| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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| racines (kon, 根, indriya). Au même titre que les racines apportent à l'arbre ses éléments nutritifs, les racines que nous avons (les organes des sens : yeux, oreilles, nez, langue, peau, mental) amènent à 1'esprit une connaissance spécifique (voir triple harmonie et six consciences). racines bénéfiques (zengon, zenkon, 善根). Qualité des trois sortes d'actes - les actes du corps, de la parole et de la pensée - qui entraînent inéluctablement, pour le sujet qui les accomplit, une rétribution bénéfique (voir karma). Raga (Amour ou Attraction, Aizen) raga (amour-passion, ton ou ton'yoku ou ai, 貪- 貪欲 - 愛). Grand désir, émotion passionnelle, un des trois poisons qui provoquent la souffrance. Ragaraja (Roi de Lumières Amour, Aizen-myoo) Rahu (Rago, Luohuo). Démon-asura qui menaça d'avaler la lune, le Bouddha le réprimanda en lui disant que s'il faisait cela, il aurait la tête brisée en sept morceaux. Selon un récit se trouvant dans le Hokke Mongu, Rahu menaça de dévorer à la fois le soleil et la lune. Il fait actuellement partie de la cosmologie tibétaine et dévore le Soleil ou la Lune durant les éclipses ; décapité par Indra alors qu'il buvait l'amrita qu'il avait dérobé, seule sa tête est immortelle. Rahula (Ragora,
羅ご羅, Luohuiluo). Fils
de Shakyamuni
et de Yasodhara,
né à Kapilavastu. L'un des
dix principaux disciples du Bouddha, respecté
pour être le meilleur dans la pratique discrète. Il serait né pendant une éclipse du soleil, d'où son nom (rahu = dévoreur).
Une autre version lie ce nom au fait qu'il fut pour Siddharta un "dévoreur
de vocation", l'empêchant de quitter sa famille. Il
entra dans la vie religieuse à l'âge de quinze ans sous la direction
de Shariputra et de Maudgalyayana,
et se consacra à observer les préceptes de façon
peu voyante. Le chapitre IX annonce qu'il deviendra le bouddha Saptaratnapadma vikrantagamin (Foulant les Fleurs des Sept Matières Précieuses, Toshippoke).
Il est souvent cité
comme quelqu'un a eu beaucoup de mal à devenir arhat, démontrant ainsi que même le fils du Bouddha pouvait avoir
un karma difficile. Rahulata
ou Rahulabhadra
(Ragora, 羅). Seizième
des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Natif
de Kapilavastu, en Inde, il étudia
sous la direction de Aryadeva, quinzième
des vingt-quatre successeurs, et s'éveilla à la vérité
de la non-substantialité (ku).
Il aurait converti de nombreux moines et laïques au bouddhisme Mahayana.
Il écrivit aussi un commentaire sur les huit
négations qui est cité dans le Chu
Ron. Rajagriha,
Rajagaha actuellement Rajgir
dans le Bihar (Osha-jo, 王舎城, Wangshe).
Capitale du royaume de Magadha, où
vivaient le roi Bimbisara et son fils Ajatashatru
et où Shakyamuni enseigna souvent. C'était l'une des villes
les plus importantes de l'Inde à l'époque
de Shakyamuni et elle fut le centre de plusieurs mouvements philosophiques
et religieux. rakshasa
(rasetsu, 羅刹) Catégorie de démons
nocifs pour l’espèce humaine. Ils se nourrissent de chair
et sont capables de se déplacer à grande vitesse, voire
de voler. Selon certains textes les rakshasa
seraient d’un aspect repoussant mais leurs compagnes, les rakshasi,
présenteraient une apparence plus engageante, encore qu’à
la lecture des noms des dix filles-démones
on peut en douter. Ces êtres représentent ceux qui pour accroître
leur pouvoir sont poussés à se nourrir d’autrui et
tous ceux qui dans une relations sont qualifié de "dévorants". rakshasi
(rasetsunyo,
羅刹女).Voir dix filles-démones, Déesse
Mère des Enfants Démons. Ramayana,
avec le Mahabharata
l'une des deux épopées indiennes classiques. Ce long
poème de sept livres et 48000 vers aurait été composé
par Valmiki au début de notre ère.
Il conte les aventures de Rama, de son épouse
Sita et de son frère Lakshaman
qui, exilés dans la forêt doivent affronter les démons
(rakshasa). Le roi des démons, Ravana,
fait enlever Sita, dont il s'est épris,
et la retient prisonnière dans l'île de Lanka.
Rama, aidé de Hanuman,
parviendra à la délivrer et à terrasser Ravana.
