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français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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Eben, 恵便 (coréen Hyepyon). Moine du VIe siècle originaire de Koguryo, ancien état de la péninsule coréenne. Il était moine lorsqu'il arriva au Japon, mais le bouddhisme ne s'y étant pas encore répandu, il retourna à la vie séculière. En 584, Kafuka (Noksim) fit le même voyage en transportant deux statues des bouddhas Manjushri et Shakyamuni. Soga no Umako, fonctionnaire à la cour, enchâssa ces deux statues et ordonna à Shiba Tatsuto de rechercher un moine bouddhiste. Eben put alors retourner à la vie religieuse sous la protection de Soga. Ebisu ou
Yebisu. Divinité de la bonne fortune et de
l'océan particulièrement vénérée pas les pêcheurs. Echi,
(依智). Lieu situé dans ce qui est maintenant
la ville d'Atsugi où Honma
Rokuro Zaemon, vice gouverneur de Sado, avait
sa résidence principale. Après l'échec de la tentative
de décapitation à Tatsunokuchi,
Nichiren fut gardé à vue pendant un mois sur le domaine
de Honma, à Echi,
avant de partir pour l'île de Sado,
le 10e jour du 10e mois 1271. Ecoles bouddhiques
citées par Nichiren Ecoles bouddhiques
se réclamant actuellement de Nichiren (liste
non exhaustive) Ecole de la Terre Pure (Jodo shu) Ecole des Mystères (Paroles Véritables, Shingon) Ecoles de Chine du Nord et du Sud écrits de l'extérieur ou écrits profanes. Les écrits non bouddhiques, tels que ceux du brahmanisme ou du confucianisme. écrits de l'intérieur ou écrits sacrés. Les sutras bouddhiques. effet fondamental ou principe mystique de l'effet fondamental (honga-myo). L'Eveil primordial de Shakyamuni. Un des dix principes mystiques de l'enseignement essentiel (honmon) formulés par Zhiyi dans le Hokke Gengi. Il est indiqué dans un passage du chapitre XVI du Sutra du Lotus qui dit : "Depuis que j'ai atteint la boddhéité, une période inimaginablement longue s'est écoulée." Dans le bouddhisme de Nichiren, il désigne l'Eveil du Bouddha primordial qui est sans commencement ni fin. Cf. Trois principes mystiques. égalités [trois] egibuego (selon la signification et non les mots) ego (ga, atma) eho Le monde dit objectif ou l'environnement non sensible. Ce terme est utilisé par opposition à shoho, l'individualité vivante ou subjective. Ils représentent tous deux des phases inséparables d'une même entité de vie. Le "e" de eho signifie "dépendre", indiquant ainsi que l'être vivant dépend de son environnement. "Ho" signifie effet manifeste, c'est-à-dire que la rétribution karmique prend forme dans cet environnement. Cf. Non-dualité de la vie et de son environnement. eho fu ejin (selon le Dharma et non la personne, Dharma et non la personne) echi fu eshiki (selon la sagesse et non les jugements)Eikan voir Yokan Eihei-ji.
Temple principal de l'école zen Soto,
fondé en 1244 par Dogen. Son architécture se caractèrise par les passages
couverts qui relient entre eux les 70 bâtiments. Eisai,
栄西
(Yosai Myosan
Eisai
- 1141-1214), déclaré à titre
posthume Senko Kokushi (Maître
de la Nation Senko), fondateur de l'école Zen Rinzai
au Japon. Dans sa jeunesse, il reçut les préceptes
au Mont Hiei. Il fit deux voyages en Chine,
en 1168 et 1187, et en rapporta la doctrine Zen
de l'école Linji (Rinzai).
Le Shofuku-ji, qu'il a fondé en
1195, est considéré comme le premier temple Zen
du Japon. L'opposition des moines Tendai
du Mont Hiei
rendant difficile la propagation de sa doctrine à Kyoto,
il se rendit à Kamakura où
il construisit le temple Jufuku-ji et se
consacra à la propagation. Il obtint également le soutien
du shogun Minamoto
no Yoriie et, grâce à lui, put fonder le Kennin-ji
à Kyoto. Dans cette ville, il ressentit
la nécessité de transiger avec les écoles anciennes
; le Kennin-ji, par exemple, ne fut jamais
une institution exclusivement Zen mais
inclut des lieux où l'on pratiquait le Tendai
et le Shingon. Sans être le premier
à avoir introduit les idées Zen
au Japon, Eisai est celui que l'on tient
pour responsable de la formation du Zen
en tant qu'école indépendante. Ses ouvrages comprennent
le Kozen Gokoku Ron*
et le Kissa Yojo Ki (Boire du thé pour améliorer
sa santé et prolonger sa vie). Il aurait rapporté
de Chine des feuilles de thé rendant cette boisson populaire
à cour. Eizon
ou Eison, 叡尊 ou Shien,
思円 (1201-1290). Rénovateur de l'école Ritsu
pendant la période Kamakura. Il
étudia d'abord le bouddhisme ésotérique mais, déçu
par le déclin des préceptes bouddhiques, passa son temps
à les étudier au temple Todai-ji.
Il gagna de nombreux partisans à la cour et parmi les fonctionnaires
du shogunat, et conféra les ordres
à un grand nombre de personnes selon le rite Ritsu.
Il procéda aussi à une cérémonie de prières
ésotériques pour écarter l'invasion mongole. Il
reçut le titre posthume de bodhisattva Kosho.
