| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
||
|
K |
||
Si vous ne lisez pas les kanji passez en Unicode UTF-8 (Affichage/Codage) |
||
| kaidan
戒壇 (estrade d'ordination). Lieu où se tient la cérémonie
d’ordination du clergé bouddhiste. Exactement, il s’agit
du lieu où les postulants faisaient vœu de respecter les préceptes
(kai). A l’origine du bouddhisme, en
Inde, l’apparat cérémoniel était inexistant,
les événements du Sangha ou les
prêches du Bouddha se passaient en plein air. Le lieu d’ordination
des prêtres consistait en une légère surélévation
du terrain à laquelle on accédait par trois étapes.
Il arrivait qu’une statue du Bouddha y soit érigée,
voire une représentation des quatre rois célestes
aux quatre coins cardinaux. Kai dono (Nichiji) kaigen-kuyo voir ouverture des yeux Kaigen Shakkyo Roku, 開元釈教録 (Catalogue de l'ère Kai-yuan sur le canon bouddhique). Index des textes bouddhiques chinois compilé par Zhisheng et achevé en 730. Ce catalogue comprend deux parties. La première énumère 2 275 ouvrages en 7 046 fascicules, traduits en chinois par 176 personnes entre 67 et 730. Zhisheng divise cette période en dix-neuf ères. Une brève description de chacune d'elles est suivie d'une liste des traducteurs correspondants, dans l'ordre chronologique, avec une courte biographie et les titres de leurs traductions. Y sont notés de nombreuses traductions du même texte, ainsi que les titres d'ouvrages déjà perdus à l'époque de Zhisheng. La deuxième partie énumère 1076 ouvrages en 5 048 fascicules qui existaient à cette époque. Comme il s'agit du catalogue des titres de tous les textes existants, il servit de base aux compilations suivantes. Kaimoku Sho, 開目抄 (Traité qui ouvre les yeux). L'un des traités majeurs de Nichiren. Il comprend deux parties et fut écrit à Tsukahara, dans l'île de Sado, en février 1272, alors que Nichiren était âgé de cinquante et un ans. Il révèle l'objet de vénération en terme de Personne, tandis que le Kanjin no Honzon Sho, écrit en 1273, le fait en terme de Dharma. Les "yeux" qu'il est question d'"ouvrir" sont les yeux aveugles. Nichiren indique par là qu'il veut libérer les êtres des illusions et des points de vue erronés. A son époque, les habitants du Japon vénéraient les bouddhas Amida et Vairocana et méprisaient le bouddha Shakyamuni et le Sutra du Lotus. Ce traité rend évidente la supériorité du Sutra du Lotus sur tous les autres sutras et révèle le Dharma merveilleux, permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers jours du Dharma. Nichiren précise que le Kaimoku Sho est destiné aux personnes qui naîtront après sa mort. Il dit: "J'ai commencé à rédiger un ouvrage en deux parties intitulé le Kaimoku Sho sur lequel je travaille depuis le onzième mois de l'année dernière. Je voulais consigner par écrit l'expérience merveilleuse que j'ai connue au cas où je serais décapité." et : "Le Kaimoku Sho peut être considéré comme un souvenir de moi." Cet écrit fut confié à Shijo Kingo. kaisan kenitsu (ouvrir les trois et révéler l’unique) voir véhicule unique Kaiyuan-si, 開元寺 (Kaigen-ji). Nom d'un certain nombre de temples bouddhistestrès, un par préfecture, sur l'ordre de l'empereur Xuanzong, en 738. Ces temples officiels étaient généralement utilisés pour des cérémonies impériales d'anniversaire et d'autres rites nationaux. kakemono.
Dessin posé sur de luxueux rouleaux de papier et accroché
verticalement sur le mur. Introduit durant la période Heian
au Japon pour représenter des figures bouddhistes, il devint populaire
dans les maisons traditionnelles. Ne pas confondre "makimono"
qui est déroulé horizontalement. Kakinomoto no Ki
(800-860) : Shinzei,
un moine de l'école Shingon. En 824,
on lui décerna la position de dembo ajari,
qui autorise à transmettre les principes ésotériques
du Shingon, et en 856, il fut nommé
sojo, ou administrateur
des moines; ce fut le premier moine du Shingon
à recevoir ce titre. Il est l'auteur du Kujakukyo
no Ongi kaku (Eveil, bodhi) Kakuban, 覚鑁 ou Shokaku-bo (1095-1143) : moine du Shingon, précurseur de l'école Shingi (nouvelle doctrine) dont me temple principal est Dembo-in. En 1134, Kakuban devint le patriarche de Kongobu-ji, mais ses tentatives de réforme rapide lui valurent l'inimitié des moines du mont Koya. Lui et ses disciples furent contraints de s'enfuir sur le mont Negoro, où il fonda le temple Emmyo-ji. Ses disciples établirent la branche Shingi de l'école Shingon, par opposition aux enseignements traditionnels du mont Koya et du temple To-ji. Kakujo-bo (dates inconnues) Moine, disciple de Nichiren. On ne sait pas grand-chose de lui. Il pourrait avoir vécu aux alentours de Kajima, dans la région du Fuji, mais une autre interprétation l'identifie à un moine nommé Gakujo-bo qui vivait à Sado. Kakumyo, 覚明 (1184-1266) ou Chosai. Moine de l'école Jodo (Terre pure) et fondateur de la branche au Kuhon-ji. Il devint le disciple de Honen à l'âge de dix-neuf ans. Après la mort de Honen, il devint le disciple de Shoku, le fondateur de la branche Seizan de l'école Jodo. Il approfondit ses connaissances, apprenant la méditation selon les règles de l'école Tendai avec Shunjo et les principes du Zen avec Dogen. Plus tard, il vécut au temple Kuhon-ji à Kyoto et soutint que, outre la récitation du nom du bouddha Amida, d'autres pratiques permettent aussi de renaître dans la Terre pure. En cela, il se démarque de la doctrine de Honen qui affirme que, seul, le Nembutsu rend possible la renaissance dans le paradis d'Amida. Kakushin et Rien firent partie de ses disciples. Il écrivit entre autres le Nembutsu Hongan Gi (Doctrine du vœu originel du Nembutsu). Kakutoku, Kakutoku-biku, 覚徳比丘 (Vertu éveillée). Religieux cité dans le Sutra du Nirvana. Très longtemps après la mort du bouddha Kangi Zoyaku (Joie croissante), à une époque où le bouddhisme était sur le point de disparaître complètement, Kakutoku lutta pour protéger les enseignements bouddhiques orthodoxes et fut attaqué par de nombreux moines hérétiques et leurs disciples. Le roi Utoku courut à sa défense, permettant ainsi au moine Kakutoku de s'échapper, mais le roi Utoku fut lui-même blessé et mourut de ses blessures. On dit que Kakutoku renaquit en tant que Kashyapa et Utoku en tant que Shakyamuni. Kaku'un, 覚運, dit Danna 檀, du nom du temple où il résidait(953-1007). Fondateur de la branche Danna de l'école Tendai. Après avoir renoncé à la vie séculière, il étudia sous la direction de Ryogen, le dix-huitième supérieur du temple Enryaku-ji. Plus tard, il étudia l'ésotérisme Tendai avec Joshin et Kokei pour maîtres. Genshin (qui fonda par la suite la branche Eshin de l'école Tendai) et lui furent considérés comme les deux lettrés du Tendai importants de cette époque. Après sa mort, la Cour impériale décerna à Kakuun le titre d'administrateur des moines (sojo). Sa lignée prit plus tard le nom d'école Danna qui, avec l'école Eshin, fut considérée comme l'une des deux branches principales de l'école Tendai. Ses ouvrages comprennent entre autres le Somoku Jobutsu Ron (Traité sur l'Eveil des plantes). Ce qu'en dit Nichiren kalavinka
