzen jindengo). Période de temps immensément longue décrite dans le chapitre VII, Kejoyu du Sutra du Lotus pour indiquer combien de temps s'est écoulé depuis que Shakyamuni enseigna le Sutra du Lotus à ses disciples shravaka, alors qu'il était le seizième fils du bouddha Daitsu. Le chapitre Kejoyu explique la durée de sanzen jintengo comme suit: supposons qu'une personne réduise en poussière un système de Monde majeur, puis voyage vers l'est en emportant avec elle la masse totale des particules de poussière ainsi obtenues. Quand elle a traversé mille mondes, elle laisse tomber une particule. Quand elle a traversé mille autres mondes, elle lâche une seconde particule. Elle continue à voyager vers l'est en procédant de la même manière jusqu'à avoir finalement laissé tomber la totalité de ces particules. Puis, tous les mondes qu'elle a traversés, qu'ils aient ou non reçu une particule, sont à leur tour réduits en poussière. Chaque particule représente un kalpa (approximativement seize millions d'années); le laps de temps correspondant au nombre total de particules est appelé sanzen jintengo. Sanzen, "trois mille" littéralement, désigne le système de monde majeur (sanzen-daisen-sekai), consistant en 1000 puissance 3 mondes réduits en poussière au début de ce calcul. Jinten signifie placer toutes les particules de poussière côte à côte, et go signifie kalpa. Ce qu'en dit Nichiren passé infini ou illimité (gohyaku jintengo, 五百塵點劫). Passé qualifié par l’expression "les kalpa dits des cinq cents grains de poussière"; durée immense décrite dans le chapitre VII et chapitre XVI du Sutra du Lotus. Passé bien antérieur à sanzen jintengo. Shakyamuni désigne ce temps illimité comme celui où il atteignit la boddhéité pour la première fois, réfutant du même coup la croyance qu'il avait atteint l'Eveil pour la première fois au cours de sa vie présente. Cette révélation tend à faire comprendre l'éternité de l'état de Bouddha. Littéralement gohyaku signifie cinq-cents; voir l'explication des "kalpa de cinq cent grains de poussière". De nombreuses écoles mahayanistes considèrent le décompte de ces kalpa comme une simple image et assimilent gohyaku jintengo à un passé atemporel. passé lointain (chi ni jintengo). Un ou deux kalpa, période extrêmement longue correspondant au temps qu'il faudrait pour compter toutes les particules d'un système de mondes majeur réduit en poussière. passé sans commencement ou passé originel, passé atemporel (kuon ganjo 久遠元初 ou kuon ganshi, 久遠元始). Littéralement, kuon signifie "passé lointain" et ganjo, "origine". Même si cette expression a connu une certaine fortune auprès de certains exégètes on ne la trouve que dans deux textes attribués à Nichiren: les Cent six articles (Hyakurokkasho) et la Merveille de la cause primordiale (Honninmyosho). L’authenticité de ces deux textes, et surtout du premier, est contestée par plusieurs écoles nichireniennes. De nos jours, essentiellement Nichiren Shoshu et les courants qui en sont issus les tiennent pour authentiques. L'enjeu est de distinguer le bouddha atemporel du bouddha historique. Pour la Nichiren Shoshu seul Nichiren peut être qualifié de Bouddha de Kuon ganjo alors que d'autres écoles attribuent la qualité de bouddha atemporel tant à Nichiren qu'à Shakyamuni (voir état originel, Eveil originel). passions (bonno, klesa) voir désirs terrestres passions [les] s’identifient à l’éveil (bonno soku bodai) voir les désirs s'identifient à l'éveil patala
(Stereospermum tetragonum ou Bignonia suaveolens). Pataliputra, Pataliputta
(Keshi-jo, 華氏城). Capitale du Magadha,
dans l'Inde ancienne. Correspond
à l'actuelle Patna. Sous le règne de Bimbisara,
la capitale était Rajagriha, mais
le fils de Bimbisara, Ajatashatru,
la déplaça à Pataliputra,
près du Gange. Le Troisième
