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DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

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calamités voir trois calamités

calamité d'invasion par une nation étrangère (takoku-shimpitsu-nan, 他国侵). L'un des sept désastres décrits dans le Sutra Yakushi.

calendrier japonais. Chaque année est désignée par deux noms empruntés à deux systèmes parallèles. L'un compte de dix ans en dix ans ("les dix tiges célestes"), l'autre ("les douze branches terrestres") - de douze en douze. Il existait (avant 1873) plusieurs systèmes de numérotation des années au Japon; le plus connu est le calendrier basé sur les ères (nenego) de leurs empereurs. Une autre méthode (genka) était basée sur le cycle jupitérien de 60 ans et divisait celui-ci en 12 "branches" (shi) correspondant aux douze animaux du zodiaque, en 5 éléments ou troncs (kan) (bois, feu, terre, métal, eau) considérés comme majeurs (frère aîné -noe) ou mineurs (frère cadet -oto) selon une progression alternée. Le même signe composite revenait tous les 60 ans. La première année de chaque cycle est toujours celle du Rat-bois-majeur : ne-ko-kinoe) Voir le tableau des cycles

calice de diamant[précepte du] (kongo-hoki-kai, 金剛宝器戒). Précepte qu'il est impossible de briser. Saicho compare l'état de bouddha, ou le véritable aspect de tous les phénomènes enseigné dans le Sutra du Lotus à un calice de diamant; ainsi ce précepte consiste à adhérer au Sutra du Lotus.

calomnier le Dharma bouddhique voir dénigrer.

Candra-Surya Pradipa voir Nichigatsu-tomyo-butsu

canon bouddhique. Ensemble de textes bouddhiques considérés comme les paroles du Bouddha. Initialement composé du Tripitaka, il s'est modifié aux cours des siècles par des ajouts propres aux différents écoles si bien qu'à côté des deux canons pali (theravada et mahayana) s'est constitué un canon chinois comprenant des textes écrits entre le Ier et le Xe s. ainsi qu'un canon tibétain constitué vers le XIIIe siècle et enrichi d'une "Corbeille des tantra". Le canon pali, tel qu'il a été défini par les deux premiers conciles est reconnu par l'ensemble des écoles bouddhiques. Nichiren se réfère généralement au Tripitaka défini par les quatre conciles mahayana.

canon mahayana. Le canon mahayana, tel qu'il existe actuellement, comprend le Sutra de la Guirlande de fleurs (Kegon), les sutras Agama (sutras theravada des Trois Corbeilles, Agon kyo), les sutras de la Terre pure (Amidakyo, Muryoju, Kammuryoju) les sutras de la Prajna (ou Sutra de la Perfection de la Grande Sagesse, Hannya kyo, Prajnaparamita sutra), le Sutra du Nirvana (Daihatsu Nehangyo Gobun ou Daihatsunehan) et le Sutra du Lotus ainsi que d'autres d'importance variable.

canon pali. Ensemble de textes bouddhiques de la tradition theravada consignés en pali et qui comprend les trois "Corbeilles" (tripitaka)
1. Vinaya Pitaka, règles de conduite pour les moines et les nonnes
2. Sutta Pitaka, sermons du Bouddha
3. Abhidhamma Pitaka, commentaires sur l'enseignement du Bouddha.
Le canon pali est beaucoup plus restrictif que les canons chinois et tibétain. La majorité des écoles mahayana reconnaissent entièrement le canon pali mais lui ajoutent d'autres sutras.

Caractère des dharma [école] voir Hosso shu

caractère provisoire voir provisoire

castes. (varna). Dans l'Inde antique, division de la société en quatre classes :
1.Brahmanes - caste supérieure (élite sacerdotale)
2.Kshatriya - familles princières (guerriers, scribes, setsuteiri 刹帝利)
3.Vaishyas - citoyens ordinaires (paysans, artisans et marchands)
4.Sudras - hommes de basses besognes (travailleurs serviles)
Les castes inférieures se subdivisent en une multitude de sous-castes. Ceux qui sont hors castes sont appelés chandala, actuellement paria (intouchables). En savoir plus Ce qu'en dit Nichiren

Catalogue d'Ecrits bouddhiques. (Naiten-roku, 内典録, abr. de Grand Catalogue d'Ecrits bouddhiques de la Dynastie Tang, Daito-naiten-roku, 大唐内典録). Compilation des textes du canon bouddhique effectuée en 664 par Daoxuan. Il comprend dix volumes.

