DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

K

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z

 

Kai [province], Kai no kuni, 甲斐国. Actuelle préfecture de Yamanashi dans le centre de Honshu, à l'ouest de Tokyo, dans une région montagneuse sans littoral qui inclut le mont Fuji le long de sa frontière avec la préfecture de Shizuoka.

kaidan, 戒壇, estrade d'ordination. Lieu où se tient la cérémonie d’ordination du clergé bouddhiste. Il s’agit du lieu où les postulants faisaient vœu de respecter les préceptes (kai). A l’origine du bouddhisme, en Inde, le cérémonial était pratiquement inexistant, les événements du Sangha ou les prêches du Bouddha se passaient en plein air. Le lieu d’ordination des prêtres consistait en une légère surélévation du terrain à laquelle on accédait par trois étapes. Il arrivait qu’une statue du Bouddha y soit érigée, voire une représentation des quatre rois célestes aux quatre coins cardinaux. (Selon le Busso Toki*, la première estrade fut construite au monastère Jetavana, à Shravasti, à la demande du bodhisattva Roshi, "Vieux maître"). En Chine, au milieu du troisième siècle de notre ère, un moine indien désigné par les Chinois sous le nom de Tankejialuo (peut-être Dharmakala), procède à une cérémonie d’ordination au temple Baima-si (Cheval Blanc, Hakuba-ji) à Luoyang. Cependant, à cette époque, il n'y avait pas encore d'estrade d'ordination en Chine. La première aurait été érigée en 434 au temple Nanlin-si (Bosquet du sud) à Jiankang par le moine Gunavarman du Cachemire. Selon le Soshiryaku (Brève histoire des moines), la première estrade d'ordination mahayana en Chine fut construite en 765 au temple Daxing-shan-si à Changan. Au Japon, elle fut érigée sur l'ordre de l'empereur Shomu dans le temple Todai-ji en 754, sous la supervision de Ganjin de l'école Ritsu qui y conduisit une cérémonie. En 761, deux estrades supplémentaires furent construites au temple Yakushi-ji dans la province de Shimotsuke et au temple Kanzeon-ji dans la province de Tsukushi. Dans ces trois centres, des moines furent ordonnés selon la tradition des préceptes theravada. Le Grand-maître Saicho (767-822), s'efforça, durant ses dernières années, d'obtenir l'autorisation impériale d'ériger une estrade d'ordination mahayana dans le temple Enryaku-ji sur le Mont Hiei, mais les moines de Nara s'y opposèrent. Peu après la mort de Saicho, l’empereur Saga confère à l’école Tendai l’autorisation de procéder à des ordinations de religieux dans le monastère du Mont Hiei. Le fait de se voir accorder le droit de monter une estrade d’ordination signifiait pour une école bouddhique une forme de reconnaissance ainsi que la possibilité de se développer d’une façon autonome. Voir les Trois grands Dharmas cachés, l’estrade d’ordination de la doctrine primordiale étant la troisième d’entre elles.

Kai dono voir Nichiji

kaigon kennon voir ouvrir le proche

kaigen-kuyo voir ouverture des yeux

Kaigen Shakkyo Roku, 開元釈教録, Kaigen no roku, Inventaire de Kaiyuan, Catalogue de l'ère Kaiyuan sur le canon bouddhique. Index exhaustif des textes bouddhiques en chinois (20 volumes) traduits par 176 traducteurs entre 67 et 730 (18e année de l'ère Kaiyua). Cet ouvrage, couvrant le règne de 19 empereurs, classe les textes dans l’ordre chronologique en commençant chaque époque par une explication du moment, du nombre de traducteurs et du nombre d’ouvrages traduits. La compilation est attribuée à Zhisheng qui divise cette période en dix-neuf ères. Une brève description de chacune d'elles est suivie d'une liste des traducteurs correspondants, dans l'ordre chronologique, avec une courte biographie et les titres de leurs traductions. Y sont notés de nombreuses traductions du même texte, ainsi que les titres d'ouvrages déjà perdus à l'époque de Zhisheng. Comme il s'agit du catalogue des titres de tous les textes existants, il servit de base aux compilations suivantes. (Voir Jogen-Shakkyo-Roku)

