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DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

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Qin (Ts'in). Dynastie qui régna sur la Chine de -221 à -207 succédant à la dynastie Zhou et précédant la dynastie Han en Chine. Le mot Qin est probablement la source du mot Chine actuel. Le premier empereur fut Qin Shi Huangdi.

Qin Shi Huang, voir Shi Huangdi

Qingliang voir Chengguan

Qingliang, 清涼山 [mont] voir Mont Wutai

Qinzong : (1100<1126-1127>1161) neuvième et dernier empereur de la dynastie Song du Nord. Il était le fils aîné de Huizong qui abdiqua en sa faveur sous la menace des armées manchoue. Au bout d'un an de regne il fut fait prisonnier par la nouvelle dynastie Jin.

Qi-Zang (T'si-tsang), (549-623). Moine de l'école chinoise Sanron, parfois considéré comme le premier patriarche de cette école. On l'appelait aussi Jia-xiang (Kia-siang), parce qu'il vécut au temple Jia-xiang-si. Il étudia là-bas les Trois traités (Sanron) écrits en prenant pour base les sutras Hannya, et fonda l'école Sanron.

quadruple erreur voir quatre erreurs

quarante-deux niveaux d'ignorance ou d'illusions (shijunihon-no-mumyo, 四十二品の無明). Deux interprétations différentes :
1. La troisième des trois catégories d'illusions définies par Zhiyi. Ce sont les illusions sur la véritable nature de la vie, qui empêchent les bodhisattvas de parvenir à l'Eveil. Le dernier et le plus profondément enraciné des quarante-deux s'appelle l'obscurité fondamentale. Selon les enseignements de Zhiyi, on parvient à la boddhéité en éliminant ces niveaux successifs d'ignorance et en se libérant finalement de l'obscurité fondamentale.
2. Les illusions spécifiques associées à chacune des 42 étapes finales de la pratique du bodhisattva. C'est seulement après l'élimination de toutes ces illusions qu'on atteint l'Eveil parfait sans supérieur.

quarante et une illusions Les derniers enseignements de Shakyamuni divisent l'illusion en quarante-deux catégories. La dernière catégorie est l'obscurité fondamentale inhérente à la vie.

quarante-huit vœux (shijuhachi-gan, 四十八願). Vœux faits par le bouddha Amida alors qu'il n'était encore qu'un moine nommé Hozo, Après avoir examiné les caractéristiques de vingt et un milliards de terres de bouddha, et après avoir médité pendant cinq kalpa, Hozo fit 48 vœux liés aux caractéristiques de la Terre de bouddha qu'il établirait lui-même après avoir atteint la boddhéité. Dans son dix-huitième vœu, Hozo fit le serment que, s'il atteignait la boddhéité, tous ceux qui auraient eu foi en lui obtiendraient de renaître dans sa Terre pure, à l'exception de ceux qui auraient commis les cinq forfaits, ou qui auraient calomnié le Dharma correct.

quatorze causes du mal 1) l'orgueil, 2) l'indolence, 3) l'égocentrisme, 4) la superficialité, 5) l'attachement aux désirs, 6) le non-discernement, 7) l'incroyance, 8) le renfrognement, 9) le doute, 10) la médisance, 11) le mépris du bien, 12) la haine du bien, 13) la jalousie envers le bien et 14) le ressentiment à l'égard du bien (voir Réponse au sire Matsuno).

quatorze offenses ou dénigrements (jushi-hibo 十四誹謗 ou jushi-hobo,十四謗法). Quatorze facteurs du dénigrements du Bouddha, de son enseignement et des personnes qui pratiquent ce Dharma. Ils sont énumérés dans le Hokke Mongu Ki de Zhanlan qui s'appuie sur le chapitre III du Sutra du Lotus. Ce sont :
1) l'orgueil; 2) l'indolence; 3) la fausse conception du moi; 4) la superficialité 5) l'attachement aux désirs terrestres; 6) le manque de discernement; 7) l'incroyance; 8) le renfrognement; 9) le doute entretenu; 10) la médisance; 11) le mépris du bien; 12) la haine du bien; 13) la jalousie envers le bien 14) le ressentiment à l'égard du bien.
Les quatre derniers dénigrements concernent particulièrement les pratiquants du Sutra du Lotus, comme le dit le chapitre III :
"s'il se trouve des hommes pour calomnier
des Écritures telles que celle-ci;
ou si, en voyant des gens lire, réciter,
copier, préserver ce Sutra,
ils les méprisent, les jalousent,
ou conçoivent contre eux de la rancune,
la rétribution des fautes de ces hommes,
tu vas dès maintenant l'écouter:
à la fin de leur vie,
ils entreront dans l'enfer avici"

quatre aînés aux cheveux blancs : le maître Tong-yuan, le disciple Lu-li, Qi Liji (Ts'i Li-tsi) et le maître Sia-houang. L'empereur Gao-Zu (Kao-tseu) (247-195 av. notre ère), fondateur de la dynastie des Han, tenta de déshériter son fils, le futur empereur Hui Di (Houei). A ce moment-l, la mère de Hui, l'impératrice Lu, persuada les quatre éminents ermites qui vivaient sur le mont Shang de devenir les conseillers de son fils. En voyant ces ermites, le roi fut tellement impressionné par leur dignité qu'il finit par accepter que Hui lui succède.

quatre appuis du Dharma ou quatre normes (ho shie, 法四依). Recommandations finales du Bouddha pour les générations futures, décrits dans le Sutra du nirvana. Il s'agit de quatre couples d'adjonctions qui énumèrent, chaque fois, ce sur quoi le pratiquant du bouddhisme peut s'appuyer avec confiance. Il s'agit de :
1. L'enseignement et non pas l'enseignant (selon le Dharma et non la personne, eho fu ejin, 依法不依人)
2. Le sens de l'enseignement et non pas la forme (selon la signification et non les mots, egi bu ego, 依義不依語)
3. La sagesse et non les notions communes (selon la sagesse et non les jugements, echi fu eshiki, 依智不依識)
4. Les sutras achevés et fondamentaux et non les sutras provisoires (selon les sutras aux sens définitifs et non les autres (eriogikyo fu efuryogikyo,依了義經不依不了義經).

