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DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

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sad (juste, correct, merveilleux, profond, subtil, myo)

Sadapaributha (bodhisattva Toujours Sans Mépris, Fukyo)

Sadaprarudita voir Jotai

Sadato (1019-1062) ou Abe no Sadato, 安倍貞任, chef d'une puissante famille de l'est du Japon. Il essaya de se dégager de la règle impériale, mais fut vaincu et tué au cours d'une bataille contre l'armée impériale.

saddharma 1. (loi correcte, shoho)

saddharma 2. (loi merveilleuse, myoho)

saddharma pundarika mahapari nirvana (période Lotus et nirvana, hokke nehan ji)

Saddharma pundarika sutra (Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Myohorenguekyo, Miaofalianhuajing)

sadhu (zenzai, 善哉). Expression d'approbation et de louange : "Excellent!", "Correct!", "Digne de louanges", "C'est bien cela!" Généralement utilisée par un bouddha ou un maître bouddhiste pour lour un disciple. Dans le Sutra du Lotus (chapitre XI) l'expression est utilisée par le bouddha Taho pour attester la véracité des esndeignements prâchés par Shakyamuni.

Sado no Kuni, 佐渡の. Ile de Sado, située dans la mer du Japon en face de Niigata. A l'époque de Kamakura, ce fut un lieu d'exil, notamment de l'empereur Juntoku, de Fujiwara no Tamekane et de Zeami. Nichiren y resta banni du 10 octobre 1271 au 13 mars 1274. Le moine Ryokan, du temple Gokuraku-ji à Kamakura, et Hei no Saemon, commandant en second des forces militaires et de police, intriguèrent pour faire accuser Nichiren de trahison. Hei no Saemon décida de sa propre autorité de faire exécuter Nichiren à Tatsunokuchi mais cette tentative d'exécution échoua. Nichiren fut gardé prisonnier pendant près d'un mois dans la résidence de Honma Rokuro Zaemon Shigetsura à Echi, tandis que le gouvernement délibérait sans trop savoir ce qu'il fallait faire de lui. Des troubles étaient survenus dans la résidence du régent Hojo Tokimune et un devin avait affirmé qu'ils étaient dus au fait d'avoir attenté à la vie de Nichiren. Le gouvernement décida donc de l'acquitter et de le relâcher. Mais, à la même époque, une vague de meurtres et d'incendies volontaires avaient eu lieu à Kamakura et une rumeur en attribuait la responsabilité aux disciples de Nichiren. Le gouvernement revint donc sur sa décision et ordonna que soit appliquée la peine d'exil. Le 10 octobre, Nichiren, escorté par les soldats de Honma, quitta Echi en direction du littoral. Le mauvais temps les contraignit à attendre pendant plusieurs jours à Teradomari, jusqu'à ce que la mer se soit calmée. Ils accostèrent à Sado le 28 octobre et arrivèrent à Tsukahara le 1er novembre. Nichiren fut assigné à résidence dans un temple en ruine appelé le Sammai-do, au milieu d'un cimetière, exposé aux vents et à la neige qui pénétraient par les trous béants du toit. Nichiren y resta pendant près de six mois au cours desquels il écrivit le Kaimoku Sho (Traité qui ouvre les yeux), le Kanjin no Honzon Sho (Sur l'objet fondamental de vénération), le Sado Gosho (Lettre de Sado) et d'autres textes importants. Le 16 et le 17 janvier 1272, il débattit avec plusieurs centaines de moines d'autres écoles bouddhiques venus au Sammai-do à cette intention. Il l'emporta, dans le débat, de manière si probante que beaucoup se convertirent à son bouddhisme. Cet incident est célèbre sous le nom de Débat de Tsukahara. En février, la prédiction de Nichiren concernant une guerre civile se vérifia lorsque Hojo Tokisuke, un demi-frère aîné du régent, tenta de s'emparer du pouvoir. Des luttes opposèrent diverses factions de la famille Hojo à Kyoto et Kamakura. En avril, Nichiren fut transféré à la résidence du nyudo d'Ichinosawa Au cours de son séjour sur l'île de Sado, Nichiren effectua de nombreuses conversions et inscrivit des Gohonzon individuels pour divers croyants. Le 8 mars 1274, un fonctionnaire du gouvernement apporta son pardon sur l'île de Sado. Nichiren quitta Ichinosawa le 13 mars et retrouva Kamakura le 26 mars. Ce qu'en dit Nichiren

Sado-bo voir Niko

Saga Tenno, 嵯峨天皇 (785 <810-823> 842). Le 52e empereur du Japon. Il créa un corps de police appelé kebishi et raffermit le pouvoir impérial. Poète apprécié, il fut également un grand calligraphe.

Sagara voir huit rois-dragons

sage (seija ou shonin ou muni, 聖者・聖人・牟尼, muni). Personne d'une sagesse remarquable mais également d'une grande compassion. Ce terme était très courrant en Inde et assez proche de sadhu; quant à arya, il pouvait également désigner un sage, avec une nuance de noblesse et de loyauté. Ce qu'en dit Nichiren

Sage des Monts enneigés (Sessen doji)

sage du Tiantai [le] (Tendai chisha, 天台智者). Nom honorifique désignant Zhiyi (538-597), fondateur de l’école bouddhique du mont Tiantai.

Sage parfait voir Samyak-sambuddha

sages ou saints [quatre] (shisho)

sagesse. Elément central de l'Eveil bouddhique. Le terme "sagesse" traduit très imparfaitement les différentes attitudes mentales et psychiques propres au bouddhisme. On peut citer :
1) La sagesse de bouddha (butchi, 仏智 ou 佛智). Qualité atemporelle, propre aux bouddhas, et qui permet de comprendre l'aspect réel de tous les phénomènes (shoho jisso). Souvent pris comme synonyme de jnana ou de sagesse sans enseignement (mushi-chi, 無師智), celle qui n'a pas eu besoin d'un maître.
2) La sagesse équanime ou grande sagesse impartiale (byodo-daie, 平等大慧). Sagesse qui perçoit que tous les êtres et phénomènes sont essentiellement égaux et sans distinction. Cette expression apparaît dans le chapitre XI, Tour aux Trésors.
3) La prajna (hannya, 般若 ou e, 慧, prajna), sagesse lucide ou transcendente est obtenue par l'accomplissement des pratiques bouddhiques. Elle permet de se départir des différentes souffrances des vies et morts. Cette sagesse-prajna s'écarte des deux obstacles que sont 1'illusion et le savoir, pour appréhender à la fois l'être et le non-être. Toute une littérature bouddhique traite de cette sagesse, et tout particulièrement le Mahaprajnaparamita sastra attribué à Nagarjuna.
4) La sagesse sans écoulement (anasrava, muge-chi, 無礙智) est une sagesse que les pensées douloureuses, nées des passions, ne viennent pas troubler. C'est le but de la 11ème étape des 52 étapes du bodhisattva.
5) L'anasrava est analysée sous quatre angles: les quatre jnana, connaissances parfaites acquises par la transformation des huit consciences.
Par ailleurs, les 52 étapes du bodhisattva comportent différents niveaux qui sont également souvent traduits pas "sagesse". Ainsi on a, entre autres :
- étape 11: la production mentale (hosshin, cittotpada). Aspiration à la boddhéité, à la sagesse sans écoulement (anasrava); sagesse que les pensées adventices ne viennent pas troubler
- étape 16: la justesse de l’esprit (shoshin, abhisampanna). Acquisition d'une connaissance précise et juste de la vacuité. Sagesse qui fait percevoir la non-substantialité des choses.
- étape 38: La compréhension de l’aspect de pure ainsité (shinyoso, bhuta tathata). A la lumière de la pratique de la voie du milieu la pure ainsité des phénomènes se révèle au bodhisattva.
- étape 44: La flamme de la sagesse
(en eji, arcismati). Etape de la sagesse radieuse dans laquelle le feu de la sagesse consume les désirs terrestres.
- étape 46: La sagesse-immédiate (genzenji, abhimukhi) Le bodhisattva perçoit la pure ainsité (shinnyo) des phénomènes dans la netteté de l’immédiateté. Etape dans laquelle la sagesse suprême (abhimukhi) commence à apparaître
- étape 49: La sagesse-perspicace (zenneji, sadhumati). Etape de la sagesse qui pénètre tout et dans laquelle une personne enseigne le Dharma librement et sans restriction.
On peut également ajouter à cette liste:
- l'eau de la sagesse (chisui, 智水) qui lave des désirs terrestres et des illusions, et qui est, à peu près, l'équivalent de butchi, la sagesse de bouddha.
- la sagesse - miroir : qui reflète tous les détails sans en omettre aucun
Les bouddhismes, autres que celui du Lotus, ont des catégories spécifiques. Ainsi le Shingon distingue cinq sortes de sagesse (go-chi, 五智).

