| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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| hachiji shugo (quatre-vingt caractéristiques) Hachiman
dai bosatsu. A l'origine
divinité shinto appelée Grande
Divinité Lumineuse Hachiman (daimyojin
Hachiman);
il est le dieu de la guerre, et le protecteur du Japon et du peuple japonais.
Il protège plus particulièrement les guerriers, notamment
les archers, ainsi que les agriculteurs et les pêcheurs. Il est
révéré aussi bien par les puissants que par les gens
du commun. Après l’arrivée du bouddhisme au Japon,
Hachiman incarne le rapprochement de la religion indigène shinto
et du bouddhisme. Au début de la période Heian
(794-1185), la Cour impériale lui donne le nom de Grand Bodhisattva (Dai
Bosatsu). C’est un des premiers exemples de la fusion d’éléments
shinto et bouddhiques. Plusieurs statues le représentent en tenue
de moine bouddhiste, signe de son acceptation des enseignements bouddhiques. Hachimangu-ji
(Tsuruoka
Hachimangu, 鶴岡八幡宮寺)
temple Tendai
fréquenté par Nichiren au début de son activité.
Lire la suite hachiman hozo (quatre vingt mille corbeilles du Dharma) hachiman shokyo (quatre vingt mille enseignements sacrés) hajun (tenma hajun, démon céleste malfaisant, papiyas) Hakiri
Rokuro Sanenaga 波木井
ou Nambu Sanenaga
(ou Hakii
Sanenaga ou Nambu Rokuro Sanenaga,
南部六郎実長) (1222 - 1297) Jito ou intendant de
la région de Minobu dans le sud de la
province de Kai, qui comprend les trois villages
de Hakiri, Mimaki
et Iino. Tout d'abord adepte de l'école
de la Terre pure, il fut converti par Nikko
à la doctrine de Nichiren. Quand celui-ci se résolut à
quitter Kamakura, Hakiri
lui réserva un accueil chaleureux à Minobu.
Après la mort de Nichiren, il servit Nikko.
Cependant il s'éloigna
de la doctrine de Nichiren. Il fit ériger une statue de Shakyamuni,
se rendit en pèlerinage à des sanctuaires shinto,
éleva un monument à Fukushi et
fit construire un temple pour l'école de la Terre pure. Ces actions
incitèrent Nikko à quitter
Minobu. Haklena ou Haklenayashas. (Kakurokuyana ou Kakurokuyasha, 鶴勒夜那・鶴勒夜奢). Vingt-troisième des 24 successeurs de Shakyamuni. Né dans une famille brahmane au VIe siècle, il entra cependant dans l'Ordre bouddhique à vingt-deux ans. Le Dharma lui fut transmis par Manorhita, le vingt-deuxième successeur. Il propagea le bouddhisme en Inde centrale et transmit les enseignements à Aryasimha. Han [dynastie]
(206 av. notre ère à 220 de notre ère.) Dynastie
qui succède à celle des Qin.
Phase de consolidation, notamment avec le véritable établissement
de l'état chinois et l'extension militaire des frontières
de l'Empire aux futurs Vietnam et Corée. Les Han
vont aussi conquérir l'Asie centrale
et ouvriront ainsi la "Route de la Soie". Le confucianisme
est adoptée comme idéologie officielle. En 105 les Chinois
inventent le papier. Han Fei Zi, 韩非 (? à -233 av. notre ère). Philosophe chinois du courant légiste qui critique le confusianisme et s'inspire davantage du taoisme. Hanguang, 含光(Han-kuang, Ganko). Moine du VIIIe siècle, disciple d'Amoghavajra hannya (prajna) Hannya [sutra] hannya ji (période de la Perfection de la prajna, prajna paramita) Hannyaharamitta shin gyo (Sutra du cœur de la perfection de la prajna) Hanzoku ou Rokusoku-o, 斑足王・鹿足王 (Kalmashapada). Roi décrit dans les sutras Ninno et Kengu (Le Sage et l'Ignorant). Kalmashapada signifie pied taché ou strié. Selon le Sutra Kengu, on lui avait donné ce nom parce qu'il avait une tache sur le pied. Selon le Sutra Ninno, il était prince héritier du royaume de Devala et n'allait pas tarder à devenir roi. Un jour, un maître non bouddhiste lui suggéra de couper la tête à mille rois pour les sacrifier à une certaine divinité. Une fois monté sur le trône, Hanzoku fit 999 rois prisonniers, avant d'en capturer un dernier nommé Fumyo. Ce dernier le supplia de lui accorder un jour de grâce et retourna dans sa cité. Là, il réunit cent moines bouddhistes et les écouta réciter des enseignements bouddhiques en vers, parvenant ainsi à une grande intuition. Le jour suivant, fidèle à sa promesse, il revint auprès de Hanzoku et enseigna les versets bouddhiques aux autres rois emprisonnés, ce qui les ravit. Quand Hanzoku, intrigué, demanda la raison de leur joie, le roi Fumyo lui récita les mêmes versets. Hanzoku s'en réjouit également, et il s'éveilla ainsi au fait qu'il avait été égaré par des enseignements non bouddhiques. Il libéra tous les rois et renonça plus tard au monde, atteignant le stade où l'on réalise que les phénomènes ne naissent ni ne meurent. Dans le Daichido Ron, il apparaît sous le nom de roi Rokusoku, et les détails de l'histoire diffèrent un peu. Happon ha 八品派 (Ecole des Huit chapitres) Ecole nichirenienne fondée en 1423 par Nichiryu (1385-1464) Nichiryu suivait la doctrine shoretsu sur la supériorité des enseignement essentiels par rapport aux enseignements théoriques. Mais il insistant surtout sur le fait que les véritables enseignements se trouvaient dans les chapitres XV à XXII du Sutra du Lotus. Le temple Honno-ji à Kyoto, fondé par Nichiryu, est actuellement le temple principal de la Honmon Hokke Shu ou Honmon ryu, noms que porte l'Ecole de nos jours. Harivarman (Karibatsuma, 訶梨跋摩). Moine du IVe siècle considéré comme le fondateur de l'école Cheng-shi (Jojitsu). Il naquit dans une famille brahmane en Inde et étudia d'abord la doctrine de l'école Samkhya (Suron), l'une des six principales écoles du brahmanisme. Plus tard, il étudia sous la direction de Kumaralabdha, maître de l'école Sarvastivada, l'une des dix-huit écoles du Theravada. Il étudia aussi les enseignements Mahayana et écrivit le Jojitsu Ron qui devint plus tard le texte de base de l'école Cheng-shi en Chine. Hariti (Déesse Mère des Enfants Démons, Kishimojin) harmonie [triple] Hatakeyama
Shigetada (1164-1205). Samouraï
qui contribua à former le gouvernement de Kamakura,
et qui jouissait de la confiance de son fondateur, Minamoto
no Yoritomo. Après la mort de Yoritomo,
toutefois, il fut tenu à l'écart par Hojo
Tokimasa (1138-1215) qui devint le premier Régent
de Kamakura. En 1205, quand Hatakeyama Shigeyasu,
le fils de Shigetada, se querella avec Hiraga
Tomomasa, un parent du clan Hojo,
Tokimasa accusa Shigeyasu
de trahison et le fit tuer. Alors, Hojo
Yoshitoki, le fils de Tokimasa, conduisit
ses troupes contre la famille Hatakeyama.
