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DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

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facultés cognitives voir six entrées

Fabao, 法宝 (Hobo). Moine de la dynastie Tang et l'un des principaux disciples de Xuanzang, qui participa à la traduction de textes bouddhiques. Il aurait plus tard critiqué la traduction du Daibibasha Ron faite par Xuanzang.

Fadao, 法道 (Fa-tao, Hodo), (1086-1147). Moine chinois de la dynastie des Song. Quand Hui-zong, le huitième empereur de la dynastie des Song du Nord, taoïste convaincu, tenta d'interdire le bouddhisme en 1119, Fadao lui présenta des remontrances. Furieux, l'empereur le fit marquer au visage et exiler. Fadao fut pardonné en 1125, après l'accession au trône de l'empereur Qin-zong.

Falang (Horo, 法朗), (507-581). Moine de l'école Sanlun (Sanron) en Chine vers la fin des dynasties du Nord et du Sud. Comme il vécut au temple Xinghuang-si, on l'appela aussi Xinghuang (Koko, 興皇). A vingt et un ans, il renonça à la vie séculière et étudia la méditation sous la direction de Bao-zhi. Ensuite, il voyagea et étudia les vinaya et les doctrines des écoles Pi-tan (Bidon) et Cheng-shi (Jojitsu). Dans le temple Zhi-guan-si, il étudia le Daichido Ron, le Chu Ron, le Hyaku Ron et le Junimon Ron sous la direction de Seng-quan, ainsi que les sutras Kegon et Hannya. Il fut révéré comme l'un des quatre disciples principaux de Seng-quan. En 558, en accord avec un décret impérial, il s'établit au temple Xinghuang-si, dans la capitale. Son successeur fut Ji-zang.

Fan Kuai (Fan K'ouai), (mort en 189 avant notre ère) et Chang-Liang (Tchang Leang) (mort en 168 avant avant notre ère). Chefs militaires et stratèges qui aidèrent l'empereur Gao-Zu en réunifiant la Chine et en fondant la première dynastie Han. Ils sont connus pour leur courage et leur loyauté face aux innombrables difficultés.

Fan-Yuqi (227 av. notre ère). Général de l'état de Qin en Chine. Selon la tradition, après avoir encouru la fureur du roi de Qin, Fan Yu-qi chercha refuge dans l'état de Yen, où il fut cordialement reçu par le prince Tan. Tan, qui avait conçu un vif ressentiment contre le roi de Qin, s'était arrangé pour le faire assassiner par un homme appelé Zhing Ko. Pour s'assurer le succès du complot, Zhing Ko avait demandé comme garantie la tête de Fan-Yuqi. En entendant cela, Fan-Yuqi se coupa lui-même la tête afin de s'acquitter de sa dette de reconnaissance envers le prince Tan, et pour se venger du roi de Qin.

Faquan, 法全 (Fa-ts'iuan, Hassen). Moine du bouddhisme ésotérique dans la Chine des Tang. Il transmit cette doctrine à Ennin (Jikaku) et Enshin (Chisho) lors de leurs voyages en Chine, respectivement en 838 et 853. Il écrivit de nombreux traités sur le bouddhisme ésotérique

Fashi gongde pin  (Bienfaits du Maître du Dharma, Hosshi kudoku hon) : XIXème chapitre du Sutra du Lotus

Fashi pin (chapitre Maître du Dharma, Hoshi bon) : Xème chapitre du Sutra du Lotus.

Fasui (Fa-souei) (dates inconnues). Moine du temple Ding-lin-shang-si (Ting-lin-chang-sseu) qui vécut sous les dynasties Zhen et Sui. Lorsque Zhiyi fit une conférence sur le titre du Sutra du Lotus au temple Wa-guan-si (Wa-kuan-ssu) Fasui s'occupait de ce temple en tant que moine principal. Profondément touché par la doctrine du Tian-tai, il devint sur le champ disciple de Zhiyi

