| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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| hachiji shugo (quatre-vingt caractéristiques) Hachiman
dai bosatsu. A l'origine
divinité shinto appelée Grande
Divinité Lumineuse Hachiman (daimyojin
Hachiman) ; il est le dieu de la guerre, et le protecteur du Japon et du peuple japonais.
Il protège plus particulièrement les guerriers, notamment
les archers, ainsi que les agriculteurs et les pêcheurs. Il est
révéré aussi bien par les puissants que par les gens
du commun. Après l’arrivée du bouddhisme au Japon,
Hachiman incarne le rapprochement de la religion
indigène shinto et du bouddhisme. Au début de la période
Heian (794-1185), la cour impériale lui donne
le nom de Grand Bodhisattva (Dai Bosatsu).
C’est un des premiers exemples de la fusion d’éléments
shinto et bouddhiques. Plusieurs statues le représentent en tenue
de moine bouddhiste, signe de son acceptation des enseignements bouddhiques. Hachimangu-ji
(Tsuruoka
Hachimangu, 鶴岡八幡宮寺)
temple Tendai
fréquenté par Nichiren au début de son activité.
Lire la suite hachiman hozo (quatre vingt mille corbeilles du Dharma) hachiman shokyo (quatre vingt mille enseignements sacrés) hajun (tenma hajun, démon céleste malfaisant, papiyas) hakei : animal légendaire que l'on disait plus féroce qu'un tigre. Hakiri
Rokuro Sanenaga 波木井
ou Nambu Sanenaga
(ou Hakii
Sanenaga ou Nambu Rokuro Sanenaga,
南部六郎実長) (1222 - 1297) Jito ou intendant de
la région de Minobu dans le sud de la
province de Kai, qui comprend les trois villages
de Hakiri, Mimaki
et Iino. Tout d'abord adepte de l'école
de la Terre pure, il fut converti par Nikko
à la doctrine de Nichiren. Quand celui-ci se résolut à
quitter Kamakura, Hakiri
lui réserva un accueil chaleureux à Minobu.
Après la mort de Nichiren, il servit Nikko. Cependant il s'éloigna
de la doctrine de Nichiren. Il fit ériger une statue de Shakyamuni,
se rendit en pèlerinage à des sanctuaires shinto,
éleva un monument à Fukushi et
fit construire un temple pour l'école de la Terre pure. Ces actions
incitèrent Nikko à quitter
Minobu. Hakone
ville du Japon, dans la préfecture de Kanagawa, au
bord du lac Ashi et sur l'ancienne route
du Tokaido. Elle abriter l'un des plus grands sanctuaires shinto, le Hakone
Gongen. En 1180, Minamoto Yorimoto
s'y est refugie après avoir essuyé une defaite contre le clan Taira.
Haklena ou Haklenayashas. (Kakurokuyana ou Kakurokuyasha, 鶴勒夜那・鶴勒夜奢). Vingt-troisième des 24 successeurs de Shakyamuni. Né dans une famille brahmane au VIe siècle, il entra cependant dans l'Ordre bouddhique à vingt-deux ans. Le Dharma lui fut transmis par Manorhita, le vingt-deuxième successeur. Il propagea le bouddhisme en Inde centrale et transmit les enseignements à Aryasimha. Han [dynastie]
(-206 à + 220) Dynastie qui succède
à celle des Qin.
Elle se divise en Han occidentaux (西漢) ou
Han antérieurs (前漢) (-206 à + 9), capitale
Changan, et Han
orientaux (東漢) ou Han postérieurs (後漢) (25
à 220), capitale Luoyang, séparés par la
courte dynastie Xin
fondée par Wang Mang. Phase
de consolidation, notamment avec le véritable établissement
de l'état chinois et l'extension militaire des frontières
de l'Empire aux futurs Vietnam et Corée. Les Han
vont aussi conquérir l'Asie centrale
et ouvriront ainsi la "Route de la Soie". Le confucianisme
est adoptée comme idéologie officielle. En 105 les Chinois
inventent le papier. Han Bo-yu. Homme qui vécut sous la dynastie des Han antérieurs. D'après le Sho Yuan, chap. 3, son père mourut quand il était enfant, et sa mère l'éleva très sévèrement, le battant à coups de canne. Toutefois, il ne pleurait jamais. Un jour, sa mère le vit pleurer lorsqu'elle le battait et lui en demanda la raison. Il lui répondit qu'il était triste de sentir qu'elle devenait vieille et faible. Han Gaozu
ou Liu Bang
(劉邦) (Lieou Pang ou
Kao-tsou) (-247à -195). Fondateur
de la dynastie des Han
antérieurs (ou occidentaux). Gaozu
et un autre seigneur de la guerre, Xiang-Yu
(Siang Yü), luttèrent pour le
pouvoir, en profitant de la confusion qui suivit la mort de Shi
Huangdi, premier empereur des Qin,
pour lever des troupes et tenter de renverser la dynastie. Leur long combat
s'acheva par la victoire de Gaozu qui fonda
la première dynastie Han
en 202 av. notre ère. Sur la fin de sa vie, Gaozu
était très épris d’une favorite nommée Qi (戚). Il tenta à plusieurs reprises
de retirer à Lu Zhi son titre d’impératrice,
et à leur fils Liu Ying (劉盈) celui de prince
héritier pour l’attribuer à Ruyi (如意), Prince
Yin de Zhao, fils de Dame Qi,
mais il n’obtint jamais le soutien des ministres et ce projet échoua.
L’impératrice fera tuer Ruyi et sa mère après
la mort de l’empereur. Han Guang Wudi
(光武帝) (-5 <23 à + 57). Nom personnel
Liu Xiu (劉秀). Premier empereur de la dynastie Han
posterieurs (ou orientaux). Avant de devenir empereur, il fut Duc
de Pei (沛公). Alors qu'il se battait encore
pour le pouvoir, un jour, au cœur de l'hiver, le futur empereur se
retirait d'un champ de bataille, harcelé par l'ennemi. Sachant
qu'un large fleuve coulait plus loin, il envoya l'un de ses plus sûrs
capitaines pour voir si le fleuve pouvait être passé à
gué. L'officier trouva le fleuve infranchissable mais, n'ayant
pas le courage de rapporter cette nouvelle désastreuse, rapporta
qu'il était gelé en surface. Le futur empereur, avec une
foi totale dans ce rapport, avança avec son armée. D'après
la légende, lorsqu'il atteignit le fleuve il le trouva complètement
gelé. Han Fei Zi, 韩非 ( ? à -233). Philosophe chinois du courant légiste qui critique le confusianisme et s'inspire davantage du taoisme. Han Wudi
(武帝) (-156 <141 à - 87) de son nom personnel
Liu Che (劉徹), est le cinquième (ou septième)
empereur de la dynastie Han occidentaux.
Il est considéré comme l’un des plus grands empereurs de l’histoire de
la Chine. Par ses expéditions militaires et sa politique d’expansion,
a contribué à l’agrandissement et au rayonnement de l'empire. Il combat
en particulier les Xiongnus
une peuplade d’origine paléo-sibérienne de Mongolie. Une légende fait
de l’empereur Wu des Han un des premiers à adorer le Bouddha. Voir son
conflit avec Li Ling. Hanguang, 含光(Han-kuang, Ganko). Moine du VIIIe siècle, disciple d'Amoghavajra Han Mingdi voir Mingdi hannya (prajna) Hannya [sutra] hannya ji (période de la Perfection de la prajna, prajna paramita) Hannyaharamitta shin gyo (Sutra du cœur de la perfection de la prajna) Hanzoku ou Rokusoku-o, 斑足王・鹿足王 (Kalmashapada). Roi décrit dans les sutras Ninno et Kengu (Le Sage et l'Ignorant). Kalmashapada signifie pied taché ou strié. Selon le Sutra Kengu, on lui avait donné ce nom parce qu'il avait une tache sur le pied. Selon le Sutra Ninno, il était prince héritier du royaume de Devala et n'allait pas tarder à devenir roi. Un jour, un maître non bouddhiste lui suggéra de couper la tête à mille rois pour les sacrifier à une certaine divinité. Une fois monté sur le trône, Hanzoku fit 999 rois prisonniers, avant d'en capturer un dernier nommé Fumyo. Ce dernier le supplia de lui accorder un jour de grâce et retourna dans sa cité. Là, il réunit cent moines bouddhistes et les écouta réciter des enseignements bouddhiques en vers, parvenant ainsi à une grande intuition. Le jour suivant, fidèle à sa promesse, il revint auprès de Hanzoku et enseigna les versets bouddhiques aux autres rois emprisonnés, ce qui les ravit. Quand Hanzoku, intrigué, demanda la raison de leur joie, le roi Fumyo lui récita les mêmes versets. Hanzoku s'en réjouit également, et il s'éveilla ainsi au fait qu'il avait été égaré par des enseignements non bouddhiques. Il libéra tous les rois et renonça plus tard au monde, atteignant le stade où l'on réalise que les phénomènes ne naissent ni ne meurent. Dans le Daichido Ron, il apparaît sous le nom de roi Rokusoku, et les détails de l'histoire diffèrent un peu. Happon ha 八品派 (Ecole des Huit chapitres) Ecole nichirenienne fondée en 1423 par Nichiryu (1385-1464) Nichiryu suivait la doctrine shoretsu sur la supériorité des enseignements essentiels par rapport aux enseignements théoriques. Mais il insistant surtout sur le fait que les véritables enseignements se trouvaient dans les chapitres XV à XXII du Sutra du Lotus. Le temple Honno-ji à Kyoto, fondé par Nichiryu, est actuellement le temple principal de la Honmon Hokke Shu ou Honmon ryu, noms que porte l'Ecole de nos jours. Harivarman (Karibatsuma, 訶梨跋摩). Moine du IVe siècle considéré comme le fondateur de l'école Cheng-shi (Jojitsu). Il naquit dans une famille brahmane en Inde et étudia d'abord la doctrine de l'école Samkhya (Suron), l'une des six principales écoles du brahmanisme. Plus tard, il étudia sous la direction de Kumaralabdha, maître de l'école Sarvastivada, l'une des dix-huit écoles du Theravada. Il étudia aussi les enseignements Mahayana et écrivit le Jojitsu Ron qui devint plus tard le texte de base de l'école Cheng-shi en Chine. Hariti (Déesse Mère des Enfants Démons, Kishimojin) harmonie [triple] Hatakeyama
Shigetada (1164-1205). Samouraï
qui contribua à former le gouvernement de Kamakura,
et qui jouissait de la confiance de son fondateur, Minamoto
no Yoritomo. Après la mort de Yoritomo,
toutefois, il fut tenu à l'écart par Hojo
Tokimasa (1138-1215) qui devint le premier Régent
de Kamakura. En 1205, quand Hatakeyama Shigeyasu,
le fils de Shigetada, se querella avec Hiraga
Tomomasa, un parent du clan Hojo,
Tokimasa accusa Shigeyasu
de trahison et le fit tuer. Alors, Hojo
Yoshitoki, le fils de Tokimasa, conduisit
ses troupes contre la famille Hatakeyama.