Concile s'y tint environ deux cents ans après la mort de Shakyamuni. patience (ninniku, ksanti) voir paramita Patna voir Pataliputra perception du caractère non-né de tous les phénomènes voir musho-honin perceptions [trois] pérennité-bonheur-soi-pureté
(jo raku ga jo, 常樂我淨). L'expression s'applique
à deux domaines opposés où ces vertus sont soit absentes
soit présentes. perfections [cinq] ou cinq perfectionnements voir paramita perfections [six] ou six perfectionnements, paramita périodes [cinq] (goji) période du déclin du Dharma (loi finale, période finale, mappo) périodes
dans l'histoire du Japon de Nichiren : persécutions [majeures de Nichiren] Tentatives de faire taire Nichiren. Les plus graves sont l'attaque de Matsubagayatsu, le 27 août 1260; l'exil d'Izu, de mai 1261 à février 1263; la persécution de Komatsubara, le 11 novembre 1264; la persécution de Tatsunokuchi, le 12 septembre 1271; et l'exil de Sado, d'octobre 1271 à mars 1274 Voir sa biographie personne [la] et le Dharma voir unicité de la personne et du Dharma personnes d'une incroyance incorrigible voir icchantika. Petit Véhicule voir Hinayana et Theravada phases [trois] (sanze) Pic Sacré du Vautour voir Mont Sacré du Vautour Pi Kan (Bi gan) Pilindavatsa (Pilinda-Vatsa, Hitsuryogabasha, 畢陵伽婆蹉). Disciple de Shakyamuni. Né dans une famille de brahmanes, à Shravasti en Inde, il était arrogant et méprisait les autres. Il était réputé pour ses pratiques magiques, mais perdit ses pouvoirs lorsqu'il rencontra Shakyamuni et devint alors disciple du Bouddha. A cause de lui Shakyamuni fut obligé d'établir un certain nombre de préceptes supplémentaires. Mais il était aussi très assidu dans la pratique, méditant sous un arbre par n'importe quel temps. Shakyamuni prédit qu'il atteindra l'Eveil à l'avenir sous le nom de bouddha Fumyo (S.L. Chapitre VIII) pinyin. Système de transcription phonétique du chinois mandarin, élaboré en 1958 et adopté par le gouvernement chinois en 1979. Ce système se distingue de la transcription romanisée EFEO (Ecole française d'Extrême-Orient) et du système Wade-Gilles utilisé par les anglophones. En savoir plus pisacha (féminin pisachika, bishaja, 毘舎闍). Sorte de démons-vampires émaciés sous les ordres de Jikoku tenno (Roi céleste Gardien du Pays). Ils sont censés provoquer les souffrances des hommes et des animaux. pitaka (corbeille) plans (trois) voir trois plans pluie [prières pour faire venir la pluie] Ce qu'en dit Nichiren pluie de fleurs. Pluie de 4 variétés de fleurs décrite dans le Sutra du Lotus. Elle symbolise les 4 x 10 étapes de bodhisattva qui mènent à l'éveil. points
de vue (chu,
zhong). Principaux points de divergence (ou
de convergence) entre différentes écoles de l'époque
de Nichiren : poisons [trois] (sandoku, sandu) Porte
universelle du bodhisattva Avalokitesvara
[chapitre]
(Kanzeon
bosatsu
fumon hon, abrégé en Fumon,
Guanshiyin pusa pumen pin) : XXVe
chapitre du Sutra du Lotus.
Le chapitre décrit les bienfaits dispensés par le bodhisattva
Avalokitesvara
(Kannon
ou Kanzeon). Tout d'abord, le bodhisattva
Akchayamati (Intention-Inépuisable,
Mujinni)
demande à Shakyamuni d'expliquer pourquoi le bodhisattva Avalokitesvara
(Celui
qui perçoit les sons du monde) est ainsi nommé. Shakyamuni
répond que c'est parce qu'il perçoit et sauve tous ceux
qui, en quelque lieu que ce soit, sont tourmentés et l'appellent
avec sincérité. Il mentionne de plus sept
désastres dont on peut être sauvé par le pouvoir
du bodhisattva Avalokitesvara:
le feu, l'inondation, les démons rakshasa,
les épées et les bâtons, l'attaque des démons,
l'emprisonnement et les attaques de bandits. Avalokitesvara,
dit-il, libère aussi les êtres des Trois
poisons que sont l'avidité, l'arrogance
et l'ignorance, et exauce les prières de ceux qui veulent des enfants.