Shigetada résista farouchement, mais
ses adversaires étaient beaucoup trop nombreux, et il fut tué
dans la bataille. Hatsunaion (Sutra du nirvana final, Parinirvanasutra ) Heian
[période ou ère] (794-1185). L'une des
14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette période
débute après la fin de la période Nara
par le déplacement de la capitale à Heian-kyo
"Capitale de la paix et de la tranquillité", nom donné
à l'actuelle ville de Kyoto. Elle
est marquée par la domination de la famille Fujiwara
et des "empereurs retirés", puis par la montée
en puissance des guerriers. L’empereur est celui qui, par son existence
même, assure la pérennité du pays. Sa charge est d’assurer
le bon déroulement des rites, qu’ils soient bouddhiques,
shinto ou autres. La conscience du sacré est alors à
son apogée. On fait appel aux moines pour déterminer les
périodes et les lieux fastes, ainsi que pour exécuter des
rites propitiatoires à toute occasion potentiellement dangereuse
(voyages, étapes de la vie, etc.). L’aristocratie de Heian,
qui respecte divers interdits et se soumet à de nombreux rituels,
craint également la vengeance des esprits mal apaisés des
condamnés; aussi la peine de mort est-elle abandonnée au
profit de l’exil. Les Six écoles de
Nara, affaiblies par le transfert de la capitale, perdent de leur
importance, tandis que de nouvelles écoles bouddhiques font leur
apparition, le Tendai et le Shingon
qui dominent l’aristocratie de la capitale jusqu’à
la fin de la période Heian. qui voit
apparaître l'amidisme ou doctrine de
la Terre Pure. Heike voir Taira Hei
no Yoritsuna
ou Hei no saemon aussi connu
sous le nom de Taira no Yoritsuna (Hei
est une autre prononciation de Taira)
ou sous ses nom et titre complets de Hei no Saemon-no-jo
Yoritsuna ( ? – 1293)..
Grand adversaire de Nichiren. Lire
la suite Heizei ou Heijo ou Nara Tenno (774<806-809>824). Cinquante et unième empereur. Fils et successeur de Kammu. Il abdiqua en faveur de son frère Saga. Il devint moine bouddhiste. hendoku iaku voir changer le poison en élixir henjo nanshi (esprit masculin dans un corps féminin) Notion issue de la doctrine theravada selon laquelle une femme ne pouvait pas atteindre la boddhéité. Cette doctrine fut développée au Japon avec l'adjonction de la notion de henjo nyoshi (esprit féminin dans un corps masculin) qui fut considéré comme le comble de la déchéance dans une société fortement misogyne. Des rites henjo-nansi-no-ho furent pratiqués, par le Shingon notamment, pour transformer un un fœtus féminin en un fœtus masculin. Dans les milieux plus progressistes, on admettait que par une vie austère une nonne pouvait mériter de renaître en tant qu'homme. Nichiren fut un des rares à prendre la notion henjo nanshi sur le plan symbolique. S'appyuant sur le chapitre XII du Sutra du Lotus et l'Eveil de la fille du Dragon, Nichiren montre que l'obtention de la boddhéité sans changer d'apparence est la même pour les hommes et pour les femmes. La distinction entre une essence masculine et une autre essence féminine est en contradiction avec le concept lotusien de non-dualité (funi) qui découle de l'idée centrale de vacuité (non-existence d'un soi fixe). Voir ce que Nichiren dit sur les femmes. héritage du Dharma ou transmission du Dharma.(kechimyaku, 血脈) Transmission du Dharma d'un maître à un disciple ou, dans un sens plus large, du Bouddha aux êtres humains. Aussi Dharma ou enseignement transmis. Le Shoji Ichidaiji Kechimyaku Sho (Transmission du Dharma unique, vital et essentiel) dit : "Le Dharma unique, vital et essentiel que le Bouddha transmit à tous les êtres vivants est Myoho-Renge-Kyo". heures
:dans le Japon ancien, on désignait temps et directions
par douze animaux différents. L'heure japonaise (koku)
équivalait à approximativement à deux de nos heures,
leur durée variant légèrement selon les saisons Hiboku
poisson mythique qui n'a qu'un oeil, si bien que le mâle et la femelle
doivent rester ensemble toute leur vie. Hiei voir mont Hiei (Hieizan) higan voir autre rive hijo (non-sensitif) Hiki Yoshimoto ou Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto ou Daigaku Saburo 大学三郎 (1202-1286). Maître officiel du confucianisme pour le shogunat de Kamakura. Il étudia le confucianisme à Kyoto et avait servi l'empereur retiré Juntoku. Plus tard, il vint à Kamakura où il fut employé par le gouvernement militaire en tant que spécialiste du confucianisme. Il aurait été le fils de Hiki Yoshikazu, personnage important dans les cercles gouvernementaux de Kamakura. On pense qu'il devint disciple de Nichiren vers 1260. La tradition voudrait qu'il ait décidé de suivre son enseignement après avoir lu une ébauche du Rissho Ankoku Ron ("Traité pour la pacification du pays par l'établissement du Dharma correct"). Il construisit le temple Myohon-ji à Hikigayatsu, à Kamakura et se fit moine en prenant le nom de Nichigaku. C'est à sa femme que Nichiren écrivit le gosho Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo. Hiko Nagisatake Ugaya Fukiaezu no Mikoto (abrége souvent en Ugaya Fukiaezu). Kami shintoïste, arrière petit fils d'Amaterasu Omikami. D'après la légende il serait le père du premier Empereur Jimmu Himatala Dirigeant de l'ancien royaume de Tukhara l'Inde du Nord, environ 600 ans après la mort de Shakyamuni. Selon le Daito Saiiki Ki, le roi Krita du Cachemire persécuta les moines et nonnes bouddhistes. En apprenant cela, Himatala marcha sur le Cachemire à la tête de trois mille guerriers. Il en choisit cinq cents pour l'accompagner au palais. L, sous prétexte d'offrir des présents au roi Krita, ils s'approchèrent de lui et le tuèrent avec les sabres dissimulés dans leurs robes. Après quoi on rapporte que le bouddhisme put prospérer à nouveau au Cachemire. Hinayana
[bouddhisme]
ou Theravada (shojo,
小乗,
xiaosheng). Littéralement
"Petit Véhicule". Un des deux principaux courants du
bouddhisme, l'autre étant le Mahayana.