Il eut pour disciple Ryokan du temple Gokuraku-ji. Ekan, 慧灌 (coréen Hyekwan, Huaigan). Fondateur de l'école Sanron au Japon. Il naquit au VIIe siècle au Koguryo, royaume de la péninsule coréenne. Il se rendit en Chine sous la dynastie des Shui et y étudia les doctrines de l'école Sanlun (Sanron) sous la direction de Jizang. En 625, il vint au Japon et vécut à Nara, dans le temple Gango-ji, où il commenta le Chu Ron, le Junimon Ron et le Hyaku Ron, les trois traités sur lesquels se base l'école Sanron. Bien que les prêtres coréens Eji (coréen Hyecha) et Kanroku (Kwalluk) aient introduit la doctrine Sanron au Japon avant Ekan, c'est ce dernier qui, de par ses explications systématiques, contribua à la fondation de l'école de ce nom. Il fit des prières pour obtenir la pluie qui eurent leurs effets, aussi fut-il nommé administrateur des moines (sojo). Il fonda également le temple Ikami-dera dans la province de Kawachi. Ekavyavaharika : une des branches du Mahasanghika, soutenant que les choses et tous les phénomènes ne sont que des noms et n'ont pas de nature intrinsèque. éléments [cinq] (goün, punca skandha) éléments [quatre grands] éléphant [parabole
de l'] : parabole qui se trouve dans le 32e volume du Sutra
du Nirvana. Un roi demande à son Premier ministre de présenter
un éléphant à des aveugles, de les laisser le toucher
et de leur demander de le décrire. L'un des aveugles, qui avait
posé les mains sur le ventre de l'éléphant, dit
qu'il a la forme d'un pot ; un autre qui a touché sa queue, dit
qu'il a la forme d'une corde ; un troisième, ayant touché
la trompe, est prêt à jurer qu'il a la forme d'un pilon,
etc. Dans cette parabole, Shakyamuni comparait le roi, qui connaissait
la vérité à la sagesse du Bouddha, le Premier ministre
au Sutra du Nirvana, l'éléphant à l'état
de bouddha, et les aveugles, ignorant l'état de bouddha,
au commun des mortels dans l'illusion. Ema Mitsutoki 江間光時 ou Hojo Mitsutoki. Petit-fils de Hojo Yoshitoki (second régent du gouvernement de Kamakura) et fils de Hojo Tomotoki et gouverneur de la province d'Echigo. Il fut le suzerain de Nakatsukasa Yorikazu, le père de Shijo Kingo. En 1246, soupçonné de fomenter une rébellion contre le régent Hojo Tokiyori, Mitsutoki fut exilé à Ema, sur la péninsule d'Izu, puis pardonné. Après la mort de Nakatsukasa Yorikazu, Shijo Kingo servit à la fois Mitsutoki, devenu à l'époque nyudo, et son fils Hojo Chikatoki (ou Ema no Shiro). Le seigneur Ema était disciple du moine Ryokan, du temple Gokuraku-ji. On dit aussi que la famille Ema avait fait construire le Choraku-ji, l'un des temples majeurs de Kamakura de l'école Jodo. Dans les goshos, lorsque Nichiren parle du seigneur Ema, on n'est pas toujours certain s'il s'agit du père ou du fils. émanations d'un bouddha atemporel (funjin, 分身). Bouddhas qui sont des manifestations multiples, distinctes et provisoires d'un seul bouddha éternel. Le terme japonais pour émanation, funjin, 分, signifie littéralement "corps fractionné". Selon la croyance du Mahayana, un véritable bouddha qui a révélé l'éternité de sa vie peut diviser son corps à l'infini, et apparaître dans d'innombrables mondes à la fois, pour sauver ceux qui les habitent. Dans le chapitre XI du Sutra du Lotus, Shakyamuni rappelle à lui, de tous les points de l'univers, les bouddhas qui sont ses émanations. emblème voir kamon Embudai (Jambudvipa) Emma (Maître de l'enfer, Yama) émouchoir.
Sorte de chasse-mouches, généralement constitué
de plumes.
empereurs du Japon au temps de Nichiren : Go-Horikawa 1221-1232 ; Shijo 1232-1242 ; Go-Saga 1232-1242 ; Go-Fukakusa 1246-1259 ; Kameyama 1259-1274 Go-Uda 1274-1287 ; Fushimi 1288-1298. En savoir plus. en accord avec l'esprit des autres (zuitai) voir enseignements provisoires encens voir gandha Enchi. Moine du Seicho-ji, où Nichiren avait reçu l'ordination. Il nourrissait dans son coeur une forte opposition à Nichiren et connut une fin misérable. Enchin,
円, dit Chisho,
智証 ou Chisho Daishi (814-891). Cinquième
patriarche du temple Enryaku-ji, temple
principal de l'école Tendai-Shingon.
Il naquit dans la province de Sanuki et
fut un des neveux de Kukai, fondateur du Shingon.
Il entra d'abord à l'Enryaku-ji
pour y étudier et pratiquer les doctrines ésotérique
et exotérique sous la direction de Gishin.
En 853, il se rendit en Chine des Tang,
s'installa au Mont Tian
tai où, sous la direction de Shan-wuwei,
il étudia les traités de l'école Tian
tai et apprit à pratiquer les techniques de concentration
(samadhi) et de méditation (dhyana).
Il étudia également au temple Qinglong-si
où il se consacra à l'étude des doctrines ésotériques
des mandalas du Monde de la Matrice et du Monde
du Diamant sous la direction de Faquan.
De retour au Japon, il s'installa au Mont
Hiei où
il conduisit souvent des rituels ésotériques. En 868,
il devint supérieur du temple Enryaku-ji.
