| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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| icchantika (personnes d'une croyance incorrigible, issendai, 一闡提). A l'origine, signifie hédoniste, personne qui ne s'attache qu'à la recherche des valeurs séculières ou de son plaisir. Dans le bouddhisme, le terme en vint à désigner celui qui n'a aucune croyance dans les principes bouddhiques, n'a aucune aspiration à l'Eveil et, par conséquent, aucune chance d'atteindre l'état de bouddha. Certains sutras affirment que les icchantika sont par nature et à tout jamais incapables d'atteindre l'Eveil. Le Sutra du Lotus corrige cette vision et le Sutra du Nirvana affirme clairement que même les icchantika ont en eux l'état de bouddha. ichidai sanzenkai (trichiliocosme) Ichijo Yoketsu, 一乗要決, (Essence de l'enseignement du Véhicule unique). Traité écrit vers 1006 par Genshin. Ce texte, basé sur la doctrine Tendai, met l'accent sur l'enseignement du Véhicule unique du Sutra du Lotus et affirme que tous les êtres possèdent la nature de bouddha. Il attaque la doctrine des cinq natures de l'école Hosso affirmant que les êtres conscients sont divisés en cinq groupes selon leurs capacités innées et que certains d'entre eux ne pourront jamais atteindre la boddhéité. Ichikawa
ville près de Tokyo où se trouve le temple Nakayama
Hokekyo-ji. Plusieurs goshos de Nichiren y dont conservés. ichinen, 一念 (instant-pensée, moment de vie). Littéralement "ce qui est présent en 1'esprit". Désigne la durée extrêmement brève qui serait l'unité temporelle minimale constituant notre vie ; c'est 1'esprit en son instantanéité toujours renouvelé. A chaque moment de vie la réalité ultime se manifeste chez les êtres mortels et ils peuvent avoir prise sur ce présent. La notion d'ichinen s'est forgée à partir d'une conception de l'univers où tous les phénomènes n'étaient que des suites de kshana. ichinen
sanzen 一念三千 (un instant de vie
- trois mille conditions ou trois mille mondes en un instant de vie ou
une pensée englobe trois mille conditions possibles de vie). C'est
l'un des principes centraux de 1'école Tian tai
qui enseigne que tous les phénomènes (définis par
les dix mondes-états, les dix
modalités et les trois principes de
différenciation) sont inhérents à tout moment
de vie d'un être. En d'autres termes, ce principe, en jeu dans toute
forme de vie, explicite les trois mille conditions par lesquelles une
vie se manifeste en tant que phénomène. Par cette théorie,
Zhiyi démontra que tous les phénomènes,
c'est-à-dire le corps et l'esprit, le soi et l'environnement, l'animé
et l'inanimé, la cause et l'effet, font partie intégrante
d'un seul instant de vie d'une personne ordinaire. Les enseignements antérieurs
au Sutra du Lotus soutiennent généralement que
l'esprit est à la base de tous les phénomènes et
que tous les phénomènes naissent de l'esprit ; alors que
le principe d' ichinen sanzen, qui découle
du Sutra du Lotus, enseigne que l'esprit et tous les phénomènes
sont funi "deux mais non deux",
et qu'un phénomène ne peut exister sans les autres. Les trois mille conditions
de l'univers sont incluses dans un moment de vie et, simultanément,
un moment de vie pénètre ces trois mille conditions. Ichinosawa
nyudo 一谷の入道
( ? -1278). Moine laïc (nyudo) de l'école
Nembutsu, habitant d'Ichinosawa
sur l'île de Sado. En avril 1272, Nichiren, alors en exil dans cette île, fut emmené de sa lugubre