(karyobinga 陵伽). Oiseau qui, d'après les
sutras, habite la Terre Pure. Sa voix, plus pure et plus mélodieuse qu'aucune
autre, est souvent comparée à celle du Bouddha. Kalayashas (Kyoryoyasha, 良耶舎), (383-442). Moine de l'Asie centrale qui excellait dans la méditation et était versé dans les trois parties du canon bouddhique. En 424, il se rendit à Jian-kang, la capitale de la dynastie des Liu Song, où il fut accueilli par l'empereur Wen. Il traduisit en chinois le Sutra Kammuryoju et le Sutra Kan Yakuo Yakujo Nibosatsu (Méditation sur les deux bodhisattvas Yakuo et Yakujo) Kali (Kari-o, 利王) Roi légendaire de la tradition bouddhique. D'après le Sutra Kengu, alors que dans une vie antérieure, Shakyamuni pratiquait la paramita de l'endurance, le roi Kali ordonna qu'on lui coupe les mains, les pieds, les oreilles et le nez. Voyant que Shakyamuni demeurait inébranlable, le roi Kali fut stupéfait, et se repentant amèrement de sa conduite, il se serait, dit-on, converti au bouddhisme. Lire sa légende. Kalodayin (Karudai, 留陀夷). Disciple de Shakyamuni. Quand ce dernier était prince, Kalodayin était son sujet. Plus tard, il renonça à la vie séculière. On rapporte qu'il transgressa souvent les préceptes, mais finit néanmoins par atteindre l'Eveil et convertit 999 familles à Shravasti. Selon le Juju Ritsu, c'était un homme de belle prestance. Un jour, alors qu'il mendiait à Shravasti une femme lui fit des offrandes. Son mari, voyant cela devint fou de jalousie. Il tua Kalodayin et jeta son corps dans une fosse en le dissimulant sous du crottin de cheval. Un autre récit raconte que Kalodayin découvrit les amours illicites d'une jeune femme brahmane. Terrifiée à l'idée qu'il pourrait les révéler à son mari, elle prétendit être malade et l'appela, en tant que moine bouddhique, pour qu'il vienne la soigner. Quand il arriva, elle le fit décapiter par son serviteur. kalpa (éon,
âge cosmique, ko,
劫). Littéralement l'ordre, la loi. 1 kalpa = un jour et
une nuit de Brahma = 8 millions de vies humaines.
La vie de Brahma dure 100 ans après
quoi tout l'univers est détruit. Après une nuit d'égale
durée que le jour, un nouveau cycle recommence. Différentes
paraboles en expriment l'étendue. Par exemple, celle où
il est dit que si, une fois par siècle, on déposait dans
une cité de mille li de côté un grain de sénevé,
quand bien même on en aurait couvert tout l'espace, un kalpa ne
serait pas encore achevé. kalpa de constellation. Nom du prochain kalpa principal après le kalpa actuel. L'un des trois kalpa avec le kalpa passé de la gloire et le kalpa présent de la sagesse. Selon le Sanko Sanzembutsu Engi (Chronique des trois mille bouddhas des trois kalpa), mille bouddhas, en commençant par le bouddha Nikko et en finissant par le bouddha Shumiso, apparaîtront les uns après les autres lors de ce kalpa de la Constellation. Selon le Busso Toki, ce kalpa est appelé ainsi parce que les bouddhas qui se manifesteront alors seront aussi nombreux que les constellations dans l'espace. kalpa de continuité (ju-ko, 住劫) ou éon de stabilité. Période correspondant à la deuxième étape du cycle en quatre étapes que constituent les quatre kalpa de formation, continuité, déclin et désintégration qu'un monde répète sans cesse. Pendant cette période, un monde et ses habitants continuent d'exister. Le kalpa de continuité comprend 20 kalpa moyens (appelés petits kalpa dans le Daichido Ron) correspondant à des changements dans la longévité humaine. Selon le Kusha Ron, au début du premier kalpa moyen, la vie humaine est incommensurablement longue et décroît régulièrement jusqu'à n'être plus que de 10 ans. Dans le deuxième kalpa moyen, elle passe de 10 ans à 80 000 ans, puis diminue progressivement pour être à nouveau de 10 ans. Du troisième au dix-neuvième kalpa, ce processus de croissance et décroissance se répète comme dans le deuxième. Dans le vingtième, la durée de la vie augmente peu à peu pour atteindre à nouveau 80000 ans. Le rythme de croissance et décroissance du second au dix-neuvième kalpa moyens a été plus tard défini comme d'une année tous les cent ans, ce qui ferait de chacun de ces kalpa une durée de 15 998 000 ans. Le premier et le vingtième kalpa moyens sont chacun de la même durée que les dix-huit autres. Chaque fois qu'une vie humaine diminue jusqu'à n'être que de 10 ans (c'est-à-dire dix-neuf fois au cours du kalpa de continuité), trois calamités (la guerre, la peste et la famine) surviennent. Selon une autre source, elles surviennent l'une après l'autre, la peste pendant le premier kalpa moyen, la guerre pendant le deuxième et la famine pendant le troisième. kalpa de croissance. (zo-ko, 増劫) Période pendant laquelle la durée de la vie humaine augmente. Contraire du kalpa de décroissance. Dans le kalpa de continuité, la longévité humaine est censée passer par un schéma cyclique, décroissant d'une année tous les 100 ans jusqu'à être de 10 ans, puis augmentant à nouveau au même rythme jusqu'à atteindre 80000 ans. Un kalpa de croissance désigne toute période pendant laquelle la vie s'accroît. kalpa de déclin ou éon de destruction (e-ko, 壊劫). Période pendant laquelle un monde se dégrade. L'un des quatre kalpa : formation, continuité, déclin et désintégration. Le kalpa de déclin dure pendant 20 kalpa moyens (appelés petits kalpa dans le Daichido Ron). Selon le Kusha Ron, lors des premiers 19 kalpa moyens, les êtres sensitifs des six premiers états, de l'état d'enfer à l'état céleste, disparaissent graduellement. Au cours du dernier kalpa moyen, le monde est détruit par le feu, l'eau ou le vent. Selon une explication, pendant sept kalpa majeurs consécutifs (un kalpa majeur est un cycle complet de formation, continuité, déclin et désintégration), le monde est détruit par un grand feu qui ravage tout jusqu'au premier ciel de méditation. Au cours du huitième kalpa majeur cependant, le monde est englouti par une inondation qui détruit tout jusqu'au deuxième ciel de méditation. Ce schéma se répète sept fois en tout. Puis le monde est détruit par le feu pendant sept kalpa majeurs et, au cours du 64e kalpa majeur, le monde est détruit par le vent. Dans un cycle de 64 kalpa majeurs, le désastre du feu se produit 56 fois, l'inondation 7 fois et le vent 1 fois. kalpa de décroissance (gen-ko, 減劫). Période pendant laquelle la vie humaine diminue. Le contraire du kalpa de croissance. Dans le kalpa de continuité, la