Sage-Universel (Fugen bosatsu, Puxian pusa, Samantabhadra, également connu sous le nom de Visvabhadra).

saha (monde de saha, shaba)

Saicho, 最澄 (767 – 822).Egalement connu sous son titre honorifique de Grand-maître de la Transmission des Enseignements (Dengyo Daishi, 傳教大師). Moine japonais introducteur de l’école chinoise du mont Tiantai au Japon. Lire la suite Ce qu'en dit Nichiren

Saidai-ji, 西大寺. L'un des sept temples principaux de Nara. Temple principal de l'école Shingon-Ritsu. A l'origine, on y étudiait la doctrine Sanron. Il fut construit en 765, conformément à un décret rendu l'année précédente par l'impératrice Shotoku. Malgré son déclin à la fin de la période Heian (794-1185), il fut restauré par Eizon à l'époque de Kamakura (1185-1333). C'est là que sont conservées les statues des bouddhas Amida, Shakyamuni, Hosho et Akshobhya, sculptées à la fin de l'époque de Nara (710-794)

Saiiki ki (ou Sei iki ki) voir Daito Saiiki ki

Saijarin 摧邪輪 (Réfutation du Mauvais Enseignement). Ouvrage de Myoe Koben (1172-1232), moine Kegon où il refute les thèses du Senchaku Shu et qu'il compléte un an plus tard par le Zaijarin Shogonki (Supplément à la Réfutation du Mauvais Enseignement). Myoe Koben reproche à Honen d'ignorer l'aspiration à l'Eveil (bodaishin) qu'il considère comme le fondement de tout le bouddhisme, en ce qu'elle implique que tout être possède la boddhéité à l'état latent. Il s'indigne de ce qu'Honen traite les écoles Tendai, + Shingon et Kegon de "bande de voleurs" et refuse la recherche de la boddhiété sous pretexte que c'est une pratique difficile. La pratique facile qu'il préconiose à la place ne nécessite aucunement l'aspiration à la boddhéité. Myoe Koben décrit Honen comme le "principal destructeur du Dharma de l'âge actuel".

Saimei Tenno, 斉明天皇 (594<655-661). Trente septième souverain (impératrice), régnant pour le seconde fois. Elle avait précédemment occupé le trône de 642 à 645 sous le nom de Kogyoku, avec le rang de 35e souverain. Elle fut l'épouse de l'empereur Jomei et la mère des empereurs Tenji et Temmu. Elle envoya plusieurs expéditions militaires contre les Ezo de Kyushu et expédia des troupes en Corée pour venir en aide au royaume de Paekche attaqué par le Silla.

Saimyo-ji, 最明寺. Temple bouddhique fondé à Kyoto vers 832 par un disciple de Kukai mais devenu indépendant au XIIIe siècle

saint. Dans le bouddhisme, personne qui a accompli un exploit spirituel dans la recherche de l'Eveil. Ce qu'en dit Nichiren.

Sairen-bo, 最[房].Disciple de Nichiren. (? - 1308?). Né à Kyoto, il fut un moine de l'école Tendai. Pour une raison inconnue, il fut exilé sur l'île de Sado et fut converti par Nichiren en février 1272, peu après le Débat de Tsukahara. Les lettres qu'il reçut de Nichiren indiquent que c'était un homme très érudit en matière de bouddhisme mais de santé délicate. Après le départ de Nichiren de Sado pour le mont Minobu, Sairen-bo fut également gracié et revint à Kyoto. Il serait ensuite allé à Shimoyama dans la province de Kai et aurait fondé le temple Honkoku-ji. Il reçut de Nichiren un certain nombre d'écrits importants, dont le Shoji Ichidaiji Kechimyaku Sho (Transmission du Dharma unique, vital et essentiel à travers vie et mort), le Somoku Jobutsu Kubetsu (Boddhéité des végétaux), le Kito Sho (De la prière), le Shoho Jisso Sho (Sur l'essence réelle de tous les phénomènes) et le Totaigi Sho (Essence du Dharma merveilleux).

Sajiki Nyobo, 桟敷女房 ou Sajiki-no-ama. Disciple de Nichiren qui vécut à Kamakura. Selon différents récits, elle fut soit la femme d'Indo Saburo Zaemon Sukenobu, de la province de Shimosa, soit une parente de Nissho, l'un des six moines aînés. Des deux longues lettres que lui écrivit Nichiren, on sait qu'elle lui offrit des robes en deux occasions.

sakridagamin (étape du dernier retour, shidagon ou ichirai, 斯陀含・一来). Deuxième des quatre étapes de l'Eveil theravada. Le pratiquant a éliminé six des neuf illusions du désir dans le monde des désirs. A cause des illusions restantes, il renaît ensuite au ciel puis à nouveau dans le monde des humains avant d'entrer dans le nirvana.

samadhi (concentration-extatique, sanmai ou sammai, zanmai, 三昧), littéralement "l'état de l'esprit qui se contient lui-même": deux interprétations 1) état de recueillement profond ("recueillement accompli") et exempt de toute pensée obtenu par la méditation; dans ce sens le dhyana est un moyen pour arriver au résultat qui est samadhi.
2) samadhi = dhyana = concentration de la pensée sur un seul objet avec une grande intensité. Le Sutra Mahaprajnaparamita dénombre 108 samadhi différentes. Le Sutra du Lotus en cite une vingtaine. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

Samantabhadra voir Fugen

samatha (quiétude, shi). Sérénité de la méditation, prise de distance par rapport aux cinq impuretés

samaya. Diverses caractéristiques des bouddhas et bodhisattvas, en particulier leurs vœux de conduire tous les êtres à l'Eveil. Le terme est utilisé principalement dans les enseignements ésotériques.

sambhogakaya (corps de rétribution, hojin)

Samgha = Sangha

Samghabhadra (Sogyabaddara ou Shugen 僧伽跋陀羅, 衆賢). Moine originaire du Cachemire qui vécut en Inde au IVe ou Ve s. Il est connu comme auteur de l'Abidatsuma Junshori Ron et du Kenshu Ron où il expose et analyse les doctrines de l'école Sarvastivada. Il aurait écrit ces deux ouvrages pour réfuter les positions de Vasubandhu. Samghabhadra défend l'idée de l'existence réelle d'entités qui perdurent à travers les différentes phases de la vie et cherche à se confronter à Vasubandhu dans un débat mais celui-ci lui répond qu'il est maintenant trop vieux et que c'est aux hommes du futur de juger de la justesse de leur doctrines.