demeure de Tsukahara à la maison
d'Ichinosawa où il résida pendant
près de deux ans, jusqu'à ce que son pardon lui soit notifié
en mars 1274. Ichinosawa nyudo, bien que
croyant du Nembutsu et peu désireux
de se convertir, semble avoir été impressionné par
Nichiren et l'avoir protégé. Ichino Tani [bataille] (14 Février 1184). Grande bataille de la guerre de Gempei qui opposa les Taïra et les Minamoto pour le contrôle du Japon après la disparition de Taïra Kyomori, quelques années auparavant. Cette bataille sera l'occasion de démontrer le génie militaire de Minamoto no Yoshitsune, qui remporta la victoire malgré une armée bien moins nombreuse, et moins bien préparée. identifier [s'] (soku) voir les passions s'identifient à l'Eveil identité de la Personne et du Dharma (nimpo ikka, 人法一箇). Principe du bouddhisme de Nichiren affirmant que le Dharma ultime de Namu Myoho Renge Kyo et la Personne, ou le Bouddha fondamental, sont un. identités (roku soku) voir six identités ignorance (guchi ou chi ou mumyo, 愚癡・癡・無明, moha). Illusion ou erreur. C'est tenir pour vrai ce qui est faux et l'illusion pour la réalité. Moha, la stupidite, est une manifestation de l'avidya l'obscurité fondamentale, un des trois poisons qui empêchent de voir la vraie nature des choses (jisso) et provoquent la souffrance. ignorance originelle voir obscurité Igyo [chapitre]. (Chapitre sur la pratique facile). Neuvième chapitre du Jijubibasha Ron de Nagarjuna. On s'en servit plus tard comme d'un texte indépendant. La "pratique facile" consiste en l'invocation du nom des bouddhas et bodhisattvas. Ce chapitre met l'accent sur le salut dû au pouvoir du bouddha Amida dont la récitation du nom permet de renaître dans la Terre pure. Bien que Nagarjuna considère cette pratique comme destinée aux personnes de capacités inférieures, ce chapitre en vint à être vénéré par les maîtres de la Terre pure comme l'un de leurs textes les plus importants. En se basant sur ce texte, ils classifièrent les enseignements bouddhiques en "enseignements de la Voie sacrée" et "enseignements de la Terre pure" ; ils définirent les premiers comme la voie difficile à pratiquer et les seconds comme la voie facile à pratiquer. Ikegami.
Ville dans la banlieue actuelle de Tokyo où
se trouve le Honmon-ji d'Ikegami
池上本門寺 Ikegami
[frères]. Deux disciples de Nichiren, Munenaka,
池上宗仲, l'aîné, de son vrai nom Uemon
no Tayu Munenaka (mort en 1293), et Munenaga,
池上宗長 (Hyoe no Sakan Munenaga, mort
en 1283 ? ). On les appelle "frères Ikegami"
d'après leur lieu de résidence. On pense qu'ils auraient
adhéré au bouddhisme de Nichiren vers 1256. Leur
père, Ikegami Saemon-no-tayu Yasumitsu,
était chargé des constructions et travaux du gouvernement
de Kamakura et un partisan convaincu de Ryokan,
du temple Gokuraku-ji. Il s'opposa à
la croyance de ses fils pendant plus de vingt ans. Lorsque Munenaka,
l'aîné, refusa de renoncer à sa croyance, il fut déshérité
par son père par deux fois, en 1275 et en 1277, probablement à
l'instigation de Ryokan. La première
fois, Nichiren envoya aux deux frères le Kyodai Sho (Lettre
aux frères), les encourageant à persister dans
leur foi en unissant leurs efforts. Vers 1276, Munenaka
fut pardonné mais l'année suivante, en 1277, il fut déshérité
à nouveau. Munenaka fit courageusement
face à ces difficultés, mais le plus jeune frère
fut ébranlé dans ses convictions pendant un certain temps.