Ce fut à l'origine un terme péjoratif utilisé
par les bouddhistes du Mahayana qui reprochaient
à ceux qui pratiquaient ces enseignements de n'être préoccupés
que par leur libération personnelle et d'être indifférents
au salut des autres. Après la mort de Shakyamuni, l'Ordre bouddhique
connut divers schismes et en vint à se diviser en dix-huit
ou vingt écoles. Les moines de ces écoles, dans leur
souci de préserver les enseignements du Bouddha, eurent de plus
en plus tendance à se cloîtrer dans leurs monastères
où ils se consacrèrent au maintien des préceptes
monastiques et à la rédaction des exégèses
doctrinales. Ils perdirent peu à peu de vue le but premier du bouddhisme,
qui est de libérer tous les êtres de la souffrance. Vers
la fin du Ier siècle avant notre ère, ou au début du Ier
siècle, un nouveau groupe de bouddhistes émergea, composé
de personnes qui n'étaient pas satisfaites par ce qu'elles percevaient
comme l'académisme stérile des premières écoles.
Ces nouveaux bouddhistes pratiquèrent parmi les laïcs, se
donnant à eux-mêmes le nom de bodhisattvas, et se fixant
pour but de sauver tous les êtres. Ils appelèrent leur enseignement
Mahayana (Grand Véhicule) pour indiquer
que cet enseignement a la capacité de conduire le plus grand nombre
de personnes à l'Eveil, et désignèrent les écoles
traditionnelles du nom de Hinayana ("Petit Véhicule").
Zhiyi identifie le Hinayana
à l'enseignement "tripitaka",
le premier des quatre enseignements de la
doctrine, et aux douze ans d'enseignements de la période
Agon, la seconde des cinq périodes. Leurs enseignements représentatifs
sont ceux des Quatre Nobles Vérités
et les Douze liens causaux. Ils considèrent
les désirs terrestres comme la cause de la souffrance et maintiennent
qu'elle ne peut être éliminée que par la suppression
des désirs terrestres. A la différence des mahayanistes
qui encouragent à pratiquer au cœur des réalités
sociales pour le bien-être de tous, les disciples du Hinayana
ont pour but d'atteindre le Nirvana "sans-reliquat"
(muyo nehan), état dans lequel le
corps et l'esprit sont annihilés et la renaissance en ce monde
ne se produit plus. Le bouddhisme Theravada
(terme pali signifiant "Doctrine
des Anciens") étant pratiquement la seule de ces premières
écoles encore existantes, le terme Hinayana
est de plus en plus souvent utilisé en référence
au Theravada. Il est
encore présent au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande, au
Cambodge et au Laos. hindouisme.
Apparu en Inde vers 1500 avant notre ère, l'hindouisme désigne
les pratiques brahmaniques issues du védisme.
On y trouve les notions de renaissances successives, samsara,
karma, nirvana,
prajna, etc. qui seront repris par le bouddhisme.
Mais ce dernier développe et souvent transforme radicalement ces
notions. Ainsi, l'existence de l'Atman (soi
individuel) et de Brahman (Esprit Universel)
sont niés, la fatalité liée au karma combattue. De
nos jours, l'hindouisme subsiste dans de très nombreux courants
dont le brahmanisme, le vishnuisme et
le shivaisme qui se réfèrent respectivement aux dieux majeurs,
Brahma (création), Vishnu
(construction) et Shiva (destruction). Le
Vishnouisme fait une grande place aux avatars
(incarnations occasionnelles des dieux majeurs destinées à
rétablir l’ordre cosmique lorsqu'il est troublé).
Les plus célèbres avatars sont Rama,
le héros du Ramayana, et Krishna,
héros de la Bhagavad Gita. Quant au
très populaire Ganesh, dieu à
tête d'éléphant, il est le fils aîné
de Shiva. Hiranyavati (Kiren-ga, 熈連河) histoire du Japon voir périodes Hiyoku
: (en japonais ancien, signifie “deux ailes”), oiseau mythique
à deux têtes, symbole de l'unité du mari et de la
femme Hiyu hon (Parabole), Chapitre III du Sutra du Lotus Hizo Hoyaku, 秘蔵宝鑰 (La Clef précieuse du grenier des mystères). Ouvrage de Kukai. Vers 830, quand l'empereur Junna ordonna à diverses écoles bouddhiques de soumettre un exposé écrit sur leurs doctrines fondamentales, Kukai présenta le Jujirshin Ron qui définissait les principes essentiels du Shingon. Le Hizo Hoyaku est une version condensée de cet ouvrage. Kukai y récapitule les dix stades de l'esprit et affirme la supériorité des enseignements ésotériques sur les enseignements exotériques. Hoando
: bâtiment principal du complexe
monastique de la Nichiren
Shoshu au Taisekiji. Un site très
visuel est consacré à cet ensemble : http://www.taisekiji.net/.