Rashmiprabhasa (Lumière-Etincelante, Komyo, Guangming, Radiance) nom octroyé à Mahakashyapa dans le chapitre VI du Sutra du Lotus. Rashmishatasahasrapari puranadhvaja (Parfaitement Muni des Dix Millions de Marques de Lumière, Gusoku-senmankoso, Juzu qianwan guangxiang, Having Ten Million Shining Charachteristics). Nom conféré dans le chapitre XIII du Sutra du Lotus à Yasodhara. rassemblement des êtres des cinquième et sixième mondes, 人天大會. Voir ninden daikai Ratnachandra (Lune-de-Joyaux, Hosho, Baozhang, Jeweled Palm, Precious Moon). Bodhisattva qui représente, avec Bhaishajyaraja (Yakuo) et Pradhanasura (Hardi-Donateur), les 3 bodhisattvas lunaires de la perfection du comportement (sila paramita) en actes, paroles et pensée. Ils sont présents à la Grande Assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus. Ratnakara ou Ratnakuta(Amas-de-Joyaux, Hoshaku, Baoji, Accumulated jewels, Gathering of Treasure). Bodhisattva présent à la Grande Assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus. Il représente l'accumulation des bienfaits et mérites spirituels. Ratnakuta voir Ratnakara Ratnamati. 1. Moine de l'Inde centrale, vers 500. Il aurait mémorisé cent mille vers des sutras. Il alla à Loyang, en Chine, en 508, et traduisit le Jujikyo Ron en chinois avec Bodhiruchi. On lui devrait aussi les traductions chinoises du Myohorengekyo Ron Upadaisha (Traité sur le Sutra du Lotus) et du Kukyo Ichijo Hosho Ron. Ratnamati [bodhisattva]. 2. Emanation de Manjushri Ratnapani (Trésor dans la main, Treasure at Hand) Bodhisattva qui personifie les bienfaits de la pratique qui peivent être donnés aux autres. On dit que ce bodhisattva avait appris les 42 mudras des dharanis de la Grande Compassion. Ratnaprabha. (Lumière de la Lune, Moonlight). Bodhisattva qui personnifie la perfection du comportement (sila paramita) en paroles. Ratnasambhava (Né de Joyaux, Hosho, Baosheng, Birthplace of Jewels). Royaume que le Bouddha promet à Subhuti, dans le chapitre VI du Sutra du Lotus. Ratnatejobhyudgataraja (Roi Supérieur en Majesté Précieuse, Hogatsu, Baoyue, Jeweled Moon). Bouddha dont parle Samantabhadra (Fugen) dans le chapitre XXIII du Sutra du Lotus. réalité mystique et sagesse mystique. Vérité ineffable et la sagesse du Bouddha, attributs exprimant la totalité de la vie du Bouddha. réalité relative (zokutai ou seta, samvrtisatya). Les phénomènes tels qu'ils apparaissent et leur interdépendance causale (mécanique). Lorsque nous parlons de "haut" et de "bas" il s'agit de réalité relative qui est contredite si on considère la place de notre planète dans le cosmos. Il en est de même pour la plupart de concepts élaborés par la pensée humaine. Cette réalité relative s'oppose à la réalité mystique (shinatai) telle qu'elle apparaît à un Eveillé qui a purifié ses organes des sens. Lorsque le Bouddha parle de réincarnation d'une personne particulière, il s'agit de réalité relative. Ce que le simple mortel considère comme un moi n'est que la combinaison provisoire de cinq agrégats ; les considérer comme permanents est une pure illusion, ce qui est la vraie source de la souffrance. réalité ultime ou vérité ultime (shintai, paramartha) : connaissance spirituelle la plus élevée par opposition à la vérité relative (zokutai, samvritti) connaissance du simple mortel basée sur la perception troublée par les passions et les souffrances. Cette opposition, caractéristique de la pensée bouddhique, a été reprise et développée par Nagarjuna. Tout acte qui s'inscrit dans le présent est à distinguer de la conscience de cet acte qui fait appel à la mémoire. En utilisant le verbe "aller" Nagarjuna montre que le fait d'aller doit être distingué de sa conceptualisation, sujet allant, sujet qui est allé, etc. Il éclaire de la sorte le concept d'ainsité, fondement de la voie du milieu. La réalité n'est ni pensée ni substance matérielle. Elle existe en dehors de toute vision conceptuelle, elle est "telle qu'elle est", autrement dit "elle est ainsi" et tout ce que l'on pourrait en dire serait faux. Dans les textes de Nichiren, shintai et shinnyo (ainsité) sont souvent synonymes, le premier terme insistant sur l'opposition ultime/relatif. recevoir et garder (juji, 受持). Notion fondamentale dans l'attitude religieuse des courants liés au Sutra du Lotus. Recevoir signifie apprendre