| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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| kaidan
戒壇 (estrade d'ordination). Lieu où se tient la cérémonie
d’ordination du clergé bouddhiste. Il s’agit
du lieu où les postulants faisaient vœu de respecter les préceptes
(kai). A l’origine du bouddhisme, en
Inde, le cérémoniel était pratiquement inexistant,
les événements du Sangha ou les
prêches du Bouddha se passaient en plein air. Le lieu d’ordination
des prêtres consistait en une légère surélévation
du terrain à laquelle on accédait par trois étapes.
Il arrivait qu’une statue du Bouddha y soit érigée,
voire une représentation des quatre rois célestes
aux quatre coins cardinaux. (Selon le Busso Toki, la première
estrade fut construite au monastère Jetavana, à Shravasti, à la demande
du bodhisattva Roshi). En Chine, au milieu du troisième siècle
de notre ère, un moine indien désigné par les Chinois
sous le nom de Tankejialuo (peut-être Dharmakala),
procède à une cérémonie d’ordination
au temple Baima-si (Cheval Blanc, Hakuba-ji)
à Luoyang. Cependant, à cette
époque, il n'y avait pas encore d'estrade d'ordination en Chine.
La première aurait été érigée en 434
au temple Nanlin-si (Bosquet du sud) à
Jiankang par le moine Gunavarman
du Cachemire. Selon le Soshiryaku (Brève histoire
des moines), la première estrade d'ordination Mahayana
en Chine fut construite en 765 au temple Daxing-shan-si
à Changan. Au Japon, elle fut érigée
sur l'ordre de l'empereur Shomu dans le temple
Todai-ji à Nara,
en 754, sous la supervision de Ganjin de l'école
Ritsu qui y conduisit une cérémonie.
En 761, deux estrades supplémentaires furent construites au temple
Yakushi-ji dans la province de Shimotsuke
et au temple Kanzeon-ji dans la province
de Tsukushi. Dans ces trois centres, des
moines furent ordonnés selon la tradition des préceptes
theravada.
Le Grand-maître Saicho (767-822), s'efforça,
durant ses dernières années, d'obtenir l'autorisation impériale
d'ériger une estrade d'ordination Mahayana
dans le temple Enryaku-ji sur le Mont Hiei, mais les moines de Nara s'y opposèrent.
Peu après la mort de Saicho, l’empereur
Saga confère à l’école
Tendai l’autorisation de procéder
à des ordinations de religieux dans le monastère du Mont
Hiei. Le fait de se voir accorder le droit de
monter une estrade d’ordination signifiait pour une école
bouddhique une forme de reconnaissance ainsi que la possibilité
de se développer d’une façon autonome. Voir les
Trois grands Dharmas cachés, l’estrade d’ordination de
la doctrine primordiale étant la troisième
d’entre elles. Kai dono (Nichiji) kaigen-kuyo voir ouverture des yeux Kaigen Shakkyo Roku, 開元釈教録 (Catalogue de l'ère Kai-yuan sur le canon bouddhique). Index des textes bouddhiques chinois compilé par Zhisheng et achevé en 730. Ce catalogue comprend deux parties. La première énumère 2 275 ouvrages en 7 046 fascicules, traduits en chinois par 176 personnes entre 67 et 730. Zhisheng divise cette période en dix-neuf ères. Une brève description de chacune d'elles est suivie d'une liste des traducteurs correspondants, dans l'ordre chronologique, avec une courte biographie et les titres de leurs traductions. Y sont notés de nombreuses traductions du même texte, ainsi que les titres d'ouvrages déjà perdus à l'époque de Zhisheng. La deuxième partie énumère 1076 ouvrages en 5 048 fascicules qui existaient à cette époque. Comme il s'agit du catalogue des titres de tous les textes existants, il servit de base aux compilations suivantes. Kaimoku Sho, 開目抄 (Traité qui ouvre les yeux). L'un des traités majeurs de Nichiren. Il comprend deux parties et fut écrit à Tsukahara, dans l'île de Sado, en février 1272, alors que Nichiren était âgé de cinquante et un ans. Il révèle l'objet de vénération en terme de Personne, tandis que le Kanjin no Honzon Sho, écrit en 1273, le fait en terme de Dharma. Les "yeux" qu'il est question d'"ouvrir" sont les yeux aveugles. Nichiren indique par là qu'il veut libérer les êtres des illusions et des points de vue erronés. A son époque, les habitants du Japon vénéraient les bouddhas Amida et Vairocana et méprisaient le bouddha Shakyamuni et le Sutra du Lotus. Ce traité rend évidente la supériorité du Sutra du Lotus sur tous les autres sutras et révèle le Dharma merveilleux, permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers jours du Dharma. Nichiren précise que le Kaimoku Sho est destiné aux personnes qui naîtront après sa mort. Il dit : "J'ai commencé à rédiger un ouvrage en deux parties intitulé le Kaimoku Sho sur lequel je travaille depuis le onzième mois de l'année dernière. Je voulais consigner par écrit l'expérience merveilleuse que j'ai connue au cas où je serais décapité." et "Le Kaimoku Sho peut être considéré comme un souvenir de moi." Cet écrit fut confié à Shijo Kingo. kaisan kenitsu (ouvrir les trois et révéler l’unique) voir Véhicule unique. Kaiyuan-si, 開元寺 (Kaigen-ji). Nom d'un certain nombre de temples bouddhistestrès, un par préfecture, sur l'ordre de l'empereur Xuanzong, en 738. Ces temples officiels étaient généralement utilisés pour des cérémonies impériales d'anniversaire et d'autres rites nationaux. kakemono.
Dessin posé sur de luxueux rouleaux de papier et accroché
verticalement sur le mur. Introduit durant la période Heian
au Japon pour représenter des figures bouddhistes, il devint populaire
dans les maisons traditionnelles. Ne pas confondre "makimono"
qui est déroulé horizontalement. Kakinomoto no Ki (800-860) : Shinzei, un moine de l'école Shingon. En 824, on lui décerna la position de dembo ajari, qui autorise à transmettre les principes ésotériques du Shingon, et en 856, il fut nommé sojo, ou administrateur des moines ; ce fut le premier moine du Shingon à recevoir ce titre. Il est l'auteur du Kujakukyo no Ongi (Annotations sur le Sutra du Paon) qui est en fait une biographie de Kukai. D'après le Gempei Seisui Ki (Gloire et décadence des Genji et des Heike), alors qu'il faisait des prières pour la guérison du cinquante-cinquième empereur, Montoku, il tomba amoureux de l'épouse du souverain et, pour l'approcher, se changea en un démon bleu après sa mort. Kakinomoto no Hitomaro (connu entre 685 et 705), un des plus grands poètes du Japon. kaku (Eveil, bodhi) Kakuan Disciples de Nonin qui propagea l'enseignement du Zen dans la province de Yamato. Kakuban, 覚鑁 ou Shokaku-bo (1095-1143) : moine du Shingon, précurseur de l'école Shingi (nouvelle doctrine) dont le temple principal est Dembo-in. En 1134, Kakuban devint le patriarche de Kongobu-ji, mais ses tentatives de réforme rapide lui valurent l'inimitié des moines du Mont Koya. Lui et ses disciples furent contraints de s'enfuir sur le Mont Negoro, où il fonda le temple Emmyo-ji. Ses disciples établirent la branche Shingi de l'école Shingon, par opposition aux enseignements traditionnels du Mont Koya et du temple To-ji. Kakujo-bo (dates inconnues) Moine, disciple de Nichiren. On ne sait pas grand-chose de lui. Il pourrait avoir vécu aux alentours de Kajima, dans la région du Fuji, mais une autre interprétation l'identifie à un moine nommé Gakujo-bo qui vivait à Sado. Kakumyo, 覚明 (1184-1266) ou Chosai. Moine de l'école Jodo (Terre pure) et fondateur de la branche au Kuhon-ji. Il devint le disciple de Honen à l'âge de dix-neuf ans. Après la mort de Honen, il devint le disciple de Shoku, le fondateur de la branche Seizan de l'école Jodo. Il approfondit ses connaissances, apprenant la méditation selon les règles de l'école Tendai avec Shunjo et les principes du Zen avec Dogen. Plus tard, il vécut au temple Kuhon-ji à Kyoto et soutint que, outre la récitation du nom du bouddha Amida, d'autres pratiques permettent aussi de renaître dans la Terre pure. En cela, il se démarque de la doctrine de Honen qui affirme que, seul, le Nembutsu rend possible la renaissance dans le paradis d'Amida. Kakushin et Rien firent partie de ses disciples. Il écrivit entre autres le Nembutsu Hongan Gi (Doctrine du vœu originel du Nembutsu). Kakutoku, Kakutoku-biku, 覚徳比丘 (Vertu éveillée). Religieux cité dans le Sutra du Nirvana. Très longtemps après la mort du bouddha Kangi Zoyaku (Joie croissante), à une époque où le bouddhisme était sur le point de disparaître complètement, Kakutoku lutta pour protéger les enseignements bouddhiques orthodoxes et fut attaqué par de nombreux moines hérétiques et leurs disciples. Le roi Utoku courut à sa défense, permettant ainsi au moine Kakutoku de s'échapper, mais le roi Utoku fut lui-même blessé et mourut de ses blessures. On dit que Kakutoku renaquit en tant que Kashyapa et Utoku en tant que Shakyamuni. Kaku'un, 覚運, dit Danna 檀, du nom du temple où il résidait(953-1007). Fondateur de la branche Danna de l'école Tendai. Après avoir renoncé à la vie séculière, il étudia sous la direction de Ryogen, le dix-huitième supérieur du temple Enryaku-ji. Plus tard, il étudia l'ésotérisme Tendai avec Joshin et Kokei pour maîtres. Genshin (qui fonda par la suite la branche Eshin de l'école Tendai) et lui furent considérés comme les deux lettrés du Tendai importants de cette époque. Après sa mort, la Cour impériale décerna à Kakuun le titre d'administrateur des moines (sojo). Sa lignée prit plus tard le nom d'école Danna qui, avec l'école Eshin, fut considérée comme l'une des deux branches principales de l'école Tendai. Ses ouvrages comprennent entre autres le Somoku Jobutsu Ron (Traité sur l'Eveil des plantes). Ce qu'en dit Nichiren Kalaparvata (Mont Noir, Kokusan, Heishan). Montagne évoquée dans le chapitre XXIII du Sutra du Lotus. kalavinka
(karyobinga 陵伽). Oiseau qui, d'après les
sutras, habite la Terre Pure. Sa voix, plus pure et plus mélodieuse qu'aucune
autre, est souvent comparée à celle du Bouddha. Kalayashas (Kyoryoyasha, 良耶舎), (383-442). Moine de l'Asie centrale qui excellait dans la méditation et était versé dans les trois parties du canon bouddhique. En 424, il se rendit à Jian-kang, la capitale de la dynastie des Liu Song, où il fut accueilli par l'empereur Wen. Il traduisit en chinois le Sutra Kammuryoju et le Sutra Kan Yakuo Yakujo Nibosatsu (Méditation sur les deux bodhisattvas Yakuo et Yakujo). Kali (Kari-o, 利王) Roi légendaire de la tradition bouddhique. D'après le Sutra Kengu, alors que dans une vie antérieure, Shakyamuni pratiquait la paramita de l'endurance, le roi Kali ordonna qu'on lui coupe les mains, les pieds, les oreilles et le nez. Voyant que Shakyamuni demeurait inébranlable, le roi Kali fut stupéfait, et se repentant amèrement de sa conduite, il se serait, dit-on, converti au bouddhisme. Lire sa légende. Kalmashapada voir Hanzoku Kalodayin (Karudai, 留陀夷). Disciple de Shakyamuni. Quand ce dernier était prince, Kalodayin était son sujet. Plus tard, il renonça à la vie séculière. On rapporte qu'il transgressa souvent les préceptes, mais finit néanmoins par atteindre l'Eveil et convertit 999 familles à Shravasti. Selon le Juju Ritsu, c'était un homme de belle prestance. Un jour, alors qu'il mendiait à Shravasti une femme lui fit des offrandes. Son mari, voyant cela devint fou de jalousie. Il tua Kalodayin et jeta son corps dans une fosse en le dissimulant sous du crottin de cheval. Un autre récit raconte que Kalodayin découvrit les amours illicites d'une jeune femme brahmane. Terrifiée à l'idée qu'il pourrait les révéler à son mari, elle prétendit être malade et l'appela, en tant que moine bouddhique, pour qu'il vienne la soigner. Quand il arriva, elle le fit décapiter par son serviteur. kalpa (éon,
âge cosmique, ko,
劫). Littéralement l'ordre, la loi. 1 kalpa = un jour et
une nuit de Brahma = 8 millions de vies humaines.
La vie de Brahma dure 100 ans (100 kalpa)
après quoi tout l'univers est détruit. Après une
nuit d'égale durée que le jour, un nouveau cycle recommence.