Catalogue de l'ère Zhen-yuan voir Jogen-shakkyo-roku

catégories [trois]

çatur aryasatya (shatur aryasatya, quatre nobles vérités, quatre vérités, shitai)

causalité (inga, 因果, littéralement cause-effet). Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie, et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette causalité est sous-jacente à la doctrine du karma. Toute cause (in) entraîne un effet (ka). Tout phénomène composé (samskrata) est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions (en). Ainsi "produit", le phénomène entraîneà son tour la formation d'autres phénomènes composés qui "naissent" au moment où le premier phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara. Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique de bodhisattva pour atteindre la boddhéité et l'effet représente la boddhéité. Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha sont essentiellement identiques et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet (la boddhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens causaux
En ce qui concerne le monde, il n'a ni commencement ni fin et il n'y a pas de cause première, pas plus qu'il n'y a de création du monde ou de créateur. C'est le principe de l'immanence générale. Seul l'incomposé échappeà la causalité. C'est le nirvana. La compréhension correcte du principe de causalité est une étape obligée de tout éveil. Si peu de personnes nient le principe de causalité, dans les faits on confond souvent causalité et corrélation, ouvrant ainsi la porte à toutes les superstitions.
Nichiren lie le principe de causalité à Renge (lotus) qui est au centre de son enseignement. Ce qu'en dit Nichiren

cause et de l'effet [simultanéité de la] (inga-guji, 因果倶時). Principe selon lequel la cause et l’effet, à la fois, existent ensemble et simultanément dans un seul moment de vie. Il contraste avec le concept de non-simultanéité de la cause et de l’effet, ou de la cause et de l’effet tels qu’ils apparaissent dans le monde phénoménal, où il semble y avoir inévitablement un intervalle de temps entre une action et son résultat. Selon le point de vue d’après lequel tous les phénomènes existent dans un seul moment de vie (ichinen sanzen), il ne peut y avoir de distinction entre la cause (in) et l’effet (ka); en d’autres termes, la cause et l’effet sont simultanés. Il convient de distinguer l'effet (ka) et la rétribution (ho) qui, elle, apparaît lorsque les conditions (en) sont réunies, sous l'action d'un agent. En effet, dix modalités d'expression de la vie explicitent :
Ainsi est la cause latente (in) [cause interne, cause latente]
Ainsi est la condition (en) [cause externe, agent externe, conditions]
Ainsi est 1'effet (ka) [effet latent]
Ainsi est la rétribution (ho) [effet manifeste]

cause fondamentale, cause primordiale ou principe mystique de la Véritable cause (honnin-myo, 本因妙). Un des dix principes mystiques de l'enseignement essentiel formulés par Zhiyi dans le Hokke Gengi. La pratique qui permit à Shakyamuni d'actualiser son Eveil primordial. Le terme est utilisé par rapport à celui de Véritable effet ou effet fondamental, Eveil atemporel du Bouddha. La cause fondamentale est indiquée dans le passage du chapitre Juryo qui dit: "J'ai aussi jadis pratiqué les austérités de bodhisattva." Le Hokke Gengi définit les austérités de bodhisattva comme la cause fondamentale de l'Eveil atemporel de Shakyamuni. Mais Shakyamuni ne dit pas clairement quelles sont ces austérités de bodhisattva. Zhiyi les interprète comme une référence à hosshin (sagesse pure, sans écoulement-anasrava), la première étape de sécurité cinquante-deux étapes, c'est-à-dire l'étape de non-régression qu'il définit comme étant la cause fondamentale de l'Eveil primordial de Shakyamuni. Cependant, le Dharma que Shakyamuni pratiqua pour parvenir au stade de non-régression n'est pas clairement indiqué. Nichiren définit la Véritable cause (Dharma fondamental), qui permet à tous les bouddhas de réaliser leur Eveil comme étant le Dharma Namu Myoho Renge Kyo.

causes du mal [quatre]