et accepter les enseignements contenus dans le Sutra et garder signifie les faire vivre à l'intérieur de soi, mener une réflexion pour y confronter le cours de sa vie et, bien sûr, ne pas abandonner. Recueil de commentaires sur le Tripitaka voir Shutsu-sanzo-kishu Recueil des rochers bleus (biyen lu, hekigan roku) Ouvrage en dix volumes consistant en une compilation annotée de cent koan sélectionnés par Xuedu, prêtre de la dynastie des Song, parmi 1700 koan. Le Recueil des rochers bleus commença à devenir populaire après la dynastie des Yuan et est toujours très utilisé dans l’école Zen Rinzai. Recueil de traductions de termes (Hon yaku myogi shu) Recueil en sept (ou vingt) fascicules de termes bouddhiques traduits du sanskrit en Chinois et commentés, compilé par Fayun de la dynastie des Song. recteur monacal majeur (dai-sojo) voir administrateur des moines refus de répondre [du Bouddha] Dans le Sutra du Lotus on trouve plusieurs refus de répondre car l'assistance n'est pas prête à entendre une doctrine elle n'a pas été préparée. Lorsque l’assistance à plusieurs reprises demande au Bouddha de prêcher le Dharma et essuie son refus, cela indique que l’Eveillé est sur le point de révéler son véritable cœur et que cet enseignement ne se retrouve dans aucun autre sutra. Dans le chapitre Hoben* (II) l'assistance exhorte plusieurs fois le Bouddha qui vient de commencer à ouvrir les trois véhicules pour révéler le véhicule unique. Dans le chapitre Juryo* (XVI), c’est Maitreya qui, par quatre fois, au nom de l’assistance demande à l’Eveillé de prêcher en lui assurant que "nous croirons et recevrons les paroles de l’Ainsi Venu" (nyo to to shinge nyorai jo tai shi go). Voir trois exhortations et quatre supplications. Réfutation de l’être dans le Grand véhicule (Mahayana bhava sampranti, Daijo ha-u ron) oeuvre de Nagarjuna régent la période de Kamakura (1185-1333) connaît un système à quatre volets : l'empereur et le shogun en titre sont considérés comme "retirés" et exercent un pouvoir symbolique et religieux pour le premier, un pouvoir de lignage pour le second. Le régent, "kampaku", ou "sessho" pour un empereur mineur, contrôle l'empereur alors que le régent du bakufu, "shikken" ou régent Hojo contrôle le shogun. C'est lui qui détient le véritable pouvoir politique. régisseur
des études (gakuto).
A l'époque de Kamakura l'enseignement
était inséparable de la religion. Seuls les grandes familles
des guerriers possédaient des gakumon-jo,
cabinets de travail qui servaient d'école sous la férule
de personnages connus pour leur savoir. Dans les monastères, on
distinguait les moines qui se consacraient à l'étude et
à la dogmatique (gakuryo) par opposition
à ceux qui se chargeaient de rites et des affaires religieuses
courantes (doshu). Les gakuto
étaient chargés de l'administration des études un
peu comme les recteurs d'universités actuels. régresser (taiten, 退轉). Retourner au point de départ, c'est à dire négliger la pratique bouddhique. Littéralement tai signifie reculer et ten basculer. Ce qu'en dit Nichiren réincarnation voir samsara et mort relation de rejet voir tambour empoisonné religieux (shukke, 出家, pravrajita), Religieux par opposition à laïc (zaike), ceux qui ont quitté leur famille, abandonné leurs fonctions sociales pour se consacrer à la vie religieuse. Le terme peut s'appliquer à toute confession alors que celui de bhiksu désigne les moines itinérants de l'époque de Shakyamuni. religions [chronologie des] voir tableau synoptique reliques du Bouddha voir Bouddha remplacement des trois véhicules par le véhicule unique voir véhicule unique Rencho. Nom religieux de Nichiren lors de son ordination. Voir sa Biographie renge.
Littéralement "fleur de lotus". Dans son Hokke
Gengi, Zhiyi interprète de deux
façons le mot Renge de Myoho-renge-kyo
: 1) Le Renge imagé (hiyu renge),
ou métaphore pour le Dharma merveilleux. Par exemple, le lotus
a, au même moment, des fleurs et des graines et symbolise ainsi
la simultanéité de la cause et de l'effet, qui est l'expression
du Dharma merveilleux. De plus, le lotus fleurit dans une eau boueuse
et représente ainsi l'émergence de l'état de bouddha
dans la vie d'une personne ordinaire. Les six
métaphores des enseignements théorique et essentiel
sont aussi des exemples de la signification imagée de Renge.