Faxian 法顯 (Fa-sian, Fa-ts'iuan, Fa-Hsien, Hokken), (vers 337- 422). Un des huit maîtres éminents de Chine. C'est à lui que l'on attribue la formation d'Ennin aussi bien que d'Enchin aux enseignements ésotériques au cours de leur voyage en Chine. Déplorant le manque d'écrits bouddhiques en Chine, il quitta Changan en 399 et voyagea par voie de terre jusqu'en Inde où il étudia le sanskrit et les trois parties du canon bouddhique. En 414, il revint dans son pays par mer, rapportant de nombreux sutras et statues bouddhiques. Il traduisit avec Buddhabhadra six ouvrages en soixante-trois fascicules dont le Sutra Daihatsunaion et le Makasogi Ritsu. Son Bukkoku Ki (Foguoji, 佛國記), est le récit de ses voyages et comprend des données historiques précieuses sur l'Inde et les pays voisins à son époque.

faute de complicité (yodozai 与同罪). Faute "passive" que commet, par exemple, celui qui accepte des dons de ceux qui dénigrent le Dharma ou qui ne les réprimande pas.

Fa-xiang (Fa-siang) [école] voir école Hosso.

Fayun 1. (Houn 法雲), (467-529). Moine de la dynastie des Liang, révéré comme l'un des trois grands maîtres de cette dynastie. Il renonça à la vie séculière à l'âge de sept ans et étudia sous la direction de Sengyin. A trente ans, il fit un exposé sur le Sutra du Lotus et le Sutra Vimalakirti qui le rendit célèbre. En 508, il fut nommé supérieur du temple Guang-zhe-si par l'empereur Wu. Il fut souvent invité par celui-ci à faire des exposés à la cour et aida aussi à traduire des écrits bouddhiques. L'empereur Wu construisit pour lui le temple Fayun-si en 519 et, en 525, le nomma administrateur général des moines (daisojo), le plus haut rang dans la hiérarchie religieuse. Il écrivit un commentaire du Sutra du Lotus intitulé le Hokke Giki Annotations sur le Sutra du Lotus

Fayun 2. (1087-1158) Moine chinois auteur du Dictionnaire de prononciation et de signification des termes bouddhiques (Honyaku-myogi-shu).

Fazang, 法蔵 (Fa-tsang, Hozo), (643-712), dit Grand-maître Xianshou (Genju). Troisième patriarche de l'école Huayan zhong (Kegon) en Chine. Sa famille était originaire d'Asie centrale. A dix-sept ans, il entra dans un monastère du mont Tai-bo comme laïque et commença à étudier les écrits bouddhiques. Plus tard, il étudia les doctrines Huayan avec Zhiyan pour maître à Loyang, la capitale. En 670, il fut nommé moine par décret impérial. En 695, il assista Shikshananda dans sa traduction du Sutra Kegon en 80 fascicules. Il contribua grandement à la systématisation de la doctrine Huayan, écrivit de nombreux commentaires et formula la classification des Cinq enseignements et Dix doctrines pour démontrer la supériorité du Sutra Kegon. On rapporte qu'il donna des cours sur le Sutra Kegon à la demande de l'impératrice Wu (623-705). Il fit beaucoup d'exposés sur ce sutra et construisit des temples, notamment à Loyang et Changan.

Fazu, 法祖 ou Bo-yue ou Boyuan (Hakuon, 帛遠 ou Hoso, 法祖). Moine de la dynastie des Jin occidentaux (265-316). Il était très versé dans les enseignements du Mahayana et construisit un monastère bouddhique à Chang-an. En 305, il partit pour Long-yu afin d'y vivre retiré. Pour avoir refusé de travailler pour Zhang Fu, gouverneur local de Qin-zhou, et aussi après avoir été calomnié par une personne qu'il avait vaincue au cours d'un débat, il fut tué sur la route de Long-yu

femmes. Les sutras autres que le Sutra du Lotus ne reconnaissent pas aux femmes la capacité de parvenir à l'Eveil. Pourtant l'attitude de Shakyamuni à l'égard des femmes était tout à fait révolutionnaire pour son époque et Nichiren va encore plus loin dans un Japon médiéval pourtant très misogyne. Ce qu'en dit Nichiren

fille-dragon (ryunyo, 龍女, nagakanya). Fille fille du roi-dragon Sagara (Shakatsura). Personnage apparaissant dans le chapitre Devadatta (Don des Dieux) du Sutra du Lotus. Agée de seulement huit ans, elle entend Manjushri prêcher le Sutra du Lotus et se met aussitôt à la recherche de la boddhéité. Elle apparaît au Pic du Vautour où elle réalise l’Eveil sans changer d'apparence, incarnant ainsi l’un des principes du Lotus selon lequel, tous les êtres vivants quels qu’ils soient, sont possesseurs de la nature de bouddha. Ainsi, elle qui est d’une nature à la fois animale et féminine, parvient à l’Eveil avant certains des grands disciples. Enfant à la nature terrifiante, elle représente "la femme" qui a été si souvent infantilisée et diabolisée. En savoir plus

