hachiji shugo voir quatre-vingt caractéristiques
Hachimandai bosatsu,
八幡大菩薩.
A l'origine, divinité shinto appelée Grande Divinité Lumineuse Hachiman
(daimyojin Hachiman) : il est le dieu de la guerre, et le protecteur du Japon et du peuple japonais,
protégeant plus particulièrement les guerriers, notamment les archers, ainsi que les agriculteurs et les pêcheurs. Il est révéré aussi bien par
les puissants que par les gens du commun. Après l'arrivée du bouddhisme au Japon, Hachiman incarne le rapprochement de la
religion indigène shinto et du bouddhisme. Au début de la période Heian (794-1185),
la cour impériale lui donne le nom de Grand Bodhisattva (Dai Bosatsu). C'est l'un des premiers exemples de la fusion d'éléments
shinto et bouddhiques. Plusieurs statues le représentent en tenue de moine bouddhiste, signe de son acceptation des enseignements bouddhiques.
Vers le milieu du IXe siècle, Hachiman est révéré comme protecteur de la capitale et de la lignée impériale et, plus tard,
avec l'ascension de la classe des samouraïs, il est vénéré tout particulièrement par le clan
Minamoto (Genji).
A la fin du XIIe siècle, Minamoto no Yoritomo, le fondateur du shogunat de
Kamakura, bâtit un sanctuaire dédié à
Hachiman à Tsurugaoka (Kamakura).
Avec l'extension du pouvoir des samouraïs, son culte se répand à travers l'ensemble du Japon.
Nichiren présente Hachiman comme personnifiant la fonction de fertilité du sol.
Dans la lettre qui lui est attribuée, "Le grand Bodhisattva Hachiman", il identifie
Hachiman à une manifestation du Bouddha Shakyamuni et non du Bouddha
Amida, comme le
croyaient beaucoup à Kamakura. On sait aussi que Nichiren apostropha
Hachiman lors de la persécution de Tatsunokuchi,
le sommant d'apporter son aide au "Pratiquant du Sutra du Lotus". Nichiren inscrivit le nom de
Hachiman sur le Gohonzon.
Lire également l'article "Le confucianisme et l'enseignement de Nichiren".
En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren
Hachimangu-ji ,Tsuruoka Hachimangu,
鶴岡八幡宮寺.
Temple tendai fréquenté par Nichiren au début de son activité.
Lire la suite
hachiman hozo voir quatre vingt mille corbeilles du Dharma
hachiman shokyo voir quatre vingt mille enseignements sacrés
hajun voir démon céleste malfaisant
hakei.
Animal légendaire que l'on disait plus féroce qu'un tigre.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hakiri Rokuro Sanenaga, 波木井,
Hakii Sanenaga, Nambu Sanenaga,
Hakiri Saburo, Nambu Rokuro Sanenaga, 南部六郎実長 (1222-1297).
Jito ,地頭 ou intendant de la région de Minobu dans le sud de la
province de Kai, comprenait les trois villages
de Hakiri, Mimaki et Iino. Tout d'abord adepte de l'école
de la Terre pure, il fut converti par Nikko à la doctrine de Nichiren.
Quand celui-ci se résolut à quitter Kamakura, Hakiri lui
réserva un accueil chaleureux à Minobu et l'aida à construire son ermitage.
En 1281, il fut ordonné prêtre par Nichiren qui lui donna le nom de Nichi-en. Après la mort de Nichiren, il servit
Nikko mais son attitude tolérante vis-à-vis d'autres courants religieux provoqua le départ de
Nikko du Mont Minobu, ce qui alimente encore
aujourd'hui la controverse entre la Nichiren Shu (fidèle à
Niko) et la Nichiren Shoshu (fidèle à
Nikko). En effet, Hakiri Rokuro Sanenaga fit ériger une
statue de Shakyamuni, se rendit dans des sanctuaires shinto,
éleva un monument à Fukushi et subventionna un temple pour l'école de la Terre pure.
Il est le destinataire du gosho Réponse au seigneur Hakiri Saburo.
Ce qu'en dit Nichiren. En savoir plus sur le premier schisme de la
Hokke shu.
Hakone.
Ville du Japon, dans la préfecture de Kanagawa, au bord du lac Ashi et sur l'ancienne route
du Tokaido. Elle abrite l'un des plus grands sanctuaires shinto,
le Hakone Gongen. En 1180, Minamoto Yorimoto
s'y réfugia après avoir essuyé une défaite contre le clan Taira.
Haklena, Haklenayashas,
Haklenayaśas, Kakurokuyana, Kakurokuyasha,
鶴勒夜那・鶴勒夜奢.
Vingt-troisième des 24 successeurs de Shakyamuni. Né dans une famille
brahmane au VIe siècle, il entra cependant dans l'Ordre bouddhique à vingt-deux ans. Le
Dharma lui fut transmis par Manorhita,
le vingt-deuxième successeur. Il propagea le bouddhisme en Inde centrale et transmit les enseignements à
Aryasimha. Ce qu'en dit Nichiren.
Hakuin Ekaku, 白隠 慧鶴 (1686-1769).
Moine japonais bouddhiste qui transforma
l'école Zen Rinzai, alors sur le déclin, en une tradition
centrée sur une méditation rigoureuse et la pratique des koan. Sa mère était une fervente bouddhiste Nichiren, et il est probable que
sa piété ait eu une influence majeure sur la décision de Hakuin de devenir moine. Voir
sur Wikipédia
Han [dynastie]
(de 206 av. notre ère à 220 après J.C.)
Dynastie qui succède
à celle des Qin et se divise en
1) Han occidentaux (西漢) ou Han antérieurs (前漢) (206 av. notre ère - 9 ap. J.C.),
capitale Changan ;
2) Han orientaux (東漢) ou Han postérieurs (後漢) (25-220), capitale Luoyang,
séparés par la courte dynastie Xin fondée par Wang Mang.
Phase de consolidation, notamment avec le véritable établissement de l'état chinois et l'extension militaire des frontières
de l'Empire aux futurs Vietnam et Corée. Les Han conquièrent aussi l'Asie centrale,
ouvrant ainsi la "Route de la Soie". Le confucianisme est adoptée comme idéologie officielle.
En 105, les Chinois inventent le papier.
Han Bo-yu.
Homme qui vécut sous la dynastie des
Han antérieurs. D'après le Sho Yuan,
(chap. III), son père mourut quand il était enfant, et sa mère l'éleva très sévèrement, le battant à coups de canne. Toutefois, il ne pleurait jamais.
Un jour, sa mère le vit pleurer lorsqu'elle le battait et lui en demanda la raison. Il lui répondit qu'il était triste de sentir qu'elle devenait
vieille et faible. Ce qu'en dit Nichiren.
Han Gaozu, Liu Bang, 劉邦,
Lieou Pang, Kao-tsou (247-195 av. notre ère).
Fondateur de la dynastie des Han antérieurs (ou occidentaux). Gaozu
et un autre seigneur de la guerre, Xiang-Yu (Siang Yue), luttèrent pour le
pouvoir en profitant de la confusion qui suivit la mort de Shi Huangdi,
premier empereur des Qin, pour lever des troupes et tenter de renverser la dynastie.
Leur long combat s'acheva par la victoire de Gaozu qui fonda la première dynastie
Han en 202 av. notre ère.
Sur la fin de sa vie, Gaozu était très épris
d’une favorite nommée Qi (戚). Il tenta à plusieurs reprises de retirer à Lu Zhi
son titre d’impératrice, et à leur fils Liu Ying (劉盈), celui de prince héritier pour l’attribuer à
Ruyi (如意), le prince Yin de Zhao, fils de Dame
Qi. N’ayant toutefois jamais pu obtenir le soutien des ministres, son projet échoua. L’impératrice Lu Zhi fera tuer
Ruyi et sa mère après la mort de l’empereur. Ce qu'en dit Nichiren.
Hanguang,
含光, Han-kuang, Ganko.
Moine du VIIIe siècle, disciple d'Amoghavajra.
Ce qu'en dit Nichiren.
Han Guang Wudi, 光武帝 (régna de 25 à 57 apr. J.C.)
Nom personnel Liu Xiu (劉秀) et premier empereur de la dynastie
Han postérieurs (ou orientaux).
Avant de devenir empereur, il fut Duc de Pei (沛公).
Alors qu'il se battait encore pour le pouvoir, un jour au cœur de l'hiver, le futur empereur se retira d'un champ de bataille, harcelé par l'ennemi.
Sachant qu'un large fleuve coulait plus loin, il envoya l'un de ses plus sûrs capitaines pour voir si le fleuve pouvait être passé
à gué. L'officier trouva le fleuve infranchissable mais, n'ayant pas le courage de rapporter cette nouvelle désastreuse, rapporta
qu'il était gelé en surface. Ayant une foi totale dans ce rapport, le futur empereur avança avec son armée. D'après
la légende, lorsqu'il atteignit le fleuve, il le trouva complètement gelé.
Ce qu'en dit Nichiren.
Han Fei Zi, 韩非 ( ? à 233 av. notre ère).
Philosophe chinois du courant légiste
qui critique le confucianisme et s'inspire davantage du taoïsme.
hankyo, kyohan, kyoban.
Classification des enseignements du Bouddha et par extension, tout classement scolastique.
Han Mingdi voir Mingdi
hannya voir prajna
Hannya voir sutra Hannya
hannya ji voir périodes
Hannyaharamitta shin gyo voir Sutra du cœur de la perfection de la prajna
Han Wudi, 武帝
Nom personnel Liu Che (劉徹), qui règna de 141 à 87 av. notre ère : cinquième (ou septième)
empereur de la dynastie Han occidentaux, considéré comme l’un des plus grands empereurs de l’histoire de
la Chine. Par ses expéditions militaires et sa politique d’expansion, il
contribua à l’agrandissement et au rayonnement de l'empire. Il combattit
en particulier les Xiongnus, une peuplade d’origine paléo-sibérienne de Mongolie. Une légende fait
de l’empereur Han Wudi l'un des premiers à adorer le Bouddha.
Voir son conflit avec Li Ling.
Hanzoku, Rokusoku-o, 斑足王, 鹿足王, Kalmashapada.
Roi décrit dans les
sutras Ninno
et Kengu
(Le Sage et l'Ignorant). Kalmashapada signifie pied taché ou strié. Selon le
Sutra Kengu, on lui avait donné ce nom parce qu'il avait une tache sur le pied. Selon le
Sutra Ninno
, il était prince héritier du royaume de Devala et n'allait pas tarder
à devenir roi.
Un jour, un maître non bouddhiste lui suggéra de couper la tête à mille rois pour les sacrifier à une certaine divinité. Une fois monté sur le
trône, Hanzoku emprisonna neuf cent quatre-vingt dix-neuf rois avant d'en capturer un dernier, le roi
Fumyo. Le suppliant de lui accorder un jour de grâce, ce dernier retourna dans sa cité. Là,
il réunit cent moines bouddhistes et les écouta réciter des enseignements bouddhiques en vers, parvenant ainsi à une grande intuition. Le jour suivant, fidèle à
sa promesse, il revint auprès de Hanzoku et enseigna les versets bouddhiques aux 999 rois emprisonnés, ce qui les ravit. Quand
Hanzoku, intrigué, demanda la raison de leur joie, le roi Fumyo lui
récita les mêmes versets.
Hanzoku s'en réjouit également, et s'éveilla ainsi au fait qu'il avait été égaré par des enseignements
non bouddhiques. Il libéra tous les rois et renonça plus tard au monde, atteignant le stade où l'on réalise que les phénomènes ne naissent ni ne meurent.
Dans le Daichido Ron
, il apparaît sous le nom du roi Rokusoku dont les détails de l'histoire diffèrent
un peu. Ce qu'en dit Nichiren.
Happon ha, Honmon Hokke Shu, 八品派, École des Huit chapitres.
École nichirénienne fondée en 1423 par Nichiryu (1385-1464).
Nichiryu suivait la doctrine shoretsu sur la
supériorité des enseignements essentiels par rapport aux enseignements théoriques. Mais il insistait surtout sur
le fait que les véritables enseignements se trouvaient dans les chapitres XV à XXII du Sutra du Lotus.
Le temple Honno-ji à Kyoto, fondé
par Nichiryu, est actuellement le temple principal de la Honmon Hokke Shu
ou Honmon ryu, noms que porte l'École de nos jours.
Harivarman, Karibatsuma, 訶梨跋摩.
Moine du IVe siècle considéré comme le fondateur de l'école Cheng-shi (Jojitsu).
Il naquit dans une famille brahmane en Inde et étudia d'abord la doctrine de l'école
Samkhya, l'une des six principales écoles du brahmanisme. Plus tard,
il étudia sous la direction de Kumaralabdha, maître de l'école Sarvastivada,
l'une des dix-huit écoles du Theravada. Il étudia aussi les enseignements
mahayana et écrivit le Jojitsu Ron qui
devint plus tard le texte de base de l'école Cheng-shi en Chine.
Hariti voir Kishimojin
harmonie voir triple harmonie
Hatakeyama Shigetada (1164-1205).