quatre assurances voir quatre sortes de courage

quatre bienveillances sans limite (ou quatre vertus infinies, shi-muryoshin, 四無量, chatur-apramana = brahmavihara). C'est :
1) l'amour-empathie (maitri, ji): donner aux autres le bonheur; étymologiquement, maitri signifie "devenir un, s’unir"
2) la compassion illimité (karuna, hi ou jihi, 悲・慈悲): les soulager de la souffrance;
3) la joie (mudita) : se réjouir en les voyant se libérer de la souffrance et parvenir au bonheur;
4) l'équanimité (upeksha) : abandonner l'attachement aux sentiments d'amour et de haine et être impartial envers tous.
Par la pratique de ces vertus, on disait qu'une personne pouvait renaître dans le séjour de Brahma.

quatre bodhisattvas ou quatre grands bodhisattvas (shi bosatsu, 四菩薩). La liste varie selon les sutras. On distingue deux groupes de quatre bodhisattvas liés au Sutra du Lotus, ceux de la doctrine préparatoire et ceux de la doctrine essentielle.
A Les quatre bodhisattvas de la doctrine préparatoire sont
1)
Manjushri (Monjushiri), Fugen (Samantabhadra), Yakuo (Bhaishajya raja) et Kannon (Avalokitesvara) ou
2) Mahakashyapa, Shariputra, Maudgalyayana et Subhuti; ou bien
3) Mahakashyapa, Katyayana, Maudgalyayana et Subhuti; ou bien
4) Shariputra, Maudgalyayana, Subhuti et Purna;
B) Les quatre bodhisattvas de la doctrine essentielle sont ceux qui mènent le groupe des bodhisattvas Surgis de Terre au chapitre XV. Ce sont Jogyo, Muhengyo, Jyogyo et
Anryugyo.
Un troisième groupe de quatre grands bodhisattvas est lié au Sutra Kegon: 1) Hoe (Sagesse du Dharma)expose le principe des Dix étapes de sécurité à la troisième assemblée décrite dans le Sutra 2) Kudokurin (Forêt de Mérites) énonce le principe des Dix Étapes de la pratique à la quatrième assemblée. 3) Gedatsugatsu (Lune de l'émancipation) apparaît dans la sixième assemblée où il sollicite, auprès du bodhisattva (Kongozo - Dépôt de Diamants), une explication détaillée des Dix étapes de développement. Dans certains de ses écrits, Nichiren parle de Gedatsugatsu comme d'un bodhisattva qui sollicita l'enseignement du Sutra Kegon.

quatre bouddhas des quatre directions. Ashaku, sur une terre de l'est de l'univers, le bouddha Hoso au sud, le bouddha Muryoju à l'ouest, et le bouddha Mimyosho au nord.

quatre Brahma viharas (bramavihara) voir quatre bienveillances sans limite

quatre capacités parfaites (shi-muge-chi ou shi-muge, 四無礙智・四無礙). Caractéristiques de la façon d'enseigner des bouddhas et des bodhisattvas. Ce sont :
1) connaissance parfaite du Dharma;
2) maîtrise parfaite des significations du Dharma;
3) liberté parfaite d'enseigner dans diverses langues;
4) capacité de prêcher à toutes les personnes sans distinction en utilisant les trois premières capacités.

quatre catégories voir quatre critères

quatre ciels de méditation ou quatre ciels dhyana, ou même quatre dhyanas (shi-zenjo, 四禅定, chatur-dhyana) Les quatre ciels qui constituent le monde de la forme. Ils sont subdivisés en dix-huit ciels. Quand, en pratiquant les quatre étapes de méditation, on s'est libéré des illusions du monde du désir, on peut renaître dans ces quatre ciels de méditation. Cf. 33 ciels.

quatre clés voir quatre critères

quatre congrégations ou quatre catégories d'êtres ou quatre sortes de croyants (shi shu, 四衆, varga). Moines (bhiksu) et nonnes (bhiksuni), laïcs, hommes (upasaka) et femmes (upasika).

quatre continents (shi-shu, 四洲). Dans la cosmologie indienne, les continents situés respectivement à l'est, à l'ouest, au nord et au sud du mont Sumeru qui représentait l'axe du monde et était entouré de quatre continents et de quatre océans (shi-kai, 四海). On leur adjoignait parfois quatre enfers. L'expression désigne la Terre entière Les continents se nomment Purvavideha (Hotsubadai ou Shoshin-shu) à l'est, Aparagodaniya (Kuyani ou Goka-shu) à l'ouest, Uttarakuru (Uttanotsu ou Kuru-shu) au nord et Jambudvipa (Embudai ou Sembu-shu) au sud. On disait que Jambudvipa est le lieu où le bouddhisme apparaît et se répand.

quatre corps du Bouddha Doctrine de l'école Rien que conscience : 1) corps de la nature du Dharma qui correspond au corps de dharma de la doctrine des trois corps plus courante dans les enseignement des autres écoles mahayana; 2) corps de réception et emploi spontanés (jijuyushin 自受用身) qui correspond au corps de rétribution 3) corps de réception et emploi accordés (tajuyushin,他受用身) qui correspond également au corps de rétribution 4) corps de métamorphoses qui correspond au corps de manifestation. Ces quatre corps font référence aux quatre terres telles que cette école l'enseigne.

quatre courages

quatre critères (quatre clés shi-shaku, shishu-shaku, 四釈・四種釈) de la supériorité du Sutra du Lotus élaborés par Zhiyi:
1) les causes et circonstances (innen); cette clé permet d'interpréter les mots et phrases du Sutra du Lotus en envisageant les causes et les circonstances qui amenèrent le Bouddha à les exposer et de les comprendre du point de vue des quatre manières d'enseigner (shishitsudan);
2) les enseignements rattachés (yakkyo); la seconde clé consiste à interpréter les mots et les phrases du Sutra selon les quatre enseignements de la doctrine et en fonction des cinq périodes;
3) les enseignements théorique et essentiel (honjaku) la troisième clé consiste à les considérer sous l'angle des enseignements théorique et essentiel;
4) l'observation du cœur (kanjin); la quatrième clé est de percevoir leur vérité dans son propre cœur grâce à la pratique de la méditation.

quatre cycles de changement voir kalpa

quatre délits graves voir quatre transgressions majeures  

quatre dettes de reconnaissance ou de gratitude (shi-on, (四恩).D'après le Sutra Shinjikan, la dette à l'égard de ses parents, de tous les êtres humains, de son souverain, et des Trois Trésors.