résidence commune voir quatre terres ressemblance du Dharma ou période du Dharma formel voir mappo rétribution (ho) : l'un des dix Ainsi rétribution [corps de] (sambhoga-kaya) voir les trois corps rétribution des fautes (zaiho, 罪報) Effet manifesté dans le présent des mauvais actes commis. Voir les 10 ainsi. Selon Zhiyi les actes négatifs seraient de gravité haute, moyenne ou basse et entraîneraient respectivement la chute dans les mondes de l'enfer, des esprits affamés ou des animaux. Nichiren reprend cette distinction dans la réponse à Sennichi-ama : Les Remparts de la Foi. rétribution vraie [terre de la rétribution] voir quatre terres Revata ou Raivata (Ribata, 離婆多) 1. Khadiravaniya-Revata frère cadet de Shariputra et disciple de Shakyamuni. Il avait peu de désirs et était réputé pour son zèle dans la méditation et la pratique. 2. Kankha-Revata, moine qui s'illustra par son opposition aux Vriji au concile de Vaishali. 3. Revata ermite brahmane connu pour ses méditations-dhyana à travers ciels du monde de la forme. révéler le lointain voir ouvrir le proche révéler l’unique (ouvrir les trois et révéler l’unique kaisan kenitsu) voir véhicule unique ri : unité de mesure = 0, 65 km, puis, à partir de la période Heian (794-1185) équivalent de 3, 93 km. L'expression quatre-vingt mille ri désigne simplement une très grande distance. Rida ou Rita Frère aîné, dans une vie antérieure, d'Aniruddha. Un homme riche avait deux fils, Rida et Arida. Au moment de mourir, il ne divisa pas sa richesse entre eux, mais leur donna le conseil de s'aider mutuellement. Le frère aîné, Rida, connut des difficultés et prononça des vœux pour entrer dans la vie religieuse, devenant un pratyekabuddha. Le jeune frère, Arida, perdit lui aussi sa fortune, et parvint à survivre en vendant du bois de chauffage. Un jour, en ville, voyant un pratyekabuddha dont la sébile était vide, il lui offrit un repas, sans réaliser qu'il s'agissait de son frère aîné. Cette bonne action lui valut de renaître d'abord sous la forme de Taishaku, puis sous celle d'un roi faisant tourner la roue, et finalement sous celle d'un des Dix principaux disciples de Shakyamuni. "Rien-que-Conscience"
ou Yogacara ou Vijnanavada
(Yuishiki, 唯識, Cittamatra,
Vijnapti matrata). Doctrine mahayana
développée au IVe siècle par Vasubandhu
et Asanga. Elle fut rénovée par
Sthiramati (VIe siècle). La doctrine
du "Rien-que-Conscience" enseigne que toute chose est esprit,
tous les phénomènes naissent de la conscience-alaya
où toutes les expériences des vies précédentes,
autrement dit le karma, sont emmagasinées.
La création se fait par l'imagination, les formes de conscience
découlent des bijas (germes) et des
expériences psychiques : tout devient imagination. La contemplation
(dasharna-marga) permet la sortie de l'illusion
et élimine les souillures (klesha).
Cette doctrine s'oppose
au Madhyamika (voie
du milieu), initié par Nagarjuna
et selon lequel la non-substantialité ou vacuité
(ku, sunyata)
est une des 3 composantes de tout phénomène conditionné. riki (力, bala) : force. L'une des 10 modalités d'expression de la vie ou dix Ainsi, ju nyoze 十如是. Capacité d'agir inhérente à la vie, l'énergie potentielle qui s'exprime par différentes actions, paroles ou pensées. Chacun des 10 mondes-états possède son énergie potentielle (nyoze riki) spécifique. Par exemple, à l'état d'enfer correspond la pulsion de mort et le masochisme ; à l'état d'avidité, la course à la consommation ; à l'animalité, la capacité de satisfaire ses instincts ; à l'état d'asura, le pouvoir de destruction. Le bodhisattva possède une grande capacité à soulager les souffrances des autres. Rinda voir Ashvaghosha ri no ichinen sanzen voir Une pensée trois mille Rinzai-shu,
臨済. L'une des principales
branches du Zen introduite
au Japon. Elle fut fondée par Eisai
(Rinzen Zenshi) qui
en 1191 introduisit la branche Huang-long
(Oryu) de l'école Lin-ji. En Chine,
cette école avait été fondée par Yixuan
(mort en 867) du temple Lin-ji. La construction
du premier temple, le Shofuku-ji
date de 1195. L'école Rinzai devint
populaire parmi les samouraïs et les nobles, et prospéra grâce
au soutien du shogunat de Kamakura.
