bachi , batsu, shinbatsu, 罰, punition. Notion shinto d'une rétribution divine négative à l'égard de celui qui parle ou agit de façon irrévérencieuse ou incrédule à l'égard d'une divinité.
B002Bachi-ashura voir Bandhi-asura
B003Baddabara voir Bhadrapala
Bai Juyi
白居易, Haku Kyoi (772-846).
Poète classique très populaire et personnage officiel de
la dynastie
Tang
en Chine. Il est nommé "mémorialiste
de la gauche" (membre de l’Académie Hanlin)
mais ses critiques et ses positions contre l’injustice sont à l’origine d’un exil
dans une province lointaine du
sud de la Chine, en 815. Déçu par la politique, il se tourne
alors vers le bouddhisme. On lui doit une "encyclopédie", recueil de sentences et
expressions littéraires, publiée au XIIe siècle. Ce
qu'en dit Nichiren
Baima-si
白馬寺,
Pai-ma-sseu,
Hakuba-ji. Littéralement, temple du Cheval blanc, qui aurait
été le premier temple bouddhiste fondé en Chine.
Selon la tradition, l'empereur Ming de la dynastie
des Han postérieurs construisit ce temple en 67 à
Loyang
pour
Kashyapa-Matanga
et
Zhufalan
, moines bouddhistes venus d'Inde à son invitation pour enseigner le bouddhisme. C'est dans ce
temple qu'ils auraient fait la première traduction chinoise d'un écrit bouddhique, le
Sutra Shijunisho
. Le temple fut nommé Baima-si,
ou temple du Cheval blanc, parce que les deux moines indiens auraient
apporté d'Inde des écrits bouddhiques chargés sur
des chevaux blancs.
Baisajyaraja ou Baisajya voir Yakuo
B007Bakkula ou Bakula voir Vakkula Thera
Bakkula , Hakura, Bojuluo, Hakura monk. Un des ces cinq cents arhats à qui le Bouddha promet l'Éveil complet et parfait sans supérieur, dans le Sutra du Lotus chapitre VIII. Selon certains auteurs, il serait le légendaire Vakkula Thera .
bakku-yoraku, 抜苦与楽, ôter la souffrance, donner la joie. Pratique de la compassion instaurée dès les débuts du bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.
baku,
bakubana, 獏鼻,
bakugashira 獏頭. Animaux imaginaires semblables à des tapirs et
qui, selon la tradition chinoise, ont la réputation de se nourrir
de cauchemars. On ignore la source du "baku mangeant le fer".
Ce qu'en dit Nichiren.
bakufu,
幕府, shogunat, gouvernement
militaire. Littéralement, "administration
de la tente". Nom traditionnellement donné à la résidence
du
shogun
, titre de cour attribué à
Minamoto no Yoritomo
en 1190. Le nom désigne alors
le centre du pouvoir de
Yoritomo
, à
Kamakura
. Les organes centraux du bakufu sont le
samurai dokoro
, le bureau des guerriers
(dont
Hei no Yoritsuna
a été vice-intendant),
le Mandokoro, bureau d’administration
et le Monchujo, bureau des procès
qui, dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, ne
traite plus de causes importantes. A la mort de
Minamoto no Yoritomo
(1199), la famille de sa femme, les
Hojo
, exercent le pouvoir de fait en mettant le bakufu sous régence.
Ce qu'en dit Nichiren.
bala voir riki
bala voir bompu
balachakravartin Souverain de plusieurs royaumes et dont la puissance est soutenue par une armée ou une force ( bala) qui lui assure la victoire.
Baladitya,
Bālāditya,
Gennichi-o, 幻日王. Roi du
Magadha
qui aurait vécu au VIe siècle. Fervent bouddhiste, il fit construire
un temple au monastère de
Nalanda
,
et des moines venus de toutes les régions de l'Inde se rassemblèrent
pour en célébrer l'achèvement. D'après le
Daito Saiiki Ki
,
Mihirakula
,
souverain du royaume Cheka voisin, s'opposa
au bouddhisme et tenta de soumettre Baladitya.
Mais lorsqu'il attaqua le
Magadha
, le peuple
s'unit contre lui et le fit prisonnier. Baladitya,
dont l'intention première aurait été de le condamner
à mort, suivit pourtant les conseils de clémence de sa mère
et le relâcha.
Mihirakula
erra alors
de pays en pays et finit par conquérir le Cachemire et le
Gandhara
.
Dans ces deux royaumes, il assassina le souverain, de nombreuses autres
personnes et détruisit des temples et des monastères bouddhistes.
Il mourut peu après. Certains phénomènes extraordinaires
qui se produisirent dans les cieux et sur terre juste après sa
mort furent interprétés par les sages bouddhistes comme
des signes indiquant qu'il était tombé dans l'enfer des
souffrances incessantes et qu'il transmigrerait dans les voies
mauvaises pendant très longtemps. Ce
qu'en dit Nichiren
Balin voir Bandhiasura
B017Bambous [monastère du Bois des] (Venuvana vihara, Chikurin-shoja , 竹林精舎). Monastère situé au Magadha , dans la partie nord de Rajagriha , construit par le roi Bimbisara en offrande au Bouddha Shakyamuni sur un terrain offert par Kalandaka , homme fortuné de cette ville. D'après le Daito Saiiki Ki , Kalandaka avait d'abord fait don du site à une école non bouddhique, mais il y fit construire un monastère qu'il offrit à Shakyamuni. Comme le monastère Jetavana de Shravasti , celui du Bois des Bambous fut l'un des principaux centres d'enseignement de Shakyamuni. C'est là que furent convertis Shariputra et Maudgalyayana , puis Kashyapa .
B018bambou moso, mengzong, phyllostachys pubescens édulis.
Type de bambou. Le lettré Mengzong vécut
à Wu à l'époque des Trois
Royaumes (220-280). D'après le 9e volume du Konjaku
Monogatari (Histoires anciennes et modernes), les pousses
de bambou étaient un des aliments préférés
de sa mère. Un matin d'hiver, elle ne put arracher aucune pousse
de bambou, car le sol était gelé et couvert de neige. Quand Mengzong
s'en plaignit au Ciel, les pousses
de bambou sortirent spontanément dans le jardin. C'est pourquoi
l'on donne à ces pousses de bambou le nom de mengzong.
Ce qu'en dit Nichiren.
Bandhi-asura , Balin , Bachi-ashura-o 婆稚阿修羅王, Pozhi. Un des quatre rois asuras qui assistèrent à la Grande-Assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus. Son nom signifie "Le Fort", "Le Robuste". Il est assez fort pour souffrir continuellement à cause de ses attachements dans le monde du désir. Ce qu'en dit Nichiren.
basho
.
Sorte de plante sauvage d'origine chinoise qui fleurit en été
et en automne. Ses feuilles ovales et larges, allant jusqu'à deux
mètres, ressemblent à celles du bananier. Cette plante s'affaisse
dans la chaleur de l'été et se redresse par temps d'orage,
si bien que l'on disait que le bruit du tonnerre la faisait pousser. Ce
qu'en dit Nichiren.
bâton de mendiant ou bâton de
bhiksu
, shakujo, 錫杖, xizhang
, khakkhara. Bâton surmonté d'un sistre qui émet un cliquetis lorsqu’on
le frappe contre le sol. De cette manière, le
bhiksu
avertit les animaux et les hommes de son arrivée. Ne pouvant demander directement de la nourriture à
son prochain, le
bhiksu
l'utilise pour demander l'aumône.
bauhinia variegata ou
arbre à orchidées. Arbuste aux feuilles coriaces bilobées. Le chapitre XIX du Sutra du Lotus parle de kovidara (phanera purpurea) que le
Mahabharata
préconise pour le traitement de l'ulcère et de la lèpre.
béatitude parfaite (sukhavati) voir Terre de la béatitude parfaite
bekkyo voir enseignement spécifique
Bénarès voir Varanasi
Bencho
,
Benchô, 弁長 (1162-1238). Deuxième patriarche
de l'école
Jodo
et fondateur de la branche Chinzei de cette école,
également appelé Ben-a
ou Shoko. Il étudia tout d'abord la
doctrine
tendai
au Mont
Hiei
puis, en 1190, retourna chez lui, dans la province
de Chikuzen. La mort de son jeune frère
lui fit comprendre la précarité de cette vie et provoqua
en lui le désir de renaître dans la Terre
pure. En 1197, il se rendit à
Kyoto
,
y rencontra
Honen
et devint son disciple. Il
retourna ensuite chez lui et revint, en 1199, dans la capitale où
il étudia à nouveau sous la direction de
Honen
.
En 1204, il revint une nouvelle fois dans sa province et propagea l'enseignement
Jodo
dans les provinces de Chikuzen,
Chikugo, Higo et quelques autres. On dit qu'il fit
construire quarante-huit temples,
dont le Zendo-ji. Il écrivit de nombreux
traités, notamment le
Tetsu Senchaku Shu
(Doctrine
du Senchaku Shu) et le
Jodo Shuyo Shu
(Principes essentiels
de la doctrine Jodo).
Ryochu
fut son disciple.
Ce qu'en dit Nichiren.
betsu-fuzoku
別付嘱 (transmission spécifique).
I. Transmission de l'essence du Sutra
du Lotuss aux bodhisattvas Surgis-de-Terre dans le chapitre XXI
(Pouvoirs supranaturels). Le terme est employé par opposition
à la transmission générale du chapitre
XXII (Passation) où le Sutra du Lotus est confié
à tous les
bodhisattvas
.
II. Concept
Zen
: transmission particulière en
dehors des enseignements et qui se situe au-delà des mots.
Voir
kyoge betsuden furyu monji
. Ce
qu'en dit Nichiren.
Bhadrapala
,
Bhadrapāla,
Batsudabara,
Baddabara, 跋陀婆羅, Batudpoluo,
Vertueux-Protecteur,
Good Protector, Virtuous
Protector). Nom de personnages qui apparaissent dans différents
sutras. Il personnifie la perfection de la méditation (
dhyana paramita
), la sérénité qui protège les
bodhisattvas
des faiblesses
dans leur pratique.
I. Dans le Sutra
du Lotus, chapitre XX, l'un
des principaux responsables des persécutions subies par le bodhisattva
Fukyo
. On disait qu'il devait connaître
les souffrances d'un enfer avici. Dans une
autre vie, il rencontre à nouveau ce
bodhisattva
et, cette fois,
en accepte l'enseignement. Par la suite, grâce à sa pratique,
il parvient au stade de non-retour et
assiste à la cérémonie du Pic
du Vautour. Ce
que qu'en dit Nichiren
II. Dans le Sutra Daihoshaku
, fils d'un homme riche qui alla voir le Bouddha pour
trouver les réponses à des questions qui le troublaient.
III. Dans le Sutra Jise (Sutra du bodhisattva
Jise), un homme qui s'engage à protéger et à
propager le
Dharma
pendant le cinquième
demi-millénaire après la mort de Shakyamuni, lorsque
les enseignements du Bouddha seront détruits. Pour cela, Shakyamuni fait son éloge et lui annonce qu'il obtiendra un bienfait inestimable.