Dans cette période d'épreuves, Nichiren envoya aux deux
frères et à leurs épouses des lettres pour les guider
et les encourager. En 1278, ils parvinrent finalement à convertir
leur père aux enseignements de Nichiren. C'est
chez eux que mourut Nichiren. Voir
la biographie des Frères Ikegami
par Kanji Tamura. Iki voir Tsushima Ikko shu 一向. Nom donné ultérieurement à l'école Jodo Shin ou école de la Véritable Terre pure. Ikko signifie "une direction unique" ou "une seule préoccupation", reflétant ainsi la croyance de cette école que la seule invocation du nom d'Amida et la croyance sincère en ce bouddha amènent à la boddhéité. illumination (satori, 悟). Compréhension soudaine d'une vérité spirituelle. Le terme est principalement employé dans le Zen. Le bouddhisme du Lotus lui préfère le terme de jobutsu, 成仏, atteinte de la boddhéité ou Eveil. illusions (sanwaku) imitsu (mystère du mental) immoral ou non-vertueux (za, akusala). Le bouddhisme lotusien relève plus de l'éthique que de la morale. En dehors de l'observance des 5 préceptes de base (ne pas tuer, ne pas voler, s'abstenir d'inconduite sexuelle, ne pas mentir, de pas s'intoxiquer) la seule mise en garde concerne l'offense au Sutra du Lotus qui s'applique peu aux occidentaux qui ne connaissent même pas ce Sutra. Le chapitre XII du Sutra du Lotus prédit que même Devadatta, qui représente le mal, deviendra bouddha. Ce qui est recommandé c'est de développer les vertus bouddhiques, les paramita et ne pas se focaliser sur ses propres manquements. immuable (fudoji, 不動地, acala). Qualité de l’esprit recueilli dans la contemplation. Le concept apparaît notamment chez les fondateurs du courant méditatif Tian tai. Également, huitième parmi les dix étapes de développement (juji) où elle désigne un état d’esprit recueilli et invariant, absorbé dans la compréhension de la voie du milieu. Cette disposition précède l’émergence d’une énergie mentale importante et d’un redéploiement de la sagesse. Immuable voir Fudo impermanence (mujoge, anitya, anicca) Loi universelle qui s'applique à tous les phénomènes de l'univers. Tous les phénomènes qui sont apparus vont disparaître. La durée des phénomènes dépend des causes qui les font naître. Quand les causes disparaissent, les phénomènes disparaissent. L'appréciation de la durée est totalement subjective : toujours trop longue pour les phénomènes désagréables et trop courte pour ce qui est agréable. L’apparition et la disparition dans de nombreux cas sont difficiles à saisir. La rapidité de leur succession donne l’impression d’une parfaite continuité du corps et de l’esprit. Mais en fait cela pourrait être comparé à une mélodie qui est une succession de notes. La mélodie n'a pas d'existence en soi ; on dit qu'elle est non-substantielle. Elle a une réalité éphémère grâce au rapprochement momentané d'un certain nombre de notes. Mais on ne peut pas dire non plus que la mélodie n'existe pas, puisqu'elle a un effet sur nos sens. Ainsi le concept d'impermanence introduit la philosophie de la triple évidence (santai) : vacuité, temporalité, médianeté. implicite (ryakukai) : s'applique aux enseignements du Bouddha qui sous-entendent des conséquences qui ne sont pas développées. Ainsi lorsque le Bouddha dit que tous les êtres peuvent parvenir à la boddhéité cela implique que même les auditeurs-shravakas et les pratyekabuddhas en ont la capacité. Ce procédé fait pendant à l'enseignement explicite (kokai) où le Bouddha affirme le même principe par des exemples concrets. L'analyse en implicite/explicite était très prisée des érudits bouddhistes et les différentes interprétations de l'implicite ont donné lieu à de fort nombreuses écoles. Inaba-bo, 因幡房 ou Inaba-bo Nichiei. A l'origine, croyant du Nembutsu du village de Shimoyama, dans la province de Kai, qui fut converti par Nikko et devint le disciple de Nichiren. Il tenta de convertir son père (son seigneur, selon d'autres textes), Shimoyama Mitsumoto, qui était l'intendant de Shimoyama, mais suscita chez lui une opposition violente. Dans ces circonstances, Nichiren lui adressa le Shimoyama Goshosoku (Lettre à Shomoyama), l'un de ses dix écrits principaux. Après la mort de Nichiren, Inaba-bo se rangea du côté de Mimbu Niko. Iname no Sukune voir Soga no Iname Inamura. Village de bord de la mer près de Atami, Shizuoka inclusion mutuelle des dix mondes-états (ou implication réciproque ou possession