PRESENTATIONMenu Sutra du Lotus

Sutra du Lotus

Chapitre XXIII
La conduite originelle du bodhisattva
Bhaishajyaraja
Conduite originelle du bodhisattva Yakuo(Roi des remèdes, )
(Yakuo bosatsu honji hon, Yaowang pusa benshi, Bhaishajya raja)
DICTIONNAIRE
 

En cette heure, le bodhisattva Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations) s'adressa à l'Éveilé: "Vénéré du monde, comment se fait-il que le bodhisattva Bhaishajya raja (Roi des Remèdes, Yakuo) ait voyagé jusqu'au monde saha ? Vénéré du monde, ce bodhisattva Bhaishajya raja (Roi des Remèdes, Yakuo) a pour lui plusieurs milliers de millions de myriades de milliards de pratiques difficiles, de pratiques ascétiques. Fort bien, Vénéré du monde! Nous souhaitons une brève explication; les deva, naga, divinités terrestres, yaksha, gandharva, asura, garuda, kimnara, mahoraga, humains et non-humains, de même que les bodhisattvas venus d'autres royaumes ainsi que cette multitude d'auditeurs-shravaka, à l'entendre, en seront tous en liesse."
Alors l'Éveillé déclara au bodhisattva Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations): "Dans le passé, il y a de cela autant de kalpa que les sables d'innombrables Gange, était un bouddha appelé l'Ainsi-Venu Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire), Arhat, Samyak-sambuddha, Vidya-carna-sampauna, Sugata, Lokavit, Purusa-damya-sarath, Sasta deramanusyanam, le Buddha, Bhagavat le Vénéré du monde, Seson; ce bouddha avait quatre-vingts myriades de grands bodhisattva-mahasattva et une vaste multitude d'auditeurs-shravaka, autant que les sables de soixante-douze Gange. La longévité du bouddha était de quarante-deux mille kalpa, et celle des bodhisattvas lui était égale. Ce royaume n'avait ni femmes, ni enfers, ni démons affamés, ni animaux, ni asura ni aucun des états difficiles; le sol en était plat comme la paume de la main ne comportait pas  de dénivélations : tout le monde était au même niveau et était fait de vaidurya (béryl); il était orné d'arbres de matières précieuses; une courtine de joyaux le recouvrait au-dessus; des bannières fleuries de joyaux y étaient suspendues; des vases de pierres précieuses et des brûle-parfums délimitaient tout le pourtour du royaume; les sept matières précieuses y formaient des terrasses, chaque terrasse alternait avec un arbre, l'arbre étant à tout un jet de flèche de distance120 à 150 pas de la terrasse. Au pied de tous ces arbres de matières précieuses étaient assis des bodhisattvas et des auditeurs-shravaka; sur chacune des terrasses de matière précieuse se trouvaient des centaines de myriades de dieux qui jouaient des musiques célestes et louaient de leurs chants l'Éveillé, en manière d'offrandes.
En ce temps-là, ce bouddha exposa le Sutra du Lotus du Dharma à l'intention du bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres) ainsi qu'à la multitude des bodhisattva et des shravaka. Ce bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres) se plaisait aux pratiques ascétiques; au sein du Dharma du bouddha Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire), ayant recherché de tout coeur l'état de bouddha en des pérégrinations zélées qui durèrent douze mille années pleines, il obtint la samadhi d'apparition sous toutes les formes corporelles la force de concentration de cette samadhi permet d'être à égalité avec n'importe quel être vivant et parler à chacun en prenant son apparence, parler à un chien comme un chien,  ;
dès qu'il eut obtenu cette samadhi, son cœur fut en grande liesse et il se fit cette réflexion: "Si j'ai obtenu la samadhi d'apparition sous toutes les formes corporelles, c'est entièrement grâce au fait que j'ai pu entendre le Sutra du Lotus du Dharma; je dois maintenant faire offrande au bouddha Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire) ainsi qu'au Sutra du Lotus du Dharma." Il entra aussitôt en cette samadhi : il fit pleuvoir dans l'espace des fleurs lotus blanc (mandara) et de grand lotus blanc (maha mandara), des pluies de chandana santal dur et noir en fine poudre qui, en descendant, remplit l'espace comme une nuée; il fit aussi pleuvoir le santal parfumé uragasara (Rive Cis-Marine), six grains karsha = environ 0,67 grammes de ce parfum valant le prix du monde saha, en offrande à l'Éveillé.
Ayant fait ces offrandes, il émergea de sa samadhi et se fit cette réflexion: "J'ai certes fait offrande à l'Éveillé à l'aide de mes pouvoirs supranaturels, mais cela ne se compare pas à l'offrande de mon corps.
Il absorba alors divers parfums: chandana, kunduruka, tubushka,  prikka plante tropicale dont le bulbe reppelle l'ail aloès, myrrhe; il but aussi des huiles de fleurs odorantes telles que le champaka, ce durant mille deux cents années pleines; il s'enduisit le corps d'huiles odorantes. Devant le bouddha Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire), il s'enveloppa le corps dans un précieux vêtement divin, s'oignit d'huiles odorantes et, par la force de ses pouvoirs supranaturels, fit brûler son corps. La clarté illumina entièrement autant de mondes qu'il y a de sables dans quatre-vingts myriades de Gange et les bouddhas qui s'y trouvaient firent en même temps son éloge: "C'est bien, c'est fort bien, fils de foi sincère (kulaputra
)! Voilà un zèle authentique, voilà ce qui constitue l'authentique offrande du Dharmac'est la compréhension de l'impermanence du corps et du principe de non-substantialité qui est louée par les bouddhas à faire à un Éveillé. Même si l'on prenait fleurs, encens, guirlandes, fumigations, poudres, onguents, soieries célestes, bannières, dais, santal uragasara et l'on faisait offrande d'une telle variété d'objets, cela ne saurait l'égaler; quand bien même ce serait le don d'un royaume, d'une ville, de femme et enfants, cela non plus ne saurait l'égaler. Fils de foi sincère, cela constitue le don primordial, le plus vénérable, le plus éminent des dons, car on y fait offrande du Dharma à l'Ainsi-Venu."