Hoben pon (chapitre des moyens) Chapitre II du Sutra du Lotus hobo ou hibo (dénigrement du Dharma) Hodo [sutras].I. Terme générique désignant les sutras qui furent exposés pendant la période Hodo, la troisième des cinq périodes en lesquelles Zhiyi divise les enseignements du Bouddha. En général, ces sutras réfutent l'attachement au Theravada. Les plus représentatifs sont les sutras Shrimala Gejimmitsu, Konkomyo, Vimalakirti, les trois sutras de la Terre pure et les trois sutras de base de l'enseignement ésotérique (les sutras Vairocana; Kongocho et Soshitsuji). Hodo II. Mot composé des deux caractères : HO, qui signifie correct d'un point de vue doctrinal, et DO, qui signifie impartial ou universel. Le terme Hodo est alors utilisé pour se référer aux sutras du Mahayana. Hodo Dharan (Sutra du grand dharani, Mahavaipulyadharani) Hoe et Kudokurin : bodhisattva mentionnés dans le Sutra Kegon, engagés dans la pratique religieuse sous la direction du bouddha Vairochana. Hoe enseignait le principe des Dix étapes de la sécurité, et Kudokurin, le principe des Dix étapes de la pratique hoin (sceaux du Dharma,dharma mudra) Hoi-butsu, 宝威仏 ou Hoitokujoo 宝威徳上王仏 (Roi dont la perfection surpasse celle des plus beaux joyaux) Bouddha que l'on disait vivre dans une terre de Pureté mystique (Jomyo), dans la partie orientale de l'univers. Maître du bodhisattva Fugen. Dans le chapitre XVIII du Sutra du Lotus, ce bodhisattva quitte la terre de ce bouddha pour venir dans le monde saha écouter le prêche de Shakyamuni à la cérémonie du Pic du Vautour Hoin Prêtre du temple amidiste To-ji et précepteur du prince au temple Ninna-ji. Hoji [bataille] Bataille que se livrèrent en 1247 les clans Hojo et Miura pour obtenir la Régence. C'est le clan Hojo qui en sortit victorieux hojin (corps de rétribution, sambhogakaya) Hojoju (Sutra de l'éternité du Dharma) Hojo [clan]. Famille de seigneurs d'ascendance Taira, dont neuf membres régnèrent successivement, de 1200 à 1333, sur le bakufu de Kamakura en tant que Régents héréditaires (shikken). Cette période est connue sous le nom de shogunat Kamakura, du nom de la ville où se trouvait la capitale shogunale. Les Hojo prirent de l'importance sous le shogun Minamoto Yoritomo, qui épousa une femme de leur clan. Le beau-père de Yorimoto, Hojo Tokimasa (1138-1215), devint le Régent du jeune héritier du shogun en 1199. En 1219, lorsque la lignée principale des Minamoto s'éteignit après un assassinat, les Hojo étaient déjà au pouvoir, et ils établirent rapidement les structures légales et institutionnelles du pouvoir shogunal. Néanmoins, comme il était coutume au Japon, il laissèrent en place un shogunat fantoche, qui lui-même continua à diriger un empereur dénué de pouvoir. Le clan Hojo gouverna le pays de façon efficace jusqu'à la fin du XIIIe siècle, prenant en particulier la tête de la résistance contre les invasions mongoles de 1274 et 1281, mais il tendit plus tard à sombrer dans l'incapacité et la débauche. Le dernier régent, Hojo Takatoki (1303-1333), se suicida lors de la restauration menée par l'empereur Go-Daigo tenno, qui établit le shogunat Ashikaga. Hojo Chikatoki (Ema nyudo) : fils de Hojo Mitsutoki et arrière-petit-fils de Hojo Yoshitoki (deuxième régent du shogunat de Kamakura). Son père, Mitsutoki, fut relégué dans un lieu écarté appelé Ema, à Izu, après avoir été accusé de complot contre le régent, Hojo Tokiyori. Lorsque Mitsutoki obtint son pardon, son fils, Chikatoki, fut autorisé à servir le gouvernement. Shijo Kingo était son vassal. Hojo Masako(1157-1225)
Fille aînée de Hojo Tokimasa et
épouse de Minamoto no Yoritomo.
A la mort de Yoritomo en 1199 elle se fit
nonne bouddhiste. Mais loin de consacrer sa vie à la religion,
elle se mit au contraire à remplacer son époux. Son premier
fils Minamoto no Yoriie étant devenu
shogun en 1202, elle le jugea incompétent
et entreprit de le remplacer. Avec l'aide de son père Hojo
Tokimasa, elle le destitua et le remplaça par son deuxième
fils, Minamoto no Sanetomo, en 1203. Puis,
son père ayant comploté pour renverser à son tour
Sanetomo, Hojo Masako l'exila et contrôla
alors totalement le bakufu de Kamakura.
On l'appela Ama Shogun Hojo Mitsutoki voir Ema Mitsutoki Hojo Nobutoki (1238-1323): gouverneur de la province de Musashi (région correspondant aux actuelles préfectures de Tokyo, Saitama et de l'est de Kanagawa), qui occupa cette position de 1267 à 1273. Il était également connétable de Sado. Alors que Nichiren se trouvait là en exil, à trois reprises, il interdit personnellement à quiconque de lui porter assistance. Hojo Rokuro (mort en 1289) : dans le gosho Les émissaires mongols il pourrait s'agir de Hojo Tokisada, un jeune frère de Hojo Tokiyori. Il fut envoyé au sud, à Tsukushi (actuelle Kyushu), pour participer à la défense contre les Mongols, et l'on dit qu'il y serait mort. Hojo Shigetoki, troisième fils du deuxième régent, Hojo Yoshitoki. Il occupa plusieurs positions importantes et remplissait la fonction de cosignataire auprès de Hojo Tokiyori. Après avoir abandonné sa position, il vécut au temple Gokuraku-ji dont il était le fondateur. Hojo
Tokimune
北条時, seigneur de Sagami (1251-1284). Fils
de Hojo Tokiyori (1227-1263) et huitième
Régent shikken
(de 1268 à 1284) du bakufu de Kamakura.
Avant de devenir Régent, il est l’adjoint de Hojo
Masamura durant quatre ans, jusqu’en 1268. Adepte du bouddhisme
Zen, il est le destinataire de l’une des
onze lettres écrites par Nichiren en 1268 et qui rappelaient à
certains hommes politiques et religieux la justesse des prédictions
du Traité sur la pacification du pays et l'établissement
de l'orthodoxie (Rissho ankoku ron)
écrit huit années auparavant. A sa mort, son fils Sadatoki
(1279-1311) lui succède. Hojo Tokisuke : demi-frère aîné du Régent Hojo Tokimune, En février 1272 il tente d'usurper la régence. Des combats éclatent à la fois à Kyoto et Kamakura. Tokisuke est rapidement défait. Hojo Tokiyori
(1227-1263) 北条時頼, appelé nyudo
du Saimyo-ji. Cinquième Régent
du bakufu de Kamakura
en 1246. En 1256, il abandonna la régence à Hojo
Nagatoki, et prononça des voeux bouddhiques au temple Saimyo-ji,
mais continua, en fait, à diriger le pays. C'est à Tokiyori
que Nichiren soumit son Rissho Ankoku Ron en 1260 Hojo Yoshitoki (1163-1224) deuxième Régent du bakufu au moment du soulèvement de Jokyu. Désigné souvent par son titre de Gon no Tayu. Il commence par éliminer ses rivaux du clan Minamoto. L'empereur retiré Go-Toba tente de reprendre le pouvoir mais Yoshitoki se réconcilie avec les Minamoto et défait les troupes de Go-Toba en 1221. Les Hojo descendant d'une branche du clan Taira, il fut appelé "Général Taira", bien que son père et lui aient soutenu Minamoto no Yoritomo dans sa campagne contre la domination Taira. Hojo Yasutoki
(1183-1242), troisième Régent
du bakufu de Kamakura.