filet d'Indra voir Indra

fils de foi sincère ou fils de famille ou fils de bien ou même "fils de noble famille" ou encore hommes de foi sincère (kulaputra, zen-nanshi, 善男子). Titre par lequel Shakyamuni, ou tout autre sage, s'adresse à la personne religieuse ou laïque à laquelle il parle. Ed. Conze définit kulaputra comme "une personne dotée d’une bonne base spirituelle". D'autres auteurs voient là l'indication d'une certaine position sociale qui pouvait assurer une raisonnable compréhension intellectuelle du bouddhisme, particulièrement durant les premiers stades de la vie spirituelle. Cette appellation était destinée à redonner confiance en soi, surtout aux disciples de basses castes. La traduction de kulaputra par "hommes de foi sincère" essaie de tenir compte de tous ces paramètres.
Lorsque le Bouddha s'adresse à une assemblée composée uniquement de femmes il emploie kula-duhitri, filles de bien, zen-nyonin, 善女人.

fin du Dharma ou fin du Dharma

Fleur du Dharma (Hokke, Fahua)

flûte bansuri  un des plus anciens instruments indiens. Flageolet de bambou à embouchure de sifflet. Il est de petite taille et percé de six trous.

fœtus voir cinq stades à l’intérieur de la matrice

foi (shin, 信, shraddha, saddha). Attitude de base du bouddhisme. Premier élement de la pratique qui conduit à la boddhéité et qui doit être suivi par l'effort, la mémoire, la méditation, et la sagesse. Tous les écrits bouddhiques s'accordent sur la primauté de la foi. Le Sutra Kegon dit: "La foi est la base de la Voie bouddhique et la source des bienfaits". Le Sutra du Nirvana dit : "Bien qu'il existe d'innombrables pratiques qui conduisent à l'Eveil si on transmet la foi celle-ci englobe toutes les pratiques". Dans le Sutra du Lotus, Shakyamuni s'adresse à Shariputra en ces termes: "Toi-même, Shariputra,/ pour ce qui concerne ce Sutra,/ c'est par la foi que tu as pu y pénétrer./ A plus forte raison, le reste des auditeurs-shravaka;/ c'est parce qu'ils croient en la parole du Bouddha/ qu'ils acceptent humblement ce Sutra; / ce n'est pas le lot de leur propre sagesse. (Chapitre III). Un autre terme sanskrit traduit également la foi, c'est adhimukti, croire et comprendre. Et Nichiren le commente ainsi: "Croire c'est la valeur que nous attribuons à un joyau et comprendre c'est le joyau lui-même". Enfin, d'autres textes font de la foi un synonyme de "désir d'Eveil".

foi [dix étapes de la] (shin)

foi, pratique et étude (shin, gyo, gaku, 信行学). Trois éléments fondamentaux de la pratique du bouddhisme de Nichiren. Ces trois éléments sont interdépendants. A la base on trouve la foi au sens bouddhique (voir les dix étapes de la foi). Elle incite à la pratique et à l'étude qui, en retour, approfondissent la foi.

foie de singe Légende sur la stupidite. Autrefois, au milieu de l’océan, vivait une sorte de dragon à cornes avec sa femelle. Celle-ci devint gravide. Un jour, elle lui dit qu’elle voulait manger un foie de singe. Alors, le dragon alla parler à un singe qui vivait dans les arbres de la montagne. Il lui dit que de l’autre côté de la mer, il y avait des fruits délicieux et lui proposa de l’y emmener. C’est ainsi qu’il l’attira vers la mer. Lorsqu’ils furent arrivés au beau milieu de l’océan, le dragon avoua la vérité au singe: “en fait, c’est ton foie, que je veux”. Le singe répondit : “Mais pourquoi ne me l’as tu pas dit plus tôt? J’ai laissé mon foie sur mon arbre et je ne l’ai pas sur moi. Je vais le chercher, ramène-moi chez moi”. Le dragon le ramena vers la plage. Une fois arrivés au bord de l’eau, le singe qui voyageait sur le dos du dragon sauta à terre et s’enfuit dans son arbre. Il dit au dragon: “tu es un vrai imbécile. Où mon foie pourrait-il être, ailleurs que dans mon ventre? Tu t’es fait avoir et moi j’ai échappé de peu à la mort”.