Samouraï qui contribua à
former le gouvernement de Kamakura et qui jouissait de la confiance de son fondateur,
Minamoto no Yoritomo. Toutefois, après la mort de
Yoritomo, il fut tenu à l'écart par Hojo
Tokimasa (1138-1215) qui devint le premier régent de Kamakura.
En 1205, quand Hatakeyama Shigeyasu, le fils de Shigetada, se querella avec
Hiraga Tomomasa, un parent du clan Hojo,
Tokimasa accusa Shigeyasu de trahison et le fit tuer. Alors,
Hojo Yoshitoki, le fils de Tokimasa, conduisit
ses troupes contre la famille Hatakeyama. Shigetada résista farouchement mais ses adversaires étant
beaucoup trop nombreux, il fut tué dans la bataille.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hata no Kawakatsu (Dates inconnues).
Dignitaire à la cour impériale du prince
Shotoku dont il gagna la confiance. On rapporte qu'après la mort du prince,
il fit construire en sa mémoire le temple Hachioka-dera. Ce qu'en dit Nichiren.
Hatsunaion voir Parinirvanasutra
hatto, ho-do, 法堂
Littéralement, salle du Dharma : dans un temple, bâtiment dédié aux prêches du prêtre principal sur les sutras.
hédonisme
Doctrine philosophique selon laquelle la recherche du plaisir et l'évitement du déplaisir constituent l'objectif
de l'existence humaine. Le Sutra du Lotus enseigne la Voie du milieu, qui rejette aussi bien l'hédonisme
que l'ascétisme.
Hégémon voir cinq Hégémons
Heian actuelle Kyoto
Heian [période ou ère] (794-1185).
L'une des quatorze subdivisions traditionnelles de l'histoire
du Japon dont la période débute après la fin de la période Nara par le déplacement de la capitale
à Heian-kyo, "Capitale de la paix et de la tranquillité", nom donné à l'actuelle ville de
Kyoto. Elle est marquée par la domination de la famille
Fujiwara et des "empereurs retirés", puis par la montée en puissance des guerriers. L'empereur est celui qui, par son existence
même, assure la pérennité du pays. Sa charge est d'assurer le bon déroulement des rites, qu'ils soient bouddhiques, shinto ou autres.
La conscience du sacré est alors à son apogée. On fait appel aux moines pour déterminer les périodes et les lieux fastes, ainsi que pour exécuter des
rites propitiatoires en toute occasion potentiellement dangereuse (voyage, étape de la vie, etc.). L'aristocratie de
Heian, qui respecte divers interdits et se soumet à de nombreux rituels, craint également la vengeance des esprits mal apaisés
des condamnés ; aussi la peine de mort est-elle abandonnée au profit de l'exil.
Les Six écoles de Nara,
affaiblies par le transfert de la capitale, perdent de leur importance, tandis que de nouvelles écoles bouddhiques font leur apparition : le
Tendai et le Shingon dominent
l'aristocratie de la capitale jusqu'à la fin de la période Heian, laquelle voit apparaître l'
amidisme, ou doctrine de la Terre Pure.
Heiji [la rébellion de], Heiji-no-ran
, 平治の乱.
Courte révolte à la fin de l'ère Heian : affrontement entre les deux principales
familles de bushis, les clans Taira et
Minamoto. Les Taira, inquiets de la
montée en puissance des Minamoto, se rapprochent en 1158 de l'empereur retiré
Go-Shirakawa alors remplacé par son fils l'empereur Nijo.
Les Taira commencent par remporter la victoire décimant le clan
Minamoto. Les enfants en bas âge de
Yoshitomo
sont toutefois épargnés et exilés.
Taira no Kiyomori
est nommé daijō-daijin (premier ministre) par Go-Shirakawa en 1167.
Il donne sa fille en mariage à l'empereur Takakura et
gouverne en collaboration avec l'empereur retiré Go-Shirakawa. Cependant, leur relation finit
par se dégrader, et la guerre de Gempei éclate en 1180. Les événements de la rébellion de
Heiji sont décrits dans le Heiji monogatari.
Heike voir Taira
Hei no Yoritsuna, 平頼綱,
Hei no saemon, 平左衛門, Nagasaki Yoritsuna, Taira no Yoritsuna
(Hei correspond à une autre prononciation de Taira). Son nom et titre complet est
Hei no Saemon-no-jo Yoritsuna (? – 1293).
Grand adversaire de Nichiren. Lire la suite. Ce qu'en dit Nichiren.
Heizei, Heijo, Nara Tenno
(né en 774 ; régna de 806 à 809 ; décès en 824).
Cinquante-et-unième empereur, fils et successeur de Kammu. Il abdiqua en faveur
de son frère Saga, et devint moine bouddhiste.
hendoku iaku voir changer le poison en remède
henjo nanshi (esprit masculin dans un corps féminin).
Notion issue de la doctrine
theravada selon laquelle une femme ne pouvait pas atteindre la bouddhéité.
Cette doctrine fut développée au Japon avec l'adjonction de la notion de henjo nyoshi (esprit féminin dans un corps masculin) qui
fut considéré comme le comble de la déchéance dans une société fortement misogyne. Des rites henjo-nansi-no-ho furent pratiqués,
par le Shingon notamment, pour transformer un fœtus féminin en un fœtus masculin.
Dans les milieux plus progressistes, on admettait que par une vie austère une nonne pouvait mériter de renaître en tant qu'homme. Nichiren fut l'un des rares à
prendre la notion henjo nanshi sur le plan symbolique. S'appuyant sur le chapitre XII du
Sutra du Lotus et l'Éveil de la fille du Roi-Dragon, Nichiren montre que
l'obtention de la bouddhéité sans changer d'apparence est la même pour les hommes et les femmes. La distinction entre une essence
masculine et une autre essence féminine est en contradiction avec le concept lotusien de non-dualité
(funi) qui découle de l'idée centrale de vacuité (non-existence d'un soi fixe).
Voir ce que
Nichiren dit sur les femmes.
héritage du Dharma, transmission du Dharma,
kechi-myaku, 血脈.
Transmission du Dharma d'un maître à un disciple ou, dans
un sens plus large, du Bouddha aux êtres humains. Le Shoji Ichidaiji Kechimyaku Sho (Transmission
du Dharma unique, vital et essentiel) dit : "Le Dharma unique, vital et essentiel que le Bouddha transmit à tous les êtres vivants est
Myoho-Renge-Kyo".
Dans le bouddhisme de Nichiren, la transmission de l'enseignement essentiel
est contenu dans le Sutra du Lotus.
Voir l'article sur Nichiu.
Ce qu'en dit Nichiren
hermaphrodite voir pandaka
heures
Dans le Japon ancien, on désignait temps et directions par douze animaux différents. L'heure japonaise
(koku) équivalait approximativement à deux de nos heures, leur durée variant légèrement selon les saisons
- heure du Rat (ne) : de 23h à 1h (début de la période de la nuit)
Dans la tradition bouddhique, on considère les heures du Rat, du Bœuf et du Tigre comme cruciales car elles constituent l'intervalle où la vie va du négatif (yin) au positif (yang) ; du sommeil à l'Éveil ; ou de la mort à la vie. C'est pendant ces heures-là que Shakyamuni atteignit l'Éveil sous l'arbre bodhi et que Nichiren révéla sa véritable identité lors de la persécution de Tatsunokuchi.
hiboku.
Poisson mythique qui n'a qu'un oeil, si bien que le mâle et la femelle doivent rester ensemble toute leur vie.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hiei voir Mont Hiei (Hieizan)
hiérarchie des moines bouddhistes à l'époque de Nichiren.
Voir tableau
higan voir autre rive
hijiri, 聖 ; littéralement "saint homme"
I Religieux
itinérant doté d'une sagesse et d'une vertu éminentes, par opposition au chef d'une religion institutionnalisée. Sens proche de bukkyo.
II Terme générique valant pour de vrais religieux et pour toute sorte d'étrangers, jusqu'aux plus méprisés, dont la communauté laisse mendier
la nourriture. A l'époque de Nichiren, le terme hijiri était utilisé pour désigner des sages de diverses traditions,
tels que le chaman, l'ascète montagnard shinto, le magicien taoïste ou le prédicateur bouddhiste.
hijo voir non-sensitif
Hiki Yoshimoto, Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto, 比企能本,
Daigaku Saburo 大学三郎 (1202-1286).
Maître officiel du
confucianisme pendant le shogunat de Kamakura. Ayant étudié le confucianisme à
Kyoto et servi l'empereur retiré
Juntoku, il vint à Kamakura
où il fut employé par le gouvernement militaire en tant que spécialiste du confucianisme.
Il aurait été le fils de Hiki Yoshikazu, personnage important dans les cercles gouvernementaux de
Kamakura.
On pense qu'il devint disciple de Nichiren vers 1260. La tradition voudrait qu'il ait décidé de suivre son enseignement
après avoir lu une ébauche du Rissho Ankoku Ron (Traité pour la pacification
du pays par l'établissement du Dharma correct). Il construisit le temple Myohon-ji à
Hikigayatsu (Kamakura), et se fit moine en prenant le nom de
Nichigaku. C'est à sa femme que Nichiren écrivit le gosho Sur la récitation des
chapitres Hoben et Juryo. Ce qu'en dit Nichiren.
hiko
"Fils du soleil" : ancien nom donné aux princes et souvent
attribué aux kamis shinto, ancêtres de la famille impériale.
Hiko Hohodemi no Mikoto.
D'après le Kojiki, il aurait été le grand-père de l'empereur
Jimmu.
Hiko Nagisatake Ugaya Fukiaezu no Mikoto (abrégé souvent en Ugaya
Fukiaezu).
Kami shintoïste, arrière petit fils
d'Amaterasu Omikami. D'après la légende, il serait le père du premier empereur
Jimmu. Ce qu'en dit Nichiren.
Himatala
Dirigeant de l'ancien royaume de
Tukhara de l'Inde du Nord, environ 600 ans après la mort de Shakyamuni. Selon le
Daito Saiiki Ki, le roi Krita du Cachemire persécuta les moines et nonnes bouddhistes.
En apprenant cela, Himatala marcha sur le Cachemire à la tête de trois mille guerriers. Il en choisit cinq cents pour
l'accompagner au palais.
Là, sous prétexte d'offrir des présents au roi Krita, ils s'approchèrent de lui et le tuèrent avec des sabres dissimulés dans leurs robes.
Après cet événement, on rapporte que le bouddhisme put de nouveau prospérer au Cachemire.
Ce qu'en dit Nichiren.
himitsu voir enseignements secrets
Hinayana [bouddhisme], Hīnayāna,
Theravada, shojo, 小乗, xiaosheng.
Littéralement "Petit Véhicule" : l'un des deux principaux courants du bouddhisme, l'autre étant le
Mahayana. Ce fut à l'origine un terme péjoratif utilisé par les bouddhistes du
Mahayana qui reprochaient à ceux qui pratiquaient ces enseignements de n'être préoccupés
que par leur libération personnelle et d'être indifférents au salut des autres.
Après la mort de Shakyamuni,
l'Ordre bouddhique connut divers schismes et en vint à se diviser en dix-huit ou vingt écoles. Les moines de
ces écoles, dans leur souci de préserver les enseignements du Bouddha, eurent de plus en plus tendance à se cloîtrer dans leur monastère où ils se consacraient
au maintien des préceptes monastiques et à la rédaction d'exégèses doctrinales. Ils perdirent peu à peu de vue le but
premier du bouddhisme, qui est de libérer tous les êtres de la souffrance.
Vers la fin du Ier siècle avant notre ère, ou au début du Ier siècle, un nouveau groupe
de bouddhistes émergea, composé de personnes qui n'étaient pas satisfaites par ce qu'elles percevaient comme académisme stérile des premières écoles.
Ces nouveaux bouddhistes pratiquèrent parmi les laïcs, se donnant à eux-mêmes le nom de bodhisattvas,
et se fixant pour but de sauver tous les êtres. Ils appelèrent leur enseignement Mahayana
(Grand Véhicule) pour indiquer que cet enseignement avait la capacité de conduire le plus grand nombre de personnes à l'Éveil, et
désignèrent les écoles traditionnelles du nom de Hinayana ("Petit Véhicule").
Zhiyi identifie le Hinayana à l'enseignement
"tripitaka", le premier des quatre enseignements de la doctrine, et le fait correspondre aux douze ans
d'enseignement de la période Agon, la seconde des cinq périodes.
L'enseignement représentatif du Hinayana est celui des Quatre Nobles Vérités et des
douze liens causaux, enseignement qui considère les désirs terrestres comme la
cause de la souffrance et maintient qu'elle ne peut être éliminée qu'en supprimant les désirs terrestres.
A la différence des
mahayanistes qui encouragent à pratiquer au cœur des réalités sociales pour le bien-être de tous, les disciples du
Hinayana ont pour but d'atteindre le nirvana "sans-reliquat"
(muyo nehan), état dans lequel sont annihilés le corps et l'esprit et la renaissance en ce monde ne se produit plus. Le bouddhisme
theravada (terme pali signifiant "Doctrine
des Anciens") étant pratiquement la seule de ces premières écoles encore existantes, le terme Hinayana est de plus en plus
souvent utilisé en référence au Theravada, bouddhisme encore présent au Sri Lanka, en Birmanie,
en Thaïlande, au Cambodge et au Laos. Ce qu'en dit Nichiren.
hindouisme ou indouisme.