Différentes paraboles
en expriment l'étendue. Par exemple, celle où il est dit
que si, une fois par siècle, on déposait dans une cité
de mille li de côté un grain de sénevé,
quand bien même on en aurait couvert tout l'espace, un kalpa ne
serait pas encore achevé. kalpa de constellation. Nom du prochain kalpa principal après le kalpa actuel. L'un des trois kalpas avec le kalpa passé de la gloire et le kalpa présent de la sagesse. Selon le Sanko Sanzembutsu Engi (Chronique des trois mille bouddhas des trois kalpas), mille bouddhas, en commençant par le bouddha Nikko et en finissant par le bouddha Shumiso, apparaîtront les uns après les autres lors de ce kalpa de la Constellation. Selon le Busso Toki, ce kalpa est appelé ainsi parce que les bouddhas qui se manifesteront alors seront aussi nombreux que les constellations dans l'espace. kalpa de continuité (ju-ko, 住劫, kalpa of continuance) ou éon de stabilité. Période correspondant à la deuxième étape du cycle en quatre étapes que constituent les quatre kalpa de formation, continuité, déclin et désintégration qu'un monde répète sans cesse. Pendant cette période, un monde et ses habitants continuent d'exister. Le kalpa de continuité comprend 20 kalpa moyens (appelés petits kalpas dans le Daichido Ron) correspondant à des changements dans la longévité humaine. Selon le Kusha Ron, au début du premier kalpa moyen, la vie humaine est incommensurablement longue et décroît régulièrement jusqu'à n'être plus que de 10 ans. Dans le deuxième kalpa moyen, elle passe de 10 ans à 80 000 ans, puis diminue progressivement pour être à nouveau de 10 ans. Du troisième au dix-neuvième kalpa, ce processus de croissance et décroissance se répète comme dans le deuxième. Dans le vingtième, la durée de la vie augmente peu à peu pour atteindre à nouveau 80000 ans. Le rythme de croissance et décroissance du second au dix-neuvième kalpa moyens a été plus tard défini comme d'une année tous les cent ans, ce qui ferait de chacun de ces kalpas une durée de 15 998 000 ans. Le premier et le vingtième kalpa moyens sont chacun de la même durée que les dix-huit autres. Chaque fois qu'une vie humaine diminue jusqu'à n'être que de 10 ans (c'est-à-dire dix-neuf fois au cours du kalpa de continuité), trois calamités (la guerre, la peste et la famine) surviennent. Selon une autre source, elles surviennent l'une après l'autre, la peste pendant le premier kalpa moyen, la guerre pendant le deuxième et la famine pendant le troisième. kalpa de croissance. (zo-ko, 増劫) Période pendant laquelle la durée de la vie humaine augmente. Contraire du kalpa de décroissance. Dans le kalpa de continuité, la longévité humaine est censée passer par un schéma cyclique, décroissant d'une année tous les 100 ans jusqu'à être de 10 ans, puis augmentant à nouveau au même rythme jusqu'à atteindre 80000 ans. Un kalpa de croissance désigne toute période pendant laquelle la vie s'accroît. kalpa de déclin ou éon de destruction (e-ko, 壊劫). Période pendant laquelle un monde se dégrade. L'un des quatre kalpa : formation, continuité, déclin et désintégration. Le kalpa de déclin dure pendant 20 kalpa moyens (appelés petits kalpas dans le Daichido Ron). Selon le Kusha Ron, lors des premiers 19 kalpa moyens, les êtres sensitifs des six premiers états, de l'état d'enfer à l'état céleste, disparaissent graduellement. Au cours du dernier kalpa moyen, le monde est détruit par le feu, l'eau ou le vent. Selon une explication, pendant sept kalpa majeurs consécutifs (un kalpa majeur est un cycle complet de formation, continuité, déclin et désintégration), le monde est détruit par un grand feu qui ravage tout jusqu'au premier ciel de méditation. Au cours du huitième kalpa majeur cependant, le monde est englouti par une inondation qui détruit tout jusqu'au deuxième ciel de méditation. Ce schéma se répète sept fois en tout. Puis le monde est détruit par le feu pendant sept kalpa majeurs et, au cours du 64e kalpa majeur, le monde est détruit par le vent. Dans un cycle de 64 kalpa majeurs, le désastre du feu se produit 56 fois, l'inondation 7 fois et le vent 1 fois. kalpa de décroissance (gen-ko, 減劫). Période pendant laquelle la vie humaine diminue. Le contraire du kalpa de croissance. Dans le kalpa de continuité, la durée de vie humaine poursuit un cycle de changement, décroissant au rythme d'un an tous les 100 ans jusqu'à être de 10 ans, puis augmentant au même rythme jusqu'à atteindre 80000 ans. Puis elle décroît à nouveau jusqu'à 10 ans, etc. Ce schéma de décroissance et croissance se reproduit continuellement au cours du kalpa de continuité. Toute période de diminution est appelée kalpa de décroissance. L'apparition de Shakyamuni se situe dans le kalpa de continuité actuel, dans le neuvième kalpa de décroissance, à une époque où la durée de vie humaine est de 100 ans. kalpa de désintégration ou éon de ku (ku-ko, 空劫). L'un des quatre kalpa. Période qui va de la disparition d'un monde à la fin du kalpa de déclin jusqu'à la formation d'un nouveau monde. Ce kalpa dure 20 kalpa moyens (appelés petits kalpas dans le Daichido Ron). kalpa de formationéon de croissance, kalpa de construction, etc. (jo-ko, 成劫). Période correspondant à la première étape du cycle de formation, continuité, déclin et désintégration que subit un monde. L'un des quatre kalpa. Le monde y prend forme et les êtres humains apparaissent. Selon le Kusha Ron, la puissance du karma des êtres vivants provoque d'abord un petit vent dans l'espace. Ce vent augmente et forme un cercle de vent qui se tiendrait à la base d'un monde. Sur ce cercle de vent, un cercle d'eau, puis un cercle d'or se constituent et sur eux la terre elle-même se forme, avec son Mont Sumeru, ses mers et ses montagnes. Puis les êtres vivants apparaissent, d'abord dans les cieux, puis dans le monde humain et progressivement dans les mondes inférieurs jusqu'à ce que, finalement, les êtres apparaissent dans l'enfer avici. Le kalpa de formation dure 20 kalpa moyens (appelés petits kalpas dans le Daichido Ron). kalpa de gloire (shogon-ko, 荘厳劫). Nom du kalpa majeur qui précède immédiatement le kalpa présent. Chacun des kalpas majeurs comprend quatre kalpa moyens : le kalpa de formation, le kalpa de continuité, le kalpa de déclin et le kalpa de désintégration. Selon le Sanko Sanzembutsu Engi (Sur les trois mille bouddhas des trois kalpas) le kalpa de continuité du kalpa de gloire a connu le bienfait de la venue successive de mille bouddhas, du premier Keko (Fleur de Lumière) au dernier, Bishabu (Vishvabhu). kalpa de sagesse ou kalpa bouddhique (gen-go ou ken-go, 賢 xianjie, bhadra-kalpa, eon of sages). Le kalpa majeur actuel, appelé ainsi parce que, durant cette période, mille bouddhas de grande sagesse apparaîtront pour sauver le monde. On trouve cette prophétie dans le Sutra Sanzen Butsumyo (Sutra du Nom des trois mille bouddhas). Le premier des mille bouddhas fut Kuruson (Krakucchanda) et le quatrième, Shakyamuni. Ce kalpa est aussi dénommé "le bon kalpa" (zengo, 善劫 ). kalpa des cinq cents grains de poussière (gohyaku jintengo). Abréviation ramassée de l’illustration d’une durée immense décrite dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus. Lorsque le Bouddha enseigne qu’il n’a pas obtenu l’Eveil dans l'existence présente mais dans un temps bien plus reculé, il parle d'un temps incommensurable et illustre son propos par l'image d'un homme qui réduit des mondes incalculables en poussière, jette ces poussières dans autant de mondes qu'il réduit de nouveau en poussière. Le nombre inimaginable de grains ainsi obtenu n'est rien en comparaison du temps écoulé depuis que Shakyamuni est Bouddha. La description de ce temps commence par gohyaku qui signifie 500. Lire le texte kalpa majeur (dai-ko,
大, mahakalpa). Période de
temps comprenant un cycle entier des quatre étapes de formation,
continuité, déclin et désintégration par lesquelles
un monde est censé passer.
kalpa moyen (chu-ko, 中劫)
1. Dans le Kusha Ron,
n'importe lequel des 20 kalpa qui constituent le kalpa
de continuité. Ces kalpas correspondent aux changements cycliques
qui surviendraient dans la vie humaine. Toujours selon cet ouvrage, au
début du kalpa de continuité, la durée de vie est
incommensurablement longue, mais décroît régulièrement
jusqu'à n'être plus que de 10 ans. Cette période constitue
le premier kalpa moyen et est appelée kalpa
de décroissance. Lors du second kalpa moyen, la vie humaine
croît graduellement de 10 à 80000 ans, puis rediminue à
la même cadence jusqu'à 10 ans. Suivent 17 kalpa moyens supplémentaires
au cours desquels la durée de vie augmente, puis diminue de la
même manière. Au cours du 20ème kalpa moyen, la durée
de la vie humaine augmente de 10 à 80000 ans et c'est ce que l'on
appelle un kalpa de croissance. Le 1er
kalpa de décroissance et le 20ème kalpa de croissance sont
d'une durée égale à celle de chacun des 18 kalpa
intermédiaires. On estima ensuite que la croissance comme la décroissance
de ces 18 kalpa se produisaient au rythme d' une année tous les
100 ans. A partir de ce chiffre, un kalpa moyen serait donc égal
à 15 998 000 ans. Selon le Yuga Ron et d'autres sources,
dans chacun des 20 kalpa du kalpa de continuité
la durée de vie décroît d'abord puis augmente ; sur
ce point, ils diffèrent donc légèrement du Kusha
Ron. kama dhatu (monde du désir, yokkai) Kamakura.Ville à l'est du Japon. En 1185, le shogun Minamoto
no Yoritomo en fit le siège de son
gouvernement militaire (bakufu, shogunat) laissant
la noblesse et l'empereur à Kyoto.
Nichiren séjourna à plusieurs reprises à Kamakura,
notamment dans sa petite résidence de Matsubagayatsu. Kamakura
[période ou ère]
鎌倉時代 Kamakura jidai (1185–1333)
L'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette
période peut être
caractérisée par le partage du pouvoir ; les empereurs bénéficient
de la protection militaire laissant en échange les shogun
régner à leur place. En 1185, la guerre
entre les Minamoto (Genji)
et les Taira (Heishi
ou Heike) est finie. Le shogun Minamoto
no Yoritomo a gagné et la famille Taira
est complètement détruite. Yoritomo
installe le bakufu (shogunat) à Kamakura
en 1192. Puis les Hojo succèdent aux
descendants de la famille Minamoto. Durant
cette période, deux tentatives d'invasions mongoles ont été
évitées de justesse, grâce aux kamikaze,
ou vents divins qui ont coulé les flottes mongoles parties de Corée.
En savoir plus Kamala-dala-vimala-nakshatra-raga sankusumitabhigna (Roi sage de la constellation Fleur pure, Jokeshukuochi, Wisdom King of the Pure Flower). Bouddha qui s'adresse au bondhisattva Gadgadasvara (Myoon) au chapitre XXIV du Sutra du Lotus. Kameyama
Tenno 亀山天皇 (1249<1260-1274>1305)
(nom religieux - Kongogen) Le 90e empereur
du Japon. Fils de l'empereur Go-Saga et successeur
de son frère Go-Fukakusa qui fut obligé
d'abdiquer. Accusé de complicité dans la tentative d'assassinat
de l'empereur Fushimi, il fut à son
tour obligé d'abdiquer en faveur de son fils Go-Uda
et transforma son palais en monastère bouddhique, le Nanzen-ji,
en 1291. kami,
神 (divinités) littéralement, "ce
qui est au-dessus". Le shinto considère
comme divins aussi bien des forces de la nature que des animaux ou des
hommes célèbres. La plus importante divinité est
le soleil qui, entre autres vertus, protège contre les invasions.
Cependant le soleil n'a pas un rôle hiérarchique parmi les
divinités shinto : chacune a sa place. Les kami
inspirent le plus souvent une crainte respectueuse. Il y aurait huit cent
millions de kami et le Japon a pour surnom Shinkoku,
"le pays des divinités". En occident on connaît
surtout les "vents divins", kami kaze.
kamma voir karma kammon : mille pièces de monnaie ; voir gamoku Kammu ou
Kanmu Tenno, 桓武天皇
(781 - 806). Le 50e empereur du Japon. Il transféra en 794 le siège
du gouvernement de Nara à Heian
(Kyoto) afin de s'éloigner de l'emprise
des six écoles bouddhiques de Nara.
Il favorisa le développement des écoles Tendai
et Shingon. Kammuryoju [sutra] Kammuryoju kyo sho,
観無量寿経疏 (Annotations sur le Sutra Kammuryoju).
Ouvrage de Shandao (Zendo)
faisant une nouvelle interprétation du Sutra
Kammuryoju. Il affirme que la principale pratique pour renaître
dans la Terre pure consiste à réciter le nom du bouddha
Amida. Parmi les nombreux commentaires de ce
sutra, c'est le plus connu. C'est sa lecture qui poussa Honen
à se consacrer exclusivement à la pratique du Nembutsu
et à fonder l'école Jodo (Terre
pure) au Japon. Kamo. Divinité protectrice de la cour impériale après que l'empereur Kammu eut fait de Kyoto la capitale. kamon ou mon. Emblème qui identifie les grandes familles japonaises. Les kamon les plus courants utilisent les fleurs, les kanji ou des objets d'arts martiaux chez les samouraïs. L'emblème de la grue est également assez répendu, gue en vol, grue en pied, etc. La grue du kamon à la Nichiren Shoshu est l'emblème qui fut octroyé à Nikko par son seigneur. kampaku, 関白 (Grand rapporteur ou Grand chancelier). Régent pour un empereur majeur. Fonction crée pour le clan Fujiwara qui garda le titre jusqu'au XIIe siècle. A l'époque de Nichiren cette charge était essentiellement honorifique. Le régent pour un empereur mineur (sessho) devenait généralement kampaku à la majorité de l'empereur. kan voir gamoku Kanada voir Uluka Kanadeva. voir Aryadeva. Kanchi Giki voir Hokke Giki kancho diversement traduit par directeur technique, intendant général, administrateur, responsable de gestion. Dans les grands temples, on distingue les fonctions d'enseignant qui veille à la sauvegarde de la doctrine et le gestionnaire (kancho) qui veille au bon fonctionnement du temple et du sangha. Kang-seng-hui, 康僧會 (K'ang-seng-houei, Kosoe), (mort en 280). Moine originaire de Sogdiane en Asie centrale, qui se rendit en Chine pour y propager le bouddhisme durant la période des Trois Royaumes. En 247, il se rendit à Jian-ye, capitale de l'Etat de Wu, où il propagea le bouddhisme. Il fut révéré par Sun Quan, souverain de Wu, qui construisit pour lui le temple de Jianchu-si. Il y enseigna le bouddhisme et traduisit des sutras bouddhiques. Il est célèbre pour sa traduction en chinois du Sutra Rokudo Ju (Sutra d'une anthologie des histoires de naissance concernant la pratique des six paramita). Kanishka
(Kanishika-o, 弐色
王). Troisième roi de la dynastie Kushana
en Inde du Nord. Il aurait vécu pendant la première moitié
du IIe siècle, bien qu'à ce sujet les points de vue diffèrent
et que certains lettrés le situent à la fin du Ier siècle.