Folong-si, Fo-lung-ssu (temple-monastère) connu également sous le nom de Xiuchan-si 修禅寺 (Hsiu-ch'an-ssu, Shuzen-ji ou Butsuro-ji, 仏隴寺). Temple de l'école Tiantai, situé sur le pic sud-est du mont Tiantai et fondé par Zhiyi lui-même en 575. Saicho fit un voyage en Chine au début du IXe siècle et reçut la transmission des enseignements Tiantai de Sing-man, le supérieur de ce temple. Ce temple détruit puis reconstruit en 867 n'existe plus aujourd'hui. Il fut relplacé plus tard le temple Guoqing-si.

force de l'autre (tariki, 他力) Notion du salut obtenu grâce à une force extérieure (Amida, dharani, guru, etc.) à laquelle Nichiren oppose jiriki, 自力, la force intérieure qui niait de la pratique et qui permet à tout homme de s'éveiller à sa propre nature de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren

forces voir riki

forfaits (gogyakuzai) voir cinq forfaits

formes visibles et impénétrables voir trois catégories d'existence

formules détentrices voir dharani

Fotudeng (Fo-t'ou-teng, Buttocho, 仏, Buddhacinga). (232-348). Moine de l'Asie centrale qui vint à Loyang, en Chine, vers 310, où il propagea le bouddhisme et érigea de nombreux temples. Il était tenu en grande estime par le gouverneur de la dynastie des Zhao postérieurs qu'il conseilla dans des domaines tels que l'administration militaire, la culture et les mesures politiques à prendre. Il aurait fait construire environ 900 temples et contribué à établir les bases permettant de répandre le bouddhisme en Chine.

froideur du miroir intérieur (naigan reinen). Expression qui apparaît dans le Maka Shikan de Zhiyi; “naigan”, le miroir intérieur, symbolise la vérité intérieure, autrement dit l’Eveil intérieur. L'Eveil des bouddhas et bodhisattvas est froid et limpide comme un miroir, dans lequel plus aucun antagonisme n’existe, car les multiples dharma auxquels se sont éveillés tous les sages et saints du passé se retrouvent dans le Dharma merveilleux du Sutra du Lotus.

Fucha (Fou-tch'a) (mort en - 473) Vingt-cinquième successeur dans la lignée royale de l'Etat de Wu. Son père fut tué par le roi Gou-Chien (Keou-kien) de l'Etat de Yueh et Fucha prit sa revanche deux ans plus tard en lui imposant une défaite. Gou-Chien proposa un arrangement à l'amiable à Fucha mais préparait en fait une nouvelle attaque de l'Etat de Wu. Wu-Cishiu (Tseu-siu), sujet loyal de Fucha, découvrit le complot et suggéra à l'empereur de tuer Gou-Chien, mais l'empereur ne voulut pas l'écouter et le contraignit à se suicider.

Fu Dashi, 傅大, littéralement "grand homme" (Fudaichi), (497-569). Bouddhiste laïc chinois qui a été vénéré comme étant la réincarnation du bodhisattva Maitreya. Sa biographie stipule qu'il descendit du Ciel Tushita pour exposer l'enseignement de l'Eveil suprême.

Fudo, 不動 1. Fudo butsu, autre nom du bouddha Ashuku (Akshobhya = "Immuable"), seigneur de la terre Abhirati située à l'est de l'univers. Un sutra lui est consacré (Akshobhyasutra) et il apparaît dans le chapitre VII du Sutra du Lotus en tant que premier des 16 fils de Daitsuchisho. 2. Autre nom du bouddha Fudochi. 3. Fudo Myo-o.

Fudochi, 不動智仏 ("Sagesse immuable"). Un bouddha qui vivait dans la Terre dorée, dans la partie orientale de l'univers. Selon la plus récente des traductions du Sutra Kegon, le bodhisattva Manjushri y est engagé dans la pratique, avec le bouddha Fudochi pour maître.