durée de vie humaine poursuit un cycle de changement, décroissant au rythme d'un an tous les 100 ans jusqu'à être de 10 ans, puis augmentant au même rythme jusqu'à atteindre 80000 ans. Puis elle décroît à nouveau jusqu'à 10 ans, etc. Ce schéma de décroissance et croissance se reproduit continuellement au cours du kalpa de continuité. Toute période de diminution est appelée kalpa de décroissance. L'apparition de Shakyamuni se situe dans le kalpa de continuité actuel, dans le neuvième kalpa de décroissance, à une époque où la durée de vie humaine est de 100 ans. kalpa de désintégration ou éon de ku (ku-ko, 空劫). L'un des quatre kalpa. Période qui va de la disparition d'un monde à la fin du kalpa de déclin jusqu'à la formation d'un nouveau monde. Ce kalpa dure 20 kalpa moyens (appelés petits kalpa dans le Daichido Ron). kalpa de formation éon de croissance, kalpa de construction, etc. (jo-ko, 成劫). Période correspondant à la première étape du cycle de formation, continuité, déclin et désintégration que subit un monde. L'un des quatre kalpa. Le monde y prend forme et les êtres humains apparaissent. Selon le Kusha Ron, la puissance du karma des êtres vivants provoque d'abord un petit vent dans l'espace. Ce vent augmente et forme un cercle de vent qui se tiendrait à la base d'un monde. Sur ce cercle de vent, un cercle d'eau, puis un cercle d'or se constituent et sur eux la terre elle-même se forme, avec son mont Sumeru, ses mers et ses montagnes. Puis les êtres vivants apparaissent, d'abord dans les cieux, puis dans le monde humain et progressivement dans les mondes inférieurs jusqu'à ce que, finalement, les êtres apparaissent dans l'enfer avici. Le kalpa de formation dure 20 kalpa moyens (appelés petits kalpa dans le Daichido Ron). kalpa de gloire (shogon-ko, 荘厳劫). Nom du kalpa majeur qui précède immédiatement le kalpa présent. Chacun des kalpa majeurs comprend quatre kalpa moyens: le kalpa de formation, le kalpa de continuité, le kalpa de déclin et le kalpa de désintégration. Selon le Sanko Sanzembutsu Engi (Sur les trois mille bouddhas des trois kalpa) le kalpa de continuité du kalpa de gloire a connu le bienfait de la venue successive de mille bouddhas, du premier Keko (Fleur de Lumière) au dernier, Bishabu (Vishvabhu). kalpa de sagesse ou kalpa bouddhique (ken-go, 賢, bhadra-kalpa). Le kalpa majeur actuel, appelé ainsi parce que, durant cette période, mille bouddhas de grande sagesse apparaîtront pour sauver le monde. On trouve cette prophétie dans le Sutra Sanzen Butsumyo (Sutra du Nom des trois mille bouddhas). Le premier des mille bouddhas fut Kuruson (Krakucchanda) et le quatrième, Shakyamuni. Ce kalpa est aussi dénommé "le bon kalpa" (zengo, 善劫). kalpa des cinq cents grains de poussière (gohyaku jintengo). Abréviation ramassée de l’illustration d’une durée immense décrite dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus. Lorsque le Bouddha enseigne qu’il n’a pas obtenu l’Eveil dans l'existence présente mais dans un temps bien plus reculé, il parle d'un temps incommensurable et illustre son propos par l'image d'un homme qui réduit des mondes incalculables en poussière, jette ces poussières dans autant de mondes qu'il réduit de nouveau en poussière. Le nombre inimaginable de grains ainsi obtenu n'est rien en comparaison du temps écoulé depuis que Shakyamuni est Bouddha. La description de ce temps commence par gohyaku qui signifie 500. Lire le texte kalpa majeur. (dai-ko,
大, mahakalpa). Période de
temps comprenant un cycle entier des quatre étapes de formation,
continuité, déclin et désintégration par lesquelles
un monde est censé passer.
kalpa moyen (chu-ko, 中劫)
1. Dans le Kusha Ron,
n'importe lequel des 20 kalpa qui constituent le kalpa
de continuité. Ces kalpa correspondent aux changements cycliques
qui surviendraient dans la vie humaine. Toujours selon cet ouvrage, au
début du kalpa de continuité, la durée de vie est
incommensurablement longue, mais décroît régulièrement
jusqu'à n'être plus que de 10 ans. Cette période constitue
le premier kalpa moyen et est appelée kalpa
de décroissance. Lors du second kalpa moyen, la vie humaine
croît graduellement de 10 à 80000 ans, puis rediminue à
la même cadence jusqu'à 10 ans. Suivent 17 kalpa moyens supplémentaires
au cours desquels la durée de vie augmente, puis diminue de la
même manière. Au cours du 20ème kalpa moyen, la durée
de la vie humaine augmente de 10 à 80000 ans et c'est ce que l'on
appelle un kalpa de croissance. Le 1er
kalpa de décroissance et le 20ème kalpa de croissance sont
d'une durée égale à celle de chacun des 18 kalpa
intermédiaires. On estima ensuite que la croissance comme la décroissance
de ces 18 kalpa se produisaient au rythme d' une année tous les
100 ans. A partir de ce chiffre, un kalpa moyen serait donc égal
à 15 998 000 ans. Selon le Yuga Ron et d'autres sources,
dans chacun des 20 kalpa du kalpa de continuité
la durée de vie décroît d'abord puis augmente; sur
ce point, ils diffèrent donc légèrement du Kusha
Ron kama dhatu (monde du désir, yokkai) Kamakura.Ville à l'est du Japon. En 1185, le shogun Minamoto
no Yoritomo en fit le siège de son
gouvernement militaire (bakufu, shogunat) laissant
la noblesse et l'empereur à Kyoto.
Nichiren séjourna à plusieurs reprises à Kamakura,
notamment dans sa petite résidence de Matsubagayatsu. Kamakura
[période ou ère]
(1192 - 1338)
L'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette
période peut être
caractérisée par le partage du pouvoir; les empereurs bénéficient
de la protection militaire laissant en échange les shogun
régner à leur place. En 1185, la guerre
entre les Minamoto (Genji)
et les Taira (Heishi
ou Heike) est finie. Le shogun Minamoto
no Yoritomo a gagné et la famille Taira
est complètement détruite. Yoritomo
installe le bakufu (shogunat) à Kamakura
en 1192. Puis les Hojo succèdent aux
descendants de la famille Minamoto. Durant
cette période, deux tentatives d'invasions mongoles ont été
évitées de justesse, grâce aux kamikaze,
ou vents divins qui ont coulé les flottes mongoles parties de Corée.
En savoir plus Kameyama
Tenno 亀山天皇 (1249<1260-1274>1305)
(nom religieux - Kongogen) Le 90e empereur
du Japon. Fils de l'empereur Go-Saga et successeur
de son frère Go-Fukakusa qui fut obligé
d'abdiquer. Accusé de complicité dans la tentative d'assassinat
de l'empereur Fushimi, il fut à son
tour obligé d'abdiquer en faveur de son fils Go-Uda
et transforma son palais en monastère bouddhique, le Nanzen-ji,
en 1291. kami,
神 (divinités) littéralement, "ce
qui est au-dessus". Le shinto considère
comme divins aussi bien des forces de la nature que des animaux ou des
hommes célèbres. La plus importante divinité est
le soleil qui, entre autres vertus, protège contre les invasions.