Il fut le monarque le plus remarquable de la dynastie Kushana
et est connu comme l'un des grands protecteurs du bouddhisme avec le roi
Ashoka. Il fut converti au bouddhisme par Ashvaghosha.
Le quatrième Concile bouddhique se
tint au Cachemire sous son patronage, et le Abidatsuna
Ron fut compilé à cette époque. Il fit également
élever un grand stupa dans sa capitale de Purushapura,
l'actuelle Peshawar. C'est sous son règne que la culture du Gandhara
connut son apogée. kanji (漢字) caractères chinois utilisés en japonais à côté des écritures hiragana (syllabaire japonais) et katakanas (syllabaire pour les transcriptions de langues étrangères). La prononciation et la lecture des kanjis utilisés par Nichiren suit généralement des règles spécifique du sino-japonais. Kanji hon (Exhortation à la sauvegarde) : XIIIème chapitre du Sutra du Lotus. kanjin, 観心 (observation de l'esprit, observation du cœur). Méditation, introspection tendant à percevoir dans les profondeurs de son être une vérité qui se situe au-delà de toute explication verbale. Le terme est utilisé par opposition à kyoso, ou l'étude doctrinale. Cette forme d'introspection est particulièrement mise en avant par Zhiyi. La méditation porte plus sur la nature de l'esprit que sur un objet extérieur. Dans le Maka Shikan, Zhiyi enseignait une méditation pour percevoir "le royaume de l'insondable" (fukashigi-kyo), interprété tantôt comme l'unification des Trois vérités en un seul moment de vie, tantôt comme ichinen sanzen. Percevoir l'unification des Trois vérités ou ichinen sanzen dans son propre esprit, en essence, signifie percevoir l'état de bouddha inhérent à sa propre vie, ce qui est le but du système de méditation de Zhiyi. Kanjin no Honzon sho, 観心本尊抄 ou Kanjin honzon sho : abréviation courante du titre d’un des traités majeurs de Nichiren : Nyorai metsugo gogohyakusai shi kanjin honzon sho (L’apparition du honzon de la contemplation du cœur dans les cinquièmes cinq cents ans après l’extinction de l’Ainsi-venu). La contemplation du cœur se réfère à une pratique méditative du Tian-tai qui est l’examen de l’esprit (kanjin). Les cinquièmes cinq cents ans désignent la cinquième période de cinq cents ans après le décès du Bouddha. Écrit en chinois classique en 1273 et adressé à Toki Jonin, ce traité, particulièrement dense, décrit la révélation et l’aspect du gohonzon. Kanjin Ron, 観心論 (Traité sur l'observation de l'esprit). Ouvrage de Zhiyi encourageant la pratique des quatre formes de méditation, en mettant particulièrement l'accent sur l'observation de l'esprit ou introspection. On pense que le Kanjin Ron fut un enseignement oral qu'il donna immédiatement avant sa mort et qui représente son testament. kanjo Cérémonie d'initiation aux enseignements ésotériques du Shingon au cours de laquelle des "mandalas horizontaux" dépeignant les divinités ésotériques, étaient éparpillés sur une estrade et constituaient un élément central du rituel. Kankucho,
寒苦鳥. Oiseau
légendaire qui vit dans les Montagnes Neigeuses (Himalaya). Toute
la nuit, il souffre du froid et prend la résolution de se bâtir
un nid dès qu'il fera jour. Mais quand les rayons du soleil le
réchauffent, il se met à chanter et oublie sa décision
si bien qu'à la nuit tombée, il recommence à souffrir.
Nichiren en parle dans la Lettre
à Niike, lui comparant les personnes qui pensent à
la pratique bouddhique uniquement quand elles souffrent. Ce
qu'en dit Nichiren Kannon観音
(abr. de Kanzeon, 観世,
Guanyin) voir Avalokiteshvara.
(Celui qui perçoit les sons du monde). Selon le chapitre
Kanzeon Bosatsu Fumon du Sutra du Lotus, c'est un bodhisattva
qui, par sa profonde compassion, emprunte trente-trois formes différentes
et se manifeste partout dans le monde pour sauver les êtres du danger
ou de la souffrance. Dans les sutras Muryoju
et Kammuryoju, il apparaît
comme un serviteur du bouddha Amida, en compagnie
du bodhisattva Seishi. Dans le
Sutra Vairocana, il est également l'un des Neuf
Honorés dans la cour centrale du mandala du Monde
de la Matrice. En raison des multiples formes qu'il revêt, il
est décrit de différentes manières. De nombreux sutras
ésotériques se réfèrent à lui sous
la forme d'Avalokiteshvara aux onze visages
ou d'Avalokiteshvara aux mille bras. A l'origine,
on considérait Avalokiteshvara comme
un personnage masculin, Kannon devint féminin.
Entre autres bienfaits, on attribuait à ce bodhisattva le pouvoir
de protéger les femmes enceintes. Kannon (sutra). (Sutra du bodhisattva Kannon). Autre nom du chapitre XXV, Kanzeon Bosatsu Fumon du Sutra du Lotus. Kannon aux mille bras.
Une des multiples formes de Kannon. Sous celle-ci,
il est décrit comme possédant mille bras avec un oeil dans
chaque main. Les images de ce Kannon le représentent généralement
avec seulement quarante bras, bien que certaines en aient effectivement
mille. Le Kannon aux mille bras possédait, croyait-on, une grande
compassion et le pouvoir de prolonger la durée de la vie en éliminant
le mauvais karma et en guérissant les
maladies Kannon aux onze visages
(Ekadasha-mukha).
L'une des diverses formes de Kannon. Un petit
nombre de sutras ésotériques mentionne ce/cette Kannon
à onze visages qui est vénéré par la doctrine
ésotérique et lié à certains de ses rituels.
Selon le Sutra Juichimen (Sutra des Onze Visages), les
trois visages se trouvant sur le devant sont ceux de bodhisattvas, les
trois à gauche sont ceux d'asura, les
trois à droite sont ceux de bodhisattvas ayant des crocs, celui
dans le dos représente un grand visage éclatant de rire
et celui sur le crâne est le bouddha qui symbolise la bodhéité
et les dix autres les dix stades de l'esprit. Kannon Gengi,
観音玄義 (Sens profond du chapitre du bodhisattva Avalokiteshvara)
Commentaires de Zhiyi sur le chapitre
Kanzeon bosatsu*
(XXV) du Sutra du Lotus.
Zhiyi commente ce chapitre à la lumière
des Cinq principes majeurs (nom, entièreté,
qualité, fonction et enseignement) et explique les Trois plans
d'existence, les Dix mondes-états,
les cent mondes et les milles facteurs. Pourtant, parce que cet ouvrage
ne fait aucune référence au principe d' ichinen
sanzen, on pense qu'il aurait été compilé par
Guanding
avant le Maka Shikan. kanrei ou kanryo, 管領. Haut fonctionnaire politique du Japon féodal. Le terme est généralement traduit par « député du shogun ». Kanroku, 観勒 (Kwalluk ou Kwalljk en coréen). Moine du VIIe siècle originaire de Paekche, un État de la Corée ancienne. En 602, il introduisit au Japon les enseignements des écoles Sanron et Jojitsu en même temps que des ouvrages traitant du calendrier, d'astronomie et de géographie. Il s'établit au temple Ganjo-ji à Nara. En 624, la Cour impériale lui donna le titre d'administrateur des moines, pour la première fois décerné au Japon. Kanzeon-ji,
観世音寺.Temple de la province de Tsukushi.
Bien que construit sur l'ordre de l'empereur Tenchi
(626-671), il ne fut entièrement terminé qu'en 746. En 761,
une salle d'ordination y fut ajoutée ; cela fit donc de ce temple
l'un des trois centres d'ordination du Japon, les deux autres étant
le Todai-ji à Nara et le Yakushi-ji
dans la province de Shimotsuke. En 1064,
il fut détruit par un incendie, mais fut reconstruit par la suite.
Il finit néanmoins par s'écrouler par manque d'entretien,
et seules la salle principale et la salle Amida-do
demeurent. Kanzeon-bosatsu-fumon-hon (Porte universelle du bodhisattva Avalokiteshvara) : XXVème chapitre du Sutra du Lotus kao
(monogramme) Monogramme dérivé de la
signatures et utilisé par nombre de personnages importants pour
signer des actes privés ou officiels. A l'époque de Kamakura,
ces marques particulières servaient à authentifier des documents
et étaient souvent apposées à côté de
la signature proprement dite. Ci-dessous le kao
de Nichiren. Kapila (Kabira, 毘羅). Fondateur de l'école Samkhya, l'une des six principales écoles brahmaniques. Kapila, effrayé par la mort, mangea un fruit ayant pour propriété d'assurer la longévité et devint de pierre. Mais quand le bodhisattva Dignaga écrivit un verset d'admiration sur cette pierre, il se brisa en morceaux, prouvant ainsi la fausseté des enseignements de Kapila mille ans après sa mort. Kapilavastu
Kapilavatthu (Kabirae-koku
毘羅衛国). Capitale du royaume de la tribu Shakya.
On pense qu'elle était située dans ce qui est actuellement
Tarai au Népal, en un lieu appelé Tilaura Kot, en bordure
de la rivière Banganga. Mais de récentes recherches archéologiques
tendent à la placer à Piprahwa
ou dans les environs, au sud-est de Tilaura Kot. Kapimala
(Kabimara ou Birasonja,
毘摩羅・毘羅尊者). Treizième des vingt-quatre
successeurs de Shakyamuni, natif de Pataliputra,
au Magadha, en Inde, au IIe siècle Il fut
à l'origine un maître du brahmanisme
et aurait essayé de harceler Ashvaghosha
mais ce fut ce dernier qui réfuta ses croyances et le convertit
au bouddhisme avec ses trois mille disciples. Par la suite, il propagea
le bouddhisme en Inde du Sud et démontra la fausseté des
opinions de nombreux non-bouddhistes au cours de débats. Kapphina (Kapphilla, Kamphilla, Kappina, Kaphina, Kaphila, Kashphila ou Maha Kappina). Il existe plusieurs interprétations de ce personnage. 1. Il aurait été roi du Daksinapatha qui a vaincu Prasenajit de Sravasti. A la suite de cette guerre il se convertit au bouddhisme et renonça au monde. 2. Ce serait le nom monastique d'un grand arhat de Uttarapatha chargé de l'instruction des moines. 3. Il serait le roi d'un royaume du Nord de l'Inde et aurait été converti par son épouse Anoja qui avait entendu parler du Bouddha par des caravaniers. Désirant rencontrer le Bouddha, Kapphina avec mille courtisans et Anoja avec mille suivantes se mirent en route, traversant à pied sec trois rivières. Voyant avec son oeil de bouddha leur désir sincère, Shakyamuni se serait porté à leur rencontre et leur a enseigné le Dharma. A la suite de quoi tous se retirèrent du monde et devinrent arhats. karma, kamma (actes, go, 業). Energies potentielles dans le domaine intérieur de la vie qui se manifestent sous forme de résultats divers au cours des années à venir. Le mot sanskrit karma signifie à l'origine action, et le bouddhisme lui donne le sens d'actions mentales, verbales et physiques, c'est-à-dire les pensées, les paroles et les actes. Chaque action, bonne ou mauvaise, est une cause qui influence la vie d'un être. Cette influence est latente et se manifeste à l'occasion d'un stimulus externe. Se produit alors un effet correspondant. Selon ce concept, les actions passées donnent forme à la réalité présente, et les actions présentes déterminent le futur. C'est le karma formé dans les existences passées qui crée les différences avec lesquelles nous naissons dans ce monde. Selon le bouddhisme Mahayana, le karma latent est emmagasiné dans la conscience-alaya qui constitue une existence individuelle et qui passe par les cycles de la naissance et de la mort. L'idée de karma est antérieure au bouddhisme, mais le bouddhisme développa considérablement cette notion. Chaque personne est l'accumulation de ses actes. Mais contrairement à l'acception courante, le bouddhisme voit dans le karma non pas une destinée préétablie mais la production continue de ces actes qui se conditionnent les uns les autres. Selon le Kusha Ron de Vasubandhu, le karma résulte de quatre causes : 1) les désirs terrestres issus de l'obscurité fondamentale de la vie ; 2) un esprit de recherche pur envers le bouddhisme ; 3) les actions quotidiennes ; 4) ou profanes telles que tuer ses parents, etc. Ce qu'en dit Nichiren karma immuable (jogo, 定業), appelé aussi karma fixe, par opposition au karma modifiable. Le karma qui produit inévitablement un résultat déterminé. Le Kusha Ron de Vasubandhu donne la liste des quatre faits qui provoquent ce karma, et qui peuvent être négatifs ou positifs : 1) les actions motivées par des désirs terrestres exceptionnellement forts ou par un esprit profondément pur ; 2) les actions, bonnes ou mauvaises, répétées de manière habituelle ; 3) les actions, bonnes ou mauvaises (les fautes bouddhiques), commises à l'égard d'une source de bienfait comme par exemple les Trois trésors, 4) les actions qui nuisent à ses parents. Le karma immuable peut aussi être compris comme un karma dont les effets sont destinés à apparaître à un moment donné. Dans ce cas, le karma immuable créé au cours d'une vie particulière peut être de trois sortes : 1) le karma dont les effets sont destinés à apparaître au cours de la même vie, 2) celui dont les effets sont destinés à apparaître au cours de la vie prochaine, 3) celui dont les effets sont destinés à apparaître au cours de la troisième vie ou même plus tard. En règle générale, les karmas les plus légers sont censés se manifester au cours de la même vie et des karmas exceptionnellement mauvais sont transmis dans les vies postérieures. On considérait traditionnellement le karma immuable comme non-transformable, mais Nichiren dans son gosho Kaen Jogo sho (Du prolongement de la vie) dit : "Le karma peut également être de deux sortes : fixe et modifiable. Un repentir profond effacera même un karma fixe et, à plus forte raison, un karma modifiable. karma mandala (katsuma-mandara, 羯磨曼荼羅). 1. Un des quatre types de mandala ; il décrit les actions des bouddhas et des bodhisattvas qui conduisent les êtres à l'Eveil. 2. Différents arrangements de statues de bouddhas et boddhisattva enchâssés dans des autels. karuna : désir de libérer tous les êtres de leur souffrance ; l'une des quatre bienveillances sans limite qui caractérise l'attitude altruiste à l'égard de tout ce qui vit, hommes et nature. kasaya
(kesa,
袈裟) Un des vêtements liturgiques des moines bouddhistes. Il s’agit
d’une sorte de poche qui se porte en bandoulière sur l’épaule
gauche par-dessus la robe.