quatre démons voir trois obstacles et quatre démons

quatre dictons voir quatre maximes

quatre efforts corrects (shi-shogon ou shi-shodan, 四正勤・四正断). Sont qualifiés de corrects les efforts :
1) pour mettre un terme au mal existant;
2) pour empêcher le mal de surgir;
3) pour introduire dans l'existence le bien
4) pour developper ce qui est bon.
Les quatre efforts corrects forment le deuxième des sept groupes constitutifs de trente-sept pratiques menant à l'Eveil.

quatre enseignements selon la doctrine (shi-ku, 四苦). Classement des sutras, dû à Zhiyi, en fonction de leur contenu. Voir huit enseignements

quatre enseignements selon la méthode (kegi-no-shikyo, 化儀の四教). Classement des enseignements de Shakyamuni, en fonction de leur méthode. Voir huit enseignements

quatre éléments de la matière (shi-dai, 四大). Selon les conceptions de l'Inde antique, terre (solidité), eau (l'humidité), feu (la chaleur), vent (la mobilité). Le bouddhisme y ajouta un élément, ku, dont la fonction est d'intégrer et d'harmoniser les quatre éléments. Dans la médecine indienne antique, le corps humain est composé de ces éléments et c'est leur déséquilibre qui provoque les maladies.

quatre éléments de rapprochement (shi-shobo ou shishoji, 四摂法・四摂, saggraha vastani) Actes par lesquels le Bouddha ou le bodhisattva se rapproche de ceux qui l'écoutent pour se les rendre favorables de manière qu'éclairés par son enseignement, ils se mettent en état de le comprendre : 1) le don ou la bienfaisance (danam); 2) un langage agréable (priyavachanam); 3) l'exécution de ce qui doit servir au bien des êtres (arthakriya); 4) "la qualité d'avoir un bien commun" (samanarthata), tel un but, un idéal commun.

quatre étapes de la foi (shi-shin, 四信). Etapes des pratiquants à l'époque de Shakyamuni. 1) croire et comprendre l'enseignement du Sutra du Lotus ne serait-ce qu'un court instant; 2) comprendre le sens et le but de l'enseignement du Bouddha dans son ensemble; 3) diffuser largement les enseignement du Bouddha; 4) comprendre avec une foi profonde la vérité exposée par le Bouddha. Ces étapes ont été définies par Zhiyi dans son dans son Hokke Mongu sur la base du chapitre XVII du Sutra du Lotus. Ces étapes sont généralement associées aux cinq étapes de la pratique

quatre étapes de l'Eveil theravada. Quatre niveaux d'Eveil que les auditeurs-shravaka s'efforcent d'atteindre. Dans l'ordre croissant, il s'agit de l'étape du "vainqueur du courant" (srota apanna, shudaon), l'étape de "dernier retour" (sakridagamin, shidagon), l'étape de "non retour", (anagamin, anagon) et l'étape d'arhat (arakan). La première désigne celui qui est entré dans le courant des saints, en d'autres termes la rivière menant au nirvana. A ce stade, on a éliminé les illusions de la pensée dans le monde des trois plans. La seconde étape désigne celui qui a éliminé six des neuf illusions du désir dans le monde des désirs. A cause des illusions restantes, on renaît ensuite au ciel puis à nouveau dans le monde des humains avant d'entrer au nirvana. Dans la troisième étape, on a éliminé les trois dernières illusions du désir et on ne renaît pas dans le monde des désirs. Au stade d'arhat, on a éliminé toutes les illusions de la pensée et du désir et on s'est libéré de la transmigration dans les six voies. Cf. quatre rangs de saints.

quatre ermites voir quatre aînés

quatre erreurs ou quatre opinions erronées ou quatre inversions (shi-tendo, 四倒). Le contraire de ce qui est vrai concernant quatre points:
1) croire à la permanence alors que le monde est impermanent;
2) prendre la souffrance pour le bonheur;
3) croire à un moi alors que tous les phénomènes sont non-substantiels.
4) prendre ce qui est impur pour ce qui est pur.
Ces opinions sont caractéristiques de notre monde d'illusions. Les auditeurs-shravaka et les pratyekabuddhas sont, en outre, confrontés aux quatre inversions de sens contraire: 1) prendre pour impermanent ce qui est permanent, prendre le bonheur pour de la souffrance, prendre le non-substantiel pour le substantiel et prendre ce qui est pur pour ce qui est impur. On aboutit ainsi à huit inversions.

quatre fleurs voir quatre variétés de fleurs

quatre forces. 1. Quatre forces énumérées dans le Sutra Bosatsujiji (Sutra pour renforcer le stade de bodhisattva) qui font naître l'aspiration à l'Eveil
- force personnelle (jiriki); grâce aux bonnes causes accumulées lors d'existences passées, un être peut ressentir l'aspiration à l'Eveil de lui-même, par ses propres forces;
- force des autres (tariki); ce sont les autres, par leur enseignement ou leurs encouragements, qui poussent une personne à rechercher l'Eveil;
- force d'un bon karma; grâce à sa pratique du bouddhisme dans des existences passées, on rencontre un bouddha ou un bodhisattva au cours de la vie présente et l'on conçoit ainsi l'aspiration à l'Eveil;
- force des moyens adéquats; rencontre d'un bon ami bouddhique (zenchishiki) qui transmet habilement l'enseignement du Bouddha de la façon la plus adaptée à nos capacités, éveillant en nous le désir de l'Eveil.
2. Pour la Nichiren Shoshu ce sont (shi-riki, 四力):
- force du Bouddha; désir compatissant du Bouddha de sauver tous les êtres;
- force du Dharma; pouvoir illimité du Dharma merveilleux qui conduit tous les êtres à l'Eveil;
- force de la croyance; activée par la croyance en le Gohonzon de Nichiren;
- force de la pratique; récitation de Namu Myoho Renge Kyo pour soi et pour les autres.