Il fit aussi construire, au temple Onjo-ji,
la salle où devaient avoir lieu les cérémonies
ésotériques d'onction. Il est l'auteur du Hokke
Ron Ki (Commentaires du Hokke Ron), du Juketsu Shu
et du Dainichikyo Shiiki (Notes à propos du Sutra
Vairochana). Près de cent ans après sa mort, des
moines de sa lignée se séparèrent du Mont
Hiei
et fondèrent leur propre école, le Jimon
(Ordre du Temple). Sur le plan doctrinaire, Enchin
affirma que le Sutra du Lotus exposait la vérité
et que celle-ci était équivalente à l'enseignement
ésotérique. De plus, il assimila le bouddha Shakyamuni
au bouddha Vairocana. Encho, 円, dit Jakko Daishi (771-836). Deuxième grand patriarche du Enryaku-ji, temple principal de l'école Tendai. Disciple de Dochu puis de Saicho. Il modifia la doctrine du Tendai en y incorporant les enseignements du Shingon. La transmission par les textes (Sutra du Lotus) fut remplacée par la transmission "face à face" inspirée du Zen. encre sumi (sumi-e 墨) Encre de Chine noire. Encre traditionnelle utilisée en calligraphie japonaise, confectionnée à partir de suie et de colle animale se présentant sous forme de bâton, que l'on frotte sur une pierre à encre avec un peu d'eau. Le dessin sumi-e se pratique sur du papier ou du tissu avec un pinceau à lavis. Endo Saemon-no-jo, 遠藤左衛門. Disciple laïc de Nichiren. Probablement un samouraï. Il vivait à Sado et Nichiren lui a adressé une lettre pour l'aide qu'il en a reçu durant son exil. enfants de bouddha (busshi, 仏子). Disciples du Bouddha. Dans les sutras, ce terme s'applique particulièrement aux bodhisattvas. A partir du Sutra du Lotus il désigne tous les êtres, en ce qu' ils possèdent potentiellement la nature de bouddha. enfer
(jigoku, 地獄, naraka
ou niraya). Dans la cosmologie indienne,
il existe : enfer
avici ou enfer aux souffrances
incessantes ou enfer des souffrances sans rémission
(abi, 阿鼻地獄, mukenjigoku,
無間地獄, avici ou avichi,
appelé également grande citadelle des souffrances sans fin, (abi-daijode,
阿鼻大城 ou mukendaijo, 無間大城). Dans la cosmologie
indienne, c'est le plus terrible des huit enfers
de feu. Ceux qui y tombent souffrent sans connaître le moindre
répit et renaissent avec un karma qui
les mène de nouveau en enfer. Y tombent ceux qui commettent les
cinq fautes cardinales. Pour Nichiren,
c'est l'enfer de ceux qui détruisent l'enseignement du Sutra
du Lotus, refusant d'admettre que l'état de bouddha est
inhérent à toute vie, le situant en dehors de soi et accessible
par des pratiques magiques. Sur le plan psychologique, c'est l'impasse
à laquelle on aboutit en voulant détruire l'autre pour
un problème qui n'est dû qu'à soi. enfer [monde-état d'] (jigoku-kai, 地獄界). La première et la plus basse des trois mauvaises voies et des Dix mondes-états. En tant qu'état de vie, l'enfer est une condition de souffrance mentale ou physique extrême, caractérisée par une pulsion destructrice, la rage de se détruire et de tout détruire avec soi.(Voir : enfer dans la cosmologie indienne). engaku (éveillé pour soi, pratyekabuddha) Engaku-ji
円覚寺 (Zuirokuzan
Dai-Engaku Kosho Zenji). Temple principal de la branche Engaku-ji
du Zen Rinzai, construit
par Hojo Tokimune en 1282. Les tentatives
d'invasion mongoles de 1274
et 1281 avaient échoué mais en entraînant
la mort de dizaines de milliers de soldats. Tokimune
fit construire ce temple pour le salut des âmes des soldats morts,
y compris celles des ennemis et invita le moine Mugaku
Sogen (1226-1286 ), un moine chinois, au titre de moine fondateur.
Le temple fut prospère tout au long de la période de
Kamakura en particulier du fait de la protection de Tokimune
et du succès du Zen parmi la classe
des samouraïs.
On y. Ce temple, où on vénérait la statue
de Shakyamuni couronné, fut désigné lieu officiel
de prière par le gouvernement de Kamakura
et considéré comme l'un des cinq principaux temples Rinzai
de Kamakura. engyo (doctrine parfaite) voir huit enseignements Enma (Maître de l'enfer, Yama) Enniou Bennen, 円爾 (1202-1280). Moine Zen Rinzai. Après son retour de Chine où il passa six ans, il enseigna la doctrine Zen à la cour et obtint le soutien de la noblesse, devenant le premier supérieur du Tofuku-ji, temple construit à Kyoto par Fujiwara no Michiie. Sa lignée est appelée la branche Tofuku-ji du Rinzai. La Cour impériale lui donna le nom posthume de Shoichi Kokushi (Maître de la nation Shoichi). Ennin,
円仁 ou Jikaku, 慈覚 (Eveil compassionnel)
ou Jikaku Daishi, 慈覺大師 (Grand-maître
Jikaku), (794 - 866 ? ou 864). Moine d'obédience
Tendai. Troisième supérieur
du temple Enryaku-ji. Il naquit dans la province
de Shimotsuke et étudia sous la
direction de Kochi au temple Daiji-ji.
A 15 ans, il devient
disciple de Saicho (Dengyo)
au Mont Hiei.
Vers 814, une cérémonie lui conféra la position
de ajari (acarya).
En 838, il arrive en Chine où un long périple assez aventureux
lui permet d'apprendre le sanskrit et d'étudier différents
aspects du bouddhisme. Il est oint par Quan-ya
au cours d'un rituel shingon conférant
un statut ésotérique. Il reçoit également
une copie du Maka Shikan des
mains de Zhiyuan au Mont Wutai. Il se rend à Changan, où
Yuanzheng, Yizhen
et Faquan lui confient les doctrines ésotériques
du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice.
Il étudie aussi les doctrines de l'école Tian tai
sous la direction de Zong-ying. De
retour au Japon en 847, il est nommé supérieur de l'Enryakuji.
Il mêle aux doctrines du Tendai des
enseignements du Shingon. Il place le Sutra
Vairocana à la première place, et le
Sutra du Lotus à la deuxième, parmi tous les
sutras. Bien que Saicho ait désigné
le Sutra du Lotus et les sutras Konkomyo
et Ninno, Ennin
désigne à leur place les sutras ésotériques Vairocana,
Soshitsuji et Kongoch7o
comme les trois sutras de base pour protéger le pays. Il considérait
le bouddha Vairocana du Monde
du Diamant comme objet de culte et révérait Shan-Wuwei
comme son maître. On lui doit, entre autres le Nittoguho-junreiko-ki
入唐求法巡礼行記, (Pèlerinage en Chine à la recherche du Dharma). En no Ozunu ( 役小角) ou En no Ubasoku ou En no Gyoja (né en 634 ? ). Considéré comme le fondateur du Shugendo, bien qu'il n'ait jamais crée d'école. Sa vie est presque entièrement composée de légendes : il vole dans les airs, marche sur les eaux, etc. Il a passé une trentaine d'années au Mont Katsuragi où il enchâssa dans une grotte, une statue du dieu Roi-Paon (Shin Kujaku-o), et s'engagea dans la récitation de formules magiques afin d'acquérir des pouvoirs occultes. En 699, il fut exilé à Izu mais fut plus tard pardonné. Le lieu de sa mort reste inconnu. Il est l'initiateur d'un grand nombre de temples dans la région actuelle du Kinki, dont le centre est Kyoto. Il existe encore quelques écoles (principalement kurdes) qui suivent ses pratiques. Enryaku-ji
延暦寺. Temple principal de l'école Tendai.
Voir Mont Hiei. Ensai, 円載 ( ? - 877). Moine de l'école Tendai, disciple de Saicho. En 839, il effectua un pélerinage sur le Mont Tian tai en Chine où il soumit une liste de 30 ou 50 questions préparées au Enryaku-ji, son temple d'origine. Ayant reçu des réponses, il renvoya au Japon deux disciples. Lui-même resta en Chine pendant près de quarante ans. Il périt en mer lors d'une tempête, alors qu'il revenait au Japon avec de nombreux textes bouddhiques et confucéens. enseignements antérieurs [au Sutra du Lotus] (nizenkyo, 爾前教). Enseignements provisoires exposés avant le Sutra du Lotus, qui correspondent aux sutras des périodes Kegon, Agon, Hodo, Hannya. Nichiren établit une comparaison précise entre ces enseignements et ceux du Sutra du Lotus. Voir le tableau récapitulatif de Ce qu'en dit Nichiren. enseignement bouddhique (bukkyo,
仏教, buddha-shasana, buddha-sasana).