mutuelle, jikkai gogu, 十界互具). Principe de 1'école Tian tai, selon lequel chacun des dix mondes-états manifeste, de façon plus ou moins apparente, la présence des neufs autres mondes-états. Ce concept est 1'un des trois facteurs dont la combinaison produit le nombre trois mille, dans le principe d'ichinen sanzen (un moment de vie - trois mille conditions). Le principe de l'inclusion mutuelle met en évidence qu'aucun état de vie n'est fixe mais contient à l'état latent non seulement les neuf états (depuis l'enfer jusqu'à l'état de bodhisattva) mais également l'état de bouddha. Tous les mortels des neuf états ont la possibilité d'atteindre l'état de bouddha (kukai soku bukkai) et un bouddha possède encore les neuf états inférieurs et n'a pas une nature distincte de celle d'un simple mortel (bukkai soku kukai). inconditionné (mui ho, 無為, asamskrita) Ce qui n’est pas créé ; l’éternel, l’immuable, le pur. Ce qui est créé ou produit par des causes est impermanent, donc relié à la souffrance. Les facteurs inconditionnés font référence aux idéaux du bouddhisme : boddhéité, nirvana, Dharma atemporel. Au sens propre c'est le contraire de tout ce qui subit la loi de causalité, le conditionné, tous les phénomènes. Cependant certaines écoles emploient ce terme pour désigner un mode de vie détaché, "sans restrictions". Le Sarvastivada distingue trois catégories d'inconditionné : l'espace, la cessation de désirs terrestres et l'arrêt d'apparition des phénomènes par épuisement de leur cause. Inde
- sur les traces de Shakyamuni Indra
(Indara, 因陀羅 ou Shakudaikannin, Shi tihuanyin), connu
également comme Shakra Devanam Indra ou Shakra, Le Seigneur). Dans la mythologie indienne, roi des dieux. Il possède
l'usage du tonnerre, de l'éclair, du vent et de la pluie. Il séjourne
au centre du Mont Sumeru. Incorporé
par le bouddhisme comme divinité tutélaire
il devient Taishaku (Dishi).
Indra
[filet d'] (Indara-mo ou
Tai-mo, 因陀羅網・帝, Indra-jala).
Sur un mur du palais d'Indra est accroché
un filet dont chaque maille est pourvue d'un joyau réfléchissant.
Chaque joyau reflétant tous les autres, l'image est utilisée
pour rendre l'idée d'implication réciproque (jikkai
gogu). Indradhvadja ou Indradhvaja (Aspect-Impérial, Taiso, Dixiang, Imperial Character buddha). Dans le chapitre VII du Sutra du Lotus il est, avec Brahmadhvadja, l'un des deux bouddhas du Sud-Ouest. indriya (kon, 根). Faculté perceptive, organe de sens ; voir racines infections ou flux empoisonné (ro, asrava, asava). Attraction de l'âme par les objets du monde. Le sanskrit asruta signifie couler de, s'écouler. C'est le flux continuel d'illusions et de désirs qui proviennent des six racines (cinq sens + le mental). Ce terme est souvent associé à la sagesse qui peut être "infectée" par des pensées douloureuses nées des passions et à laquelle on oppose la sagesse pure, sans écoulement (anasrava) premier degré des dix étapes de sécurité auquel le bodhisattva parvient par la samadhi de la Fleur du Dharma (hokke sanmai). L'école Tian-Tai considère comme asrava l'ignorance (obscurité fondamentale) les désirs des sens (recherche de gratification), la soif d'existence (exacerbation du moi) et l'attachement à ses propres conceptions. inga voir causalité insei : Système de gouvernement par des empereurs s'étant retirés dans un monastère (in) afin de contrebalancer l'influence des régents Fujiwara et celle de classe des guerriers. L'insei disparut en tant que pouvoir politique en 1192 avec l'établissement du bakufu. Cependant, des empereurs continuèrent à se retirer et prendre le titre de joko, mais le pouvoir résidait cependant dans les mains du shogunat. instant-pensée voir ichinen intendant domanial voir jito interdépendance des phénomènes (engi ou innen, 縁起・因縁, pratitya-samutpada, pati-ccha-samuppada). Dépendance causale (ou conditionnée) de tout ce qui est. Doctrine bouddhique selon laquelle aucun être ou phénomène n'existe tout seul ; les phénomènes existent ou se produisent en raison de leur rapport avec d'autres êtres et phénomènes. Tout ce qui est dans le monde n'a d'existence qu'en réponse aux causes et aux conditions. Voir la doctrine douze liens. internes et externes (naigeten). Interne signifie ce qui relève de l'enseignement bouddhique et externe les autres sources. intrépidité (mui, 無畏, vaisharadya). Qualité de bouddhas et de bodhisattvas qui sont plein de courage quels que soient