quatre formes de concentration (shishu-sammai, shishu-zam-mai, 四種三昧). Quatre méthodes de méditation décrites dans le Maka Shikan. Zhiyi fit la synthèse de divers types de méditation mentionnées dans les sutras bouddhiques et les classa en quatre catégories:
1) l'engagement dans la méditation assise pour quatre-vingt-dix jours (joza zammai);
2) la marche autour d'une statue de bouddha dans un monastère pendant 90 jours (jogyo zammai);
3) l'engagement dans les deux formes de pratique, marche autour d'une plate-forme de méditation et méditation assise (zazen). Cette troisième catégorie se divise encore en méditation sur le Sutra Daihodo Darani (Sutra Dharani) (hodo zammai) et en méditation sur le Sutra du Lotus (hokke zammai), la première durant 7 jours et la seconde 21 jours;
4) la pratique de la méditation pendant un temps ou sous une forme indéterminés (hiza zammai). Cette dernière catégorie comprend toutes les formes de méditation auxquelles on ne fait pas référence dans les trois premières catégories.
A distinguer des quatre méditations (shi-nenjo, shi-nenju) et des quatre niveaux de méditation (shi-zenjo).

quatre formes de naissance (shi-sho, 四生). Classification des façons de venir au monde : 1) la naissance depuis le ventre d'une mère; 2) la naissance depuis les oeufs; 3) la naissance par la moisissure, comme on pensait que se formaient, par exemple, les vers; 4) la naissance par transformation, comme dans le cas des divinités ou des êtres infernaux. On disait que ces êtres, au terme de leur vie précédente, apparaissaient soudain de telle ou telle façon en raison de leur karma, sans l'aide de parents ou autres agents intermédiaires.

quatre goûts ou quatre saveurs inférieures

quatre grands auditeurs-shravaka (shidai-shomon, 四大声聞). Quatre disciples de Shakyamuni: Maudgalyayana (Mokuren); Shariputra (Sharihotsu); Mahakashyapa (Kasho); il existe de fortes divergences quant à l'identité du 4e grand auditeur (Subhuti ? Purana ? Ananda?) Ils forment le second des trois groupes de disciples, ceux dont les capacités sont moyennes. Ils comprirent l'enseignement qui consiste à "remplacer les trois véhicules par le Véhicule unique" (kaisan kenichi) à travers la parabole des trois chariots et de la maison en feu, relatée dans le chapitre III du Sutra du Lotus. Ils montrent qu'ils l'ont compris dans le chapitre IV en racontant la parabole de l'homme riche et de son fils pauvre. Le chapitre VI prédit qu'ils atteindront l'état de bouddha.

quatre grands bodhisattvas voir bodhisattvas Surgis de Terre

quatre grands rois du ciel (shidaitenno, shio-ten, 四王天, catur-maharaja). Quatre rois deva de la mythologie indienne devenus au Japon Bishamon, Jikoku, Zoho, Komoku. Placés sous les ordres d'Indra, chacun d'entre eux se tient sur l'un des quatre versants du mont Sumeru et est le seigneur de deux des huit groupes d'êtres fantastiques (hachibukishu). Dans le premier chapitre (Prologue) du Sutra du Lotus, ils viennent assister au sermon du Bouddha et dans le vingt-sixième, (Dharani), ils jurent de protéger le pratiquant du Lotus. Ils figurent sur le Gohonzon. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

quatre intrépidités voir quatre sortes de courage

quatre inversions voir quatre erreurs

quatre kalpa (shi-ko, 四劫). Quatre périodes de temps qui correspondent aux quatre étapes du cycle de formation, continuité, déclin et désintégration que le monde subit sans fin. Elles sont expliquées dans le Sutra Jo-agon et le Kusha Ron. Pendant le Kalpa de formation, le monde prend forme dans l'espace, et divers êtres sensibles y apparaissent. Pendant le Kalpa de continuité, les êtres sensibles développent leurs activités vitales. Pendant le Kalpa de déclin, la terre est détruite par des désastres naturels et le nombre des êtres vivants diminue progressivement jusqu'à leur disparition complète. Pendant le Kalpa de désintégration, tout a été détruit et est entré dans l'état de non-existence. Un cycle complet de quatre kalpa est appelé kalpa majeur.

quatre maîtres et trois continents (sangoku-shishi, 三国 四師). Dans le bouddhisme de Nichiren, ce sont Shakyamuni en Inde, Zhiyi en Chine, Saicho et Nichiren au Japon.

quatre manières d'enseigner   (shi-shitsudan, 四悉檀). Quatre voies par lesquelles le Bouddha expose ses enseignements, détaillées dans le Daichido Ron. Elles consistent à:
1) enseigner le bouddhisme avec des termes profanes, en expliquant aux gens qu'il exaucera leurs désirs et en éveillant ainsi leur envie de croire;
2) enseigner selon les capacités de compréhension d'un individu, en permettant ainsi à cette personne d'accroître le bon karma qu'elle a accumulé dans les existences passées;
3) faire prendre conscience aux gens de leurs illusions afin qu'ils puissent se libérer des trois poisons, en faisant reconnaître, à ceux qui sont prisonniers de l'avidité, l'impureté de leurs attachements, en enseignant à ceux qui sont colériques à pratiquer la compassion et à ceux qui sont aveuglés par l'ignorance à percevoir la loi de causalité;
4) révéler la vérité ultime directement, en permettant aux êtres de s'y éveiller.

quatre mauvaises voies (shi-akushu, shi-akudo, 四悪趣・四悪道). Les quatre premiers des dix mondes-états : enfer, esprits affamés, animalité, asura. On les appelle mauvaises, parce que ce sont des états de souffrance. Traditionnellement, on pensait que les êtres tombaient dans ces états à cause du mauvais karma qui leur faisait commettre les dix mauvaises actions, les cinq forfaits ou l'offense au Dharma correct.

quatre maximes (shika-no-kakugen 四箇の格言). Quatre jugements négatifs qui dénoncent les écoles les plus influentes du temps de Nichiren : les enseignements du Nembutsu mènent à l’enfer des souffrances incessantes, le bouddhisme Zen est l’œuvre du Roi Démon du Sixième Ciel, le Shingon détruit le pays, et le Ritsu est déloyal. Ces jugements ne figurent pas sous cette forme dans les écrits de Nichiren mais en ont été extraplés par ses successeurs. Nichiren réaffirmait la suprématie du Sutra du Lotus et cherchait à prévenir contre le dénigrement du Dharma.