Shigetada résista farouchement, mais
ses adversaires étaient beaucoup trop nombreux, et il fut tué
dans la bataille. Hata no Kawakatsu. (Dates inconnues). Dignitaire à la cour impériale du prince Shotoku dont il gagna la confiance. On rapporte qu'après la mort du prince il fit construire à sa mémoire le temple Hachioka-dera. Hatsunaion (Sutra du nirvana final, Parinirvanasutra ) Heian actuelle Kyoto Heian
[période ou ère] (794-1185). L'une des
14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette période
débute après la fin de la période Nara
par le déplacement de la capitale à Heian-kyo
"Capitale de la paix et de la tranquillité", nom donné
à l'actuelle ville de Kyoto. Elle
est marquée par la domination de la famille Fujiwara
et des "empereurs retirés", puis par la montée
en puissance des guerriers. L’empereur est celui qui, par son existence
même, assure la pérennité du pays. Sa charge est d’assurer
le bon déroulement des rites, qu’ils soient bouddhiques,
shinto ou autres. La conscience du sacré est alors à
son apogée. On fait appel aux moines pour déterminer les
périodes et les lieux fastes, ainsi que pour exécuter des
rites propitiatoires à toute occasion potentiellement dangereuse
(voyages, étapes de la vie, etc.). L’aristocratie de Heian,
qui respecte divers interdits et se soumet à de nombreux rituels,
craint également la vengeance des esprits mal apaisés des
condamnés ; aussi la peine de mort est-elle abandonnée au
profit de l’exil. Les Six écoles de
Nara, affaiblies par le transfert de la capitale, perdent de leur
importance, tandis que de nouvelles écoles bouddhiques font leur
apparition, le Tendai et le Shingon
qui dominent l’aristocratie de la capitale jusqu’à
la fin de la période Heian. qui voit
apparaître l'amidisme ou doctrine de
la Terre Pure. Heike voir Taira Hei
no Yoritsuna
ou Hei no saemon aussi connu
sous le nom de Taira no Yoritsuna (Hei
est une autre prononciation de Taira)
ou sous ses nom et titre complets de Hei no Saemon-no-jo
Yoritsuna ( ? – 1293)..
Grand adversaire de Nichiren. Lire
la suite Heizei ou Heijo ou Nara Tenno (774<806-809>824). Cinquante et unième empereur. Fils et successeur de Kammu. Il abdiqua en faveur de son frère Saga. Il devint moine bouddhiste. hendoku iaku voir changer le poison en élixir henjo nanshi (esprit masculin dans un corps féminin) Notion issue de la doctrine theravada selon laquelle une femme ne pouvait pas atteindre la boddhéité. Cette doctrine fut développée au Japon avec l'adjonction de la notion de henjo nyoshi (esprit féminin dans un corps masculin) qui fut considéré comme le comble de la déchéance dans une société fortement misogyne. Des rites henjo-nansi-no-ho furent pratiqués, par le Shingon notamment, pour transformer un fœtus féminin en un fœtus masculin. Dans les milieux plus progressistes, on admettait que par une vie austère une nonne pouvait mériter de renaître en tant qu'homme. Nichiren fut un des rares à prendre la notion henjo nanshi sur le plan symbolique. S'appyuant sur le chapitre XII du Sutra du Lotus et l'Eveil de la fille du Dragon, Nichiren montre que l'obtention de la boddhéité sans changer d'apparence est la même pour les hommes et pour les femmes. La distinction entre une essence masculine et une autre essence féminine est en contradiction avec le concept lotusien de non-dualité (funi) qui découle de l'idée centrale de vacuité (non-existence d'un soi fixe). Voir ce que Nichiren dit sur les femmes. héritage du Dharma ou transmission du Dharma.(kechi-myaku, 血脈) Transmission du Dharma d'un maître à un disciple ou, dans un sens plus large, du Bouddha aux êtres humains. Aussi Dharma ou enseignement transmis. Le Shoji Ichidaiji Kechimyaku Sho (Transmission du Dharma unique, vital et essentiel) dit : "Le Dharma unique, vital et essentiel que le Bouddha transmit à tous les êtres vivants est Myoho-Renge-Kyo". Dans le bouddhisme de Nichiren, la transmission de l'enseignement essentiel contenu dans le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren heures
Dans le Japon ancien, on désignait temps et directions par
douze animaux différents. L'heure japonaise (koku)
équivalait à approximativement à deux de nos heures,
leur durée variant légèrement selon les saisons Hiboku
poisson mythique qui n'a qu'un oeil, si bien que le mâle et la femelle
doivent rester ensemble toute leur vie. Hiei voir Mont Hiei (Hieizan) higan voir autre rive hijo (non-sensitif) Hiki Yoshimoto ou Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto ou Daigaku Saburo 大学三郎 (1202-1286). Maître officiel du confucianisme pour le shogunat de Kamakura. Il étudia le confucianisme à Kyoto et avait servi l'empereur retiré Juntoku. Plus tard, il vint à Kamakura où il fut employé par le gouvernement militaire en tant que spécialiste du confucianisme. Il aurait été le fils de Hiki Yoshikazu, personnage important dans les cercles gouvernementaux de Kamakura. On pense qu'il devint disciple de Nichiren vers 1260. La tradition voudrait qu'il ait décidé de suivre son enseignement après avoir lu une ébauche du Rissho Ankoku Ron ("Traité pour la pacification du pays par l'établissement du Dharma correct"). Il construisit le temple Myohon-ji à Hikigayatsu, à Kamakura et se fit moine en prenant le nom de Nichigaku. C'est à sa femme que Nichiren écrivit le gosho Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo. hiko. "Fils du soleil", ancien nom donné aux princes et souvent attribué aux kami shinto ancêtres de la famille impériale. Hiko Hohodemi no Mikoto. D'après le Kojuki, il aurait été le grand-père de l'empereur Jimmu Hiko Nagisatake Ugaya Fukiaezu no Mikoto (abrége souvent en Ugaya Fukiaezu). Kami shintoïste, arrière petit fils d'Amaterasu Omikami. D'après la légende il serait le père du premier Empereur Jimmu Himatala Dirigeant de l'ancien royaume de Tukhara l'Inde du Nord, environ 600 ans après la mort de Shakyamuni. Selon le Daito Saiiki Ki, le roi Krita du Cachemire persécuta les moines et nonnes bouddhistes. En apprenant cela, Himatala marcha sur le Cachemire à la tête de trois mille guerriers. Il en choisit cinq cents pour l'accompagner au palais. L, sous prétexte d'offrir des présents au roi Krita, ils s'approchèrent de lui et le tuèrent avec les sabres dissimulés dans leurs robes. Après quoi on rapporte que le bouddhisme put prospérer à nouveau au Cachemire. Hinayana
[bouddhisme]
ou Theravada (shojo,
小乗,
xiaosheng). Littéralement
"Petit Véhicule". Un des deux principaux courants du
bouddhisme, l'autre étant le Mahayana.
Ce fut à l'origine un terme péjoratif utilisé
par les bouddhistes du Mahayana qui reprochaient
à ceux qui pratiquaient ces enseignements de n'être préoccupés
que par leur libération personnelle et d'être indifférents
au salut des autres. Après la mort de Shakyamuni, l'Ordre bouddhique
connut divers schismes et en vint à se diviser en dix-huit
ou vingt écoles. Les moines de ces écoles, dans leur
souci de préserver les enseignements du Bouddha, eurent de plus
en plus tendance à se cloîtrer dans leurs monastères
où ils se consacrèrent au maintien des préceptes
monastiques et à la rédaction des exégèses
doctrinales. Ils perdirent peu à peu de vue le but premier du bouddhisme,
qui est de libérer tous les êtres de la souffrance. Vers
la fin du Ier siècle avant notre ère, ou au début du Ier
siècle, un nouveau groupe de bouddhistes émergea, composé
de personnes qui n'étaient pas satisfaites par ce qu'elles percevaient
comme l'académisme stérile des premières écoles.
Ces nouveaux bouddhistes pratiquèrent parmi les laïcs, se
donnant à eux-mêmes le nom de bodhisattvas, et se fixant
pour but de sauver tous les êtres. Ils appelèrent leur enseignement
Mahayana (Grand Véhicule) pour indiquer
que cet enseignement avait la capacité de conduire le plus grand nombre
de personnes à l'Eveil, et désignèrent les écoles
traditionnelles du nom de Hinayana ("Petit Véhicule").
Zhiyi identifie le Hinayana
à l'enseignement "tripitaka",
le premier des quatre enseignements de la
doctrine, et aux douze ans d'enseignements de la période
Agon, la seconde des cinq périodes. L'enseignement représentatif du Hinayana
est celui des Quatre Nobles Vérités
et les Douze liens causaux. Il considère
les désirs terrestres comme la cause de la souffrance et maintient
qu'elle ne peut être éliminée que par la suppression
des désirs terrestres. A la différence des mahayanistes
qui encouragent à pratiquer au cœur des réalités
sociales pour le bien-être de tous, les disciples du Hinayana
ont pour but d'atteindre le Nirvana "sans-reliquat"
(muyo nehan), état dans lequel le
corps et l'esprit sont annihilés et la renaissance en ce monde
ne se produit plus. Le bouddhisme Theravada
(terme pali signifiant "Doctrine
des Anciens") étant pratiquement la seule de ces premières
écoles encore existantes, le terme Hinayana
est de plus en plus souvent utilisé en référence
au Theravada. Ce bouddhisme est
encore présent au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande, au
Cambodge et au Laos. hindouisme.