Apparu en Inde vers 1500 avant notre ère, l'hindouisme désigne les
pratiques brahmaniques issues du védisme. On y trouve les notions de renaissances successives,
samsara, karma,
nirvana, prajna, etc., qui seront
reprises par le bouddhisme. Mais ce dernier développe et souvent transforme radicalement ces notions. Ainsi, l'existence de
l'atman (soi individuel) et de Brahman (Esprit Universel)
sont niés, la fatalité liée au karma combattue.
De nos jours, l'hindouisme subsiste dans de très nombreux courants dont le
brahmanisme, le vishnuisme et le shivaisme qui se réfèrent respectivement aux dieux majeurs,
Brahma (création), Vishnu (construction) et
Shiva (destruction). Le vishnuisme fait une grande place aux
avataras (incarnations occasionnelles des dieux majeurs destinées à rétablir l'ordre cosmique
lorsqu'il est troublé). Les plus célèbres avatars sont Rama, le héros du
Ramayana, et Krishna, héros de la
Bhagavad-Gita. Quant au très populaire Ganesh, dieu à
tête d'éléphant, il est le fils aîné de Shiva.
Liens vers les sites hindouistes
Hiranyavati, Hiraññavati,
Kiren-ga, 熈連河.
Fleuve qui traverse Kushinagara, capitale de l'ancien
état de Malla en Inde du Nord. On dit que Shakyamuni est entré dans le
parinirvana dans un bosquet d'arbres shala, sur la rive ouest de ce fleuve.
Selon Xuanzang, le Bouddha serait mort au bord de l'Ajitavati
(ou Airavati ou Ajiravati ou Achiravati,
Ajitabattei-ga, 阿恃多伐底)
(note) Ce qu'en dit Nichiren.
histoire du Japon voir périodes
Hiyoku
En japonais ancien, signifie “deux ailes”. Oiseau mythique
à deux têtes, symbole de l'unité du mari et de la femme. Ce qu'en dit Nichiren.
Hiyu hon voir Chapitre III du Sutra du Lotus
Hizo Hoyaku, 秘蔵宝鑰, La Clef précieuse du grenier des mystères.
Ouvrage de Kukai. Vers 830, quand l'empereur Junna ordonna à
diverses écoles bouddhiques de soumettre un exposé écrit sur leurs doctrines fondamentales, Kukai
présenta le Jujushin Ron qui définissait les principes essentiels du
Shingon.
Le Hizo Hoyaku est une version condensée de
cet ouvrage. Kukai y récapitule les dix stades de l'esprit et affirme
la supériorité des enseignements ésotériques sur les enseignements exotériques.
Ce qu'en dit Nichiren.
ho (法)
Dharma bouddhique qui explicite le réel.
Hoando.
Bâtiment principal du complexe monastique de la
Nichiren Shoshu au Taiseki-ji.
Un site très visuel est consacré à cet ensemble : ici
hoben voir moyens appropriés
Hoben pon voir Chapitre II du Sutra du Lotus
hobo ou hibo voir quatorze dénigrements du Dharma
Hochu voir Tendai Sandaibu Hochu
Hodo, Hôdô
[sutras]
I Terme générique désignant les sutras qui furent exposés pendant la
période Hodo, la troisième des cinq périodes entre lesquelles
Zhiyi divise les enseignements du Bouddha. En général, ces sutras
réfutent l'attachement au Theravada dont les plus représentatifs sont
les sutras Shrimala
,
Gejimmitsu,
Konkomyo
, Vimalakirti, les trois
sutras de la Terre pure et les trois sutras de base de
l'enseignement ésotérique (les sutras Vairocana ;
Kongocho
et Soshitsuji
).
Hodo, Hôdô
II Mot composé des deux caractères :
- HO, qui signifie correct d'un point de vue doctrinal ;
- DO, qui signifie impartial ou universel.
Le terme Hodo est alors utilisé pour se référer aux sutras du
Mahayana.
Hodo Dharan voir Sutra du grand Dharani, Mahavaipulyadharani
Hoe et Kudokurin
Bodhisattvas mentionnés dans le Sutra
Kegon, engagés dans la pratique religieuse sous la direction
du bouddha Vairocana. Hoe (Sagesse du Dharma) enseignait le principe
des dix étapes de la sécurité à la troisième assemblée décrite dans ce sutra, et Kudokurin
(Forêt de Mérites) énonce le principe des dix étapes de la pratique à la quatrième assemblée.
Ce qu'en dit Nichiren.
hoin voir sceaux du Dharma
Hoi-butsu, 宝威仏, Hoitokujoo, 宝威徳上王仏
Roi dont la perfection surpasse celle des plus beaux joyaux. Bouddha que l'on disait vivre dans une terre de Pureté mystique (Jomyo),
dans la partie orientale de l'univers. Maître du bodhisattva Fugen. Dans le
chapitre XVIII du Sutra du Lotus, ce
bodhisattva quitte la terre de ce bouddha pour venir dans le
monde Saha écouter le prêche de Shakyamuni à la cérémonie du
Pic du Vautour.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hoin
Prêtre du temple amidiste
To-ji et précepteur du prince au temple
Ninna-ji.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hoji
Bataille que se livrèrent en 1247 les clans
Hojo et Miura pour obtenir la
Régence. C'est le clan Hojo qui en sortit victorieux.
Ce qu'en dit Nichiren.
hojin voir Corps de rétribution
Hojoju voir Sutra de l'éternité du Dharma
Hojo, Hôjô [clan], 北条氏, Hōjō-shi
Famille de seigneurs d'ascendance Taira, dont neuf membres régnèrent successivement,
de 1200 à 1333, sur le bakufu de Kamakura en tant que
régents héréditaires (shikken). Cette période est connue sous le nom de shogunat
Kamakura, du nom de la ville où se trouvait la capitale shogunale.
Les Hojo
prirent de l'importance sous le shogun Minamoto no Yoritomo, qui épousa une
femme de leur clan. Le beau-père de Yorimoto,
Hojo Tokimasa (1138-1215), devint le régent du jeune héritier du shogun en 1199.
En 1219, lorsque la lignée principale des Minamoto s'éteignit après un assassinat, les
Hojo étaient déjà au pouvoir, et établirent rapidement les structures légales et institutionnelles du pouvoir shogunal.
Néanmoins,
comme il était coutume au Japon, il laissèrent en place un shogunat fantoche, qui lui-même continua à diriger un empereur dénué de pouvoir. Le clan
Hojo gouverna le pays de façon efficace jusqu'à la fin du XIIIe siècle, prenant en particulier la tête de la résistance
contre les invasions mongoles de 1274 et 1281, mais tendit plus tard à sombrer dans l'incapacité et la débauche. Le dernier
régent, Hojo Takatoki (1303-1333), se suicida lors de la restauration menée par l'empereur
Go-Daigo tenno qui établit le shogunat Ashikaga.
En savoir plus.
Hojo Chikatoki voir Ema
Hojo Masako, 北条 政子 (1157-1225).
Fille aînée de
Hojo Tokimasa et épouse de Minamoto no Yoritomo.
A la mort de Yoritomo en 1199, elle se fit nonne bouddhiste. Mais loin de consacrer sa vie à la religion,
elle se mit au contraire à remplacer son époux. Son premier fils Minamoto no Yoriie étant devenu shogun
en 1202, elle le jugea incompétent et entreprit de le remplacer. Avec l'aide de son père Hojo Tokimasa,
elle le destitua et le remplaça par son deuxième fils, Minamoto no Sanetomo, en 1203. Puis,
son père ayant comploté pour renverser à son tour Sanetomo, Hojo Masako
l'exila et contrôla alors totalement le bakufu de Kamakura.
On l'appela Ama Shogun.
Hojo Mitsutoki voir Ema Mitsutoki
Hojo Mitsutoki voir Ema Mitsutoki
Hojo Nobutoki,
北条宣時 (1238-1323).
Gouverneur de la province de Musashi (région correspondant aux actuelles préfectures
de Tokyo, Saitama et de l'est de Kanagawa), qui occupa cette
position de 1267 à 1273. Il était également connétable de Sado. Alors que Nichiren se trouvait là
en exil, à trois reprises, il interdit personnellement à quiconque de lui porter assistance. Ce qu'en dit Nichiren.
Hojo Rokuro (mort en 1289).
Dans le gosho Les émissaires
mongols, il pourrait s'agir de Hojo Tokisada, un jeune frère de
Hojo Tokiyori. Il fut envoyé au sud, à Tsukushi
(actuelle Kyushu), pour participer à la défense contre les Mongols, et l'on dit qu'il y serait mort.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hojo Shigetoki, 北条重時 (1198 - 1261).
Troisième fils du deuxième
régent, Hojo Yoshitoki. Il occupa plusieurs positions importantes et
remplissait la fonction de cosignataire auprès de Hojo Tokiyori. Après avoir abandonné sa position,
il vécut au temple Gokuraku-ji dont il était le fondateur.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hojo Tokimasa, 北條時政 (1138-1215).
L'un des chefs du clan Hojo et le premier
shikken (régent) du shogunat de
Kamakura de 1199 à 1205. En 1177, sa fille Masako épouse
Minamoto no Yoritomo. Bien qu'il fût vassal des
Taira comme membre du clan Hojo, il se joint à son gendre pour
répondre à l'appel aux armes du prince Mochihito et de Minamoto no Yorimasa quand la guerre de
Gempei éclate en 1180.
Plus tard, complotant
pour remplacer Sanetomo par son beau-fils Tomomasa Hiraga, sa
fille Masako et son fils Yoshitoki
l'obligent à s'exiler. Il se retire alors dans la province d'Izu et devient moine bouddhiste, tandis que
Yoshitoki devient régent à sa place. Après la fin de la guerre en 1185,
Yoritomo établit le bakufu
de Kamakura, et Tokimasa est nommé
Kyoto-kanrei, gouverneur de Kyoto. Après la mort de
Yoritomo en 1199, il complote avec sa fille pour enlever le pouvoir au nouveau shogun
Minamoto no Yoriie (son propre petit-fils) et établir la régence, qu'il
s'attribue en 1203. Devant l'incompétence notoire de Yoriie, il le fait assassiner et installe le frère
de celui-ci, Minamoto no Sanetomo, comme shogun.
Hojo Tokimune, 北条時, seigneur de
Sagami (1251-1284).
Fils de Hojo Tokiyori (1227-1263) et huitième
régent shikken (de 1268 à 1284) du bakufu
de Kamakura. Avant de devenir régent, il est l'adjoint de
Hojo Masamura durant quatre ans, jusqu'en 1268.
Adepte du bouddhisme Zen, il est le destinataire de
l'une des onze lettres écrites par Nichiren en 1268 qui rappelaient à certains hommes politiques et religieux la justesse des prédictions du Traité sur la
pacification du pays et l'établissement de l'orthodoxie (Rissho Ankoku ron)
écrit huit années auparavant. A sa mort, son fils Sadatoki (1279-1311) lui succède.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hojo Tokisuke
Demi-frère aîné du régent
Hojo Tokimune. En février 1272, il tente d'usurper la régence. Des combats éclatent à la fois à
Kyoto et Kamakura.
Tokisuke est rapidement défait. Deux de ses complices sont exécutés le 11 février et, trois jours plus
tard, Hojo Tokisuke est décapité.
La rébellion fut étouffée dans l'oeuf, mais la seule menace d'un soulèvement causa de terribles
inquiétudes dans tout le pays.
Hojo Tokiyori, 北条時頼, appelé
nyudo du Saimyo-ji (1227-1263)
Cinquième régent du bakufu de
Kamakura en 1246. En 1256, il abandonna la régence à Hojo Nagatoki, et prononça des voeux
bouddhiques au temple Saimyo-ji mais continua, en fait, à diriger le pays. C'est à
Tokiyori que Nichiren soumit son
Rissho Ankoku ron en 1260. Ce qu'en dit Nichiren.
Hojo Tomotoki, seigneur Shikibu (1193-1245)
Un jeune frère de Hojo Yasutoki, seigneur du district de Nagasa, dans la
province d'Awa où Nichiren était né. Le village Tojo, qui se
développera jusqu'à devenir plus tard un district, se trouvait dans cette région. On pense que Nii-ama
était la femme du fils ou du petit-fils de Hojo Tomotoki.
Hojo Yasutoki (1183-1242)
Troisième régent du bakufu de Kamakura.
De 1219 à 1238,
Yasutoki fut aussi le gouverneur de la province de Musashi (une région comprenant actuellement Tokyo,
la préfecture de Saitama et une partie de la
préfecture de Kanagawa).
Hojo Yoshitoki, 北条 義時 (1163-1224)
Deuxième régent du bakufu au moment du soulèvement de
Jokyu. Désigné souvent par son titre de Gon no Tayu,
il commence par éliminer ses rivaux du clan Minamoto. L'empereur retiré
Go-Toba tente de reprendre le pouvoir mais Yoshitoki
s'étant réconcilié avec les Minamoto, il défait les troupes de
Go-Toba en 1221.