Bhadraruchi , Ken'ai-ronji, 賢愛論師. Lettré bouddhiste de l'Inde occidentale qui, d'après le Daito Saiiki Ki , réfuta au cours d'un débat un brahmane du nom de Daiman Baramon (Brahmane-Grand-Arrogance) à Malava, ancien royaume de l'Inde centrale. Extrêmement savant, Daiman Baramon eut plus de mille disciples. Il fit faire quatre statues, celles de Maheshvara , Vishnu , Narayana et un Bouddha, et s'en servit comme de piliers sur lesquels il posa son estrade d'ordination, affirmant que sa propre sagesse surpassait de loin la leur. En entendant cela, Bhadraruchi se mesura à lui dans un débat public et l'emporta. Après quoi, Daiman Baramon le calomnia ainsi que le bouddhisme mahayana , ce qui lui aurait valu, dit-on, de tomber vivant en enfer. Ce qu'en dit Nichiren.
Bhadrika , Batsudai, Batsudairika, 跋提・跋提梨. Un des cinq ascètes auxquels Shakyamuni tint son premier sermon après être parvenu à l'Éveil. Il faisait partie du clan Shakya et pratiqua l'ascétisme avec Shakyamuni avant que celui-ci n'atteigne la bodhéité. Lorsque Shakyamuni renonça aux pratiques ascétiques, Bhadrika et ses quatre autres compagnons pensèrent qu'il avait abandonné la recherche de la vérité, le quittèrent et se rendirent au Parc des Daims pour y poursuivre leurs pratiques austères. Mais, lorsque Shakyamuni eut atteint l'Éveil, il les y rejoignit et Bhadrika, l'ayant entendu prêcher, devint son disciple. Ce qu'en dit Nichiren.
Bhagavat, Bhagavān, Bhagavan,
Bhagavat Gita
,
Bhagavadgita, Bhagavadgītā littéralement
"chant du Bienheureux". Partie centrale du poème épique
Mahabharata
, un des écrits fondamentaux de l'hindouisme souvent considéré
comme un "abrégé de toute la doctrine védique".
Bhaishajyaguru voir Yakushi
Bhaishajyaraja voir Yakuo bosatsu (Roi des Remèdes)
Bhaishajyarajasamudgata ou Bhaishajyasamudgata voir Yakujo
Bhante vocatif de bhadanta : respectable. Titre honorifique généralement traduit par "Vénérable" et toujours au vocatif. A l'époque de Shakyamuni, c'était pour un laïc, la façon la plus courante de s'adresser à un moine (mais pas exclusivement). C'est également ainsi que les novices s'adressaient à des moines confirmés. Pour parler à la 3ème personne d'un moine de rang supérieur on employait plutôt Ayasma.
Bharadvaja , Bhāradvāja, Harada, Poludduo. Nom clanique des vingt mille bouddhas Chandrasuryapradipa présents à la Grande Assemblée sur le Pic du Vautour, décrite dans le chapitre I du Sutra du Lotus. Les plus connus sont Pindola Bharadvaja et Sundarika Bharadvaja.
bhava
.
I. L’existence en devenir ou processus de l'existence,
c'est
la vie
physique, psychique et spirituelle. Dans la classification indienne c'est
l'existence sensorielle (kamabhava), l'existence
physique pure (rupabhava) et l'existence
immatérielle, (arupabhava).
II. Dixième maillon dans la production
conditionnée Dans cette optique, l'existence est
en même temps effet karmique et cause karmique et on parle alors de karmabhava
(existence karmique). Ce qu'en dit Nichiren.
bhavana,
bhāvanā, fem.
I. création mentale, développement mental, méditation,
contemplation,
pratique. Ensemble de pratiques méditatives : entraînement, auto-discipline. Processus actif qui peut être
mental, émotionnel,
intellectuel, physique ou sensoriel. On distingue généralement a) samatha
bhavana (développement de la tranquillité, par la concentration-
samadhi
)
b)
vipassana
bhavana, le développement de
la vision profonde qui consiste à prêter
attention à la réalité c) brahmavihara-bhavana (développement des quatre vertus infinies (amour-empathie, compassion, joie partagé,
équanimité). Dans
le bouddhisme de Nichiren, ces pratiques se réfèrent au
shikan
(arrêt et examen) de
Zhiyi
et sur un plan plus
spécifique au
kanjin
(observation du coeur). Voir méditation et méditations boudhiques.
II.
bhavana
(neutre) Création, production. On parle généralement des douze bhavanas
,
les douze maillons de la production conditionnée.
Bhavaviveka, Bhāvaviveka, Bhāviveka, Bhavya, Shoben, 清弁. Savant bouddhiste indien de l'école Madhyamika , au VIe siècle. A l'époque, cette école était scindée en deux, l'école Prasangika , dirigée par Buddhapalita , et l'école Svatantrika , qui avait à sa tête Bhavaviveka. Il étudia la doctrine de Nagarjuna et propagea la doctrine de la non-substantialité (ku). Il écrivit un commentaire du Chu Ron de Nagarjuna et débattit avec Dharmapala , disciple de l'école Rien-que-conscience. Il partait du point de vue que tous les phénomènes sont, par nature, interdépendants et non-substantiels, tandis que Dharmapala affirmait qu'ils provenaient de la conscience, la seule réalité selon lui.
bhiksu, bhikkhu
, biku, 比丘, moine bouddhiste errant. A
l’origine, le terme a été traduit par moine-mendiant. Cette
traduction est impropre dans la mesure où un bhiksu ne s'adonne pas à la
mendicité mais fait simplement appel aux autres pour
subvenir à ses besoins vitaux, ce qui lui permet de "rechercher la Voie".
Par ailleurs, dans la civilisation indienne antique, il n’y
a rien de méprisant dans cette occupation. Le bhiksu permet
d’accomplir le don qui est la première des six
paramitas
(actes moraux). Le Bouddha lui-même était un bhiksu, il n’avait nulle possession
et dépendait pour sa subsistance quotidienne des dons de laïcs.
Le terme désigne actuellement le clergé bouddhique qui quête
sa nourriture. En savoir plus. Ce
que dit Nichiren sur les moines de son époque.
bhiksuni, féminin de bhiksu , nonne bouddhiste, bikuni, 比丘尼, ama , ma. Femme qui a quitté son foyer et pris l'engagement de suivre les préceptes du vinaya-pitaka . Les nonnes sont un élément constitutif de l'assemblée bouddhique (varga) . En savoir plus.
bhumi voir les dix étapes de développement
Bian-ho.
Personnage dont parle
Han Fei Zi
. Bian-ho trouva une pierre de
jade au Mont Chu et l'offrit au roi Li.
Quand le roi la fit évaluer, les experts n'y virent qu'un simple
caillou. Par conséquent le roi fit couper le pied gauche de Bian-ho.
Après la mort de ce roi, Bian-ho offrit
de nouveau la pierre de jade, cette fois au roi Wu,
sans autre résultat que d'avoir le pied droit coupé, accusé
pour la seconde fois de tromperie. Plus tard, après l'accession
du roi Wen au trône, Bian-ho
pleura trois jours durant, en bas du Mont Chu
en gardant la pierre de jade dans sa main, et finit par verser des larmes
de sang. En apprenant cela, le roi Wen demanda
à Bian-ho sa pierre et la fit polir.
Il fut alors reconnu qu'il s'agissait bien d'un jade précieux qui
suscita ensuite l'admiration du peuple tout entier. Ce
qu'en dit Nichiren.
Bian Que , 扁鹊 ou Qin Yue Ren (Pien Ch'üeh, Pien Ch'iao, Pien K'iue, Bian Qiao ou Pien Ts'ue). Médecin de la période du Printemps et de l'Automne chinois. (de - 770 à - 403). Il étudia la médecine dans son enfance, et on le disait capable de guérir pratiquement toutes les formes de maladies. Ce qu'en dit Nichiren.
Bidatsu, Bitatsu Tenno 敏達 天皇 (538 <572-586). Le 30e empereur du Japon. Fils et successeur de Kimmei . Il épousa l'impératrice Suiko . Il était l'un des oncles du prince Shotoku . Ce qu'en dit Nichiren.
Bidonshu voir Abhidharma
bienfaits de la pratique, biens spirituels, mérites, kudoku, fukutoku, 功徳, 福徳, guna. Littéralement, "oeuvres et vertus". Les oeuvres (ku) sont les bonnes actions que l'on accomplit et les vertus (toku), ce que l'on retire des oeuvres. Les vertus, en retour, permettent de mieux réaliser les oeuvres. Le bouddhisme de Nichiren marque une distinction entre bienfaits apparents et inapparents. Ce qu'en dit Nichiren.
bienfaits apparents (ken'yaku , 顕益) et inapparents (myoyaku, 冥益). Le terme de "bienfait apparent" est utilisé par opposition au "bienfait invisible", ou bienfait obtenu graduellement au bout d'un certain temps et qui n'est pas immédiatement reconnaissable. Le gosho Kyo Gyo Sho (Enseignement, pratique et preuve) dit : "Ceux qui ont atteint l'Éveil à l'époque du Dharma correct ou du Dharma formel ont manifesté leur Éveil comme un bienfait apparent parce que la relation qu'ils avaient eue avec Shakyamuni de son vivant était finalement parvenue à maturation. A présent, à l'époque des Derniers jours du Dharma , les êtres reçoivent la graine de la bodhéité pour la première fois et atteignent donc l'Éveil en tant que bienfait invisible." Ce passage indique que le bienfait apparent est le bienfait du bouddhisme de la récolte. Du point de vue des trois étapes de l'ensemencement, de la maturation et de la récolte, ceux qui atteignirent l'Éveil aux époques du Dharma correct ou du Dharma formel ont reçu la graine de la bodhéité de Shakyamuni dans le passé et l'ont nourrie par son enseignement pendant de nombreuses vies jusqu'à ce que leur capacité à l'Éveil soit arrivée presque à maturation. Ainsi, lorsqu'ils renaquirent, ils furent capables de faire le dernier pas nécessaire sur la voie de la bouddhéité en pratiquant les enseignements de Shakyamuni. Comme leur Éveil se manifesta à ce moment-là, on l'appelle un bienfait apparent. Mais, à l'époque des Derniers jours du Dharma, les êtres reçoivent la graine de la bodhéité pour la première fois et leur Éveil ne survient donc pas immédiatement. Par conséquent, on l'appelle bienfait invisible. Toutefois, même si la graine de la bodhéité n'est que peu développée, un bienfait apparent se manifestera lorsque la vie d'un pratiquant est en danger, pour marquer la différence entre les véritables enseignements bouddhiques et les enseignements erronés, ou quand une preuve du pouvoir du Gohonzon doit être apportée à de nouveaux croyants. D'un autre point de vue, même le bienfait apparent obtenu par ceux qui vivaient aux époques du Dharma correct et du Dharma formel ne fut rien d'autre qu'une accumulation de bienfaits invisibles ; et le bienfait invisible de ceux qui reçoivent la graine de la bodhéité pour la première fois à l'époque des Derniers jours du Dharma finira par apparaître avec une irréfutable évidence. En ce sens, ce ne sont pas deux sortes différentes de bienfaits mais deux voies par lesquelles le bienfait se manifeste. Ce qu'en dit Nichiren.