Apparu en Inde vers 1500 avant notre ère, l'hindouisme désigne
les pratiques brahmaniques issues du védisme.
On y trouve les notions de renaissances successives, samsara,
karma, nirvana,
prajna, etc. qui seront repris par le bouddhisme.
Mais ce dernier développe et souvent transforme radicalement ces
notions. Ainsi, l'existence de l'Atman (soi
individuel) et de Brahman (Esprit Universel)
sont niés, la fatalité liée au karma combattue. De
nos jours, l'hindouisme subsiste dans de très nombreux courants
dont le brahmanisme, le vishnuisme et
le shivaisme qui se réfèrent respectivement aux dieux majeurs,
Brahma (création), Vishnu
(construction) et Shiva (destruction). Le
Vishnouisme fait une grande place aux avatars
(incarnations occasionnelles des dieux majeurs destinées à
rétablir l’ordre cosmique lorsqu'il est troublé).
Les plus célèbres avatars sont Rama,
le héros du Ramayana, et Krishna,
héros de la Bhagavad Gita. Quant au
très populaire Ganesh, dieu à
tête d'éléphant, il est le fils aîné
de Shiva. Hiranyavati
(Kiren-ga, 熈連河)
Fleuve qui traverse Kushinagara, capitale de l'ancien état
de Malla en Inde du Nord. On dit que Shakyamuni
est entré dans le parinirvana dans un bosquet
d'arbres shala, sur la rive Ouest de ce fleuve.
Selon Xuanzang le Bouddha serait mort au
bord de l'Ajitavati
(ou Airavati ou Ajiravati
ou Achiravati, Ajitabattei-ga
阿恃多伐底. histoire du Japon voir périodes Hiyoku
: (en japonais ancien, signifie “deux ailes”), oiseau mythique
à deux têtes, symbole de l'unité du mari et de la
femme Hiyu hon (Parabole), Chapitre III du Sutra du Lotus Hizo Hoyaku, 秘蔵宝鑰 (La Clef précieuse du grenier des mystères). Ouvrage de Kukai. Vers 830, quand l'empereur Junna ordonna à diverses écoles bouddhiques de soumettre un exposé écrit sur leurs doctrines fondamentales, Kukai présenta le Jujirshin Ron qui définissait les principes essentiels du Shingon. Le Hizo Hoyaku est une version condensée de cet ouvrage. Kukai y récapitule les dix stades de l'esprit et affirme la supériorité des enseignements ésotériques sur les enseignements exotériques. ho (法). Dharma bouddhique qui explicite le réel. Hoando
: bâtiment principal du complexe
monastique de la Nichiren
Shoshu au Taisekiji. Un site très
visuel est consacré à cet ensemble : http : //www.taisekiji.net/.
Hoben pon (chapitre des moyens) Chapitre II du Sutra du Lotus hobo ou hibo (dénigrement du Dharma) Hochu voir Tendai Sandaibu Hochu Hodo [sutras] I. Terme générique désignant les sutras qui furent exposés pendant la période Hodo, la troisième des cinq périodes en lesquelles Zhiyi divise les enseignements du Bouddha. En général, ces sutras réfutent l'attachement au Theravada. Les plus représentatifs sont les sutras Shrimala Gejimmitsu, Konkomyo, Vimalakirti, les trois sutras de la Terre pure et les trois sutras de base de l'enseignement ésotérique (les sutras Vairocana ; Kongocho et Soshitsuji). Hodo II. Mot composé des deux caractères : HO, qui signifie correct d'un point de vue doctrinal, et DO, qui signifie impartial ou universel. Le terme Hodo est alors utilisé pour se référer aux sutras du Mahayana. Hodo Dharan (Sutra du grand dharani, Mahavaipulyadharani) Hoe et Kudokurin : bodhisattva mentionnés dans le Sutra Kegon, engagés dans la pratique religieuse sous la direction du bouddha Vairochana. Hoe enseignait le principe des Dix étapes de la sécurité, et Kudokurin, le principe des Dix étapes de la pratique hoin (sceaux du Dharma, dharma mudra) Hoi-butsu, 宝威仏 ou Hoitokujoo 宝威徳上王仏 (Roi dont la perfection surpasse celle des plus beaux joyaux) Bouddha que l'on disait vivre dans une terre de Pureté mystique (Jomyo), dans la partie orientale de l'univers. Maître du bodhisattva Fugen. Dans le chapitre XVIII du Sutra du Lotus, ce bodhisattva quitte la terre de ce bouddha pour venir dans le monde saha écouter le prêche de Shakyamuni à la cérémonie du Pic du Vautour Hoin Prêtre du temple amidiste To-ji et précepteur du prince au temple Ninna-ji. Hoji [bataille] Bataille que se livrèrent en 1247 les clans Hojo et Miura pour obtenir la Régence. C'est le clan Hojo qui en sortit victorieux hojin (corps de rétribution, sambhogakaya) Hojoju (Sutra de l'éternité du Dharma) Hojo
[clan]. Famille de seigneurs d'ascendance
Taira, dont neuf membres régnèrent
successivement, de 1200 à 1333, sur le bakufu
de Kamakura en tant que Régents
héréditaires (shikken).
Cette période est connue sous le nom de shogunat Kamakura,
du nom de la ville où se trouvait la capitale shogunale. Les
Hojo prirent de l'importance sous le shogun
Minamoto Yoritomo, qui épousa une
femme de leur clan. Le beau-père de Yorimoto,
Hojo Tokimasa (1138-1215), devint le Régent
du jeune héritier du shogun en 1199.
En 1219, lorsque la lignée principale des Minamoto
s'éteignit après un assassinat, les Hojo
étaient déjà au pouvoir, et ils établirent
rapidement les structures légales et institutionnelles du pouvoir
shogunal. Néanmoins, comme il était coutume au Japon, il
laissèrent en place un shogunat fantoche, qui lui-même continua
à diriger un empereur dénué de pouvoir. Le clan Hojo
gouverna le pays de façon efficace jusqu'à la fin du XIIIe
siècle, prenant en particulier la tête de la résistance
contre les invasions mongoles de 1274 et 1281, mais il tendit plus tard
à sombrer dans l'incapacité et la débauche. Le dernier
régent, Hojo Takatoki (1303-1333),
se suicida lors de la restauration menée par l'empereur Go-Daigo
tenno, qui établit le shogunat Ashikaga. Hojo Chikatoki voir Ema Hojo Masako(1157-1225)
Fille aînée de Hojo Tokimasa et
épouse de Minamoto no Yoritomo.
A la mort de Yoritomo en 1199 elle se fit
nonne bouddhiste. Mais loin de consacrer sa vie à la religion,
elle se mit au contraire à remplacer son époux. Son premier
fils Minamoto no Yoriie étant devenu
shogun en 1202, elle le jugea incompétent
et entreprit de le remplacer. Avec l'aide de son père Hojo
Tokimasa, elle le destitua et le remplaça par son deuxième
fils, Minamoto no Sanetomo, en 1203. Puis,
son père ayant comploté pour renverser à son tour
Sanetomo, Hojo Masako l'exila et contrôla
alors totalement le bakufu de Kamakura.
On l'appela Ama Shogun Hojo Mitsutoki voir Ema Mitsutoki Hojo Nobutoki (1238-1323) : gouverneur de la province de Musashi (région correspondant aux actuelles préfectures de Tokyo, Saitama et de l'est de Kanagawa), qui occupa cette position de 1267 à 1273. Il était également connétable de Sado. Alors que Nichiren se trouvait là en exil, à trois reprises, il interdit personnellement à quiconque de lui porter assistance. Hojo Rokuro (mort en 1289) : dans le gosho Les émissaires mongols il pourrait s'agir de Hojo Tokisada, un jeune frère de Hojo Tokiyori. Il fut envoyé au sud, à Tsukushi (actuelle Kyushu), pour participer à la défense contre les Mongols, et l'on dit qu'il y serait mort. Hojo Shigetoki, troisième fils du deuxième régent, Hojo Yoshitoki. Il occupa plusieurs positions importantes et remplissait la fonction de cosignataire auprès de Hojo Tokiyori. Après avoir abandonné sa position, il vécut au temple Gokuraku-ji dont il était le fondateur. Hojo
Tokimune
北条時, seigneur de Sagami (1251-1284). Fils
de Hojo Tokiyori (1227-1263) et huitième
Régent shikken
(de 1268 à 1284) du bakufu de Kamakura.
Avant de devenir Régent, il est l’adjoint de Hojo
Masamura durant quatre ans, jusqu’en 1268. Adepte du bouddhisme
Zen, il est le destinataire de l’une des
onze lettres écrites par Nichiren en 1268 et qui rappelaient à
certains hommes politiques et religieux la justesse des prédictions
du Traité sur la pacification du pays et l'établissement
de l'orthodoxie (Rissho ankoku ron)
écrit huit années auparavant. A sa mort, son fils Sadatoki
(1279-1311) lui succède. Hojo Tokisuke : demi-frère aîné du Régent Hojo Tokimune, En février 1272 il tente d'usurper la régence. Des combats éclatent à la fois à Kyoto et Kamakura. Tokisuke est rapidement défait. Hojo Tokiyori (1227-1263) 北条時頼, appelé nyudo
du Saimyo-ji. Cinquième Régent
du bakufu de Kamakura
en 1246. En 1256, il abandonna la régence à Hojo
Nagatoki, et prononça des voeux bouddhiques au temple Saimyo-ji,
mais continua, en fait, à diriger le pays. C'est à Tokiyori
que Nichiren soumit son Rissho Ankoku Ron en 1260. Hojo Tomotoki (1193-1245), seigneur Shikibu ; un jeune frère de Hojo Yasutoki. Hojo Yoshitoki (1163-1224) deuxième Régent du bakufu au moment du soulèvement de Jokyu. Désigné souvent par son titre de Gon no Tayu. Il commence par éliminer ses rivaux du clan Minamoto. L'empereur retiré Go-Toba tente de reprendre le pouvoir mais Yoshitoki se réconcilie avec les Minamoto et défait les troupes de Go-Toba en 1221. Les Hojo descendant d'une branche du clan Taira, il fut appelé "Général Taira", bien que son père et lui aient soutenu Minamoto no Yoritomo dans sa campagne contre la domination Taira. Hojo Yasutoki
(1183-1242), troisième Régent
du bakufu de Kamakura.