Enseignement du Bouddha Shakyamuni. Shasana
signifie doctrine. enseignement commun (tsukyo ou tsugyo) voir quatre enseignements selon la doctrine enseignement définitif (jikkyo, 実教). L'enseignement dans lequel Shakyamuni révèle directement son Eveil. Le terme est utilisé par opposition à enseignements provisoires ou enseignements que le Bouddha expose temporairement, comme moyen pour conduire les êtres humains à l'enseignement définitif. Zhiyi définit l'enseignement définitif comme étant le Sutra du Lotus. enseignements de la Voie sacrée voir enseignements sacrés enseignements des trois périodes voir trois périodes enseignements du Bouddha voir huit enseignements enseignements du Mahayana provisoire (gon daijokyo, 權大乘教 gondaijo, 權大乘). Le terme semble antérieur aux systèmes de classifications de l’école du Mont Tian tai. Toutefois si l’on se rapporte au système des cinq périodes, il désigne la première, Kegon (Guirlande de Fleurs), troisième, Hoto (Déploiement) et quatrième Hannya (Perfection de la prajna) périodes. Ne sont donc pas comprises la période des enseignements du Theravada, Agon (Traditions) ni celle du Lotus et du Nirvana. A la différence du Mahayana définitif, les enseignements provisoires ne révèlent que certains aspects de la vérité exposés par le Bouddha. enseignements (ou sutras) du Mahayana véritable ou Mahayana définitif (jitsu daijokyo, 實大乘教, jitsudaijo, 實大乘). Terme opposé à enseignements du Mahayana provisoire. Enseignement permettant à tous les êtres de devenir bouddha. Dans les sutras du Mahayana provisoire, cette capacité est déniée à certains êtres : les personnes des deux véhicules (nijo) ou bien des femmes, des animaux ou des hommes mauvais. Dans le système de classification de l’école Tian tai, dit des cinq périodes, il désigne la cinquième et dernière période, celle de l’enseignement du Lotus et du Nirvana. enseignements ésotériques
(kenkyo, 顕教). Dans les bouddhismes ésotériques,
enseignements révélés secrètement, par opposition
aux enseignements exotériques ou explicites. Pour Nichiren ce terme renvoie au troisième enseignement selon la méthode de classement établie par Zhiyi : enseignement selon les capacités ou secret (zuitai, himitsu). Littéralement himitsu
se décompose en "hi", caché et
"mitsu" mystère. Ce terme peut
s'appliquer à toute sorte de dharma (phénomènes) qui ne peuvent pas
être perçus/vécus qu'à partir d'un certain degré d'Eveil. enseignement essentiel ou primordial ou originel ou fondamental (honmon, 本門) Littéralement, hon = origine ; mon = portail que l'on doit franchir pour recevoir un enseignement. Doctrine enseignée dans les quatorze chapitres qui constituent la seconde moitié du Sutra du Lotus (du chapitre XV, Surgis de la terre, au chapitre XXVIII, Exhortation du bodhisattva Fugen). Shakyamuni y parle non plus en fonction des capacités de ses disciples mais de sa propre initiative et en fonction de sa propre sagesse, révélant sa nature de Bouddha atemporel. Enseignement généralement mis en parallèle avec l'enseignement théorique (shakumon). En savoir plus enseignements exotériques Enseignements qui furent explicitement révélés, par opposition aux enseignements ésotériques. Le Shingon définit les enseignements de Shakyamuni comme exotériques, et ceux de Vairocana comme ésotériques. Voir l'article sur l'ésotérisme japonais. enseignement graduel (zen-kyo) voir quatre méthodes d'enseignements enseignement indifférencié (fujo-kyo) voir quatre méthodes d'enseignements enseignement parfait (engyo, enkyo 円教) ou doctrine "ronde" ou doctrine globale. Suprême enseignement du bouddhisme. En Chine, des théoriciens firent de nombreuses tentatives pour organiser en systèmes cohérents le grand nombre de sutras qui avaient été introduits en désordre de l'Inde. Dans ces systèmes de classification comparative (kyoso-hanjaku), comme on les appelait, le sutra que l'on plaçait au-dessus des autres était l'enseignement parfait. Par exemple, Hui-guang (Eko) divisa les enseignements du bouddhisme en trois catégories (graduelle, abrupte et parfaite) et désigna le Sutra Kegon comme l'enseignement parfait. Zhiyi appela le principe de shoho jisso (la relation mutuellement inclusive de la réalité ultime et de tous les phénomènes) l'enseignement parfait. Il distingua deux sortes de doctrines parfaites : celle qui est exposée dans les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus (nizen no en) et celle qu'enseigne le Sutra du Lotus lui-même (hokke no en). Toutes deux affirment qu'il est possible d'atteindre l'état de bouddha en tant que simple mortel. Mais la première ne fait que mentionner cette possibilité, sans donner d'exemple prouvant que cela s'est déjà produit, ou encore énumère diverses exceptions et distinctions. Alors que la deuxième affirme que tout le monde sans exception peut atteindre l'Eveil et illustre ce fait à l'aide d'exemples. Le terme "doctrine parfaite" est souvent utilisé comme synonyme du Sutra du Lotus. Et dans ce dernier cas on parle souvent de doctrine pure et parfaite. Dans ce cas "pure" indique qu'il s'agit d'une doctrine exempte d'expédients salvifiques. Voir les quatre enseignements selon la doctrine. enseignement, pratique et preuve (kyo gyo sho, 教行証). L'enseignement du Bouddha, la pratique de son enseignement, et la preuve, c'est-à-dire le "bienfait" à strictement parler, l'Eveil qui est le résultat de la pratique de l'enseignement. En savoir plus enseignements provisoires (gonkyo, 權教). Enseignements que Shakyamuni utilisa comme une étape, un moyen de conduire les êtres à l'enseignement définitif. On les qualifie en japonais de zuitai (en accord avec l'esprit des autres) parce qu'ils tiennent compte des capacités de ceux à qui ils s'adressent, tandis que l'enseignement définitif est qualifié de zuiji (en accord avec son propre esprit [celui du Bouddha]) parce que le Bouddha y révèle directement son Eveil. Les enseignements provisoires n'exposent que certains aspects de la vérité à laquelle parvint le bouddha, tandis que l'enseignement définitif énonce la vérité dans son intégralité. Du point de vue de la classification de Zhiyi des enseignements du Bouddha en cinq périodes, les enseignements provisoires correspondent à ceux