quatre méditations hinayana ou theravada(shi-nenjo, shi-nenju, 四念処・四念住, chatvari-smrity-upasthanani). Quatre sortes de méditation ayant pour but de supprimer les illusions et d'atteindre l'Eveil. La première consister à méditer sur l'impureté du corps, la seconde à se pénétrer du fait que toute sensation est cause de souffrance, la troisième à considérer l'impermanence de l'esprit et la quatrième à considérer toute chose comme sans existence propre. Voir également cinq méditations theravada. A distinguer des quatre formes de concentration-méditation et des quatre niveaux de méditation.

quatre méthodes d'enseignement (kegi no shikyo). Classement établi par Zhiyi des enseignements de Shakyamuni selon le procédé d'exposition.
1) enseignement soudain (ton-gyo ou ton-kyo) : la Bouddha prêche son Eveil tel quel, sans tenir compte des capacités de son auditoire et sans formation préparatoire : période Kegon (Guirlande de fleurs)
2) enseignement graduel (zen-kyo) : sutra prêchés pour élever la capacité de compréhension des disciples : périodes Agon Période des Traditions) exposé des sutra Hinayana 12 ans; période Hodo (Période de Déploiement ) Mahayana provisoire; 8 ans ; période Hannya (Période de la Perfection de la Sagesse-prajna) Mahayana provisoire préparatoire;
3) enseignements cachés ou enseignement selon les capacités (zuitai, himitsu) : le Bouddha prêche de telle façon que les disciples comprennent chacun en fonction de son degré de préparation avec des bienfaits différents en accord avec la compréhension
4) enseignement indifférencié ou enseignement pour tout être humain à son écoute (fujo-kyo).
Ces quatre méthodes entrent dans le système classificatoire de Zhiyi appelé les huit enseignements et les cinq périodes. A distinguer des quatre manières d'enseigner

quatre niveaux de méditation ou quatre étapes de la méditation ou quatre étapes de dhyana (shi-zenjo, 四禅定, chatur dhyana). Quatre niveaux de méditation qui permettent à ceux qui se trouvent dans le monde des désirs de rejeter les illusions et de renaître dans les quatre ciels de méditation du monde de la forme. La première méditation conduit au premier ciel, et ainsi de suite.
- Dans la première méditation, on est libéré des désirs des sens et de l'engagement dans des mauvaises actions et l'on fait ainsi l'expérience du plaisir.
- Dans la deuxième, on fait l'expérience de la concentration de l'esprit et de la sérénité intérieure, également sources de plaisir.
- Dans la troisième, on ressent la vraie joie et la tranquillité d'esprit.
- Dans la quatrième, on atteint le stade qui transcende la souffrance aussi bien que la joie. Ce qu'en dit Nichiren

quatre niveaux de permutation ou quatre élévations et chutes (shiju-no-kohai, 四重の興廃). Quadruple comparaison établie par Zhiyi. 1) quant les enseignements antérieurs au Lotus montent, les enseignement non-bouddhistes tombent; 2) quand l'enseignement du Sutra du Lotus monte les enseignements pré-Lotus tombent 3) quand l'enseignement essentiel (honmon) du Sutra du Lotus monte, les enseignements théoriques (shakumon) du Sutra du Lotus tombent; 4) quand l'enseignement du kanjin (observation du coeur) monte, l'enseignement essentiel tombe.

quatre nobles mondes-états (shi-sho, shi-sei, 四聖). Dans la classification des dix mondes-états les 4 derniers : le monde des auditeurs-shravaka, le monde des pratyekabuddhas (Eveil pour soi), le monde des bodhisattvas, le monde des bouddhas. Ils sont qualifiés de nobles car ils demandent la création consciente de causes en vue d'une élévation spirituelle.

quatre nobles vérités ou quatre saintes vérités (shitai, shi-shota, 四諦・四聖諦, shatur aryasatya, cattari ariya saccani) Tout premier enseignement du Bouddha; principes bouddhiques fondamentaux qui clarifient les causes de la souffrance et la manière de s'en délivrer. Ce sont :
1) - noble vérité de la souffrance : toute existence est souffrance (dukka, dukkha)
2) - noble vérité de l'apparition de la souffrance (samudaya) : les désirs entraînent la souffrance
3) - noble vérité de l'extinction (nirodha) : l'extinction du désir fait que la souffrance n'apparaît plus
4) - noble vérité de l'octuple voie (marga, magga) : l'octuple voie permet d'opérer progressivement cette extinction du désir.
En savoir plus

quatre normes voir quatre appuis du Dharma.

quatre objets de croyance. Cités dans le Daijo Kishin Ron, ce sont: la vérité essentielle des choses (shinnyo, bhutatathata) et les Trois trésors (Bouddha, Dharma, Sangha)

quatre obligations voir quatre dettes de reconnaissance

quatre océans   (shi-kai, 四海) voir quatre continents

quatre offenses impardonnables voir quatre transgressions

quatre phrases essentielles du Sutra du Lotus voir essence du Sutra du Lotus en quatre phrases

quatre points de vue du Bois de shala voir quatre visions du Bois de shala

quatre pouvoirs illimités de compréhension et de prêche. Pouvoirs attribués aux bouddhas et bodhisattvas: 1) la totale compréhension du Dharma; 2) la complète maîtrise des significations qui en découlent; 3) la liberté complète d'exprimer les enseignements en diverses langues et dialectes; 4) la capacité de prêcher à tous les êtres quand on le désire en utilisant les trois pouvoirs énumérés ci-dessus.

quatre pratiques commodes (ou aisées ou paisibles, shi-anraku-gyo, 四安楽行). Les voies d'une pratique destinée aux bodhisattvas de l'époque mauvaise qui suit la mort du Bouddha Shakyamuni, énoncées dans le chapitre Anrakugyo XIV - Pratiques paisibles du Sutra du Lotus. Ce sont :
1) la pratique des actions paisibles (shin anrakugyo), qui consiste à éviter les tentations et à méditer en un lieu calme et isolé;
2) la pratique des discours paisibles (ku anrakugyo) ou l'enseignement du Sutra du Lotus sans critiquer les autres êtres ou enseignements
3) la pratique des pensées paisibles (i-anrakugyo) ou le fait de rejeter tout esprit de jalousie ou de polémique à l'égard des autres sutras ou de ceux qui y adhèrent
4) la pratique des vœux paisibles (seigan anrakugyo) ou le souhait de sauver tous les êtres avec une grande compassion.
A propos du terme "paisible" dans l'expression "voies paisibles de la pratique", dans le Ongi Kuden (Recueil des Enseignements oraux), il est dit que, à l'époque des Derniers jours du Dharma, le fait d'affronter les difficultés qui s'élèvent au cours de la pratique du Dharma merveilleux doit être considéré comme "paisible".