kaihogyo, 回峰行. A l'origine "méditation ambulante" propre au bouddhisme Tendai du Mont Hiei. Son fondement théologique remonte au bodhisattva Fukyo (Sadapaributha), qui allait par monts et vaux en s'inclinant devant tous ceux qu'il rencontrait comme autant de futurs bouddhas. A l'époque de Nichiren, les moines tendai commencent à visiter les monuments dispersés autour du Mont Hiei. La visite s'articule autour de lieux sacrés de la montagne dans un ordre défini. Depuis le XVIe siècle kaihogyo est devenu une des pratiques ascétiques les plus difficiles : 1000 jours, répartis sur sept années, de marche intensive et de prières et devient de plus en plus médiatisée.

kai ji go nyu,  開示悟入. Principe tiré du chapitre II du Sutra du Lotus : éveiller chez tous les êtres la sagesse du Bouddha, la révéler, permettre à tous les êtres de la connaître et d'y accéder. Voir Grande et unique raison.

Kaimoku Sho, 開目抄, Traité qui ouvre les yeux. L'un des traités majeurs de Nichiren. Il comprend deux parties et fut écrit à Tsukahara, dans l'île de Sado, en février 1272, alors que Nichiren était âgé de cinquante et un ans. Il révèle l'objet de vénération en terme de Personne, tandis que le Kanjin no Honzon Sho, écrit en 1273, le fait en terme de Dharma. Les "yeux" qu'il est question d'"ouvrir" sont les yeux aveugles. Nichiren indique par là qu'il veut libérer les êtres des illusions et des points de vue erronés. A son époque, les habitants du Japon vénéraient les bouddhas Amida et Vairocana et méprisaient le bouddha Shakyamuni et le Sutra du Lotus. Ce traité rend évidente la supériorité du Sutra du Lotus sur tous les autres sutras et révèle le Dharma Merveilleux, permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers jours du Dharma. Nichiren précise que le Kaimoku Sho est destiné aux personnes qui naîtront après sa mort. Il dit : "J'ai commencé à rédiger un ouvrage en deux parties intitulé le Kaimoku Sho sur lequel je travaille depuis le onzième mois de l'année dernière. Je voulais consigner par écrit l'expérience merveilleuse que j'ai connue au cas où je serais décapité." et "Le Kaimoku Sho peut être considéré comme un souvenir de moi." Cet écrit fut confié à Shijo Kingo.

kaisan-do, 開山堂. Salle du fondateur. Bâtiment enchâssant une statue, un portrait ou une plaque commémorative du fondateur soit du temple, soit de l'école à laquelle il appartient. Généralement dans un temple zen. Les temples de l'école Jodo l'appellent souvent miei-do.

kaisan kenitsu voir Véhicule unique.

Kaiyuan-si, 開元寺. Petit temple à Tainan City (Taiwan).

kaji kito, kaji kitô, 加持祈祷. Prière rituelle dans la Nichiren Shu. Voir l'article

kakemono. Dessin posé sur de luxueux rouleaux de papier et accroché verticalement sur le mur. Introduit durant la période Heian au Japon pour représenter des figures bouddhistes. Il devint populaire dans les maisons traditionnelles. Ne pas confondre avec "makimono" qui est déroulé horizontalement.

Kakinomoto no Ki (800-860). Moine de l'école Shingon (branche Shinzei-shu). En 824, on lui décerna la position de dembo ajari, qui autorise à transmettre les principes ésotériques du Shingon, et en 856, il fut nommé sojo, ou administrateur des moines ; ce fut le premier moine du Shingon à recevoir ce titre. Il est l'auteur du Kujakukyo no Ongi (Annotations sur le Sutra du Paon) qui est en fait une biographie de Kukai. D'après le Gempei Seisui Ki (Gloire et décadence des Genji et des Heike), alors qu'il faisait des prières pour la guérison du cinquante-cinquième empereur, Montoku, il tomba amoureux de l'épouse du souverain et, pour l'approcher, se changea en un démon bleu après sa mort. Ce qu'en dit Nichiren

Kakinomoto no Hitomaro, 柿本 人麻呂, 人丸 ; (c. 662 - c. 710). Un des plus grands poètes du Japon.

kaku voir Éveil.