De 1219 à 1238, Yasutoki fut aussi
le gouverneur de la province de Musashi (une
région comprenant actuellement Tokyo,
la préfecture de Saitama
et une partie de la préfecture de Kanagawa). Hojo Yoshimasa (1243-1281) : haut fonctionnaire du gouvernement de Kamakura. En 1276, il occupa la position de rensho (cosignataire) en tant que second du régent Hojo Tokimune. Il était également seignieur des provinces de Suruga et de Musashi. Il renonça à sa position pour devenir moine en 1277. Hokaibonji (Souhait-de-Brahma-Mer-de-Joyau, Baohaifanzhi). Selon le Sutra de la fleur de miséricorde, incarnation passée de Shakyamuni. Grand chambellan du Santirna, il fit vœu de sauver ce pays qui était devenu un repaire de criminels alors que le roi et les très nombreux princes (mille) était partis se réfugier en Terre pure. hokaijoin,
法界定印. Position des mains lors de la méditation,
dans de nombreuses écoles bouddhistes ; la main gauche sous la main droite
ou le contraire, selon les rites. Hoki-bo (Nikko) hokkai (monde des dharma, dharma datu) Hokke, 法華 1. (Fleur du Dharma, Fahua) A bréviation de Hokkekyo, le Sutra du Lotus. Hokke est une autre prononciation des deux caractères de renge, signifiant lotus. Hokke, 法華 2. Abréviation de Hokke-shu, Ecole du Lotus. Dans les écrits de Nichiren, autre nom pour l'école Tendai. Hokke-denki, 法華伝記 (Le Sutra du Lotus et sa tradition, Fa-hua-chuan-chi). Oeuvre de Seng-xiang, moine chinois du VIIIe siècle qui expose la supériorité de la traduction du Sutra du Lotus par Kumarajiva sur les autres traductions en chinois. Il relate également de nombreuses histoires de bienfaits dus aux cinq pratiques merveilleuses : 1) enseigner le Sutra du Lotus ; 2) le lire et le réciter ; 3) le transcrire 4) l'écouter 5) faire des offrandes au Sutra du Lotus. Hokke Gengi, 法華玄義 (Sens profond du Sutra du Lotus ou Sens occulte de la fleur du Dharma, Fahua xuanyi) exposé fait par Zhiyi et recueilli par son disciple Guanding. L'un des trois ouvrages principaux de Zhiyi, avec le - Hokke Mongu et le Maka Shikan. En affirmant que l'essence du Sutra dans sa totalité est exprimée dans son titre, Zhiyi étudie le titre du Sutra du Lotus, "Myoho-Renge-Kyo", du point de vue des cinq principes majeurs que sont le nom, l'essence, la qualité, la fonction et l'enseignement. Du point de vue du nom, par exemple, il donne une interprétation exhaustive de chacun des cinq caractères de Myoho Renge Kyo. Hokke Gengi Shakusen, 法華玄義釈籤, parfois abrégé en Sen (Annotations sur le Hokke Gengi ou Tablettes explicatives du sens occulte de la fleur du Dharma, Fahua xuanyi shiqian). Commentaire détaillé de Zhanlan (Miao-lo) sur le Hokke Gengi de Zhiyi. Quand Zhanlan enseignait le Hokke Gengi sur le Mont Tian tai, il répondait aux questions de ses auditeurs. Plus tard, il organisa son exposé, y incorporant les réponses qu'il avait données, l'intitulant Hokke Gengi Shakusen. Dans cet écrit, il clarifie les enseignements de Zhiyi du point de vue théorique aussi bien que pratique et introduit également les dix principes de non-dualité. Dans la tradition de Zhiyi, il met aussi l'accent sur la suprématie du Sutra du Lotus, en réfutant les points de vue divergents des écoles Huayan (Kegon) et Faxiang (Hosso) qui étaient florissantes de son temps. Hokke Genron, 法華玄論. (Traité sur la profondeur du Sutra du Lotus). Commentaire sur le Sutra du Lotus fait par Jizang du point de vue de l'école Sanlun (Sanron). Dans cet ouvrage, Jizang cite de nombreux traités et sutras tels que le Sutra Kegon, le Sutra du Nirvana et le Daichido Ron, et présente le contenu de ces textes aussi bien que ses propres interprétations du Sutra du Lotus. Hokke Genzan. (Eloge de la profondeur du Sutra du Lotus ou Glorification du mystère du Lotus). Commentaire sur le Sutra du Lotus écrit par Cien du point de vue de la doctrine Rien-que-conscience de l'école Faxiang (Hosso). Il y critique l'interprétation de Zhiyi du Sutra du Lotus, en affirmant que la doctrine du Véhicule unique exposée dans le Sutra est un simple expédient, alors que celle des Trois Véhicules représente la vérité. Hokke-giki 法華義記 ou Hokekyo-giki 法華経義記 (Notes sur le Sutra du Lotus). Ouvrage de Fayun (467-529) où il analyse la traduction chinoise de Kumarajiva. Cet ouvrage impressiona le prince Shotoku qui en fit un commentaire, le Hokke Gisho. Hokke Gisho,
法華義疏 (Annotations sur la signification du
Sutra du Lotus) Hokke Gohyaku-mon-ron voir Gohyaku-mon-ron Hokke-ji
奈 良 (temple de la Fleur du Dharma)
fondé par Nissho à Kamakura
dans le quartier Hama-do. A distinguer du
Hokkekyo-ji fondé par Toki
Jonin Hokke
kyo 法華經 (Fahuajing).
Littéralement Sutra de la fleur du Dharma. Abréviation
de Myohorengekyo, Miaofalianhuajing
(littéralement Sutra de la Fleur du Lotus du Dharma Merveilleux), titre de la traduction par Kumarajiva du Saddharma pundarika sutra. Hokkekyo-ji
ou Nakayama Hokekyo-ji
temple fondé par Nichijo (Toki
Jonin). Il résulte en fait de la fusion en 1545 de deux temples
voisins : le Hommyo-ji fondé par Nichiko,
le fils de Ota Jomyo et du temple Hokke-ji à Wakammiya
fondé par Toki Jonin.
Actuellement il est surtout connu pour ses rertaites ascétiques
"aragyo"
de cent jours. Hokke Mongu, 法華 文句 abr. de Myohorengekyo mongu (Mots et phrases du Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Fahua wenju, abr. de Miaofa lianhuajing wenju). Un des traités fondamentaux du Tian tai. Rédigé par Guanding (561 – 632) à partir des enseignements de son maître Zhiyi (538 – 597) sur le Sutra du Lotus. Ce traité d'environ quatre cents pages, propose un découpage thématique du Sutra du Lotus et, pour chacun de ses chapitres, une analyse très poussée de certains mots et phrases. Cette interprétation que propose Zhiyi a marqué profondément tout le courant ultérieur de compréhension du Lotus. En savoir plus Hokke Mongu Fusho Ki, 法華文句輔正記, abrégé en Fusho Ki (Supplément au Hokke Mongu Ki). Ouvrage de Daoxian (Dosen), moine de l'école chinoise Tian tai. Il y commente principalement le Hokke Mongu Ki de Zhanlan et occasionnellement des passages du Sutra du Lotus et du Hokke Mongu de Zhiyi. Ce qu'en dit Nichiren Hokke Mongu Ki, 法華文句記 (Shoki, Fahua wenjuji). Annotations sur le Hokke Mongu ou Commentaire des Mots et phrases du Sutra du Lotus). Ouvrage de Zhanlan, disciple de Zhiyi. Zhanlan donne des interprétations claires et détaillées de la doctrine de Zhiyi et réfute les interprétations du Sutra du Lotus avancées par les écoles Huayan (Kegon), Sanlun (Sanron) et Faxiang (Hosso). Il participe également à la controverse concernant la place du chapitre Zokurui* (XXII), après le chapitre Jinriki* (XXI) ou à la fin du Sutra. Il soutient le point de vue de Kumarajiva qu'il doit être placé après le chapitre Jinriki, en réfutant les arguments donnés par Cien et Xuanzang. hokke nehan ji (période Lotus et nirvana, saddharma pundarika mahapari nirvana) Hokke Ron (Traité sur le Sutra du Lotus). Ouvrage attribué à Vasubandhu. Il contient une salutation en hommage aux Trois trésors du Sutra du Lotus, que Nichiren a peut-être interprétée comme une expression de dévotion au Dharma merveilleux. Hokke-Shingon. Syncrétisme des écoles Tendai et Shingon. Au XIIIe siècle l'enseignement de l'école Tendai était fortement influencé par l'ésoterisme Shingon. C'était néanmoins la seule école où le Sutra du Lotus encore honoré. Avant l'instauration par Nichiren de l'école du Lotus (Hokke shu) c'était le moins mauvais endroit pour étudier le bouddhisme du Mahayana définitif. Hokke shu, 法華宗 (Fahua zhong). Ecole du Lotus. Originellement désigne l'école Tendai, parce qu'elle se base sur le Sutra du Lotus. Après la venue de Nichiren, qui affirma la suprématie de ce sutra parmi tous les enseignements de Shakyamuni, le terme Hokke shu en vint à désigner le bouddhisme qu'il établit. Hokke Shuku 法華秀句 (Principes exceptionnels du Sutra du Lotus). Ouvrage de Saicho expliquant pourquoi l'école Tendai, qui se base sur le Sutra du Lotus, est supérieure aux écoles Hosso, Sanron, Kegon, Shingon et autres. Il fut écrit pour réfuter les arguments de Tokuichi, moine de l'école Hosso, qui affirmait que certains êtres sont par nature éternellement incapables d'atteindre l'état de bouddha, et que les enseignements des Trois Véhicules sont vrais tandis que celui du Véhicule unique est provisoire. Dans son ouvrage, Saicho établit dix points de supériorité du Sutra du Lotus à la lumière desquels il démontre sa suprématie sur tous les autres enseignements. Hokke sempo (Méthode de repentance du Sutra du Lotus ou Samadhi de la Repentance, Fahua sanmei xingshi. Ouvrage de Zhiyi abusivement attribué à Huisi. Il forme avec le Fandeng sanmei xingfa (Méthode de repentance du Fangdeng) un suplément pratique au Maka Shikan. Zhiyi décrit les quatre formes de concentration (shishu-sammai) et en particulier la méditation sur le Sutra du Lotus, hokke zammai qui consitait en une marche autour d'une plate-forme de méditation et une méditation assise pendant 21 jours. Certains auteurs voient dans cette méditation l'origine de la pratique instaurée par Nichiren. Hometsujini (Sutra du déclin du Dharma) Homma ou Honma Rokuro Zaemon abr. de Homma Rokuro Zaemon no-jo Shigatsura Vassal de Hojo Nobutoki. Son fief se trouvait à Echi dans la province de Sagami, mais il fut aussi nommé intendant (jito) de l'île de Sado et shugo de Niiho à Sado. Après l'exécution manquée à Tatsunokuchi, Nichiren resta prisonnier pendant presque un mois dans la résidence du seigneur Homma à Echi, puis fut exilé à Sado sous sa garde. Peu après le débat de Tsukahara, Nichiren parla à Homma en particulier et lui recommanda de se rendre de toute urgence à Kamakura avec ses hommes, car une révolte y aurait bientôt lieu. On rapporte que lorsque Homma apprit que cette prédiction était exacte, il renonça à sa croyance en la Terre pure hommes
[monde des] ou monde-état des
humains
(ningai
人界, manusya).