De 1219 à 1238, Yasutoki fut aussi
le gouverneur de la province de Musashi (une
région comprenant actuellement Tokyo,
la préfecture de Saitama
et une partie de la préfecture de Kanagawa). Hojo Yoshimasa (1243-1281): haut fonctionnaire du gouvernement de Kamakura. En 1276, il occupa la position de rensho (cosignataire) en tant que second du régent Hojo Tokimune. Il était également seignieur des provinces de Suruga et de Musashi. Il renonça à sa position pour devenir moine en 1277. Hokaibonji (Souhait-de-Brahma-Mer-de-Joyau, Baohaifanzhi). Selon le Sutra de la fleur de miséricorde, incarnation passée de Shakyamuni. Grand chambellan du Santirna, il fit vœu de sauver ce pays qui était devenu un repaire de criminels alors que le roi et les très nombreux princes (mille) était partis se réfugier en Terre pure. hokaijoin,
法界定印. Position des mains lors de la méditation,
dans de nombreuses écoles bouddhistes; la main gauche sous la main droite
ou le contraire, selon les rites. Hoki-bo (Nikko) hokkai (monde des dharma, dharma datu) Hokke, 法華 1. (Fleur du Dharma, Fahua) A bréviation de Hokkekyo, le Sutra du Lotus. Hokke est une autre prononciation des deux caractères de renge, signifiant lotus. Hokke, 法華 2. Abréviation de Hokke-shu, Ecole du Lotus. Dans les écrits de Nichiren, autre nom pour Tendai. Hokke Gengi, 法華玄義 (Sens profond du Sutra du Lotus ou Sens occulte de la fleur du Dharma, Fahua xuanyi) exposé fait par Zhiyi et recueilli par son disciple Guanding. L'un des trois ouvrages principaux de Zhiyi, avec le - Hokke Mongu et le Maka Shikan. En affirmant que l'essence du Sutra dans sa totalité est exprimée dans son titre, Zhiyi étudie le titre du Sutra du Lotus, "Myoho-Renge-Kyo", du point de vue des cinq principes majeurs que sont le nom, l'essence, la qualité, la fonction et l'enseignement. Du point de vue du nom, par exemple, il donne une interprétation exhaustive de chacun des cinq caractères de Myoho Renge Kyo. Hokke Gengi Shakusen, 法華玄義釈籤, parfois abrégé en Sen (Annotations sur le Hokke Gengi ou Tablettes explicatives du sens occulte de la fleur du Dharma, Fahua xuanyi shiqian). Commentaire détaillé de Zhanlan (Miao-lo) sur le Hokke Gengi de Zhiyi. Quand Zhanlan enseignait le Hokke Gengi sur le mont Tiantai, il répondait aux questions de ses auditeurs. Plus tard, il organisa son exposé, y incorporant les réponses qu'il avait données, l'intitulant Hokke Gengi Shakusen. Dans cet écrit, il clarifie les enseignements de Zhiyi du point de vue théorique aussi bien que pratique et introduit également les dix principes de non-dualité. Dans la tradition de Zhiyi, il met aussi l'accent sur la suprématie du Sutra du Lotus, en réfutant les points de vue divergents des écoles Huayan (Kegon) et Faxiang (Hosso) qui étaient florissantes de son temps. Hokke Genron, 法華玄論. (Traité sur la profondeur du Sutra du Lotus). Commentaire sur le Sutra du Lotus fait par Jizang du point de vue de l'école Sanlun (Sanron). Dans cet ouvrage, Jizang cite de nombreux traités et sutras tels que le Sutra Kegon, le Sutra du Nirvana et le Daichido Ron, et présente le contenu de ces textes aussi bien que ses propres interprétations du Sutra du Lotus. Hokke Genzan. (Eloge de la profondeur du Sutra du Lotus ou Glorification du mystère du Lotus). Commentaire sur le Sutra du Lotus écrit par Cien du point de vue de la doctrine Rien-que-conscience de l'école Faxiang (Hosso). Il y critique l'interprétation de Zhiyi du Sutra du Lotus, en affirmant que la doctrine du Véhicule unique exposée dans le Sutra est un simple expédient, alors que celle des Trois Véhicules représente la vérité. Hokke-giki 法華義記 ou Hokekyo-giki 法華経義記 (Notes sur le Sutra du Lotus). Ouvrage de Fayun (467-529) où il analyse la traduction chinoise de Kumarajiva. Cet ouvrage impressiona le prince Shotoku qui en fit un commentaire, le Hokke Gisho. Hokke Gisho,
法華義疏 (Annotations sur la signification du
Sutra du Lotus) Hokke-ji
奈 良 (temple de la Fleur du Dharma)
fondé par Nissho à Kamakura
dans le quartier Hama-do. A distinguer du
Hokkekyo-ji fondé par Toki
Jonin Hokke
kyo 法華經 (Fahuajing).
Littéralement Sutra de la fleur du Dharma. Abréviation
de Myohorengekyo, Miaofalianhuajing
(littéralement Sutra_de_la_fleur_de_lotus
de_la_Loi merveilleuse), titre de la traduction par Kumarajiva
du Saddharma pundarika sutra. Hokkekyo-ji ou Nakayama Hokekyo-ji temple fondé par Nichijo (Toki Jonin). Il résulte en fait de la fusion en 1545 de deux temples voisins : le Hommyo-ji fondé par Nichiko, le fils de Ota Jomyo et du temple Hokke-ji à Wakammiya fondé par Toki Jonin. Actuellement il est surtout connu pour ses rertaites ascétiques "aragyo" de cent jours. Hokke Mongu, 法華 文句 abr. de Myohorengekyo mongu (Mots et phrases du Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Fahua wenju, abr. de Miaofa lianhuajing wenju). Un des traités fondamentaux du Tiantai. Rédigé par Guanding (561 – 632) à partir des enseignements de son maître Zhiyi (538 – 597) sur le Sutra du Lotus. Ce traité d'environ quatre cents pages, propose un découpage thématique du Sutra du Lotus et, pour chacun de ses chapitres, une analyse très poussée de certains mots et phrases. Cette interprétation que propose Zhiyi a marqué profondément tout le courant ultérieur de compréhension du Lotus. En savoir plus Hokke Mongu Fusho Ki, 法華文句輔正記, abrégé en Fusho Ki (Supplément au Hokke Mongu Ki). Ouvrage de Daoxian (Dosen), moine de l'école chinoise Tiantai. Il y commente principalement le Hokke Mongu Ki de Zhanlan et occasionnellement des passages du Sutra du Lotus et du Hokke Mongu de Zhiyi. Ce qu'en dit Nichiren Hokke Mongu Ki,
法華文句記
(Shoki, Fahua wenjuji).