les obstacles, les difficultés ou les souffrance. Il leur faut également de l'intrépidité dans leur prédication tant ils sont mal compris et même haïs. Voir les quatre sortes de courage. inventaire de Kaiyuan (Kaigen no roku). Index exhaustif des textes bouddhiques en chinois (20 volumes) traduits par 176 traducteurs entre la 10e année de Hyoping (67) et la 18e année de l'ère Kaiyuan (730). Cet ouvrage, couvrant le règne de 19 empereurs, classe les textes dans l’ordre chronologique en commençant chaque époque par une explication du moment, du nombre de traducteurs et du nombre d’ouvrages traduits. La compilation est attribuée à Zhisheng. inventaire de Zhenyuan (Jogen no roku). Recueil en 30 volumes des titres des sutras et des traités, précisant le nombre de fascicules, s’ils subsistent ou non, le nom et une courte biographie des traducteurs et des écrivains, l’existence ou non d’autres traductions, sur une période de huit cents ans allant de la 67e année de l’ère Hyoping (67) à la 16e année de l’ère Zhenyuan (800). 2417 ouvrages en 7388 volumes sont ainsi présentés. Cet inventaire, qui prit modèle sur l’inventaire de Kaiyuan cite 269 ouvrages de plus que son modèle. Nichiren s'y réfère pour contester la validité de certains sutras. inversions voir quatre inversions Ionno, 威音王仏 (Roi du son impressionnant, Weinyin wang, Bhishmagarjitasvararaja, Majestic Voice King). Bouddha décrit dans le chapitre Fukyo du Sutra du Lotus. Selon ce chapitre, dans un passé lointain, deux milliards de bouddhas apparurent l'un après l'autre, portant tous le même nom, Ionno. Le bodhisattva Fukyo apparut après la mort du premier bouddha Ionno et exprima sa révérence à l'égard de tous les êtres parce qu'ils possèdent de manière inhérente la nature de bouddha. Ippen 一遍
ou Chishin ou Ensho-daishi
(titre posthume), (1239-1289). Fondateur de l'école Ji
du Nembutsu. Il étudia sous la direction
de Shotatsu, moine de la branche Seizan
de l'école Jodo (Terre pure). Il
retourna à la vie séculière et se maria quand son
père mourut en 1263, mais revint par la suite à la vie monacale.
En été 1274, il se rendit au sanctuaire de Kumano
où il aurait eu soudainement une révélation de nature
divine et changea son nom en Ippen. La fondation
de l'école date de cet évènement. En 1275, il commença
à voyager à travers le pays, distribuant des cartes
(fusan) sur lesquelles était
écrite l'invocation du Nembutsu, en
proclamant que tous ceux qui en recevaient une pourraient atteindre l'état
de bouddha. Il propagea aussi la doctrine de la Terre pure parmi les gens
du peuple grâce à la pratique du odori
nembutsu, une invocation d'Amida
faite en dansant au son d'instruments de musique dans les rues. Il fut
aussi appelé Yugyo shonin,
le Sage errant. Ippen Shudai voir l'article de S. Murano Ise
[sanctuaire d'] (Ise-jingu). Complexe de
plus d'une centaine de petits temples shintoïstes,
dédié à la déesse Amaterasu
omikami. Réputé pour avoir abrité le Miroir Sacré
de l'Empereur du Japon, le sanctuaire est probablement l'un des lieux
les plus sacrés du shintoïsme. Ishikawa [monastère d'] (Ishikawa-shoja, 石川精舎). Premier temple bouddhique du Japon, construit sur le site actuel de Takaichi, dans la préfecture de Nara. Selon le Nihon Shoki (Chroniques du Japon), l'administrateur de la cour, Soga no Umako, construisit ce temple près de sa demeure à Ishikawa en 584 afin d'y faire enchâsser une statue de pierre du bodhisattva Manjushri apportée de l'état de Paekche, en Corée. Ishikawa no Hyoe nyudo, 石河の兵衛入道. Disciple de Nichiren et intendant de Omosu, dans le district de Fuji, province de Suruga. Sa femme était la sœur aînée de Nanjo Tokimitsu. Il aurait été converti à la doctrine de Nichiren grâce à ce lien. ishvara ou lishvara (littéralement le contrôleur du cosmos ou le contrôleur de tous les contrôleurs) : concept philosophique indien qui désigne la loi qui régit les kshana (particules "atomes de temps") dont la succession fait croire à l'existence d'un monde de matière. Ishvara
1. Seigneur du cosmos. Divinité du panthéon
hindou. Ishvara est généralement
représenté sous un triple aspect : issai gyo ku voir quatre sceaux du Dharma Issaikyo Ongi,
一切経音義. Prononciation et signification des écrits
de la dynastie des Tang,
donnant la translitération chinoise et la définition des
termes bouddhiques sanskrits apparaissant dans : 1) Dictionnaire bouddhique compilé par Xuanying.