Bienfaits de la joie conséquente [chapitre], Bienfaits de l'acceptation joyeuse, Zuiki kudoku hon, 随喜功徳品, Suixi gongde pin , The Merits of Joyful Acceptptance. Chapitre XVIII du Sutra du Lotus. Avec la dernière partie du chapitre précédent, il décrit les bienfaits obtenus lorsque l'on se réjouit d'entendre le Bouddha Shakyamuni révéler son Éveil Atemporel (hongaku) dans le chapitre Juryo (XVI). Il traite de la première des cinq pratiques merveilleuses - se réjouir d'entendre le Sutra du Lotus. Ce chapitre expose le principe de propagation continue jusqu'à la cinquantième personne (goju tenden). Le bodhisattva Maitreya demande à Shakyamuni : "Si quelqu'un se réjouit d'entendre le Sutra du Lotus après la mort du Bouddha, quels bienfaits peut-il en obtenir ?" En réponse, le Bouddha mentionne le principe suivant : "une personne se réjouit d'entendre le Sutra du Lotus après la mort de Shakyamuni et l'enseigne à une seconde personne qui l'enseigne à une troisième, et cela jusqu'à ce que cinquante personnes aient entendu le Sutra." Shakyamuni explique que les bienfaits reçus par cette cinquantième personne sont incommensurables ; à plus forte raison, ceux obtenus par la première. Dans le Ongi Kuden , Nichiren interprète ces cinquante personnes comme représentant l'humanité, indiquant ainsi que tout le monde peut obtenir d'immenses bienfaits grâce au Dharma Merveilleux . Lire le Sutra ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.
Bienfaits du Maître du Dharma, (Hosshi kudoku hon, 法師功徳品, Fashi gongde pin, The Benefits Obtained by an Expounder of the Dharma). Chapitre XIX du Sutra du Lotus. Le bodhisattva Nityodyukta Joshojin ) interroge le Bouddha sur les vertus que les Maîtres du Dharma retirent de leurs pratiques. Shakyamuni affirme qu'en suivant les cinq pratiques qui consistent à croire, lire, réciter, enseigner et transcrire le Sutra, on peut purifier ses six organes des sens. Il les énumère un à un ainsi que le résultat de leur purification. Pour l’œil, on gagne en acuité visuelle, distinguant les choses qui sont cachées, par exemple les limites de ce monde ou les profondeurs terrestres. Pour l’ouïe, pareillement, on perçoit les voix qui normalement sont inaudibles, sans pour autant que l’écoute s'en trouve perturbée. L’odorat devient également plus fin permettant de reconnaître les plantes ou les êtres, voire même leur état au-delà de ce que la vue décèle. Le goût se trouve développé et les saveurs désagréables sont transformées ; de plus par la langue, la voix devient "profonde et sublime" et peut émettre le son du Dharma . La purification de la peau entraîne celle du corps tout entier qui devient une sorte de lieu où se réfléchissent les images d'autres corps. Enfin, la purification de l'organe mental entraîne l’affinement des fonctions mentales, la prescience et la connaissance intime du Dharma bouddhique . Lire le Sutra ; Citations dans les goshos
bienfait [merveille du] (riyaku myo). L’une des dix merveilles de la doctrine transitoire et des dix merveilles de la doctrine primordiale (honmon) dégagées par Zhiyi dans son Hokke gengi . Le Sutra du Lotus définit ce bienfait par les paroles suivantes : "Enseignant le Dharma, le Bouddha permet à tous les êtres de s’ouvrir, puis de s’éveiller à leur nature primordiale. Ils peuvent ainsi pénétrer dans la sagesse et la vision du Bouddha ; ceci est semblable à la pluie qui arrose la terre et apporte ses bienfaits de manière universelle. Ce bienfait est merveilleux et inconcevable".
bienfait primordial [merveille du] ( honriyaku myo). Bienfait "originel" de la Terre de la lumière toujours paisible sereine (jakko-do) dont le Bouddha fait profiter les êtres : "Lorsque tous ressentent la joie". Cf. Les dix non-dualités.
bienveillance Ce qu'en dit Nichiren.
Bi Gan,
Pi
Kan, 比干. Ministre de la dynastie Shang
ou Yin (XIe siècle avant notre ère).
L'empereur
Shang Zhou
(-1154 à -1134) était particulièrement cruel. Il
gouvernait avec ses trois oncles : Bi Gan,
Qi Zi et Wei Zi.
La corruption était à son comble et le peuple était
opprimé. Après de vaines remontrances adressées à
l'empereur, Wei Zi se résigna, Qi
Zi se prétendit malade et seul Bi
Gan continua à presser l'empereur de se repentir en disant
: "C'est la responsabilité des serviteurs de corriger leur
maître ; s'ils ont peur de mourir et se taisent ils ne sont plus
dans le droit chemin."
Shang Zhou
lui répondit "J'ai entendu dire que le cœur
humain avait sept ouvertures. Si tu es loyal laisse-moi voir ton cœur."
Et il fit ouvrir la poitrine de Bi Gan. Lorsque
la femme de ce dernier apprit la nouvelle elle comprit que l'empereur
ferait également exécuter toute sa famille. Elle s'enfuit
dans la forêt et là, donna le jour à un garçon qu'elle
appela Jian.
Peu de temps après
Shang Zhou
a été
renversé par
Zhou Wu
. Et comme Jian
était né dans une forêt
Zhou Wu
lui donna le nom Lin (forêt).
Ce qu'en dit Nichiren.
bija, bīja, vija, , shushi, shuji 種子. Graine, germe ; semence, sperme, cause première, origine, source. Le bijamantra est une "syllabe germe", la particule primordiale du Verbe. Le bijamantra est le mantra -racine d'une déité ; il représente la déité sous son aspect potentiel et sa vibration sonore manifeste le principe qu'elle recèle. Sa prononciation est spécifique. Le bijaksara (aksara ) est la première syllabe d'un mantra.
Bilou , Bilouchenafo,voir Vairocana
biku voir bhiksu
Bimbisara
,
Bimbisāra
, Bimbashara-o,
婆娑羅王, Binbashara-o 頻婆舍羅王 ( -558 à -491).
Roi du
Magadha
,
un des plus puissants royaumes de l'Inde,
et fervent croyant de Shakyamuni. La tradition rapporte que, lorsque Shakyamuni partit de chez lui à la recherche de l'Éveil, il arriva à
Rajagriha
, capitale du
Magadha
où son noble comportement attira l'attention du souverain qui lui
offrit sa fortune et le commandement de son armée. Shakyamuni refusa,
en expliquant qu'il ne recherchait qu'une chose : l'Éveil.
Bimbisara
le pria donc de lui enseigner la vérité qu'il recherchait
dès qu'il l'aurait trouvée. Après son Éveil, Shakyamuni
retourna effectivement au
Magadha
, et Bimbisara
devint un de ses zélateurs. Il offrit le monastère du Bois
de Bambous à la communauté bouddhique
et fit tailler un escalier de pierre jusqu'au sommet du Pic
du Vautour, l'une des montagnes près de
Rajagriha
,
où Shakyamuni prononça plusieurs sermons. D'après
la tradition, le fils de
Bimbisara,
Ajatashatru
,
poussé par
Devadatta
, fit emprisonner
son père et se fit couronner à sa place. Plus tard, lorsque
Ajatashatru
tomba gravement malade, Bimbisara
éprouva pour lui une grande pitié. Lorsqu'il en prit conscience,
il regretta sa conduite et lui envoya des hommes pour le libérer.
Mais Bimbisara, croyant qu'ils venaient pour
le torturer, se suicida. Selon d'autres sources,
Ajatashatru
laissa son père mourir de faim en prison. Une autre version prétend
que Bimbisara aurait été averti
du complot d'
Ajatashatru
mais que, constatant
à quel point son fils était impatient de régner,
il aurait volontairement abdiqué. Ce
qu'en dit Nichiren.
bindu Littéralement goute, marque sur le front. Point de transcendance dans l'hindouisme et le yoga.
Biru , Birushanabutsu, voir Vairocana
Bishamon tenno, Bishamon tennô 毘沙門天, Bishamonten, Tamon tenno, (Duowen tianwang, Vaishravana devaraja, Vaiśravaṇa, Kuvera, Roi céleste Grande-Ecoute. Le plus connu et le plus important des Quatre Grands Rois du Ciel. Il habite sur le Mont Sumeru , à mi-chemin du sommet, sur la partie septentrionale et qui protège le Nord avec l'aide de yakshas , déités du monde végétal et minéral et des kinnaras , musiciens célestes à tête de cheval. Il a pratiqué des austérités pendant mille ans et reçut en récompense de Brahma une immense fortune. Plus tard, il a écouté avec une grande application les sermons du Bouddha, méritant ainsi le nom indien de "celui qui écoute attentivement ici et là". Il est souvent représenté avec un corps noir pour symboliser la protection des croyants dans l'obscurité. Il tient une épée ou un trident, ou encore une mangouste, qui représentent sa victoire sur les nagas . Lorsqu'il tient un stupa , il représente la fortune, ou, sur un plan plus spirituel, la bonne fortune (fuku'un). Dans le chapitre Dharani, il s'engage à protéger les adeptes du Sutra du Lotus. Au Japon, on le range parmi les sept divinités bénéfiques (shichi fukujin). Le shinto populaire le considère comme un des trois kamis de la guerre. Ce qu'en dit Nichiren.
Bishukatsuma voir Vishvakarman
bo voir bonze
Bodai-daruma voir Bodhidharma
bodaiju voir arbre bodhi
bodaishin voir aspiration à l'Éveil
Bodaishin ron, 菩提心論, Bodhicittavivarana , Traité sur l'esprit qui aspire à l'Éveil ou Traité sur l’aspiration à l’Éveil, Treatise on the Mind Aspiring for Enlightenmen. Ouvrage attribué, certainement à tort, à Nagarjuna et traduit par Amoghavajra (Bukong). Il est probable que ce soit Amoghavajra lui-même qui l'ait écrit et, cherchant à lui donner plus de poids, l'ait attribué à Nagarjuna . C'est un commentaire de la notion mahayana de la bodhicitta . Bodai ou bodhi, c’est l’Éveil, shin, ou citta , c’est l’esprit. Il définit trois aspects du désir d'atteindre l'Éveil : 1) le grand désir compatissant de sauver tous les êtres vivants ; 2) la grande sagesse qui permet de déterminer quel sutra est souverain ; 3) la méditation, concentration sur un seul point ( bindu , point de transcendance). Le Shingon accorde à cette œuvre une grande importance, car elle établit une distinction entre les enseignements exotériques et ésotériques. Kukai , le fondateur du Shingon , citait fréquemment le Bodaishin ron pour affirmer la supériorité des enseignements ésotériques sur le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.
Bodai Shiryo ron , 菩提資糧論, Traité sur la discipline pour atteindre la bodhéité, Treatise on the Discipline for Attaining Enlightenment . Traité consistant en un original en vers, attribué à Nagarjuna , et un commentaire en prose ajouté plus tard. Traduit en chinois par Dharmagupta , il énumère diverses pratiques de bodhisattvas pour atteindre la bouddhéité. Ce qu'en dit Nichiren.
bodhéité voir bouddhéité
Bodhgaya
, Bodhgayā,
Buddhagaya
,
Bodh-Gaya
(Buddagaya, 仏陀伽耶). Lieu de l’Éveil
du Bouddha Shakyamuni. Situé dans l’ancien
royaume de
Magadha
(actuel Bihar méridional), il demeure un lieu de pèlerinage
important. Un arbre bodhi (ficus
religiosa, açvattha
) qui proviendrait
d’une bouture d’un arbre du Sri Lanka, lui-même descendant
de l’arbre sous lequel le Bouddha réalisa l’Éveil,
a été replanté après le passage des musulmans
au XIIe siècle qui dévastèrent les lieux. On se reportera
avec intérêt à la description qu’en fait
Xuanzang
au VIIe siècle. C'est à cet endroit, non loin de
la rivière
Nairanjana
que le roi
Ashoka
fit construire un monastère et
un
stupa
. Les moines chinois
Faxian
et
Xuanzang
visitèrent ce site respectivement
aux Ve et VIIe siècles. Plus tard, du fait du déclin du
bouddhisme, Bodhgaya tomba en ruines et ce
n'est qu'au XIXe siècle que des vestiges y furent découverts. Voir
également les itinéraires de Shakyamuni en Inde.
bodhi voir Éveil
bodhicitta,
bodhichitta,
bodaishin, 菩提心, aspiration
à l'Éveil, désir d'Éveil,
(bodhi : éveil ; citta : cœur-esprit). Etat d'esprit qui pousse à rechercher la bouddhéité
(ou la sagesse de bouddha) afin d'y amener tous les êtres sensibles, et ainsi
les libérer de la souffrance inhérente à l'existence cyclique. Dans le
Mahayana
c'est le premier pas dans
la pratique bouddhique. Ce
qu'en dit Nichiren.