Il peut emprunter à son gré n'importe quelle forme, devenant
un dieu, un être humain, un démon ou toute autre forme qui
convient pour prêcher l'enseignement du Bouddha Potalaka voir mont Potalaka pouvoirs supranaturels ou pouvoirs célestes (jinriki ou jinzuriki). Capacités que l'on n'observe pas dans la nature telle qu'elle apparaît au prime abord. Ces pouvoirs spirituels sont latents en chacun mais seul l'Eveil bouddhique permet de les manifester. C'est, par exemple, le pouvoir de comprendre la réalité de la vie ou bien la problématique des êtres pour les mener à la boddhéité. En savoir plus : différentes listes Pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus [chapitre] (Nyorai jinriki hon, Rulai shenli pin) : XXI ème chapitre du Sutra du Lotus. Ce chapitre relate la transmission par Shakyamuni de l'essence du Sutra aux bodhisattvas Surgis de terre conduits par Jogyo. Au début du chapitre, les bodhisattvas Surgis de terre font vœu de propager largement le Sutra après la mort de Shakyamuni. Avant de leur transmettre l'essence du Sutra, le Bouddha fait la démonstration de ses pouvoirs supranaturels. Puis il déclare que, si étendus que soient ses pouvoirs, le bienfait que procure le Dharma dont il est question dans le Sutra est encore plus grand. Il dit: "J'ai brièvement décrit dans ce Sutra toutes les lois du Bouddha, tous ses pouvoirs supranaturels infaillibles, toutes ses resserres secrètes et toutes ses profondes pratiques." Sur la base de ce passage, Zhiyi formula les Cinq Principes majeurs, et Nichiren vit dans ce passage une allusion aux Trois Grands Dharmas cachés. Selon cette interprétation, "toutes les lois du Bouddha" désigne l'ensemble des Trois Grands Dharmas cachés, "tous les pouvoirs mystiques infaillibles du Bouddha" désigne le Kaidan, "toutes ses resserres secrètes" désigne le Gohonzon, et "toutes ses profondes pratiques", le Daimoku. Zhiyi se réfère à la transmission du chapitre Jinriki comme à la transmission de l'essence du Sutra du Lotus (ketcho fuzoku). Elle est également appelée la transmission spécifique (betsu fuzoku) parce qu'elle fut spécifiquement faite au bodhisattva Jogyo et aux autres bodhisattvas Surgis de terre, par opposition à la transmission générale (so fuzoku) faite à toute l'assemblée des bodhisattvas décrite dans le chapitre suivant, le Zokurui. Lire ce chapitre Prabhutaratna (Maints-Trésors, Taho, Duobao) Prajna. Moine de l'Inde du Nord qui alla en Chine vers la fin du VIIIe siècle. Il voyagea en Inde et étudia les doctrines theravada et mahayana. En 781, il se rendit en Chine et traduisit le Sutra Rokuharamitsu, ainsi que d'autres écrits, au temple Ximing-si à Changan. Plus tard, il traduisit le Sutra Shinjikan et d'autres textes prajna
(hannya,
般若). Traduit par intelligence intuitive, sapience, sagesse, sagesse
transcendante, discernement, lucidité. La multiplicité des
traductions montre bien la difficulté de trouver un équivalent
français. La prajna désigne
cette sagesse, fruit des pratiques bouddhiques, qui résout les
troubles et les égarements en donnant une connaissance profonde
des phénomènes. C'est la connaissance de notre propre esprit
au-delà des attachements. C'est une sagesse intuitive qui précède
la compréhension intellectuelle. La développer constitue
une paramita qui comprend l’écoute
de l’enseignement, la réflexion intérieure sur l’enseignement
et enfin l’appréhension directe des choses. Par la prajna
on arrive à la jnana (connaissance,
sagesse transcendentale) qui englobe tous les phénomènes