Fudo ou Fudo Myo-o, 不動明王 (Inébranlable, Roi de Lumières Immuable, Roi de Lumières Adamantin et Immuable, Vénéré Immuable, Budong, Acala ou Achala ou Acalanatha). Divinité bouddhique réputée pour sa capacité à terrasser les démons et obstacles (sansoshima) qui entravent la pratique. Il est considéré comme le chef des cinq grand Rois-Lumière, ainsi que des huit grandes divinités (les cinq précédentes plus Ususama, Munosho et Mezu). Il entrerait dans une méditation qui produit des flammes (concentration incendiaire, kasho sanmai ou zanmai) au cours laquelle il émet des flammes qui détruisent toutes les entraves de karmiques. Comme il ne cède jamais face aux obstacles, il est appelé Fudo (inébranlable). Les images populaires le représentent comme un personnage colérique entouré de flammes, tenant à la main droite une épée qui tranche les passions et les obstacles, et dans la main gauche, une pièce de soie grège qui symbolise les moyens salvifiques. Fudo est l’un des objets de culte du Shingon. Son nom est écrit en siddham, écriture médiévale sanskrite, sur le côté droit du Gohonzon de Nichiren, signifiant que les souffrances de la naissance et de la mort mènent au nirvana (shoji soku nehan). Ne pas confondre avec le concept d’immuable, fudo (sans majuscule) qui désigne ce qui est invariant, immobile). Cf. Aizen Myoo.

Fudo Aizen kankenki (Relation de la Vision de Fudo et Aizen) un des tout premiers traités de Nichiren daté de 1254.

Fugen bosatsu, 普賢菩 (Sage-Universel ou Universellement digne, Puxian pusa ou Fo Hien, Samantabhadra, Smantabhadra, également connu sous le nom de Visvabhadra). Avec Manjushri, l'un des deux bodhisattvas qui assistent Shakyamuni et dirigent les autres bodhisattvas. On le représente généralement à la droite du Bouddha, monté sur un éléphant blanc avec six défenses. Alors que Manjushri représente les vertus de la sagesse et de l'Eveil, Fugen symbolise celles de la vérité et de la pratique. Dans le Sutra Kegon, il fait dix grands vœux concernant sa pratique bouddhique. Dans le chapitre Fugen XXVIII - Exhortation du bodhisattva Fugen du Sutra du Lotus, il fait vœu de protéger ce sutra et ceux qui le pratiquent. Il est inspirateur de l’acquisition des trois vertus que sont la parole vraie, la constance et la pratique. On croyait que Fugen avait le pouvoir de prolonger la vie et on lui adressait dans ce but des rituels ésotériques. Son culte a été très populaire depuis des temps reculés. Selon le Sutra Fugen, le bodhisattva Fugen réside dans la partie Est de l'univers, en un lieu appelé Terre du Pur Émerveillement.

Fugen-bosatsu-kambotsu-hon (Exhortation du bodhisattva Fugen, Puxian pusa quanfa pin) XXVIIIème chapitre du Sutra du Lotus

fuhozo (passation des corbeilles du Dharma, fufazang)

Fuhozo Innen Den. "Histoire des Successeurs du Bouddha". Histoire des 24 successeurs qui héritèrent du bouddhisme de Shakyamuni et le propagèrent en Inde. Selon ce texte, le Bouddha transmit d'abord ses enseignements à Mahakashyapa qui, à son tour, les confia à Ananda. Aryasimha, le vingt-quatrième successeur, fut décapité par le roi Dammira, et la lignée s'arrêta.

Fuhozo kyo (Sutra de la transmission du Dharma)

Fu Hsi voir Fu Xi

Fuji [école] voir Nichiren Shoshu

Fuji-biku, 普事比丘]Moine auquel se réfère le Sutra Butsuzo (Sutra du Trésor du Bouddha). Il vécut dans le passé lointain après la mort du bouddha Daishogon et s'efforça de conduire les êtres aux enseignements de ce bouddha. A cette époque, les disciples de Daishogon s'étaient divisés en cinq écoles, et seul Fuji maintint l'enseignement correct de ce bouddha. Les dirigeants des quatre autres écoles les moines Kugan, Sawata, Shoko et Batsunanda, soutinrent des points de vue erronés et persécutèrent Fuji. Pour cette raison, ces quatre moines et leurs disciples seraient tombés en enfer.