A présent, elle possède quatorze branches. Le
Rinzai refuse l'autorité des sutras
et donne la priorité à la transmission de maître à
disciple. Contrairement à la branche du Nord qui préconisait
l'illumination graduelle la Rinzai-shu suivait
la branche chinoise du Sud et prônait l'illumination subite et faisait
un grand usage des koan (énigmes sur lesquelles il faut méditer et qui ont pour
but de provoquer une compréhension intuitive). La branche Soto met davantage l'accent sur la méditation assise (zazen). Rioga-o (Roi Lanka) rishi (rishi dériverait
de la racine drish, «voir») :
poètes-voyants, ascètes de
l'Inde védique qui ont "vu" des vérités
cachées aux yeux des hommes ordinaires. Leur apanage était
la "création par la parole". Ils auraient composé
les Veda et transmis ainsi l'expérience
visionnaire par leurs hymnes. L'Inde a développé pendant
des millénaires, un grand nombre de mythes, de rites et de spéculations
sur la parole. Il s'agit dans ces considérations d'une parole d'avant
le langage, du Verbe créateur et sacré par excellence. La
vérité contenue dans les strophes védiques est transmise
en tant que mantra. Dans le bouddhisme rishi
est souvent synonyme de sage, saint, ermite. risshi 律師 1. Maître de la doctrine dans les écoles theravada, prêtres chagés de l'enseignement des moines et des nonnes. 2. Titre créé en 624 et regroupant les adminisateurs sojo, sozu et hozu. Puis simple titre honorifique. Rissho Ankoku Ron, 立正安国論 (Traité sur la pacification du pays par l'établissement du vrai bouddhisme). Premier des dix traités majeurs de Nichiren. Il le soumit à Hojo Tokiyori, régent retiré à l'époque mais encore le membre le plus influent du clan dirigeant Hojo, le 16 juillet 1260. Nichiren était alors âgé de trente-neuf ans. Ce texte débute par la description de la misère provoquée par les fréquents désastres qui ravageaient le Japon à l'époque. Il considère que les actes d'offense au Dharma correct perpétrés par ses habitants sont le principal facteur de la ruine générale du pays. Dans ce traité, Nichiren enseigne que les hommes doivent abandonner toute croyance dans des doctrines erronées et suivre le Dharma correct sur la base de laquelle ils pourront établir une terre en paix. Ce texte fut écrit sous la forme de questions-réponses échangées entre un hôte et son invité. L'hôte est en réalité Nichiren et l'invité Hojo Tokiyori. Nichiren y prédit que des calamités plus terrifiantes, en particulier des rébellions internes et une invasion étrangère, surviendront inévitablement si la nation continue à adhérer à de fausses doctrines. Plus tard, ces prophéties de guerre civile et d'invasion étrangère se révélèrent justes quand Hojo Tokisuke se révolta contre son plus jeune demi-frère, le régent Hojo Tokimune, en février 1272, et quand les Mongols attaquèrent le Japon par deux fois, en 1274 et 1281. Lire le gosho rite
Les rites sont une partie intégrante de communautés
qui possèdent un certain nombre de caractéristiques communes,
en assurant la cohésion du groupe. Les anthropologues distinguent
Ritsu,
Risshu, 律宗
(Ecole des préceptes, Ecole de la
discipline monastique,
Ly-zong, Ecole Vinaya).
La doctrine de l'Ecole de Préceptes s'était développée
en Chine et se réclamait du texte sanscrit de la Dharmaguptavinaya
("Règles en quatre parties", Shibunritsu)
composé par le chinois Daoxuan
(Dosen, 702-760). L'école Ritsu
apparaît sous les Tang, durant l’une
des pires persécutions contre le bouddhisme en Chine, (lié
aux excès et à l’enrichissement outrancier des temples).
On peut penser que cette école, en prenant le nom de Lü
Ri, a cherché à se rapprocher
du confucianisme (et donc des faveurs impériales). En effet, on
pourrait faire un rapprochement entre les rites (néo-) confucéens
(li, ritsu ou
ri) et les principes/règlements légaux/dogmatiques
(lü, ritsu
ou ri).
Au Japon elle fut fondée par le moine chinois Jian
Zhen (Ganjin), en 754, qui attachait
une importance prioritaire à la première des Trois
Corbeilles (Tripitaka) et mettait
l'accent sur l'observance des règles monastiques (vinaya).
Ainsi, 250 règles étaient à observer par les moines
ordonnés, et 348 par les nonnes. Jian Zhen
fonda dans la périphérie de Nara
le Toshodai-ji, qui devint le centre d'ordination
et d'enseignement de l'école Ritsu.
Rivière des Trois Passages, (sanzu-no-kawa, 三途の河) Rivière que les morts traverseraient le quatorzième jour après leur décès. Elle possède trois passages. Ceux dont les actions ont été particulièrement bonnes pendant leur vie traversent sur un pont orné de sept substances précieuses. Ceux dont l'équilibre karmique entre le bon et le mauvais est à peu près respecté passent à gué. Ceux qui ont commis beaucoup de mauvaises actions doivent se frayer un passage dans une eau profonde infestée de serpents hideux. Sur la rive opposée, un démon mâle et un démon femelle attendent, sous un grand arbre. La femelle dépouille les morts de leurs vêtements et le mâle suspend ces vêtements sur une branche de l'arbre pour déterminer le poids de leurs offenses. riz et chanvre, bambous et roseaux (toma kuchii) Locution extraite du chapitre des Moyens du Sutra du Lotus et qui indique le foisonnement et le désordre. robe de moine voir triple robe robe d'endurence ou robe de patience voir kshanti Roben, 良弁 (689-773). Second patriarche de l'école Kegon et premier supérieur du temple Todai-ji. A l'origine, il étudia la doctrine de l'école Hosso sous la direction de Gien et vécut dans le temple Kinsho-ji. En 740, il invita Shinjo (coréen Simsang), moine du Silla qui vivait au temple Daian-ji, à venir au Kinsho-ji et à faire des exposés sur le Sutra Kegon. Comme ce furent les premiers exposés jamais faits au Japon sur ce sutra, Shinjo est considéré comme le fondateur de l'école japonaise Kegon. Roben fut son successeur. Sous la protection de l'empereur Shomu, il se consacra à la construction du temple Todai-ji. En 752, il fut nommé premier supérieur et reçut plus tard le titre d'administrateur des moines (sojo). Rochers bleus voir Recueil des rochers bleus Roi-démon
du sixième ciel (Papiyas,
Dai Rokuten no mao, 第六天魔王). Force
démoniaque qui règne sur les 6 premiers mondes
et tout spécialement sur le monde du désir.