des quatre premières périodes, soit Kegon, Agon, Hodo et Hannya, et l'enseignement définitif (jikkyo) est celui du Sutra du Lotus. enseignements sacrés ou enseignements de la Voie sacrée (shodo-mon 聖道門). Enseignements qui affirment qu'une personne parvient à l'Eveil par son propre pouvoir (jiriki). Ces termes sont utilisés en opposition aux enseignements de la Terre pure qui affirment que le salut n'est possible que par l'intercession ou le pouvoir d'un autre (tariki), en l'occurrence le bouddha Amida. La classification des enseignements bouddhiques en ces deux catégories - enseignements de la Voie sacrée et enseignements de la Terre pure - fut formulée par Daochuo dans son Anraku Shu. Il y affirmait que les enseignements de la Voie sacrée étaient trop difficiles et profonds pour le commun des mortels et que seule la pratique du Nembutsu (celle des enseignements de la Terre pure) permettait aux personnes ordinaires d'obtenir le salut. enseignements sacrés [quatre vingt mille] enseignements selon les capacités (zuitai, himitsu) voir quatre méthodes d'enseignements enseignement selon son propre esprit (zuijii, 随自意). Enseignement dispensé par le Bouddha sans tenir compte des capacités de ses auditeurs. C'est le contraire de zuitai, l'enseignement selon les capacités des personnes. Ces deux procédés sont exposés dans le Sutra du Nirvana. Le Sutra du Lotus, où Shakyamuni parle de sa boddhéité et de l'éternité de la vie, appartient aux enseignements donnés selon l'esprit du Bouddha. enseignement soudain (ton-kyo) voir quatre méthodes d'enseignements enseignement spécifique (bekkyo) voir quatre enseignements selon la doctrine enseignement théorique (shakumon) selon le contexte 1) enseignement théorique du Sutra du Lotus par opposition à enseignement essentiel (honmon). C'est le sens le plus courant ; 2) enseignements provisoires (gonkyo) par opposition à enseignement définitif (jikkyo) lequel désigne, pour le Bouddha Shakyamuni, l'enseignement essentiel (honmon) ; 3) Lorsqu'il analyse le Triple Sutra du Lotus, Nichiren considère comme enseignement théorique le Sutra Muryogi et les 14 premiers chapitres du Sutra du Lotus, et comme enseignement essentiel, les 14 derniers chapitres du Sutra du Lotus et le Sutra Fugen. enseignement théorique du Sutra du Lotus (doctrine transitoire, doctrine éphémère, shakumon, 迹門). Enseignement des quatorze chapitres qui constituent la première moitié du Sutra du Lotus (du chapitre Jo* (I), au chapitre XIV, Pratiques paisibles). Le chapitre II (Moyens salvifiques) est considéré comme le cœur de cet enseignement théorique et est mis en parallèle avec l'enseignement essentiel (honmon). En savoir plus. enseignement tripitaka ou corbeilles (san zokyo ou zogyo) voir quatre enseignements selon la doctrine enseignements zuiriki / zuitai voir enseignements provisoires et sutra zuiriki / zuitai ensemencement (geshu-yaku), maturation (chojuku-yaku), récolte (gedatsu-yaku) ou shu juku datsu ou les trois bienfaits (sanyaku, 三益). Concept tiré du Sutra du Lotus et développé par Zhiyi qui compare le processus par lequel le Bouddha mène les hommes à l'Eveil à la pousse d'une plante. La graine est d'abord plantée dans la terre, puis c'est la germination, la croissance, la maturation et la récolte. De la même façon Shakyamuni a planté la graine de la boddhéité dans la vie de ses disciples dans un passé infini (gohyaku jintengo), il les a nourris en les aidant à s'approcher progressivement de l'Eveil, et enfin il les a amenés à la maturation par l'exposé du chapitre XVI du Sutra du Lotus. Les écoles nichireniennes qualifient de bouddhisme de la récolte (datchaku-buppo, 脱益仏法) le bouddhisme de l'époque de Shakyamuni et de bouddhisme de l'ensemencement (geshu-buppo) la pratique de Namu Myoho Renge Kyo destinée aux êtres qui n'ont aucun lien passé avec les enseignements de Shakyamuni. entité de la vie Traduction maladroite de l'anglais "entity of life". En français, "entité" désigne, au mieux, ce qui fait l'essence d'un être et plus souvent la chose considérée comme une individualité. Cela pourrait faire croire à une transcendance, un sorte d'âme cachée derrière les phénomènes. L'anglais est resté plus proche du latin où ens, entis signifiait "être" et que l'on traduit de plus en plus par "ainsité", ce qui est ainsi. entré dans le courant (srotaapanna) : celui qui décide de se consacrer à la recherche de la boddhéité, le courant étant la pratique de l'enseignement du Bouddha. Dans le bouddhisme theravada c'est le premier pas vers la réalisation de soi ; suivent ensuite les stades de sakridagamin (celui qui ne renaît qu'une fois avant le nirvana) et d'anagamin (le Sans-Retour, celui qui vit sa dernière incarnation). entrées voir douze entrées envoyé de l'Ainsi-venu (nyorai-no-tsukai, 如来の使, tathagata-duta). Emissaire ou messager de l'Ainsi -venu. Celui que le Bouddha envoie pour propager ses enseignements après sa mort. Shakyamuni en parle en ces termes dans le chapitre X du Sutra du Lotus : Sache-le Yakuo, ces gens renoncent d'eux-mêmes à la rétribution de leurs actes purs ; après mon passage en parinirvana, ils renaîtront en un âge mauvais par pitié pour les êtres et exposeront largement ce Sutra. Si quelqu'un, fils ou fille de foi sincère, après mon passage en parinirvana, prêche le Sutra du Lotus du Dharma merveilleux, n'en serait-ce qu'un verset, en secret, à une seule personne, il faut savoir que cette personne est un messager de l'Ainsi-Venu, envoyé par l'Ainsi-Venu pour mener l'oeuvre d'Ainsi-Venu. A plus forte raison pour qui prêche largement aux gens d'une vaste multitude. envoyé du Bouddha (hotoke no ontsukai, 佛の御使). Personne missionnée par le Bouddha pour aider à la propagation du Sutra du Lotus. Cf. chapitre XV Sutra du Lotus, Surgis de la terre. Ce qu'en dit Nichiren enzoku santai (triple évidence harmonieuse, sandi) éon (ko, gong, kalpa) épreuves [neuf grandes épreuves du Bouddha] eranda
(iran, 伊蘭). Dans la tradition indienne,
grands arbres dont l'odeur nauséabonde, semblable à celle
d'un corps en décomposition était, disait-on, perceptible
sur une distance de 40 yojana. On disait
qu'une seule feuille de santal suffisait
à dissiper l'odeur putride des eranda. ère
(nengo) 1.