Les Hojo descendant d'une
branche du clan Taira, il fut appelé "Général
Taira", bien que son père et lui aient soutenu
Minamoto no Yoritomo dans sa campagne contre la domination
Taira. Ce qu'en dit Nichiren.
Hojo Yoshimasa (1243-1281)
Haut fonctionnaire du
gouvernement de Kamakura. En 1276, il occupa la position de rensho
(cosignataire) en tant que second du régent Hojo Tokimune. Il était également
seigneur des provinces de Suruga et de
Musashi. Il renonça à sa position pour devenir moine en 1277. Ce qu'en dit Nichiren.
Hokaibonji , Hôkai bonji,
Brahmacarin-Hokai,
Souhait-de-Brahma-Mer-de-Joyau, Baohaifanzhi.
Selon le Sutra de la fleur de miséricorde,
incarnation passée de Shakyamuni. Grand chambellan du
Santirna, il fit vœu de sauver ce pays qui était devenu un repaire de criminels, alors que le roi et les très nombreux
princes (mille) étaient partis se réfugier en Terre pure.
hokaijoin, 法界定印.
Position des mains qu'adoptent de nombreuses écoles bouddhiques lors de session de méditation : la main gauche sous la main droite, ou
inversement selon les écoles.
Hoki-bo voir Nikko
hokkai voir monde des dharmas,
Hokke, 法華
I Fleur du Dharma, Fahua
Abréviation de Hokkekyo, le Sutra du Lotus.
Hokke correspond à une autre prononciation des deux caractères de renge, signifiant
lotus.
Hokke, 法華
II Abréviation de
Hokke-shu, École du Lotus. Dans les écrits de Nichiren, autre nom pour l'école
Tendai. Ce qu'en dit Nichiren
Hokke-denki, 法華伝記, Le Sutra du Lotus et sa tradition,
Fa-hua-chuan-chi.
Oeuvre de Seng-xiang, moine chinois du VIIIe siècle qui
expose la supériorité de la traduction du Sutra du Lotus par Kumarajiva
sur les autres traductions en chinois. Il relate également les nombreuses histoires liées aux bienfaits dus aux cinq
pratiques merveilleuses :
1) enseigner le Sutra du Lotus ;
2) le lire et le réciter ;
3) le transcrire ;
4) l'écouter ;
5) lui faire des offrandes.
Ce qu'en dit Nichiren.
hokke-do, 法華堂, salle du
Sutra du Lotus.
Dans le bouddhisme Tendai, salle dont la disposition permet
de marcher autour d'une statue pour favoriser la méditation en se concentrant sur le Sutra du Lotus
et recherchant la Réalité Ultime.
Hokke Gengi, 法華玄義, Sens profond du Sutra
du Lotus, Sens occulte de la fleur du Dharma, Fahua xuanyi
Exposé fait par Zhiyi et recueilli par son disciple Guanding.
Il forme l'un des trois ouvrages principaux de Zhiyi, avec le
Hokke Mongu et le Maka shikan.
En affirmant que l'essence du
Sutra est intégralement exprimée dans son titre, Zhiyi
étudie le titre du Sutra du Lotus, "Myoho-Renge-Kyo", du point de vue des
cinq principes majeurs que sont le nom, l'essence, la qualité, la fonction et l'enseignement. Du point de vue du nom, par exemple, il
donne une interprétation exhaustive de chacun des cinq caractères de Myo Ho Ren Ge Kyo.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Gengi Shakusen, 法華玄義釈籤, parfois abrégé en Sen,
Annotations sur le Hokke Gengi ou Tablettes explicatives du sens occulte de la fleur du Dharma, Fahua xuanyi shiqian.
Commentaire détaillé de Zhanlan sur le
Hokke Gengi de Zhiyi : quand
Zhanlan enseignait le Hokke Gengi sur le Mont
Tiantai, il répondait aux questions de ses auditeurs. Plus tard, il organisa son exposé en y
incorporant les réponses qu'il avait données, l'intitulant Hokke Gengi Shakusen.
Dans cet écrit, il clarifie les
enseignements de Zhiyi tant du point de vue théorique que pratique, introduisant également les
dix principes de non-dualité. Dans la tradition de Zhiyi, il met aussi
l'accent sur la suprématie du Sutra du Lotus, en réfutant les points de vue divergents des écoles
Huayan, Kegon
et Faxiang
(Hosso) qui, de son temps, étaient florissantes.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Genron, 法華玄論, Traité sur la profondeur du Sutra du Lotus.
Commentaire sur le
Sutra du Lotus donné par Jizang du point de vue de l'école
Sanlun (Sanron). Dans cet ouvrage,
Jizang cite de nombreux traités et sutras tels que le Sutra
Kegon
, le Sutra du Nirvana et le
Daichido Ron
, et présente le contenu de ces textes aussi bien que ses propres interprétations du
Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Genzan, Éloge de la profondeur du Sutra du Lotus ou Glorification du mystère
du Lotus.
Commentaire sur le Sutra du Lotus écrit par Kuiji
(Cien) du point de vue de la doctrine Rien-que-conscience de l'école
Faxiang (Hosso).
Il y critique l'interprétation que donne Zhiyi du Sutra du Lotus,
en affirmant que la doctrine du Véhicule unique, exposée dans le Sutra, est un simple
hoben, alors que celle des Trois Véhicules représente la vérité.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Giki, 法華義記 法華僂軌,
Hokekyo Giki, 法華経義記, Annotations sur le Sutra du Lotus.
I Ouvrage de
Fayun (467-529) dans lequel il analyse la traduction chinoise de
Kumarajiva. Cet ouvrage impressionna le prince Shotoku
qui en fit un commentaire dans son Hokke Gisho.
II Texte d'Amoghavajra qui décrit un ensemble de rituels ésotériques basés sur le
Sutra du Lotus, texte également appelé Kanchi Giki et que la
plupart des érudits considèrent comme apocryphe. Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Gisho, 法華義疏, Annotations sur la signification du Sutra du Lotus.
I L'un des trois commentaires attribués au prince Shotoku. Bien que basé sur le
Hokke Giki (Annotations sur le Sutra du Lotus) de
Fayun, il comprend de nombreux points de vue et interprétations personnels. Le manuscrit original existe
encore.
II Ouvrage de Jizang dans lequel celui-ci cite de nombreux textes bouddhiques
et commente chaque chapitre du Sutra du Lotus du point de vue de l'école Sanlun
(Sanron).
Hokke Gohyaku-mon-ron voir Gohyaku-mon-ron
Hokke ho
Rite ésotérique qui s'inspire des textes d'instruction
rapportés depuis la Chine au Japon. Dans le Tendai, le "Rite du Lotus" est effectué pour éliminer les
péchés, acquérir des mérites et réaliser l'Éveil. Le mandala utilisé dans ce
rite représente les deux bouddhas Shakyamuni et Taho
(Prabhutaratna) assis au centre, côte à côte, comme ils apparaissent dans la Tour-aux-Trésors du
Sutra du Lotus
(note).
Hokke-ji, 奈 良, Temple de la Fleur du Dharma.
Après l'incident de
Tatsunokuchi, Nissho s'installa à
Hama à Kamakura. En 1284, l'ermitage
Hama-do devint le temple Hokke-ji et la lignée de
Nissho, également connue sous le nom lignée Hama (du nom de son origine
géographique). Le temple Hokke-ji fut transporté à Tamazawa
(Izu) en 1621, et renommé Myohokke-ji.
A distinguer du
Hokkekyo-ji (abrégé parfois en Hokke-ji) fondé par
Toki Jonin.
Hokkeko, 法華講.
Organisation laïque traditionnelle de la
Nichiren Shoshu.
En France, groupe affilié au temple de Montreuil.
Hokke kyo, 法華經, Fahuajing,
abréviation de Myohorengekyo, Miaofalianhuajing, littéralement
Sutra de la Fleur du Lotus du Dharma Merveilleux.
Titre que donna Kumarajiva à sa traduction du Saddharma pundarika sutra.
Hokkekyo-ji voir Nakayama Hokekyo-ji
Hokke Mongu, 法華 文句, abr. de Myohorengekyo mongu,
Mots et phrases du Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Fahua wenju,
abr. de Miaofa lianhuajing wenju.
L'un des traités fondamentaux du
Tiantai, rédigé par Guanding (561–632) à partir
des enseignements de son maître Zhiyi (538–597) sur le Sutra du
Lotus. Ce traité d'environ quatre cents pages propose un découpage thématique du Sutra du Lotus et, pour
chacun de ses chapitres, une analyse très poussée de certains mots et phrases. Cette interprétation qu'en fit
Zhiyi marqua profondément tout le courant ultérieur de compréhension du Lotus.
En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Mongu Fusho Ki, 法華文句輔正記, Fusho Ki,
Supplément au Hokke Mongu Ki.
Ouvrage de Daoxian (Dosen), moine de l'école chinoise
Tiantai. Il y commente principalement le
Hokke Mongu Ki de Zhanlan
et, occasionnellement, des passages du Sutra du Lotus et du Hokke Mongu
de Zhiyi. Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Mongu Ki, 法華文句記,
Hokke Tendai Mongu Fusho Ki, Shoki,
Fahua wenjuji, Annotations sur le Hokke Mongu,
Commentaire des Mots et phrases du Sutra du Lotus.
Ouvrage de Zhanlan, disciple de
Zhiyi. Zhanlan donne des interprétations
claires et détaillées de la doctrine de Zhiyi et réfute les interprétations du
Sutra du Lotus avancées par les écoles Huayan
(Kegon
, Sanlun (Sanron) et Faxiang
(Hosso).
Il participe également à la controverse concernant la place du chapitre Zokurui
(XXII),
après le chapitre Jinriki (XXI) ou à la fin du
Sutra. Il soutient le point de vue de Kumarajiva qu'il doit être placé après le chapitre
Jinriki, en réfutant les arguments donnés par Cien et
Xuanzang. Ce qu'en dit Nichiren.
hokke nehan ji voir période Lotus et Nirvana
Hokke Ron, 法華論, Traité sur le Sutra du Lotus,
Fa-hua-lun, Saddharmapundarika-sutra-upadesa.
Ouvrage attribué à
Vasubandhu. Il contient une salutation en hommage aux Trois trésors
du Sutra du Lotus, que Nichiren interpréta peut-être comme une expression de dévotion au
Dharma Merveilleux. Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Ron Ki, 法華論記, Traité du Lotus.
Traité d'Enchin qui développe les principes de la branche
Jimon du Tendai.
Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke-Shingon.
Syncrétisme des écoles
Tendai et Shingon.
Au XIIIe siècle, l'enseignement de l'école Tendai était fortement influencé par l'ésotérisme
Shingon au point que l'on ne reconnaissait plus l'enseignement du
Tiantai.
En savoir plus.
Ce que Nichiren dit sur le Shingon.
Hokke Sempo 法華懺法, Méthode de repentance du Sutra du Lotus, Samadhi de la Repentance,
Fahua sanmei xingshi.
Ouvrage de Zhiyi abusivement attribué à Huisi.
Il forme avec le Fandeng sanmei xingfa (Méthode de repentance du Fangdeng)
un supplément pratique au Maka shikan.
Zhiyi décrit les quatre formes de concentration
(shishu-sammai) et en particulier la méditation sur le Sutra du Lotus
(hokke zammai) qui consistait en une marche autour d'une plate-forme de méditation et une méditation assise pendant 21 jours.
Certains auteurs voient dans cette méditation l'origine de la pratique instaurée par Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Shu, 法華宗, Fahua zhong.
École du Lotus.
Originellement, désigne l'école Tendai
parce qu'elle se base sur le Sutra du Lotus. Après la venue de Nichiren, qui affirma la suprématie de ce
sutra parmi tous les enseignements de Shakyamuni, le terme Hokke Shu
en vint à désigner le bouddhisme qu'il établit. C'est ainsi qu'il appela son école. Ce qu'en dit Nichiren.
Hokke Shuku, 法華秀句, Principes exceptionnels du Sutra du Lotus.
Ouvrage de Saicho expliquant pourquoi l'école
Tendai, qui se base sur le Sutra du Lotus, est supérieure aux écoles
Hosso, Sanron,
Kegon,
Shingon et autres.
Il fut écrit pour réfuter les arguments de Tokuichi,
moine de l'école Hosso, qui affirmait que certains êtres sont par nature éternellement incapables
d'atteindre l'état de bouddha, et que les enseignements des Trois Véhicules sont vrais, tandis que celui du
Véhicule unique est provisoire. Dans son ouvrage, Saicho
établit dix points de supériorité du Sutra du Lotus à la lumière desquels il démontre sa suprématie sur tous les autres
enseignements. Ce qu'en dit Nichiren.
Hometsujini voir Sutra du déclin du Dharma
Homma, Honma Rokuro Zaemon
Homma Rokuro Zaemon no-jo Shigatsura
Vassal de Hojo Nobutoki. Son fief se trouvait à Echi
dans la province de Sagami, mais il fut aussi nommé intendant (jito) de l'île de
Sado et shugo de
Niiho à Sado.