Dans la tradition zen soto il a la forme d'une rivière drapé sur l'épaule. gauche. Sa couture à la main est pratiquée comme une méditation. Kashi,
Kasi (Kashi-koku,
尸国).L'un des seize principaux
Etats de l'Inde ancienne. Sa capitale était Varanasi
(actuelle Bénarès) où est situé le Parc
aux Cerfs, lieu du premier sermon de Shakyamuni. A son époque,
Kashi était gouverné par le
roi Prasenajit de Kosala.
Celui-ci donna un village en dot à sa soeur Vaidehi
lorsqu'elle se maria au roi Bimbisara du
Magadha. Plus tard, il guerroya contre le
fils de Bimbisara, Ajatashatru,
pour la possession de ce village. Kasho-Doji ou Kasho-bosatsu 葉菩` (sanskrit inconnu). Bodhisattva auquel Shakyamuni adressa le chapitre Kasho Bosatsu du Sutra Daihatsunehan (Sutra du Nirvana final). Dans ce sutra, Kasho Doji pose trente-six questions à Shakyamuni. Kasho-butsu, 葉仏(Kashyapa). Le sixième de sept bouddhas du passé, dont le dernier est Shakyamuni. Selon le Sutra du Nirvana, le moine Kakutoku, qui pratiquait le Dharma correct, renaquit sous la forme du bouddha Kasho, et le roi Utoku qui mourut en le défendant revint en tant que bouddha Shakyamuni. Kasho est également considéré comme le troisième des mille bouddhas dont l'apparition est prédite au cours du présent kalpa de sagesse. Il est né dans le second kalpa de décroissance du kalpa de continuité, quand la durée de la vie humaine, commençant à décroître, était de vingt mille ans. D'après la tradition tantrique il a enseigné la médecine à Brahma. Kashyapa (Tortue) : rishi vedique, père des devas, des asuras et de nagas. Dans certains textes, Kashyapa est considéré comme le créateur de l'humanité (Manasa-Putra). Kashyapa voir Mahakashyapa (Kasho) Kashyapa Matanga (Kasho-mato, Jiashemoteng, 葉摩騰, 迦攝摩騰) et Zhufalan, 竺法蘭 (Jikuhoran, nom indien inconnu). Deux moines indiens à qui l'on attribue traditionnellement l'introduction du bouddhisme en Chine. Matanga naquit dans une famille brahmane de l'Inde centrale et avait une connaissance approfondie des sutras theravada et mahayana. On pense qu'il serait arrivé en Chine en 67, à la requête de Ming, le second empereur de la dynastie des Han postérieurs. L'empereur aurait rêvé du Bouddha et envoyé des émissaires chargés de rapporter ses enseignements. Comme ceux-ci revinrent avec des écrits et des statues bouddhiques sur le dos de chevaux blancs, le bouddhisme fut d'abord appelé "l'enseignement apporté par des chevaux blancs". Le premier temple bouddhique en Chine, qui fut construit pour les deux moines en lisière de Lo-Yang en 67, reçut le nom de Baima-si ou temple du Cheval blanc. Kashyapa Matanga et Zhu Falan y traduisirent le Sutra Shijunisho. Kashyapiya [école] (Onko-bu ou Kashoibu, 飲光部・ 葉遺部). Courant issu de l'école Sarvastivada et faisant partie des vignt écoles theravada. Kasuga
daimyojin
春日大明神. Divinité tutélaire du clan des Fujiwara
dont le sanctuaire se trouve à Nara.
Kataumi Village côtier de district de Nagasa, province d'Awa (actuellement Amatsu-Kominato, district d'Awa, département de Chiba). Lieu de naissance de Nichiren. katabira
Vêtement sans doublure, utilisé en été, fait
de tissu de chanvre ou de soie froissée. Katsu. Un ancien royaume qui s'étendait de la Mandchourie à la Corée du Nord. Sur les cartes anciennes, "un pays à l'est de Tang et à l'ouest de Katsu" désignerait le Japon. Katyayana
ou Mahakatyayana,
Kaccana (Kasennen,
迦旃延, Makakasennen, Mohejiazhanyan).
L'un des dix disciples majeurs (sthavira)
de Shakyamuni qui apparaît au chpitre IV
du Sutra du Lotus. Il naquit à Ujjayini,
capitale de l'Avanti dans l'Inde de l'Ouest.
Brahmane de naissance, il tint la position
de conseiller religieux auprès du gouverneur de l'Etat. Il fut
le premier natif de l'Avanti à devenir
le disciple du Bouddha. Il fut converti à Shravasti
où il avait été envoyé par son souverain qui
avait entendu parler des enseignements de Shakyamuni. Après être
devenu le disciple de Shakyamuni, il revint dans l'Avanti
où il convertit le roi et beaucoup d'autres. Katyayana
est l'un des quatre grands auditeurs-shravakas
qui comprirent la véritable intention du Bouddha à travers
la parabole des trois chariots et de la maison en
flammes dans le chapitre III du
Sutra du Lotus. Le chapitre
VI prédit, que dans le futur, il deviendra le bouddha Jambunadaprabha,
(Éclat Doré du Fleuve Jambu, Embunadai
Konko). Il possédait
les dix qualités nécessaires à la propagation du
Dharma : 1) connaissance de l'enseignement 2)
explications claires 3) habileté de parler en public 4) persuasion
5) usage des moyens salvifiques 6) conformité
de conduite avec ce qui est prêché 7) prestance agréable
8) énergie correcte 9) infatigabilité 10) capacité
à faire naître le respect. Katyayaniputra (Kataennishi, 多衍尼子) (c. IIe s. avant notre ère). Moine de l'école Sarvastivada et peut-être même son fondateur. Né dans une famille de brahmanes il se convertit au bouddhisme. Il est l'auteur du Jnanaprasthana-sastra qui systémetise la doctrine de cette école. Kaundinya voir Ajnata Kaundinya Kaushambi,
Kosambi (Kyoshomi-koku,
賞弥国). Capitale de Vatsa, un des seize
Etats principaux de l'Inde ancienne
au temps de Shakyamuni. Kaushika (Kyoshika) Nom sous lequel apparaît le Seigneur Shakra (Indra) alors qu'il n'était que brahmane. Kausthila ou Maha-Kausthila serait le frère de Sari, la mère de Shariputra. Comme son neveu, il étudia la philosophie et fut connu pour son éloquence et son habilité à répondre aux questions. Kawanobe nyudo, 河野辺の入道 Disciple de Nichiren ; on ne sait pas grand-chose de lui ; il pourrait avoir été emprisonné et arrêté au moment de la persécution de Tatsunokuchi en 1271 ke (provisoire, temporalité) kechi myaku voir héritage du Dharma Kegongyo Sho abr. de Daihokobutsu Kegongyo Sho, 華厳経疏 (Annotations sur le Sutra Kegon). Commentaire de la version en 80 fascicules du Sutra Kegon écrit par Cheng-guan (738-839) de l'école Huayan en Chine et basé sur les interprétations de son maître Fazang (Hozo). Cheng-guan prolongea plus tard ce travail et écrivit un ouvrage plus long intitulé le Kegongyo Zuisho Engi Sho, qui est considéré comme une référence importante pour l'étude de ce sutra. Kegongyo Tangen-ki, 華厳経探玄記. (Exploration des profondeurs du Sutra Kegon) Commentaire du 60e fascicule du Sutra Kegon par Fazang (643-712) qui systématise en 10 chapitres les doctrines du Kegon. kegon ji (période de la Guirlande de fleurs, avatamsaka) Kegon kyo (Sutra de la guirlande de fleurs, Avatamsaka sutra) Kegon
shu, 華嚴宗 (École
de la Guirlande de fleurs, Ornementation fleurie, Huayan
zhong, Flower Garland school). Ecole chinoise du bouddhisme fondée au VIIe siècle
par Dushun (Tojun,
557-640) et dont le système doctrinal a été développé
par Fazang (Hozo,
643-712). Celui-ci formula une classification comparative des enseignements
bouddhiques pour montrer la supériorité du Sutra
Kegon sur tous les autres écrits. Son système classait
les sutras bouddhiques en cinq catégories selon leur degré
de profondeur, et les écoles bouddhiques en dix selon le contenu
de leur doctrine. L'école Huayan fut
introduite au Japon par Daoxuan (Dosen)
qui y apporta les textes Kegon en 736. En
740, Shinjo (coréen Simsang), moine
de Silla dans l'actuelle péninsule coréenne, qui avait étudié
sous la direction de Fazang, fit des exposés
sur le Sutra Kegon au Japon. Il est considéré comme
le fondateur de l'école japonaise Kegon.
Le Todai-ji à Nara
en est le temple principal. Cette école explique les phénomènes
par la production conditionnée :
les phénomènes sont en constante relation et naissent les
uns des autres. L'école énonce le principe des Six
formes et Dix mystères : analyses
du monde phénoménal des deux points de vue de la différence
et de l'identité. Les Six formes sont six aspects constitutifs
de toute chose : le tout qui contient les parties ; l'interdépendance
des parties qui constituent le tout, l'unité des parties en un
tout ; la diversité des parties ; la diversité constituant
le tout, et l'identité des parties. Les Dix mystères sont
dix caractéristiques de l'interdépendance de tous les phénomènes.
L'école
reprend également quelques éléments de la pensée
de Vasubandhu. Ce
qu'en dit Nichiren Keishin Moine du temple Todai-ji au début de la période Heian. Il s'opposa au projet de Saicho de construire un kaidan (sanctuaire d'ordination) selon les principes du Mahayana keishu Prosternation au sol pour exprimer son obéissance. Nichiren emploie l'expression Keishu Namu Myoho Renge Kyo qui équivaut à "Respect et dévotion à Namu Myoho Renge Kyo". Keitoku-dento Roku voir Dento Roku Kejo yu hon (Parabole de la ville illusoire, Huacheng yu pin) VIIème chapitre du Sutra du Lotus Kempon
Hokke shu,
顕本.
Ecole de Nichiren. Voir
Nichiju Kencho-ji
建長寺 (Kofukuzan Kencho Kokoku Zenji). Temple
principal de la branche Kencho de l'école
Zen Rinzai, situé à Kamakura.
Sa construction débuta la première année de l'ère
Kencho (1249) d'où son nom. On y vénérait
principalement la statue du bodhisattva Jizo.
Ce temple est considéré comme l'un des cinq principaux
temples Rinzai de Kamakura.
Il comporta, à un moment donné, plus de cinq cent temples
annexes. Le grand patriarche de ce temple, Doryu,
était un adversaire acharné de Nichiren.
kendatsuba (gandharva) Ken hoto bon (chapitre de la Tour aux Trésors ou de la Vision du Précieux stupa, jian baota pin) Kenji voir ères Kenkai Ron, 顕戒論 (Clarification des préceptes). Ouvrage de Saicho écrit en 819. L'année précédente, Saicho avait mis l'accent sur le fait que la salle d'ordination de Nara initiait les moines selon les préceptes du Theravada. Il fit une première pétition auprès du trône pour obtenir l'autorisation de construire un centre d'ordination Mahayana sur le Mont Hiei. Cela suscita alors une forte opposition de la part des moines des six écoles de Nara. Le Kenkai Ron fut écrit pour réfuter leurs arguments et expliquer les préceptes du Mahayana. Kenneo voir Datsueba Kennin-ji,
建仁寺 Temple principal de la branche Kennin-ji,
de l'école Zen Rinzai. L'un des cinq
principaux temples Rinzai de Kyoto.