Chaque souverain japonais, à son avènement, décrétait
une ère nouvelle et en changeait si les circonstances le demandaient
ou si, plus simplement, il lui convenait de marquer une scission dans
la continuité de son règne. Le premier nom d'ère
fut inauguré, à la mode chinoise, en 645. La perception
du temps est qualitative avant d’être quantitative. A l’époque
de Nichiren, vu les désordres sociaux et naturels, les ères
ont changé à un rythme particulièrement rapide.
Une même ère a souvent été suffisamment mauvaise
pour ne durer qu’un an, ou bien on a changé d’empereur
ou de régent. On pensait que donner
un nom plus approprié au temps serait de bon augure. En
savoir plus. ère du Dharma juste (période du Dharma correct saddharma) eriogikyo fu efuryogikyo (selon les sutras aux sens définitifs et non les autres) erreur [quadruple] Eryo, 慧亮 (801-859). Moine de l'école Tendai. Il étudia à la fois les doctrines ésotériques et exotériques. Il était l'administrateur d'un temple appelé Hodo-in, sur le Mont Hiei. érythrina
ou arbre corail : Son nom vient du grec
eruthros qui signifie rouge, en allusion à la couleur des fleurs. Eshin voir Genshin Eshin [école]. (Eshin-ryu, 恵心流). Branche de l'école Tendai qui considère Genshin comme son fondateur. esho funi (non dualité du sujet et de son environnement) ésotérisme : "qui est intérieur", notion qui se définit par
opposition à exotérique "qui est extérieur".
Le mot vient du grec "eso" qui correspond au latin "in".
En Grèce on distinguait la partie extérieure d'un enseignement,
celle qui pouvait être mise par écrit et à la porté
de tous, de la partie profonde, intérieure, qui faisait l'objet
d'un enseignement oral destiné uniquement aux disciples qui en
étaient jugés dignes. On leur relevait le monde débarrassé
des illusions et lieux communs. ésotériques [trois grands Dharmas] (san dai hiho) esprit voir non-dualité corps-esprit esprits (kijin, 鬼神). Etres possédant des pouvoirs surnaturels. Ils se divisent en esprits malfaisants ou démons et esprits bienfaisants ou protecteurs. Il s'agit, bien entendu, de fonctions de la vie et non d'entités concrètes. Le bouddhisme du Lotus n'est pas compatible avec le spiritisme. esprits
affamés ou esprits faméliques
(avidité, gaki,
餓鬼, ou heirei
薜茘, preta). Deuxième des dix
mondes, des trois et des quatre
mauvaises voies. Etat dans lequel on est à la merci d'un désir
insatiable de nourriture, de richesse, de gloire, de pouvoir, ou de
tous autres objets ou conditions. Dans cet état, on est consumé
physiquement et spirituellement par un besoin impossible à satisfaire.
On en attribue les causes à des tendances telles que l'avidité,
la mesquinerie et la jalousie. Aux débuts du bouddhisme, le royaume
des preta était considéré
comme un lieu concret, situé à cinq cents yojanas
sous la terre, où les êtres étaient affectés en rétribution d’actes
graves et de dépossession d’autrui. Au même titre
que les damnés de l’enfer, les
preta dépendaient de l’autorité
du roi Yama. Le Abidatsuma
junshori Ron décrit trois sortes d'esprits affamés,
voraces et faméliques, chacune étant subdivisée
en trois. Ces sortes de démons tenaillés par la faim peuvent
représenter un danger pour les vivants. Leur apparence est repoussante.
Ils sont "...nus, noirs, faibles, hauts et grands, dévorés
par la faim, cherchant de la nourriture et faisant entendre çà
et là des cris lamentables. Quelques uns ont la bouche comme
le trou d’une aiguille, d’autres ont une tête de bœuf ; semblables pour la taille à des chiens plutôt qu’à
des hommes, ils vont, les cheveux en désordre, poussant des cris
et dévorés par la faim."(réf.).
Ils incarnent donc une condition inférieure et douloureuse où
l’être n’est mu que par un désir incontrôlable,
ils sont hagards et incapables même de reconnaître ce qui
pourrait étancher la terrible soif qui les torture. Le Sutra
Shobonenjo dénombre 36 sortes d'esprits faméliques.
Voir le tableau des 10 mondes. Ce
qu'en dit Nichiren esprit de bodhi ou esprit de la voie suprême (mujodoshin). Disposition d'esprit qui porte à rechercher l'Eveil et le Dharma bouddhique. Pratique qui vise à produire une telle disposition d'esprit. Notion proche de l'aspiration à l'Eveil (bodaishin). esprits
maléfiques (démon malfaisant,
akki, 餓鬼, 悪鬼・鬼). Une catégorie de démons.
Fonctions ou influences négatives qui privent des personnes du bonheur
ou de la vitalité et bloquent le jugement correct. Il s’agit d’êtres
comme par exemple les rakshasi ou les
yaksha. Leur action est néfaste et consiste à tourmenter,
dérober la vitalité ou gêner la pratique de l’ascèse
bouddhique. Ces esprits sont représentatifs du monde des esprits
affamés. Dans cette symbolique, ce
sont donc des défunts qui sont tombés dans une mauvaise
voie et qui exercent sur les vivants une action néfaste.
Selon le Maka Shikan,
ils sont l’une des causes de la maladie. Ils nuisent également
en faisant se développer les raisonnements pernicieux et en égarant
les gens. Le Sutra du roi vertueux (Ninno
kyo) les rends responsables des désordres qui affectent
le pays ou la société. D'après Zhiyi,
une des six causes de la maladie. Le chapitre
XIII du Sutra du Lotus en parle comme d'un obstacle à la
propagation du Dharma. Ce
qu'en dit Nichiren Essais sur le monde de la paix et du plaisir voir Anraku Shu Essais sur le Paradis de l'Ouest voir Anraku Shu essence du Sutra du Lotus en quatre phrases
(shiku-no-yobo, 四句の要法).