en un tout unique. prajna [période] (Hannya) ou période de la perfection de la prajna. Quatrième des cinq périodes de l’enseignement du Bouddha dans le système de classification du maître chinois Zhiyi. Dans d'autres classements, l’expression renvoie à plusieurs sutras du Grand Véhicule qui comprennent dans leur titre les mots prajna et qui étayent le courant de pensée du nagarjunisme. Prajnakuta voir Chishaku prajna paramita (période de la Perfection de la prajna, hannya ji, 般若時) Prajnaptivada [école] Ecole bouddhique dérivée du Mahasanghika au siècle d'Ashoka (IIIe siècle avant notre ère) qui professait la doctrine des deux vérités : distinction entre une vérité ultime (absolue) paramartha et une vérité conventionnelle (vérité relative) savti. Cette dernière était considérée comme un moyen (hoben) pour comprendre l'aspect réel des phénomènes. prakrit Langues vernaculaires de l'Inde ancienne. Prasangika (Kibyuronsho-ha 帰謬論証派). Une des deux écoles philosophiques du Madhyamika en Inde, fondée par Buddhapalita (environ 470-540). Buddhapalita et son contemporain Bhavaviveka ont écrit chacun un commentaire sur le Madhyamaka-karika de Nagarjuna, où ils adoptant différentes approches quant à l'explication de la non-substabtialité. Ceci a abouti à créer deux courants : Svatantrika qui cerne la non-substantialité par syllogismes autonomes, réalités conventionnelles vraie et fausse, et Prasangika qui prouve la non-substantialité par l'absurde. Ce dernier courant c'est particulièrment développé dans le Tibet. Prasenajit,
Pasenadi (Hashinoku-o,
波斯匿王). Roi de Kosala et disciple de Shakyamuni.
Sous son règne, Kosala devint l'un
des deux royaumes les plus puissants de l'Inde, avec Magadha.
Le roi Prasenajit serait né le même
jour que Shakyamuni. Les Shakya étaient
ses vassaux et il épousa une femme de ce clan, Mallika.
Ils eurent un fils nommé Virudhaka
qui, plus tard, usurpa le trône et massacra nombre de Shakya.
Le roi Prasenajit se convertit au bouddhisme
à la demande de sa femme et s'efforça de protéger
et d'aider l'Ordre bouddhique. Il avait une
soeur appelée Vaidehi
qu'il donna en mariage à Bimbisara,
roi de Magadha. A cette occasion, il donna
en dot au roi Bimbisara un village du Kashi.
Par la suite, il lutta avec le fils de Bimbisara,
Ajatashatru, pour la possession de ce village
mais finit par faire la paix avec lui et lui accorda sa fille en mariage.
pratiquant du bouddhisme de Nichiren. Du point de vue historique, aucun engagement n'était nécessaire. Il suffisait de croire à la suprématie du Sutra du Lotus prêchée par Nichiren et de réciter daimoku. Ce qu'en dit Nichiren. pratiquant
du Sutra du Lotus (Hokke
gyoja) C'est ainsi que se définit Nichiren,
ne se présentant jamais ni comme bodhisattva ni comme bouddha.
Dans ses écrits, il s'interroge souvent sur le bien-fondé
de cette appellation et l'adopte définitivement seulement après
le retour de l'exil de Sado (voir sa biographie)
pratique bouddhique des écoles nichireniennes (gyo). Si toutes les écoles sont d'accord pour réciter Nam(u) Myoho Renge Kyo, le titre du Sutra du Lotus (pratique essentielle). Il existe quelques différences en ce qui concerne la lecture des chapitres de ce Sutra (pratique accessoire). Les chapitres 2 et 16 sont reconnus comme étant les plus importants mais les extraits lus peuvent varier. De plus, certaines écoles ajoutent des extraits d'autres chapitres. Nichiren n'a jamais fixé lui-même une quelconque liturgie. Dans ses écrits on constate qu'il pratique de diverses manières selon les circonstances. Ce qu'en dit Nichiren. pratique facile voir voie facile pratique difficile voir voie difficilepratiques aisées voir quatre pratiques commodes Pratiques
paisibles ou Pratique
commode ou Pratiques aisées
[chapitre]
(Anrakugyo
hon,
Anyuexing pin).
Chapitre XIV du Sutra du Lotus, dernier de l'enseignement
théorique (shakumon), qui décrit
quatre formes paisibles de la pratique. Dans ce texte, en réponse
à une question du bodhisattva Manjushri
sur la manière dont les bodhisattvas devront pratiquer le bouddhisme
après la disparition du Bouddha, Shakyamuni propose quatre voies:
actions paisibles, paroles paisibles, pensées sereines et voeux
sereins. Zhiyi considère ces quatre pratiques
comme découlant des trois règles de prédication décrites
dans le chapitre Hosshi.