quatre reclus voir quatre aînés

quatre rangs de sages 1. (shie, 四依). Maîtres bouddhistes à qui les gens peuvent faire confiance. Ils sont classés en quatre rangs selon le niveau de leur compréhension. D'après le Sutra du Nirvana, ce sont:
1) les auditeurs-shravaka (shomon) qui ne sont encore parvenues à aucune des quatre niveau de l'Eveil selon le Theravada
2) ceux qui sont parvenus à la première étape, l'étape de "vainqueur du courant" (srota apanna) (indiquant qu'ils sont entrés dans la rivière menant au nirvana), ou à la seconde étape, l'étape du "dernier retour" (sakridagamin) où un être ne doit plus renaître qu'une seule fois dans le monde des humains avant d'entrer dans le nirvana.
3) ceux qui sont parvenus à la troisième étape, à partir de laquelle on ne renaîtra plus jamais en ce monde (anagamin)
4) ceux qui ont éliminé les illusions de la pensée et du désir et qui sont parvenus à la quatrième étape, celle d'arhat.
Zhiyi relie les quatre rangs aux 52 étapes de la pratique de bodhisattva. De ce point de vue, les êtres du premier rang correspondent à ceux qui n'ont pas encore atteint la première étape de sécurité, ceux du second rang à ceux qui se trouvent dans les dix étapes de sécurité, ceux du troisième rang à ceux dans les dix étapes de la pratique et les dix étapes de la dévotion, ceux du quatrième rang à ceux dans les dix étapes du développement et dans l'étape de togaku dans laquelle ils ont presque atteint l'Eveil.
2. Ceux qui ont propagé l'enseignement du Bouddha à l'époque du Dharma formel, des hommes tels que Mahakashyapa, Ananda, Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga et Vasubandhu.
A distinguer des quatre sages (shisho)

quatre rencontres (shimon-yukan, shimonshutsuyu, 四門遊観・四門出遊). Récit allégorique apparaissant dans de nombreux sutras éclairant les motifs qui poussèrent Shakyamuni à renoncer au monde séculier. Selon la tradition, le jeune Siddharta était la plupart du temps confiné au palais, protégé par son père de la vue de toute souffrance de ce monde susceptible d'éveiller en lui le désir de mener une vie religieuse. Un jour, cependant, en sortant par la porte est du palais pour ce qui devait être une plaisante promenade, le prince rencontra un homme flétri par l'âge. En une autre occasion, en sortant par la porte sud, il vit une personne malade. Une troisième fois, en sortant par la porte ouest, il vit un cadavre. C'est ainsi que le prince s'éveilla à la conscience des quatre souffrances que sont la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort. Finalement, en sortant par la porte nord, il rencontra un ascète dont l'attitude digne et sereine éveilla en lui la décision de mener une vie religieuse et d'atteindre l'Eveil.

quatre rivières rivières qui prennent leur source au Mont Kailash (résidence de Shiva), considéré comme un lieu sacré où s'effectuent des pélerinages-circumambulations. Ce sont : Brahmapoutre, Sutlej, Karlani, Gange.

quatre rois célestes voir quatre grands rois du ciel

quatre royaumes du monde du sans forme Dans la cosmogonie indienne ce sont: le royaume Akashanantya (Kumuhenjo), le royaume Vijnananantya (Shikimuhenjo), le royaume Akimchanya (Mushousho) et le royaume Naivasamjnanasamjna (Hisohihisosho).

quatre sages ou quatre saints (shisho). Plusieurs sens distincts:
1. Dans le traité Hokke Mongu cette expression désigne les quatre mondes supérieurs parmi les dix mondes, à savoir : auditeurs-shravaka, pratyekabuddhas, bodhisattvas et bouddhas. Ces quatre mondes sont accessibles grâce à l'enseignement bouddhique. Faute de pratiquer le Dharma bouddhique, on ne peut vivre que dans les six premiers mondes, communément appelés les six voies. Le plus haut de ces six mondes, le ciel, est la demeure des divinités qui représentent le degré ultime d'existence dans la plupart des religions.
2. Ce terme désigne également les quatre principaux parmi les bodhisattvas Surgis de la Terre du quinzième chapitre du Sutra du Lotus.
3. Dans la tradition initiée par Kumarajiva, il s'agit de quatre de ses disciples: Daosheng, Sengzhao (374-414), Daorong et Sengrui.
4. Dans le bouddhisme zen, ce terme désigne les quatre Vénérés qu'on doit avoir présents à l'esprit au moment de rendre hommage au bouddha, à savoir le bouddha Amida et les bodhisattvas Kanzeon
(Avalokitesvara), Seishi (Puissance-Extrême ) et Daikaishu (Multitude-Océanique, Dahaizhong).

quatre sagesses : quatre formes de sagesse sans écoulement (parfaites, anasrava) dont est doté le Bouddha. D'après Vasubandhu l’homme ordinaire possède huit consciences; au cours du processus qui le mène à la boddhéité, ces huit consciences se transforment en quatre sagesses. Ce sont :
1) La grande sagesse du miroir parfait (daien kyo chi, adarsa jnana): sagesse correspondant à la transformation de la huitième conscience (alaya) et qui reflète tous les phénomènes comme ils sont dans les trois phases, comme un clair miroir
2) Sagesse de la similitude des natures (de toutes les choses) (byodo sho chi, samata jnana): sagesse correspondant à la transformation de la septième conscience et qui voit l’égalité ultime de toutes les choses, de soi et des autres
3) Sagesse de l’observation merveilleuse ou sagesse du discernement (myokan zatchi, pratyaveksana jnana): sagesse correspondant à la transformation de la sixième conscience et qui permet d’observer sans entrave tous les phénomènes et de prêcher le Dharma en interrompant les doutes
4) Sagesse permettant d’accomplir ce qui doit être fait ou sagesse tout-accomplissante (josho sachi, krtya anusthana jnana): sagesse correspondant à la transformation des cinq premières consciences (visuelle, auditive, olfactive, gustative et tactile) et qui permet de faire obtenir des bienfaits à tous les êtres ordinaires et aux deux véhicules en opérant diverses transformations.
Zhiyi tilise une autre liste des quatre sagesses
1) Sagesse de la voie (do e) : sagesse permettant de discerner la voie unique,
2) Sagesse des aspects de la voie (doshu e) : sagesse permettant de communiquer avec toutes les différences apparaissant sur la voie
3) Sagesse omnisciente (issai chi): sagesse de la vacuité permettant de voir l’apaisement des choses
4) Sagesse de tous les aspects (issai shu chi) : sagesse permettant de constater à la fois la vacuité de toutes les choses et leurs différences.