Fuji Sengen Divinité shinto vénérée dans les sanctuaires de Sengen, dans la région de Fuji ainsi que dans d'autres régions.

Fujiwara [clan] 藤原氏. Puissante famille de nobles et propriétaires terriens du clan Nakatomi qui s'imposèrent à la cour de Yamoto dès le VIIe siècle, ses chefs ayant le privilège de fournit les prêtres ritualistes du shinto. Ils se sont opposés à la famille des Soga qu'ils ont fini par éliminer.

Fujiwara no Fuyutsugu (775-826) : fonctionnaire de la Cour du début de la période Heian (794-1185) qui finit par devenir ministre de la Gauche (Kan-in no sadaijin)

Fujiwara no Michinaga (966-1028). Homme d'Etat qui occupa successivement plusieurs postes ministériels. Ses trois filles ayant épousé trois empereurs il devint tout-puissant à la cour. Bien que n'étant pas officiellement régent il dirigea en fait le pays et garda une grande influence politique même lorsqu'il se fit religieux bouddhiste dans le temple Hojo-ji qu'il se fit construire.

Fujiwara no Saneyori (900-970) : dignitaire de la Cour. Apparemment déçu dans son espoir de voir son fils Yoritada nommé Premier ministre, il conserva de la rancune envers le prince impérial Kaneakira, fils du soixantième empereur, Daigo, qui obtint cette position.

Fujiwara no Sumitomo (mort en 941), chef militaire du clan des Fujiwara qui vainquit une bande de pirates en 936. Toutefois, il devint lui-même un chef de pirates par la suite et se rebella contre le gouvernement. Il fut finalement vaincu en 941

Fujiwara no Tokihira (871-909) : dignitaire de la Cour. Bien que ministre de la Gauche (sadaijin), et placé au-dessus du ministre de la Droite (udaijin), il jalousa Sugawara no Michizane, autre conseiller de l'empereur Uda, lorsque Michizane fut nommé ministre de la Droite, car Michizane était un personnage d'un caractère et d'une culture exceptionnels. Tokihira porta de fausses accusations à son encontre auprès de l'empereur, ce qui valut à Michizane d'être exilé dans la province de Tsukuchi, la partie la plus occidentale du Japon où il mourut, désespéré.

Fujiwara no Toshihito. Guerrier célèbre de la famille Fujiwara dans la période Heian

Fujiwara no Yasuhira (1155-1189) : fils de Fujiwara Hidehara, seigneur de la province de Mutsu au nord-est du Japon. Il tua son frère et prit le pouvoir à sa place. Minamoto no Yoritomo, shogun de Kamakura, lui ordonna de tuer Yoshitsune, le frère de Yoritomo, pour prouver sa loyauté. Plus tard, néanmoins, Yoritomo le fit exécuter pour consolider son pouvoir dans cette région du Japon

Fujiwara no Yorinaga (1120-1156) : éminent érudit et ministre de la Gauche qui, sous la protection de l'empereur retiré Toba, exerça une grande influence. Il était appelé "mauvais ministre de la Gauche" en raison de son extrême cruauté et de son attitude inflexible dans l'exercice de ses fonctions. Il mourut de blessures reçues au cours d'un coup d'Etat manqué, "la Rébellion de Hogen", qu'il avait fomentée.

fuju fuse littéralement, "ne pas donner, ne pas recevoir". Attitude morale puis mouvement religieux qui consiste à refuser tout don de la part de personnes qui "offensent le Dharma". Suivant l'exemple de Nichiren qui dénonçait la "faute de complicité", cette attitude s'exerçait principalement à l'égard de différents pouvoirs. Plus tard, elle se mua en un mouvement de désobéissance, initié par Nichio (1565-1630), supérieur du temple Myokaku-ji, qui a créé l'école Fuju Fuse-ha, et poursuivi par Nichiko (1626-1698), le fondateur de l'école Fuju Fuse Komon-ha.

fukei, forme ancienne de contrat composée de deux parties d'un même morceau de bois authentifié par un cachet.