Il fut fondé en 1202 par Eisai et construit
par le shogun Minamoto no Yoriie. Bien que
ce fut le premier temple Zen de Kyoto,
en raison des pressions exercées par des écoles plus anciennes,
on y enseignait également les doctrines du Tendai
et du Shingon. Mais, en 1265, Doryu,
s'y installa et dès lors le temple fut exclusivement consacré
aux pratiques du Zen. Kenshin, 顕真 (1130-1192). Soixante et unième patriarche de l'Enryaku-ji, temple le plus important de l'école Tendai. Il étudia les enseignements ésotériques sous la direction de Myoun et participa à un rituel ésotérique mené par Hoin. Plus tard, il adhéra à l'enseignement, dispensé par Honen, de la pratique exclusive du Nembutsu et abandonna toutes les autres disciplines. En 1190, il devint supérieur d'Enryaku-ji et la même année fut nommé sous-administrateur des moines (gon no sojo). Kenshokai (ou Myoshinko avant 1982) Groupe nationaliste de pratiquants laïcs, issu de la Nichien Shoshu et opposé à la Sokagakkai. Kenshu Ron 顕宗論 (Clarification de la doctrine). Ouvrage en quarante volumes de Samghabhadra (IVe ou Ve siècle) ou il réfute les thèses de Vasubandhu et fixe la doctrine Sarvastivada. kesa (kasaya) ketai (évidence de la temporalité, jiadi) ketchofuzoku
結要付嘱 (transfert de l'essence du Sutra du Lotus). Concept dégagé
par Zhiyi à partir du passage suivant du chapitre
XXI du Sutra du Lotus : "Les
pouvoirs supranaturels des bouddhas sont à ce point innombrables,
infinis, inconcevables. Si je devais, à l'aide de ces pouvoirs
supranaturels, exposer durant d'innombrables, d'infinis milliers de millions
de myriades de quantités incalculables de kalpa les mérites
de ce Sutra afin d'en assurer la passation, je serais encore
incapable d'en venir à bout. Pour en dire l'essentiel : l'ensemble
des enseignements possédés par l'Ainsi-Venu, l'ensemble
des pouvoirs supranaturels et souverains de l'Ainsi-Venu, l'ensemble du
réceptacle des secrets de l'Ainsi-Venu, l'ensemble des modes fort
profonds de l'Ainsi-Venu sont tous révélés et manifestés
dans ce Sutra. Voilà pourquoi vous devrez, après le parinirvana de l'Ainsi-Venu, de tout coeur le recevoir, le garder, le lire, le réciter,
l'expliquer, le copier et pratiquer selon ce qui y est exposé." Kharadiya (Karada-sen, 伽羅陀山). Une des sept chaînes montagneuses en or, qui, selon la cosmologie de l'Inde ancienne, entouraient le Mont Sumeru. Kharaskandha (燕居阿須倫). Un des quatre rois asura qui assistèrent à la Grande Assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus. Son nom signifie "Larges épaules". Il porte sur ses épaules toutes les misères du monde. Kia-siang = Jiaxiang = Jizang Kichijoten-nyo
ou Kichijoten, 吉祥天 (Shrimahadevi
ou Mahashri). A l'origine, déesse
de la mythologie indienne Lakshmi, incorporée par la suite au bouddhisme.
On lui prête une silhouette gracieuse et le pouvoir de dispenser
vertu et bienfaits. Elle serait une fille de Kishimojin
et la femme de Bishamonten. Au Japon, des
prières pour la paix et la fertilité agricole lui étaient
adressées dans les temples des campagnes. Kiben ou Kiben baramon 鬼弁婆羅門 (Démon de l'éloquence). Brahmane dont il est question dans le Daito Saiiki Ki (Annales des régions de l'Ouest). Vaniteux, il se divertissait de théories paradoxales et vénérait des démons. Parce qu'il conduisait les débats de derrière un rideau, personne ne connaissait sa véritable apparence. Un jour, Ashvaghosha l'affronta dans un débat et parvint à le réduire au silence. Pour finir Ashvaghosha tira le rideau, et la forme démoniaque de son contradicteur apparut ainsi aux yeux de tous. Kiken-bosatsu, 喜見菩 [bodhisattva], abréviation de Issai-shujo-kiken-nyorai, 一切衆生喜見如来 (Sarvasattva priyanadarshana), littéralement, "Celui dont la vue remplit de joie tous les êtres sensitifs". Bodhisattva mentionné dans le chapitre Yakuo du Sutra du Lotus en tant qu'incarnation du bodhisattva Yakuo dans une vie antérieure. Le Sutra du Lotus lui fut enseigné par un bouddha nommé Nichigatsu Jomyotoku (Vertu brillante comme le soleil et pure comme la lune, Chandravimalasuryaprabhasashri). Par gratitude, Kiken offrit des fleurs célestes et des parfums précieux à ce bouddha et au Sutra du Lotus. Néanmoins, il pensa que de tels dons valaient moins que l'offrande de son propre corps. Aussi se recouvrit-il d'huile et fit-il brûler son corps en sacrifice pendant 1200 ans. Quand son corps fut consumé, il renaquit dans la terre de Nichigatsu Jomyotoku et servit à nouveau ce bouddha. Après la mort de Nichigatsu Jomyotoku, il se brûla le coude, en guise d'offrande supplémentaire, pendant 72.000 ans Kikon-biku, 喜根比丘 (Prasannendriya). Moine qui a vécu dans les Derniers jours du Dharma du bouddha Shishionno (Roi Rugissement du Lion, Simhanada-raja). Il n'accordait pas de valeur aux pratiques ascétiques et enseignait exclusivement la doctrine de la véritable nature de la vie, ce qui lui attira les insultes de Shoi-biku (Agramati). Il resta ferme dans ses croyances et atteignit, dit-on, l'état de bouddha, tandis que Shoi serait tombé en enfer. Kimbara Hokkyo. Disciple de Nichiren de la province de Shimosa. Il y participa activement à la propagation avec Ota Jomyo et Soya Kyoshin. Tous trois reçurent le gosho Tenju Kyoju Homon (Allégement de la rétribution karmique) que Nichiren leur adressa lorsqu'il était emprisonné à Echi avant son départ pour Sado. Kimmei Tenno, 欽明天皇 (509-571). L'empereur Kimmei est maintenant considéré comme le 29e empereur parce que l'administration du quinzième souverain, l'impératrice Jingu n'est plus formellement reconnue comme un règne. Toutefois, à l'époque de Nichiren, elle était incluse dans la lignée des empereurs, si bien que l'on considérait l'empereur Kimmei comme le trentième souverain. Le bouddhisme fut officiellement introduit au Japon sous le règne de Kimmei en 538. La nouvelle religion créa une profonde rivalité entre le clan Mononobe (shinto) et le clan Soga (bouddhistes). Mononobe no Okoshi fit jeter la statue du Bouddha dans une rivière et brûler le temple construit par les Soga pour l'abriter. kimnara
(kinnara, 緊那羅)
Etres
célestes, musiciens talentueux de Kubera (Dieu de la richesse). Leur apparence
se rattache à plusieurs règnes
à la fois : ils auraient des caractéristiques des hommes
mais aussi des animaux (chevaux, oiseaux) et des dieux. Ils sont la partie
ambiguë de la psyché humaine où la spiritualité
peut côtoyer l'instinct primitif. Les kimnara
sont l’un des huit groupes d’êtres
surnaturels qui assistent à la prédication de sutras du Mahayana,
notamment du Lotus, et qui promettent de protéger le Dharma.
kimshuka ou kingshuk ou kumsuka (Butea frondosa) également connu sous le nom de Flamme de forêt. Arbre aux magnifiques
fleurs rouges, originaire de l'Inde, où il
est utilisé pour le
bois,
la résine,
le fourrage, la médecine
et la teinture. On l'appelle également "bec d'Ara". kimyo (guiming, namas) Ce terme qui exprime la dévotion est rendu dans de très nombreux cas par la translittération namu. L'expression chinoise est formée de gui et ming ; gui signifiant retourner, rendre, mais aussi offrir, et ming la vie mais aussi l'ordre des choses et dans la pensée traditionnelle chinoise le décret du ciel ou le mandat céleste accordé au souverain. C'est donc une formule d'hommage et de dévotion qui peut revêtir plusieurs sens assez proches mais avec des forces d'intensités différentes. kinai. Ancienne appellation des provinces se trouvant autour de la capitale (Nara et Heian principalement) kinnara (kimnara) Ki no Shukubo (mort en 919). Noble courtisan et poète de la période Heian. Kiozumi Kuon-ji voir Kuon-ji Kiriki, 訖哩枳王 (Kiki). Héros d'une légende relatée dans le Sutra Shugo Kokkai. Le roi Kiriki était le père du bouddha Kasho (Kashyapa), le sixième des sept bouddha du passé, le dernier étant Shakyamuni. Un jour, il rêva de dix singes. Neuf singes harcelaient les gens de la ville, leur volaient leur nourriture et leurs boissons. Toutefois, l'un des dix refusait de se joindre aux autres et restait assis sur une branche d'arbre. Cela lui valut d'être maltraité par les autres singes et expulsé de leur communauté. Quand le roi Kiriki demanda au bouddha Kasho quel était le sens de son rêve, Kasho lui répondit : "Il représente l'époque mauvaise après la disparition du Bouddha Shakyamuni. Les dix singes représentent ses dix sortes de disciples, dont l'une est constituée par les véritable shramana, personnes qui renoncent au monde et s'efforcent de trouver la Voie." kirin
(qilin). Dans la Chine ancienne, animal divin
de bon augure, envoyé par la providence et ressemblant à
un cheval sauvage. On disait qu'il apparaissait pour annoncer la venue
d'un sage. Kishimojin,
鬼子母神 (Déesse Mère des Enfants Démons, Guizimushen,
Hariti). Démone convertie par le Bouddha
et mère de très nombreux enfants démons (cinq cents
ou plus selon les textes). Selon le Sutra Kishimo (Sutra
de Kishimojin) et le Binaya Zoji (Règles monastiques
en divers domaines), elle tuait les nouveau-nés des autres
pour nourrir les siens, et la population, terrifiée et accablée,
supplia Shakyamuni de l'aider. Le Bouddha cacha alors le plus jeune fils
de Kishimojin, Binkara.
Elle le chercha dans le monde entier pendant sept jours, mais en vain.
Désespérée, elle demanda finalement au Bouddha où
il se trouvait. Shakyamuni la blâma pour sa conduite démoniaque
et lui fit jurer de ne plus tuer d'enfant. Puis il lui rendit son fils.
Selon le Nankai Kiki Naiho Den, elle était vénérée
en Inde comme une déesse qui pouvait accorder les bienfaits d'avoir
des enfants et d'accoucher facilement. Son culte fut plus tard introduit
au Japon. Dans le chapitre Dharani (vingt-sixième)
du Sutra du Lotus, ses dix filles,
avec elle, font serment devant le Bouddha de protéger ceux qui
pratiquent le Sutra. Nichiren
l’a incorporée dans la partie droite de son gohonzon.
Dans les honzon actuels de l’ordre Nichiren Shoshu, dans cette même
partie droite qui est liée à ce qui est imparti (tei,
ding, ce qui est fixé), figure la
phrase du Sutra du Lotus où les filles-démones
jurent que celui qui tourmente les maîtres du Dharma verra "sa
tête brisée en sept morceaux". Ce
qu'en dit Nichiren Kishin Ron voir Daijo Kishin Ron Kitayama Hommon-ji voir Honmon-ji Kiyomori voir Taira no Kiyomori Kiyozumi dera voir temple Seicho-ji klesha voir désirs terrestres ko (kalpa) Ko-ama ou Ko-no-ama, 国府尼. Nonne, disciple de Nichiren, vivant dans l'île de Sado. Elle-même et son mari Ko nyudo ont aidé et protégé Nichiren durant son exil 1271 à 1274. Ko nyudo, 国府入道 Disciple de Nichiren. Ko signifie bureau provincial. Il était appelé ainsi parce qu'il vivait au siège provincial de l'île de Sado. Durant l'exil de Nichiren en cet endroit, il se convertit à ses enseignements. Sa femme Ko-no-ama et lui firent des offrandes à Nichiren et contribuèrent à le protéger. Après le pardon de Nichiren et son départ de Sado, Ko nyudo fit le long voyage jusqu'à Minobu pour lui rendre visite et lui apporter des offrandes. koan, 公案 (gongan). Méthode de "question et réponses" utilisée principalement par le Zen Rinzai pour évoluer l'état de spiritualité des religieux. Les koan étaient posés par le maître à un disciple particulier et devaient recevoir une réponse satisfaisante, mais dont la portée était limitée au degré d'Eveil de ce seul disciple. Un koan ne peut donc pas avoir de valeur universelle. Il était conçu par le maître zen de manière apparemment illogique, pour obliger le méditant à faire un effort de réflexion. Koan sannen L'ère Koan, littéralement Vaste-paix, commença en 1278 et ne dura que dix ans. Koben voir Myoe Kobo, 弘法 ou Grand-maître Kobo (Kobo Daishi, 弘法大師). Titre honorifique du religieux japonais Kukai Kochi, . 広智. Moine bouddhiste de la fin du VIIIe siècle et début du IXe. Il étudia d'abord sous la direction de Dochu, un disciple de Ganjin, et aurait aidé Saicho à copier des sutras. Kochi vécut au temple Daiji-ji, dans la province de Shimotsuke. Après la mort de Dochu, il devint un personnage central de l'ordre Ritsu dans la région du Kanto. Il fut grandement révéré pour sa vertu exceptionnelle et fut appelé le bodhisattva Kochi. Quand le Grand-maître Saicho se rendit dans le Kanto, Kochi apprit de lui la méditation du Tendai et les principes du Sutra du Lotus. Fidèle aux enseignements de Saicho, Kochi se consacra à la propagation de la doctrine Tendai. Il dirigea la cérémonie d'ordination de Ennin (Jikaku), qui était né dans la province de Shimotsuke, et présenta ce dernier à Saicho. Kodai-nyo, 皐諦・皐諦女 (Kunti). L'une des dix filles de Kishimojin qui apparaît dans le chapitre Dharani (vingt-sixième) du Sutra du Lotus et qui fait vœu de protéger les pratiquants du Sutra. On la croyait capable de passer à sa guise du monde des humains au monde céleste. Et, contrairement à ses neuf sœurs, on la disait bonne. kodo 講堂 (salle ou hall de lecture). Un des éléments essentiels de l'architecture des temples bouddhistes. Traditionnellement le kodo se trouve derrière la salle principale et est plus spacieuse que cette dernière. C'est le lieu ou les moines se rassemblent pour écouter les sutras et les sermons ainsi que pour accomplir les rites. Kofuku-ji,
興福寺. Temple principal de l'école Hosso,
l'un des sept temples majeurs de Nara. Il fut
construit par le clan Fujiwara en 669. A
cette époque, le temple portait le nom de Yamashina-dera.