quatre saintes vérités (shitai, shatur aryasatya) voir quatre nobles vérités

quatre saveurs voir cinq saveurs

quatre sceaux du Dharma (shihon, 四法印, dharma mudra). Concepts qui permettent de reconnaître si une théorie ou une doctrine ressortissent du bouddhisme. Sont reconnues comme écoles bouddhiques celles qui enseignent
- l'impermanence des multiples dharma (multiples mouvements); (shogyo mujo, 諸行無常, anitya sarva samskarah);
- les multiples dharma sont sans substance; (shoho muga, 諸法無我, anatmanah sarvadharmah);
- tous les mouvements sont souffrance; (issai gyo ku, 一切行苦, dukkhah sarva samskarah);
- le nirvana est sérénité et pureté; (nehan jakujo, 涅槃寂靜, santam nirvanan).

quatre sortes de courage ou d'intrépidité (shi-mushoi ou shi-mui, 四無所畏・四無畏, vaisharadya). Les quatre aspects du courage du Bouddha lorsqu'il prêche. Il a le courage
1) de déclarer qu'il s'est éveillé à la vérité de tous les phénomènes;
2) de proclamer qu'il a éliminé tous les désirs et les illusions;
3) d'enseigner que les désirs et le karma peuvent être des obstacles à l'Eveil
4) il a le courage d'enseigner que les êtres peuvent surmonter toutes les souffrances en pratiquant le bouddhisme.
Ces quatre "intrépidités" sont parfois appelées les "quatre confiances" ou les "quatre assurances" car elles se fondent sur le fait que le Bouddha a 1) réellement pénétré tous les dharmas; 2) s'est débarrassé de toutes les impuretés; 3) qu'il a reconnu quels sont les obstacles qui s'opposent à la samadhi; 4) que son Dharma a atteint son but, celui de détruire complètement la souffrance.
Une liste différente est donnée pour les bodhisattvas. C'est le courage pour :
1) apprendre continuellement par coeur les enseignements bouddhiques et en exposer la signification;
2) percevoir les capacités intérieures des personnes et leur exposer les enseignements selon ces capacités;
3) résoudre les doutes de ces personnes;
4) pour répondre à n'importe quelle question.

quatre sortes de croyants ou quatre sortes de personnes (shi-shu, 四衆).
1. Quatre congrégations (les moines, les nonnes, les laïcs hommes et femmes).
2. Quatre sortes de personnes se trouvant dans l'assemblée lorsque le Bouddha prêche :
1) ceux qui demandent au Bouddha d'exposer l'enseignement (hokki shu);
2) ceux qui font son éloge (yogo shu);
3) ceux qui ayant atteint suffisamment de maturité écoutent l'enseignement et le mettent immédiatement à profit (toki shu);
4) ceux qui n'en tirent aucun bienfait immédiat mais progressent dans l'enseignement et peuvent en bénéficier ultérieurement (kechien shu).

quatre sortes d'offrandes (shiji ou shiji-kuyo, 四事・四事供養). Offrandes faites au Bouddha ou à la Sangha. Elles consistaient en nourriture, vêtements, hébergement et médicaments. Les bikhsu n'étaient pas autorisés à accepter d'autres dons.

quatre sortes de Terres voir quatre Terres

quatre souffrances (shiku, 四苦, dukkha sacca). Quatre souffrances fondamentales inhérentes à l'existence: naissance, vieillesse, maladie, mort (sho ro bio shi, jati jara vyadhi marana). Ce sont les quatre premières des huit souffrances (hakku), les quatre autres étant davantage liées à l'affect: séparation d'avec ceux que l'on aime, fréquentation de ceux que l'on déteste, recherche de ce que l'on ne peut obtenir, préhension des cinq agregats (forme, perception, conception, volition et conscience), c'est à dire que le fonctionnement même de ces cinq agrégats est douloureux. D'une façon plus générale, cela renvoie à l'origine même de la doctrine bouddhique, à savoir les quatre nobles vérités. La vérité de la souffrance étant la première d'entre elles.

quatre stances ou strophes (shiku-ge, 四句偈). Afin de faciliter l'apprentissage des sutras, ceux-ci comportent des stances généralement groupées par quatre. Dans le langage courant, lorsqu'on dit d'apprendre et de transmettre ne serait-ce qu'une stance, il s'agit, en fait, d'une strophe de quatre stances.

quatre terres (shido, situ)

quatre transgressions majeures (shijukin, shiju 四重禁・四重), également appelées les quatre offenses impardonnables. Les fautes les plus graves parmi les dix mauvaises actions automatiquement sanctionnées, pour les moines, par l'expulsion de la communauté bouddhique (harai, 波羅夷, parajika). Il s'agit du meurtre, du vol, des actes sexuels illicites et du mensonge (en particulier celui qui consiste à prétendre être parvenu à un certain degré de compréhension du bouddhisme sans que cela soit vrai). Pour les nonnes on compte huit graves infractions

quatre variétés de fleurs (shi shu no hana, 四華). Ces quatre fleurs sont le lotus blanc (mandara ou mandarava), le grand lotus blanc (maha mandara / mandarava), la fleur céleste blanche (manjushaka) et la grande fleur céleste blanche (maha manjushaka). Les mandara sont des fleurs parfumées qui, d'après les anciennes croyances indiennes, fleurissaient au paradis d'Indra. Les manjushaka sont également des fleurs blanches et douces que l'on disait fleurir au ciel et auxquelles on prêtait le pouvoir d'effacer le mauvais karma de ceux qui les apercevaient. La pluie des 4 variétés de fleurs symbolise les 4 x 10 étapes de bodhisattva qui mènent à l'Eveil. D'un point de vue botanique, le mandarva serait l'Erythrina fulgens; il semble que le manjushaka ne soit pas identifié; il s'agirait d'une fleur de petite taille ou de la garance du Bengale.