Samghadeva (Sogyadaiba, 僧伽提婆). Moine du Cachemire et un traducteur de textes bouddhiques en chinois. Entre les années 365 et 384, il vécut à Changan, où il acquit une grande réputation de lettré.

Samghanandi ou Sanghanandi (Sogyanandai, 僧伽難提). Moine de Shravasti en Inde, au IIe siècle Dix-septième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Bien que né prince, il renonça à la vie royale à l'âge de sept ans et entra dans l'Ordre bouddhique. Il reçut la transmission des enseignements du Bouddha du seizième successeur, Rahulata. Il les transmit ultérieurement à Samghayashas.

Samghavarman (Kosogai, 康僧鎧) Moine d'Inde centrale selon le Ryo Koso Den. Selon une autre source, il naquit à Samarkande en Asie centrale. En 252, il se rendit à Loyang en Chine et vécut au temple Baima-si. Il traduisit quatre sutras dont le Sutra Muryoju en chinois.

Samghayashas, (Sogyayasha, 僧伽耶舎) Dix-huitième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni selon le Fuhozo Innen Den. Le Busso Rekidai Tsusai (Annales des bouddhas et patriarches sous diverses dynasties) place Gayashata au rang de dix-huitième successeur. Il pourrait s'agir de la même personne. Samghayashas était natif du Magadha. Il avait une grande réputation de sagesse et d'éloquence. Les enseignements du Bouddha lui furent confiés par Samghanandi et il les transmit ultérieurement au dix-neuvième successeur, Kumarata.

Samkya ou Sankhya. L'une des six écoles de la philosophie classique de l'Inde, fondée peut-être par Kapila. A l'époque de Shakyamuni, elle professait l'athéisme, tout en se basant sur les Veda.

Sammi-bo voir Nichigyo

Sammon shu ou Sammon-ha, 山門派. Ecole de 1'Ordre de la montagne. Branche de l'école Tendai basée au temple Enryaku-ji sur le mont Hiei. Une branche rivale, dont le centre était le temple Onjo-ji (Mii-dera), est appelée l'école Jimon (Ordre du temple). Après la mort du dix-huitième principal, Ryogen, qui avait restauré l'école Tendai, un grave désaccord survint entre les disciples de Ennin (Jikaku), le troisième principal, et ceux de la lignée de Enchin (Chisho), le cinquième; chaque parti réclamant la position vacante de principal. En 993, les disciples de Enchin quittèrent finalement le mont Hiei et s'établirent au temple Onjo-ji. Dès lors, le temple Enryaku-ji s'appela l'école Sammon, et le temple Onjo-ji, l'école Jimon.

samsara (rinne, 輪廻), traduit diversement selon les écoles par "passage", "errements", "succession d'états", "écoulement". La notion remonte aux Upanishad et reste fortement liée au brahmanisme et l'idée d'atman individuel. Pour l'hindouisme c'est la réincarnation, la répétition des naissances lorsque l'essence immatérielle de l'individu, après la désagrégation de l'enveloppe corporelle s'unit à une autre enveloppe, et qui s'accompagne de l'héritage de l'existence précédente. Le samsara est le résultat du Dharma du karma (au sens hindouiste) et est indissociable des passions et des souffrances qui en découlent. C'est l'échelle hiérarchique des réincarnations, que des individus montent ou descendent suivant les mérites ou les dettes accumulés lors des existences antérieures et principalement lors de l'existence précédente.
Le samsara est également le lieu peuplé d'individus soumis aux renaissances, souffrances, destructions. Le cosmos lui aussi vit cycliquement : il naît, évolue et se détruit lors de périodes cosmiques. De plus, notre univers comporte 6 sphères d'expressions ou six "mondes" : les mondes des dieux, des asura, des hommes, des animaux, des esprits affamés (gaki, preta), des esprits de l'enfer. Après la mort, et selon la loi du karma on peut changer de monde : un être humain peut renaître en tant qu'animal ou en tant que dieu. Mais de toute façon, tous ces mondes sont voués à la destruction et à la souffrance. Seuls les êtres humains ont la possibilité de briser le cycle du samsara et atteindre la délivrance (moksha) grâce à des pratiques physiques et spirituelles d'une grande rigueur.
Dans le bouddhisme, l'homme est pensé comme une combinaison momentanée des cinq skandha (composants, agrégats) et par conséquent la réincarnation d'un individu n'a de sens que métaphorique : les structures psycho-physiques sont fluides et s'écoulent selon la loi de causalité après la désagrégation du corps matériel.
Tout en niant l'atman brahmanique le bouddhisme accepte une certaine idée du samsara sur le plan empirique (samvritti satya) mais le nie en tant que réalité ultime de la vie (paramarthika satya). Cette distinction permet à Nagarjuna d'affirmer que le nirvana et le samsara ne se distinguent que sur le plan de la réalité du simple mortel alors que du point de vue de la vérité ultime les opposés se conjuguent. Une telle approche est propre au courant du Sutra du Lotus. A la place du samsara Nichiren parle de shoji (vies et morts) et affirme leur identité avec le nirvana (shoji soku nehan). Il s'oppose avec vigueur à d'autres courants bouddhiques qui sont revenus à l'idée d'une "âme" qui transmigre d'un corps à un autre. En Occident, on a parfois tendance à assimiler la notion de nirvana à celle d'un paradis et de dissocier l'individu en corps périssable et âme immortelle. Quant à la notion de réincarnation elle est surtout connue sous sa forme tantrique et l'existence des tulku popularisés par un certain cinéma.
Shakyamuni racontait souvent les événements du passé pour encourager les hommes à pratiquer le bouddhisme et leur faire comprendre la loi de causalité. Mais les paraboles sur ses "vies antérieures" ne sont que des paraboles. Dans le chapitre Durée de la Vie Shakyamuni se situe en dehors de l'espace et du temps: "Le Boudda ne meurt jamais."
Nichiren use également de paraboles faciles à comprendre pour aider les hommes à saisir le pouvoir de la pratique. Vivant dans un milieu où les croyances shinto font une large place aux "esprits" et aux ancêtres, il lui arrive de parler des défunts comme d'entités autonomes losrqu'il s'adresse à des personnes en deuil. Mais il n'utilise jamais ces notions par rapport à ses propres parents, pas plus qu'il n'y fait allusion dans ses Traités.
Ce qu'en dit Nichiren

samskrta (composé, )

samouraï Classe de guerriers (bushi) vassaux d'un chef militaire, d'un daimyo ou d'un shogun. Cette classe apparut au milieu du Xe siècle, alors que les grands clans guerriers étaient en formation. Les samouraïs étaient alors des sortes de gardes (saburai) au service des seigneurs de la cour, mais ils devinrent au XIIe siècle assez puissants pour s'imposer à la cour avec les clans des Taira, et des Minamoto. A partir de la période de Kamakura, organisés par le bakufu, ils eurent un statut héréditaire et furent soumis à un code éthique guerrier (kyuba no michi) ou "voie de l'arc et du cheval". L'idéal en était la bravoure, le mépris de la mort, l'impassibilité.

samurai dokoro, 侍所 Institution du bakufu de la période de Kamakura (1185-1333) chargée des affaires militaires. L'un des trois organes centraux de l'administration shogunale. Ce bureau des guerriers, fondé en 1180, est dirigé par un intendant (betto); son pouvoir est important car il tient la liste des vassaux et a autorité pour les convoquer et les commander.