Annotations sur le Hokke Mongu ou
Commentaire des Mots et phrases du Sutra du Lotus). Ouvrage de Zhanlan,
disciple de Zhiyi.
Zhanlan donne des interprétations
claires et détaillées de la doctrine de Zhiyi
et réfute les interprétations du Sutra du Lotus
avancées par les écoles Huayan
(Kegon), Sanlun (Sanron)
et Faxiang (Hosso).
Il participe également à la controverse concernant la place
du chapitre Zokurui, hokke nehan ji (période Lotus et nirvana, saddharma pundarika mahapari nirvana) Hokke-Shingon. Syncrétisme des écoles Tendai et Shingon. Au XIIIe siècle l'enseignement de l'école Tendai était fortement influencé par l'ésoterisme Shingon. C'était néanmoins la seule école où le Sutra du Lotus encore honoré. Avant l'instauration par Nichiren de l'école du Lotus (Hokke shu) c'était le moins mauvais endroit pour étudier le bouddhisme du Mahayana définitif. Hokke shu, 法華宗 (Fahua zhong). Ecole du Lotus. Originellement désigne l'école Tiantai (Tendai), parce qu'elle se base sur le Sutra du Lotus. Après la venue de Nichiren, qui affirma également la suprématie de ce sutra parmi tous les enseignements de Shakyamuni, le terme Hokke shu en vint à désigner le bouddhisme qu'il établit. Hokke Shuku 法華秀句 (Principes exceptionnels du Sutra du Lotus). Ouvrage de Saicho expliquant pourquoi l'école Tendai, qui se base sur le Sutra du Lotus, est supérieure aux écoles Hosso, Sanron, Kegon, Shingon et autres. Il fut écrit pour réfuter les arguments de Tokuichi, moine de l'école Hosso, qui affirmait que certains êtres sont par nature éternellement incapables d'atteindre l'état de bouddha, et que les enseignements des Trois Véhicules sont vrais tandis que celui du Véhicule unique est provisoire. Dans son ouvrage, Saicho établit dix points de supériorité du Sutra du Lotus à la lumière desquels il démontre sa suprématie sur tous les autres enseignements. Hokke sempo (Méthode de repentance du Sutra du Lotus ou Samadhi de la Repentance, Fahua sanmei xingshi. Ouvrage de Zhiyi abusivement attribué à Huisi. Il forme avec le Fandeng sanmei xingfa (Méthode de repentance du Fangdeng) un suplément pratique au Maka Shikan. Zhiyi décrit les quatre formes de concentration (shishu-sammai) et en particulier la méditation sur le Sutra du Lotus, hokke zammai qui consitait en une marche autour d'une plate-forme de méditation et une méditation assise pendant 21 jours. Certains auteurs voient dans cette méditation l'origine de la pratique instaurée par Nichiren. Hometsujini (Sutra du déclin du Dharma) Homma ou Honma Rokuro Zaemon abr. de Homma Rokuro Zaemon no-jo Shigatsura Vassal de Hojo Nobutoki. Son fief se trouvait à Echi dans la province de Sagami, mais il fut aussi nommé intendant (jito) de l'île de Sado et shugo de Niiho à Sado. Après l'exécution manquée à Tatsunokuchi, Nichiren resta prisonnier pendant presque un mois dans la résidence du seigneur Homma à Echi, puis fut exilé à Sado sous sa garde. Peu après le débat de Tsukahara, Nichiren parla à Homma en particulier et lui recommanda de se rendre de toute urgence à Kamakura avec ses hommes, car une révolte y aurait bientôt lieu. On rapporte que lorsque Homma apprit que cette prédiction était exacte, il renonça à sa croyance en la Terre pure hommes
[monde des] ou monde-état des
humains
(ningai
人界, manusya).
Cinquième des
dix mondes de dharma dans la classification
de Zhiyi. Ce qui
le distingue des autres mondes, c'est la possibilité de rencontrer
l'enseignement bouddhique et de devenir bouddha dès cette existence.
En cela ce monde est préférable même à celui
des esprits célestes, les "dieux" (6e monde) qui jouissent
pourtant d'une grande félicité mais restent prisonniers
des six mauvaises voies, en d'autres termes
qui restent soumis au cycle des renaissances. En tant qu'état de
vie, le monde des humains se distingue des autres par des capacités
propres à l'homme : la réflexion, la prise de conscience
mais également le rire, le désir et la possibilité
de transmission aux autres de l'expérience acquise. Il incombe
aux humains d'évoluer vers la neuvième conscience et d'en
faire bénéficier tout leur environnement. Voir
dix mondes et le tableau
des 10 mondes.
Ce qu'en dit Nichiren.
hommes de foi sincère voir kulaputra Honen
法然 (1133-1212) : Également connu sous le nom de Genku
(Vacuité de l’Origine). Moine japonais fondateur de l’école
de la Terre pure (Jodo shu) au Japon.