Cinquième des
dix mondes-états dans la classification
de Zhiyi. Ce qui
le distingue des autres mondes, c'est la possibilité de rencontrer
l'enseignement bouddhique et de devenir bouddha dès cette existence.
En cela ce monde est préférable même à celui
des esprits célestes, les "dieux" (6e monde) qui jouissent
pourtant d'une grande félicité mais restent prisonniers
des six mauvaises voies, en d'autres termes
qui restent soumis au cycle des renaissances. En tant qu'état de
vie, le monde des humains se distingue des autres par des capacités
propres à l'homme : la réflexion, la prise de conscience
mais également le rire, le désir et la possibilité
de transmission aux autres de l'expérience acquise. Il incombe
aux humains d'évoluer vers la neuvième conscience et d'en
faire bénéficier tout leur environnement. Voir
dix mondes et le tableau
des 10 mondes.
Ce qu'en dit Nichiren.
hommes de foi sincère voir kulaputra Honen
法然 (1133-1212) : Également connu sous le nom de Genku
(Vacuité de l’Origine). Moine japonais fondateur de l’école
de la Terre pure (Jodo shu) au Japon.
Avant lui, Ryonin (1073-1132) avait déjà
établi l’amidisme au Japon d’une
façon indépendante (en fondant l'école "Yuzu Nembutsu") mais
c’est la pensée de Honen qui
a donné à ce mouvement les caractères originaux que
nous lui connaissons aujourd’hui encore. Lire
la suite hongaku (Eveil primordial, benjue) Hongaku-ji abr. de Myogonzan Hongakuji. Temple de l'école Nichiren fondée en 1436 par Ichijoin Nisshutsu. Le second grand patriarche du temple, Nitcho (1421-1500), aurait rapporté du Mont Minobu une partie des cendres de Nichiren si bien que le temple fut applelé Higashi Minobu (Minobu de l'Est) Hongan-ji. Temple principal de l'école Jodo Shin ou Véritable Ecole de la Terre pure, fondée par la fille de Shinran, la nonne Kakushin, et les disciples de Shinran en 1272. En 1602, Kyonyo, le frère aîné du douzième principal Junnyo, fonda un temple du même nom avec le soutien de Tokugawa Ieyasu. Dès lors, le temple d'origine fut appelé Nishi (ouest) Hongan-ji, et le nouveau, Higashi (est) Hongan-ji. Le Higashi Hongan-ji est le temple principal de la branche Otani de l'école, et l'autre celui de la branche Hongan-ji. Tous deux se trouvent à Kyoto. Hong Yen (Hung Yen, Hong Ren). Vassal loyal du duc Yi Wei gong. Alors qu'il était en voyage, des ennemis attaquèrent l'Etat de Wei et tuèrent le duc Yi. Après quoi ils le dévorèrent, ne laissant que son foie. Quand Hong Yen revint et vit le carnage, il s'éventra lui-même et inséra le foie de son seigneur dans son propre estomac pour protéger ce qui restait du corps de son seigneur d'outrages supplémentaires. honji-suijaku setsu. (essence de la racine et manifestation de la trace). Théorie à la base du syncrétisme shinto-bouddhique développée lors de la période Heian : qui distingue la réalité fondamentale et les traces manifestées. C'était à l'origine un terme bouddhique pour distinguer la nature atemporelle (métaphysique) du bouddha (honji) et le Bouddha historique Shakyamuni. Appliquée au shintoïsme la théorie permit de concilier les bouddhas, considérés comme honji, et les déités shinto considérées comme des incarnations (suijaku). Théoriquement honji et suijaku étaient inséparables sans prédominance hiérarchique. Cependant au début de la période Nara les divinités honji furent considérées comme plus importantes que les kami (suijaku). Mais lors de la période Kamakura la tendance s'inversa et de nombreux courants affirmaient la supériorité des déités shinto proclamées honji alors que les divinités étrangères étaient déclarées suijaku. Cette dernière théorie fut appelée han-honji-suijaku setsu ou shinpon-butsuju setsu. Honjo-ji (temple] Temple du courant nichirenien (Honsei) fondé en 1320 dans la province d'Echigo par Nichii pour en faire la quartier général de cette branche qui prit le nom de Hoke (Hokke-shu) en 1898. Hongren
弘忍 (Konin), (601-674). Cinquième patriarche
du bouddhisme Chan (Zen)
en Chine. A sept ans, il devint le disciple du quatrième patriarche
Daoxin et reçut la transmission de ses
enseignements après avoir pratiqué en suivant ses directives
pendant trente ans. Après la mort de son maître, il vécut
sur le Mont Huang-mei et eut de nombreux
disciples. Le bouddhisme Chan fut florissant
à son époque. Parmi ses disciples les plus notoires, on
trouve Huineng, qui devint le sixième
patriarche. Shen-xiu, autre disciple important,
fonda l'école Chan du Nord tandis
que l'enseignement de Huineng fut appelé
l'école du Sud. Honma Rokuro Zaemon-no-jo voir Homma honmon (enseignement essentiel ou primordial) Honmon
butsuryu shu
Ecole du courant nichirenien fondée par Nichiryu
(1385 - 1464) et réformée par Nissen
(1817 - 1890) L'école reconnaît la primauté des 14
derniers chapitres (honmon) du Sutra
du Lotus et un seul bouddha, Shakyamuni. Le courant est lié
à Nichiren par la récitation de Namu
Myoho Renge Kyo et l'étude de ses écrits. Honmon-ji
d'Ikegami, 本門寺 (Temple
de l'Enseignement primordial). Temple de l'école Nichiren, construit
en 1317 à Otaku (Tokyo) sur les lieux
où Nichiren mourut, par son disciple Nichiro
(1243- 1320) Deux fois détruit (incendie en 1710 et bombardement
durant la Seconde guerre mondiale), seule la pagode à cinq étages
subsiste aujourd'hui. Honmon-ji (本門寺) de Kitayama. (Temple de l'Enseignement primordial). Temple fondé par Nikko à Kitayama, département de Shizuoka. Nikko assure la direction de ce temple durant une trentaine d'années, jusqu'à sa mort. Il y est rejoint par un autre des moines aînés, Nitcho. Les tombes de Nikko et Nitcho se trouvent au Honmon-ji. C'était à l'origine le séminaire d'Omosu, de la Nichiren Shoshu, mais, en 1941, il fut affilié au temple Kuon-ji sur le Mont Minobu, temple principal de la Nichiren Shu. Honmon Shoshu Ecole se réclamant de Nichiren dont le centre est à Fujisan Kuon Jyozai-in (Taihei Kyodan) ou Nishiyama Honmon-ji. Ecole de la lignée de Nichimoku et qui revendique l'autenticité du Honmon Kaidan, se basant sur le fait que leur temple fut sanctionné par un décret de l'empereur Go-Daigo en 1335, répondant au voeu de Nichiren de voir son enseignement et l'estrade d'ordination reconnu par un souverain. Honno-ji Le
temple à Kyoto fondé par Nichiryu
et actuellement le temple principal de la Honmon
Hokke Shu (fondée en 1423 sous le nom de Happon-ha). honnu (état primordial) Honoré du monde (Seson, Bhagavat). L'un des titres honorifiques d'un bouddha. Le terme sanskrit bhagavat peut aussi être traduit par "bienheureux". Honorés [les] voir deux cents Honorés Honorés du Ciel ou Vénérés cesestes : dans le confucianisme, les Trois Augustes [Fu Xi, Shennong, et Huangdi], les Cinq empereurs [Shao-Hao, Zhuang-Xin, Di-Kao, Tang-Yao et Yu-Shun], et les Trois rois fondateurs [Yu, de la dynastie Xia, Cheng Tang de la dynastie Shang et Wen de la dynastie Zhou]. Hon'yaku Myogi Shu (Dictionnaire de la prononciation et de la signification des termes bouddhiques). Dictionnaire des transcriptions chinoises et des définitions de termes bouddhiques sanskrits terminé en 1143 par Fayun. Il aurait mis vingt ans à compiler ce texte. Ce dictionnaire sanskrit-chinois contient quelque 2 040 articles répartis en soixante-quatre sections, et constituait un outil indispensable pour les traducteurs. honzon (objet de vénération, benzun) : représentation, généralement sculptée, d’un bouddha ou d’un maître à qui s’adressent la vénération et les offrandes. Principale effigie d’un temple ou d’une chapelle. Lorsqu’il s’agit des honzon que Nichiren commença d’inscrire après la persécution de Tatsunokuchi, on utilise le mot gohonzon, avec un préfixe de respect. Hoon Jurin, 法苑珠林 (Forêt de joyaux dans le jardin du Dharma). Anthologie des termes bouddhiques. Ouvrage de Daoshi sous la dynastie des Tang. Il classe les termes et les concepts apparaissant dans divers textes bouddhiques en cent catégories générales ayant chacune un titre détaillé, et les explique. C'est un ouvrage de référence valable non seulement pour l'étude du bouddhisme, mais aussi pour celle de l'histoire et de la littérature chinoises. Horen nom religieux de Soya Kyoshin Horenko. Nonne mentionnée dans le 8e volume du Sutra Shuryogon. Parce qu'elle avait commis la faute de prononcer de grands mensonges, des flammes furieuses émanèrent de toutes les parties de son corps, et elle tomba vivante dans l'enfer avici. Horyu-ji
法隆寺. Temple fondé par le prince Shotoku
en 607 et transformé en monastère par l'école Hosso.