Après l'exécution manquée à
Tatsunokuchi, Nichiren resta prisonnier pendant presque un mois dans la résidence du seigneur
Homma à Echi, puis fut exilé à
Sado sous sa garde. Peu après le débat de Tsukahara, Nichiren parla à
Homma en particulier, et lui recommanda de se rendre de toute urgence à
Kamakura avec ses hommes, car une révolte y aurait bientôt lieu. On rapporte que lorsque
Homma apprit que cette prédiction était exacte, il renonça à sa croyance en la Terre pure.
Ce qu'en dit Nichiren.
hommes [monde des], monde-état des humains, ningai, 人界,
manusya.
Cinquième des dix mondes-états dans la classification de
Zhiyi. Ce qui le distingue des autres mondes, c'est la possibilité de rencontrer l'enseignement bouddhique
et de devenir bouddha dès cette existence. En cela, ce monde est préférable même à celui des esprits célestes, les "dieux" (6e monde)
qui jouissent pourtant d'une grande félicité mais restent prisonniers des six mauvaises voies ; en d'autres termes, qui restent soumis au
cycle des renaissances.
En tant qu'état de vie, le monde des humains se distingue des autres par des capacités propres à l'homme : la réflexion, la prise de
conscience mais également le rire, le désir et la possibilité de transmission de l'expérience acquise. Il incombe aux humains d'évoluer vers la
neuvième conscience et d'en faire bénéficier tout leur environnement.
Voir dix mondes et le
tableau des dix mondes. Ce qu'en dit Nichiren.
hommes de foi sincère voir kulaputra
hon voir l'article du Révérend McCormick
Honbutsu voir Bouddha atemporel
Hondo, 本堂.
Salle principale d'un temple bouddhiste dans laquelle est enchâssé l'objet de culte principal. C'est l'équivalent de
Konpon-chudo (Chudo) dans le
Tendai et de Butsuden dans le
Zen. On pense que le terme a évolué pour éviter le terme kon-do
utilisé par les six écoles de Nara pour leurs salles principales. Structurellement similaire, mais son intérieur moins strictement
défini.
Honen, 法然, Genku, Vacuité de l'Origine (1133-1212).
Moine japonais fondateur de l'école de la Terre pure (Jodo shu) au Japon.
Avant lui, Ryonin (1073-1132) y avait déjà
établi l'amidisme d'une
façon indépendante (en fondant l'école "Yuzu Nembutsu") mais
c'est la pensée de Honen qui donna à ce mouvement les caractères originaux que
nous lui connaissons aujourd'hui encore.
Ce qu'en dit Nichiren.
hongaku voir Éveil primordial
Hongaku-ji, Myogonzan Hongakuji.
Temple de l'école Nichiren fondé en 1436 par Ichijoin Nisshutsu. Le deuxième Grand-patriarche du temple,
Nitcho (1421-1500), aurait rapporté du Mont
Minobu une partie des cendres de Nichiren, si bien que le temple fut appelé Higashi Minobu (Minobu de l'Est).
Hongan-ji.
Complexe de temples de l'école
Jodo Shin ou Véritable École de la Terre pure, fondée par la fille de Shinran,
la nonne Kakushin, et les disciples de Shinran en 1272.
En 1602, Kyonyo, le frère aîné du douzième principal Junnyo, fonda un temple du même nom avec le soutien de
Tokugawa Ieyasu. Dès lors, le temple d'origine fut appelé Nishi (ouest)
Hongan-ji ; et le nouveau, Higashi (est) Hongan-ji.
L'un, le Higashi Hongan-ji est le temple principal de la branche Otani de l'école, et l'autre celui de la
branche Hongan-ji. Tous deux se trouvent à Kyoto.
Hong Yen, Hung Yen, Hong Ren.
Vassal loyal du duc Yi Wei gong. Alors qu'il était en voyage, des ennemis attaquèrent l'Etat de
Wei et tuèrent le duc Yi Wei. Après quoi ils le dévorèrent, ne laissant que
son foie.
Quand Hong Yen revint et vit le carnage, il s'éventra lui-même et inséra le foie de son seigneur dans son propre estomac
pour protéger ce qui restait du corps de son seigneur d'outrages supplémentaires. Ce qu'en dit Nichiren.
honji-suijaku setsu, essence de la racine et manifestation de la trace.
Théorie à la base du syncrétisme shinto-bouddhique développée lors de la période
Heian qui distingue la réalité fondamentale et les traces manifestées. C'était à l'origine un terme
bouddhique pour distinguer la nature atemporelle (métaphysique) du Bouddha (honji) et le Bouddha historique
Shakyamuni.
Appliquée au shintoïsme, la théorie permit de concilier les bouddhas considérés comme
honji, et les déités shinto considérées comme des incarnations (suijaku).
Théoriquement, honji et suijaku étaient inséparables, sans prédominance hiérarchique.
Cependant, au début de la période Nara, les divinités honji furent
considérées comme plus importantes que les kamis (suijaku).
Mais lors de la période Kamakura, la tendance s'inversa et de nombreux courants affirmaient la
supériorité des déités shinto proclamées honji, alors que les divinités étrangères étaient déclarées
suijaku. Cette dernière théorie fut appelée han-honji-suijaku setsu ou
shinpon-butsuju setsu. Voir l'article de Ryuei McCormick et
Qui est qui sur le Gohonzon.
Honjo-ji
Temple du courant nichirénien (Honsei), fondé en 1320 dans la province d'Echigo par
Nichiin pour en faire le quartier général de cette branche qui prit le nom de
Hoke (Hokke Shu Jin-Monryu).
A distinguer du temple
Honjo-ji à Kyoto
Hongren, 弘忍, Hong-Jen,
Daiman Konin (601-674).
Cinquième patriarche du bouddhisme Chan
(Zen) en Chine. A sept ans, il devint le disciple du quatrième patriarche
Daoxin et reçut la transmission de ses enseignements après avoir pratiqué en suivant ses directives
pendant trente ans. Après la mort de son maître, il vécut sur le Mont Huang-mei et eut de nombreux disciples. Le bouddhisme
Chan fut florissant à son époque. Parmi ses disciples les plus notoires, on trouve
Huineng, qui devint le sixième patriarche. Shen-xiu,
autre disciple important, fonda l'école Chan du Nord, tandis que l'enseignement de
Huineng fut appelé l'école du Sud.
Honkoku-ji.
Temple nichirénien construit en 1253 à
Kamakura, puis transféré à Kyoto en 1345. Les bâtiments actuels datent pour la plupart de 1971. Le temple est
célèbre pour les nombreux objets en or qu'il abrite. Voir l'article Histoire des Écoles du Lotus et
l'article de J. Stone.
Honma Rokuro Zaemon-no-jo voir Homma
honmon voir enseignement essentiel ou primordial et l'article du Révérend McCormick
Honmon Butsuryu Shu, HBS, 本門佛立宗.
Branche séparée de la Honmon Hokke Shu en 1947. École du courant
nichirénien fondée par Nichiryu (1385-1464) et réformée par
Nissen (1817-1890) L'école reconnaît la primauté des quatorze derniers chapitres
(honmon) du Sutra du Lotus
(plus particulièrement les chapitres XV à XXII) et un seul bouddha, Shakyamuni. Le courant est lié à Nichiren par la récitation de
Namu Myoho Renge Kyo et l'étude de ses écrits.
Honmon Hokke Shu voir l'école Happon et cet hyperlien
Honmon-ji d'Ikegami, 本門寺 (池上)
Voir Ikegami Honmon-ji.
En savoir et voir plus
Honmon-ji Kitayama, 本門寺, Omosuhonmon-ji,
北山本門寺, Temple de l'Enseignement primordial, Temple de Kitayama, Temple d'Omosu.
Temple fondé par Nikko à
Kitayama, département de Shizuoka.
Nikko assura la direction de ce temple durant une trentaine d'années, jusqu'à sa mort. L'y rejoignit
un autre moine aîné, Nitcho. Les tombes de
Nikko et Nitcho se trouvent au Honmon-ji.
C'était à l'origine le
séminaire d'Omosu de la Nichiren Shoshu, mais
en 1941, il fut affilié au temple Kuon-ji sur le Mont
Minobu, temple principal de la Nichiren Shu. Un nouveau conflit éclata entre
Ishikawa Sanetada, le propriétaire du Honmon-ji Kitayama, et
Nichidai que remplaça Nichimyo.
Quant à Nichidai, il fonda en 1343 son nouveau temple à
Nishiyama qu'il appela également Honmon-ji
(voir Honmon-ji Nishiyama). Ne pas confondre avec
Ikegami Honmon-ji qui s'écrit de la même façon : 本門寺
Honmon-ji Nishiyama, 西山本門寺, Fujisan Kuon Jyozai-in,
Taihei Kyodan, Fujisan Honmon-ji.
Temple de la
Nichiren Honmon Shoshu, lignée
Nikko-Nichimoku,
branche de Nichidai.
Honmon-ji Omasu voir Honmon-ji Kitayama
Honmon-ji Takase voir Sanuki
Honmon Shoshu voir Nichiren Honmon Shoshu
Honmon Shu
Ecole de la lignée de
Nikko qui recouvre différentes configurations selon les époques. En 1874, par décret du nouveau gouvernement Meiji, elle devint
une branche du bouddhisme nichirenien. En 1876, huit temples majeurs de la lignée Nikko se séparent des autres écoles
shoretsu
pour devenir la Komon-Ha.
En 1899, la Komon-Ha, basée au Kitayama Honmon-ji, devint la Honmon Shu.
En 1900, le Taiseki-ji se sépara de la Honmon Shu et prit le nom de Nichiren
Shu Fuji-Ha. En 1912, il choisit finalement de s'appeler Nichiren Shoshu. En 1941, la
Nichiren Shu, la Kempon Hokke Shu et la Honmon Shu furent réunies
mais cette réunification ne dura que jusqu'à l'après-guerre. En 1951, le Yobo-ji
se sépara de la Nichiren Shu sous l'appellation de
Nichiren Honshu.
Honno-ji.
Temple à Kyoto fondé par
Nichiryu et actuellement temple principal de la
Honmon Hokke Shu (école fondée en 1423 sous le nom de
Happon-ha).
honnu voir état primordial
Honoré du monde, Seson, Bhagavat.
L'un des titres honorifiques d'un bouddha. Le terme sanskrit bhagavat
peut aussi être traduit par "bienheureux".
Honorés [les] voir deux cents Honorés
Honorés du Ciel, Vénérés célestes.
Dans le confucianisme, ce sont :
- Les Trois Augustes [Fu Xi,
Shennong, et Huangdi]
- Les Cinq empereurs [Shao-Hao, Zhuang-Xin,
Di-Kao, Tang-Yao et Yu-Shun]
- Les Trois rois fondateurs [Yu, de la dynastie
Xia, Cheng Tang de la dynastie
Shang et Wen de la dynastie
Zhou].
Ce qu'en dit Nichiren.
Hon'yaku Myogi Shu, Dictionnaire de la prononciation et de la signification des termes
bouddhiques.
Dictionnaire des transcriptions chinoises et des définitions de termes bouddhiques sanskrits, terminé en 1143 par
Fayun. Il aurait mis vingt ans à compiler ce texte. Ce dictionnaire sanskrit-chinois, contenant quelque
2 040 articles répartis en soixante-quatre sections, constituait un outil indispensable pour les traducteurs.
honzon, 本尊, objet de vénération,
benzun.
Représentation, généralement sculptée ou peinte, d'un bouddha ou d'un maître à qui s'adressent la vénération et les
offrandes. Principale effigie d'un temple ou d'une chapelle. Lorsqu'il s'agit des honzon que Nichiren commença d'inscrire après la persécution
de Tatsunokuchi, on utilise le mot
Gohonzon, avec un préfixe de respect.
Voir Gohonzon
Hoon Jurin, 法苑珠林, Fa-yuan zhu-lint,
Fayuan yilin, Forêt de joyaux dans le jardin du Dharma.
Anthologie des termes bouddhiques. Ouvrage de
Si Daoshi (释道世), sous la dynastie des Tang.
L'auteur classe les termes et les concepts apparaissant dans divers textes bouddhiques en cent catégories générales ayant chacune un titre détaillé, et les
explique. C'est un ouvrage de référence valable non seulement pour l'étude du bouddhisme, mais aussi pour celle de l'histoire et de la littérature chinoises.
Horen voir Soya Kyoshin
Horenko.
Nonne mentionnée dans le 8e volume du
Sutra Shuryogon. Parce qu'elle avait commis la faute de prononcer de grands mensonges, des flammes
furieuses émanèrent de toutes les parties de son corps, et elle tomba vivante dans l'enfer avici.
Ce qu'en dit Nichiren.
Horyu-ji 法隆寺.
Temple fondé par le prince
Shotoku en 607, et transformé en monastère par l'école
Hosso. Il s'agit du plus ancien temple bouddhique encore existant au Japon (et de la plus ancienne structure
en bois du monde).