En 673, il fut déplacé à Umayasaka
et, en 710, à Nara où il prit
le nom de Kofuku-ji. Il prospéra par
la suite en tant que temple de la famille des Fujiwara.
Mais avec le déclin de cette famille commença celui du temple,
et, après la Restauration de Meiji (1868),
il fut affilié pendant un certain temps à l'école
Shingon. Ko Gumyo Shu voir Daoxuan Koguryo Royaume fondé au Ier siècle av. notre ère, dans la région qui est actuellement la Corée du Sud. En 668, il fut conquis par l'empereur Gaozhong, le troisième empereur de la dynastie des Tang. Kogyoku Tenno, 皇極天皇 (594<642-645>661). Trente-cinquième souverain (impératrice), petite-fille de Shotoku Taishi et épouse de Jomei Tenno à qui elle succéda. Elle abdiqua en faveur de son frère Kotoku et prit le nom de Sume-mi-oya no Mikoto. Mais elle revit dix ans après sur le trône sous le nom de Saimei. Koin (1145-1216) Moine du temple Onjo-ji (Tendai) qui s'est opposé à la doctrine du Nembutsu dans son Jodo Ketsugi Sho (Critique de la signification de la Terre Pure). Honen lui ayant personnellement prouvée son erreur, il se serait converti par la suite au Nembutsu et brûlé son ouvrage. koji Sorte de petite orange résistante au froid dont la peau douce et fine est facile à enlever. Kojiki
古事記 (Chronique des faits anciens) Ouvrage
en trois volumes compilé en 712 à la demande de la maison
impériale par un historiographe qui collecta toutes les traditions
orales du Japon. Il raconte la création du monde et l'histoire des 33
premiers empereurs, tenno. Il est considéré
comme le premier ouvrage écrit du Japon. Kojo, 光定(779-858), (ou Grand-maître Betto). Moine de l'école Tendai. En 808, il se rendit au Mont Hiei et devint le disciple de Saicho. En 812, il reçut les préceptes au temple Todai-ji et reçut de Kukai les enseignements du Monde de la matrice et du Monde du diamant au cours d'une cérémonie qui eut lieu dans le temple Takaosan-ji. Il s'efforça de réaliser le rêve de Saicho d'établir une salle d'ordination selon le Mahayana, sur le Mont Hiei, et obtint la permission impériale sept jours après la mort de Saicho en 822. En 854, il devint l'administrateur du temple Enryaku-ji. Il écrivit le Isshin Kaimon (Sur les préceptes de l'esprit unique) qui relate les efforts fournis pour établir une salle d'ordination Mahayana, ouvrage dans lequel se trouvent les éléments indispensables de l'histoire de cette salle. Ce qu'en dit Nichiren kojo no ji. Kojo signifie "être au-delà" et ji signifie "question". Un bouddha kojo no ji ou un boddhisattva kojo no ji signifie "au-delà de la question de bouddha" ou "au-delà de la question du bodhisattva" Ces mots décrivent un bouddha/bodhisattva qui continue la pratique bouddhiste après avoir atteint l'Eveil. Kokalika (Kugyari ou Kukari, 瞿伽利). Membre de la tribu Shakya et ennemi de Shakyamuni. Il subit l'influence de Devadatta et calomnia Shariputra et Maudgalyayana. On dit qu'il tomba tout vif en enfer. kokorozashi (volonté d'accomplissement) koku Unité de volume = 180 litres environ kokudo ou setsudo, 国土・刹土 (kshetra ). Pays, aire, région, sphère d'activité, place sacrée. Le terme s'emploie dans les mots composés : punya-kshetra = aire de bonne fortune, buddha-kshetra = terre de bouddha. Kokusei Hyakuroku, 国清百録 (Les Cent Rapports du Grand-maître Zhiyi). Anthologie comprenant 104 rapports et documents historiques, parmi lesquels la correspondance de Zhiyi avec l'empereur Yang de la dynastie Shui, l'empereur Xuan de la dynastie Chen, entre autres. Elle fut compilée par Guanding, le successeur de Zhiyi. Kokushi titre posthume d'Eisai kokushi, 国師 (Maître de la Nation). Titre conféré à certains moines bouddhistes considérés comme des modèles de vertu. Kokuzo bosatsu,
虚空蔵菩`
(Corbeille de Vacuité-totale, Xukongcang
pusa (Akashagarbha).
Bodhisattva de l'espace, ainsi appelé parce que sa sagesse et sa
bonne fortune seraient aussi vastes et sans limites que l'univers lui-même
(Kokuzo signifie "dépositaire
de l'espace"). L'école Shingon
le représente comme la divinité centrale dans la cour de
Kokuzo, sur le mandala du Monde
de la matrice qui le dépeint assis sur une fleur de lotus,
portant une couronne ornée des cinq sortes de sagesse, l'épée
de la sagesse dans la main droite et la fleur de lotus
de la bonne fortune et le joyau qui exauce tous
les voeux dans la main gauche. Kokuzo
fut également l'objet d'un culte au Japon, indépendamment
de l'école Shingon, depuis des temps
très anciens. Il était l'objet principal de vénération
au temple Seicho-ji où Nichiren étudia
le bouddhisme. Depuis que le moine Fushigi,
en 771, avait sculpté une statue de ce bodhisattva et l'y avait
enchâssée. Nichiren rappelle dans plusieurs de ses écrits
que, pendant ses années d'études, il pria devant la statue
du bodhisattva Kokuzo au Seicho-ji
pour devenir la personne la plus sage du Japon. Le Hokke
Mongu identifie Kokuzo au dieu des
étoiles, Myojo-tenno.
Ce
qu'en dit Nichiren Komatsubara,
Komatsubara-no-honan 小松原の法難 (Persécution
de Komatsubara). Lieu où Nichiren fut attaqué le 11 novembre
1264. Tojo
Kagenobu, intendant du village de Tojo
et croyant du Nembutsu,
était l'ennemi de Nichiren depuis le jour où il avait révélé
la pratique de Namu Myoho Renge Kyo en 1253.
Après la suspension de sa sentence d'exil à Izu,
Nichiren revint à Kamakura. En 1264,
il rentra dans son village natal à Awa.
Son père était déjà mort en 1258 et sa mère
était gravement malade. Après avoir prié avec succès
pour sa guérison, il s'installa au temple Renge-ji.
C'est alors qu'un croyant,
Yoshitaka Kudo, l'invita à
demeurer chez lui. Au crépuscule, en route pour la demeure de Yoshitaka,
Nichiren et son escorte d'une dizaine de personnes tombèrent dans
une embuscade, tendue par Kagenobu et ses
hommes, à Komatsubara. Nichiren fut
blessé au front par un coup d'épée et il eut la main
gauche cassée. Deux de ses disciples, Kyonin-bo
et Yoshitaka
Kudo, furent tués.Voir
la biographie de Nichiren Kominato.
小湊 Lieu de naissance de Nichiren, petit hameau
de pêcheurs sur la côte Pacifique faisant partie du village
de Tojo, dans la province d'Awa
(actuelle préfecture de Chiba).
Jakunichi-bo,
fils d'un seigneur local, y fit construire le temple Tanjo-ji
pour honorer cet endroit. Komoku
tenno
広目天 (Roi céleste Vaste-Regard, Guangmu
tianwang, Virupaksa devaraja). L'un
des quatre rois célestes. Il
vit à mi-pente dans la partie basse du versant ouest du Mont Sumeru et protège le continent occidental. On attribue à
sa clairvoyance divine le pouvoir de discerner le mal, de punir ceux qui
commettent des actions nuisibles et d'éveiller le désir
d'atteindre l'état de bouddha. Komyo-nyorai 光明如来 (Lumière-étincelante, Rashmiprabhasa). Nom que portera Mahakashyapa lorsqu'il sera bouddha. Cette prédiction se trouve dans le chapitre VI du Sutra du Lotus. Komyoshogon (royaume Ornement de Lumière, Vairocanarasmipratimandita, Guangming zhuangyan, ou Guangmiao zhuangyan, Adorned with Light buddha land). Monde dont il est question dans le Sutra du Lotus, chapitre XXVII. kon (racines, indriya) Kongobei Ron 金剛論 abrégé en Kombei Ron ou Kompei Ron (Scalpel de diamant). Ouvrage présenté sous forme de questions-réponses par Zhanlan, afin de démontrer la supériorité de la doctrine de Zhiyi et de rendre sa pureté à l'école Tian-tai en réfutant les doctrines des écoles Huayan (Kegon), Rien-que-conscience et Chan (Zen) qui prospérèrent après sa mort. Le titre provient d'un passage du chapitre Nyorai sho (douzième) du Sutra Daihatsunehan, l'une des versions chinoises du Sutra du Nirvana, et symbolise le pouvoir d'ôter leurs illusions aux êtres vivants. Dans ce traité, Zhanlan soutient la doctrine de l'Eveil des êtres non sensitifs en réfutant la position de Huayan qui affirmait que les être non sensitifs ne possèdent pas la nature de bouddha. Il rejette également la doctrine Faxiang (Hosso) qui prétend que certaines catégories de personnes, par nature, sont à tout jamais incapables d'atteindre l'état de bouddha et réaffirme la doctrine du Sutra du Lotus, disant que l'état de bouddha est à la portée de tous. Kongobu-ji
金剛峯寺 ou Koya-san Kongobu-ji.
Temple principal de l'école Shingon,
situé sur le Mont Koya dans la préfecture
de Wakayama. Construit par Kukai
en 816 et composé de très nombreux bâtiments. Il fut
plusieurs fois détruit et restauré, dont la dernière
en 1869. Au bout d'un long chemin forestier on arrive au Oku
no In, le mausolée de Kukai.
Le Mont Koya d'environ 1000 m. d'altitude
est considéré comme sacré et fut interdit aux femmes
jusqu'en 1872. Nichiren
y séjourna pour sa bibliothèque. Kongosatta voir Vajrasattva Kongosen (Monts) voir Chakravala Konichi-bo 光日房 ou Konichi-ama, 光日尼. Une disciple de Nichiren qui vécut à Amatsu dans la province d'Awa. Elle fut convertie au bouddhisme de Nichiren par son fils Yashiro. Lorsque Nichiren était en exil à Sado, elle lui envoya des présents, dont des robes, et continua à lui en envoyer après qu'il se fut retiré au Mont Minobu. Nichiren lui accordait toute sa confiance et lui adressa le Shuju Onfurumai Gosho (Sur le comportement du Bouddha). Quand son fils Yashiro mourut, Nichiren lui envoya le Konichi-bo Gosho (Lettre à Konichi-bo), lettre dans laquelle il déclare que c'est Yashiro qui l'a convertie et qu'il pourra échapper aux mauvaises voies grâce à la grande foi de sa mère. Konjiki 金色王 [roi] Le bouddha Shakyamuni dans une vie antérieure, cité dans le Sutra Konjiki. Nichiren donne une version légèrement différente de l'histoire, selon laquelle le roi Konjiki donna sa dernière ration de riz comme offrande à un pratyekabuddha. Après quoi, vêtements, nourriture et autres trésors se mirent à pleuvoir du ciel, et le peuple fut soulagé de ses souffrances. konjin ou kongoshin (corps du Bouddha impérissable comme l'or ou corps de diamant) konnyaku
Sorte de gélatine faite à partir
de la tubercule konnyaku. On lui prêtait
la capacité d'éliminer du corps les poisons. La "pomme
de terre konnyaku" originaire d'Indonésie, est une plante
vivace (Amorphophallus Konjac) Elle est essentiellement cultivée
au Japon, mais pousse aussi sous forme naturelle et sauvage en Asie du
Sud-Est et en Chine. kono kyo この. Littéralement "ce sutra". Expression employée par Nichiren pour désigner généralement le Sutra du lotus Ko Nyudo. Disciple de Nichiren. Ko signifie bureau de province. Il portait ce nom de Ko Nyudo parce qu'il vivait à l'emplacement du bureau provincial de Sado. Alors que Nichiren était en exil dans cette île, Ko nyudo se convertit à sa doctrine. Sa femme Ko-no-ama et lui firent des offrandes à Nichiren et veillèrent à le protéger. Après le pardon de Nichiren et son départ de Sado, Ko Nyudo, comme Abutsu-bo, fit le long voyage à Minobu pour lui rendre visite et lui apporter des présents. konrin,
金輪 (grand cercle d'or
ou grande roue, kanchana-mandala).
Dans la cosmologie indienne, cercle d'or, le plus élevé
des trois cercles (vent, eau, or) qui servent de support à l'univers.