Kakuan (1100-1200). Disciple de Nonin qui propagea l'enseignement du Zen dans la province de Yamato. Ce qu'en dit Nichiren.

Kakuban, 覚鑁, Shokaku-bo, 正覚房 (1095-1143). Moine du Shingon, précurseur de l'école Shingi (nouvelle doctrine) dont le temple principal est Dembo-in. En 1134, Kakuban devint le patriarche de Kongobu-ji, mais ses tentatives de réforme rapide lui valurent l'inimitié des moines du Mont Koya. Lui et ses disciples furent contraints de s'enfuir sur le Mont Negoro, où il fonda le temple Emmyo-ji. Ses disciples établirent la branche Shingi (nouvelle doctrine) de l'école Shingon, par opposition aux enseignements traditionnels du Mont Koya et du temple To-ji. Le temple principal de l'école Shingi était le Dembo-in. Ce qu'en dit Nichiren.

Kakujo-bo (dates inconnues). Moine, disciple de Nichiren. On ne sait pas grand-chose de lui. Il pourrait avoir vécu aux alentours de Kajima, dans la région du Fuji, mais une autre interprétation l'identifie à un moine nommé Gakujo-bo qui vivait à Sado. Ce qu'en dit Nichiren.

Kakumyo, 覚明, Chosai, 長西 (1184-1266). Moine de l'école Jodo (Terre pure) et fondateur de la branche au Kuhon-ji. Il devint le disciple de Honen à l'âge de dix-neuf ans. Après la mort de Honen, il devint le disciple de Shoku, le fondateur de la branche Seizan de l'école Jodo. Il approfondit ses connaissances, apprenant la méditation selon les règles de l'école Tendai avec Shunjo et les principes du Zen avec Dogen. Plus tard, il vécut au temple Kuhon-ji à Kyoto et soutint que, outre la récitation du nom du bouddha Amida, d'autres pratiques permettent aussi de renaître dans la Terre pure. En cela, il se démarque de la doctrine de Honen qui affirme que seul le Nembutsu rend possible la renaissance dans le paradis d'Amida. Il écrivit entre autres le Nembutsu Hongan Gi (Doctrine du vœu originel du Nembutsu).

Kakushin, Shinchi Kakushin (1207-98). Maître zen japonais qui a beaucoup fait pour établir la pratique du koan au Japon. En 1249, il se rendit en Chine et se forma à l'école Fuke où le fait de jouer de la flûte remplace la récitation des sutras. Il retourne au Japon en 1254, et fonde le Kokoku-ji. Son enseignement reste éclectique, en particulier son koan d'ouverture sur le "néant ".

Kakutoku, Kakutoku-biku, 覚徳比丘, Vertu éveillée. Religieux cité dans le Sutra du Nirvana. Très longtemps après la mort du bouddha Kangi Zoyaku (Joie croissante), à une époque où le bouddhisme était sur le point de disparaître complètement, Kakutoku lutta pour protéger les enseignements bouddhiques orthodoxes et fut attaqué par de nombreux moines hérétiques et leurs disciples. Le roi Utoku courut à sa défense, permettant ainsi au moine Kakutoku de s'échapper, mais le roi Utoku fut lui-même blessé et mourut de ses blessures. On dit que Kakutoku renaquit en tant que Mahakashyapa et Utoku en tant que Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren

Kakuun, 覚運, dit Danna 檀, du nom du temple où il résidait (953-1007). Fondateur de la branche Danna de l'école Tendai. Après avoir renoncé à la vie séculière, il étudia sous la direction de Ryogen, le dix-huitième supérieur du temple Enryaku-ji. Plus tard, il étudia l'ésotérisme Tendai avec Shojin et Kokei pour maîtres. Genshin (qui fonda par la suite la branche Eshin de l'école Tendai) et lui furent considérés comme les deux lettrés du Tendai importants de cette époque. Après sa mort, la cour impériale décerna à Kakuun le titre d'administrateur des moines (sojo). Sa lignée prit plus tard le nom d'école Danna qui, avec l'école Eshin, fut considérée comme l'une des deux branches principales de l'école Tendai. Ses ouvrages comprennent entre autres le Somoku Jobutsu Ron (Traité sur l'Éveil des plantes). Ce qu'en dit Nichiren.