quatre vérités voir quatre nobles vérités

quatre vertus 1. quatre nobles vertus de la vie du Bouddha (shitoku, 四徳). Le nirvana est doté des quatre vertus qui sont :
- la permanence ou éternité (jo). La permanence embrasse les trois phases du passé, du présent et du futur et désigne la qualité de ce qui ne connaît pas de fin.
- le bonheur (raku). Le bonheur est la joie qui découle de la libération de l'emprise de la souffrance et de la satisfaction de goûter le calme et l'apaisement du nirvana.
-
le véritable soi (ga). Le véritable soi est la qualité de celui qui a trouvé ce qu'il est vraiment et s'est donc départi de la notion purement individuelle de la personnalité.
- la pureté (jo). La pureté représente le dégagement des troubles et souffrances dus aux passions.
2. quatre vertus du Chakravartin (roi qui fait tourner la roue du Dharma) : grande richesse, excellentes apparence et santé, absence de troubles et longue vie.

quatre vertus sans limite (brahmavihara) voir quatre bienveillances sans limite

quatre-vingt. Dans l'Inde ancienne, chiffre plus symbolique que réel.

quatre-vingts caractéristiques (hachijis shugo, 八十種好). Liste disparate de qualités et de signes distinctifs des corps des bouddhas et bodhisattvas. Alors que les trente-deux signes distinctifs sont l'apanage non seulement des bouddhas et des bodhisattvas, mais aussi des dieux Taishaku, Bonten et des rois-qui-font-tourner-la-roue, les 80 caractéristiques n'appartiennent qu'aux bouddhas et aux bodhisattvas. Certaines des 80 caractéristiques coïncident avec les 32 signes.

quatre-vingt-mille ou quatre-vingt-quatre-mille. Ce chiffre sacré de l'Inde ancienne indique qu'il s'agit d'un très grand nombre et que ce nombre a une portée religieuse.

quatre-vingt-mille bodhisattvas Zhiyi applique les 1000 mondes d'ichinen sanzen aux 10 préceptes des bodhisattvas qui méditent sur le noble octuple chemin.

quatre-vingt-mille corbeilles du Dharma (hachiman hozo). Corbeilles dans lesquelles les enseignements du Bouddha Shakyamuni étaient rassemblés (voir quatre vingt mille enseignements sacrés)

quatre-vingt-mille enseignements sacrés (hachiman shokyo)
1.
expression désignant la totalité des enseignements que Shakyamuni aurait révélés de son vivant.
2. sutra de la voie sacrée, celle qui fait appel à la force intérieure du pratiquant (jinriki) et non pas à la force d'un autre (tariki), fut-ce un bouddha

quatre visions différentes du bosquet de shala (shara-no-shiken, 沙羅の四見). Le bosquet d'arbres shala fut celui où Shakyamuni exposa son dernier enseignement et le lieu où il mourut. Selon la capacité et la condition de vie des gens, le bosquet de shala est perçu de quatre façons différentes : 1) comme un bosquet composé de terre, d'arbres, de plantes et de murets de pierre; 2) comme un lieu orné des Sept sortes de joyaux, dont l'or et l'argent; 3) comme un lieu où tous les bouddhas pratiquent le Dharma; 4) comme la Terre de la lumière toujours paisible.
D'après le Sutra du Nirvana, les quatre visions différentes correspondent aux quatre sortes de Terres.

- les personnes ordinaires perçurent ce bosquet comme la Terre des êtres éveillés et non-éveillés;
- les auditeurs-shravaka et les pratyekabuddha comme la Terre de transition;
- les bodhisattvas comme la Terre de la rétribution réelle;
- les bouddhas comme la Terre de la Lumière éternellement paisible.

quatre vœux du bodhisattva (shi guzeigan, shigu-seigan, 四弘誓願). Quatre grands vœux prononcés par un bodhisattva quand il prend la décision de s'engager dans la pratique bouddhique : 1) faire passer l’infinité des êtres (sur la rive du nirvana); 2) trancher les innombrables passions; 3) connaître l’insondable des enseignements du Bouddha; 4) attester de la prééminence de la voie bouddhique.

quatre voies impropres pour gagner sa vie. (shijamyojiki ou shi-fujojiki ou shi-jiki, 四邪命食・四不浄食・四食). Quatre manières illicites pour un moine de gagner sa vie: 1) cultiver la terre ou en vendre les produits; 2) faire de l'astrologie; 3) flatter les puissants et les riches; 4) faire des prophéties.

quatre voies mauvaises voir quatre mauvaises voies

quintuple comparaison voir cinq guides pour la propagation

quintuple corps du Dharma voir cinq corps du Dharma.

quintuple sens obscur (goju gen): méthode d’exégèse utilisée par Zhiyi pour analyser les sutras. Il s’agit de
- l’explication du nom (shakumyo), c’est-à-dire du titre du sutra
- du discernement de la substance (bentai), c’est-à-dire l’éclaircissement du principe enseigné dans le sutra,µ
- de l’élucidation de l’intention ou essence du sutra (myoshu)
- de la discussion de l’application (ronyu), autrement dit des bienfaits (kudoku) et des pouvoirs du sutra
- du jugement de l’enseignement (hankyo), c’est-à-dire du jugement critique d’un sutra en fonction de l’aspect des doctrines qu’il développe.
Par exemple, l'utilisation de cette méthode, appliquée à la phrase du chapitre
Pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus permet de comprendre l’excellence du Sutra du Lotus parmi tous les autres sutras: “Pour en dire l’essentiel, tous les dharma possédés par l’Ainsi-Venu (nom), tous les pouvoirs supranaturels (qu’utilise) librement l’Ainsi-Venu (application), toutes les corbeilles essentielles secrètes de l’Ainsi-Venu (substance) et toutes les missions de très haute importance de l’Ainsi-Venu (intention), sont tous montrés et révélés dans ce sutra (enseignement).

quinze autels voir cinq autels

quitter sa famille ou sortir de sa famille. En Inde, l'équivalent de devenir moine