Cependant le soleil n'a pas un rôle hiérarchique parmi les
divinités shinto : chacune a sa place. Les kami
inspirent le plus souvent une crainte respectueuse. Il y aurait huit cent
millions de kami et le Japon a pour surnom Shinkoku,
"le pays des divinités". En occident on connaît
surtout les "vents divins", kami kaze.
kamma voir karma kammon : mille pièces de monnaie; voir gamoku Kammu ou
Kanmu Tenno, 桓武天皇
(781 - 806). Le 50e empereur du Japon. Il transféra en 794 le siège
du gouvernement de Nara à Heian
(Kyoto) afin de s'éloigner de l'emprise
des six écoles bouddhiques de Nara.
Il favorisa le développement des écoles Tendai
et Shingon. Kammuryoju [sutra] Kammuryoju kyo sho, 観無量寿経疏 (Annotations sur le Sutra Kammuryoju). Ouvrage de Shandao (Zendo) faisant une nouvelle interprétation du Sutra Kammuryoju. Il affirme que la principale pratique pour renaître dans la Terre pure consiste à réciter le nom du bouddha Amida. Parmi les nombreux commentaires de ce sutra, c'est le plus connu. C'est sa lecture qui poussa Honen à se consacrer exclusivement à la pratique du Nembutsu et à fonder l'école Jodo (Terre pure) au Japon. kampaku, 関白 (Grand rapporteur ou Grand chancelier). Régent pour un empereur majeur. Fonction crée pour le clan Fujiwara qui garda le titre jusqu'au XIIe siècle. A l'époque de Nichiren cette charge était essentiellement honorifique. Le régent pour un empereur mineur (sessho) devenait généralement kampaku à la majorité de l'empereur. kan voir gamoku Kanada voir Uluka Kanadeva. voir Aryadeva. Kanchi Giki (ou Hokke Giki) traduction de Pukong (Amoghavajra) qui décrit un ensemble de rituels ésotériques basés sur le Sutra du lotus. La plupart d'érudits le considèrent comme apocryphe. kancho diversement traduit par directeur technique, intendant général, administrateur, responsable de gestion. Dans les grands temples, on distingue les fonctions d'enseignant qui veille à la sauvegarde de la doctrine et le gestionnaire (kancho) qui veille au bon fonctionnement du temple et du sangha. Kang-seng-hui, 康僧會 (K'ang-seng-houei, Kosoe), (mort en 280). Moine originaire de Sogdiane en Asie centrale, qui se rendit en Chine pour y propager le bouddhisme durant la période des Trois Royaumes. En 247, il se rendit à Jian-ye, capitale de l'Etat de Wu, où il propagea le bouddhisme. Il fut révéré par Sun Quan, souverain de Wu, qui construisit pour lui le temple de Jianchu-si. Il y enseigna le bouddhisme et traduisit des sutras bouddhiques. Il est célèbre pour sa traduction en chinois du Sutra Rokudo Ju (Sutra d'une anthologie des histoires de naissance concernant la pratique des six paramita). Kanishka
(Kanishika-o, 弐色
王). Troisième roi de la dynastie Kushana
en Inde du Nord. Il aurait vécu pendant la première moitié
du IIe siècle, bien qu'à ce sujet les points de vue diffèrent
et que certains lettrés le situent à la fin du Ier siècle.
Il fut le monarque le plus remarquable de la dynastie Kushana
et est connu comme l'un des grands protecteurs du bouddhisme avec le roi
Ashoka. Il fut converti au bouddhisme par Ashvaghosha.
Le quatrième Concile bouddhique se
tint au Cachemire sous son patronage, et le Abidatsuna
Ron fut compilé à cette époque. Il fit également
élever un grand stupa dans sa capitale de Purushapura,
l'actuelle Peshawar. C'est sous son règne que la culture du Gandhara
connut son apogée. Kanji hon (Exhortation à la sauvegarde) : XIIIème chapitre du Sutra du Lotus. kanjin, 観心 (observation de l'esprit, observation du cœur). Méditation, introspection tendant à percevoir dans les profondeurs de son être une vérité qui se situe au-delà de toute explication verbale. Le terme est utilisé par opposition à kyoso, ou l'étude doctrinale. Cette forme d'introspection est particulièrement mise en avant par Zhiyi. La méditation porte plus sur la nature de l'esprit que sur un objet extérieur. Dans le Maka Shikan, Zhiyi enseignait une méditation pour percevoir "le royaume de l'insondable" (fukashigi-kyo), interprétée tantôt comme l'unification des Trois vérités en un seul moment de vie, tantôt comme ichinen sanzen. Percevoir l'unification des Trois vérités ou ichinen sanzen dans son propre esprit, en essence, signifie percevoir l'état de bouddha inhérent à sa propre vie, ce qui est le but du système de méditation de Zhiyi. Kanjin no Honzon sho, 観心本尊抄 ou Kanjin honzon sho: abréviation courante du titre d’un des traités majeurs de Nichiren: Nyorai metsugo gogohyakusai shi kanjin honzon sho (L’apparition du honzon de la contemplation du cœur dans les cinquièmes cinq cents ans après l’extinction de l’Ainsi-venu). La contemplation du cœur se réfère à une pratique méditative du Tiantai qui est l’examen de l’esprit (kanjin). Les cinquièmes cinq cents ans désignent la cinquième période de cinq cents ans après le décès du Bouddha. Écrit en chinois classique en 1273 et adressé à Toki Jonin, ce traité, particulièrement dense, décrit la révélation et l’aspect du gohonzon. Kanjin Ron, 観心論 (Traité sur l'observation de l'esprit). Ouvrage de Zhiyi encourageant la pratique des quatre formes de méditation, en mettant particulièrement l'accent sur l'observation de l'esprit ou introspection. On pense que le Kanjin Ron fut un enseignement oral qu'il donna immédiatement avant sa mort et qui représente son testament. kanjo Cérémonie d'initiation aux enseignements ésotériques du Shingon au cours de laquelle des "mandalas horizontaux" dépeignant les divinités ésotériques, étaient éparpillés sur une estrade et constituaient un élément central du rituel. Kankucho,
寒苦鳥. Oiseau
légendaire qui vit dans les Montagnes Neigeuses (Himalaya). Toute
la nuit, il souffre du froid et prend la résolution de se bâtir
un nid dès qu'il fera jour. Mais quand les rayons du soleil le
réchauffent, il se met à chanter et oublie sa décision
si bien qu'à la nuit tombée, il recommence à souffrir.
Nichiren en parle dans la Lettre
à Niike, lui comparant les personnes qui pensent à
la pratique bouddhique uniquement quand elles souffrent. Ce
qu'en dit Nichiren Kannon観音
(abr. de Kanzeon, 観世,
Guanyin) voir Avalokiteshvara.
(Celui qui perçoit les sons du monde). Selon le chapitre
Kanzeon Bosatsu Fumon du Sutra du Lotus, c'est un bodhisattva
qui, par sa profonde compassion, emprunte trente-trois formes différentes
et se manifeste partout dans le monde pour sauver les être du danger
ou de la souffrance. Dans les sutras Muryoju
et Kammuryoju, il apparaît
comme un serviteur du bouddha Amida, en compagnie
du bodhisattva Seishi. Dans le
Sutra Vairocana, il est également l'un des Neuf
Honorés dans la cour centrale du mandala du Monde
de la Matrice. En raison des multiples formes qu'il revêt, il
est décrit de différentes manières. De nombreux sutras
ésotériques se réfèrent à lui sous
la forme d'Avalokiteshvara aux onze visages
ou d'Avalokiteshvara aux mille bras. A l'origine,
on considérait Avalokiteshvara comme
un personnage masculin, Kannon devint féminin.