Ce "démon" empêche les êtres d'accéder
aux mondes supérieurs en les aliénant à la jouissance
des biens matériels ou à 1'espoir de réaliser leurs
espérances. Il est inscrit sur le Gohonzon.
Ce qu'en dit Nichiren Rois de Lumières (Myoö, Vidyaraja) rois du ciel [quatre grands] (shidaitenno) Roi des Remèdes [bodhisattva] (Yakuo bosatsu, Baisajya ou Baisajyaraja) Roi doré Nom de Shakyamuni dans une vie antérieure. Selon le Konjikio kyo, le Bouddha fut à un moment donné un roi qui gouverna son peuple avec sagesse et bienfaisance. Pourtant, son pays subit douze ans de sécheresse, et nombreux étaient ceux qui mouraient de faim. Le roi rassembla alors tout le grain disponible et le distribua au peuple avec équité. A ce moment-l, un pratyekabuddha, qui se consacrait depuis quarante kalpa à la pratique bouddhique, apparut et mendia sa nourriture. Le roi lui fit offrande du peu de nourriture qui lui restait. Cette bonne action eut pour conséquence que diverses sortes de grains se mirent à pleuvoir du ciel pendant sept jours. Puis sept sortes de trésors, ainsi que des vêtements, de la nourriture et d'autres objets nécessaires tombèrent du ciel tous les sept jours, mettant ainsi fin à la pauvreté du peuple. Roi-dragon (Dai
Ryu-oo ou Ryo-o 竜, ou
Naga-Raja). Divinité qui règne sur l'océan
cosmique (sur les eaux cosmiques, assisté des Huit
Grand Rois Dragons (Hachi Dairyuo) Il
est inscrit sur le Gohonzon. Voir également
ce que représentent les dragons. Roi Lanka (楞伽, Ryoga-o) Homme pieux, défenseur du bouddhisme. Il incarne 1'ideal du roi qui, croyant dans l'enseignement du bouddhisme, gouverne avec sagesse et fait des offrandes au Bouddha. Roi-qui-fait-tourner-la-Roue-du-Dharma
(tenrinjo'o, tenrin-o,
rin-o, 転輪聖王・ 転輪王・ 輪,
Chakravartin, Chakravarti-raja). Dans la mythologie indienne,
souverain idéal régnant sur l'univers entier par la justice
et la morale et non par la force. Il est doté des trente-deux traits
caractéristiques et gouverne les quatre
continents qui entourent le Mont Sumeru
en faisant tourner les roues de quatre sortes : en or, argent, cuivre
et fer. Le roi qui fait tourner la roue d'or gouverne les quatre pays
; le roi qui fait tourner la roue d'argent, les terres de l'est, de l'ouest
et du sud ; le roi qui fait tourner la roue de cuivre, les terres de l'est
et du sud ; et le roi qui fait tourner la roue de fer, la terre du sud.
La roue du Dharma (dharmachakra) représente
le cycle des vies/morts. Cette roue, symbole solaire de la justice, fait
partie des sept joyaux qui viennent spontanément
dans la main d'un Chakravartin (roue, éléphant,
cheval, gemme qui exauce tous les vœux,
épouse parfaite, trésorier intègre, général
toujours victorieux). Dans le bouddhisme, ce titre est attribué
à Shakyamuni qui a fait "tourner" cette roue (a modifié
la perception du monde) lors de son sermon sur les Quatre
nobles vérités. roku haramitsu (six paramita) Rokunai gosho Ecrits de Nichiren publiés au XVII siècle sur la base de la première compilation (XV siècle) C'est Toki Jonin et ses disciples qui dressent la liste des écrits du maître et collectent des copies de lettres. roku roso (six moines aînés) rokushin (six liens de parenté) Rong
Qiqi
(Jung
Ch’i-ch’i) (-770 à -403). L'un des sept
sages du Bois de bambou. Il aurait déclaré qu'il avait connu dans
cette vie trois plaisirs 1) être né en tant qu'être humain, 2) ne pas
être une femme 3) vivre vieux. Ce
qu'en dit Nichiren ronji voir maître de doctrines roue
du Dharma (horin,
法輪, dharmachakra).