458 textes bouddhiques. C'est le plus ancien des grands dictionnaires
bouddhiques. Issai Shujo Kiken voir Kiken issho jobutsu voir atteinte de la boddhéité dès cette vie isshin-sangan voir triple contemplation de l'unité ita-mandala : ita signifie planche en bois ; ita-mandala désigne donc les gohonzon en bois des temples, pour les distinguer des parchemins que possèdent les fidèles ou les temples de moindre importance. itai doshin, 異体同心 (un seul cœur dans différents corps). Expression souvent utilisée pour exprimer un but commun à des individus fort différents. Ito Hachiro Zaemon, seigneur (jito) d'Izu qui offrit à Nichiren une statue de Shakyamuni qui avait été apportée par la mer. Izanagi
et Izanami : dieu
et déesse que la mythologie japonaise shintoiste considère
comme les ancêtres du Japon et de ses divinités. Initialement
la surface de la terre était couverte de boue. Quand le dieu
Izanagi posa son sabre dans la boue et l'enleva les gouttes coagulèrent
elles-même et formèrent l'île Onokoro.
Alors, Izanagi et sa soeur Izanami
s'accouplèrent et donnèrent naissance aux 8 principales
îles (Oyashima). Puis Izanami
enfanta plusieurs dieux. Lorsqu'elle enfanta le dieu du feu, elle mourut
brûlée et devint la gardienne de l'enfer. Puis Izanagi
créa Amaterasu (Tensho),
Susano et Tsukuyomi.
Izu-ruzai,
伊豆流罪 (exil d'Izu). Premier exil de Nichiren du
12 mai 1261 au 22 février 1263. En août 1260, un groupe de
croyants du Nembutsu, furieux des critiques
émises par Nichiren à l'encontre de l'école de la
Terre pure dans le Rissho
Ankoku Ron, attaqua sa demeure de Matsubagayatsu
pour tenter de l'assassiner. Nichiren parvint de justesse à leur
échapper et se réfugia dans la maison de Toki
Jonin à Shimosa. Quand il réapparut
à Kamakura au printemps de 1261 et
recommença à propager sa doctrine, le gouvernement l'arrêta
et, sans enquête, le condamna à l'exil à Ito,
dans la péninsule d'Izu. Les hommes
chargés de l'y conduire par bateau ne l'amenèrent apparemment
pas à Ito, mais l'abandonnèrent
sur la plage de Kawana où il fut trouvé
par un pêcheur nommé Funamori Yasaburo.
Cet homme et sa femme nourrirent et logèrent clandestinement Nichiren
pendant une trentaine de jours. A l'époque, l'intendant (jito)
d'Ito, Ito Hachiro
Zaemon, était gravement malade. Apprenant que Nichiren avait
été exilé à Ito,
il l'invita à demeurer chez lui et à prier pour sa guérison.
Nichiren accepta à la condition que le seigneur adhère à
la pratique du Sutra du Lotus. Le seigneur Ito
recouvra la santé et devint un disciple de Nichiren. Environ
deux ans plus tard, Nichiren fut pardonné et revint à Kamakura.
Voir la biographie de Nichiren et,
pour situer le lieu, la carte du Japon. Ce
qu'en dit Nichiren. Izumi
Shikibu. Poétesse de l'époque
Heian, connue principalement pour son Journal.
Ses oeuvres contiennent des poèmes qui sont des prières
pour faire venir la pluie. |
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