Samyak-sambuddha (Sage parfait, Shohenchi, 正遍知). Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Littéralement Celui qui est "complètement et parfaitement éveillé". Celui qui voit au delà des apparences la triple vérité des phénomènes Sa perfection le distingue des pratyekabuddha qui gardent leur Eveil pour eux-même, sans chercher à sauver les êtres.

san-bo (trois trésors, triratna)

san-cho (trois dynasties)

sanctuaire d'ordination voir kaidan

Sandhinirmochana (Sutra de la profonde compréhension, Jimmitsu kyo)

san-doku (trois poisons)

Sanenaga

san-gai (trois mondes)

sange 懺悔ou zange (reconnaître ses erreurs, repentir, deshana ou kshama = pardon). Dans les monastères indiens, une réunion (uposhadha), avait lieu deux fois par mois, au cours de laquelle les membres du Sangha qui avaient violé les préceptes, s’excusaient devant le Bouddha ou devant les autres moines afin de purifier leur esprit. En outre, une cérémonie annuelle (pravarana, jishi, 自恣) était accomplie à la fin de la retraite de la saison des pluies au cours de laquelle les moines se repentaient publiquement des erreurs qu’ils avaient commises pendant cette période de trois mois. Avec le développement du Mahayana, une insistance moins grande fut mise sur les règles monastiques et la signification du repentir a changé en conséquence. Puisque les actions mauvaises découlent, fondamentalement, de l’ignorance de la véritable nature de la vie, s’éveiller à cette nature, c’est-à-dire à l’aspect véritable de tous les phénomènes et faire apparaître sa propre sagesse de bouddha, en purifiant ainsi sa vie, constitue l’acte de sange par excellence. Dans l'enseignement de Nichiren le terme de sange ne s'applique plus que par rapport à l'opposition au Sutra du Lotus.

Sange Gakusho Shiki, 山家学生式 (Règles pour les étudiants de l'école de la Montagne). Souvent abrégé en Gakusho Shiki (Règles pour les étudiants). Ouvrage de Saicho en trois parties énumérant les règles que devaient observer les étudiants envoyés chaque année par la cour pour étudier les enseignements du Tendai sur le mont Hiei, et établissant les préceptes Mahayana auxquels ils devraient être initiés lorsqu'ils recevraient l'ordination. Cet ouvrage fut présenté à l'empereur Saga en 818 et 819. La première partie énumère les règles pour les deux étudiants nommés annuellement par la cour pour étudier le bouddhisme du Tendai. Ces règles, consistant en six articles, stipulent que tous les étudiants nommés annuellement seront initiés aux dix préceptes de bien avant de devenir novices; qu'après leur ordination, ils devront rester sur le mont Hiei pendant douze ans pour étudier à la fois la méditation shikan (recueillement et vision intérieures) et les disciplines vairocana, basées principalement sur le Sutra Vairocana; que après avoir achevé leurs douze années de pratique, ils seront nommés à des postes de responsabilité selon leurs capacités. La seconde partie, qui comprend huit articles, donne des explications plus concrètes et détaillées. La troisième partie, qui comprend quatre articles, divise les préceptes en Theravada et Mahayana, et les méthodes d'ordination en façon theravada et façon mahayana. Elle requiert, de plus, des étudiants de l'école Tendai qu'ils reçoivent les préceptes des bodhisattvas mahayana et que la cérémonie conduite à cette occasion se déroule selon des règles du Mahayana. Dans le Gakusho Shiki, Saicho exprime le désir que cette cérémonie de transmission des préceptes du Mahayana ait lieu sur le mont Hiei, indépendamment des six écoles de Nara qui, à cette époque, possédaient seules le privilège de conduire des cérémonies d'ordination, ce qu'elles faisaient selon les règles du Theravada. Ce vœu provoqua la forte opposition des moines de Nara. Saicho réfuta leurs arguments dans son Kenkai Ron écrit en 819.

sangha : communauté des moines

san-jin (trois corps, trikaya)

san-jin soku ichi (trois corps en un seul)

san-ju (trois perceptions)

san-ju (trois obéissances)

Sanlun zhong (San-louen, école des Trois Traités, Sanron shu)

Sanmi-bo ou Sammi-bo, 三位房. L'un des premiers disciples de Nichiren. Il était grandement respecté, parmi tous les disciples, pour son grand savoir et ses qualités d'orateur. Il aida Nikko Shonin dans son effort de propagation dans la région du mont Fuji, mais plus tard, son savoir le rendit arrogant et il abandonna sa foi, à peu près à l'époque de la persécution d'Atsuhara. Voir Nichigyo

sanmon ou sammon 三門. Dans un monastère bouddhique, porte principale (mon), généralement à deux étages de toits et située sur l'allée principale menant au sanctuaire.

Sanno 山. Nom populaire de la divinité (kami) shinto Okuninushi no Mikoto, protectrice du Mont Hiei. et de l’école Tendai, situé aux pieds du mont Hiei. Le sanctuaire contient les autels de sept déités.

sannyasin (celui qui est entré sur la voie, nyudo)

Sanron shu, 三論宗 (Ecole des Trois traités, Sanlun zhong). Ecole chinoise du bouddhisme relevant du courant Madhyamika de Nagarjuna. On l’appelle école des Trois traités car elle se fonde sur trois textes : Le Traité du Milieu (Churon), le Traité des douze doctrines (Junimonron), deux œuvres de Nagarjuna et les Cent traités (Hyakuron) de Aryadeva. Ce courant a été introduit assez tôt (625) au Japon et compte parmi les premières écoles bouddhiques désignées par l’expression "les Six écoles de Nara", du nom de la capitale impériale d’alors. Le temple principal est le Todai-ji. En savoir plus

sans changer d'apparence (soku shin)

sans-commencement (mu-shi) Relatif à un passé si lointain qu'il est illusoire de 1'appréhender, afin de lui déterminer une origine temporelle. Pour le bouddhisme, le monde n'a jamais eu ni commencement, ni créateur.

sans-écoulement voir anasrava

san-seken (trois domaines)

sans-infections voir anasrava

Sans-Mépris [bodhisattva] voir Fukyo (Buqing, Sadapaributha)

san-so shi-ma  (trois obstacles et quatre démons)

sanscrit ou sanskrit. Langue indo-européenne autrefois parlée dans le sous-continent indien. Elle est encore pratiquée par certaines familles de brahmanes et certaines sectes hindouistes et reste avant tout une langue de culture à la manière du latin aux siècles passés en Occident. Le sanskrit bouddhique, qui comporte plusieurs variantes, se distingue du sanskrit védique et du sanscrit classique particulièrement au niveau lexical.