Dans le Shingon,
un culte à ce mandala (ichiji
konrin ho) est rendu pour empêcher
l’empoisonnement, éviter les mauvais esprits et écarter
les désastres. konrin-ho, 金輪宝 (joyau du grand cercle d'or). Un des sept trésors que possède un roi Chakravartin. Kosa voir Abhidharma kosa sastra Kosai,
幸西 (1163-1247) ou Jokaku-bo,
成覚房. Moine de l'école Jodo, disciple de
Honen. Il étudia tout d'abord la doctrine
Tendai sur le Mont Hiei,
mais fut converti à la doctrine de la Terre pure à l'âge
de trente-six ans. Il fut partisan de la doctrine de la récitation
unique (ichinengi) qui affirme qu'une seule
invocation du Nembutsu met en contact l'esprit
d'une personne ordinaire avec le bouddha Amida
et assure sa renaissance dans la Terre pure. Une récitation continuelle
n'est donc pas nécessaire. En 1206, au cours d'une réunion
où les disciples de Honen conduisirent
des prières à Shishigatani
à Kyoto, deux dames de la cour - au
service de l'empereur retiré Go Toba
- participèrent à la cérémonie et devinrent
nonnes de l'école Jodo. Cela suscita
la colère de l'empereur retiré qui punit alors Honen
et ses principaux disciples. En février de l'année suivante,
Kosai fut exilé dans la province d'Awa,
sur l'île de Shikoku, mais il fut plus
tard pardonné. En 1227, quand l'école Jodo
fut de nouveau persécutée, Kosai
fut exilé à Iki. Il mourut
à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. On le considère
comme le fondateur de la doctrine de la récitation unique. Kosala
ou Koshala ou Kaushali (Kyosara-koku
`羅国). L'un des seize principaux Etats de l'Inde
ancienne et, avec Magadha, l'un des deux plus
puissants. A l'époque de Shakyamuni, le roi du Kosala
était Prasenajit et la capitale
Shravasti. Le petit royaume des Shakya
d'où venait Shakyamuni était soumis au Kosala.
Prasenajit, sa femme Mallika
et sa fille Shrimala étaient des disciples
du Bouddha. Aux abords de la capitale se trouvait le monastère
Jetavana donné par Sudatta
à l'Ordre bouddhique. Le Bouddha y séjourna vingt-cinq fois
pendant la retraite de trois mois de la saison des pluies. Plus tard,
Prasenajit fut banni par son fils Virudhaka
qui prit le pouvoir et détruisit le clan Shakya dans les dernières
années de la vie de Shakyamuni. kosen
rufu, 廣宣流布 (vaste
propagation de la merveille de la cause primordiale ou propager largement).
Expression tirée du chapitre XXIII du
Sutra du Lotus. Le Bouddha remet au bodhisattva Nakchatra-raja-samkusumitabhijana (Splendeur-Royale
des Constellations) le chapitre de la Conduite originelle du bodhisattva
Yakuo (Roi des Remèdes) et l’exhorte en ces termes :
"Après mon extinction, dans les cinq cents
dernières années, propage-le largement
dans le Jambudvipa et fais qu’il
ne s’interrompe point". L’expression désigne donc
la propagation du Lotus sur une très vaste échelle.
Littéralement kosen, guangxuan
signifie "vaste annonce" et rufu,
liubu, "se répandre, se diffuser".
Ce
qu'en dit Nichiren.
Koshaku (Futsu Ju Bosatsukai Koshaku. Vaste interprétation des préceptes généralement attribués aux bodhisattvas) ouvrage de Annen. Koso den voir Ryo koso den Kosoku-ji,
光則寺. Temple
de Kamakura, avec le cachot où furent
emprisonnés des disciples de Nichiren. Voir Lettre
au moine Nichiro en prison koti (kutei, 倶胝). Unité numérique de l'Inde ancienne. Nombre très élevé, dont on donne pour équivalent tantôt dix millions, tantôt cent millions. koto
Instrument de musique d'origine chinoise introduit au Japon au VIIe siècle
qui consiste en une caisse de résonance, posée à
plat sur le sol, sur laquelle sont tendues treize cordes. Kotoku Tenno, 孝徳天皇 (597 <645-654). Trente-sixième empereur successeur de sa soeur Kogyoku. Il fit rédiger les articles de la réforme de l'ère Taika (création de rangs de Cour, répartission de terres cultivées, établissement d'un calendrier) et renforça les liens unissant le Japon à la Corée et à la Chine. Koya voir Mont Koya Kozen Gokoku Ron, 興禅護国論 (Propagation du Zen pour la protection du pays). Ouvrage d'Eisai, fondateur de la du Zen Rinzai. Quand Eisai tenta de répandre les enseignements Zen au Japon, il se heurta à l'opposition des moines des écoles établies à Nara et sur le Mont Hiei. Il écrivit donc cet ouvrage pour affirmer la légitimité du Zen et définir ses principes de base. Il y développe l'argument que le Zen contribue au bien-être général et à la sécurité de la nation. Cette oeuvre est considérée comme le texte qui marque la naissance de l'école Zen au Japon. Krakucchanda (Kuruson-butsu, 拘留孫仏). Quatrième des sept bouddhas du passé. Premier des mille bouddhas dans l'actuel kalpa de sagesse. Krita (Kirita-o, 訖利多王). Roi du Cachemire, en Inde, qui s'opposa au bouddhisme. Après avoir accédé à la royauté, il fut vaincu par Kanishka, roi du Gandhara. Mais, après la mort de Kanishka, il reprit son trône et bannit les moines bouddhistes, détruisant le bouddhisme dans la région. Il fut finalement tué par Himatala, roi de Tukhara et bienfaiteur du bouddhisme. kritya démons vengeurs qui soulèvent les cadavres. krosha (kurosha, 倶盧舎). Unité de longueur de l'ancienne Inde. C'est la distance à laquelle on peut entendre le beuglement d'un grand boeuf ou le roulement du tembour, environ deux km. Ksemadatta voir Yuze kshatriya voir castes kshana,
littéralement "instant" ou "moment"
mais également "atome de temps". Les anciens penseurs
indiens utilisaient le concept de paramanu,
qu'ils définissaient comme "une particule arrivée par
division d'une matière jusqu'à ce qu'elle soit indivisible".
De la même manière, en divisant le Temps on arrivait au "dernier
intervalle de temps", appelé kshana.
Ayant respectivement réduit la Matière et le Temps à
une particule élémentaire et à un instant, ils ont
approché, plusieurs siècles avant notre ère, l'une
des plus grandes découvertes de la physique du XXe siècle,
à savoir l'impossibilité d'appréhender simultanément
la vitesse et la position d'une particule (principe d'incertitude d'Heisenberg).
L'unité de temps (temps de Planck) peut être définie
en physique moderne "par le temps mis par la lumière à
parcourir le diamètre (longueur de Planck) du plus petit trou noir
concevable (masse de Planck)". Les anciens penseurs indiens disaient
également que l'unité de kshana
- instant ou moment - se mesure par "le temps pris par une particule
pour parcourir une distance de sa propre taille." Et ils ajoutaient
que "deux instants ne peuvent exister en même temps et que
deux instants ne constituent pas une séquence."(réf)
Cette notion signifie notamment que deux particules de matière
(fermions) ne peuvent occuper le même état quantique au sein
d'un atome (principe d'exclusion de Pauli). Autrement elles se heurteront
l'une l'autre ou s'effondreront et la matière cessera de se développer.
kshanti (endurance, acceptation patiente, nin ou ninniku, 忍・忍辱). L'une des six paramita de la pratique du bodhisattva. C'est la patience avec laquelle ils supportent les difficultés et les persécutions. Le chapitre X du Sutra du Lotus fait de kshanti l'une des trois règles de prédication (sanki) : "entrer dans la demeure de l'Ainsi-Venu, revêtir la robe de l'Ainsi-Venu et s'asseoir sur le trône de l'Ainsi-Venu". La robe est appelée robe de kshanti et symbolise un cœur doux et indulgent : "c'est la parure de la grande douceur et de la patience" Kshantivadin Une figure de Shakyamuni. Ascète "Endurance" dont l'histoire est relatée dans le Sutra Kengu. Il a supporté d'un coeur serein toutes les mutilations infligées par le Roi Kali. Ksitigarbha ou Kishitigarbha voir Jizo Bosatsu ku (vacuité, sunyata) Kubera
En
Inde, Dieu gardien de la richesse.
C'est un des quatre
dikpala, gardiens de l'espace de la cosmologie
hindoue. Il gouverne le Nord - luxuriant et riche par opposition au Sud
qui est le domaine de Yama, la mort, et du feu
- il est représenté comme un personnage replet, généralement
assis sur des pots remplis de trésors. On le considère parfois comme le seigneur des kimnara. Kublaï
Khan
Chef mongol, petit-fils de Gengis Khan. Il a conquis la Chine de 1276
à 1976 et fondé la dynastie
des Yuan qui domina la Chine jusqu'en 1368. voir Nichiren
et la menace mongole kubo ou Kuge no Kata. (gouverneur ou gouverneur général). Titre tout d'abord donné à l'empereur, aux shogun et les grands daimyo, puis aux délégués des shogun Ashikaga à Kanto et Kamakura. Kubo-no-ama Gozen, 窪尼 Disciple de Nichiren, elle conserva toujours une foi sincère. Elle vécut à Yui dans la province de Suruga. On l'identifie tantôt à la femme de Takahashi nyudo, tantôt à Myoshin-ama, ou encore on affirme qu'il s'agit de la même personne. Kucha (Kiji
ou Kosha, 亀茲・庫車).
Ancien royaume situé dans ce qui est à présent le
Turkestan oriental. Il occupait une position importante au carrefour de
l'Inde et de la Chine. C'est au Kucha qu'est
né Kumarajiva. kudoku (bienfaits, guna, punya) Kudokurin voir Hoe Kudo Yoshitaka, 工藤吉隆 (Kudo Sakon-no-jo Yoshitaka), (mort en 1264). Seigneur d'Amatsu, dans la province d'Awa. Disciple de Nichiren depuis 1256. Il fut le destinataire du Shion Sho (Les Quatre Dettes de reconnaissance) que Nichiren écrivit lors de son exil à Izu. Il aida Nichiren par de nombreux dons. Le 11 novembre 1264, alors que Nichiren et ses disciples étaient en route vers sa résidence sur son invitation, ils furent attaqués par Tojo Kagenobu et ses hommes à Komatsubara. Kudo Yoshitaka se rendit rapidement sur les lieux et combattit contre Kagenobu pour protéger Nichiren, mais il fut tué dans l'escarmouche avec Kyonin-bo Il aida Nichiren par de nombreux dons. Kugan-biku 苦岸比丘 Moine qui aurait vécu cent ans après le bouddha Daishogon dont l'enseignement s'était divisé en cinq écoles. Seule l'école de Fuji-biku était restée inaltérée et permettait d'atteindre l'Eveil. Les dirigeants des quatre autres écoles, les moines Kugan, Sawata, Shoko et Batsunanda, soutinrent des points de vue erronés et persécutèrent Fuji. Pour cette raison, ces quatre moines et leurs disciples seraient tombés en enfer. Kui-ji voir Cien Kukai,
空海 ou
Kobo
Daishi,
弘法大師 à titre posthume
(774-835). Religieux japonais fondateur de l’école Shingon.
Né dans la province de Sanuki à
Shikoku, il se rendit à Nara
à quinze ans (dix-huit selon d'autres sources) et étudia
les classiques chinois dont le Rongo (Analectes de Confucius)
avec le lettré confucéen Ato no Otari,
son oncle maternel. En 791, il entra au collège confucéen
de Nara et y poursuivit l'étude des
classiques chinois. C'est vers cette époque qu'un moine (Gonso,
peut-être) lui enseigna la pratique bouddhique ésotérique
de la récitation d'un mantra un million de fois en ayant foi dans
le bodhisattva Kokuzo. Cette pratique permettait,
disait-on, de comprendre tous les enseignements et de mémoriser
tous les sutras. Kukai s'y consacra et fut
ordonné moine bouddhique par Gonso
à l'âge de vingt ans. A vingt-quatre ans, il écrivit
le Sango Shiiki (Indications pour les enseignements des trois
religions) en proclamant la supériorité du bouddhisme
sur le taoïsme et le confucianisme.
A cette époque, les doctrines et les rites du Shingon
étaient mal connus au Japon. En 804, il put se joindre à
une ambassade japonaise qui entreprit la périlleuse traversée
de la mer de Chine. Saicho (Dengyo)
également accompagnait cette mission, toutefois les deux religieux
ne voyagèrent pas ensemble. La même année, il partit pour la Chine des
Tang et étudia le sanskrit à
Changan puis l'enseignement ésotérique
avec Huiguo qui l’initia aux arcanes
de l’école Zhenyan zhong (Paroles
véritables, Shingon) et lui donna
son nom ésotérique Henjo Kongo
(Illumination et diamant universels) et la position de dembo
ajari (celui qui est qualifié pour transmettre les doctrines
secrètes). En 806, un an après la mort de Huiguo,
il rentra au Japon, apportant avec lui les copies de deux mandalas Shingon,
des textes ésotériques et des objets rituels de prière.
A son retour, il résida principalement au temple Kanzeon-ji.
En 809, il est l’un des religieux les plus en vue auprès
de la Cour impériale. Son origine aristocratique et ses grandes capacités
littéraires et calligraphiques y concourent. Il est autorisé
à bâtir un monastère au Mont Koya qui devient ainsi le centre japonais de l’école
du Shingon. Sa renommée ne cesse de
s’accroître et il est nommé précepteur de deux
princes héritiers. En 823, il reçoit le temple To-ji
à Kyoto, dont il fait un centre pour
l'étude du bouddhisme ésotérique. Au nombre de ses
ouvrages, on trouve le Nikyo Ron, leJujushin
Ron et le Sokushin
Jobutsu Gi (Sur le principe de l'atteinte de la bodhéité
sans changer d'apparence). Kukai classifie
les enseignements non bouddhiques et bouddhiques comme correspondant à
dix stades dans le développement de
la conscience religieuse et affirme la supériorité des enseignements
ésotériques de l'école Shingon.