Bodhidharma,
Bodaidaruma, 菩提達, Putiduolo), (470 ? -543 ? ).
Selon la tradition
zen
, moine
bouddhiste, fondateur du bouddhisme
Zen
(Chan)
en Chine. Les informations biographiques le concernant sont rares, souvent
contradictoires, et il est difficile de distinguer ce qui relève
de la réalité et de la légende. Il aurait été
le troisième fils du roi de Koshi,
un royaume du Sud de l'Inde. Il aurait étudié le
Mahayana
et, par la suite, se serait consacré à la pratique de la
méditation (
dhyana
).
Après quoi il aurait voyagé dans de nombreux pays et gagné
la Chine par voie maritime. Selon la légende, Bodhidharma
survit au voyage périlleux qui le conduisit des Indes lointaines
jusqu'aux confins de la Chine. Voyant ses disciples tomber d'épuisement
alors même qu'il leur transmettait son savoir, il conclut que la
recherche du satori (illumination) par le
Chan
ne devait pas se faire au détriment
du corps, mais plutôt par l'union corps/esprit. Il développa
un principe élémentaire d'entraînement physique progressif
permettant d'exercer force et endurance. Le point essentiel de cette gymnastique,
le Yinjinjing, est un accord harmonieux des
lois naturelles Yin (négatives) et
Yang (positives). En Chine, il aurait reçu
un accueil chaleureux de la part de l'empereur
Wu
et aurait prêché la doctrine
Chan
dans la capitale de
Jianye
. Mais n'ayant
pas été apprécié, il se serait retiré
au temple de
Shaolin-si
sur la montagne Song
où il aurait médité pendant neuf ans devant un mur,
s'éveillant ainsi à la profonde vérité du
Chan
mais perdant l'usage de ses jambes.
Son successeur fut
Huiko
. La date de sa mort
est controversée : certains avancent l'année 528 et
d'autres 536. On prétend qu'il aurait vécu jusqu'à
l'âge de cent cinquante ans.
Certains chercheurs contestent la réalité historique de Bodhidharma,
attribuant cette appellation à un groupe de moines. Ce
qu'en dit Nichiren.
Bodhiruchi
.
I.
Bodairushi, 菩提流支 ( ? - 527). Fondateur de
l'école Dilun
(
Jiron
). En 508,
il quitta le nord de l'Inde et se rendit à
Loyang
en Chine où il traduisit trente-neuf textes bouddhiques dont le Dashabhumika-sutra (Sutra des dix étapes,
Jujykyo
Ron)
, le Vajrasekhara prajnaparamita sutra, (Sutra du
Diamant,
Sutra Kongo Hannya)
et le Lankavatara (Entrée du Bouddha
dans le pays de Lanka, Daijo Nyu Ryoga). Il est
considéré comme un patriarche
de l'école
Jodo
parce qu'il fit don d'un exemplaire du Sutra de la méditation sur le bouddha de
la vie infiniee (Amitayur-dhyanasutra,
Kammuryoju kyo
) à
Tanluan
et qu'il
traduisit le Traité sur la Terre puree (
Jodo Ron), un commentaire
du Sutra
de la vie infinie du Bouddha (
Muryoju kyo)
de
Vasubandhu
.
Bodhiruchi . II. Bodairushi, 菩提流志 ( ? - 727). Brahmane converti au bouddhisme et traducteur en chinois de nombreux textes, dont le Sutra de la Guirlande des Fleurs.
bodhisattva,
bodhisatta, bosatsu, 菩薩.
Traduit parfois par "être d’Éveil
". Celui qui vit dans la proximité de l’Éveil, celui
qui, habité de l’esprit de bodhi,
est postulant à l’Éveil. Selon une autre interprétation
"bodhi" signifiant "boudhéité"
et "sattva"
"êtres", c'est celui qui mène les êtres vers l'Éveil.
I. Dans le bouddhisme
theravada
,
ce terme est presque exclusivement utilisé pour désigner Shakyamuni
au cours de ses existences antérieures. Les Jataka (récits de
vies antérieures) le désignent souvent comme
"le Bodhisattva". Après le développement du
Mahayana
,
le terme en vint à désigner toute personne aspirant à
l'Éveil et agissant de manière altruiste. Les adeptes du
Mahayana
utilisèrent ce terme pour se désigner eux-mêmes, exprimant
ainsi leur conviction qu'ils atteindraient un jour l'état de bouddha.
A la différence de l'idéal du
Theravada
,
incarné par les auditeurs-
shravakas
et les
pratyekabuddhas
et dont tous les efforts
tendent uniquement vers l'obtention de leur seul salut, le
Mahayana
propose l'idéal d'un bodhisattva qui recherche l'Éveil à
la fois pour lui-même et pour les autres. On dit qu'il retarde sa
propre entrée en
nirvana
afin de sauver
les autres. D'après le concept traditionnel du
Mahayana
,
tous les bodhisattvas prononcent les Quatre
vœux universels au début de leur pratique et observent
les six paramitas pour pouvoir atteindre
la bodhéité. Certains sutras divisent la pratique du
bodhisattva en cinquante-deux étapes, de
la décision initiale jusqu'à l'Éveil. On pensait
généralement
que la pratique d'un bodhisattva ne s'achevait qu'au terme d'innombrables
vies successives, pendant quantité de
kalpas
.
Cependant, du point de vue du Sutra du Lotus, cette pratique
peut être achevée en une seule vie (
jobutsu
).
II. Être du neuvième monde-état (bosatsu-kai 菩界) parmi les dix_mondes,
troisième des trois véhicules (sanjo
). La terre des bodhisattvas est la Terre
de la rétribution vraie.
L'état du bodhisattva est caractérisé par la compassion avec laquelle il recherche l'Éveil pour
soi-même aussi bien que
pour les autres. Parvenu à ce stade, on ressent le plus grand bonheur
à se dévouer au bonheur des autres, même au prix de
sa propre vie. Voir le tableau des 10
mondes.
III. Au Japon, ce titre fut parfois accordé par la cour impériale
à des moines éminents. C'est également l'appellation
respectueuse qu'utilisent alors leurs disciples. Ce
qu'en dit Nichiren.
bodhisattvas
cités par Nichiren
-
Anryugyo
(Pratique-Pacificatrice
,
Supratishthitacharita
,
Steady
Conduct )
-
Fugen
普賢菩薩 (Sage-Universel, Puxian pusa, Smantabhadra
,
Visvabhadra ).
-
Fukyo
常不輕菩薩 (Sans-Mépris, Toujours Sans-Mépris, Buqing
,
Sadapaributha)
-
Jogyo
上行菩薩 (Pratique Supérieure ou Conduite Supérieure, Shanxing,
Visistacaritra
,
Superior Conduct)
-
Jotai
(Celui qui
pleure toujours,
Sadaprarudita)
-
Joshojin bosatsu
常精進菩薩 (Zèle-Constant,
Changjingjin pusa,
Nityodyukta
)
-
Jôgyo
(Pratique-Pure, Visuddhacaritra, Pure
Conduct)
-
Kokuzo
虛空藏菩薩 (Corbeille de Vacuité-Totale, Xukongcang
pusa
Akasa garbha
)
-
Kannon
觀音菩薩 (abr. de Kanzeon,
Contemplateur des Sons du monde, Guanyin
pusa, Avalokiteshvara
)
-
Miroku
彌勒菩薩 (Miluo Fo,
Maitreya
)
-
Monjushiri
文殊師利菩薩 (Wenshushili pusa,
Manjushri)
-
Muhengyo
(Pratique-Illimitée
,
Anantacarita
,
Endless Conduct)
-
Myoon
妙音菩薩 (Son-Merveilleux, Miaoyin pusa)
-
Seishi
勢至菩薩 (Puissance-Extrême, Shizhi pusa,
Mahasthamaprapta).
-
Yakuo
藥王菩薩 (Roi
des Remèdes, Yaowang
pusa, Baisajya ou
Bhaishajyaraja)
-
Yakujo
(Médecine
supérieure ou Supérieur des Remèdes, Yaoshan
pusa, Baishajyasamudgata ou
Bhaishajya
rajasamudgata)
-
Yuze
勇施菩薩 (Don-Héroïque Yongshi
pusa, Pradhanasura)
bodhisattvas de l'enseignement essentiel
(honge-no-bosatsu, 本化の菩`).
Bodhisattvas
qui furent instruits par le Bouddha qui révèle
sa véritable identité, dans l'enseignement
essentiel du Sutra du Lotus. Shakyamuni leur confie qu'il
atteignit pour la première fois l'Éveil dans le passé
illimité
de
gohyaku jintengo
. Ce sont les bodhisattvas
Surgis-de-Terre mentionnés dans le chapitre
XV (Surgis-de-Terre). Shakyamuni leur confie la mission de
propager le principe du Sutra, le
Dharma merveilleux
à l'époque des Derniers jours du Dharma
.
Ce qu'en dit Nichiren
bodhisattvas de l'enseignement théorique
(shakke-no-bosatsu 迹化の菩`).
Bodhisattvas
instruits
et guidés par un bouddha provisoire, tels que
Kannon
,
Yakuo
, etc. Un bouddha provisoire est un bouddha
qui, désirant sauver les hommes, assume un rôle transitoire, selon
ses capacités personnelles, sans révéler sa véritable
identité. Dans les enseignements antérieurs
au Sutra du Lotus et dans l'enseignement
théorique de celui-ci, Shakyamuni ne révèle pas
qu'il a déjà atteint l'Éveil dans
le passé illimité de
gohyaku jintengo
.
Mais il joue le rôle provisoire d'un bouddha qui est parvenu à
l'Éveil pour la première fois au cours de sa présente vie.
Ces
bodhisattvas
apparaissent aux époques du
Dharma correct
et du
Dharma formel
et propagent le
Mahayana provisoire
cet sont appelés
bodhisattvas
de l'enseignement théorique, par opposition aux
bodhisattvas
de l'enseignement essentiel que sont les bodhisattvas
Surgis-de-Terre, ou les disciples d'un bouddha qui
révèle
son Éveil primordial et sa véritable identité. Ce
s'en dit Nichiren.