Avant lui, Ryonin (1073-1132) avait déjà
établi l’amidisme au Japon d’une
façon indépendante hongaku (Eveil primordial, benjue) Hongaku-ji abr. de Myogonzan Hongakuji. Temple de l'école Nichiren fondée en 1436 par Ichijoin Nisshutsu. Le second grand patriarche du temple, Nitcho (1421-1500), aurait rapporté du Mont Minobu une partie des cendres de Nichiren si bien que le temple fut applelé Higashi Minobu (Minobu de l'Est) Hongan-ji. Temple principal de l'école Jodo Shin ou Véritable Ecole de la Terre pure, fondée par la fille de Shinran, la nonne Kakushin, et les disciples de Shinran en 1272. En 1602, Kyonyo, le frère aîné du douzième principal Junnyo, fonda un temple du même nom avec le soutien de Tokugawa Ieyasu. Dès lors, le temple d'origine fut appelé Nishi (ouest) Hongan-ji, et le nouveau, Higashi (est) Hongan-ji. Le Higashi Hongan-ji est le temple principal de la branche Otani de l'école, et l'autre celui de la branche Hongan-ji. Tous deux se trouvent à Kyoto. honji-suijaku setsu. (essence de la racine et manifestation de la trace). Théorie à la base du syncrétisme shinto-bouddhique développée lors de la période Heian : qui distingue la réalité fondamentale et les traces manifestées. C'était à l'origine un terme bouddhique pour distinguer la nature atemporelle (métaphysique) du bouddha (honji) et le Bouddha historique Shakyamuni. Appliquée au shintoïsme la théorie permit de concilier les bouddhas, considérés comme honji, et les déités shinto considérées comme des incarnations (suijaku). Théoriquement honji et suijaku étaient inséparables sans prédominance hiérarchique. Cependant au début de la période Nara les divinités honji furent considérées comme plus importantes que les kami (suijaku). Mais lors de la période Kamakura la tendance s'inversa et de nombreux courants affirmaient la supériorité des déités shinto proclamées honji alors que les divinités étrangères étaient déclarées suijaku. Cette dernière théorie fut appelée han-honji-suijaku setsu ou shinpon-butsuju setsu. Honjo-ji (temple] Temple du courant nichirenien (Honsei) fondé en 1320 dans la province d'Echigo par Nichii pour en faire la quartier général de cette branche qui prit le nom de Hoke (Hokke-shu) en 1898. Hongren
弘忍 (Konin), (601-674). Cinquième patriarche
du bouddhisme Chan (Zen)
en Chine. A sept ans, il devint le disciple du quatrième patriarche
Daoxin et reçut la transmission de ses
enseignements après avoir pratiqué en suivant ses directives
pendant trente ans. Après la mort de son maître, il vécut
sur le mont Huang-mei et eut de nombreux
disciples. Le bouddhisme Chan fut florissant
à son époque. Parmi ses disciples les plus notoires, on
trouve Huineng, qui devint le sixième
patriarche. Shen-xiu, autre disciple important,
fonda l'école Chan du Nord tandis
que l'enseignement de Huineng fut appelé
l'école du Sud. Honma Rokuro Zaemon-no-jo voir Homma honmon (enseignement essentiel ou primordial) Honmon
butsuryu shu
Ecole du courant nichirenien fondée par Nichiryu
(1385 - 1464) et réformée par Nissen
(1817 - 1890) L'école reconnaît la primauté des 14
derniers chapitres (honmon) du Sutra
du Lotus et un seul bouddha, Shakyamuni. Le courant est lié
à Nichiren par la récitation de Namu
Myoho Renge Kyo et l'étude de ses écrits. Honmon-ji
d'Ikegami, 本門寺 (Temple
de l'Enseignement primordial). Temple de l'école Nichiren, construit
en 1317 à Otaku (Tokyo) sur les lieux
où Nichiren mourut, par son disciple Nichiro
(1243- 1320) Deux fois détruit (incendie en 1710 et bombardement
durant la Seconde guerre mondiale), seule la pagode à cinq étages
subsiste aujourd'hui. Honmon-ji (本門寺) de Kitayama. (Temple de l'Enseignement primordial). Temple fondé par Nikko à Kitayama, département de Shizuoka. Nikko assure la direction de ce temple durant une trentaine d'années, jusqu'à sa mort. Il y est rejoint par un autre des moines aînés, Nitcho. Les tombes de Nikko et Nitcho se trouvent au Honmon-ji. Honmon Shoshu Ecole se réclamant de Nichiren dont le centre est à Fujisan Kuon Jyozai-in (Taihei Kyodan) ou Nishiyama Honmon-ji. Ecole de la lignée de Nichimoku et qui revendique l'autenticité du Honmon Kaidan, se basant sur le fait que leur temple fut sanctionné par un décret de l'empereur Go-Daigo en 1335, répondant au voeu de Nichiren de voir son enseignement et l'estrade d'ordination reconnu par un souverain. Honno-ji Le
temple à Kyoto fondé par Nichiryu
et actuellement le temple principal de la Honmon
Hokke Shu (fondée en 1423 sous le nom de Happon-ha). honnu (état primordial) Honoré du monde (Seson, Bhagavat). L'un des titres honorifiques d'un bouddha. Le terme sanskrit bhagavat peut aussi être traduit par "bienheureux". Honorés [les] voir deux cents Honorés Hon'yaku Myogi Shu (Dictionnaire de la prononciation et de la signification des termes bouddhiques). Dictionnaire des transcriptions chinoises et des définitions de termes bouddhiques sanskrits terminé en 1143 par Fayun. Il aurait mis vingt ans à compiler ce texte. Ce dictionnaire sanskrit-chinois contient quelque 2 040 articles répartis en soixante-quatre sections, et constituait un outil indispensable pour les traducteurs. honzon (objet de vénération, benzun) : représentation généralement sculptée d’un bouddha ou d’un maître à qui s’adressent la vénération et les offrandes. Principale effigie d’un temple ou d’une chapelle. Lorsqu’il s’agit des honzon que Nichiren commença d’inscrire après la persécution de Tatsunokuchi, nous utilisons le mot gohonzon, avec un préfixe de respect. Hoon Jurin, 法苑珠林 (Forêt de joyaux dans le jardin du Dharma). Anthologie des termes bouddhiques. Ouvrage de Daoshi sous la dynastie des Tang. Il classe les termes et les concepts apparaissant dans divers textes bouddhiques en cent catégories générales ayant chacune un titre détaillé, et les explique. C'est un ouvrage de référence valable non seulement pour l'étude du bouddhisme, mais aussi pour celle de l'histoire et de la littérature chinoises. Horen nom religieux de Soya Kyoshin Horyu-ji
法隆寺. Temple fondé par le prince Shotoku
en 607 et transformé en monastère par l'école Hosso.
Le plus ancien temple bouddhique encore existant au Japon (et la plus
ancienne structure en bois du monde). Hoshi bon (chapitre Maître du Dharma) Chapitre X du Sutra du Lotus. ho shie (appuis du Dharma) Hosho
[bouddha] (Ratnasambhava).