Entre autres bienfaits, on attribuait à ce bodhisattva le pouvoir
de protéger les femmes enceintes. Kannon (sutra). (Sutra du bodhisattva Kannon). Autre nom du chapitre XXV, Kanzeon Bosatsu Fumon du Sutra du Lotus. Kannon aux mille bras.
Une des multiples formes de Kannon. Sous celle-ci,
il est décrit comme possédant mille bras avec un oeil dans
chaque main. Les images de ce Kannon le représentent généralement
avec seulement quarante bras, bien que certaines en aient effectivement
mille. Le Kannon aux mille bras possédait, croyait-on, une grande
compassion et le pouvoir de prolonger la durée de la vie en éliminant
le mauvais karma et en guérissant les
maladies Kannon aux onze visages
(Ekadasha-mukha).
L'une des diverses formes de Kannon. Un petit
nombre de sutras ésotériques mentionne ce/cette Kannon
à onze visages qui est vénéré par la doctrine
ésotérique et lié à certains de ses rituels.
Selon le Sutra Juichimen (Sutra des Onze Visages), les
trois visages se trouvant sur le devant sont ceux de bodhisattvas, les
trois à gauche sont ceux d'asura, les
trois à droite sont ceux de bodhisattvas ayant des crocs, celui
dans le dos représente un grand visage éclatant de rire
et celui sur le crâne est le bouddha qui symbolise la boddhéité
et les dix autres les dix stades de l'esprit. Kannon Gengi,
観音玄義 (Sens profond du chapitre du bodhisattva Avalokiteshvara)
Commentaires de Zhiyi sur le chapitre
Kanzeon Kanroku, 観勒 (Kwalluk ou Kwalljk en coréen). Moine du VIIe siècle originaire de Paekche, un État de la Corée ancienne. En 602, il introduisit au Japon les enseignements des écoles Sanron et Jojitsu en même temps que des ouvrages traitant du calendrier, d'astronomie et de géographie. Il s'établit au temple Ganjo-ji à Nara. En 624, la Cour impériale lui donna le titre d'administrateur des moines, pour la première fois décerné au Japon. Kanzeon-ji,
観世音寺.Temple de la province de Tsukushi.
Bien que construit sur l'ordre de l'empereur Tenchi
(626-671), il ne fut entièrement terminé qu'en 746. En 761,
une salle d'ordination y fut ajoutée; cela fit donc de ce temple
l'un des trois centres d'ordination du Japon, les deux autres étant
le Todai-ji à Nara et le Yakushi-ji
dans la province de Shimotsuke. En 1064,
il fut détruit par un incendie, mais fut reconstruit par la suite.
Il finit néanmoins par s'écrouler par manque d'entretien,
et seules la salle principale et la salle Amida-do
demeurent. Kanzeon-bosatsu-fumon-hon (Porte universelle du bodhisattva Avalokiteshvara) : XXVème chapitre du Sutra du Lotus kao
(monogramme) Monogramme dérivé de la
signatures et utilisé par nombre de personnages importants pour
signer des actes privés ou officiels. A l'époque de Kamakura,
ces marques particulières servaient à authentifier des documents
et étaient souvent apposées à côté de
la signature proprement dite. Ci-dessous le kao
de Nichiren. Kapila (Kabira, 毘羅). Fondateur de l'école Samkhya, l'une des six principales écoles brahmaniques. Kapila, effrayé par la mort, mangea un fruit ayant pour propriété d'assurer la longévité et devint de pierre. Mais quand le bodhisattva Dignaga écrivit un verset d'admiration sur cette pierre, il se brisa en morceaux, prouvant ainsi la fausseté des enseignements de Kapila mille ans après sa mort. Kapilavastu
Kapilavatthu (Kabirae-koku
毘羅衛国). Capitale du royaume de la tribu Shakya.
On pense qu'elle était située dans ce qui est actuellement
Tarai au Népal, en un lieu appelé Tilaura Kot, en bordure
de la rivière Banganga. Mais de récentes recherches archéologiques
tendent à la placer à Piprahwa
ou dans les environs, au sud-est de Tilaura Kot. Kapimala
(Kabimara ou Birasonja,
毘摩羅・毘羅尊者). Treizième des vingt-quatre
successeurs de Shakyamuni, natif de Pataliputra,
au Magadha, en Inde, au IIe siècle Il fut
à l'origine un maître du brahmanisme
et aurait essayé de harceler Ashvaghosha
mais ce fut ce dernier qui réfuta ses croyances et le convertit
au bouddhisme avec ses trois mille disciples. Par la suite, il propagea
le bouddhisme en Inde du Sud et démontra la fausseté des
opinions de nombreux non-bouddhistes au cours de débats. Kapphina (Kapphilla, Kamphilla). Roi du Daksinapatha qui a vaincu Prasenajit de Sravasti. A la suite de cette guerre il se convertit au bouddhisme et renonça au monde. karma, kamma (actes, go, 業). Energies potentielles dans le domaine intérieur de la vie qui se manifestent sous forme de résultats divers au cours des années à venir. Le mot sanskrit karma signifie à l'origine action, et le bouddhisme lui donne le sens d'actions mentales, verbales et physiques, c'est-à-dire les pensées, les paroles et les actes. Chaque action, bonne ou mauvaise, est une cause qui influence la vie d'un être. Cette influence est latente et se manifeste à l'occasion d'un stimulus externe. Se produit alors un effet correspondant. Selon ce concept, les actions passées donnent forme à la réalité présente, et les actions présentes déterminent le futur. C'est le karma formé dans les existences passées qui crée les différences avec lesquelles nous naissons dans ce monde. Selon le bouddhisme Mahayana, le karma latent est emmagasiné dans la conscience-alaya qui constitue une existence individuelle et qui passe par les cycles de la naissance et de la mort. L'idée de karma est antérieure au bouddhisme, mais le bouddhisme développa considérablement cette notion. Chaque personne est l'accumulation de ses actes. Mais contrairement à l'acception courante, le bouddhisme voit dans le karma non pas une destinée préétablie mais la production continue de ces actes qui se conditionnent les uns les autres. Selon le Kusha Ron de Vasubandhu, le karma résulte de quatre causes: 1) les désirs terrestres issus de l'obscurité fondamentale de la vie; 2) un esprit de recherche pur envers le bouddhisme; 3) les actions quotidiennes; 4) ou profanes telles que tuer ses parents, etc. Ce qu'en dit Nichiren karma immuable (jogo, 定業), appelé aussi karma fixe, par opposition au karma modifiable. Le karma qui produit inévitablement un résultat déterminé. Le Kusha Ron de Vasubandhu donne la liste des quatre faits qui provoquent ce karma, et qui peuvent être négatifs ou positifs: 1) les actions motivées par des désirs terrestres exceptionnellement forts ou par un esprit profondément pur; 2) les actions, bonnes ou mauvaises, répétées de manière habituelle; 3) les actions, bonnes ou mauvaises (les fautes bouddhiques), commises à l'égard d'une source de bienfait comme par exemple les Trois trésors, 4) les actions qui nuisent à ses parents. Le karma immuable peut aussi être compris comme un karma dont les effets sont destinés à apparaître à un moment donné. Dans ce cas, le karma immuable créé au cours d'une vie particulière peut être de trois sortes: 1) le karma dont les effets sont destinés à apparaître au cours de la même vie, 2) celui dont les effets sont destinés à apparaître au cours de la vie prochaine, 3) celui dont les effets sont destinés à apparaître au cours de la troisième vie ou même plus tard. En règle générale, les karma les plus légers sont censés se manifester au cours de la même vie et des karma exceptionnellement mauvais sont transmis dans les vies postérieures. On considérait traditionnellement le karma immuable comme intransformable, mais Nichiren dans son gosho Kaen Jogo sho (Du prolongement de la vie) dit: "Le karma peut également être de deux sortes : fixe et modifiable. Un repentir profond effacera même un karma fixe et, à plus forte raison, un karma modifiable. karma mandala (katsuma-mandara, 羯磨曼荼羅). 1. Un des quatre types de mandala; il décrit les actions des bouddhas et des bodhisattvas qui conduisent les êtres à l'Eveil. 2. Différents arrangements de statues de bouddhas et boddhisattva enchâssés dans des autels. kasaya
(kesa,
袈裟) Un des vêtements liturgiques des moines bouddhistes. Il s’agit
d’une sorte de poche qui se porte en bandoulière sur l’épaule
gauche par-dessus la robe.