Caverne des sept feuilles. (Shichiyokutsu, 七葉, Saptaparnaguha ou Mahavansa Sattapanni). Site près de Rajagriha au Magadha, où, avec le soutien du roi Ajatashatru, se tint le Premier Concile bouddhique dans le dessein de compiler les enseignements de Shakyamuni après son extinction. Shakyamuni y aurait prononcé le sermon où il comparait l'homme à la plante "saptaparna" (sept feuilles): une fois que la première feuille tombe, on peut facilement enlever les autres, sauf la dernière qui est aussi la tige (la cause).

celui qui est entré sur la voie (nyudo, rudao, sannyasin)

cent huit. Le chiffre 108 est un chiffre sacré, voire magique, fortement connoté ésotériquement: en effet, le pentagone, dans lequel s'inscrit l'homme parfaitement accompli, est construit sur des angles de 108 degrés. Par ailleurs, 108 = (1puissance1) par (2 puissance 2) par (3 puissance 3) X 3. Et il se lit aussi comme suit : 1 (le chiffre germe), 0 (le chiffre vacuité) et 8 (le chiffre infini). Est-ce là la raison? Qui sait? Toujours est-il qu'il y a 108 Upanishads retenues au canon (alors qu'il y en a, en réalité, entre 250 et 300!), de même que le mala (rosaire) ou le juzu ont 108 grains, que la danse cosmique de Shiva Nataraja est une suite de 108 figures chorégraphiques, que les péchés sont au nombre de 108 pour les tibétains, que le bienheureux Krishna joue avec 108 Gopis, etc. (réf)

cercle de vent. Cercle formé en premier quand un monde prend forme et que des êtres humains apparaissent dans un kalpa de formation. Selon le Kusha Ron, le pouvoir du karma des êtres vivants amène d'abord un petit vent à s'élever dans l'espace. Ce vent se développe et forme un cercle gazeux qui constitue la base d'un monde. Sur ce cercle de vent, un cercle de feu puis un cercle d'or se forment, puis sur eux une terre avec son mont Sumeru, ses mers et ses montagnes. Ce qu'en dit Nichiren

Cérémonie dans les airs (koku-e, 虚空会). Image symbolique décrite dans le chapitre XI - Tour aux trésors où on voit apparaître une tour (un stupa en fait), dans laquelle se tient le bouddha Taho qui atteste de la vérité des paroles de Shakyamuni exposant le Sutra du Lotus. Tout ce qui se passe dans le "ciel" indique qu'il s'agit d'un monde psycho-mental. Les airs désignent, en outre, la non-temporalité. Zhiyi analyse cette cérémonie comme la deuxième des Trois Assemblées décrites dans le Sutra du Lotus, au cours de laquelle tous les participants flottent dans l'espace au-dessus du monde saha. Au coeur de cette cérémonie se trouve la révélation de l'Eveil primordial du Bouddha et la transmission de l'essence du Sutra aux bodhisattvas Surgis de terre. Nichiren affirme que le Gohonzon est la concrétisation parfaite de son propre Eveil, et que ce que représente le Gohonzon et la Cérémonie dans les Airs ne sont, dans leur essence, qu'une seule et même chose. Ce qu'en dit Nichiren

cérémonie d'ordination. Au Japon, la première cérémonie d'ordination selon les enseignements mahayana fut instaurée par Saicho. La première ordination eut lieu au temple Takaosan-ji en 805. Huit moines, parmi lesquels Dosho et Shuen reçurent les préceptes de la manière préconisée dans le Sutra Bommo : dix préceptes majeurs et quarante-huit préceptes mineurs.

cérémonie d'onction voir abhisheka

cérémonie d'ouverture des yeux (kaigen kuyo) voir ouverture des yeux

cérémonie du lâcher en liberté (hojo-e, 放生会). Cérémonie bouddhiste qui consiste à libérer les êtres vivants, tels que poissons, oiseaux, etc., de la captivité. Cette pratique traduit la compassion à l'égard de tout ce qui vit. Elle a été introduite au Japon pendant le règne de l'empereur Bidatsu (572-585).