Enseignement transmis à Jogyo et les autres
bodhisattvas Surgis de Terre dans le chapitre
XXI du Sutra du Lotus. Il s'agit d'un commentaire des paroles
de Shakyamuni : "Les
pouvoirs supranaturels des bouddhas sont
à ce point innombrables, infinis, inconcevables. Si je devais,
à l'aide de ces pouvoirs supranaturels, exposer durant d'innombrables,
d'infinis milliers de millions de myriades de quantités incalculables
de kalpa les mérites de ce Sutra
afin d'en assurer la passation, je serais encore incapable d'en venir
à bout. Pour en dire l'essentiel : l'ensemble des enseignements
possédés par l'Ainsi-Venu,
l'ensemble des pouvoirs supranaturels et souverains de l'Ainsi-Venu,
l'ensemble du réceptacle des secrets de l'Ainsi-Venu, l'ensemble
des modes fort profonds de l'Ainsi-Venu sont tous révélés
et manifestés dans ce Sutra." En d'autres termes,
le Sutra du Lotus contient et revèle : 1) toutes les doctrines des Ainsi-venus ; 2) tous les pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus ; 3) tous les secrets des Ainsi-venus ; 4) tous les concepts profonds des Ainsi-Venus. estrade d'ordination voir kaidan étapes [cinquante deux] voir étapes étapes [six étapes] état originel (honnu, 本有). Traduction qui prête à confusion. Hon signifie origine. Mais le Sutra du Lotus proclame un espace-temps sans commencement (kuon ganjo) ; dans ce contexte origine équivaut à ainsité (tathata). L'état originel est donc celui dont les caractéristiques sont identiques depuis toujours. Il serait plus juste de parler d'état primordial, faute de pouvoir employer un adjectif formé sûr "ainsi". On distingue par ailleurs la nature de bouddha inhérante ou primordiale (shoin bussho), la sagesse pour concrétiser cette nature de bouddha (ryoin bussho) et les conditions ou les pratiques pour la manifester (en-in bussho). êtres (shujo, 衆生, sattva), littéralement, la multitude de ce qui est né. Autrement dit, tous ceux qui, par naissance, sont liés de façons multiples à la précarité et au cycle perpétuel des vies et morts. êtres aux deux jambes. (兩足).Expression utilisée dans les sutras pour désigner l'ensemble hommes/dieux. Ils avancent en se servant des deux jambes que sont la sagesse-paraja et la compassion-karuna. êtres des deux plans et huit groupes (nikai hachiban 二界八番). Etres présents à la Grande Assemblée lors de l'exposé du Sutra du Lotus : 1) les dieux du monde des désirs ; 2) les dieux du monde de la forme ; 3) les rois-dragons et leur suite ; 4) les rois kimnara et leur suite ; 5) les rois gandharva et leur suite ; 6) les rois ashura et leur suite ; 7) Les rois garuda et leur suite ; 8) le roi du monde des humains, Ajatashatru, et sa suite. être et non-être (u mu, 有無). A la fois "être" et "non-être" sont la double nature de tous les dharmas. Parce que les dharmas naissent de la production conditionnée, ils existent et donc témoignent de 1'être. Mais aussi, puisque c'est la production conditionnée les fait apparaître, ils n'ont pas de nature propre, et, ainsi, c'est le "non-être" qui transparaît. Chacun des dharmas est en fait déterminé à travers une double polarité : 1'être et le non-être. Le caractère inconcevable de notre pensée est le lieu où cet antagonisme se résout et cela même est désigné par le terme myo, qui qualifie 1'enseignement du Lotus. êtres sensitifs ou êtres émotionnels (ujo, 有情). Existences dotées d'affectivité (animaux, hommes). Terme opposé à hijo, 非, non-sensitifs, ce qui est dénué de sentiments et de conscience, par exemple les minéraux. Le bouddhisme n'établit pas de séparation nette entre les deux catégories donnant pour exemple les formes primitives de vie à la limite du règne minéral et végétal ou de plantes qui se comportent comme des animaux. L'absence de coupure entre sensitifs et non sensitifs amène à la conception d'un état de bouddha latent dans les plantes. Nichiren développe ce concept dans son Ongi Kuden - Somoku jobutsu kuketsu. Eveil
(kaku 覺, ou bodai
菩提, bodhi). Expérience
et révélation fondatrices du bouddhisme. Le terme par
lui-même désigne la prise de conscience et la connaissance
intime de ce qui était inconnu. Il y a donc différentes
sortes d’éveils, y compris une expérience ultime
à laquelle renvoie l’expression Eveil
correct, complet et sans supérieur qu’a réalisé
le Bouddha qui est l’Eveillé par excellence. Dans les textes
français, on parle souvent d'illumination, terme qui conviendrait
mieux au satori des écoles Zen
car l'illumination suggère un passage soudain de l'ignorance à
la lumière, ce qui n'est pas le cas de l'Eveil. Voir atteinte
de la boddhéité dont ce terme est synonyme. Eveil
parfait et complet, sans supérieur ou Grand
Eveil ou Eveil suprême ou Eveil complet manifeste
(anokutara sammyaku sambodai ou
anokubodai, anuttara samyaksambodhi) ; anuttara = "sans
supérieur", qualificatif employé à propos
du Bouddha. Ce terme
n'est pas simplement laudatif, il indique que le bouddha se situe sur
un plan où toute analyse graduelle n'a plus cours : il n'y a
ni supérieur ni inférieur, les choses sont tatha
(ainsi), au delà des dichotomies bien / mal, vie / mort, etc.
Samyaksambodhi
: "pleinement et complètement (samyak-sam)
éveillé (bodhi)" désigne
le Bouddha par excellence, celui qui a parcouru la carrière du
bodhisattva et pratiqué les paramitas,
sans l'aide ni l'enseignement de quiconque, avant d'atteindre l'Eveil
"plein et parfait" et de redécouvrir par lui-même
le Dharma. Eveil des plantes
(somoku-jobutsu, 草木成仏) ou Eveil des êtres
non-sensitifs. Eveil de l'herbe, des arbres, des rochers, de la
terre, ou de tout ce qui ne possède ni émotion ni conscience.
Ce principe est un corollaire du principe d'ichinen
sanzen énoncé par Zhiyi.