Kashi,
Kasi (Kashi-koku,
尸国).L'un des seize principaux
Etats de l'Inde ancienne. Sa capitale était Varanasi
(actuelle Bénarès) où est situé le Parc
aux Cerfs, lieu du premier sermon de Shakyamuni. A son époque,
Kashi était gouverné par le
roi Prasenajit de Kosala.
Celui-ci donna un village en dot à sa soeur Vaidehi
lorsqu'elle se maria au roi Bimbisara du
Magadha. Plus tard, il guerroya contre le
fils de Bimbisara, Ajatashatru,
pour la possession de ce village. Kasho-Doji ou Kasho-bosatsu 葉菩` (sanskrit inconnu). Bodhisattva auquel Shakyamuni adressa le chapitre Kasho Bosatsu du Sutra Daihatsunehan (Sutra du Nirvana final). Dans ce sutra, Kasho Doji pose trente-six questions à Shakyamuni Kasho-butsu, 葉仏(Kashyapa). Le sixième de sept bouddhas du passé, dont le dernier est Shakyamuni. Selon le Sutra du Nirvana, le moine Kakutoku, qui pratiquait le Dharma correct, renaquit sous la forme du bouddha Kasho, et le roi Utoku qui mourut en le défendant revint en tant que bouddha Shakyamuni. Kasho est également considéré comme le troisième des mille bouddhas dont l'apparition est prédite au cours du présent kalpa de sagesse. Il est né dans le second kalpa de décroissance du kalpa de continuité, quand la durée de la vie humaine, commençant à décroître, était de vingt mille ans. D'après la tradition tantrique il a enseigné la médecine à Brahma. Kashyapa voir Kasho Kashyapa voir Mahakashyapa (Kasho) Kashyapa Matanga (Kasho-mato, Jiashemoteng, 葉摩騰, 迦攝摩騰) et Zhufalan, 竺法蘭 (Jikuhoran, nom indien inconnu). Deux moines indiens à qui l'on attribue traditionnellement l'introduction du bouddhisme en Chine. Matanga naquit dans une famille brahmane de l'Inde centrale et avait une connaissance approfondie des sutras theravada et mahayana. On pense qu'il serait arrivé en Chine en 67, à la requête de Ming, le second empereur de la dynastie des Han postérieurs. L'empereur aurait rêvé du Bouddha et envoyé des émissaires chargés de rapporter ses enseignements. Comme ceux-ci revinrent avec des écrits et des statues bouddhiques sur le dos de chevaux blancs, le bouddhisme fut d'abord appelé "l'enseignement apporté par des chevaux blancs". Le premier temple bouddhique en Chine, qui fut construit pour les deux moines en lisière de Lo-Yang en 67, reçut le nom de Baima-si ou temple du Cheval blanc. Kashyapa Matanga et Zhufalan y traduisirent le Sutra Shijunisho. Kashyapiya [école] (Onko-bu ou Kashoibu, 飲光部・ 葉遺部). Courant issu de l'école Sarvastivada et faisant partie des vignt écoles theravada. Kasuga
daimyojin
春日大明神. Divinité tutélaire du clan des Fujiwara
dont le sanctuaire se trouve à Nara.
katabira
Vêtement sans doublure, utilisé en été, fait
de tissu de chanvre ou de soie froissée. Katsu. Un ancien royaume qui s'étendait de la Mandchourie à la Corée du Nord. Sur les cartes anciennes, "un pays à l'est de Tang et à l'ouest de Katsu" désignerait le Japon. Katyayana
ou Mahakatyayana,
Kaccana (Kasennen,
迦旃延). L'un des dix disciples majeurs de
Shakyamuni. Il naquit à Ujjayini,
capitale de l'Avanti dans l'Inde de l'Ouest.
Brahmane de naissance, il tint la position
de conseiller religieux auprès du gouverneur de l'Etat. Il fut
le premier natif de l'Avanti à devenir
le disciple du Bouddha. Il fut converti à Shravasti
où il avait été envoyé par son souverain qui
avait entendu parler des enseignements de Shakyamuni. Après être
devenu le disciple de Shakyamuni, il revint dans l'Avanti
où il convertit le roi et beaucoup d'autres. Katyayana
est l'un des quatre grands auditeurs-shravaka
qui comprirent la véritable intention du Bouddha à travers
la parabole des trois chariots et de la maison en
flammes dans le chapitre III du Sutra
du Lotus. Le chapitre VI
prédit, que dans le futur, il deviendra le bouddha Embunadai
Konko (Jambunada Lumière dorée)
Il possédait les dix qualités nécessaires à
la propagation du Dharma: 1) connaissance de
l'enseignement 2) explications claires 3) habileté de parler en
public 4) persuasion 5) usage des moyens salvifiques
6) conformité de conduite avec ce qui est prêché 7)
prestance agréable 8) énergie correcte 9) infatigabilité
10) capacité à faire naître le respect. Katyayaniputra (Kataennishi, 多衍尼子) (c. IIe s. avant notre ère). Moine de l'école Sarvastivada et peut-être même son fondateur. Né dans une famille de brahmanes il se convertit au bouddhisme. Il est l'auteur du Jnanaprasthana-sastra qui systémetise la doctrine de cette école. Kaundinya voir Ajnata Kaundinya Kaushambi,
Kosambi (Kyoshomi-koku,
賞弥国). Capitale de Vatsa, un des seize
Etats principaux de l'Inde ancienne
au temps de Shakyamuni. Kaushika (Kyoshika) Nom sous lequel apparaît le Seigneur Shakra (Indra) alors qu'il n'était que brahmane. Kausthila ou Maha-Kausthila serait le frère de Sari, la mère de Shariputra. Comme son neveu, il étudia la philosophie et fut connu pour son éloquence et son habilité à répondre aux questions. Kawanobe nyudo, 河野辺の入道 Disciple de Nichiren; on ne sait pas grand-chose de lui; il pourrait avoir été emprisonné et arrêté au moment de la persécution de Tatsunokuchi en 1271 ke (provisoire, temporalité) kechimyaku voir héritage du Dharma Kegongyo Sho abr. de Daihokobutsu Kegongyo Sho, 華厳経疏 (Annotations sur le Sutra Kegon). Commentaire de la version en 80 fascicules du Sutra Kegon écrit par Cheng-guan (738-839) de l'école Huayan en Chine et basé sur les interprétations de son maître Fazang (Hozo). Cheng-guan prolongea plus tard ce travail et écrivit un ouvrage plus long intitulé le Kegongyo Zuisho Engi Sho, qui est considéré comme une référence importante pour l'étude de ce sutra. Kegongyo Tangen-ki, 華厳経探玄記. (Exploration des profondeurs du Sutra Kegon) Commentaire du 60e fascicule du Sutra Kegon par Fazang (643-712) qui systématise en 10 chapitres les doctrines du Kegon. kegon ji (période de la Guirlande de fleurs, avatamsaka) Kegon kyo (Sutra de la guirlande de fleurs, Avatamsaka sutra) Kegon
shu, 華嚴宗 (École
de la Guirlande de fleurs, Ornementation fleurie, Huayan
zhong). Ecole chinoise du bouddhisme fondée au VIIe siècle
par Dushun (Tojun,
557-640) et dont le système doctrinal a été développé
par Fazang (Hozo,
643-712). Celui-ci formula une classification comparative des enseignements
bouddhiques pour montrer la supériorité du Sutra
Kegon sur tous les autres écrits. Son système classait
les sutras bouddhiques en cinq catégories selon leur degré
de profondeur, et les écoles bouddhiques en dix selon le contenu
de leur doctrine. L'école Huayan fut
introduite au Japon par Daoxuan (Dosen)
qui y apporta les textes Kegon en 736. En
740, Shinjo (coréen Simsang), moine
de Silla dans l'actuelle péninsule coréenne, qui avait étudié
sous la direction de Fazang, fit des exposés
sur le Sutra Kegon au Japon. Il est considéré comme
le fondateur de l'école japonaise Kegon.