Le mot chakra "roue", disque, cercle,
dans l'Inde ancienne pouvait représenter trois notions : la roue
du Dharma (Dharmachakra), la roue du temps
(kalachakra) ou la roue de la vie (karmachakra).
roue du devenir (bhavachakra) Ruan-ji 阮籍 (Yuan-ji) Un des Sept sages du Bosquet de Bambou, ces grands lettrés qui se réfugièrent au IIIe siècle de notre ère dans la forêt pour y vivre selon leur cœur, échappant aux pressions insupportables du pouvoir. Ruan-ji se fit connaître par sa virtuosité à siffler et à boire du vin. rupadhatu (monde de la forme, shikikai) ruppa citta (forme et pensée, shiki shin) Rusui. Médecin légendaire qui aurait vécu il y a d'innombrables millénaires, à l'époque des Jours du Dharma formel du bouddha Hosho. Il est décrit dans le Sutra Konkomyo. Une épidémie survint dans son pays et Rusui demanda à son père Jisui, personne âgée et médecin réputé, de lui enseigner des pratiques médicales secrètes. Il fut ainsi capable de sauver la population et d'enrayer l'épidémie. ryo Unité de poids utilisée dans le Japon médiéval pour peser des substances précieuses telles que l'or, les remèdes et l'encens. Un ryo était généralement l'équivalent de 167 grammes. Ryoben, 良弁 (689-773). Moine de l'école Kegon, successeur de Shinjo. Sous la protection de l'empereur Shomu, il se consacra à la construction du temple Todai-ji à Nara. En 752, il en fut nommé le premier supérieur. Ryochu,
良忠 ou Nen'a 然阿. (1199-1287)
Fondateur de la branche Chinzei de l'école
Jodo. Il est considéré comme le
troisième patriarche de l'école Jodo
(après Honen et Bencho).
Il naquit à Iwami et devint moine
à seize ans, étudiant les doctrines des écoles Kusha,
Tendai et autres. Ayant entendu parler de
Bencho, il se rendit à Chikugo
en 1236 et apprit de lui la doctrine Jodo.
En 1240, à la demande de Hojo Tsunetoki,
il fonda le temple Renge-ji (qui prit plus
tard le nom de Komyo-ji) à Kamakura
et y exposa la doctrine de la Terre pure. Ses ouvrages comprennent le
Ketsugi Sho (Clarification des doutes). Ryoga kyo (Sutra Lankavatara) Ryogen,
良源 (912-985). Dix-huitième supérieur
de l'Enryaku-ji, temple principal de l'école
Tendai. Après sa mort, la Cour impériale
lui donna le titre de Jie Daishi, Grand-maître
Jie (慈慧). Il fut aussi appelé Gansan
Daishi ou Tsuno Daishi. Il commença
à pratiquer le bouddhisme sur le Mont Hiei
en 923. En 937, il l'emporte sur Gisho de
l'école Hosso, au cours d'un débat,
devenant ainsi célèbre. A ce moment la doctrine de Zhiyi
est fortement imprégnée de l'ésotérisme du
Shingon et même du Zen.
Ryogen restaure la doctrine d'origine et
forme un grand nombre de disciples. Il contribue également beaucoup
à la prospérité du temple. En 966, il devint le supérieur
du Enryaku-ji. L'empereur guérit d'une
maladie après que Ryogen eut prié
pour lui, et, en 981, il nomma Ryogen grand
administrateur des moines (daisojo),
le plus haut rang dans la hiérarchie religieuse. Ses disciples
Genshin et Kakuun
fondèrent respectivement les écoles Eshin
et Danna. Ryojusen (Ryosen, Grdhrakuta) Ryokan
bo 良觀 ou Ninsho, 忍性
(1217-1303) Moine de l'école Shingon
puis Ritsu à l'époque de Kamakura.
Il entra dans la vie religieuse à l'âge de dix-sept ans et,
à vingt-quatre ans, reçut les préceptes de Eizon
que l'on respectait comme le restaurateur de l'école Ritsu.
En 1261, il se rendit à Kamakura et
propagea la doctrine Ritsu. Hojo
Tokiyori construisit le temple Kosen-ji et
en nomma Ryokan le premier supérieur.
Plus tard, Ryokan devint le supérieur
du temple Gokuraku-ji, construit par Hojo
Shigetoki. Il fut à l'origine d'un certain nombre de projets
sociaux, construction d'hôpitaux, de routes, etc. Il était
révéré par les habitants de Kamakura
et exerça une influence notable. Pendant la grande sécheresse
de 1271 il fait partie
de ces moines qui tentèrent d'amener la pluie par des prières
et qui échouèrent alors que Nichiren, lui, réussit.
Il semble qu'après ces événements il ait voué
à Nichiren une rancune tenace qui amena finalement la Persécution
de Tatsunokuchi et l'exil à l'île de
Sado. En mars 1275, un feu éclata dans le temple Gokuraku-ji
où Ryokan vivait alors et les
flammes gagnèrent même le palais du shogunat.