Après avoir tenu ces propos, chacun garda le silence. La combustion de son corps dura mille deux cents ans, après quoi le corps fut complètement consumé. Après que le bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres) eut fait une telle offrande du Dharma et que sa vie eut pris fin, il renaquit dans le royaume du bouddha Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire), dans la famille du roi Vimaladata (Pure-Vertu): il vint au monde par métamorphosela renaissance est ici spirituelle, d'un seul coup, assis les jambes en position de lotus, à l'intention de son père, s'exprima en stance (gatha):

Sache-le à présent, grand roi :
c'est en déambulant en tel lieu
que j'obtins, en temps voulu,
la samadhi d'apparition sous toutes les formes corporelles;
je m'appliquai à pratiquer le grand zèle
et renonçai à ce corps que j'avais chéri.

Ayant prononcé cette stance, il s'adressa à son père Il s'agit d'un père spirituel puisque la naissance est une métamorphose : "Le bouddha Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire) se trouve, encore maintenant, présent parmi nous; après avoir auparavant fait offrande à cet Éveillé, j'ai obtenu la dharani de compréhension de tous les langages des êtres et j'ai de surcroît entendu les huit mille millions de myriades de milliards, de billions, de milliers de billions, de trillions 800 000 myriades de kotis de nayutas de kankaras (10 puissance 16), bimbaras (10 puissance 18), akshobhyas (10 puissance 20) de stances de ce Sutra du Lotus du Dharma. Grand roi, je ferai maintenant de nouveau offrande à cet Éveillé." Ayant dit, il s'assit sur une terrasse faite des sept matières précieuses, s'éleva dans l'espace jusqu'à la hauteur de sept arbres tala et se rendit auprès du bouddha; il le salua en inclinant la tête jusqu'à ses pieds, joignit les extrémités de ses dix doigts et fit l'éloge de l'Éveillé en une stance :

Toi dont l'apparence est si merveilleuse,
dont la clarté illumine les dix directions,
je t'ai fait offrande de par le passé
et je reviens maintenant te visiter.