Quant à la manière d'enseigner le Sutra du Lotus
Shakyamuni précise que se tenant à l’écart
des puissants ou des mauvaises fréquentations, son disciple s’adressera
à ceux qui sont désireux de savoir. Pour les autres, sous
certaines conditions, il peut exposer le Dharma mais, sans illusion. De
même il ne dénoncera pas les opinions hétérodoxes
ni les erreurs. Avec subtilité et d’une façon agréable,
il essaiera d’amener les autres à son point de vue; sans
duplicité ni flagornerie toutefois. Le chapitre Anrakugyo
comporte également la parabole de "inestimable joyau dans
la coiffure", dans laquelle un roi récompense ses soldats
avec des terres, des maisons et des bijoux pour leur courage au combat,
mais ne leur donne pas le joyau précieux qu'il porte dans sa coiffure.
Il finira cependant par accorder ce joyau sans prix au plus courageux
de ses soldats. Le bijou en question représente le Sutra du
Lotus que le Bouddha dissimule tant qu'il expose ses enseignements
provisoires, gardant son message le plus profond pour la fin. Lire
ce chapitre pratique personnelle et pratique pour les autres. (jigyo keta ou jiri-rita ou jiyaku-yakuta ou jiri-rinin, 自利利他・自益益他・自利利人・自行化他). Dans le bouddhisme du mahayana, sens assez proche de celui d’un autre terme : jiri tari (le perfectionnement personnel et celui d’autrui). La pratique personnelle représente alors l’ensemble des prières et austérités accomplies par le croyant, et la pratique pour les autres, la volonté de faire profiter les autres des résultats obtenus ou de tenter de les convertir. A distinguer de pratique personnelle et adaptation à autrui. Nichiren, notamment dans son traité Sanze sho butsu sokanmon kyoso hairyu (Infirmation et la confirmation que les bouddha des trois phases jugent bon d’effectuer au sein du corps des enseignements) commente l'expression jigyo keta par rapport à la distinction dans les méthodes d'enseignements du Bouddha. La pratique personnelle signifie alors la doctrine bouddhique telle que la voit l’éveillé et telle qu’il peut la manifester et ce, indépendamment des capacités de son auditoire. Le sens est très proche d’un autre terme : "selon son propre esprit" (zuijii, suiziyi). Il désigne alors le pur enseignement du Bouddha, sans même que celui-ci ne tente de le rendre plus accessible à ces auditeurs par différents moyens (hoben) et donc d’en altérer quelque peu l’essence. A l’opposé, l’adaptation à autrui se rapporte au même domaine conceptuel que "selon l’esprit d’autrui" (zuitai, suitayi) et désigne un enseignement plus facile à appréhender mais aussi un peu affadi. pratiques [dix] pratiques merveilleuses [cinq] pratitya-samutpada : voir chaîne causale pratyekabuddha
(éveillé
pour soi ou éveillé
par liens karmiques,
hyakushibutsu ou engaku
ou dokkaku ou byakushibutsu,
縁覚・独覚・辟支仏).
1.
Celui qui perçoit la vérité des douze maillons
de la chaîne de la causalité
ou qui s'éveille à la loi de l'impermanence en observant
les phénomènes naturels. Zhiyi
réserve le terme de "personne dans l'état de réalisation"
ou engaku (éveillé par la
perception des relations causales) aux pratyekabuddhas
qui vivent à l'époque de l'apparition d'un bouddha et
s'éveillent à la vérité des douze maillons
de la chaîne de la causalité, se libérant ainsi
de l'illusion. Il utilise le terme dokkaku
("éveillés par eux-mêmes) pour les pratyekabuddhas
qui vivent à une époque où il n'existe aucun bouddha
et qui s'éveillent sans maître à la vérité
de l'impermanence par l'observation des phénomènes naturels. pravrajita (religieux, shukke) précepte (ritsu,vinaya).