Le temple et une partie du palais furent entièrement détruits.
Nichiren parle de Ryokan avec ironie en l'appelant
Ryoka-bo, modification phonétique
de Ryokan et qui signifie "deux feux"
donc "moine au double incendie". En 1281, sur ordre de Hojo
Tokimune, il tint un rituel appelé Nio-e à Inamurazaki
pour repousser l’armée mongole en passe d’envahir le
Japon. Il tint un autre service dans le même but, en 1293, au temple
Hachiman-gu de Kamakura.
En 1294, il administra le Shitenno-ji et
créa deux centres, le Hiden-in et
le Kyoden-in pour les soins aux personnes
malades et handicapées.Ce
qu'en dit Nichiren. Ryo Kechimyaku Sho : ensemble de deux textes (Hon-in Myo Sho - Sur la Cause primordiale et Hyakurokka Sojo - 106 articles de Transmission) qu'une partie d'adeptes attribue à Nichiren alors que pour d'autres ce serait l'oeuvre de disciples, apparue au XVe siècle. Ryoken et Ryoko Deux dignitaires qui complotèrent contre le gouvernement de Kamakura mais qui échouèrent et furent mis à mort, respectivement en 1251 et 1261. Ryo Koso Den ou Koso Den, 梁高僧伝 (Recueil de biographies de moines éminents sous la dynastie des Liang) Compilation faite par Huijiao. Il relate la biographie de moines célèbres qui vécurent entre le moment où le bouddhisme fut introduit en Chine, en 67 de notre ère, jusqu'à l'année 519, sous la dynastie des Liang. Il comprend les biographies de cinq cents personnes. Bien que plusieurs compilations identiques aient été faites en Chine avant celle-ci, c'est la plus complète et elle servit de point de départ aux anthologies postérieures qui furent écrites sous les dynasties des Tang, des Song et des Ming. Ryo-o voir Roi Dragon Ryosen (Ryojusen, Grdhrakuta) Ryujin voir Roi-Dragon Ryukan
隆寛 ou Kaiku ou Muga
(son nom posthume)(1148-1227) : fondateur de l'école
de la Terre pure du temple Choraku-ji.
Il étudia d'abord la doctrine Tendai,
au temple Enryaku-ji sous la direction du supérieur
Jien. Il s'installa au temple Choraku-ji
à Kyoto. Attiré par la doctrine
Jodo, il devint le disciple de Honen.
Après la mort de celui-ci, il écrivit le Ken Senchaku
(Eclaircissement sur le Senchaku Shu) en réponse au Dan
Senchaku (Réfutation du Senchaku Shu) de Josho,
moine du Mont Hiei. Cela lui valut d'être
exilé à Oshu dans le nord du
Japon en 1227, mais il mourut en chemin, à Iiyama,
dans la province de Sagami. Sa doctrine prône
la doctrine de la récitation multiple (tanengi),
croyance selon laquelle il faut réciter le Nembutsu
autant de fois que possible afin d'assurer sa renaissance dans la Terre
pure. Cet enseignement s'oppose à celui de la récitation
unique (ichinengi) qui soutient qu'une seule
invocation est suffisante. Les ouvrages de Ryukan
comprennent, notamment, Ichinen Tanen Fumbetsu no Koto (Comparaison
entre la récitation multiple et la récitation unique).
ryunyo (fille du dragon) Ryusen-ji, 滝泉寺 (temple de la Source du dragon) Petit temple de l'école Tendai dans la région d'Atsuhara, dans le district de Fuji et la province de Suruga, à l'époque de Kamakura. (A ne pas confondre avec le Ryusen-ji ou Meguro Fudo à Tokyo). L'hostilité du supérieur des moines, Gyochi, à l'encontre des disciples de Nichiren dans cette région, aboutit à la persécution d'Atsuhara. Ryusha (Takla-Makan) Ryushin, 隆真. Moine de l'école Tendai, à l'époque de Kamakura (1185-1333). Ryushin vécut au temple Enryaku-ji, sur le Mont Hiei. Selon certains, il serait le véritable auteur du Dan Senchaku (Réfutation du Senchaku Shu), ouvrage critiquant la doctrine de Honen qui préconise la pratique exclusive du Nembutsu. Ryuzo-bo,
竜象房 Moine Tendai de
l'Enryaku-ji expulsé du Mont
Hiei pour cannibalisme, lors d'une famine de la période Kamakura.
A la suite de cet incident, il se mit au service de Ryokan.
Nichigyo,
un disciple de Nichiren, le vainquit publiquement en juin 1277, lors du
débat de Kuwagayatsu. Shijo
Kingo qui était là en simple observateur, a été
faussement accusé d'avoir clos le débat par un affrontement
violent. Cela lui valut la confiscation de ses biens par son seigneur
Ema Chikatoki
(ou son père, Mitsutoki, selon d'autres
sources). Prenant la défense de Shijo Kingo,
Nichiren écrivit une lettre de pétition au seigneur Ema.
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