Dans sa classification, les enseignements des écoles Shingon
et Kegon sont placés au-dessus du
Sutra du Lotus. Ce
qu'en dit Nichiren Kukkutapada. Montagne près de Rajagriha, la capitale du Magadha. Mahakashyapa transmit les enseignements à Ananda et mourut sur cette montagne. Kukyo Ichijo Hosho Ron, 究竟一乗宝性論, abrégé en Hosho Ron (Du véhicule du trésor de l'état de bouddha, ou Sur le véhicule précieux de la bodhéité Ratnagotra-vibhaga Mahayanottaratantra-shastra). Traité attribué à Saramati traduit en chinois par Ratnamati vers 500, sous la dynastie des Wei du Nord. Il réfute les doctrines du Theravada et argumente que, puisque tous les êtres humains possèdent la Matrice de l'Ainsi-Venu (tathagata-garbha) ou la nature de bouddha, même les personnes des Deux véhicules et ceux d'une incroyance incorrigible (icchantika) peuvent finalement atteindre l'état de bouddha. La tradition tibétaine attribue cet ouvrage à Maitreya. kulaputra voir fils de bien kumara : littéralement jeune homme, adolescent. Dans les sutras abréviation de kumara-raja, prince. 1. Qualificatif soulignant la vigueur et le désir d'apprendre. prince du Dharma. 2. Titre de Manjushri (et d'autres bodhisattvas), considéré comme le fils-héritier du Seigneur du Dharma, le Bouddha Shakyamuni.
Kumarajiva (Kumaraju,
鳩摩羅什,
Jiumoluoshi) - plusieurs dates : 344 – 413 ou 350 –
409. Souvent appelé Raju sanzo, Luoshi
sanzang ; sanzo désignant les
trois_corbeilles (tripitaka),
titre honorifique accordé aux traducteurs éminents et signifiant
qu’ils maîtrisent l’ensemble de l’enseignement.
Grand traducteur des textes bouddhiques sanskrits en chinois. Lire
la suite Kumarata
ou Kumaralabdha (Kumarada,
鳩摩羅駄). Le dix-neuvième des vingt-quatre successeurs
de Shakyamuni, selon le Fuhozo Innen Den. Il vécut à
Takshashila, en Inde du Nord, vers la fin
du IIIe siècle et convertit de nombreuses personnes. Sa sagesse et ses
connaissances furent célèbres dans toute l'Inde. Il transmit
l'enseignement du Bouddha à Jayata. Kumarayana (Kumaraen, 鳩摩羅炎) Père de Kumarajiva et le fils d'un Premier ministre de l'un des anciens royaumes de l'Inde. C'était un bouddhiste fervent mais son roi éprouvait une telle hostilité à l'encontre du bouddhisme qu'il dût quitter le pays. Il traversa la chaîne des Pamir au nord, en voyageant vers la Chine. Quand le roi de Kucha apprit que Kumarayana avait abandonné une haute position par fidélité à sa foi bouddhique, il lui réserva un accueil officiel et le nomma Maître de la nation. Par décret royal, Kumarayana épousa Jiva, la plus jeune soeur du roi, lui aussi bouddhiste fervent. Ils appelèrent leur fils Kumarajiva en combinant leurs noms. D'après la légende, quand Kumarayana quitta l'Inde, il emporta avec lui une statue du Bouddha Shakyamuni. On disait que, de jour, il portait la statue et que, de nuit, c'était la statue qui le portait. Cette histoire est relatée dans le Hobutsu Shu. kumbhanda ou
kumbhandaka (kuhanda,
鳩槃荼) Démons dirigés
par Zoho tenno, l'un des Quatre
Rois du ciel. Ils sont souvent représentés comme des
gnomes ventrus aux longues dents, tracasseries qui sapent la vitalité
humaine. J.-N. Robert les appelle "démons bourses-en-jarre"
à cause de leurs gros testicules. Kunagon-butsu, 倶那含仏 (Kanakamuni). Cinquième des sept bouddhas du passé dont le dernier fut le bouddha Shakyamuni. Il serait apparu lors du neuvième kalpa de décroissance du kalpa de continuité, quand la durée de vie humaine diminue et s'élève à quarante mille années (trente mille selon certains). kundura. (Coccinia grandis - Cucurbitaceae). Fleur d'une courge grimpante d'Asie dont
on extrait un musc très odorant. Alors que le kunduruka serait le Pinus devadaru (cèdre du Himalaya) ou le Cedrus deodara, les deux arbres donnant une résine facilement inflammable. Kunitokotachi no Mikoto. Divinité de la Terre dans la mythologie shinto. Lors de la création du monde, le ciel et la terre étaient soudés, puis une partie s'éleva et forma le ciel, l'autre partie forma la terre. Kunitokotachi a été le premier kami à apparaître hors du chaos qui suivit cette séparation du ciel et de la terre. Six générations plus tard par une création spontanée vinrent Izanagi "le mâle" et Izanami "la femelle" qui s'accouplèrent et donnèrent naissance aux 8 principales îles du Japon et plusieurs déités, dont Amaterasu. Kunlun
ou Kun Lun ou Kunlun
shan 昆仑山 (Montagne de Jade). Chaîne de hautes montagnes, à la frontière
de l'Inde et de la Chine, qui comprend les Pamirs, le Tibet et les plateaux
de Mongolie. Dans la mythologie chinoise ils sont censés
se situer au centre du monde où quatre fleuves prenent leur source. Ce
serait également la résidence de l'Empereur Jaune (Huangdi) d'où ce Maître
du Tonnerre dirige le monde. D'après le Shi
Ji (Récits de l'historien), on pensait généralement
que l'on pouvait y trouver des joyaux. kuon ganjo (origine du passé) Kuon-ji,
久遠寺.
Le "Temple de l’éternité", situé
sur le Mont Minobu, a été fondé
par Nichiren. La tombe de ce dernier se trouve à cet endroit. C’est
aujourd’hui le temple principal de l’école Nichiren
Shu. Ce temple est fameux pour ses 287 marches et pour ses milliers
de cerisiers, dont la floraison est une source d’admiration annuelle.
Plus d’un million et demi de visiteurs le parcourent chaque année.
Lire la suite Voir le
diaporama. Kuruson-butsu, 拘留孫仏 (Krakusshanda). Quatrième des sept bouddhas du passé. Les trois premiers apparurent dans le kalpa de gloire passé et les quatre autres, dont Shakyamuni est le dernier, dans l'actuel kalpa de sagesse. Kuruson est le premier des quatre derniers bouddhas. Il serait apparu dans le neuvième kalpa de décroissance du kalpa de continuité, quand la durée de vie humaine diminuait et était de soixante mille ans. Kusha voir Abhidharma kosa sastra Kusha Ron voir Abhidharma kosa sastra Kusha shu 倶舎. L'une des six écoles de Nara, basée sur le Kusha Ron de Vasubandhu qui fut traduit en chinois, une première fois par Paramartha en 563-567 et à nouveau par Xuanzang en 651-654. C'est après que Paramartha eut achevé sa traduction (intitulée le Kusha Shaku Ron) que l'école Jushe (Kusha), fondée sur ce traité, fut créée. Elle eut une brève existence sous la dynastie des Tang, mais, en 793, elle fut officiellement considérée comme une branche de l'école Faxiang (Hosso). Sa doctrine aurait été transmise au Japon par Chitsu et Chidatsu qui se rendirent en Chine en 658 et étudièrent avec Xuanzang et son disciple Cien. Le système Kusha fut très étudié pendant la période Nara (710-794). On le compte parmi les six écoles de Nara, bien qu'il n'ait jamais été complètement indépendant. Il enseigne que le soi est sans substance mais que les dharmas, eux, sont réels et que le passé, le présent et le futur existent en réalité. Il analyse aussi toutes choses en soixante-quinze dharmas divisés en cinq catégories. kusha
(Eragrostis
cynosuriodes ou Durva, kichijo-so, 吉祥草).
Plante de l'Himalaya considérée comme sacrée en Inde
ancienne. Dans les cérémonies religieuses, celui qui accomplissait
un rituel s'asseyait souvent et plaçait ses offrandes sur un tapis
d'herbe kusha. Shakyamuni aurait été
assis sur un tapis d'herbe kusha lorsqu'il
médita et atteignit l'Eveil sous l'arbre
de bodhi. Ku shichiju ron Traité des soixante-dix (définitions de la) vacuité (Sunyata saptati) voir Nagarjuna Kushinagra,
Kusinara (Kushinagara
ou Kushina-jo, 拘尸那掲羅・倶尸那城), (act. Kushinagar). Capitale du Malla,
en Inde du Nord, l'un des seize Etats
principaux à l'époque de Shakyamuni. Shakyamuni entra dans
le parinirvana sous un bosquet d'arbres shala
au nord de Kushinagra. kutai (évidence de la vacuité) Kuya,
空也
(903-972).
Un des premiers tenants de la doctrine de la Terre
pure au Japon, qui répandit le culte du bouddha Amida
dans les classes populaires. Vers l'âge de vingt ans, il reçut
la tonsure dans le temple de la province d'Owari et prit le nom de Kuya.
Il voyagea à travers diverses provinces, psalmodiant le nom d'Amida
et dansant dans les rues. Ce qui lui valut d'être appelé
"le saint des rues". Il entreprit également des travaux
de caractère social tels que réparation de routes et construction
de ponts. En 948, il reçut les préceptes au Mont Hiei et prit le nom de Kosho. Il fonda
le temple Saiko-ji, plus connu sous le nom
de Rokuharamitsu-ji, à Kyoto,
où il mourut. D'après le Honcho Koso Den (biographie
des moines éminents du Japon), alors que Kuya
résidait au temple Urin-in, il vit
un homme âgé, frissonnant de froid, qui se présenta
à lui comme la divinité du sanctuaire Matsuo.
Cet homme avait bien entendu les sutras Hannya,
mais il déclara qu'il n'avait encore jamais pu entendre le Sutra
du Lotus. Voilà pourquoi il était encore là
à frissonner dans le vent de l'avidité et des illusions.
Kuya récita le Sutra du Lotus
à son intention, après quoi la divinité fut soulagée
de sa souffrance. Ce qu'en dit Nichiren Kwalluk voir Kanroku kyo 教 (shasana, sasana). Enseignement ou doctrine. Souvent employé comme abréviation de. Buddhashasana, enseignement du Bouddha. kyobon
(livret du Sutra). Livret des pratiquants du Sutra du Lotus,
qui contient les chapitres II et XVI ainsi que d'autres lectures ou rituels,
selon les écoles. Kyo Gyo Shin Sho abr. de Ken Jodo Shinjitsu Kyo Gyo Sho Monru (De l'enseignement, la pratique, la croyance et la preuve). Ouvrage principal de Shinran, fondateur de la branche Jodo Shin du Nembutsu. Il fut écrit en 1224 et donne les grandes lignes de la doctrine de l'école dont c'est le texte de base. Il comprend six fascicules. Les quatre premiers traitent respectivement de l'enseignement, de la pratique, de la croyance et de la preuve obtenue par la pratique du Nembutsu. Le cinquième explique qui est le vrai bouddha et quelle est la véritable terre, du point de vue de la doctrine de la Terre pure. Le sixième s'attache aux bouddhas et aux terres provisoires. Dans cet ouvrage, Shinran cite des sutras, des traités et des commentaires pour clarifier son sujet. Ces citations constituent la plus grande partie de l'ouvrage. kyo chi myogo (adéquation sujet-objet) kyodo shodo (voie de la doctrine et la voie de l’attestation) Kyonin-bo, 鏡忍房 (mort en 1264). Disciple de Nichiren. Il fut tué en défendant Nichiren, le 11 novembre 1264, quand ce dernier fut attaqué à Komatsubara par Tojo Kagenobu et ses hommes. Kyoo, 経王ou Kyoo Gozen. Fille de Shijo Kingo et de sa femme Nichigen-nyo, tous deux disciples de Nichiren. Le couple eut une première fille, Tsukimaro, en mai 1271. Une deuxième enfant, Kyoo, naquit en automne 1272. Le Kyoo Dono Gohenji (Réponse à Kyoo), lettre de Nichiren datée d'août 1273, fut écrit en réponse à la nouvelle que Kyoo était malade. Il y explique que la bienveillance sans limite contenue dans le Gohonzon ne manquera jamais de guérir toutes les sortes de maladies. Kyoo Gokoku-ji, 教王護国寺, plus connu sous le nom de To-ji, temple shingon à Kyoto. Kyoritsu Iso, 経律異相 (Concepts divergents dans les sutras et les vinayas). Explication des concepts bouddhiques écrite par Seng-min à la demande de l'empereur Liang Wu Di de la dynastie des Liang, à l'époque des dynasties du Nord et du Sud, révisée et augmentée par Bao-chang et d'autres lettrés. Cet ouvrage est divisé en vingt-deux sujets tels que le ciel, la terre, les bouddhas et les bodhisattvas. Un certain nombre d'histoires tirées des sutras y sont également incluses. Kyoto
京都. Capitale impériale du Japon de 794 à
1868 (voir période Heian). A l'époque
de Nichiren la capitale n'a pas de pouvoir réel contrairement à
Kamakura, capitale
des shogun (voir bakufu). Kyozumidera voir Seicho-ji Kyushu,
九州. Troisième grande île de l'archipel
japonais, située à l'extrême sud. Dans les textes anciens, parfois appelée Chinzei (Centre de la Défense de l'Ouest). |
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