Bodhisattva
Fukyo
[chapitre], Jofukyo
bosatsu bon, 常不軽菩`品,
Changbuqing pusa
, Bodhisattva Sadapibhuta). XXe
chapitre du Sutra du Lotus. Shakyamuni
illustre à
la fois le bienfait de croire dans le Sutra du
Lotus et de le
pratiquer, ainsi que la gravité de la rétribution qu'entraîne
le fait de calomnier ses adeptes par l'histoire
du bodhisattva
Fukyo
(Sans-Mépris, Sadapaributha). Ce
bodhisattva
vécut à
l'époque du
Dharma formel
du bouddha
Ionno
,
alors que des moines arrogants jouissaient d'une
grande autorité et que le bouddhisme déclinait. Il faisait
toujours preuve de respect vis-à-vis des êtres qu'il rencontrait
en leur disant : "Je vous respecte profondément, je n'oserais
jamais vous mépriser ou être arrogant, car vous pratiquerez
tous un jour la voie de
bodhisattva
et atteindrez immanquablement l'état
de bouddha." Des moines, des nonnes et des laïcs se moquèrent
de lui et l'attaquèrent à coups de bâtons et de pierres.
Cependant,
Fukyo
persévéra
dans sa pratique, et, après avoir expié toutes ses offenses
passées, et avoir totalement purifié ses six
sens, il atteignit l'Éveil suprême grâce au bienfait du Sutra du Lotus. Les
êtres arrogants qui l'avaient persécuté devinrent ses
disciples, mais à
cause de leurs offenses passées, ils tombèrent dans l'enfer
des souffrances incessantes où ils restèrent pendant
mille
kalpas
. Ils finirent cependant par pouvoir
rencontrer à nouveau le bodhisattva Fukyo et
à être convertis par lui au Sutra du Lotus. Cette
histoire illustre le principe de l'atteinte de la bodhéité par une relation d'opposition (gyakuen no kudoku),
établi dans le Sutra du Lotus, qui sauve même ceux
qui s'y opposent. Shakyamuni identifie le bodhisattva
Fukyo >à lui-même dans une existence passée et ajoute que
ceux qui l'ont calomnié ont atteint l'étape de non-régression et font à présent partie de l'Assemblée à
laquelle il enseigne le Sutra du Lotus, c'est-à-dire les
cinq cents
bodhisattvas
conduits par Bhadrapala,
les cinq cents moines conduits par Simhachandra et les cinq cents laïcs
conduits par Sugatachetana.
Il demande ensuite que le Sutra du Lotus soit pratiqué
avec sincérité et propagé après sa mort. Lire
ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.
bodhisattva-mahasattva
, bodhisattva-mahāsattva,
makasatsu, daishi,
摩訶` ・大士. Littéralement "grand
être" ;
bodhisattvas
recherchant
le Véhicule unique. Ce titre est donné
aux
bodhisattvas
de longue date qui ont subi de grandes épreuves
et ont ainsi prouvé leur attachement à la Voie
du bouddha.
Bodhisattva Myoon [chapitre] Son-Merveilleux, Myoon bosatsu hon , 妙音菩`品, Miaoyin pusa pin, Bodhisattva Gadgadasvara. XXIVème chapitre du Sutra du Lotus. Ce chapitre se situe dans la lignée des chapitres XXIII à XXVIII (hors chapitre XXVI, Dharani ) qui décrivent des bodhisattvas fantastiques. Cette fois-ci, il s’agit de Myoon ( Gadgadasvara ), bodhisattva d’un autre univers, qui possède la faculté de prendre toutes les formes qu'il désire afin de propager le Sutra du Lotus. Au début du chapitre, Shakyamuni émet un rayon lumineux à partir de la boucle de cheveux blancs qui se trouve entre ses sourcils, illuminant ainsi d'innombrables Terres de bouddha vers l'est, dont la terre Jokoshogon (Nimbée-de-Pure-Lumière). Là réside le bouddha Jokeshukuochi (Roi Sage-de-la-Constellation-Fleur-Pure) qui est servi par le bodhisattva Myoon. Dès que ce monde a été illuminé, Myoon (Gadgadasvara) annonce au bouddha Jokeshukuochi qu'il ira dans le monde Saha pour faire des offrandes à Shakyamuni. Après avoir fait magiquement apparaître 84000 joyaux en forme de lotus sur le Pic du Vautour, il arrive avec une suite de 84000 bodhisattvas . Le bodhisattva Ketoku (Vertu-de-Fleur) supplie le bouddha Shakyamuni de dire à l'Assemblée quelles causes ont été créées par le bodhisattva Myoon pour obtenir ses pouvoirs mystiques. Shakyamuni répond que, dans le passé lointain, il a servi le bouddha Unraionno (Roi Son-du-Tonnerre-dans-les-Nuages) pendant 2000 ans en lui offrant 100 000 sortes de musiques et 84000 sébiles faites en sept sortes de pierres précieuses. Par sa dévotion, il a acquis ses pouvoirs mystiques. Il peut apparaître sous les traits d'un dieu, d'un être humain, d'un dragon, d'un démon ou sous toute autre forme pour enseigner le Sutra du Lotus. Shakyamuni décrit les 34 formes qu'emprunte ce bodhisattva pour sauver les êtres. Après avoir fait des offrandes à Shakyamuni, Myoon retourne dans sa terre d'origine. Ce bodhisattva incarne la pluralité des facteurs propices au salut dans l’enseignement du Dharma bouddhique . Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren.
bodhisattvas [voir quatre bodhisattvas ] (shi bosatsu, si pusa)
bodhisattvas Surgis-de-Terre
ou
bodhisattvas
de la doctrine essentielle,
jiyu no bosatsu, 地涌の菩`.
Bodhisattvas
que Shakyamuni chargea de propager le
Dharma merveilleux
à l'époque des Derniers jours du Dharma
.
Ils sont mentionnés dans le chapitre XV,
qui marque le début de l'enseignement essentiel.
Dans ce chapitre, d'innombrables
bodhisattvas
venus des autres mondes
demandent la permission de propager le Sutra du Lotus dans le
monde
Saha
après la mort du Bouddha. Mais Shakyamuni
refuse, alléguant qu'en ce monde se trouvent
déjà
des
bodhisattvas
qui accompliront cette tâche. A ce moment-là, la
terre tremble et des
bodhisattvas
en surgissent, aussi nombreux que les
grains de sable de soixante mille affluents du Gange, chacun accompagné
d'une suite de fidèles (kenzoku).
Leurs corps sont dorés, ils possèdent les trente-deux
traits caractéristiques et sont guidés par les quatre
bodhisattvas,
Visistacaritra
, Jogyo
(Conduite supérieure),
Anantacaritra
, Muhengyo
(Conduite sans limites),
Visuddhacaritra,
Jyogyo
(Conduite pure) et Supratisthitacaritra Anrugyo
(Conduite ferme),
le premier dirigeant les trois autres. Dans le chapitre
XXI, Shakyamuni transmet les principes essentiels du Sutra du
Lotus aux bodhisattvas Surgis-de-Terre, les chargeant de les propager
à l'époque des Derniers jours du Dharma
. En ce qui concerne
l'endroit d'où les
bodhisattvas
émergent, le chapitre
Yujutsu
(XV) dit simplement qu'ils vinrent d'un "espace situé sous terre".
L'école
Tiantai
interprète
ces mots comme désignant l'"extrême profondeur de la
vie, c'est-à-dire la réalité absolue" Pour
Nichiren la prédiction de l’apparition de ces
bodhisattvas
dans la période de la fin du Dharma revêt
une importance fondamentale. Durant une bonne partie de sa carrière,
on perçoit dans ses écrits un questionnement sur l’identité
du bodhisattva-Jogyo en relation avec la
mission qu'il s’est fixée. Sur son
Gohonzon
,
les quatre dirigeants des
bodhisattvas
Surgis-de-Terre apparaissent dans
la partie supérieure, à côté des bouddhas
Shakyamuni
et
Taho
. Leur nom est précédé
de la locution votive
Namu
. Voir
un Gohonzon. Ce qu'en
dit Nichiren.
bodhyanga , bodhyaṅga (littéralement branche de l'Éveil). Facteurs d'Éveil et fonctions dont le pratiquant peut se servir pour atteindre l'Éveil. Voir les sept bodhyangas .
Bois de Bambou voir monastère du Bois de Bambou
bol
d'aumônes, patra, patta, hachi, hatsu, ippatsu, 鉢. Bol, en terre cuite ou en fer, que
les
bhiksus
, (moines bouddhistes) étaient autorisés
à posséder. Ils servaient à recevoir de la nourriture ou des dons. Ce
qu'en dit Nichiren.
bokken
木剣 , bokutô. Epée ou sabre en bois
utilisé pour l'entrainement dans les arts martiaux. Il peut être utilisé dans certaines cérémonies
bouddhistes.
bompu, bombu
, 凡夫, prithag-jana
, bala
, simple mortel, homme ordinaire
I. Homme ordinaire
non éveillé, lié par des désirs terrestres et condamné au cycle du samsara.
II. Personne qui ignore volontairement les enseignements bouddhiques et
ne s'intéresse qu'aux sujets mondains.
III. Dans le Sarvastivada personne qui n'a pas encore atteint
le stade d'arhat ou d'avaivartika.
IV. Par opposition à arya
, personne respectable ou de noble naissance,
bala
désigne l'homme du peuple ou un ignorant,
voire un idiot. Ce qu'en dit Nichiren.
bonne fortune, punya
, fuku'un
,
阿福. Part de bon karma accumulé par la pratique et l'adéquation
avec le Dharma bouddhique. Le terme sanskrit punya est
presque toujours employé en combinaison avec un terme qu'il détermine ; ainsi punya-kshetra est traduit
par "environnement
de bonne fortune" ou champ bénéfique ; punya-paryaya est "le détail des mérites",
punya-prasava est "l'accumulation de bienfaits". Employé seul dans
les textes
japonais il est pratiquement l'équivalent de kudoku
ou fukutoku
, 功徳・福徳, il peut être traduit par "bénédiction",
"mérite" ou
"bienfait". Ce qu'en
dit Nichiren.
bonnes destinées, sugati, zenshu, 善趣. Les deux existences supérieurs du
cercle du
samsara
: monde-état
des hommes et monde-état du Ciel. Selon les
doctrines
theravada
, on y renaît suite aux bonnes actions de l'existence passée.
bonno voir désirs terrestres
bonno soku bodai voir les passions mènent à l’Éveil
Bonten
梵天, Daibonten
, Baramon-ten
, Fantian
, Fan
Wang
. Divinité protectrice inspirée du Brahma
indien dont il garde un certain nombre d'attributs, mais pas son Ciel.
On disait qu'il vivait dans le premier des quatre
Ciels de méditation dans le monde de
la forme, au-dessus du Mont Sumeru et qu'il régissait le monde Saha. Au Japon
il est généralement représenté avec une seule
tête et deux mains dont l'une tient une fleur épanouie ou
un éventail. Ce qu'en dit
Nichiren.
bonze
(bozu). A l'origine, supérieur de
monastère bouddhiste. A partir du XIIe siècle le terme s'emploie
pour désigner les moines bouddhistes en général.
Sa forme abrégée bo avec parfois
le suffixe honorifique san (bo-san)
se retrouve dans le nom de bon nombre de disciples de Nichiren :
Abutsu-bo
,
Jakunichi-bo
,
Sairen-bo
,
Sanmi-bo
, etc.
bosquet
de shala , sarja
,
sala
, shara-ju
, shara-no-shiken
, 沙羅樹,
沙羅の四見, arbre sal, shorea robusta. Arbre
aux feuilles vertes persistantes que l'on trouve au nord de l'Inde et
dont les fleurs jaunes pâle ressemblent à des camélias.