Alors le bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres), ayant prononcé cette stance, s'adressa au bouddha: "Le Vénéré du monde se trouve donc encore en ce monde!"
Alors le bouddha Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire) déclara au bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres): "Fils de foi sincère, le temps de mon parinirvana est arrivé, le moment est venu de disparaître complètement. Tu peux préparer ma couche: ce soir se produira le nirvana suprême."

Et il ordonna encore au bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres) : "Fils de foi sincère, c'est à toi que je confie le Dharma de bouddha, de même que les bodhisattvas et les grands disciples, en même temps que le Dharma de l'Éveil complet et parfait sans supérieur, et aussi le monde tricosmique fait des sept matières précieuses, les arbres précieux, les terrasses précieuses, ainsi que les dieux qui y servent, je te remets tout cela. Les reliques qui pourront se trouver après mon passage dans le parinirvana, je te les confie également. Tu les diffuseras et leur assureras amplement des offrandes; il te faudra élever plusieurs milliers de stupas."

Le bouddha Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire) ayant ainsi fait ses recommandations au bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres), entra, à la dernière veille de la nuit, dans le nirvana.

Alors le bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres), voyant le bouddha passé en parinirvana, s'attrista, se désola, se languit après l'Éveillé; il prit du santal uragasara comme combustible, en fit offrande au corps du bouddha et s'en servit pour l'incinérer. Lorsque le feu se fut éteint, il recueillit les reliques, confectionna quatre-vingt-quatre mille urnes précieuses et édifia quatre-vingt-quatre mille stupa hauts comme les trois mondes, ornées d'une flèche, d'où pendaient dais et bannières, avec une multitude de clochettes précieuses qui y étaient accrochées.

Alors le bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres) se fit encore cette réflexion: malgré ces offrandes que j'ai faites, mon cœur n'est pas encore satisfait D'avoir compris l'impermanence et la non-substantialité ne suffit pas; je vais à présent faire davantage offrande aux reliques. Sur ce, il parla aux bodhisattvas, aux grands disciples, ainsi qu'aux dieux, naga, yaksha, et à l'ensemble de la vaste multitude: "Prêtez-moi toute votre attention; je vais à présent faire offrande aux reliques du bouddha Chandravimalasuryaprabhasashri (Vertu de Pure Clarté Solaire et Lunaire)." Ayant ainsi parlé, il fit brûler devant les quatre-vingt-quatre mille stupa son bras La tradition ascétique voulait que l'on se brûle un doigt afin de garder toujours présent à l'esprit le voeu qui accompagnait cette offrandeorné par cent mérites, ce durant soixante-douze mille ans, pour en faire offrande. Il permit aux innombrables multitudes en quête de l'état d'auditeur-shravaka et à d'incommensurables quantités incalculables d'hommes de déployer la pensée d'Éveil complet et parfait sans supérieur et les mena tous à obtenir la samadhi d'apparition sous toutes les formes corporelles.

Alors les bodhisattvas, les dieux, hommes, asura et autres, qui le voyaient privé de bras, se désolèrent et s'apitoyèrent; ils tinrent ces propos: "Le bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres) est notre maître, il nous a enseignés et convertis; or voilà que maintenant il s'est brûlé le bras et se retrouve le corps mutilé.Les auditeurs se désolent de ne plus recevoir ce que les bras du bodhisattva leur prodiguaient tout comme les enfants de l'habile médecin se désolent en apprenant la mort de leur père dans le chapitre XVI du S.L."