san-tai (triple vérité)

santal [bois de] (sendan, 栴檀, chandana). Arbre aromatique de l'Inde. Il peut mesurer jusqu'à dix mètres de haut et son bois parfumé est utilisé pour faire de l'encens. Le même terme désigne l'arbre et le bois. Une variété de santal (santal tête de boeuf, gozu-sendan, 牛頭栴檀, goshirsha-chandana) possède des vertus médicinales et est particulièrement appréciée pour sa frangance.

santam nirvanan (sérénité et pureté du nirvana, nehan jaku jo)

Santirna [pays de] (Sandairankoku, Shantilanguo). Dans l’un des nombreux récits des vies antérieures du bouddha Shakyamuni, il aurait vécu dans ce pays sous le nom de Souhait de Brahma - Mer de Joyaux (Hokaibonji, Baohaifanzhi) et en aurait été le grand chambellan. L’histoire est racontée dans le Sutra de la fleur de miséricorde. Ce récit est le sujet essentiel d’une courte lettre de Nichiren adressée à Matsuno Rokuro Lettre à Sire Matsuno.

san-toku (trois vertus)

san-wa (triple harmonie)

san-waku (trois illusions)

san-ze (trois phasesi)

san-zen (trois mille)

san-zen jintengo (passé)

san-zo kyo (enseignement des trois corbeilles, tripitaka)

Saramati (Kenne ou Ken'e, 堅慧). Lettré indien qui vécut, pense-t-on, de la fin du Ve siècle et au début du VIe. On lui attribue la rédaction du Hosho Ron.

sarangi Instrument d'accompagnement de presque toutes les musiques de l'Inde du Nord; il est taillé d'un seul tenant dans un morceau de bois et dispose généralement de 3 cordes en boyau.

Sarasvati (Benzine, Benzai-ten ou Benten, 弁才天・弁天). Déesse de la musique, de la richesse, de la sagesse et de l'éloquence qui, à l'origine, fut vénérée comme déesse des cours d'eau dans l'Inde ancienne avant d'être intégrée au bouddhisme. On la représente sous diverses formes, parfois avec huit bras, portant un arc, une hache et diverses armes. Au Japon, elle est considérée comme une des sept divinités bénéfiques (shishi fukujin)

sarod. Instrument utilisé en Khyal, musique classique du Nord de l'Inde. Il est taillé d'un seul tenant en bois, la touche ne disposant pas de frettes.

Sarvastivada I. Terme générique équivalent à Hinayana ou Theravada; courant philosophique du bouddhisme primitif (avant les schismes).
II. Ecole importante qui se sépara de l'école Theravada. Selon le Ibushurin Ron (Doctrines des différentes écoles), ce schisme survint environ trois cents ans après la mort de Shakyamuni. Son fondateur serait Katyayaniputra. Le Sarvastivada expose le point de vue que tout existe : puisque tous les êtres vivants sont formés par l'union temporaire des cinq agrégats, il n'existe aucun soi réel ou permanent, mais les dharma ou éléments de l'existence phénoménale qui composent les êtres vivants sont en dernière analyse réels et existent vraiment tout au long du passé, du présent et du futur. Les Sarvastivadin développèrent l'Abhidharma (ou partie du commentaire exégétique du canon) plus que toute autre école theravada. Ils produisirent au total sept abhidharma dont le Hotchi Ron. Des commentaires furent à leur tour écrits sur ces sept textes, dont le plus célèbre est le Daibibasha Ron, exposé exhaustif de la pensée Sarvastivada. Vasubandhu analysa les points essentiels de cet ouvrage dans son Kusha Ron. Ce dernier ouvrage, cependant, s'éloigne de la position Sarvastivada traditionnelle et interprète la doctrine de l'école sur une base plus large, en y incorporant le point de vue d'autres écoles, en particulier l'école Sautrantika. L'école Sarvastivada donna au total naissance à neuf autres écoles. Ce fut l'école Hinayana la plus influente en Inde et sa doctrine fut très étudiée en Chine et au Japon. Ce courant fut combattu par Nagarjuna.

Sassho . Moine de l'école Jodo qui vécut au XIIIe s. à Kamakura. Il étudia la doctrine Tendai mais suivit plus tard l'enseignement de Jokaku. Encore plus tard, il finit par fonder sa propre école.

sastra, shastra( traité, ron), littéralement "connaissance"; texte éducatif; généralement associé en tant que suffixe à un terme technique ou philosophique, par exemple vaastushastra - connaissance de l'environnement; dans les religions védiques, texte sacré sur un principe ou une revélation divine. Dans les bouddhismes japonais on distingue les écoles basées sur les sastra (ron-shu) et les bouddhismes basés sur les sutras (kyo-shu).

Sastra deramanusyanam (Maître-enseignant ou Maître des dieux et des hommes, Tenninshi, 天人師). Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Il prêche la doctrine aux dieux (devas) et aux hommes (manusyas) et les mène à la délivrance par ses exhortations.

Satavahana. I. Roi d'Inde du Sud qui apparut environ sept siècles après la mort de Shakyamuni. Il se convertit à l'enseignement de Nagarjuna, protégea et soutint le bouddhisme du Mahayana. II. Satavahana Andhra) Dynastie indienne qui régna entre -200 et + 250.

satori (illumination, wu)

sattva (êtres, shujo)

Sattva [prince] (Satta-oji, 王子) Troisième fils du roi Makarada; prince dont parle le Sutra Konkomyo (Sutra de la lumière d'or). Un jour où le prince Sattva marchait dans un bosquet de bambous avec ses deux frères aînés, il trouva une tigresse blessée qui venait de mettre bas mais était trop affaiblie par la faim pour nourrir ses petits. Laissant ses frères aînés rentrer au palais, il donna son corps en offrande pour nourrir la tigresse affamée.

Sautrantika [école]. Une des vingt écoles du Theravada. Les Sautrantika se séparèrent de l'école Sarvastivada. On considéré comme leur fondateur Kumaralabdha qui vécut vers la fin du IIIe siècle A la différence des Sarvastivadin qui accordaient une grande valeur aux traités, les Sautrantika ne tenaient compte que des sutras. Tandis que les tenants de l'école Sarvastivada soutenaient que les dharma ou éléments d'existence sont réels et existent tout au long du passé, du présent et du futur, l'école Sautrantika enseignait que seuls les quatre éléments et l'esprit ont une existence réelle et que seul le présent existe. La doctrine Sautrantika se rapproche en plusieurs points de la pensée Mahayana et certains estiment qu'elle fut à l'origine de l'enseignement Madhyamika.

saveurs [quatre ou cinq]

sbires infernaux (gardes)

sceaux du Dharma (hoin, dharma mudra)

sciences voir trois sciences

scolastique [adjectif]. Les méthodes principales de l'enseignement scolastique étaient la logique formelle, la lecture commentée des Anciens et les "disputationes", sorte de discussions ouvertes, régies par des règles strictes, au cours desquelles le maître répondait aux questions posées par son auditoire.

Seicho-ji, 清澄寺, appelé également Kiyozumi dera 清水寺 (littéralement Source pure, du nom de la région de collines où ce monastère est situé). Monastère où Nichiren a commencé son noviciat. En savoir plus

Seiryo-ji, 清凉寺.Temple de l'école Jodo (Terre pure), à Kyoto. En 896, une villa appartenant à Minamoto no Toru, fils de l'empereur Saga, fut transformée en temple que l'on nomma le Seika-ji. Plus tard, en 983, Chonen (mort en 1016), moine de l'école Sanron, se rendit en la Chine. L, il fit sculpter, en 985, une copie de la statue du bouddha Shakyamuni enchâssée dans le temple Kaiyuan-si. Il rapporta cette statue au Japon et, après sa mort, celle-ci fut enchâssée dans la salle du bouddha Shakyamuni, dans l'enceinte du Seika-ji. Cette salle fut appelée Seiryo-ji. Comme le culte de cette statue prit de plus en plus d'importance, le Seiryo-ji devint le temple principal dans l'enceinte du Seika-ji.