Le
bosquet d'arbres shala
fut celui où
Shakyamuni exposa son dernier enseignement, le Sutra
du Nirvana, et le lieu où il mourut. Une légende
raconte que les arbres
shala
se mirent à
fleurir et inclinèrent leurs branches pour lui rendre hommage. (Voir le Mahaparinibbāna
Sutta). Selon la capacité et la condition de vie des gens, le bosquet de
shala
est perçu de quatre façons différentes : 1) comme un bosquet composé de terre,
d'arbres, de plantes et de murets de pierre (Terre des êtres
non-éveillés) ; 2) comme un lieu orné des sept sortes de joyaux, dont l'or et l'argent
(Terre de transition, perçue par les auditeurs-shravakas
et les pratyekabuddhas
) ; 3) comme un lieu où tous les bouddhas pratiquent le Dharma (Terre de la rétribution
réelle, perçue par les bodhisattvas; 4) comme la Terre de la lumière éternellement paisible perçue par les bouddhas. D'après le Sutra du
Nirvana, les quatre visions différentes
correspondent aux quatre sortes de Terres.
Bouddha
,
buddha,
hotoke,
butsu, 佛. Littéralement
l’Éveillé.
Trois significations relativement différentes :
-I. Le Bouddha historique, fondateur du bouddhisme,
Shakyamuni
.
-II. Des bouddhas du
Mahayana
tels que
Amida
,
Vairocana,
ou des bouddhas d’un passé
antéhistorique comme par exemple
Taho
.
Généralement ces bouddhas illustrent des qualités
spécifiques de l’Éveil et sont,
le plus souvent, à considérer d’un point de vue symbolique
ou comme objets de méditation.
-III. bouddha, celui qui a réalisé l’Éveil
bouddhique. En Inde,
ce terme désignait à l'origine tout être qui avait
acquis une sagesse ou des "pouvoirs"
supérieurs à celui des simples mortels. Après Shakyamuni il en vint à signifier "celui qui s'est
éveillé
à la Vérité ultime de la vie". Dans la doctrine
theravada
, il désigne celui qui a
atteint le stade de nirvana où le corps
aussi bien que l'esprit se sont éteints. Le
Mahayana
provisoire
enseigne en général que l'on ne peut devenir
bouddha qu'après avoir détruit les illusions au cours d'éternités
de pratiques austères et méritoires, en acquérant
progressivement les trente-deux caractéristiques
d'un bouddha.
Le Sutra du Lotus met l'accent sur des qualités plus
spirituelles,
dont voici les principales :
1) Le bouddha perçoit le véritable
aspect de tous les phénomènes (shoho jisso) et guide les
hommes pour
les faire parvenir au même Éveil et les délivrer ainsi de
leurs souffrances.
2) Le bouddha possède les trois vertus de souverain, maître et
parent (santoku).
3) Le corps du bouddha est doté de trois
propriétés (sanjin)
4) Le bouddha s'est libéré des illusions et perçoit
la vie au delà des dualités : vie/mort, sujet/objet, bien/mal,
etc.
5) Le bouddha se situe en dehors des notions du temps et de l'espace.
6) Le bouddha est doté des quatre bienveillances sans limite (shi-muryoshin,
brahmavihara)
7) Le bouddha est inhérent à la vie-même et latent
en tout être. Voir
les dix mondes
bouddha [monde-état de] voir dix mondes
bouddha [nature de], buddhadhatu ou buddha-gotra, bussho, 仏性. La cause interne ou la potentialité qui permet d'atteindre l'état de bouddha. Le sanskrit dhatu signifie racine, base, fondation, terre, ou cause, et gotra signifie famille, lignage, source, cause, ou semence. On l'appelle aussi la matrice de l'Ainsi-Venu (nyoraizo, tathagatagarbha ). Le Mahayana estime généralement que tous les hommes possèdent de manière innée la nature de bouddha, bien qu'elle puisse être obscurcie par les illusions et un mauvais karma . Tout au long de l'histoire du bouddhisme, la nature de bouddha a donné lieu à de multiples explications et débats, sur le fait de savoir si elle était ou non inhérente à tout être humain. L'école Tiantai affirme que chacun est doté des trois potentialités qui caractérisent la nature de bouddha et peut donc atteindre l'Éveil. L'école Hosso enseigne la théorie des cinq natures, qui veut que chacun naisse en étant par nature contraint d'appartenir à l'un des cinq groupes : 1. ceux qui sont destinés à devenir bodhisattva , 2. ceux qui connaîtront l'Éveil personnel, 3. ceux qui sont destinés à l'étude, 4. un groupe indéterminé, 5. ceux qui ne pourront devenir ni bodhisattva , ni auditeur-shravaka, ni pratyekabuddha . Seuls ceux qui sont destinés à devenir bodhisattva et le groupe indéterminé peuvent atteindre la bodhéité. Le bouddhisme de Nichiren préfère parler de busshu, graine de la nature de bouddha, insistant sur le fait que seule la pratique permet de faire germer cette graine. La tradition tathagatagarbha (matrice de Tathagata ) qui est postérieure au Sutra du Lotus, confond souvent tathagatagarbha avec la nature de bouddha telle qu'elle est définie dans la tradition tiantai et nichiren. Voir l'article de Mattis. sur la distinction entre vacuité et nature de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.
bouddha [reliques
du], sharira, busshari, 仏舎利.
Ce qui demeura du bouddha après incinération. On rapporte
que les cendres de Shakyamuni furent divisées en huit parties et,
pour leur conservation, des stupas furent construits
dans huit pays. Le Yoku Butsu Kudoku mentionne deux sortes de
reliques : les restes physiques du Bouddha et les enseignements qu'il
exposa. Les premières sont appelées reliques du corps physique
(shoshin no shari), tandis que les secondes
sont les reliques du Corps du Dharma (hosshin no
shari). Ces dernières furent ensuite divisées en
deux parties : celles du corps complet (zenshin
no shari) qui renvoient au Sutra du Lotus et les reliques
fragmentaires (saishin no sham), terme par
lequel on désigne les enseignements qui précédèrent
ce sutra. Lire le passage sur les reliques dans le sutra Mahaparinirvana. Lire l'article Reliques et ostentions
dans le bouddhisme de Dominique Trotignon
bouddha de la joie sans limites ou bouddha de la liberté absolue. Le bouddha qui tire une joie illimitée du Dharma Merveilleux et qui expose directement le Dharma auquel il s'est éveillé. Ce terme est utilisé par opposition au "bouddha de la bienfaisance" qui se manifeste pour répondre aux attentes des hommes et les fait bénéficier des divers enseignements qu'ils veulent entendre. Zhiyi identifie le "bouddha de la joie sans limites" au bouddha révélé dans l'enseignement essentiel du Sutra du Lotus et le définit comme une entité dotée de manière parfaite des trois propriétés. [Corps du Dharma, Corps de Rétribution, Corps de Manifestation]. Si l'on considère le Bouddha de l'enseignement essentiel comme le Bouddha véritable et éternel, ces trois qualités ne peuvent être le résultat d'une pratique accumulée, mais sont inhérentes à sa vie depuis l'éternité.
bouddhas
des dix directions ou mille
bouddhas : jippo no sho butsu,
十方の諸佛, abréviation de jippo funjin no
shobutsu, 十方分身の諸佛. Les bouddhas du corps fractionné
des dix directions. Il s'agit des bouddhas
qui apparaissent pour convertir les êtres et qui représentent
une émanation (un fractionnement) dans les dix directions du Corps
du bouddha. Les dix directions désignent le
déploiement
de l'espace nord, sud, est, ouest, nord-ouest, nord-est, sud-est, sud-ouest,
zénith et nadir. Le
Sutra Butsumyo
établit la liste des noms de 11 093
bouddhas
et
bodhisattvas
et le
Dasa Bhumika Vibhasa Sastra
, traité attribué à
Nagarjuna
décrit les mondes et les qualités
des dix bouddhas (émanations) qui président aux dix directions. Voir la liste Tiantai
.
bouddha [état] bukkai voir éveil
Bouddha Originel, Bouddha Atemporel, Bouddha Primordial, Bouddha Fondamental, Honbutsu , Hombutsu, 本仏. Véritable identité du Bouddha telle que le révèle le chapitre XVI du Sutra du Lotus. Voir Éveil Atemporel, le Trois Corps du bouddha et Trois Corps en un seul.
bouddha pour soi [monde des] voir pratyekabuddhas
bouddhéité, bodhéité,
État de bouddha, état d'Éveillé,
bodhi
,
bodai 菩提, bukkai 仏界.
État propre au 10e des 10 mondes. Il ne
s'agit pas de sainteté au sens occidental. C'est encore moins un
état surnaturel, bien qu'un glissement dans ce sens ait été
observé dans nombre d'écoles bouddhistes. Dans l'optique
du Sutra du Lotus, c'est un état inhérent à
toute vie et que la pratique bouddhique permet de développer. Comme
tous les autres états (voir les dix mondes),
il contient les 9 autres : la souffrance, le désir, la colère,
etc. mais ayant purifié ses racines, le bouddha est maître
de ses émotions. La bodhéité, c'est également
la compréhension profonde de la réalité de la vie,
de la non-substantialité et de l'impermanence.
Lorsqu'on parle d'atteindre la bodhéité
dans cette vie (issho jobutsu), il ne s'agit nullement d'un statut
permanent mais d'un état
de vie où prédominent les caractéristiques propres
au bouddha. Cet état est aussi fluctuant que les 9 autres.
Nagarjuna
distingue cinq degrés d’Éveil :
1) ouverture du cœur
à la bodhéité (hosshin
bodai), c'est un grand désir de devenir bouddha ;
2) bouddhéité en réprimant le cœur (fukushin
bodai),
c'est la pratique des
paramitas
pour contrôler
les passions ;
3) bodhéité au cœur clair (myoshin
bodai), c'est la purification du cœur par la contemplation
du véritable aspect des phénomènes (
shoho jisso) ;
4) sortir et atteindre la bodhéité (shusshi
bodai), c'est quitter l'obscurité fondamentale et accéder
à la
prajna
sans s’y attacher ;
5) Éveil sans supérieur (mujo bodai)
: Éveil des
bodhisattvas
qui accèdent au monde du bouddha.
On peut également noter que l'on distingue différents types
d'Éveil. Ainsi en parlant des différentes étapes du
bodhisattva,
il y a l'Éveil d’indifférenciation, togaku (51e degré), et
l'Éveil merveilleux, myogaku (52e degré). On
parle également de l'Éveil Atemporel (sans commencement, hongaku, 本覚) qu'on oppose à Éveil différé (shigaku).
Et pour finir, de l'Éveil parfait, complet et sans supérieur (anokutara
sammyaku sambodai ou anuttara samyaksambodhi). Voir atteindre
la bouddhéité et Ce qu'en dit Nichiren.
bouddhisme.
La "parole" du Bouddha Shakyamuni s'est répandue si largement
dans des pays de cultures si variées qu'il serait vain de parler
du bouddhisme comme d'un fait homogène. Il y a plus d'écarts
entre les différents bouddhismes qu'entre les grands monothéismes
occidentaux : christianisme, judaïsme, islam. Dans la mesure où
le bouddhisme est qualifié de religion, l'homme occidental s'attend
à y trouver les notions auxquelles il est habitué dans ces
monothéismes : Dieu, prophète, révélation.
Ces notions sont présentes dans les trois monothéismes,
bien que leurs contenus soient divergents. Rien de tel dans le bouddhisme.
Pas de Dieu, tout au plus des divinités (fonctions de la vie ou
existences hiérarchiquement supérieures à l'homme).