cérémonies et services rituels du bouddhisme Nichiren pratiqués en Europe. Nous indiquons uniquement les cérémonies principales de la Nichiren Shoshu, et de la Nichiren Shu)
- gantan gongyo : gongyo du Jour de l'an - 1er janvier
- otanjo-e : naissance de Nichiren - 16 février
- higan-e du printemps : équinoxe de printemps - autour du 21 mars
- risshu-e : commémoration de la fondation de l'Ecole - 28 avril
- urabon-e : cérémonie pour les défunts - 15 juillet
- higan-e d'automne : équinoxe d'automne - autour du 22 septembre
- oeshiki : mort de Nichiren 13 octobre
- oko : expression de gratitude envers Nichiren et ses successeurs (7, 13, 15 de chaque mois)
La Nichiren Shoshu rend un homage particulier à Nikko, Nichimoku et Nanjo Tokimitsu alors que la Nichiren Shu honore le passage en parinirvana de Shakyamuni le 15 février.

chaîne causale voir douze liens causaux

chakra (littéralement, roue, cercle) Un des sept joyaux qui viennent spontanément dans la main d'un Chakravartin. Voir roue du Dharma.

chakras Centres d'énergie décrits dans le Kundalini yoga. Leur utilisation est propre au Vajrayana et dans une moindre mesure dans le Shingon. Les bouddhismes chinois et japonais accordent une importance particulière au 2ème chakra: qi, tanden. Le bouddhisme du Lotus ne nie pas le concept mais le réserve à la médecine, considérant que les "88 000 chakras" décrits par les textes anciens désignent le corp/esprit/environnement indivisible.

Chakravada (Cercle de Fer, Tetchi-sen ou Tetsurini-sen, 鉄囲山・鉄輪囲山). Huitième et dernier rang concentrique qui entoure les sept rangs en or du Chakravalas.

Chakravalas. Dans la cosmologie indienne, sept chaînes de montagnes en or en rangs concentriques, entre lesquels se trouvent sept mers parfumées; au centre se trouve le mont Sumeru.

Chakravartin voir Roi-qui-fait-tourner-la-Roue-de-la-Loi

chamanisme. Méthode permettant d'utiliser les états de conscience modifiés pour trouver des solutions à des problèmes et pour soigner. Les chamans furent les premiers guérisseurs; ils étaient tout à la fois conseillers spirituels, sages et visionnaires.

champaka (sempuku-ju, 瞻蔔樹). Arbre au bois parfumé, dont les feuilles sont d'un vingtaine de centimètres de long et qui donne des fleurs de couleur blanche ou dorée
.

Chan 禪 voir Zen; Trois écoles de Chine du Sud et les sept écoles de Chine du Nord; cinq écoles Chan

Chandaka, Channa (Shanoku, 車匿). Serviteur de Shakyamuni à l'époque où celui-ci n'avait pas encore renoncé à la vie séculière. D'après la légende, la nuit où Shakyamuni décida de quitter Kapilavastu pour mener une vie religieuse, Chandaka l'accompagna, tenant son cheval Kanthaka par la bride. Après avoir parcouru une certaine distance en direction du sud, Shakyamuni se serait coupé les cheveux, aurait remis ses bijoux à Chandaka et l'aurait renvoyé à Kapilavastu en le chargeant d'annoncer qu'il ne reviendrait qu'après avoir atteint son but. Lorsque Shakyamuni fut parvenu à l'Eveil, Chandaka devint son disciple. Mais, du fait de son arrogance, il ne parvint pas à s'entendre avec les autres moines. Pourtant, on dit que après la mort du Bouddha, il aurait suivi Ananda et serait parvenu au stade d'arhat. Ce qu'en dit Nichiren

chandala (sendara, 旃陀羅). Classe d'"intouchables" qui, dans l'ancien système de castes indien, se situait au-dessous de la plus basse des quatre castes. C'est aux personnes de cette classe qu'incombaient les tâches de manier les cadavres, d'égorger les animaux et, d'une manière générale, toutes les activités liées à la mise à mort de créatures vivantes. Nichiren, né dans une famille de pêcheurs, déclara appartenir lui-même à cette caste. Il faut toutefois nuancer cette déclaration, la hiérarchisation de la société japonaise en "castes" étant de loin postérieure à Nichiren. Il est beaucoup plus probable que ses parents étaient assez respectés par les seigneurs de leur village pour qu'ils prennent en charge l'éducation du jeune Zenichi maro. Voir la vie de Nichiren.

chandana voir santal

Chandrakirti. ou Candrakirti (Gessho, 月称)(600–c. 650), supérieur du monastère de Nalanda, disciple et commentateur de Nagarjuna. L'école Prasangika le reconnaît comme son fondateur. Il fut célèbre pour le plus long débat religieux qu'il mena contre Chandragomin (un partisan du système Cittamatra d'Asanga) à l'université de Nalanda. Ce débat se poursuivit durant sept ans sans que l'un l'emporte sur l'autre.