L'un des cinq bouddhas de la Sagesse du bouddhisme ésotérique. Hosho Ron, abréviation de Kukyo Ichijo Hosho Ron, 究竟一乗宝性論 (Sur le véhicule précieux de la boddhéité). Traité attribué à Saramati et traduit par Ratnamati (vers 500). Il réfute les doctrines du Theravada et argumente que, puisque tous les êtres humains possèdent l'état de bouddha, même les personnes des Deux véhicules et les icchantika peuvent atteindre la boddhéité. Hozo Nyorai, 宝相如来 (Ainsi-Venu Signe précieux, Ratnaketu). D'après le chapitre IX du Sutra du Lotus, nom que porteront les 2000 auditeurs-shravaka dans les âges à venir. hosshaku kempon. Littéralement "Rejeter le transitoire et révéler le véritable". Le fait que le Bouddha rejette son identité éphémère et provisoire pour révéler sa véritable nature. Dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus, Shakyamuni nie son identité provisoire de Bouddha qui atteignit pour la première fois l'Eveil dans cette vie à Bodhgaya (sho shogaku) et fait part de son Eveil primordial à l'époque atemporelle (gohyaku jintengo - kuon jitsujo). hosshi (maître du Dharma, dharma bhanaka) Hosshi kudoku hon (Bienfaits du Maître du Dharma ) Chapitre XIX du Sutra du Lotus hosshin (corps de dharma, dharmakaya) hossho (nature de dharma, dharmata) Hosso
shu, 法相宗
(Ecole des Préceptes ou Caractéristiques
des dharma ou Aspect des dharma, Faxiang
zong). Ecole bouddhique chinoise introduite au Japon à la
période de Nara. Cette école est
également appelée “école du Rien
que conscience”. Elle est fondée sur les doctrines du
“Rien que conscience” de Maitreya
natha, Asanga, Vasubandhu
et Dharmapala. Elle enseigne que tous les
phénomènes dérivent de la conscience
alaya (8ème conscience). Hotchi Ron voir Abidatsuma Hotchi Ron Hoto bon abréviation de Ken Hoto bon (Tour aux Trésors ou Vision du Précieux stupa, Jian baota pin); chapitre XI du Sutra du Lotus hoto ji (période de Déploiement, vailpulya) hotoke no ontsukai (envoyé du Bouddha) Houei-k'o voir Hui-ko Houei-neng voir Hui-neng Houei-Tsong voir Hui-zong hoza (lieu du Dharma ) Hozo [bodhisattva] nom d'Amida à l'époque où il fit ses 48 vœux. Voir Dharmakara Hsuan-tsung voir Xuan Zong Huacheng yu pin (Parabole de la ville illusoire, Kejo yu hon) Chapitre VII du Sutra du Lotus. Huaigan (Huai-kan, Ekan, 懐感). Moine de l'école de la Terre pure dans la Chine des Tang. Il étudia d'abord la doctrine Faxiang (Hosso) et les préceptes bouddhiques. Insatisfait, il se tourna vers la doctrine de la Terre pure. Incapable de croire que l'on pouvait renaître directement dans cette terre en méditant sur le bouddha Amida, il se mit à la recherche de Shandao, le troisième patriarche de l'école, et lui avoua ses doutes. Suivant les directives de Shandao, il médita sur le bouddha Amida pendant trois ans. On rapporte qu'il aurait ainsi réalisé l'essence de l'enseignement de la Terre pure. Il commença à écrire le Shaku Jodo Gungi Ron afin de dissiper les doutes concernant cette doctrine, mais mourut avant de l'avoir achevé. Cet ouvrage fut plus tard compilé par Huai-yun. Hua-yan (Houa-yen) [école]. Voir Kegon. Huai-yun. Moine sous la dynastie des Tang qui étudia le Kegon avec Fazang (643-712), le troisième grand patriarche et théoricien de l'école Kegon. Huan [duc de] (<685 à 643> av. notre ère). Quinzième souverain de Qi. Il réforma le système militaire et s'efforça d'accroître la richesse et la force militaire de son État. Lorsque les seigneurs féodaux se rassemblèrent pour former une ligue, il en prit la tête, devenant le premier "Hégémon" de l'époque des Printemps et des Automnes. A la fin de son règne, toutefois, il commença à négliger les affaires de l'État, ce qui entraîna le déclin de Qi. Huangdi
黄帝 ou l'Empereur Jaune. L'un des trois souverains
légendaires de la Chine antique (Les trois
Augustes). D'après le Shi Gi (Mémoires
de l'historien), entre autres contributions majeures à la
civilisation, il fut le fondateur de l'art de la médecine. Ne pas
confondre Huangdi 黄帝 avec huangdi
皇帝 qui signifie "empereur" et qui a été utilisé pour la première
fois par Qin Shi Huangdi. Hua-To (Houa T'o) Médecin de la dynastie des Han postérieurs (25-220) que l'on disait particulièrement habile chirurgien. Quand l'acupuncture et les médicaments se révélaient inefficaces, il donnait à ses malades des narcotiques et effectuait des opérations chirurgicales. Il mit au point une méthode d'exercices physiques qu'il pratiquait lui-même. Cela eut pour effet, dit-on, qu'il était encore actif et vigoureux à l'âge de cent ans. Huayan (Guirlande de fleurs, Kegon, Avatamsaka) Huayanjing (Sutra de la guirlande de fleurs, Kegonkyo, Avatamsaka sutra) Huayanzhong (Ecole de la Guirlande de fleurs, kegonshu ) Huhai (de -210 à -206). Second fils de l'empereur Ying Zheng qui accéda au trône en -209. Il se désintéressa de ses obligations et laissa l'eunuque Zhao Gao gouverner le pays à sa place. L'eunuque obligea Huhai à se suicider mais fut à son tour assassiné par Ziying qui reprit le trône. Huiyan, Hui-yen (Egon, 慧厳), (363-443). Disciple de Kumarajiva. Il collabora avec Huiguan pour la revision de la traduction du Sutra du Nirvana qu'ils achevèrent en 436 comme étant le trente-sixième volume de ce sutra. Huici, 慧次 (Houei-ts'eu, Eji ), (434-490). Moine qui vécut à l'époque des dynasties du Nord et du Sud. Huiguan 慧観 (Houei-kouan, Hui-kuan, Ekan), (368-438). Moine chinois de la période des dynasties du Nord et du Sud. Il étudia sous la direction de Huiyuan au mont Lushan 盧山). Entendant parler de Kumarajiva, qui était arrivé à Changan en 401, il devint son disciple et se joignit au travail de traduction du maître. Il écrivit le Hokke Shuyo Jo (Introduction aux principes essentiels du Sutra du Lotus) qui lui valut les éloges enthousiastes de Kumarajiva. Le maître l'exhorta à aller au sud pour y propager le bouddhisme et, après la mort de Kumarajiva, il aurait aidé Buddhabhadra dans sa traduction du Sutra Kegon. Il a participé à la correction des deux traductions chinoises existantes du Sutra du Nirvana et écrivit le Nambon Nehangyo (Version du Sud de ce sutra). Il formula une classification comparative des enseignements du Bouddha en cinq périodes. A la différence de Daosheng, un ancien condisciple qui avait étudié comme lui avec Kumarajiva qui soutenait que l'on peut atteindre l'Eveil complet instantanément, Huiguan soutenait qu'il s'obtient graduellement au cours de la pratique. Ses écrits comprennent le Benshu Ron (Distinguer entre les diver | ||