Il n'y a pas de prophète. Selon les paroles mêmes du Bouddha,
il est "médecin" enseignant des remèdes contre
la souffrance et n'a pas pour mission la révélation d'un
message divin. Ainsi il refuse de répondre aux questions métaphysiques,
telles que la vie après la mort. Pour lui, les choses sont "
tatha
",
"telles qu'elles sont". Et il convient d'apprendre à
faire avec. Le bouddhisme ne comporte pas non plus d'Ecritures Saintes,
comme c'est le cas pour les monothéismes. Les enseignements de
Shakyamuni se transmettaient uniquement oralement pendant des siècles.
Passant d'un pays à un autre, ils passaient d'une langue à
une autre avec les adaptations nécessaires. Et comme, par ailleurs,
le Bouddha enseignait selon la capacité de compréhension
des personnes qui l'écoutaient, il existe 80 000 enseignements,
le chiffré 80 000 servant à indiquer qu'il s'agit d'une
multitude qu'il ne convint pas de définir. Ce qu'on appelle le
"canon bouddhique" possède
une version pali, une autre chinoise et une tibétaine assez
contradictoires.
Il se dégage de cette approche si différente de la mentalité
occidentale que c'est l'humanité dans son ensemble qui cherche
sa voie, dans une direction indiquée par le Bouddha. Quant à
l'individu, il est confronté à sa liberté et doit
apprendre à l'assumer.
Pour des questions de commodité les exégètes (tardifs)
ont établi une liste d'impasses qui mènent à des
enseignements non-bouddhiques, ce sont les quatre sceaux du
Dharma
. Sont reconnues comme écoles bouddhiques celles qui enseignent :
1) l'impermanence
des multiples-dharmas
2) les multiples-
dharmas
sont sans substance
3) tous les mouvements sont souffrance
4) le nirvana est sérénité
et pureté.
bouddhisme [histoire du bouddhisme] en Chine voir Liying Kuo, Philologie du bouddhisme chinois : http://ashp.revues.org/index338.html.
bouddhisme de l'ensemencement voir ensemencement
bouddhisme de la récolte voir ensemencement
Bo-yi (ou Bo-i) (Po Yi) et Shu-Qi (Chou Ts'i). Princes de l'état de Guzhu sous la dynastie Yin ( Shang ). Après la mort de leur père, ils abandonnèrent leur pays et allèrent dans l'Etat de Zhou. Là, ils apprirent que le roi Zhou Wen , qui régnait sur l'Etat de Zhou, était mort et que son fils, le roi Zhou Wu , avait l'intention d'attaquer le roi Shang Zhou , avant même que la période officielle de deuil fût achevée. Les deux frères tentèrent de dissuader le roi Zhou Wu d'exécuter son plan. Mais, parce que leur conseil ne fut pas suivi, ils décidèrent de se retirer sur le Mont Shu Yang. Pensant qu'il n'était pas juste de "manger le grain de Zhou '' ils se nourrissaient de fougères, jusqu'à ce qu'ils meurent de faim. Ce qu'en dit Nichiren.
Brahma Brahma-Deva, Bonten
,
梵天,
Fantian
). Dieu suprême du panthéon brahmanique.
C'est l'aspect créateur
et en tant que tel indissociable de Vishnu,
le préservateur et Shiva, le destructeur.
Ces trois Dieux majeurs existent l'un par l'autre, proviennent l'un de
l'autre et se fondent l'un dans l'autre de par leur nature même.
Cette trinité régit le rythme ternaire du monde : toutes
choses naissent, vivent et se maintiennent un temps, puis disparaissent.
Repris par le bouddhisme comme divinité
protectrice, Brahma règne sur le premier des quatre
Ciels de méditation dans le monde de
la forme. Brahama est à distinguer du "Brahman",
principe immuable dont Brahma est la manifestation.
Brahma
[ciel de] ou séjour de Brahma, Brahma
vihara
.
I. quatre méditations visant à
développer les quatre vertus infinies : amour-empathie (
maitri
,
metta), compassion (
karuna
), joie altruiste (mudita
),
équanimité (upeksha
,
upekkha
). A l'origine, c'étaient des méditations
avec la récitation
de mantras exprimant la vénération et la dévotion pratiquées par les brahmanes pour obtenir une concentration yogique
dans les couches les
plus reculées
de la conscience.
Ces
techniques méditatives étaient pratiquées
par Shakyamuni et ses disciples.
II. Autre nom pour désigner le premier des quatre
Ciels de méditation dans le monde de
la forme (
Bon ten
梵). Ce Ciel se divise
en trois régions : le Ciel Brahmaparshadya
(Bonshuten
), le Ciel Brahmapurohita
(Bompoten
) et le Ciel Mahabrahman
(Daibonten
) Voir
le schéma.
Brahmadhvaja, Etendard de victoire de Brahma, Aspect-Brahmique, Bonso , Fanxiang , Brahma Character buddha ). L'un des 16 princes du chapitre VII du Sutra du Lotus. Il est le fils de Mahabhijnajnanabhibhu (Grands-Pouvoirs-Vainqueur-en-Sagesse). Avec Indradhvadja (Aspect-Impérial) il règne sur le Sud-Ouest.
brahmachari
, brahmacari,
Littéralement, "personne cherchant
à atteindre l'éternel Brahman".
Le terme s'applique traditionnellement aux jeunes gens de la caste des
brahmanes qui ont fait le voeu de s'abstenir
de tout plaisir physique (sexe, viande, intoxicants, jeu, etc.) Certains
comportements extrêmes les ont fait parfois assimiler aux ascètes.
Brahman
. (substantif neutre).
Le Soi suprême de l'hindouisme, l'âme cosmique
présente en toute chose, l'Absolu éternel.
brahmane, brahmana, baramon, 婆羅門. Prêtre du brahmanisme appartenant à la caste la plus élevée de l'ancienne Inde. Seuls les brahmanes possédaient le droit exclusif d'administrer les affaires religieuses. Le brahmanisme tenant pour certain que l'accumulation des mérites et la bienveillance des dieux dépendaient entièrement de l'observance parfaite des rites, ce droit investissait les brahmanes d'une autorité sociale considérable.
Brahmane Grand-Arrogance,
Daiman
baramon, 大慢婆羅門.
Brahmane légendaire si fier de son
érudition
qu'il se fit fabriquer une tribune de prédiction supportée
par quatre statues, celles de
Maheshvara,
Vishnu
,
Narayana
et un Bouddha, signifiant par là que son savoir leur était
supérieur. Il a été défait dans un débat
par un moine du
Mahayana
,
Bhadraruchi
.
Le roi de
Malava
où se tenait le débat
fut si déçu qu'il ordonna d'exécuter le brahmane qui
dut la vie sauve seulement à l'intervention de
Bhadraruchi
.
Dévoré par la rancune, le brahmane se mit à calomnier
ce dernier. Mais la terre s'ouvrit et le brahmane tomba vivant en enfer.
Ce qu'en dit Nichiren.
Brahmane Démon-d'Eloquence, Kiben
, Kiben baramon
鬼弁婆羅門.
Brahmane qui aurait vécu
en Inde au IIe siècle et dont il
est question dans le Daito Saiiki Ki (Annales des régions de
l'Ouest).
Vaniteux, il se divertissait de théories paradoxales et vénérait
des démons. Parce qu'il conduisait les débats de derrière
un rideau, personne ne connaissait sa véritable apparence. Un jour, Ashvaghosha
l'affronta dans un débat
et parvint à le réduire au silence. Pour finir Ashvaghosha
tira le rideau, et la forme démoniaque de son
contradicteur apparut
ainsi aux yeux de tous. Ce qu'en dit Nichiren.
Brahmane-Mendiant-un-Oeil,
Kotsugen-no-baramon,
乞眼の婆羅門.
Brahmane dont l'histoire est relatée dans le
Hannya kyo
. Lorsque
Shariputra
pratiquait
des austérités dans une existence précédente il s'est exercé pendant soixante
kalpas
dans la
paramita
du don. Un jour un brahmane s'est présenté et lui a demandé un de ses yeux.
Shariputra
n'a pas hésité à s'arracher un
oeil et le lui a donné. Mais le brahmane se montra révolté par l'odeur
de l'oeil, a craché là-dessus, l'a jeté par terre et l'a piétiné. Voyant
ceci,
Shariputra
est tombé dans l'état d'enfer.
Il s'est dit qu'il était trop difficile de mener de telles personnes à
la bouddhéité et a décidé de chercher seulement sa propre libération des
souffrances de la naissance et de la mort ; il a arrêté la pratique de
bodhisattva
, retombant dans les enseignements
theravada
.
brahmanisme
Système religieux et social qui a succédé
au védisme et a précédé
l'hindouisme. Il se caractérise
par la croyance en la transmigration des âmes et la recherche de
l'affranchissement du cycle des existences temporelles. Ce but suprême
est obtenu par l'union avec l'atma, l'âme
universelle, origine de toute chose. La voie qui y mène est le
principe immuable et éternel, le
Brahman
,
littéralement "formule efficace". A l'époque de Shakyamuni
le brahmanisme avait évolué
vers un rigorisme tatillon où l'observation formelle des rites
était plus importante que la recherche spirituelle. En
savoir plus : différences d'avec le bouddhisme.
brahmique [pratique]
ou pratique brahmanique, brahmacharya
,
bongyo 梵行.
Pratique qui vise la purification et particulièrement l'observation des
préceptes et l'élimination des désirs sexuels. Au sens large pratiques
qui cherchent à se libérer de tous les désirs.
brahmique [voix] brahmasvara , brahma-svara , bonnonjô , bonnonjo . La voix d'un bouddha. Un des 32 signes distinctifs d'un bouddha. Elle est pure et porte au loin dans tous mondes des dix directions. Par sa puissance elle touche profondément les coeurs des personnes et inspire la vénération.
Brûle-Lampe voir Dipamahara
Budai 布袋, Hotei,
Bouddha rieur (Xe siècle). Figure majeure, dans la tradition populaire, en
Asie, et notamment dans le bouddhisme, le taoïsme, et le shintoïsme. Il était à l'origine un moine chan chinois.
Il est considéré, selon certaines écoles bouddhistes, comme une incarnation de
Maitreya
, futur bouddha. Il représente généralement la générosité,
la fortune et l'abondance. On le trouve souvent dans les restaurants chinois sous forme de statuettes en
porcelaine et même comme jouet poussah. En
savoir plus.
Buddhabhadra
(Buddabaddara,
Fotuobatuoluo, 仏陀跋陀羅,
佛陀跋陀罗 佛剄跋陀羅, Juexian 覺賢 (360-429).
Moine
qui participa à la traduction en chinois de textes bouddhiques.
Né à
Kapilavastu
dans le Nord
de l'Inde, il se rendit en 408 à
Changan
en Chine, sur l'invitation de
Zhiyan
et propagea
les enseignements de la méditation.
Il aida également
Kumarajiva
à
traduire les textes sacrés bouddhiques, mais il fut chassé
de la ville par les disciples chinois de
Kumarajiva
.
Il partit alors vers le sud où il fut accueilli sur le Mont
Lu par
Huiyuan
et, à sa demande, exposa la
doctrine de la méditation. Il vécut par la suite à
Jian-kang, dans le temple Daochang-si où
il traduisit un certain nombre de textes en chinois, dont la
version en soixante fascicules du Sutra Kegon
*
et, en collaboration avec
Faxian
,
le
Makasogi Ritsu
. Il aurait traduit au total 13 ouvrages en
125 fascicules (certaines sources avancent le nombre de 15 en 117 fascicules),
contribuant ainsi grandement au développement du bouddhisme chinois.