Le Todai-ji à Nara
en est le temple principal. Cette école explique les phénomènes
par la production conditionnée:
les phénomènes sont en constante relation et naissent les
uns des autres. L'école énonce le principe des Six
formes et Dix mystères: analyses
du monde phénoménal des deux points de vue de la différence
et de l'identité. Les Six formes sont six aspects constitutifs
de toute chose: le tout qui contient les parties; l'interdépendance
des parties qui constituent le tout, l'unité des parties en un
tout; la diversité des parties; la diversité constituant
le tout, et l'identité des parties. Les Dix mystères sont
dix caractéristiques de l'interdépendance de tous les phénomènes.
L'école
reprend également quelques éléments de la pensée
de Vasubandhu. Ce
qu'en dit Nichiren Keishin Moine du temple Todai-ji au début de la période Heian. Il s'opposa au projet de Saicho de construire un kaidan (sanctuaire d'ordination) selon les principes du Mahayana keishu Prosternation au sol pour exprimer son obéissance. Nichiren emploie l'expression Keishu Namu Myoho Renge Kyo qui équivaut à "Respect et dévotion à Namu Myoho Renge Kyo". Keitoku-dento Roku voir Dento Roku Kejo yu hon (Parabole de la ville illusoire, Huacheng yu pin) VIIème chapitre du Sutra du Lotus Kempon
Hokke shu,
顕本.
Ecole de Nichiren. Voir
Nichiju Kencho-ji
建長寺 (Kofukuzan Kencho Kokoku Zenji). Temple
principal de la branche Kencho de l'école
Zen Rinzai, situé à Kamakura.
Sa construction débuta la première année de l'ère
Kencho (1249) d'où son nom. On y vénérait
principalement la statue du bodhisattva Jizo.
Ce temple est considéré comme l'un des cinq principaux
temples Rinzai de Kamakura.
Il comporta, à un moment donné, plus de cinq cent temples
annexes. Le grand patriarche de ce temple, Doryu,
était un adversaire acharné de Nichiren.
kendatsuba (gandharva) Ken hoto bon (chapitre de la Tour aux Trésors ou de la Vision du Précieux stupa, jian baota pin) Kenji voir ères Kenkai Ron, 顕戒論 (Clarification des préceptes). Ouvrage de Saicho écrit en 819. L'année précédente, Saicho avait mis l'accent sur le fait que la salle d'ordination de Nara initiait les moines selon les préceptes du Theravada. Il fit une première pétition auprès du trône pour obtenir l'autorisation de construire un centre d'ordination Mahayana sur le mont Hiei. Cela suscita alors une forte opposition de la part des moines des Six écoles de Nara. Le Kenkai Ron fut écrit pour réfuter leurs arguments et expliquer les préceptes du Mahayana. Kenneo voir Datsueba Kennin-ji,
建仁寺 Temple principal de la branche Kennin-ji,
de l'école Zen Rinzai. L'un des cinq
principaux temples Rinzai de Kyoto.
Il fut fondé en 1202 par Eisai et construit
par le shogun Minamoto no Yoriie. Bien que
ce fut le premier temple Zen de Kyoto,
en raison des pressions exercées par des écoles plus anciennes,
on y enseignait également les doctrines du Tendai
et du Shingon. Mais, en 1265, Doryu,
s'y installa et dès lors le temple fut exclusivement consacré
aux pratiques du Zen. Kenshin, 顕真 (1130-1192). Soixante et unième patriarche de l'Enryaku-ji, temple le plus important de l'école Tendai. Il étudia les enseignements ésotériques sous la direction de Myoun et participa à un rituel ésotérique mené par Hoin. Plus tard, il adhéra à l'enseignement, dispensé par Honen, de la pratique exclusive du Nembutsu et abandonna toutes les autres disciplines. En 1190, il devint supérieur d'Enryaku-ji et la même année fut nommé sous-administrateur des moines (gon no sojo). Kenshokai (ou Myoshinko avant 1982) Groupe nationaliste de pratiquants laïcs, issu de la Nichien Shoshu et opposé à la Sokagakkai. Kenshu Ron 顕宗論 (Clarification de la doctrine). Ouvrage en quarante volumes de Samghabhadra (IVe ou Ve siècle) ou il réfute les thèses de Vasubandhu et fixe la doctrine Sarvastivada. kesa (kasaya) ketai (évidence de la temporalité, jiadi) ketchofuzoku
結要付嘱 (transfert de l'essence du Sutra du Lotus). Concept dégagé
par Zhiyi à partir du passage suivant du chapitre
XXI du Sutra du Lotus : "Les
pouvoirs supranaturels des bouddhas sont à ce point innombrables,
infinis, inconcevables. Si je devais, à l'aide de ces pouvoirs
supranaturels, exposer durant d'innombrables, d'infinis milliers de millions
de myriades de quantités incalculables de kalpa les mérites
de ce Sutra afin d'en assurer la passation, je serais encore
incapable d'en venir à bout. Pour en dire l'essentiel : l'ensemble
des enseignements possédés par l'Ainsi-Venu, l'ensemble
des pouvoirs supranaturels et souverains de l'Ainsi-Venu, l'ensemble du
réceptacle des secrets de l'Ainsi-Venu, l'ensemble des modes fort
profonds de l'Ainsi-Venu sont tous révélés et manifestés
dans ce Sutra. Voilà pourquoi vous devrez, après le parinirvana
de l'Ainsi-Venu, de tout coeur le recevoir, le garder, le lire, le réciter,
l'expliquer, le copier et pratiquer selon ce qui y est exposé." Kharadiya (Karada-sen, 伽羅陀山). Une des sept chaînes montagneuses en or, qui, selon la cosmologie de l'Inde ancienne, entouraient le mont Sumeru. Kia-siang = Jiaxiang = Jizang Kichijoten-nyo
ou Kichijoten, 吉祥天 (Shrimahadevi
ou Mahashri). A l'origine, déesse
de la mythologie indienne Lakshmi, incorporée par la suite au bouddhisme.
