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Extraits de gosho de Nichiren sur

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DICTIONNAIRE
Honen


Quant à ceux qui ont foi dans l'enseignement erroné de Shandao, de Honen et des maîtres bouddhistes de notre époque, considérant le bouddha Amida comme leur objet de culte et se consacrant exclusivement à l'invocation de son nom, il ne me semble pas que, même au terme de nombreuses vies, au cours d'innombrables kalpas, ils puissent corriger leurs conceptions erronées et se convertir à l'enseignement du Bouddha Shakyamuni et du Sutra du Lotus.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

Honen, au Japon, donne l'interprétation suivante. Selon lui, le Sutra du Lotus, le Sutra Kegon*, le Sutra Vairocana* et divers autres sutras du Hinayana, ainsi que les enseignements des écoles Tendai, Shingon et Ritsu qui se sont répandus au Japon aujourd'hui, représentent au Dharma pur des deux mille ans des périodes du Dharma correct et du Dharma formel mentionnés dans le Sutra Daijuku. Mais, dès que le monde sera entré dans l'époque des Derniers jours du Dharma, ces enseignements perdront toute validité. Même si certains continuent à les pratiquer, aucun d'eux ne parviendra à échapper aux souffrances de la vie et de la mort. [C'est pourquoi Nagarjuna, dans] le Jujubibasha Ron et le moine Tan-luan appellent ces enseignements : "la voie de la pratique difficile"
[...] Honen déclara que ceux qui se préoccupent de leur bonheur dans la vie prochaine devraient retirer leur soutien aux temples du Mont Hiei, aux temples To-ji et Honjo-ji ainsi qu'aux sept grands temples principaux de Nara, à tous les temples et monastères de l'archipel du Japon, et qu'ils devraient s'emparer des rizières et des champs appartenant à ces temples afin de les offrir aux temples où se pratique le Nembutsu. Il affirmait que ceux qui le feraient pourraient immanquablement atteindre l'Eveil. C'est ainsi qu'il exhortait chacun à réciter Namu Amida Butsu.
[...] Au Japon, deux cents ans environ après l'entrée dans l'époque des Derniers jours du Dharma, sous le règne de l'empereur retiré Go-Toba, vécut un homme du nom de Honen. S'adressant aux moines aussi bien qu'aux laïcs, il déclara : "Les enseignements bouddhiques varient en fonction des capacités des hommes à diverses époques. Le Sutra du Lotus, le Sutra Vairocana*, les doctrines des huit ou neuf écoles telles Tendai ou Shingon, tous les enseignements exposés par le Bouddha de son vivant, Mahayana et Hinayana, exotériques et ésotériques, provisoires ou définitifs, aussi bien que les écoles qui s'appuient sur eux, furent tous conçus pour les personnes de capacités et de sagesse supérieures qui vécurent pendant les deux mille ans des époques du Dharma correct et du Dharma formel. Depuis que nous sommes entrés dans l'époque des Derniers jours du Dharma, quels que soient les efforts fournis dans la pratique de tels enseignements, ils n'apportent plus aucun bienfait. De plus, si on mélange de telles pratiques avec la récitation du Nembutsu adressée au bouddha Amida, même le Nembutsu deviendra inefficace et ne nous permettra pas de renaître sur la Terre pure. "Ce n'est pas là une interprétation qui m'est personnelle [à moi Honen]. Le bodhisattva Nagarjuna et le maître du Dharma Tanluan ont rangé tous deux ces pratiques dans la Voie de la pratique difficile. Daochuo les a rejetées en disant que jamais une seule personne n'a atteint l'Éveil grâce à elles et Shandao a affirmé qu'elles n'ont pas le pouvoir de sauver une personne sur mille.
[...] De plus, même des personnes qui n'étaient pas disciples de Honen se mirent à réciter le Nembutsu plus volontiers que les louanges de n'importe quel autre bouddha, ayant constamment comme un refrain à la bouche et comme une préoccupation en tête le nom du bouddha Amida, tant et si bien que chaque habitant du Japon semblait devenu disciple du moine Honen.
Au cours des cinquante dernières années, tous les habitants du pays, à l'intérieur des quatre mers, sans aucune exception, sont devenus des disciples de Honen. Et comme chacun est devenu disciple de Honen, cela signifie que chaque habitant du Japon est une personne qui s'oppose au Dharma. Si, par exemple, mille enfants se réunissaient pour tuer ensemble un seul de leurs parents, ces mille personnes commettraient en même temps l'un des cinq forfaits. Et si l'une d'elles pour cela tombait dans l'enfer avici, comment les autres pourraient-elles échapper au même sort  ? Finalement, il semblerait que Honen, par esprit de vengeance pour avoir été condamné à l'exil, se soit changé en un mauvais esprit qui s'empara des gouvernants, posséda les moines du Mont Hiei et du Honjo-ji qui l'avaient auparavant persécuté, lui et ses disciples ; il poussa certains moines à fomenter une rébellion, d'autres à commettre diverses mauvaises actions.
Le choix en fonction du temps (
Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Ceux qu'égarent de mauvais amis tels que Honen, Kukai* et d'autres ennemis du Sutra du Lotus, et qui croient dans les sutras Amida ou Vairocana* s'enfoncent toujours plus dans les flammes ou sombrent de plus en plus profondément dans l'eau.
Enfer et Boddhéité (Minobu, 11 juillet 1274 à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Et, de plus, il [Honen] qualifie tous les moines sages des trois pays (note), ainsi que tous les disciples des bouddhas des dix directions, de bande de brigands et les insulte. Par cela, il tourne le dos aux passages des trois sutras de la Terre pure, sutras de sa propre école, qui contiennent le serment d'Amida de sauver tous les êtres humains, "sauf ceux qui commettent les cinq forfaits ou calomnient le Dharma correct".
[...] Mais, à cause de cet ouvrage de Honen, le Senchaku Shu, le Bouddha Shakyamuni est oublié et l'on vénère Amida, bouddha de la Terre de l'Ouest. On ignore la transmission du Dharma du Vénérable Bouddha et l'on néglige Yakushi, bouddha de la région de l'Est. On se concentre exclusivement sur les trois sutras en quatre volumes des écrits de la Terre pure, et l'ensemble des autres enseignements merveilleux exposés par Shakyamuni durant les cinq périodes de son enseignement est rejeté. Si les temples ne sont pas consacrés à Amida, les gens n'ont plus aucun désir de leur faire des offrandes ou d'honorer les bouddhas ; dès que des moines ne récitent pas le Nembutsu, personne ne veut leur faire de dons. Il s'ensuit que les temples du Bouddha tombent en ruine, et c'est à peine si l'on voit une mince colonne de fumée s'élever au-dessus des tuiles moussues de leur toit ; les habitations des moines sont vides et délabrées, leurs jardins sont livrés à la rosée.
[...] Cependant, tous les hommes, sans exception, croient en ses mensonges et vénèrent, son Senchaku Shu. Par conséquent, ils révèrent les trois sutras de la Terre pure et rejettent tous les autres sutras. Ils ne respectent qu'un bouddha, Amida, de la Terre de la béatitude parfaite, et oublient les autres bouddhas. En réalité, un homme tel que Honen est le pire ennemi des bouddhas et des sutras, ainsi que l'adversaire des moines sages comme des hommes et des femmes ordinaires.
Rissho Ankoku ron
(
Kamakura, juillet 1260) 

Voir également Senchaku Shu

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