Buddhacarita voir Bussho Gyosan
Buddhagaya voir Bodh-Gaya
Buddhaghosa
,
Button, 仏音, Jueyin 觉音.
Savant bouddhiste indien. Dans la première moitié du Ve
s., il se rendit dans le monastère Mahavihara,
à Ceylan (actuel Sri Lanka), où il écrivit des commentaires
sur les trois divisions du
Tipitaka
,
ainsi qu'un compendium de la doctrine intitulé en pali Visuddhimagga
(
Shojodo Ron
) et aida à systématiser les doctrines
du
Theravada
.
Buddhalocana,
Buddhalochana, Butsugen,
Butsugen-son, 仏眼, Botaroshano. Oeil du Bouddha ; appelé également Butsumo ou
"mère des bouddhas". Dans cette acception, on l'assimile à
Juntei
Butsumo du bouddhisme ésotérique (
Shingon
)
où il est considéré comme une forme de
Mahavairocana.
C'est la personnification de la sagesse suprême du bouddha et la source
(ou mère) de tous les
bouddhas
et
bodhisattvas
. Il apparaît dans le
mandala
du Monde de la Matrice. Ce qu'en
dit Nichiren.
Buddhamitra,
Buddamitta, 仏陀密多, Futuomiduo.
Neuvième des vingt-quatre successeurs de
Shakyamuni, qui, selon le
Fuhozo Innen Den
, serait né
dans le royaume de Daika (sanskrit inconnu).
Il étudia sous la direction de
Buddhananda
,
huitième des vingt-quatre successeurs. Il utilisa pour convertir
les gens quantité de moyens habiles et
l'emporta sur de nombreux brahmanes dans
des joutes oratoires. Le roi de la région où il vivait était
fortement attaché au brahmanisme et tenta de débarrasser
le pays de toute influence bouddhique. Mais déterminé à
amener le roi à vaincre son préjugé, Buddhamitra aurait,
dit-on, marché de long en large devant son palais pendant
douze ans en portant un drapeau rouge. Le roi, finalement touché
par sa détermination, l'autorisa à débattre en sa
présence avec un maître brahmane.
Buddhamitra réfuta les arguments de son adversaire et convertit ainsi le roi
au bouddhisme. Une autre fois, il entendit un ascète
critiquer le Bouddha et lui démontra également ses erreurs,
le convertissant lui-même ainsi que ses cinq cents disciples. Après
quoi, Buddhamitra serait devenu très
célèbre dans le pays entier.
Buddhananda
, Buddhanandi,
Buddanandai, Futuonandi, 仏陀難提..
Huitième des vingt-quatre successeurs de
Shakyamuni et moine de Kamarupa, dans le
nord-est de l'Inde. Converti au bouddhisme par
Mikkaka
,
le septième des vingt-quatre successeurs, il aurait atteint
immédiatement
l'état d'
arhat
. Il excellait dans la
prédication du
Dharma
et propagea principalement les enseignements
du
Theravada
.
Buddhapalita , Butsugo, 仏護 (c.470-540). Philosophe indien du courant Madhyamika . Il systématisa la méthode qui consiste à pousser jusqu'à l'absurde les conséquences logiques des systèmes adverses. D'où le nom de Prasangika (conséquentialistes) donnés aux partisans de cette méthode. Il était en opposition avec l'école Svatantrika fondée par Bhavaviveka qui avait une approche très personnelle de la Voie du milieu.
Buddhasimha , Shishikaku, 師子覚. Moine indien qui vécut au Ve s. Il fut un disciple d' Asanga et écrivit un commentaire sur le Daijo Abidatsuma Shu Ron (Anthologie de traités du Mahayana) de ce dernier.
buddhayana voir véhicule de Bouddha
Buddhayashas ,Buddayasha 佛陀耶, 仏陀耶舎). Moine du IVe ou Ve siècle qui traduisit en chinois des textes bouddhiques. Né au Cachemire, dans le nord de l'Inde, il se rendit à Changan en 408 sur l'invitation de Kumarajiva qu'il aida dans ses travaux de traduction. On lui attribue les traductions chinoises du Shibunritsu , et du sutra Jo-agon . Il serait rentré plus tard au Cachemire d'où il aurait par la suite envoyé en Chine une traduction du Sutra Kokuzo (Akashagarbha).
Budong voir Fudo
Bukkoku Ki
, Foguoji,
佛國記. (Mémoires sur les royaumes bouddhiques. Aussi appelé
Hokken Den
(Les voyages de
Faxian
),
une abréviation de
Koso Hokken Den
(Les voyages de
l'éminent moine Faxian).
Faxian
quitta
Changan
en 399 et, en passant par l'Asie
Centrale, se rendit en Inde où il visita des sites bouddhiques
et rechercha des textes. Il poursuivit son voyage en direction de Sri
Lanka et se rendit également dans un certain nombre d'autres pays
d'Asie du Sud-Est, puis retourna en Chine par voie maritime en 414. Le
Bukkoku Ki
, qui relate ses voyages, est très précieux
pour les informations qu'il donne sur les coutumes et la pratique du bouddhisme
à cette époque, en Inde et ailleurs.
Bukong voir Amoghavajra
Bunei (1264 - 1275). Ere de l'empereur Kameyama , alors que la réalité du pouvoir était entre les mains du régent du shogun , le shikken Hojo Tokimune (1251<1268-1284). Cette période est caractérisée par la première tentative d'invasion mongole.
Buppongyojitsu 佛本行經, Fo Benhang Jing . Recueil de textes sur les actions antérieures du Bouddha. Oeuvre en soixante fascicules, traduite par Jnanagupta entre 587 et 591, qui comporte la biographie de Shakyamuni et celle de nombre de ses disciples. C'est l'un des récits les plus détaillés rédigés en chinois sur la vie de Shakyamuni.
Buqing (voir Fukyo )
bushi
武士.
Guerrier. A l’époque de
Nichiren
, la
classe des guerriers n’avait pas encore la cohérence qu’elle
connaîtra par la suite. Certains membres de cette classe qui n’étaient
pas des vassaux du
bakufu
avaient même un mode de vie proche des paysans. L’élite
des guerriers était cultivée et faisait des efforts pour
développer une culture d’un niveau comparable à celle
de l’aristocratie. C’est à l’époque de
Kamakura
qu’a commencé à apparaître une éthique
propre aux guerriers, la Voie du guerrier (bushi-do).
Influencé par la culture chinoise et le confucianisme,
cette conception prônait une loyauté indéfectible
vis-à-vis du seigneur, la piété envers les parents,
l’honnêteté, l’étiquette et la sobriété.
Comme pour les paysans, en opposition à l’aristocratie, la
femme mariée rejoignait la famille de son époux. Contrairement
à l’aristocratie, les femmes étaient choisies non
pour leur grâce mais pour leur courage, voire leur combativité.
Les plus "professionnels" des guerriers s’entraînaient
énormément et avaient également des distractions
sportives. Les armes offensives les plus courantes étaient le sabre
et l’arc.
bussho voir nature de bouddha
Bussho Gyo san
仏所行讃, Vie du Bouddha ou Eloge
des actions du Bouddha, Buddhacarita,.
Epopée écrite par
Ashvaghosha
,
au IIe siècle. en Inde, relatant la vie de Shakyamuni. La traduction chinoise,
effectuée par
Dharmakshema
entre 412
et 421, porte sur la vie du Bouddha, de sa naissance à la distribution
de ses cendres. L'original sanskrit, qui a pour titre
Buddhacarita
(Actes du Bouddha), est écrit dans un style de cour et
est considéré comme un chef-d'oeuvre de la poésie
sanskrite. De l'original, il ne reste que la partie correspondant à
la première partie de la version chinoise qui se termine par la
description de l'Éveil de Shakyamuni.
Bussho Ron 仏性論, Traité sur la nature de bouddha, Foxinglun . Œuvre attribuée à Vasubandhu et traduite en chinois par Paramartha . Y sont cités nombre de passages des sutras du Lotus et de Shrimala , et du Yuga Ron : la théorie de la nature de bouddha y est exposée de manière très détaillée. Ce traité proclame que la nature de bouddha est universelle et réfute les opinions contraires soutenues par des non-bouddhistes aussi bien que par des savants hinayanistes et mahayanistes.
Busso toki , 仏祖統紀 abr. de Busso toki taikan den, Registre de la lignée du Bouddha et des patriarches ou Chronique des bouddhas et des Patriarches, Fozu tongji diguan zhuan. Œuvre compilée en 1269 par Zhipan , retraçant l'histoire du bouddhisme du point de vue du Tiantai. Il comporte les biographies d'éminents moines indiens et chinois, ainsi qu'une histoire de la transmission de la doctrine de Zhiyi . La première partie porte sur la vie du Bouddha Shakyamuni et la compilation de ses enseignements. La seconde traite des biographies des vingt-quatre successeurs du Bouddha en Inde, de Mahakashyapa à Aryasimha . Zhipan retrace ensuite la lignée de l'école Tiantai par ses neuf patriarches : Nagarjuna , Huiwen , Huisi , Zhiyi , Guanding , Zhiwei , Huiwei , Xuanlang et Zhanlan . Il comprend aussi les biographies des huit patriarches suivants, de Daosui à Zhi-li, et de certains disciples de patriarches qui ne sont pas inclus dans la lignée de transmission. Des moines de la Terre pure, du Chan (Zen), de Hua-yan ( Kegon ), de Faxiang ( Hosso ), de l'école ésotérique et d'autres écoles sont également mentionnés.
Busshu Roi d' Udyana qui vivait vers le VIIe siècle, descendant du roi Amritadana , l'oncle de Shakyamuni. Busshu signifie littéralement "graine de bodhéité".
butchi voir sagesse de bouddha
butsudan
, 仏壇. Littéralement ''maison du bouddha".
Autel bouddhique dans les temples et les maisons individuelles où est enchâssé l'objet de vénération (
honzon
).
butsujo voir véhicule du Bouddha, buddhayana)
Butsugen voir Buddhalocana .
butsu-gen , 仏眼 (oeil de bouddha). Faculté de perception d'un Éveillé ; un des cinq types de vision.
B163
Butsugen-ji, 佛現寺, temple
de l'oeil du Bouddha Temple situé à Monomigaoka,
Ito, pref. de
Shizuoka
.
Ce nom lui fut donné par Nichiren, lors de son exil à
Izu
en 1261. Le temple renferme une image de Kuon no
Honshi Shakamunibutsu (Bouddha Eternel Shakyamuni) et son nom officiel
est Kaiko-zan Genbutsu-ji (Emergence du Bouddha de
la montagne lumineuse de la mer) rappelant l'épisode de la statue du
Bouddha apportée par la mer et que le seigneur d'Ito
offrit à Nichiren. Le temple appartient actuellement à la
Nichiren-Shu
.
Butsuryu-Ko , Butsuryukô, 本 門 佛 立 École du courant nichirénien, fondée en 1857 par Nagamatsu Seifu Nissen (1817-1890) qui s'est séparé de la Honmon Hokke Shu . Par la suite l'école s'appela Honmon Butsuryu Shu .
butsumyo-e , 仏名会. Cérémonie de récitation des noms de bouddha. Au Japon, cette cérémonie durait trois jours et avait lieu au palais impérial et dans des temples de province à partir du 19e jour du 12e mois lunaire. A cette occasion, on récitait les noms des bouddhas passés, présents et futurs pour expier les fautes passées. Le Butsumyokyo [仏名経] (Sutra des noms de Bouddha) établit la liste des noms de 11 093 bouddhas et bodhisattvas .