L'un des concepts sur lesquels s'appuie ce principe est ce que l'on
appelle en japonais kokudo seken, le domaine
de l'environnement ou monde non sensible, objectif. Ichinen
sanzen implique qu'un être vivant
et son environnement non vivant, ou les êtres
sensitifs et non sensitifs, sont deux manifestations d'une même
entité de vie et possèdent tous les deux la potentialité
d'arriver à la boddhéité. Dans le Kongobei
Ron, Zhanlan réfute les
arguments du Kegon qui affirme que les êtres
non sensitifs ne possèdent pas la nature de bouddha. Il écrit : "Une plante, un arbre, un caillou, un grain de poussière,
tout possède la nature innée de bouddha ainsi que les
autres causes et conditions nécessaires pour atteindre la boddhéité."
Les Veda professaient une doctrine assez proche
en considérant toute chose comme une vibration. Les objets émettent
des "sons" (ondes) qui sont de même nature que les sons
émis par la voix humaine et qui constituent des mantra. Eveil dès ce corps voir atteinte de la boddhéité au cours de cette vie Eveil des représentations peintes ou en bois voir Eveil des plantes Eveillé voir Bouddha, sens 1 et 3. éveillé. Personne ayant atteint l'Eveil au sens 1ou 2. éveillé pour soi voir pratyekabuddha évidence (voir triple évidence, enzoku santai) Exhortation à la sauvegarde (Kanji hon, 勸持品, Quanchi pin). Chapitre XIII du Sutra du Lotus. Au début du chapitre, le bodhisattva Yakuo et sa suite de vingt mille bodhisattvas font, devant Shakyamuni, le vœu de propager le Sutra du Lotus dans ce monde après sa mort. A leur différence, cinq cents arhats qui (dans le chapitre précédent) ont reçu la prophétie d'obtenir l'Eveil à l'avenir, et huit mille auditeurs-shravakas (dont certains étudient tandis que d'autres n'ont plus rien à apprendre) font le voeu de le propager dans d'autres mondes. Shakyamuni prédit ensuite l'Eveil de Mahaprajapati, sa tante maternelle, et de Yashodhara, son épouse, avant qu'il ne renonce au monde. Toutes deux, avec leurs suites de six mille nonnes, font également le vœu de propager le Sutra après la mort du Bouddha. Puis 80 myriades de millions de nayutas de bodhisattvas s’engagent également à ne pas laisser le Dharma dépérir dans les âges mauvais qu’ils dépeignent sous des couleurs sinistres. Les ignorants seront vindicatifs et les moines auront une sagesse pervertie. Ils se vanteront de leurs médiocres réalisations spirituelles et seront avides de biens. Ils se plairont à critiquer les croyants et le Sutra du Lotus et intrigueront auprès des puissants. Néanmoins les bodhisattvas font le serment d'une résolution inébranlable. Leur vœu est prononcé en vers et l'on s'y réfère souvent comme aux "vingt lignes versifiées du chapitre Kanji". Les persécutions énumérées furent plus tard rangées sous la dénomination "les Trois Grands Ennemis" par le Grand-maître Zhanlan. Lire ce chapitre
Exhortation du bodhisattva Fugen (Sage-Universel)
(Fugen bosatsu kanbotsu hon, 普賢菩`勧発品,
Puxian pusa quanfa pin). Chapitre
XXVIII du Sutra du Lotus. Le
bodhisattva Fugen (Samantabhadra)
et sa suite arrivent de l’orient pour se joindre à l’assemblée,
il rejoint notre monde de saha car il sait
que le Lotus est enseigné et veut l’entendre.
Le Bouddha lui déclare que quatre conditions sont nécessaires
pour obtenir ce sutra : - être protégé par l’attention des bouddhas existence voir vie Expédients
[chapitre des](Moyens salvifiques, Hoben
pon, 方便品, Fangbian
pin). Chapitre II du Sutra
du Lotus et chapitre-clé de l'enseignement
théorique dans lequel Shakyamuni déclare que la venue
de tous les bouddhas en ce monde a pour seul but d'éveiller chez
tous les êtres la sagesse de bouddha, de les aider à la
développer et de leur permettre d'atteindre la boddhéité.
Au début du chapitre, le Bouddha émerge du recueillement
dans lequel il était entré au chapitre précédent,
s’adresse à Shariputra et
déclare que la sagesse de tous les bouddhas est infiniment profonde
et incommensurable, bien au-delà de la compréhension des
auditeurs-shravakas et pratyekabuddhas.
Seuls les bouddhas, dit-il, peuvent comprendre l'aspect
réel de tous les phénomènes (shoho
jisso) qui consiste en apparence, nature, entièreté,
potentialité, énergie
manifestée,
cause latente, cause externe, effet latent, effet manifeste et leur
cohérence du début jusqu'à la fin. Cette révélation
que toute vie est dotée du même schéma d'existence
(les dix modalités d'expression de
la vie) forme la base théorique qui permet d'affirmer ensuite
que tous les êtres ont la possibilité d'atteindre l'état
de bouddha. C'est ce passage qui servit de base doctrinale à Zhiyi
pour formuler le principe d' ichinen sanzen. expédients salvifiques (moyens salvifiques, moyens habiles, expédients salvifiques, hoben, fangbian, 方便 upaya). Le terme sanskrit fait référence à une chose qui mène à autre chose (un but). Enseignements et procédés que le Bouddha utilise pour amener à lui les êtres. Le Sutra du Lotus, notamment dans le chapitre II, révèle que 1'important ne réside ni dans ces procédés eux-mêmes, ni dans leur signification, mais dans ce à quoi ils sont censés mener. La volonté de distinguer très nettement la fin des moyens, dans 1'enseignement du Bouddha, est 1'une des constantes de la pensée de Nichiren. extinction (metsudo). Annihilation du moi par suppression de tout désir. Etat supérieur dans la recherche de boddhéité dans le Theravada extinction à l'origine (genmetsu). Processus d’annihilation des douze liens causaux par production de l’Eveil qui détruit le premier d’entre eux l’obscurité fondamentale (ignorance originelle, mumyo, avidya), et empêche donc leur production successive. Ezo [tribus]. Habitants autochtones du nord du Japon. Certains textes des périodes de Nara (710-794) et Heian (794-1185) les présentent comme des tribus barbares ayant autrefois occupé la totalité de l'archipel japonais que la force militaire avait repoussé au nord-est du pays. Les avis sont très partagés sur la question de savoir si les anciens Ezo étaient des ancêtres des habitants du Hokkaido connus sous le nom de Ainu et qui étaient des Japonais non "pacifiés", ou de quelque autre peuple inconnu |
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