On lui prête une silhouette gracieuse et le pouvoir de dispenser
vertu et bienfaits. Elle serait une fille de Kishimojin
et la femme de Bishamonten. Au Japon, des
prières pour la paix et la fertilité agricole lui étaient
adressées dans les temples des campagnes. Kiben ou Kiben baramon 鬼弁婆羅門 (Démon de l'éloquence). Brahmane dont il est question dans le Daito Saiiki Ki (Annales des régions de l'Ouest). Vaniteux, il se divertissait de théories paradoxales et vénérait des démons. Parce qu'il conduisait les débats de derrière un rideau, personne ne connaissait sa véritable apparence. Un jour, Ashvaghosha l'affronta dans un débat et parvint à le réduire au silence. Pour finir Ashvaghosha tira le rideau, et la forme démoniaque de son contradicteur apparut ainsi aux yeux de tous. Kiken-bosatsu, 喜見菩 [bodhisattva], abréviation de Issai-shujo-kiken-nyorai, 一切衆生喜見如来 (Sarvasattvapriyanadarshana), littéralement, "Celui dont la vue remplit de joie tous les êtres sensitifs". Bodhisattva mentionné dans le chapitre Yakuo du Sutra du Lotus en tant qu'incarnation du bodhisattva Yakuo dans une vie antérieure. Le Sutra du Lotus lui fut enseigné par un bouddha nommé Nichigatsu Jomyotoku (Vertu brillante comme le soleil et pure comme la lune, Tchandravimalasuryaprabhasashri). Par gratitude, Kiken offrit des fleurs célestes et des parfums précieux à ce bouddha et au Sutra du Lotus. Néanmoins, il pensa que de tels dons valaient moins que l'offrande de son propre corps. Aussi se recouvrit-il d'huile et fit-il brûler son corps en sacrifice pendant 1200 ans. Quand son corps fut consumé, il renaquit dans la terre de Nichigatsu Jomyotoku et servit à nouveau ce bouddha. Après la mort de Nichigatsu Jomyotoku, il se brûla le coude, en guise d'offrande supplémentaire, pendant 72.000 ans Kikon-biku, 喜根比丘 (Prasannendriya). Moine qui a vécu dans les Derniers jours du Dharma du bouddha Shishionno (Roi Rugissement du Lion, Simhanada-raja). Il n'accordait pas de valeur aux pratiques ascétiques et enseignait exclusivement la doctrine de la véritable nature de la vie, ce qui lui attira les insultes de Shoi-biku (Agramati). Il resta ferme dans ses croyances et atteignit, dit-on, l'état de bouddha, tandis que Shoi serait tombé en enfer. Kimbara Hokkyo, . Disciple de Nichiren de la province de Shimosa. Il y participa activement à la propagation avec Ota Jomyo et Soya Kyoshin. Tous trois reçurent le gosho Tenju Kyoju Homon (Allégement de la rétribution karmique) que Nichiren leur adressa lorsqu'il était emprisonné à Echi avant son départ pour Sado. Kimmei Tenno, 欽明天皇 (509-571). L'empereur Kimmei est maintenant considéré comme le 29e empereur parce que l'administration du quinzième souverain, l'impératrice Jingu n'est plus formellement reconnue comme un règne. Toutefois, à l'époque de Nichiren, elle était incluse dans la lignée des empereurs, si bien que l'on considérait l'empereur Kimmei comme le trentième souverain. Le bouddhisme fut officiellement introduit au Japon sous le règne de Kimmei. kimnara
(kinnara, 緊那羅)
Etres
célestes, musiciens talentueux qui réjouissent les dieux
de leurs dons. Leur apparence se rattache à plusieurs règnes
à la fois: ils auraient des caractéristiques des hommes
mais aussi des animaux (chevaux, oiseaux) et des dieux. Ils sont la partie
ambiguë de la psyché humaine où la spiritualité
peut côtoyer l'instinct primitif. Les kimnara
sont l’un des huit groupes d’êtres
surnaturels qui assistent à la prédication de sutra du Mahayana,
notamment du Lotus, et qui promettent de protéger le Dharma.
kimyo (guiming, namas) Ce terme qui exprime la dévotion est rendu dans de très nombreux cas par la translitération namu. L'expression chinoise est formée de gui et ming; gui signifiant retourner, rendre, mais aussi offrir, et ming la vie mais aussi l'ordre des choses et dans la pensée traditionnelle chinoise le décret du ciel ou le mandat céleste accordé au souverain. C'est donc une formule d'hommage et de dévotion qui peut revêtir plusieurs sens assez proches mais avec des forces d'intensités différentes. kinnara (kimnara) Kyozumidera voir Seicho-ji Kiozumi Kuon-ji voir Kuon-ji Kiriki, 訖哩枳王 (Kiki). Héros d'une légende relatée dans le Sutra Shugo Kokkai. Le roi Kiriki était le père du bouddha Kasho (Kashyapa), le sixième des sept bouddha du passé, le dernier étant Shakyamuni. Un jour, il rêva de dix singes. Neuf singes harcelaient les gens de la ville, leur volaient leur nourriture et leurs boissons. Toutefois, l'un des dix refusait de se joindre aux autres et restait assis sur une branche d'arbre. Cela lui valut d'être maltraité par les autres singes et expulsé de leur communauté. Quand le roi Kiriki demanda au bouddha Kasho quel était le sens de son rêve, Kasho lui répondit: "Il représente l'époque mauvaise après la disparition du Bouddha Shakyamuni. Les dix singes représentent ses dix sortes de disciples, dont l'une est constituée par les véritable shramana, personnes qui renoncent au monde et s'efforcent de trouver la Voie." Kiyomori voir Taira no Kiyomori kirin
(qilin). Dans la Chine ancienne, animal divin
de bon augure, envoyé par la providence et ressemblant à
un cheval sauvage. On disait qu'il apparaissait pour annoncer la venue
d'un sage. Kishimojin,
鬼子母神 (Déesse Mère des Enfants Démons, Guizimushen,
Hariti). Démone convertie par le Bouddha
et mère de très nombreux enfants démons (cinq cents
ou plus selon les textes). Selon le Sutra Kishimo (Sutra
de Kishimojin) et le Binaya Zoji (Règles monastiques
en divers domaines), elle tuait les nouveau-nés des autres
pour nourrir les siens, et la population, terrifiée et accablée,
supplia Shakyamuni de l'aider. Le Bouddha cacha alors le plus jeune fils
de Kishimojin, Binkara.
Elle le chercha dans le monde entier pendant sept jours, mais en vain.
Désespérée, elle demanda finalement au Bouddha où
il se trouvait. Shakyamuni la blâma pour sa conduite démoniaque
et lui fit jurer de ne plus tuer d'enfant. Puis il lui rendit son fils.
Selon le Nankai Kiki Naiho Den, elle était vénérée
en Inde comme une déesse qui pouvait accorder les bienfaits d'avoir
des enfants et d'accoucher facilement. Son culte fut plus tard introduit
au Japon. Dans le chapitre Dharani (vingt-sixième)
du Sutra du Lotus, ses dix filles,
avec elle, font serment devant le Bouddha de protéger ceux qui
pratiquent le Sutra. Nichiren
l’a incorporée dans la partie droite de son gohonzon.
Dans les honzon actuels de l’ordre Nichiren Shoshu, dans cette même
partie droite qui est liée à ce qui est imparti (tei,
ding, ce qui est fixé), figure la
phrase du Sutra du Lotus où les filles-démones
jurent que celui qui tourmente les maîtres du Dharma verra "sa
tête brisée en sept morceaux". Ce
qu'en dit Nichiren Kishin Ron voir Daijo Kishin Ron Kitayama Hommon-ji était à l'origine le séminaire d'Omosu, &eacu | ||