Seishi bosatsu 勢至菩 ou Tokudaisei-bosatsu, 得大勢菩 (bodhisattva Puissance-Extrême, Shizhi pusa, Maha Sthamaprapta). Il apparaît également dans les sutras sous les noms de Tokutaisei, Dedashi (Possession de Grande Puissance) ou Seshi, Shizhie (Intention du Monde) dans le Sutra de la fleur de miséricorde. Traduit également en français par Muni de Grande-Force et Obtention de Grande-Autorité (Tokutaisei, Dedashi). Bodhisattva que l'on croyait doté d'une grande force de sagesse ou de compassion utilisée pour sauver les êtres. Selon les sutras Kammuryoju et Muryoju, il sert le bouddha Amida en compagnie du bodhisattva Kannon. Dans l'enseignement ésotérique, Seishi est représenté assis dans le mandala du Monde de la matrice. Le bodhisattva Seichi est aussi mentionné dans le Sutra du Lotus comme l'un de ceux qui s'assemblèrent sur le Pic du Vautour pour écouter le prêche de Shakyamuni. Le Bouddha destine le chapitre Fukyo XX - Bodhisattva Fukyo à ce bodhisattva. Le Hokke Mongu identifie Seishi au dieu de la lune, Gatten.

seiza, 正座 I. Coussin ou siège de méditation utilisé principalement dans la méditation assise (zazen) II. Position spécifiquement japonaise : genoux repliés en arrière, les fesses sur les talons, les gros orteils se touchant, les genoux sont serrés pour les femmes, légèrement écartés pour les hommes, sans jamais dépasser la largeur du corps. Une variante se fait avec les pieds posés à plat l'un sur l'autre, le gauche touchant le sol, le droit au dessus, sur toute la longueur du gauche.

seize. Nombre qui, dans l'Inde brahmanique, symbolyse la totalité. Ainsi "seize seizièmes" était une façon courante de dire "cent pour cent".

seize arhats (juroku-rakan,十六羅漢). Seize sages particulièrement vénérés dans le bouddhisme theravada et tantrique: Pindolabharadvaja, Kanakavatsa, Kanakabharadvaja, Subinda, Nakula, Bhadra, Kalika, Vajraputra, Jivaka, Panthaka, Rahula, Nagasena, Angaja, Vanavasin, Ajita, Cudapanthaka.

seize principaux Etats de l'Inde à l'époque de Shakyamuni. Le Sutra Jo-agon énumère Anga, Magadha, Kashi, Kosala, Vriji, Malla, Chedi, Vatsa, Kuru, Panchala, Ashmaka, Avanti, Matsya, Shurasena, Gandhara et Kamboja. II existe des variantes.

seizième fils du bouddha Daitsu voir Chishaku

Seiwa Tenno 清和天. (858-880). Le 56e empereur du Japon. Quatrième fils de l'empereur Montoku. Selon la tradition, Montoku fut incapable de décider s'il désignerait Korehito ou un autre de ses fils pour lui succéder, et demanda aux deux princes de régler le problème dans un combat de sumo. On dit que Korehito l'emporta grâce aux prières offertes en sa faveur par le moine Eryo du mont Hiei.

seken (domaines)

selon la capacité des hommes ou "selon 'esprit des autres" (zuitai, 随他意) Méthode d'enseignement que le Bouddha emploie pour exposer ses enseignements provisoires en fonction des capacités de ceux à qui il s'adresse, afin de les conduire graduellement à l'enseignement définitif. Zuitai désigne également les enseignements provisoires ainsi exposés. Ce terme est utilisé par opposition à zuijii, 随自意 (en accord avec son propre esprit, c'est-à-dire l'esprit du Bouddha) ou l'enseignement par lequel le Bouddha révèle directement la vérité à laquelle il s'est éveillé lui-même.

selon le Dharma et non la personne (eho fu ejin)

selon la sagesse et non les jugements (echi fu eshiki)

selon la signification et non les mots  (egibuego)

selon les sutras aux sens définitifs et non les autres (eriogikyo fu efuryogikyo)

Senchaku Shu, 選択集 ou Sen-jaku-shu abréviation de Senjaku Hongan Nembutsu-shu (Le choix exclusif du Nembutsu). Oeuvre la plus connue de Honen qui est en fait une compilation de son enseignement rédigée par ses disciples. Traduit en français par "Le gué vers la terre pure" (éd. Fayard). Appelé également "Recueil sur la sélection". Honen, cite principalement des passages des trois sutras de la Terre pure et du Kammuryoju Sho (commentaire de Shan-dao sur l'un des trois, le Sutra Kammuryoju). Il affirme que la pratique du Nembutsu est celle qui convient à l'époque des Derniers jours du Dharma et devrait être adoptée à l'exclusion de toute autre. Puis il décrit la renaissance dans la Terre Pure de ceux qui récitent le nembutsu.

Sengcan 僧燦 ou maître Jianzhi (Sosan), (mort en 606). Troisième patriarche de la lignée du bouddhisme Chan (Zen) en Chine. Il étudia l'enseignement Chan sous la direction du second patriarche Huiko. Quand le bouddhisme fut interdit par l'empereur Wu de la dynastie des Zhou du Nord, il se cacha dans les montagnes où il poursuivit sa pratique. Il transmit l'enseignement Chan à Daoxin. Il est l'auteur du Shinjimmei (De la confiance dans le cœur).

Senglang, 僧朗 (Soro). Moine de l'école Sanlun (Sanron)   entre le Ve et VIe siècle originaire de Koguryo (Corée), qui propagea la doctrine Sanlun en Chine du sud. Ses enseignements furent successivement transmis à Sengquan, Falang (Horo) et Jizang.

Sengquan, 僧詮 (Sosen). Moine de l'école Sanlun (Sanron) au VIe siècle sous la dynastie Liang. Il étudia la doctrine Sanlun sous la direction de Senglang au temple Zhiguan-si. Il eut quatre disciples importants: Falang, Huibu, Zhibian et Huiyong.

Sengrou, 僧柔(Sonyu), (431-494) Moine qui vécut à l'époque des dynasties du Nord et du Sud. Il était particulièrement versé dans l'étude des sutras.

Sengrui 僧叡 (Soei), (378-444?). Moine de la dynastie des Jin orientaux. Il étudia d'abord le bouddhisme sous la direction de Sengxian (Seng-sien). Il devint le disciple de Kumarajiva quand celui-ci vint à Changan en 401. Il l'aida à traduire le Sutra du Lotus en chinois et fut respecté comme l'un de ses principaux disciples. Il possédait une profonde compréhension des textes bouddhiques et écrivit la préface de nombreux écrits bouddhiques en chinois tels que le Sutra du Lotus et le Daichido Ron.