Le plus ancien temple bouddhique encore existant au Japon (et la plus
ancienne structure en bois du monde). Hoshi bon (chapitre Maître du Dharma) Chapitre X du Sutra du Lotus. ho shie (appuis du Dharma) Hoshina Goro Taro 星名五郎太郎. Disciple laïc de Nichiren de la province d'Awa, converti probablement entre 1264 et 1267 lors du séjour de Nichiren dans cette région. Il aurait été vassal du seigneur d'Okitsu qui s'était également converti à cette époque. D'après le gosho Réponse à Hoshina Goro Taro, le seul connu lui étant adressé, on peut déduire que Hoshina avait peut-être été auparavant un adepte du Shingon mais qu'il avait conservé une foi pure après s'être converti au bouddhisme de Nichiren. Hosho
[bouddha] (Ratnasambhava).
L'un des cinq bouddhas de la Sagesse du bouddhisme ésotérique. Hosho Ron, abréviation de Kukyo Ichijo Hosho Ron, 究竟一乗宝性論 (Sur le véhicule précieux de la boddhéité). Traité attribué à Saramati et traduit par Ratnamati (vers 500). Il réfute les doctrines du Theravada et argumente que, puisque tous les êtres humains possèdent l'état de bouddha, même les personnes des Deux véhicules et les icchantika peuvent atteindre la boddhéité. Hozo Nyorai, 宝相如来 (Ainsi-Venu Signe précieux, Ratnaketu). D'après le chapitre IX du Sutra du Lotus, nom que porteront les 2000 auditeurs-shravakas dans les âges à venir. hosshaku kempon. Littéralement "Rejeter le transitoire et révéler le véritable". Le fait que le Bouddha rejette son identité éphémère et provisoire pour révéler sa véritable nature. Dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus, Shakyamuni nie son identité provisoire de Bouddha qui atteignit pour la première fois l'Eveil dans cette vie à Bodhgaya (sho shogaku) et fait part de son Eveil primordial à l'époque atemporelle (gohyaku jintengo - kuon jitsujo). hosshi (maître du Dharma, dharma bhanaka) Hosshi kudoku hon (Bienfaits du Maître du Dharma ) Chapitre XIX du Sutra du Lotus hosshin (corps de dharma, dharmakaya) hossho (nature de dharma, dharmata) Hosso
shu, 法相宗
(Ecole des Préceptes ou Caractéristiques
des dharma ou Aspect des dharma, Faxiang
zong). Ecole bouddhique chinoise introduite au Japon à la
période de Nara. Cette école est
également appelée “école du Rien-que-Conscience”. Elle est fondée sur les doctrines du
“Rien-que-Conscience” de Maitreya
natha, Asanga, Vasubandhu
et Dharmapala. Elle enseigne que tous les
phénomènes dérivent de la conscience
alaya (8ème conscience). Hotchi Ron voir Abidatsuma Hotchi Ron Hoto bon abréviation de Ken Hoto bon (Tour aux Trésors ou Vision du Précieux stupa, Jian baota pin) ; chapitre XI du Sutra du Lotus hoto ji (période de Déploiement, vailpulya) hotoke no ontsukai (envoyé du Bouddha) Houei-k'o voir Hui-ko Houei-neng voir Hui-neng Houei-Tsong voir Hui-zong hoza (lieu du Dharma ) Hozo [bodhisattva] nom d'Amida à l'époque où il fit ses 48 vœux. Voir Dharmakara Hsuan-tsung voir Xuan Zong Hua voir Mont Hua. Huacheng yu pin (Parabole de la ville illusoire, Kejo yu hon) Chapitre VII du Sutra du Lotus. Huaigan (Huai-kan, Ekan, 懐感). Moine de l'école de la Terre pure dans la Chine des Tang. Il étudia d'abord la doctrine Faxiang (Hosso) et les préceptes bouddhiques. Insatisfait, il se tourna vers la doctrine de la Terre pure. Incapable de croire que l'on pouvait renaître directement dans cette terre en méditant sur le bouddha Amida, il se mit à la recherche de Shandao, le troisième patriarche de l'école, et lui avoua ses doutes. Suivant les directives de Shandao, il médita sur le bouddha Amida pendant trois ans. On rapporte qu'il aurait ainsi réalisé l'essence de l'enseignement de la Terre pure. Il commença à écrire le Shaku Jodo Gungi Ron afin de dissiper les doutes concernant cette doctrine, mais mourut avant de l'avoir achevé. Cet ouvrage fut plus tard compilé par Huai-yun. Hua-yan (Houa-yen) [école]. Voir Kegon. Huai-yun. Moine sous la dynastie des Tang qui étudia le Kegon avec Fazang (643-712), le troisième grand patriarche et théoricien de l'école Kegon. Huan [duc de] (<-685 à -643>). Quinzième souverain de l'Etat de Qi. Il réforma le système militaire et s'efforça d'accroître la richesse et la force militaire de son État. Lorsque les seigneurs féodaux se rassemblèrent pour former une ligue, il en prit la tête, devenant le premier "Hégémon" de l'époque des Printemps et des Automnes. A la fin de son règne, toutefois, il commença à négliger les affaires de l'État, ce qui entraîna le déclin de Qi. huang. Traduit habituellement par "auguste". Titre réservé aux divinités. Qin Shihuang l'associa au titre di (souverain) pour former "huangdi" empereur. Huangdi
黄帝 ou l'Empereur Jaune. (-2698/-2597).
L'un des trois souverains légendaires de la Chine antique (Les
trois Augustes). D'après le Shi Gi
(Mémoires de l'historien), entre autres contributions
majeures à la civilisation, il fut le fondateur de l'art de la
médecine. Ne pas confondre Huangdi
黄帝 avec huangdi 皇帝 qui signifie "empereur"
et qui a été utilisé pour la première fois par Qin
Shi Huangdi 秦始皇 (-260 <-247/-221> - 210). Hua-To (Houa T'o) Médecin de la dynastie des Han postérieurs (25-220) que l'on disait particulièrement habile chirurgien. Quand l'acupuncture et les médicaments se révélaient inefficaces, il donnait à ses malades des narcotiques et effectuait des opérations chirurgicales. Il mit au point une méthode d'exercices physiques qu'il pratiquait lui-même. Cela eut pour effet, dit-on, qu'il était encore actif et vigoureux à l'âge de cent ans. Huayan (Guirlande de fleurs, Kegon, Avatamsaka) Huayanjing (Sutra de la guirlande de fleurs, Kegonkyo, Avatamsaka sutra) Huayanzhong (Ecole de la Guirlande de fleurs, kegonshu ) Huhai voir Ying Huhai Huici, 慧次 (Houei-ts'eu, Eji ), (434-490). Moine qui vécut à l'époque des dynasties du Nord et du Sud. Huiguan 慧観 (Houei-kouan, Hui-kuan, Ekan), (368-438). Moine chinois de la période des dynasties du Nord et du Sud. Il étudia sous la direction de Huiyuan au Mont Lushan 盧山). Entendant parler de Kumarajiva, qui était arrivé à Changan en 401, il devint son disciple et se joignit au travail de traduction du maître. Il écrivit le Hokke Shuyo Jo (Introduction aux principes essentiels du Sutra du Lotus) qui lui valut les éloges enthousiastes de Kumarajiva. Le maître l'exhorta à aller au sud pour y propager le bouddhisme et, après la mort de Kumarajiva, il aurait aidé Buddhabhadra dans sa traduction du Sutra Kegon. Il a participé à la correction des deux traductions chinoises existantes du Sutra du Nirvana et écrivit le Nambon Nehangyo (Version du Sud de ce sutra). Il formula une classification comparative des enseignements du Bouddha en cinq périodes. A la différence de Daosheng, un ancien condisciple qui avait étudié comme lui avec Kumarajiva qui soutenait que l'on peut atteindre l'Eveil complet instantanément, Huiguan soutenait qu'il s'obtient graduellement au cours de la pratique. Ses écrits comprennent le Benshu Ron (Distinguer entre les divers enseignements), le Ron Tongo Zengo Gi (Traité sur l'atteinte soudaine et l'atteinte graduelle de la boddhéité) et divers autres ouvrages. Huiguang 1. 慧光 (Houei-kouang, Eko), (468-537). Fondateur de l'école Sifen-lu (Shibun Ritsu) en Chine, pendant la période des dynasties du Nord et du Sud. A l'âge de treize ans, il renonça à la vie séculière et étudia principalement les vinayas, ou règles de discipline monastique, faisant des efforts pour promouvoir les préceptes établis dans le Sifen-lu, (Quatre parties du Vinaya) les vinayas de l'école Dharmagupta. Quand Bodhiruchi et Ratnamati traduisirent le Jujikyo Ron en chinois, Huiguang se joignit à leur travail et écrivit un commentaire sur ce traité. Il est donc considéré comme le fondateur de l'école Dilun (Jiron-shu) qui fit de ce traité son texte de base. Plus tard, il fut nommé superviseur national des moines et appelé "maître de discipline de la nation". Parmi les maîtres des trois écoles du Sud et des sept écoles du Nord, il vécut juste avant Zhiyi et fut l'un des sept maîtres du Nord. Ses ouvrages comprennent le Ninnokyo Sho (Annotations sur le Sutra Ninno), le Shibunritsu Sho (Annotations sur le Shibunritsu) et le Ron Sho (Annotations sur le Jujikyo Ron). Huiguang 2. (Houei-Kouang), (534-613). Disciple de Paramartha, fondateur de l'école Shelun-zong (Cho-louen) (Shoron) en Chine. Il était célèbre pour son observance rigoureuse des préceptes et sa profonde connaissance du bouddhisme. Huiguo (Houei-kouo, Keika, 恵果), (746-805). Moine chinois de la dynastie des Tang et septième patriarche du bouddhisme ésotérique. Enfant, il devint le disciple de Amoghavajra et à vingt ans reçut de lui la doctrine ésotérique du Monde de la Matrice et du Monde du Diamant. Plus tard, il fut nommé au service de l'autel du palais impérial à Changan. Il fut révéré par le peuple pour sa vertu et il eut de nombreux disciples. Kukai, le fondateur de l'école japonaise Shingon, fut l'un d'eux. Huiheng (Houei-Heng), (515-589) Moine ayant vécu à l'époque des dynasties du Nord et du Sud qui fut nommé administrateur général des moines en 586. Son débat avec le Grand-maître Zhiyi est mentionné dans le Zoku Koso Den (Supplément au recueil de biographies des moines éminents) Huike ou
Huiko, 慧可(Houei-k'o,
Eka), (487-593). Second patriarche du bouddhisme
Chan (Zen) en
Chine. Dans sa jeunesse, il étudia le confucianisme,
la philosophie de Laozi et de Zhuangzi
et les écrits bouddhiques. Il entra dans l'Ordre bouddhique sous
la direction de Baojing sur le Mont Xiang.