Hosshi bon voir Chapitre X du Sutra du Lotus.
ho shie voir appuis du Dharma
Hoshina Goro Taro, 星名五郎太郎.
Disciple laïc de Nichiren de la province
province d'Awa, converti probablement entre 1264 et 1267 lors du séjour de Nichiren dans cette région.
Il aurait été vassal du seigneur d'Okitsu qui s'était également converti à cette époque.
D'après le seul texte connu lui ayant été adressé, Réponse à Hoshina Goro Taro, il semble que
Hoshina fut un adepte du Shingon avant de se convertir
au bouddhisme de Nichiren.
Hosho [bouddha], Ratnasambhava.
L'un des
cinq bouddhas de sagesse (Dhyani-Buddhas) du bouddhisme ésotérique.
Hosho Ron, voir Kukyo Ichijo Hosho Ron
hosshaku kempon.
Littéralement, "Rejeter le transitoire et révéler le véritable" : le fait que le Bouddha rejette son identité éphémère et provisoire
pour révéler sa véritable nature. Dans le chapitre XVI du
Sutra du Lotus, Shakyamuni nie son identité provisoire de Bouddha qui atteignit pour la première
fois l'Éveil dans cette vie à Bodhgaya
(sho shogaku), et fait part de son Éveil primordial à l'époque atemporelle
(gohyaku jintengo - kuon jitsujo).
Voir le commentaire de Niwano.
hosshi (dharma bhanaka) voir Maître du Dharma
Hosshi kudoku hon voir Chapitre XIX du Sutra du Lotus
hosshin (Dharmakaya) voir Corps du Dharma
hossho (dharmata) voir nature de dharma
Hosso shu, 法相宗, École des Préceptes, Caractéristiques des
dharmas, Aspect des dharmas,
faxiang zong, Dharma Characteristics school.
École bouddhique chinoise introduite
au Japon à la période de Nara, inspirée par l’école chinoise
Weishi zong (Conscience Pure). S'appuyant sur les doctrines de
Maitreyanatha, Asanga,
Vasubandhu et
Dharmapala, elle enseigne que tous les phénomènes dérivent de la conscience
alaya (8e conscience).
L'école Hosso divise les êtres humains en cinq groupes
(cinq natures) selon leurs capacités religieuses :
1) Ceux qui sont prédestinés à être des auditeurs-shravakas (josho shomon)
2) Ceux qui sont prédestinés à être des pratyekabuddhas (josho engaku)
3) Ceux qui sont prédestinés à être des bodhisattvas (josho bosatsu )
4) Le groupe indéterminé des trois véhicules (sanjo fujosho)
5) Ceux qui n'ont pas les capacités de parvenir à l'Éveil : êtres sensitifs sans
nature de bouddha (musho ujo)
Les textes fondamentaux de cette école comprennent six sutras et onze traités, dont le
Sutra Gejimmitsu, le
Joyuishiki Ron et le
Yugashiji Ron . Ces enseignements prolongent ceux de l'école
Rien-que-conscience introduite en Chine par Paramartha et
Xuanzang. Ce dernier se rendit en Inde et en rapporta le
Joyuishiki Ron qu'il traduisit en chinois avec l'aide de son disciple
Cien. Sur la base de ces enseignements,
Cien fonda l'école Faxiang (Hosso).
Cette doctrine fut transmise à Huizhao, et l'école prospéra sous la dynastie
des Tang mais déclina par la suite.
La doctrine fut introduite au Japon en quatre occasions par :
- Dosho qui voyagea dans la Chine des Tang
en 653, et étudia sous la direction de Xuanzang ;
- Chitsu et Chidatsu qui s'y rendirent en 658, et étudièrent également
sous la direction de Xuanzang et de
Cien ;
- Chiho, Chiran et Chiyu y allèrent en 703 ;
- Gembo s'y rendit en 716.
Dosho est considéré comme le fondateur de l'école Hosso au Japon. Sa lignée (basée au temple
Gango-ji) est appelée "Transmission du temple du Sud", tandis que
celle de Gembo (basée au Kofuku-ji)
est appelée "Transmission du temple du Nord".
Hotchi Ron voir Abidatsuma Hotchi Ron
Hotei voir Budai
Hoto bon voir chapitre XI du Sutra du Lotus
hoto ji voir période de Déploiement
hotoke no ontsukai voir envoyé du Bouddha
Houei-k'o voir Hui-ko
Houei-neng voir Hui-neng
Houei-Tsong voir Hui-zong
hoza voir lieu du Dharma
Hozo [bodhisattva]
Nom d'Amida à l'époque où il prononça ses quarante-huit vœux.
Voir Dharmakara
Hozo Nyorai, 宝相如来, Ainsi-Venu Signe précieux, Ratnaketu.
D'après le chapitre IX du Sutra du Lotus, nom que porteront les deux mille
auditeurs-shravakas dans les âges à venir.
Hsuan-tsung voir Xuan Zong
Hua voir Mont Hua
Huacheng yu pin voir Chapitre VII du Sutra du Lotus.
Huaigan, Huai-kan,
Ekan, 懐感.
Moine de l'école de la Terre pure dans la
Chine des Tang. Il étudia d'abord la doctrine
Faxiang (Hosso) et les préceptes bouddhiques.
Insatisfait, il se tourna vers la doctrine de la Terre pure.
Incapable de croire que l'on pouvait renaître directement
dans cette terre en méditant sur le bouddha Amida, il se mit à la recherche de
Shandao, le troisième patriarche de l'école, et lui avoua ses doutes.
Suivant les directives de Shandao, il médita sur le bouddha
Amida pendant trois ans.
On rapporte qu'il aurait ainsi réalisé l'essence de
l'enseignement de la Terre pure. Il commença à écrire le Shaku Jodo Gungi Ron
afin de dissiper les doutes concernant cette doctrine, mais mourut avant de l'avoir achevé. Cet ouvrage fut plus tard compilé par
Huai-yun.
Hua-yan voir Kegon
Huai-yun.
Moine sous la dynastie
des Tang qui étudia le Sutra
Kegon avec
Fazang (643-712), le troisième Grand-patriarche et théoricien de l'école
Kegon.
Huan [duc de] (685 à 643> av. notre ère).
Quinzième souverain de l'Etat
de Qi. Il réforma le système militaire et s'efforça d'accroître la richesse et la force
militaire de son État. Lorsque les seigneurs féodaux se rassemblèrent pour former une ligue, il en prit la tête, devenant le premier
"Hégémon" de l'époque des Printemps et des Automnes. A la fin de son
règne, toutefois, il commença à négliger les affaires de l'État, ce qui entraîna le déclin de
Qi.
huang.
Traduit habituellement par "auguste" : titre réservé aux divinités.
Qin Shi Huang l'associa au titre di (souverain) pour former "
huangdi" : empereur.
Huangdi, 黄帝, l'Empereur Jaune (2698-2597 avant notre ère).
L'un des trois souverains légendaires de la Chine antique (Les trois Augustes). D'après le
Shi Gi (Mémoires de l'historien), entre autres contributions majeures à la civilisation,
il fut le fondateur de l'art de la médecine.
Ne pas confondre Huangdi 黄帝 avec
huangdi 皇帝 qui signifie "empereur" et fut utilisé pour la première fois par
Qin Shi Huangdi, 秦始皇 (né en 260, ayant régné de 247 à 221, et mort en 210 av. notre ère).
Hua-To, Houa T'o.
Médecin de la dynastie des Han postérieurs (25 à 220), que l'on disait particulièrement
habile chirurgien. Quand l'acupuncture et les médicaments se révélaient inefficaces, il donnait à ses malades des narcotiques et effectuait
des opérations chirurgicales. Il mit au point une méthode d'exercices physiques qu'il pratiquait lui-même. Cela eut pour effet, dit-on, qu'il
était encore actif et vigoureux à l'âge de cent ans.
Huayan voir Guirlande de fleurs
Huayan-jing voir Sutra de la guirlande de fleurs
Huayan-zhong voir École de la Guirlande de fleurs
Huhai voir Ying Huhai
Huheshang voir Changsha Jingcen
Huici, 慧次, Houei-ts'eu,
Eji (434-490).
Moine qui vécut à l'époque des dynasties du Nord et du Sud.
Huiguan 慧観, Houei-kouan,
Hui-kuan, Ekan (368-438).
Moine chinois de la période des
dynasties du Nord et du Sud qui étudia sous la direction de
Huiyuan au Mont Lushan
(盧山). Entendant parler de Kumarajiva, qui était arrivé à
Changan en 401, il devint son disciple et se joignit au travail de traduction du maître.
Il écrivit le Hokke Shuyo Jo (Introduction aux principes essentiels du Sutra du Lotus), qui lui
valut les éloges enthousiastes de Kumarajiva. Le maître l'exhorta à aller au sud
pour y propager le bouddhisme et, après la mort de Kumarajiva, il aurait aidé
Buddhabhadra dans sa traduction du Sutra
Kegon.
Il participa à la correction des deux
traductions chinoises existantes du Sutra du Nirvana et écrivit le
Nambon Nehangyo (Version du Sud de ce sutra). Il formula une classification comparative des enseignements
du Bouddha en cinq périodes. A la différence de Daosheng,
un ancien condisciple ayant étudié comme lui avec Kumarajiva qui soutenait que
l'on peut atteindre l'Éveil complet instantanément, Huiguan soutenait, lui, que l'Eveil s'obtient
graduellement au cours de la pratique.
Ses écrits comprennent le Benshu Ron
(Distinguer entre les divers enseignements), le Ron Tongo Zengo Gi
(Traité sur l'atteinte soudaine et l'atteinte graduelle de la bouddhéité) et divers autres ouvrages.
Ce qu'en dit Nichiren.
Huiguang
I 慧光, Houei-kouang,
Eko (468-537) : fondateur de l'école Sifen-lu
(Shibun Ritsu en Chine, pendant la période des
dynasties du Nord et du Sud. A l'âge de treize ans, il renonça à la vie séculière et étudia principalement les
vinayas, ou règles de discipline monastique, faisant des efforts pour promouvoir les préceptes établis dans le
Sifen-lu, (Quatre parties du Vinaya) les vinayas
de l'école Dharmaguptaka.
Quand Bodhiruchi et Ratnamati traduisirent le
Dashabhumika-sutra (Sutra des dix étapes,
Jujykyo Ron
)
en chinois, Huiguang se joignit à leur travail et écrivit un commentaire sur ce traité. Il est donc considéré
comme le fondateur de l'école Dilun (Jiron-shu) qui fit de ce traité son texte
de base. Plus tard, il fut nommé superviseur national des moines et appelé "maître de discipline de la nation".
Parmi les maîtres des
trois écoles du Sud et des sept écoles du Nord, il vécut juste avant
Zhiyi et fut l'un des sept maîtres du Nord. Ses ouvrages comprennent le Ninnokyo Sho
(Annotations sur le Sutra Ninno), le Shibunritsu Sho
(Annotations sur le Shibunritsu
) et le Ron Sho
(Annotations sur le Jujykyo Ron
).
Ce qu'en dit Nichiren
Huiguang
II Houei-Kouang (534-613).
Disciple de Paramartha, fondateur de l'école
Shelun-zong (Cho-louen) (Shoron) en Chine. Il était célèbre pour son
observance rigoureuse des préceptes et sa profonde connaissance du bouddhisme.
Huiguo
Houei-kouo, Keika, 恵果 (746-805).
Moine chinois de la dynastie des
Tang et septième patriarche du bouddhisme ésotérique.
Enfant, il devint le disciple de Amoghavajra et à vingt ans reçut de lui la
doctrine ésotérique du Monde de la Matrice
et du Monde du Diamant
.
Plus tard, il fut nommé au service de l'autel du palais impérial à Changan.
Il fut révéré par le peuple pour sa vertu et il eut de nombreux disciples. Kukai,
le fondateur de l'école japonaise Shingon, fut l'un d'eux.
Ce qu'en dit Nichiren.
Huiheng, Houei-Heng (515-589). Moine ayant vécu à l'époque des dynasties du Nord et du Sud qui fut nommé administrateur général des moines en 586. Son débat avec le Grand-maître Zhiyi est mentionné dans le Zoku Koso Den (Supplément au recueil de biographies des moines éminents). Ce qu'en dit Nichiren.
Huike, Huiko, 慧可, Houei-k'o, Eka (487-593). Second patriarche du bouddhisme Chan (Zen) en Chine. Dans sa jeunesse, il étudia le confucianisme, la philosophie de Laozi et de Zhuangzi et les écrits bouddhiques. Il entra dans l'Ordre bouddhique sous la direction de Baojing sur le Mont Xiang. Après avoir pratiqué en divers lieux, il revint au Mont Xiang à l'âge de trente-deux ans. A quarante ans, il se rendit au temple de Shaolin-si sur le Mont Song pour rechercher l'enseignement de Bodhidharma. On raconte que, lorsque l'entrée de la pièce où se trouvait Bodhidharma lui fut refusée, il montra sa sincérité en se coupant un bras. Il pratiqua à Shaolin-si pendant six ans et Bodhidharma lui confia finalement la doctrine Chan ( Zen). Après la mort de Bodhidharma, Huiko se rendit à Ye, capitale de la dynastie des Wei orientaux et y propagea la doctrine Chan (Zen). L'opposition d'autres écoles bouddhiques, et les persécutions infligées au bouddhisme en général par l'empereur Wu (Yu Wenyong) de la dynastie des Zhou du Nord, l'obligèrent plus tard à s'exiler et il se retira au Mont Wangong. Là, il eut à son service Sengcan à qui il transmit son enseignement. Ce qu'en dit Nichiren
Hui li, 慧, Hwui Li. Moine bouddhiste de l'époque des Tang, auteur de l’Histoire de Maitre Xuanzang du temple de la Grande Compassion (大慈恩寺三藏法師傳).