fukuden voir lieu de bonne fortune

fuku'un voir bonne fortune

Fukyo ou Jofugyo, 不軽菩` ・常不軽菩` (Toujours-Sans-Mépris ou Sans-Mépris, Sadapaributha). Bodhisattva dont l'histoire est racontée au chapitre XX du Sutra du Lotus (Chapitre du bodhisattva Fukyo). Expression du comportement idéal d'un bodhisattva. Sa compassion pour autrui repose sur la perception de la nature de bouddha en chaque être humain. Reconnaissant en chacun des potentialités illimitées, Fukyo se prosternait devant tous ceux qu'il rencontrait avec ces mots: ''Je n'ai garde de vous mépriser; vous deviendrez tous des bodhisattvas'', ce qui provoquait rires et mépris. Vers la fin de sa vie, il entendit parler du Sutra du Lotus exposé par le bouddha Ionno et fut capable de le comprendre entièrement, purifiant ainsi ses six sens et prolongeant sa vie de deux cents, dix mille et cent mille nayuta d'années. Il enseigna ce sutra à d'incalculables millions de personnes qui se mirent alors à le suivre et à croire dans le Sutra. Mais, à cause des offenses que ces personnes avaient commises en éprouvant colère et rancune à son égard, elles languirent dans l'enfer des souffrances incessantes pendant un millier de kalpa. Pendant vingt millions de kalpa, elles ne rencontrèrent jamais de bouddha, n'entendirent pas le Dharma ou ne virent pas de moine. Mais pour finir, elles renaquirent avec le bodhisattva Fukyo et furent converties par lui au Sutra du Lotus. Nichiren cite souvent l'histoire de ce bodhisattva pour illustrer le principe de l'atteinte de l'Eveil par une relation d'opposition (gyakuen).

Fulouna (Plénitude, Furuna, Purna)

fumée d’analogie de l’Eveil : (jige, purvasvabhava). Ce qui ressemble, simule la véritable compréhension. ou ce qui s'en approche en trompant le pratiquant.

Fumyo voir Shudama

funi (non dualité) voir dix non-dualités

Funamori Yasaburo, 船守弥三郎. Disciple laïc de Nichiren et pêcheur de Kawana dans la péninsule de Izu. Quand Nichiren fut exilé à Izu en 1261 et abandonné sur la plage de Kawana, Funamori Yasaburo et sa femme l'abritèrent et le nourrirent pendant plus de trente jours jusqu'à ce qu'il soit convoqué à la résidence du seigneur Ito Hachiro Zaemon

Funbetsu kudoku hon (Discernement des œuvres et vertus, Fenbie gongde pin) : XVIIème chapitre du Sutra du Lotus.

Furuna (Plénitude, Fulouna, Purna)

furyu-monji voir transmission au-delà des mots

fusan (o-fusan) (amulette, talisman) : tablette de protection ou feuillet de papier attestant une protection divine sur une personne ou un lieu. Voir gofu.

fuse (don, bushi, dana)

Fushimi : 92e empereur du Japon de 1288 à 1298

Fusho Ki voir Hokke Mongu Fusho Ki

fusion de la réalité et de la sagesse (kyochi myogo) voir adéquation.

fusion du factuel et du principiel (ji ri wayu). L'observation d'un phénomène (le factuel) conforte le principe qui est ainsi manifesté, c'est la contemplation du principe par la sagesse. Par exemple en observant le cycle des saisons on fait l'expérience du principe du changement circulaire. Notion apposée à ri e soo, la perception de l'aspect véritable des phénomènes grâce à la sagesse bouddhique; c'est l'harmonie entre le principe (observé) et la sagesse (observant).

Fuso-ryakki 扶桑略記 (Brève Histoire du Japon). Histoire du bouddhisme japonais par le moine Tendai Koen (? - 1169) devenu plus tard un adepte du Jodo. L'Histoire comprend les biographies des moines et des temples ainsi que divers événement ayant trait au bouddhisme.

Futsu Ju Bosatsukai Koshaku voir Koshaku

Fu Xi (Fu Hsi) (néolithique). Personnage mythique considéré comme le Premier Empereur de Chine. Il aurait enseigné aux hommes les "Huit Trigrammes" symboliques représentant les aspects de l'univers en mouvement, le yin et le yang. On lui attribue également parfois l'invention de l'écriture chinoise. Savant, mathématicien, sage, on l'appelle parfois le Christ chinois.

 
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