Après avoir pratiqué en divers lieux, il revint au Mont Xiang à l'âge de trente-deux
ans. A quarante ans, il se rendit au temple de Shaolin-si
sur le Mont Song pour rechercher l'enseignement
de Bodhidharma. On raconte que, lorsque
l'entrée de la pièce où se trouvait Bodhidharma
lui fut refusée, il montra sa sincérité en se coupant
un bras. Il pratiqua à Shaolin-si
pendant six ans et Bodhidharma lui confia
finalement la doctrine Chan. Après la mort
de Bodhidharma,
Huiko se rendit à Ye,
capitale de la dynastie des Wei
orientaux et y propagea la doctrine Chan.
L'opposition d'autres écoles bouddhiques, et les persécutions
infligées au bouddhisme en général par l'empereur
Wu (Yu Wenyong)
de la dynastie des Zhou
du Nord, l'obligèrent plus tard à s'exiler et il se
retira au Mont Wangong. Là, il eut à
son service Seng-can à qui il transmit
son enseignement. Hui li 慧, (Hwui Li) moine bouddhiste de l'époque des Tang, auteur de l’Histoire de Maitre Xuanzang du temple de la Grande Compassion (大慈恩寺三藏法師傳). Huineng (Houei-neng, Eno, 慧能), (638-713). Fondateur de l'école du Sud du Chan (Zen). Il devint un disciple du cinquième patriarche Hongren (Konin), et, parce qu'il surpassait le principal disciple du maître Shenxiu (Chen-sieou), il fut nommé successeur de Hongren. Après la mort de Hongren, l'école Chan se divisa en deux : l'école du Nord dirigée par Shenxiu et l'école du Sud dirigée par Huineng. Les paroles de Huineng sont conservées dans un ouvrage intitulé le Rokuso Dankyo ou Sutra du sixième patriarche Huisi,
慧思
(Houei-sseu,
Eshi),
(515 – 577). Également connu sous le nom de Grand-maître
des Collines méridionales ou Montagnes du sud (Nanyue
dashi, Nangaku daishi,
南岳大師).
Maître de Zhiyi et troisième patriarche
de l'école Tian tai, en comptant à
partir de Nagarjuna. A quinze ans, il entra
dans la vie religieuse et se concentra sur l'étude du Sutra
du Lotus. Plus tard, il étudia sous la direction de Huiwen
(Emon) qui lui enseigna la méditation
kanjin. En 548, il fut empoisonné par
un moine qui s'était opposé à lui lors d'un débat
et il faillit mourir. En 553, il fut à nouveau empoisonné
par un moine rival. Il survécut aussi à cette tentative,
et, l'année suivante, partit s'installer au temple
Kaiyue-si où il fit des exposés sur le Sutra
Makahannya Haramitsu. En 558, il alla habiter sur le Mont Da-su
pour échapper aux tracasseries de ceux qui lui étaient hostiles.
Sur cette montagne, il copia les sutras Hannya
et le Sutra du Lotus et s'employa à former des disciples.
En 568, il alla sur le Mont Nanyue, dont
on lui donna le nom, et reçut de l'empereur le titre de Grand-maître
de méditation. Parmi ses ouvrages on note particulièrement
le Daijo Shikan Homon. huit actions rebelles. Crimes sanctionnés par le code Taiho, mis en application au VIIIe siècle au Japon. Attenter à la vie de l'empereur ; comploter pour détruire les tombes ou les palais impériaux ; trahir, tuer des parents plus âgés, grands-parents, parents, frères ou sœurs ; tuer l'un des parents âgés de sa femme ou un autre membre respecté de la famille ; manquer de respect à l'empereur ou aux sanctuaires impériaux ; enfreindre le respect dû à ses grands-parents ; et tuer son maître, son tuteur ou son supérieur huit affranchissements voir huit détachements huit catégories : autre nom pour huit enseignements huit cents mérites pour l'oeil et mille deux cents mérites pour la langue. L'interprétation la plus courante est celle de Daosheng, disciple et collaborateur de Kumarajiva. Il part des 10 précepres (ne pas tuer, voler, etc.) qui s'appliquent aux quatre pratiques 1) à ses propres actions 2) à l'enseignement du Sutra du Louts aux autres 3) à la vénération du Sutra du Lotus 4) à la mise en oeuvre du Sutra du Lotus avec joie. Chacune de ces qualités contentant les autres on arrive à 10 x 10 x 4 = 400 mérites. Par ailleurs, toute chose peut être caractérisée comme inférieure, médiane ou supérieure, le niveau supérieur contient les niveaux médian et inférieur, le niveau médian contient seulement le niveau inférieur. On considère les racines oreilles, langue et mental comme appartennat au niveau supérieur et par conséquent elles sont dotées de 1200 mérites (chaque niveau en contenant 400). Les autres racines (oeil, nez, corps) sont considérées comme médianes et sont donc dotées de 800 mérites huit classes d'êtres voir huit groupes huit comparaisons. Comparaisons par lesquelles Shakyamuni illustre la supériorité des préceptes du Mahayana sur le Theravada, d'après le Sutra Shojo Bini. Par exemple, les préceptes du Theravada observés par les auditeurs-shravakas ne procurent même pas un bienfait aussi petit que la taille d'un sabot de vache, tandis que les préceptes du Mahayana observés par les bodhisattvas procurent un bienfait aussi vaste que l'océan. huit consciences voir neuf consciences huit damiers ou huit voies qui se croisent. Image du Sutra du Lotus (chapitres III et VI). A l'origine une étoffe à carreaux pour jouer aux dames et ou aux dés ; puis des enclos tracés en quinconce dont les divisions (semblables à celle de l'étoffe) sont marqués par des cordes. Dans l'iconographie bouddhique c'est une enceinte quatrangulaire divisée en 4 carrés, du milieu desquels s'élève l'arbre bodhi. Ce symole fait référence à l'octuple noble chemin. huit délivrances 1) huit détachements 2) délivrance liée à l'octuple noble chemin huit détachements (hachi-gedatsu
ou hachihaisha 八解脱・八背捨). Huit
méditations par lesquelles on se libère
des liens au monde impermanent : huit dharmas mondains voir huit vents huit difficultés
(hachi-nan ou hachi-nansho,
八難・八難処). Huit lieux ou circonstances dans lesquels il est impossible de
voir le Bouddha ou d'écouter son enseignement. Ce sont : 1) le monde-état d'enfer ; 2) le monde-état des esprits faméliques ; 3) le monde-état d'animalité ; huit écoles (hasshu, 八宗). Les huit principales écoles bouddhiques du Japon avant la période Kamakura (1185-1333). Elles forment historiquement deux groupes, l'un qui comprend les écoles Kusha, Jojitsu, Ritsu, Hosso, Sanron, Kegon, qui connurent leur apogée lors de la période de Nara (710-794), et l'autre les écoles Tendai et Shingon qui apparurent à la période Heian (794-1185). Ce qu'en dit Nichiren huit enfers voir enfer huit
enseignements (hakkyo,
八教). Classification des sutras par Zhiyi qui
dégage quatre groupes en fonction de leur contenu,
puis réexamine les mêmes sutras selon leur méthode
et dégage également quatre groupes. huit époques de la vie du bouddha ou huit événements importants ] (hasso ou hasso-jodo ou hasso-sabutsu, ou sanju-jodo* 八相・八相成道・八相作仏). Alors que la vie du Bouddha historique, Shakyamuni, est très peu connue quantités le légendes se sont formées autour de lui. On a ainsi : 1) la descente du ciel (gaten ou geten) ; 2) la conception dans l'utérus maternel (takukai ou takutai) ; 3) la naissance (shuttai) ; 4) renoncement à la vie en famille (shukke) ; 5) la victoire sur Mara, le tentateur (goma) ; 6) atteinte de la boddhéité (jodo) ; 7) mise en branle de la Roue du Dharma (enseignement) (temporin) ; 8) entrée dans le nirvana (nyu-nehan). Ce schéma s'applique également à la vie de tous les bouddhas. huit erreurs (hachi-ja, 八邪). Le contraire de l'octuple chemin : vue erronée, pensée erronée, parole erronée, action erronée, mode de vie erroné, activité erronée, esprit erroné, concentration erronée. huit excellences du discours du Bouddha (ou huit sons d'excellence). Caractéristiqes du discours du Bouddha lorsqu'il prêche l'enseignement soudain (son Eveil tel quel sans tenir compte des capacité de compréhension de l'auditoire). Ses paroles alors sont 1) agréables ; 2) douces et bienveillantes ; 3) harmonieuses ; 4) inspirant le respect ; 5) viriles et puissantes ; 6) sans errements ; 7) vastes et profondes ; 8) vibrantes sans jamais lasser. huit grands Rois-Lumière voir cinq Rois-Lumière huit groupes Huit
sortes d'êtres célestes qui ont fait le serment de protéger
le Sutra du Lotus : Une liste (nikai hachiban,