Huineng, Houei-neng, Daikan Eno, 慧能 (638-713). Fondateur de l'école du Sud du Chan (Zen). Il devint un disciple du cinquième patriarche Hongren (Konin), et, parce qu'il surpassait le principal disciple du maître Shenxiu (Chen-sieou), il fut nommé successeur de Hongren. Après la mort de Hongren, l'école Chan se divisa en deux : l'école du Nord dirigée par span class="cl-ch">Shenxiu et l'école du Sud dirigée par Huineng. Les paroles de Huineng sont conservées dans un ouvrage intitulé le Rokuso Dankyo ou Sutra du sixième patriarche. Ce qu'en dit Nichiren.
Huisi, 慧思, Houei-sseu, Eshi (515 – 577). Également connu sous le nom de Grand-maître des Collines méridionales ou Montagnes du sud Nanyue dashi, Nangaku Daishi , 南岳大師. Maître de Zhiyi et troisième patriarche de l'école Tiantai, en comptant à partir de Nagarjuna. A quinze ans, il entra dans la vie religieuse et se concentra sur l'étude du Sutra du Lotus. Plus tard, il étudia sous la direction de Huiwen (Emon) qui lui enseigna la méditation kanjin. En 548, il fut empoisonné par un moine qui s'était opposé à lui lors d'un débat et il faillit mourir. En 553, il fut à nouveau empoisonné par un moine rival. Il survécut aussi à cette tentative, et, l'année suivante, partit s'installer au temple Kaiyue-si où il fit des exposés sur le Sutra Makahannya Haramitsu. En 558, il alla habiter sur le Mont Da-su pour échapper aux tracasseries de ceux qui lui étaient hostiles. Sur cette montagne, il copia les sutras Hannya et le Sutra du Lotus et s'employa à former des disciples. En 568, il alla sur le Mont Nanyue, dont on lui donna le nom, et reçut de l'empereur le titre de Grand-maître de méditation. Parmi ses ouvrages on note particulièrement le Daijo Shikan Homon. Ce qu'en dit Nichiren.
huit actions rebelles. Crimes sanctionnés par le code Taiho , mis en application au VIIIe siècle au Japon. 1) attenter à la vie de l'empereur ; 2) comploter pour détruire les tombes ou les palais impériaux 3) trahir, 4) tuer des parents plus âgés, grands-parents, parents, frères ou sœurs ; 5) tuer l'un des parents âgés de sa femme ou un autre membre respecté de la famille ; 6) manquer de respect à l'empereur ou aux sanctuaires impériaux ; 7) enfreindre le respect dû à ses grands-parents ; 8) tuer son maître, son tuteur ou son supérieur. Ce qu'en dit Nichiren.
huit affranchissements voir huit détachements
huit catégories : autre nom pour huit enseignements
huit cents mérites pour l'oeil et mille deux cents mérites pour la langue. L'interprétation la plus courante est celle de Daosheng, disciple et collaborateur de Kumarajiva. Il part des 10 préceptes (ne pas tuer, voler, etc.) qui s'appliquent aux quatre pratiques 1) à ses propres actions 2) à l'enseignement du Sutra du Lotus aux autres 3) à la vénération du Sutra du Lotus 4) à la mise en oeuvre du Sutra du Lotus avec joie. Chacune de ces qualités contentant les autres on arrive à 10 x 10 x 4 = 400 mérites. Par ailleurs, toute chose peut être caractérisée comme inférieure, médiane ou supérieure, le niveau supérieur contient les niveaux médian et inférieur, le niveau médian contient seulement le niveau inférieur. On considère les racines oreilles, langue et mental comme appartenant au niveau supérieur et par conséquent elles sont dotées de 1200 mérites (chaque niveau en contenant 400). Les autres racines (oeil, nez, corps) sont considérées comme médianes et sont donc dotées de 800 mérites.
huit classes d'êtres voir huit groupes
huit comparaisons. Comparaisons par lesquelles Shakyamuni illustre la supériorité des préceptes du Mahayana sur le Theravada, d'après le Sutra Shojo Bini. Par exemple, les préceptes du Theravada observés par le auditeurs-shravakas ne procurent même pas un bienfait aussi petit que la taille d'un sabot de vache, tandis que les préceptes du Mahayana observés par les bodhisattvas procurent un bienfait aussi vaste que l'océan. Ce qu'en dit Nichiren.
huit consciences voir neuf consciences
huit damiers ou huit voies qui se croisent. Image du Sutra du Lotus (chapitres III et VI). A l'origine une étoffe à carreaux pour jouer aux dames et ou aux dés ; puis des enclos tracés en quinconce dont les divisions (semblables à celle de l'étoffe) sont marqués par des cordes. Dans l'iconographie bouddhique c'est une enceinte quadrangulaire divisée en 4 carrés, du milieu desquels s'élève l'arbre bodhi. Ce symbole fait référence à l' Octuple noble chemin.
huit délivrances I. huit détachements II. délivrance liée à l'Octuple noble chemin.
huit détachements ou huit libérations ou huit délivrances (hachi-gedatsu
ou hachihaisha 八解脱・八背捨, vimoksha). Huit
méditations par lesquelles on se libère des liens au monde impermanent :
1) méditation sur les souillures du monde ;
2) détachement de tout ce qui se passe en dehors de soi-même ;
3) détachement des fausses conceptions ;
4) méditation sur l'absence de limites de l'espace ;
5) méditation sur l'absence de limites de la conscience ;
6) méditation sur la non-substantialité de toute chose ;
7) méditation sur l'état qui ne peut être saisi par la raison ;
8) l'atteinte de l'état où cesse toute activité de l'organe mental. (voir
samadhi
) En savoir plus
huit dharmas mondains voir huit vents
huit difficultés, hachi-nan,
hachi-nansho, 八難, 八難処. Huit lieux ou circonstances dans lesquels il est impossible de voir le Bouddha ou d'écouter son enseignement. Ce sont : 1) le monde-état d'enfer ; 2) le monde-état des esprits faméliques ; 3) le monde-état d'animalité ;
4) le Ciel de la longue vie, une partie du quatrième Ciel de la méditation dans le
monde de la forme et les quatre Ciels du monde du sans-forme où la vie des êtres dure longtemps ;
5) Uttarakuru, le continent situé au nord du Mont Sumeru,
dont les habitants goûtent d'innombrables plaisirs ; 6) L'obstruction des organes des sens (cécité); 7)
les préjugés ou les conceptions erronées liés à l'attachement aux connaissances profanes ; 8) la période qui précède
la naissance d'un Bouddha et celle qui suit sa mort. Ce qu'en dit Nichiren.
huit écoles, hasshu, 八宗. Les huit principales écoles bouddhiques du Japon avant la période Kamakura (1185-1333). Elles forment historiquement deux groupes, l'un qui comprend les écoles Kusha, Jojitsu, Ritsu, Hosso, Sanron, Kegon , qui connurent leur apogée lors de la période de Nara (710-794), et l'autre les écoles Tendai et Shingon qui apparurent à la période Heian (794-1185). Ce qu'en dit Nichiren
huit enfers voir enfer
huit enseignements, hakkyo, 八教. Classification des sutras par Zhiyi (revue par Zhanlan) qui dégage quatre groupes en fonction de leur contenu, puis réexamine les mêmes sutras selon leur méthode et dégage également quatre groupes.
I. Les enseignements selon la doctrine (keha no shikyo, 化法の四教) sont :
1) enseignements tripitaka ou corbeilles
(san zokyo ou zogyo, sanzangjiao,
三藏教, doctrine of the three baskets) : enseignements theravada,
destinés aux auditeurs-shravakas et les
pratyekabuddhas ; il est ainsi nommé car il comprend les trois corbeilles : sutra,
vinaya et abhidharma. Il porte
essentiellement sur les Quatre nobles vérités. La doctrine de la vacuité y apparait de façon élémentaire.
2) enseignement commun ou intermédiaire (tsukyo ou tsugyo, tongjiao, 通教, general doctrine) : theravada et mahayana provisoire destiné aux disciples des trois véhicules. Il met l'accent sur la doctrine
de la vacuité. Les textes des écoles Yogacara et Madhyamaka en sont représentatifs.
3) enseignement spécifique ou enseignement distinct ou particulier ou différencié (bekkyo,
biejiao, 別教, specific doctrine), destiné
aux seuls bodhisattvas. Niveau le plus élevé du
Mahayana provisoire ; la Voie du milieu y transcende la doctrine de
la vacuité (ku) et de l'existence provisoire (ke).
4) enseignement parfait ou enseignement global ou universel
(enkyo ou engyo, yuanjiao,
円教, total doctrine), destiné à tous, le véritable Mahayana.
Engyo signifie littéralement "enseignement parfait". C'est l'
enseignement parfait du Véhicule unique. C'est le
Sutra du Lotus et le Sutra du Nirvana, l'enseignement le plus élevé du Bouddha ; il englobe tous les
enseignements précédents.
En savoir plus. Voir également Les oeuvres de Zhiyi.
II. Les enseignements selon la méthode; (kegi no shikyo, ) sont
1) enseignement soudain ou immédiat ou subit (tonkyo, dunjiao, 頓教)
tout de suite après son Éveil; Sutra Avatamsaka,
2) enseignement graduel ou progressif, (zenkyo, jianjiao, 漸教) ; selon les quatre étapes mentionnées ci-dessus,
3) enseignement selon les capacités ou secret ou ésotérique (zuitai, himitsu, mimijiao, 祕密教) ; compris seulement d’une partie des pratiquants,
4) enseignement indifférencié ou indéterminé, pour tout
être humain à son écoute ( fujokyo, budingjiao, 不定教), signifiant que chaque pratiquant en tire des bénéfices différents selon ses propres caractéristiques.
Même en écoutant
une chose identique, la compréhension du contenu diffère
d'une personne à l'autre. Tout dépend de la prédisposition
individuelle. Toutefois, lorsque les auditeurs ont conscience de leur
présence mutuelle sur le lieu du prêche, celui-ci est appelé
“enseignement indéterminé manifeste” (kenro
fujokyo). Par contre, lorsque le Bouddha, grâce à
ses pouvoirs divins, fait en sorte que les auditeurs ignorent mutuellement
leur présence tout en étant sur le même lieu de prêche,
lorsqu'ils sont inconscients qu'il y a d'autres personnes
et qu'ils écoutent une chose unique en la comprenant de manière
différente, cette méthode d'enseignement s'appelle
alors “enseignement indéterminé secret” (himitsu fujokyo), communément désigné sous l'appellation
“enseignement secret”.
Zhiyi a également élaboré un classement chronologique
que l'on appelle les cinq périodes (goji, wushi, 五時).
Voir les cinq points de divergence entre les
différentes écoles. Ce qu'en dit Nichiren.
huit époques de la vie du bouddha, huit événements importants, huit phases, hasso, hasso-jodo, hasso-sabutsu, sanju-jodo, 八相, 八相成道, 八相作仏, baxiang zuofo. Alors
que la vie du Bouddha historique, Shakyamuni, est très peu connue
quantités le légendes se sont formées autour de lui.
On a ainsi : 1) la descente du Ciel (gaten ou geten) ; 2) la conception dans l'utérus
maternel (takukai ou takutai) ; 3) la naissance (shuttai) ; 4) renoncement à la vie en famille (shukke) ; 5) la
victoire sur Mara, le tentateur (goma) ; 6) atteinte de la bouddhéité (jodo) ; 7) mise en branle de la Roue du Dharma (enseignement)
(temporin) ; 8) entrée dans le nirvana
(nyu-nehan). Ce schéma s'applique
également à la vie de tous les bouddhas. Ce qu'en dit Nichiren.
Huit phases successives par lesquelles un Bouddha est censé passer lorsqu'il apparaît dans le monde afin de sauver les êtres.