Sengyou, 僧祐(Soyu), (445-518). Moine qui vécut sous la dynastie des Liang. Sur la base du Sori Shukyo Mokuroku (Catalogue complet des sutras), le premier index des traductions chinoises des écrits bouddhiques, il compila le Shutsu Sanzo Ki Shu (Recueil de commentaires sur le Tripitaka), le plus ancien recensement en chinois du canon bouddhique. Cet ouvrage est une référence précieuse non seulement pour la littérature bouddhique mais aussi pour les études historiques, car il comprend la préface des diverses traductions et la biographie des premiers traducteurs.

Sengzhao, 僧肇 (Sojo) (384-414) Moine qui vécut sous la dynastie des Qin postérieurs. Il naquit à Changan et étudia la philosophie de Laozi et Zhuang Zi. La lecture du Sutra Vimalakirti l'incita néanmoins à devenir moine bouddhiste. Plus tard, il entendit parler de Kumarajiva et devint l'un de ses plus remarquables disciples. Il est l'auteur du Jo Ron. Nichiren fait allusion à son Hokke Hongyo no Koki (Commentaire sur la traduction du Sutra du Lotus de Kumarajiva) dans lequel est relatée la manière dont Shuryasoma, bien versé dans les sutras du Mahayana, confia le Sutra du Lotus à Kumarajiva en lui disant qu'il était relié à un pays au nord-est de la Chine.

Senjaku-shu voir ou Senchaku-shu

Senkan, 千観 (918-983). Moine de l'école Tendai qui vécut au temple Konryu-ji dans la province de Settsu. Il entra d'abord dans la vie religieuse au temple Onjo-ji et étudia l'ésotérisme Tendai. Au cours de l'été 962, alors que le Japon souffrait de sécheresse, l'empereur lui donna l'ordre de prier pour la pluie. On rapporte que, dès que l'envoyé impérial parvint à lui, il fit tomber la pluie.

Sennichi ama, 千日尼 (la nonne Sennichi) Femme d'Abutsu-bo. On connaît mal ses origines. Quand Nichiren se trouvait en exil sur l'île de Sado, son mari et elle se convertirent à ses enseignements. Le couple lui rendit souvent visite dans sa misérable cabane à Tsukahara, lui apportant de la nourriture, du papier et d'autres objets de première nécessité dans la vie quotidienne. Après que Nichiren eut été gracié, Sennichi-ama envoya par trois fois son mari auprès de lui au mont Minobu.

sens (six sens)

Sens mystérieux ou Sens occulte [du Sutra du Lotus] voir Hokke Gengi

sensitifs voir êtres sensitifs

Sen'yo, 仙予 [roi]. Nom de Shakyamuni dans une de ses existences antérieures, racontée dans le Sutra du Nirvana. Ce roi, qui vénérait le Mahayana, était pur de cœur et libéré de mauvaises pensées. Pendant douze ans, il continuait à faire des offrandes aux brahmanes, mais lorsqu'il les entendit calomnier les sutras mahayana il les fit mettre à mort. En raison de cet acte, dit le sutra, il n'encourut jamais plus le danger de tomber en enfer. Dans son Rissho Ankoku Ron, Nichiren commente ce texte en disant que ce n'est pas une incitation au meurtre des opposants au Dharma mais la démonstration de la gravité de la faute de dénigrement du Dharma et l'importance de protéger le Dharma correct.

Senyu-ji, 仙遊寺. Temple de Kyoto que Nichiren visita en 1246 pour sa bibliothèque. Tendai à l'époque de Nichiren il appartient actuellementà l'école Rinzai.

sept arrogances (shichi-man, 七慢). D'après l'Abhidharma kosa sasrta (Kusha Ron) de Vasubandhu, c'est: 1) croire qu'on est supérieur aux autres alors qu'on est leur égal; 2) croire qu'on est égal à ceux qui sont supérieurs; 3) croire qu'on est supérieur à ceux qui sont supérieurs; 4) être attaché à ceux pour qui la vie individuelle est une entité permanente alors qu'elle est la combinaison provisoire des cinq agrégats; 5) croire que l'on a atteint une vérité alors qu'on ne l'a pas encore perçue; 6) croire qu'on est juste un peu inférieur à ceux qui en fait nous dépassent de beaucoup; 7) feindre de posséder une vertu qu'on n'a pas encore. Voir également les neuf arrogances

sept bodhyanga (shichi-kakushi ou shichi-bodaibun, 七覚支・七菩提分). Sept facteurs d'aide à la pratique pour atteindre l'éveil; sept capacités que le pratiquant est appelé à développer. Ce sont :
1) mémoire: capacité de garder présent à l'esprit ses décisions par rapport à la pratique; souvenir lucide de son passé;
2) discrimination : capacité de distinguer le vrai du faux; capacité de faire le tri de ses propres illusions;
3) effort : autodiscipline qui permet de surmonter le découragement et la paresse;
4) joie : capacité de se réjouir des bienfaits de la pratique;
5) légèreté : capacité de ne pas considérer les épreuves de la vie comme un fardeau insurmontable, facilité avec laquelle on retrouve la paix intérieure;
6) méditation : capacité de garder un esprit concentré et imperturbable;
7) équanimité : capacité d'abandonner ses attachements.

sept bouddhas du passé (kako-shichi-butsu, 過去七仏). Shakyamuni et les six bouddha qui l'ont précédé. Bibashi (Vipashyin), Shiki (Shikhin), Bishabu (Vishvabhu), Kuruson (Krakucchanda), Kunagon (Kanakamuni) et Kasho (Kashyapa). Les trois premiers sont censés être apparus dans le kalpa de gloire passé, alors que les quatre autres, y compris Shakyamuni, sont apparus dans le kalpa actuel de la sagesse. Ils sont mentionnés dans le Sutra Jo-agon et le Sutra Shichibutsu (Sutra des Sept Bouddhas). Le chapitre VIII du Sutra du Lotus y fait également allusion.

sept désastres (shichinan, 七難). D'après le Sutra Ninno, ce sont :
1) manifestations extraordinaires du soleil et de la lune; éclipses, saisons décalées, couronnes autour du soleil, lunes rousses répétées.
2) mouvements extraordinaires des étoiles et des planètes; changements imprévus dans les constellations, courses inhabituelles des étoiles, apparition de comètes.

3) incendies; ceux qui embrasent une ville entière avec mort d'hommes, ceux d'origine inexplicable (oeuvre des démons) ; ceux provoquées par les dragons (eau prenant feu), ceux provoqués par des objets lumineux venus de l'espace (feu du ciel); ceux provoqués par les dieux des montagnes (irruptions volcaniques), incendies humains (accidents provoquant mort d'hommes), feux des forêts, incendies allumés par des brigands.
4) intempéries répétées; crues hors saison, pluies torrentielles en hiver, gel en été, pluies de poussière, pluies noires ou rouges, avalanches, coulées de boue.
5) tempêtes; vents provoquant mort d'hommes, déracinant les arbres, typhons, tsunami, vents de poussière.
6) sécheresse; chaleur extrême qui assèche les points d'eau, craquelle la terre et rend impossible la germination des plantes.
7) guerre; attaques de l'extérieur par des pays étrangers, invasions, rébellions, luttes intestines.
Ces désastres peuvent être remplacés par sept vertus :1) Vertu d’apaiser les mauvais esprits et les dragons 2) Vertu de permettre le salut des hommes 3) Vertu des joyaux du roi tournant la roue 4) Vertu de pouvoir faire tomber de la pluie douce 5) Vertu de la lumière éclairant le ciel et la terre 6) Vertu de faire apparaître tous les enseignements du Bouddha 7) Vertu de faire apparaître chez tous les souverains le Dharma inégalable.
Le Sutra du Lotus (chapitre Kannon XXV) dresse également la liste de sept désastres auxquels on peut échapper grâce au pouvoir du bodhisattva Kannon : 1) le feu 2) les inondations 3) les démons rakshasa 4) les attaques à coups de sabres et de bâtons 5) l'attaque par les démons yaksha et autres démons 6) l'emprisonnement 7) l'attaque par des pillards.