二界八番) établit les groupes suivants : huit infractions (hachiju ou hachi-harai, 八重・八波羅夷). Délits graves qui concernent principalement les nonnes et énumérés dans le Sutra Rokuharamitsu : il s'agit des 4 délits graves (meurtre, vol, luxure, mensonge) qui s'appliquent aux moines auxquels on ajoute 5) les contacts obscènes avec un homme, 6) les mauvaises fréquentations conduisant à la luxure, 7) le fait de dissimuler la mauvaise conduite (d'un égal ou d'un supérieur), 8) le fait de suivre un moine dont l'offense au Dharma a été prouvée. huit maîtres éminents de Chine. Les maîtres du Shingon : Zongjui (Tsong-jui), Ciuanya (Ts'iuan-ya), Yuanzheng (Yuan-tcheng), Yizhen (Yi-tchen), Faxian (Fa-ts'iuan ou Fa-sian), Baoyue (Pao-yue), Kan (K'an) et Weijin (Wei-tsin). huit méditations voir huit détachements huit négations (happu, 八不) ou la voie moyenne des huit négations (happu chudo). Huit expressions négatives utilisées par Nagarjuna dans le Chu Ron pour définir la voie du milieu (chu), la véritable nature de tous les phénomènes. "Ni naissance ni extinction, ni cessation ni permanence, ni uniformité ni diversité, ni retour ni départ." La vie ne peut être définie ni en termes d'existence ni en termes de non-existence ; elle est non substantielle (ku) et transcende toute dualité. huit offenses Huit crimes graves définis par les codes Taiho, promulgué en 701, et Yoro, entré en vigueur en 757. Ce sont : 1) la rébellion contre l'empereur 2) l'endommagement de palais impériaux ou de tombes 3) la trahison du pays 4) le meurtre d'une personne de sa famille 5) le meurtre de sa femme ou de plus de trois personnes d'une autre famille que la sienne 6) le vol ou la dégradation de propriétés de l'empereur ou des moines 7) le manque au respect filial envers ses parents ou ses ascendants âgés 8) le meurtre de son maître ou d'un autre supérieur. huit préceptes (attha-sila). Règles theravada d'entraînement de base pour les laïcs au cours des périodes de pratique de méditation intensive et au cours des jours d'uposatha (observance lunaire). Ces interdictions sont : 1) ne pas tuer 2) ne pas voler 3) ne pas commettre d'acte sexuel 4) ne pas mentir (prononcer des paroles incorrectes) 5) ne pas utiliser de boissons ou de drogues intoxiquantes 6) ne pas manger au moment interdit (c.-à -d, l'après-midi) 7) ne pas danser, chanter, faire de la musique, aller voir des divertissements, porter des guirlandes, utiliser des parfums, embellir le corps avec des cosmétiques 8) ne pas reposer sur une haute ou luxueuse literie. huit
rois-dragons (hachi-ryuo,
八竜王). Selon le Sutra du Lotus commenté par Zhiyi
ce sont : 1) Nanda (Allégresse) ; 2) Upananda (Félicité) frère
du précédent. huit signes de réalisation d'un bouddha (hasso sabutsu, baxiang zuofo). huit sortes d'arrogance
(hachi-man, 八慢). C'est : 1) penser qu'on est supérieur à d'autres, alors qu'on leur est inférieur ; 2) penser qu'on est supérieur à d'autres, alors qu'on est leur égal ; huit souffrances (hasshu-no-dainan,
八種の大難 ou hakku, 八苦) 1.
Huit sortes de souffrances universelles citées dans le Sutra
du Nirvana. Elles comprennent les quatre souffrances que sont
la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort, ainsi que la souffrance
d'être séparé des personnes aimées, celle de
devoir rencontrer des personnes détestées, celle d'être
dans l'impossibilité d'obtenir ce que l'on désire et celle
provenant des cinq agrégats qui constituent
le corps et l'esprit. huitième conscience (alaya) voir neuf consciences huit vents (happu, 八風). Huit conditions de vie qui troublent la compréhension de la réalité, en fait des relations antinomiques avec la société ou plus généralement avec l'environnement : fortune / misère, disgrâce / honneurs, louange / critique, souffrance / plaisir. L'ensemble s'inscrit dans l'opposition espoir/crainte, l'espoir étant entendu comme le désir incessant d'un plus et par conséquent la peur de perdre et la frustration. Rappelons que pour le bouddhisme c'est l'attachement aux désirs qui est la source de la souffrance. Ce qu'en dit Nichiren huit vues erronées voir huit erreurs huit voies (yatsu no michi, ariya atthangika magga) Huiwei 慧威 Septième grand-patriarche du Tian tai Huiwen (Houei-wen, Emon). Moine de la dynastie des Qi du Nord (550-577) en Chine. Il étudia le Chu Ron et le Daichido Ron de Nagarjuna et se consacra à la pratique de la méditation. Il aurait eu l'intuition que les trois vérités (non-substantialité, temporalité, voie du milieu) sont perceptibles en un esprit unique. Il transmit ses enseignements à Huisi. Certains considèrent Huiwen comme le fondateur de l'école Tian tai, Huisi étant le deuxième patriarche et Zhiyi le troisième. D'autres considèrent Huiwen comme le deuxième patriarche, faisant ainsi de Nagarjuna le fondateur. Huiyan, (Hui-yen, Egon, 慧厳), (363-443). Disciple de Kumarajiva. Il collabora avec Huiguan pour la revision de la traduction du Sutra du Nirvana qu'ils achevèrent en 436 comme étant le trente-sixième volume de ce sutra. Huiyen (363-443) : moine de l'époque des dynasties du Nord et du Sud. Huiyuan 1) (334-416). Moine de la dynastie des Jin orientaux. A vingt et un ans, il entra dans la vie religieuse et étudia sous la direction de Daolan. Plus tard, il se rendit au Mont Lu où, en 402, il fonda un groupe religieux appelé le Bailian-she (Pai-lien-cho, Société du Lotus blanc) composé de 123 moines qui se consacrèrent aux pratiques de la Terre pure afin de renaître dans un paradis situé à l'ouest. Cela fut l'origine de l'école de la Terre pure en Chine. Huiyuan traduisit également des sutras et écrivit un certain nombre de commentaires. Il affirma que les moines bouddhistes qui avaient renoncé au monde n'étaient pas tenus de rendre hommage au souverain comme c'était la coutume. Huiyuan 2) (523-592). Moine de l'école Di-lun (Jiron-shu) dans la Chine de la dynastie des Shui. Il fit des remontrances à l'empereur Wu (Yu Wenyong) de la dynastie des Zhou du Nord quand celui-ci menaça d'abolir le bouddhisme en 578. Sous la dynastie des Shui, il bénéficia des faveurs de l'empereur Wendi (Yang Jian) qui voulait restaurer cette religion. Il écrivit une cinquantaine de commentaires dont le Jujikyo Ron Sho, le Kegongyo Sho, le Nehangyo Sho et le Daijogi Sho (Concepts bouddhiques à la lumière du Mahayana). Dans ses dernières années, il vécut au temple Jing-ying-si. Huiyuan 3). Moine de l'école Huayan (Kegon) au VIIIe siècle, sous la dynastie des Tang. Il devint un disciple de Fazang, le troisième patriarche du Huayan, et fut très versé dans la doctrine de l'école. Pour démontrer la supériorité du Sutra Kegon Fazang, avait établi un système de classification comparative qui divisait les sutras en cinq catégories d'enseignements : a) Theravada, b) Mahayana élémentaire, c) Mahayana final, d) enseignement soudain et e) enseignement parfait. Huiyuan critiqua ce système qu'il trouvait trop influencé par le classement de Zhiyi et formula une classification en quatre sortes d'enseignements en s'appuyant sur le Hosho Ron, un ouvrage de Saramati. Pour cette raison, il fut considéré comme non orthodoxe par sa propre école. Selon lui, les quatre sortes d'enseignements sont : a) les écoles de ceux qui sont mal guidés, b) les écoles des shravakas et pratyekabuddhas, c) les écoles des bodhisattvas novices et d) les écoles des bodhisattvas pleinement réalisés. Huizong (Houei-Tsong) (1082-1135) Huitième souverain de la dynastie Song en Chine. Il accéda au trône en 1100 mais se préoccupa peu de gouverner, consacrant plutôt son énergie à la calligraphie et à la peinture. Sa politique en matière religieuse consista à encourager le taoïsme et à détruire le bouddhisme. hyakushibutsu (éveillé pour soi, pratyekabuddha) Hyaku Ron,
百論 (Traité en cent vers, Shata-shastra).
Traité consistant en cent vers, attribué à Aryadeva
et traduit en chinois par Kumarajiva. Il
s'agit d'un des trois traités de base de l'école Sanlun
(Sanron) avec le Chu
Ron et le Junimon Ron de Nagarjuna.
Ce traité réaffirme la doctrine de la non-substantialité
(ku) exposée dans le Chu Ron,
et réfute les écoles Samkhya
(Enumération), Vaisheshika (Caractéristiques
particulières), Naiyayika (Analyse)
et d'autres écoles de la philosophie hindoue à la lumière
des principes bouddhiques. |
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