1) Descendre du ciel,
2) entrer dans l'utérus de la mère,
3) sortir du ventre de la mère,
4) renoncer au monde séculier,
5) vaincre les démons,
6) atteindre l'Eveil,
7) faire tourner la roue de la loi, et
8) entrer dans le parinirvana.
huit erreurs, hachi-ja, 八邪. Le contraire de l'Octuple noble chemin : vue erronée, pensée erronée, parole erronée, action erronée, mode de vie erroné, activité erronée, esprit erroné, concentration erronée.
huit excellences du discours du Bouddha ou huit sons d'excellence. Caractéristiques du discours du Bouddha lorsqu'il prêche l'
enseignement soudain (son Éveil tel quel sans tenir compte des capacités de compréhension de l'auditoire). Ses paroles alors sont
1) agréables ; 2) douces et bienveillantes ; 3) harmonieuses ; 4) inspirant le respect ; 5) viriles et puissantes ; 6) sans errements ; 7) vastes et profondes ; 8) vibrantes sans jamais lasser.
huit grands Rois-Lumière voir cinq Rois-Lumière
huit groupes Huit sortes d'êtres célestes qui ont fait le serment de protéger le
Sutra du Lotus :Une liste (nikai hachiban,
二界八番) établit les groupes suivants :
1) les dieux du monde des désirs ;
2) les dieux du monde de la forme ;
3) les rois-dragons et leur suite ;
4) les rois kimnara et leur suite ;
5) les rois gandharva et leur suite ;
6) les rois asura et leur suite ;
7) Les rois garuda et leur suite ;
8) le roi du monde des humains, Ajatashatru,
et sa suite.
Ces "êtres célestes" sont des entités psychiques, comme tout ce qui ressortit du "Ciel", domaine de l'invisible,
opposé à "Terre" ce qui possède une forme. Ainsi les gandharvas
pourrait préfigurer
le complexe d'Œdipe, asuras
celui de l'hypertrophie du moi (désir de puissance), les dragons font penser au surmoi, etc. Ces entités sont en constant conflit entre elles :
les devas combattent les
mahoragas (attachements) ; les
garudas dévorent les
nagas ; les yakshas punissent les
asuras ; les gandharvas
luttent contre les
kimnaras.
Une autre liste ( hachibuki-shu, hachibu-shu, 八部衆) donne :
1) devas, littéralement êtres de lumière ;
2) garudas, oiseaux mythiques dévoreurs de serpents ;
3) yakshas, déités du monde végétal et minéral ;
4) gandharvas, musiciens célestes époux-amants,
fils-filles ; 5) kimnaras, musiciens
talentueux qui réjouissent les dieux de leurs dons ;
6) asuras, déités orgueilleuses qui jalousent
les dieux ; 7) nagas, forces instinctives de la nature, gardiens
des richesses souterraines ; 8) mahoragas,
littéralement grand-attachement. Ce qu'en dit Nichiren.
huit infractions, hachiju, hachi-harai, 八重, 八波羅夷. Délits graves qui concernent principalement les nonnes et énumérés dans le Sutra Rokuharamitsu : il s'agit des 4 délits graves (meurtre, vol, luxure, mensonge) qui s'appliquent également aux moines auxquels on ajoute 5) les contacts obscènes avec un homme, 6) les mauvaises fréquentations conduisant à la luxure, 7) le fait de dissimuler la mauvaise conduite (d'un égal ou d'un supérieur), 8) le fait de suivre un moine dont l'offense au Dharma a été prouvée.
huit maîtres éminents de Chine. Les maîtres du Shingon : Zongjui (Tsong-jui), Ciuanya (Ts'iuan-ya), Yuanzheng (Yuan-tcheng), Yizhen (Yi-tchen), Faxian (Fa-ts'iuan ou Fa-sian), Baoyue (Pao-yue), Kan (K'an) et Weijin (Wei-tsin). Ce qu'en dit Nichiren.
huit méditations voir huit détachements
huit négations, happu, 八不. Voie moyenne des huit négations (happu chudo). Huit expressions négatives utilisées par Nagarjuna dans le Chu Ron pour définir la Voie du milieu (chudo), la véritable nature de tous les phénomènes. "Ni naissance ni extinction, ni cessation ni permanence, ni uniformité ni diversité, ni retour ni départ." La vie ne peut être définie ni en termes d'existence ni en termes de non-existence ; elle est non substantielle ( ku) et transcende toute dualité. Ce qu'en dit Nichiren.
huit offenses voir huit actions rebelles.
huit préceptes voir préceptes.
huit rois-dragons, hachi-ryuo,
八竜王. Selon le Sutra du Lotus commenté par Zhiyi ce sont :
1) Nanda (Allégresse) ;
2) Upananda (Félicité) frère du précédent. Tous les deux font pleuvoir et nourrissent la terre. Ils représentent également les deux premiers
stades du bodhisattva ;
3) Sagara (Océan, Shakatsura,
沙竭羅竜王) gouverne les eaux de l'océan et l'atmosphère. Pour Zhiyi l'océan est la perfection de
la sagesse (prajnaparamita) et la grandeur de la non-substantialité
(ku) ;
4) Vasuk (Multiples-têtes) gouverne les multiples eaux de la terre : rivières, lac, étangs.
Il personnifie le samadhi
sur ce qui s'inscrit dans le temps et ce qui n'a pas de limites ;
5) Taksaka (Plusieurs-langues) gouverne les eaux souterraines qui peuvent apparaître comme distinctes en surface
mais qui se rejoignent sous terre ; c'est le pouvoir des mots, qui peuvent paraître différents alors qu'ils désignent des choses liées, c'est également le pouvoir de l'éloquence ;
6) Anavatapta (Sans-chaleur) règne sur le lac glacé
sanscrit dans l'Himalaya, qui était le seul capable de calmer la brûlure causée pas les dragons inférieurs ;
7) Manasvin (Grande-vie ou Grand-pouvoir) enroulé sur lui-même et prêt à être lâché en cas de besoin. Il représente la possibilité de contenir
l'eau pour en tirer de grands bénéfices. C'est pour Zhiyi la capacité de faire jaillir la
bouddhéité par l'observation de la Voie du milieu ;
8) Utpalaka (Etang-obscur) vit dans l'étang où pousse le lotus. Pour
Zhiyi la fleur du lotus représente la cause de la bouddhéité
et l'étang souillé représente la vie. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.
huit signes de réalisation d'un bouddha voir les huit époques
huit sortes d'arrogance, hachi-man, 八慢. C'est : 1) penser qu'on est supérieur à d'autres, alors qu'on leur est inférieur ; 2) penser qu'on est supérieur à d'autres, alors qu'on est leur égal ; 3) se vanter d'être supérieur aux autres en les dépréciant ; 4) penser que sa vie est permanente, alors qu'elle n'est que l'union provisoire de cinq agrégats ; 5) penser qu'on a atteint l'Éveil, alors qu'il n'en est rien ; 6) penser qu'on est seulement légèrement inférieur à ceux qui vous dépassent de loin ; 7) penser qu'on est vertueux, alors qu'il n'en est rien; 8) penser peu aux autres ou n'avoir aucun respect pour les personnes vertueuses ou supérieures à soi. Ce qu'en dit Nichiren
huit souffrances, hasshu-no-dainan, 八種の大難, hakku, 八苦.
I. Huit sortes de souffrances universelles citées dans le Sutra du Nirvana.
Elles comprennent les quatre souffrances que sont la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort, ainsi que la souffrance d'être séparé des personnes aimées,
celle de devoir rencontrer des personnes détestées, celle d'être dans l'impossibilité d'obtenir ce que l'on désire et celle provenant des
cinq agrégats qui constituent le corps et l'esprit.
II. Huit sortes de souffrances décrites dans le Sutra Hatsunaion comme étant la conséquence d'un mauvais
karma. 1) être méprisé ; 2) être de laide apparence ; 3) manquer de vêtements ; 4) manquer de nourriture ; 5) rechercher la richesse en vain ; 6)
être né dans une famille pauvre ; 7) être né dans une famille qui pratique une religion erronée ; et 8) être persécuté par son souverain.
Ce qu'en dit Nichiren.
huitième conscience voir alaya et neuf consciences
huit vents, happu, 八風. Huit conditions de vie qui troublent la compréhension de la réalité, en fait des relations antinomiques avec la société ou plus généralement avec l'environnement : fortune / misère, disgrâce / honneurs, louange / critique, souffrance / plaisir. L'ensemble s'inscrit dans l'opposition espoir/crainte, l'espoir étant entendu comme le désir incessant d'un plus et par conséquent la peur de perdre et la frustration. Rappelons que pour le bouddhisme, c'est l'attachement aux désirs qui est la source de la souffrance. Ce qu'en dit Nichiren
huit vertus du confucianisme : piété filiale, harmonie fraternelle, dévouement, fiabilité, sens des convenances, sacrifice, honneur, sens de la honte.
huit vues erronées voir huit erreurs
huit voies voir Octuple noble chemin
Huiwei 慧威 Septième grand-patriarche du Tiantai.
Huiwen, Houei-wen, Emon. Moine de la dynastie des Qi du Nord (550-577) en Chine. Il étudia le Chu Ron et le Daichido Ron de Nagarjuna et se consacra à la pratique de la méditation. Il aurait eu l'intuition que les trois vérités (non-substantialité, temporalité, voie du milieu) sont perceptibles en un esprit unique. Il transmit ses enseignements à Huisi. Certains considèrent Huiwen comme le fondateur de l'école Tiantai, Huisi étant le deuxième patriarche et Zhiyi le troisième. D'autres considèrent Huiwen comme le deuxième patriarche, faisant ainsi de Nagarjuna le fondateur.
Huiyan, Hui-yen, Egon, 慧厳 (363-443). Disciple de Kumarajiva. Il collabora avec Huiguan pour la révision de la traduction du Sutra du Nirvana qu'ils achevèrent en 436 comme étant le trente-sixième volume de ce sutra.
Huiyen (363-443). Moine de l'époque des dynasties du Nord et du Sud.
Huiyuan 慧远 I. (Eon , 慧遠) (334-416). Moine de la dynastie des Jin orientaux. A vingt et un ans, il entra dans la vie religieuse et étudia sous la direction de Daolan. Plus tard, il se rendit au Mont Lu où, en 402, il fonda un groupe religieux appelé le Bailian-she (Pai-lien-cho, Société du Lotus blanc) composé de 123 moines qui se consacrèrent aux pratiques de la Terre pure afin de renaître dans un paradis situé à l'ouest. Cela fut l'origine de l'école de la Terre pure en Chine. Il est considéré par le mouvement amidiste comme son patriarche fondateur. Huiyuan traduisit également des sutras et écrivit un certain nombre de commentaires. Il affirma que les moines bouddhistes qui avaient renoncé au monde n'étaient pas tenus de rendre hommage au souverain, comme c'était la coutume.
Huiyuan II. (523-592). Moine de l'école Di-lun (Jiron-shu) dans la Chine de la dynastie des Shui. Il fit des remontrances à l'empereur Wu (Yu Wenyong) de la dynastie des Zhou du Nord quand celui-ci menaça d'abolir le bouddhisme en 578. Sous la dynastie des Shui, il bénéficia des faveurs de l'empereur Wendi (Yang Jian) qui voulait restaurer cette religion. Il écrivit une cinquantaine de commentaires dont le Jujikyo Ron Sho, le Kegongyo Sho, le Nehangyo Sho et le Daijogi Sho (Concepts bouddhiques à la lumière du Mahayana). Dans ses dernières années, il vécut au temple Jing-ying-si.
Huiyuan III. Moine de l'école Huayan (Kegon) au VIIIe siècle, sous la dynastie des Tang. Il devint un disciple de Fazang, le troisième patriarche du Huayan, et fut très versé dans la doctrine de l'école. Pour démontrer la supériorité du Sutra Kegon Fazang, avait établi un système de classification comparative qui divisait les sutras en cinq catégories d'enseignements : a) Theravada, b) Mahayana élémentaire, c) Mahayana final, d) enseignement soudain et e) enseignement parfait. Huiyuan critiqua ce système qu'il trouvait trop influencé par le classement de Zhiyi et formula une classification en quatre sortes d'enseignements en s'appuyant sur le Hosho Ron, un ouvrage de Saramati. Pour cette raison, il fut considéré comme non orthodoxe par sa propre école. Selon lui, les quatre sortes d'enseignements sont : a) les écoles de ceux qui sont mal guidés, b) les écoles des shravakas et pratyekabuddhas, c) les écoles des bodhisattvas novices et d) les écoles des bodhisattvas pleinement réalisés.
Huizhang voir Wu-zong
Huizong , Houei-Tsong) (1082-1135)
Huitième souverain de la dynastie Song en Chine. Il accéda au trône
en 1100 mais se préoccupa peu de gouverner, consacrant plutôt
son énergie à la calligraphie et à la peinture. Sa
politique en matière religieuse consista à encourager le taoïsme et à détruire le bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.
hyakushibutsu voir pratyekabuddha
Hyaku Ron,
百論, Traité en cent vers, Shata-shastra.
Traité consistant en cent vers, attribué à Aryadeva et traduit en chinois par
Kumarajiva. Il s'agit d'un des trois traités de base de l'école Sanlun
(Sanron) avec le Chu Ron
et le Junimon Ron
de
Nagarjuna.
Ce traité réaffirme la doctrine de la non-substantialité (ku) exposée dans le
Chu Ron
, et réfute les écoles Samkhya (Énumération),
Vaisheshika (Caractéristiques particulières), Naiyayika (Analyse)
et d'autres écoles de la philosophie hindoue à la lumière des principes bouddhiques.