Kalaparvata, Kālaparvata, Mont Noir, Kokusan, Heishan. Montagne mythique évoquée dans le chapitre XXIII du Sutra du Lotus. Elle serait la plus haute montagne du Jambudvipa

kalavinka, karyobinga, 陵伽. Oiseau qui, d'après les sutras, habite la Terre Pure. Sa voix, plus pure et plus mélodieuse qu'aucune autre, est souvent comparée à celle du Bouddha.

Kalayashas, Kyoryoyasha, 良耶舎 (383-442). Moine de l'Asie centrale qui excellait dans la méditation et était versé dans les trois parties du canon bouddhique. En 424, il se rendit à Jiankang  (Jianye), la capitale de la dynastie des Song du Sud (420-479), où il fut accueilli par l'empereur de Wu (Sun Quan). Il traduisit en chinois le Sutra Kammuryoju et le Sutra Kan Yakuo Yakujo Nibosatsu (Méditation sur les deux bodhisattvas Yakuo et Yakujo).

Kali, Kari-o, 利王. Roi légendaire de la tradition bouddhique. D'après le Sutra Kengu, alors que dans une vie antérieure, Shakyamuni pratiquait la paramita de l'endurance, le roi Kali ordonna qu'on lui coupe les mains, les pieds, les oreilles et le nez. Voyant que Shakyamuni demeurait inébranlable, le roi Kali fut stupéfait, et se repentant amèrement de sa conduite, il se serait, dit-on, converti au bouddhisme. Lire sa légende. Ce qu'en dit Nichiren.

Kalinga. Royaume antique du centre-est très fertile de l'Inde. Il fut conquis par Mahapadma*. Après la chute de la dynastie Nanda, le Kalinga se sépara du Magadha, puis fut annexé par l'empire Maurya sous le règne d'Ashoka suite à la sanglante Guerre du Kalinga en -261 av. notre ère.

Kalmashapada voir Hanzoku

Kalodayin, Karudai, 留陀夷). Disciple de Shakyamuni. Quand ce dernier était prince, Kalodayin était son sujet. Plus tard, il renonça à la vie séculière. On rapporte qu'il transgressa souvent les préceptes, mais finit néanmoins par atteindre l'Éveil et convertit 999 familles à Shravasti. Selon le Juju Ritsu, c'était un homme de belle prestance. Un jour, alors qu'il mendiait à Shravasti une femme lui fit des offrandes. Son mari, voyant cela devint fou de jalousie. Il tua Kalodayin et jeta son corps dans une fosse en le dissimulant sous du crottin de cheval. Un autre récit raconte que Kalodayin découvrit les amours illicites d'une jeune femme brahmane. Terrifiée à l'idée qu'il pourrait les révéler à son mari, elle prétendit être malade et l'appela, en tant que moine bouddhique, pour qu'il vienne la soigner. Quand il arriva, elle le fit décapiter par son serviteur. Ce qu'en dit Nichiren.