Prescription destinée à discipliner
le pratiquant, lui faciliter l'intégration dans une communauté
et le mener sur la voie de l'Eveil. Le Mahayana
distingue trois catégories de préceptes (sanju-jo-kai,
三聚浄戒) 1) la moralité d'abstention (ritsugi
kai) ou interdictions propres aux communautés bouddhiques,
2) la moralité collectionnant les bons dharma (shozembo
kai, 摂善法戒) ou toutes les actions positives qui se développent
à partir des interdits précédents, 3) la moralité
au service des êtres ou l'ensemble des actes altruistes (shoshujo
kai, 摂衆生戒). Dans le Mahayanasamgraha, Asanga
en parle en ces termes: "On saura que la moralité d'abstention
est le support de deux autres moralités. On saura que la moralité
collectionnant les bons dharmas est le support de l'acquisition des attributs
de Bouddha. On saura que la moralité au service des êtres
est le support de la maturation des êtres." Préceptes [Ecole des] (voir Ritsu, Ecole des Préceptes) précepteur (kasho 和尚, ou osho ou washo, upadhyaya). Maître spirituel qui est chargé de l'enseignement dans les monastères. Précieux stupa [chapitre] (Ken hoto bon) prédiction voir annonciation Prédiction
octroyée aux apprentis et à ceux qui n’ont
plus à apprendre ou Annonciation conférée
aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre
(Jugaku
mugaku ninki hon abrégé en Ninki,
授學無學人記品, Shouxue wuxue
ren ji pin).
IXe chapitre du
Sutra du Lotus. Ananda et
Rahula demandent à leur tour au Bouddha
de leur conférer la prédiction de l’Eveil.
Deux mille auditeurs-shravaka, de différents
niveaux, ceux qui étudient (gaku)
et ceux qui, étant devenus arhats, n'ont
plus rien à apprendre (mugaku) se
joignent à cette requête. Le Bouddha donne sa prédiction
pour Ananda. Il révèle l’ancienneté
des liens avec ce disciple. Dans le passé, les deux hommes parvinrent
à l’Eveil, Ananda par la voie de l’érudition
et Shakyamuni par celle de la pratique religieuse, d’où le
rôle que chacun d’eux assume aujourd’hui. Du coup, Ananda
se souvient de son vœu originel:
garder en mémoire le Dharma des éveillés
pour la transmettre. Shakyamuni prédit qu'Ananda
deviendra le bouddha Sengaie Jizaitsuo (Roi
au pouvoir illimité de la sagesse de la mer et de la montagne).
Puis Rahula reçoit également
la prédiction, il sera le bouddha Toshippoke
(Marchant sur les fleurs des sept trésors) Ensuite de quoi c’est
au tour des deux mille auditeurs-shravaka. Tous ces disciples deviendront
des bouddhas portant le même nom, Hoso
(Signe précieux). Ce chapitre conclut l'enseignement de Shakyamuni
concernant le remplacement des trois véhicules
par le véhicule unique (kaisan
ken ichi). Rappelons que les prédictions massives délivrées
à des auditeurs-shravaka et des arhats
sont le propre du Sutra du Lotus. Dans les autres sutras du Mahayana,
ces êtres des deux véhicules sont
plutôt jugés indignes de l’Eveil à cause de
la recherche toute personnelle de la sagesse à laquelle ils se
livrent. Lire
ce chapitre préfectures
[du Japon]. Les anciennes provinces du Japon
furent converties en 47 préfectures (départements) entre 1870 et 1876.
Voir la carte. préparation, révélation et transmission voir trois parties d'un sutra présages voir six présages preta (esprits affamés, gaki )prière pour la pluie pratique universellement répandue bien qu'avec des approches idéologiques différentes. Les uns organisent des cérémonies pour faire tomber la pluie, d'autres pour s'adapter à la sécheresse. Bien que Nichiren dénonce les pratiques "magiques", étant donné le contexte religieux de son époque, il s'en sert pour prouver la supériorité du Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren principe d'ainsité (nyori, 如理) Principe d'immanence des phénomènes. Les choses sont "ainsi" sans avoir été créés. La compréhension de ce principe demande une perception de la réalité où celle-ci apparaît telle quelle, c'est-à-dire sans l'obscurcissement des illusions, et telle que le Bouddha 1'a décrite. C'est la base de toute la vision du monde dans le bouddhisme et les Vedas. Voir parfaite ainsité. principes
mystiques (myo
ri, 妙理) trois listes différentes citées par Nichiren.
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