sept divinités bienfaisantes (shichi fukujin, 七福神). Les sept divinités de la bonne fortune, comprenant diverses divinités indiennes, chinoises et japonaises. Il s'agit de Ebisu (ou Hiruko, Le dieu qui rit, divinité shinto), Daikkokuten (Dieu des ténèbres dans la mythologie indienne), Bishamonten (Le plus important des Quatre grands rois du ciel), Benzaiten (Déesse de la musique et de la poésie, équivalent de Sarasvati), Hotei (Dieu du contentement et du bonheur, hérité de Chine), Fukurokuju (Divinité chinoise de sagesse et de longévité) et Jurojin (Dieu de longévité d'origine chinoise, souvent assimilé à Fukurokuju). La croyance en ces sept divinités bienfaisantes est restée très vive au Japon pendant des siècles, en tant que culte populaire.

sept divinités célestes [regne de] (tenjin shichidai, 天神七代). Divinités qui ont régné sur le Japon avant les divinités terrestres, fondatrices de la lignée impérialee. Selon le Nihongi, il y aurait eu trois divinités créatrices (zokasanshin) solitaires (hitorigami) puis quatre couples de divinités. Ce sont :
1) Kuninotokotachino mikoto, 國常立尊;
2) Kuninosatsuchino mikoto, 國狭槌尊;
3) Toyokumununo mikoto, 豊斟渟尊
suivis par les quatres règnes conjoints
4) Uijino mikoto, 泥土煮尊 et Suijinino mikoto, 沙土煮尊;
5) Otonojino mikoto, 大戸之道尊 et Otomabeno mikoto, 大苫辺尊;
6) Omodaruno mikoto, 面足尊 et Kashikoneno mikoto, 惶根尊;
7) Izanagino mikoto, 伊弉諾尊 et Izanamino mikoto,.

sept écoles (shichi-shu, 七宗). Sept principales écoles bouddhistes au Japon du XIIIe s. Différentes listes
1) Kusha, Jojitsu, Ritsu, Hosso, Sanron, Kegon, Shingon. Les six premières sont également appelées Six écoles de Nara ( période de 710 à 794), le Shingon appartient à la période Heian.
2) Les six écoles de Nara et l'école Tendai.
3) Ritsu, Hosso, Sanron, Kegon, Tendai, Shingon, Zen. Les écoles Kusha et Jojitsu ne sont pas considérées comme entièrement indépendantes.

sept esprits gardiens (shichi-kijin,七鬼神). Mudanan, Akani, Nikashi, Akana, Harani, Abira, et Hadairi. Esprits cités dans le Sutra Kyakuon-shinju et dont Nichiren, dans son Rissho Ankoku Ron, dénonce la parfaite inefficacité pour combattre la famine et les épidémies: "Il y a ceux qui écrivent le nom des sept esprits gardiens et les affichent sur mille portes, ceux qui peignent des représentations des cinq puissants bodhisattvas et les accrochent au-dessus de dix mille seuils, et ceux qui adressent des prières aux divinités du ciel et de la terre dans des cérémonies conduites aux quatre coins de la capitale."

sept étapes voir cinquante deux étapes

sept expédients (shichi-hoben ou shichi-hoben-i, 七方便・七方便位). Statut provisoire atteint par les personnes dans les mondes-états d'hommes, du ciel, des auditeurs-shravaka, des pratyekabuddha, par les bodhisattvas du tripitaka ou du Theravada, et les bodhisattvas de l'enseignement spécifique ou du Mahayana provisoire le plus élevé. Zhanlan les mentionne dans le Hokke Gengi Shakusen comme un concept formulé par Zhiyi sur la base du chapitre Yakusoyu (Ve) du Sutra du Lotus.

sept fautes capitales (shichi-gyaku, 七逆). D'après le Maka Shikan Bugyoden Guketsu, tuer un moine et tuer un maître, plus les Cinq forfaits (tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des religieux (sangha). D'après le Sutra du filet de Brahma : c'est insulter un bouddha, tuer son père, tuer sa mère, tuer une moine de haute vertu, tuer un acarya, provoquer la discorde dans le Sangha, tuer un sage.

sept générations de divinités du ciel, et cinq générations de divinités de la terre. Divinités japonaises que l'on disait avoir existé avant l'époque du premier empereur Jimmu. On admettait généralement que les sept générations de divinités célestes avaient gouverné le Japon d'abord, suivies par les cinq générations de divinités terrestres. La première des divinités terrestres était Tensho Daijin, la déesse du Soleil, que l'on révérait comme la génitrice de la lignée impériale

sept joyaux (sept matières précieuses, sept trésors, shippo, 七寶, sapta ratna). Substances précieuses dont la liste varie légèrement selon les sutras. Dans le Sutra du Lotus, ils ornent la Tour aux trésors, stupa de Taho (Maints-Trésors) qui apparaît dans le chapitre XI (Vision du précieux stupa). Ce sont l'or, l'argent, le lapis-lazuli, le corail, l'agate, la nacre et la cornaline. Dans la symbolique du Lotus, ces sept joyaux sont mis en relation avec les sept trésors de la sagesse (shichishozaï) : l’écoute, la foi, les préceptes, la concentration, la pratique assidue, l'abandon de l'égoïsme, la recherche constante d'amélioration. Nichiren, dans la Lettre à Abutsu-bo, les interprète comme les sept pratiques essentielles du bouddhisme: 1) écouter l'enseignement correct 2) avoir foi en lui 3) garder les préceptes 4) se concentrer 5) pratiquer assidûment 6) rejeter les attachements et 7) regretter ses erreurs en cherchant toujours à s'améliorer. A distinguer des 7 joyaux du Chakravartin.

sept parfums : parfums doux, piquant, acide, amer, salé, âpre et léger.

sept paraboles du Sutra du Lotus (shichi-hi, 七譬) voir paraboles

sept sages du Bois des Bambous (Zhulinqixian) A la fin de la dynastie Wei (220-265) alors que le gouvernement était chaotique et corrompu, on dit qu'ils se retirèrent dans un bois de bambous pour y étudier la philosophie de Lao-Zi et de Zhuang-Zi. Ce sont: Rong Qiqi (Jouan Tsi) le chef de file suivi de 1) Shan Tao 山濤, 2) Ruan Xian, 阮咸(Jouan Sien) le joueur de luth, 3) Liu Ling, 劉伶(Lieou Ling) chantant les vertus du vin, 4) Xiang Xiu, 向秀 (Siang Sieou) célébrant les vertus du sommeil, 5) Xi Kang, 嵇康 (Si K'ang), 6) Ruan Ji, 阮籍(Yuan-ji), Wang Rong 王戎 (Wang Jong). Ce qu'en dit Nichiren

sept saveurs : douce, piquante, aigre, amère, salée, astringente et subtile

sept temples principaux : Todai-ji, Kofuku-ji