À ce moment, le bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres), au sein de la vaste multitude, prêta ce serment: "J'y perdrai les deux bras, mais j'obtiendrai à coup sûr un corps de bouddha de couleur d'or corps de bouddha doté de trois propriétés (sanjin); si ceci est réel et non pas vain, que mes deux bras se reconstituent comme avant." Quand il eut fait ce serment, ils se reconstituèrent spontanément, ce qui fut possible par l'effet de la richesse des mérites et de la sagesse de ce bodhisattva. Au moment où cela se produisait, le monde tricosmique trembla de six façons, du ciel tomba une pluie de fleurs précieuses, l'ensemble des dieux et des hommes obtinrent ce qui était sans précédent.

L'Éveillé déclara au bodhisattva Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations): Quel est ton avis? Le bodhisattva Sarvasattvapriyadarshana (Vision de Joie pour Tous les Êtres) saurait-il être quelqu'un d'autre? L'actuel bodhisattva Bhaishajyaraja (Roi des Remèdes, Yakuo), c'était lui. Le don de renoncement à son corps, il l'a fait d'innombrables milliers de millions de myriades, de milliards de fois.

Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), s'il se trouve quelqu'un qui, ayant déployé sa pensée et désireux d'obtenir l'Éveil complet et parfait sans supérieur, est capable de se brûler un doigt ou un orteil pour en faire offrande au stupa, il surpassera celui qui aura fait offrande d'objets aussi précieux qu'un royaume ou une ville, ou bien de femme et enfants, voire des royaumes, des monts, des forêts, des fleuves et lacs du monde tricosmique.

Et même encore s'il se trouvait quelqu'un pour faire offrande d'un monde tricosmique plein des sept matières précieuses à l'Éveillé, ainsi qu'aux grands bodhisattvas, aux pratyekabuddhas, aux arhats, les mérites qu'il aurait obtenus ne se comparent pas à celui qui accepte et garde ce Sutra du Lotus du Dharma, n'en serait-ce qu'une stance de quatre vers : ses bénédictions sont les plus nombreuses.

Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), tout comme, par exemple, l'océan est primordial parmi l'ensemble des eaux, fleuves et rivières, ainsi en est-il également de ce Sutra du Lotus du Dharma, qui est le plus profond et le plus grand des sutra exposés par les Ainsi-Venus.

De même encore que, de la multitude des montagnes, le mont de Terre, Kalaparvata (le mont Noir), le mont Chakravala (Enceinte de Fer), le mont Mahachakravala (Grande Enceinte de Fer) chaînes de montagnes qui entourent le mont Sumeru et les dix monts Précieux, c'est le mont Sumeru qui est primordial, ainsi en est-t-il de ce Sutra du Lotus du Dharma, qui est le plus éminent des sutra.

De même encore que, dans la multitude des étoiles, c'est la divine lune qui est primordiale, ainsi en est-il de ce Sutra du Lotus du Dharma, qui est le plus lumineux des milliers de millions de myriades de textes et enseignements.

De même encore que le divin soleil est capable de dissiper les ténèbres, ainsi en est-il de ce Sutra, capable d'éliminer l'obscurité de l'ensemble des manquements au bien.

De même encore que, parmi les rois mandalins, le roi balatchakravartin roi souverain de la terre est le plus éminent, ainsi en est-il de ce Sutra, qui est le plus vénérable des sutra.

De même encore qu'Indra est roi parmi les dieux Trente-trois deva, ainsi en est-il de ce Sutra, qui est roi parmi les sutra.

De même encore que le grand roi des dieux Brahma est le père de tous les êtres, ainsi en est-il de ce Sutra, qui est le père de tous les sages et les saints, des apprentis et de ceux qui sont au-delà de l'étude, ainsi que de ceux qui ont déployé la pensée de bodhisattva.

De même encore que, parmi tous les profanes, le srotaapanna (l'Entré dans le courant), le sakridagamin (celui qui ne revient qu'une fois), anagamin (le Sans-Retour), l'arhat, le pratyekabuddha sont primordiaux, ainsi en est-il de ce Sutra, qui est éminemment primordial parmi les textes et enseignements, qu'ils aient été exposés par tous les Ainsi-Venus, par les bodhisattvas ou par les shravakas.