kalpa, éon, âge cosmique, ko, 劫. Littéralement l'ordre, la loi. 1 kalpa = un jour et une nuit de Brahma = 8 millions de vies humaines. La vie de Brahma dure 100 kalpas après quoi tout l'univers est détruit. Après une nuit d'égale durée que le jour, un nouveau cycle recommence. Différentes paraboles en expriment l'étendue. Par exemple, celle où il est dit que si, une fois par siècle, on déposait dans une cité de mille li de côté un grain de sénevé, quand bien même on en aurait couvert tout l'espace, un kalpa ne serait pas encore achevé.
Dans la cosmologie indienne, un monde passe perpétuellement par quatre phases :
- kalpa de formation : formation de la matière inerte puis apparition des espèces végétales et animales,
- kalpa de continuité ou de stabilisation : la vie humaine se développe,
- kalpa de déclin : la vie humaine diminue,
- kalpa de désintégration ou d'inexistence.
Selon le Kusha Ron*, dans le kalpa de continuation, la vie des êtres humains répète un cycle de changement, diminuant d'une année tous les cent ans, puis s'allongeant au même rythme jusqu'à atteindre 80.000 ans. Puis elle recommence à diminuer de nouveau jusqu'à revenir à dix ans et ainsi de suite. On dit que Shakyamuni apparut dans l'actuel kalpa de continuation, dans la neuvième période du déclin, à une époque où la durée de la vie humaine était de cent ans.
Au sens large, un kalpa est un cycle temporel entier (jour et nuit). Les textes français emploient souvent comme équivalent le terme "éon" emprunté au grec, qui signifiait "vie, force vitale, éternité". Ce qu'en dit Nichiren.

kalpa de constellation. Nom du prochain kalpa primordial après le kalpa actuel. L'un des trois kalpas avec le kalpa passé de la gloire et le kalpa présent de la sagesse. Selon le Sanko Sanzembutsu Engi (Sur les trois mille bouddhas des trois kalpas), mille bouddhas, en commençant par le bouddha Nik-ko et en finissant par le bouddha Shumiso, apparaîtront les uns après les autres lors de ce kalpa de la constellation. Selon le Busso Toki, ce kalpa est appelé ainsi parce que les bouddhas qui se manifesteront alors seront aussi nombreux que les constellations dans l'espace.

kalpa de continuité, ,éon de stabilité, ju-ko, 住劫, kalpa of continuance. Période correspondant à la deuxième étape du cycle en quatre étapes que constituent les quatre kalpas de formation, continuité, déclin et désintégration qu'un monde répète sans cesse. Pendant cette période, un monde et ses habitants continuent d'exister. Le kalpa de continuité comprend 20 kalpas moyens (appelés petits kalpas dans le Daichido Ron*) correspondant à des changements dans la longévité humaine. Selon le Kusha Ron*, au début du premier kalpa moyen, la vie humaine est incommensurablement longue et décroît régulièrement jusqu'à n'être plus que de 10 ans. Dans le deuxième kalpa moyen, elle passe de 10 ans à 80 000 ans, puis diminue progressivement pour être à nouveau de 10 ans. Du troisième au dix-neuvième kalpa, ce processus de croissance et décroissance se répète comme dans le deuxième. Dans le vingtième, la durée de la vie augmente peu à peu pour atteindre à nouveau 80000 ans. Le rythme de croissance et décroissance du second au dix-neuvième kalpa moyen a été plus tard défini comme d'une année tous les cent ans, ce qui ferait de chacun de ces kalpas une durée de 15 998 000 ans. Le premier et le vingtième kalpa moyen sont chacun de la même durée que les dix-huit autres. Chaque fois qu'une vie humaine diminue jusqu'à n'être que de 10 ans (c'est-à-dire dix-neuf fois au cours du kalpa de continuité), trois calamités (la guerre, la peste et la famine) surviennent. Selon une autre source, elles surviennent l'une après l'autre, la peste pendant le premier kalpa moyen, la guerre pendant le deuxième et la famine pendant le troisième. Ce qu'en dit Nichiren.

kalpa de croissance, zo-ko, 増劫. Période pendant laquelle la durée de la vie humaine augmente. Contraire du kalpa de décroissance. Dans le kalpa de continuité, la longévité humaine est censée passer par un schéma cyclique, décroissant d'une année tous les 100 ans jusqu'à être de 10 ans, puis augmentant à nouveau au même rythme jusqu'à atteindre 80000 ans. Un kalpa de croissance désigne toute période pendant laquelle la vie s'accroît. Ce qu'en dit Nichiren.

kalpa de déclin, éon de destruction, e-ko, 壊劫. Période pendant laquelle un monde se dégrade. L'un des quatre kalpas : formation, continuité, déclin et désintégration. Le kalpa de déclin dure pendant 20 kalpas moyens (appelés petits kalpas dans le Daichido Ron*). Selon le Kusha Ron*, lors des premier