Et il en est de même de ceux qui sont capables de recevoir et garder ce Sutra : ils sont aussi les premiers de l'ensemble des êtres.

Parmi l'ensemble des auditeurs-shravaka et des pratyekabuddhas, les bodhisattvas sont primordiaux; il en est de même de ce Sutra, qui est éminemment primordial parmi l'ensemble des textes et enseignements.

De même que l'Éveillé est roi des enseignements, ainsi en est-il de ce Sutra, qui est roi des sutra.

Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), ce Sutra peut sauver l'ensemble des êtres, ce Sutra peut permettre à l'ensemble des êtres de se dégager des affres passionnelles, ce Sutra peut dispenser une abondance de bienfaits à l'ensemble des êtres et combler leurs voeux, de même qu'une pièce d'eau pure et fraîche peut combler tous ceux qui ont soif. Comme le feu pour qui a froid, comme le vêtement pour qui est nu, comme le chef de caravane pour un marchand, comme la mère pour un enfant, comme le bac pour qui veut traverser, comme le médecin pour un malade, comme la lampe dans l'obscurité, comme le trésor dans la pauvreté, comme le roi pour le peuple, comme la mer pour le commerçant qui voyage, comme la torche qui dissipe les ténèbres, ainsi en est-il de ce Sutra, qui est capable de mener les êtres à se dégager de toutes les douleurs et de toutes les maladies et qui est capable d'affranchir de toutes les entraves de la naissance et de la mort. les bienfaits procurés par le Sutra du Lotus  ne peuvent pas être exprimés par des concepts  (par des mots) d'où cette  deuxième série de 12 analogies

Si l'on obtient d'entendre ce Sutra du Lotus du Dharma, si on le copie soi-meme ou si on le fait copier par autrui, même en dénombrant leur quantité à l'aide de la sagesse de bouddha, on n'atteindra pas au terme des mérites qui en seront acquis.

Si l'on copie les volumes de ce Sutra et si on leur fait des offrandes de fleurs, d'encens, de guirlandes, de fumigations, de poudres, d'onguents, de bannières, de dais, de vêtements, de toutes sortes de lampes - lampes à beurre clarifié, lampe à huile, lampes aux diverses essences : lampes à huile d'atimuktaka, lampes à huile de sumana, lampes à huile de patala, lampes à huile de jasmin varshika, lampes à huile de navamallika -, les mérites obtenus seront également innombrables.

Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), s'il est quelqu'un qui entende ce chapitre sur la conduite originelle du bodhisattva Bhaishajyaraja (Roi des Remèdes, Yakuo), il obtiendra aussi des mérites innombrables et infinis. S'il s'agit d'une femme qui entende ce chapitre sur la conduite originelle du bodhisattva Bhaishajyaraja (Roi des Remèdes, Yakuo) et qu'elle puisse le préserver, une fois qu'elle sera venue au terme de son corps de femme, elle n'en recevra plus jamais. Si, dans les cinq cents dernières années après le parinirvana de l'Ainsi-Venu, il est une femme pour entendre ce Sutra et pour pratiquer comme il l'est prêché, sa vie prenant fin ici, elle s'en ira dans la Terre pure de la Béatitude parfaite, là où demeure le bouddha Amitabha entouré d'une vaste multitude de bodhisattvas, pour renaître sur un trône précieux en une fleur de lotus; elle ne sera plus tourmentée par la cupidité, elle ne sera plus tourmentée par la colère et la sottise, elle ne sera plus tourmentée par les souillures de l'orgueil et de la jalousie. Elle obtiendra les pouvoirs mystiques du bodhisattva et la compréhension de la non-production des entités. Ayant acquis cette adhésion, son organe visuel sera purifié, et grâce à la purification de cet organe visuel, elle verra autant de bouddha Ainsi-Venus que les sables de sept millions, deux mille myriades de milliards de Gange, et à ce moment, les bouddha tous ensemble feront, de loin, ses louanges: "C'est bien, c'est fort bien, fils dans sa renaissance la femme aura un corps d'hommede foi sincère! Tu as été capable, au sein du Dharma du Bouddha Shakyamuni, de recevoir, de garder, de lire et réciter ce Sutra, d'y réfléchir et de l'exposer à autrui. Les bénédictions que tu as obtenues sont innombrables et infinies. Le feu ne peut les consumer, l'eau ne peut les emporter. Tes mérites ne sauraient être épuisés par mille bouddhas qui les exposeraient de concert. Tu as été capable de briser désormais les bandits-mara, de défaire l'armée des naissances et des morts. Tous tes autres ennemis sont sans exception anéantis. Fils de foi sincère, cent mille bouddhas te protègent ensemble de la force de leurs pouvoirs mystiques; nul ne t'est comparable parmi les dieux et les hommes de tous les mondes; à la seule exception de l'Ainsi-Venu, il n'est personne parmi les shravaka, les pratyekabuddhas et même les bodhisattvas qui te soit égal en sagesse et en concentration-dhyana.

Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), telle est la force de la sagesse et des mérites accomplis par ce bodhisattva.
S'il est quelqu'un qui entende ce chapitre de la Conduite originelle du bodhisattva Bhaishajyaraja (Roi des Remèdes, Yakuo) et qui soit capable de s'en réjouir en conséquence et de le glorifier, un tel homme aura, dès cette existence, une senteur de fleur de lotus bleu qui s'exhalera constamment de sa bouche, de ses pores émanera constamment une senteur de chandana les mérites qu'il obtiendra sont tels qu'exposés précédemment.

C'est pourquoi, Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), je te confie ce chapitre de la Conduite originelle du bodhisattva Bhaishajyaraja (Roi des Remèdes, Yakuo). Dans les cinq cents dernières années après le parinirvana de l'Ainsi-Venu, tu le divulgueras largement dans le continent Jambudvipa sans permettre qu'il s'interrompe, car Mara, le peuple démoniaque, les deva, naga, yaksha, kumbhanda en obtiendraient tout l'avantage.

Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), tu devras, par la force de tes pouvoirs supranaturels, protéger ce Sutra. Pourquoi cela? C'est que ce Sutra est un remède efficace pour les maladies des hommes du continent Jambudvipa. Si quelqu'un est malade et qu'il puisse entendre ce texte, sa maladie se trouvera dissipée; il ne vieillira pas, il ne mourra pas.

Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), si tu vois quelqu'un recevoir et garder ce Sutra, tu devras disperser sur lui, en offrande, des fleurs de lotus bleu saupoudrées d'encens et, après les avoir dispersées, tu te feras cette réflexion: avant peu cet homme, à coup sûr, ramassera de l'herbe pour s'asseoir au lieu de la Voie, il défera les armées de Mara, soufflera dans la conque du Dharma et frappera le grand tambour du Dharma, il délivrera l'ensemble des êtres de l'océan de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort.
C'est pourquoi celui qui est en quête de la voie d'Éveillé, voyant quelqu'un recevoir et garder ce Sutra, devra concevoir à son égard une telle pensée de respect.

Pendant l'exposé de ce chapitre de la conduite originelle du bodhisattva Bhaishajyaraja (Roi des Remèdes, Yakuo), quatre-vingt-quatre mille êtres obtinrent la dharani de compréhension des langages de tous les êtres. L'Ainsi-Venu Prabhutaratna (Taho), dans sa Tour aux Trésors, loua le bodhisattva Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations): "C'est bien, c'est fort bien, Nakchatraraja-samkusumitabhijana (Splendeur Royale des Constellations), tu as accompli d'inconcevables mérites et tu as été capable d'interroger là-dessus le Bouddha Shakyamuni, permettant aux êtres innombrables d'en bénéficier tous. "

SUITE (chapitre XXIV)

(Références)


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