Chandraprabha ou Chandrayashas 1. (Gakko-daijin, 月光大臣 ou Gassho-daijin, 月称大臣). D'abord ministre de Bimbisara puis celui d'Ajatashatru. Lorsque ce dernier tua son père et voulut tuer sa mère, il s'unit à Jivaka pour l'en empêcher. Cependant, quand le roi souffrit de plaies purulentes sur tout le corps, Chandraprabha lui conseilla d'aller voir un maître non-bouddhiste, augmentant ainsi son opposition au Dharma. Ce qu'en dit Nichiren

Chandraprabha 2. (Gakko-bosatsu, 月光菩`). Un des deux bodhisattvas qui assistent le bouddha Yakushi en se tenant sur sa droite; l'autre étant Suryaprabha (Nikko-bosatsu), sur sa gauche. Chandra signifie lune et prabha, lumière. Un sanctuaire lui est dédié à 70 km de Varanasi.

Chandra-Suryapradipa, voir Nichigatsu-tomyo-butsu

changer le poison en élixir (hendoku iyaku, 変毒為薬). Principe de transformation des difficultés, défauts et souffrances en bienfaits, par l'utilisation de l'enseignement bouddhique. Ce principe fut exposé par Nagarjuna pour qui le Sutra du Lotus est un grand médecin. Hendoku iaku vient s'ajouter au principe de bonno soku bodai (les passions mènent à l'Eveil) qui engageait le pratiquant non pas à éradiquer les désirs mais de s'en servir comme d'un moteur pour un développement harmonieux de la personnalité. Hendoku iaku met l'accent sur l'inclusion mutuelle des 10 états. Dans la souffrance existe, à l'état latent, la boddhéité qu'il s'agit de faire apparaître. Voir le côté positif de toute chose, avoir une attitude optimiste face à la vie est certes très appréciable mais cela ne suffit pas. Hendoku iaku exige des efforts constants et demande beaucoup de sagesse, et une grande énergie vitale. Celles-ci viennent de la pratique bouddhique qui s'appuie sur les paramita. Ce qu'en dit Nichiren

Chan-dao (Zendo)

Changbuqing pusa (Bodhisattva Toujours Sans Mépris, Jofukyo bosatsu bon) XXème chapitre du Sutra du Lotus

Chan-wou-wei (Zenmu, Shubhakarasimha)

chapitre [un] et deux moitiés

chapitres du Sutra du Lotus : Le Sutra du Lotus comprend vingt-huit chapitres. Les quatorze premiers forment la partie dite de la doctrine préparatoire et les quatorze derniers la doctrine essentielle.
I - Prologue (Jo hon,
序品, Xu pin)
II -
Expédients salvifiques ( Moyens salvifiques, Hoben pon, 方便品, Fangbian pin) note sur la traduction des titres
III - Parabole (Hiyu hon, 譬諭品, Piyu pi)
IV - Croire et comprendre (Shinge hon, 信解品, Xinjie pin)
V -
Parabole des herbes médicinales (Parabole des simples, Yakuso yu hon, 藥艸諭品, Yaocao yu pin)
VI -
Octroi de la Prédiction (Annonciation, Juki hon, 授記品, Shouji pin)
VII - Parabole de la cité illusoire
(Parabole de la ville imaginaire, Kejoyu hon, 化城諭品, Huacheng yu pin)
VIII - Cinq cents disciples reçoivent la Prédiction (Gohyaku deshi juki hon, Wubai dizi shouji pin)
IX - Prédiction conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre (Jugaku mugaku Ninki hon
, 授學無學人記品, Shouxue wuxue ren ji pin)
X - Maître du Dharma (Hosshi bon, 法師品, Fashi pin)
XI - Tour aux Trésors  (Vision du Précieux stupa, Ken Hoto bon, 見寶塔品, Jian baota pin)
XII - Devadatta (Daibadatta hon, 提婆達多品, Dipodaduo pin)
XIII - Exhortation à la sauvegarde ou Exhortation à pratiquer (Kanji hon, 勸持品, Quanchi pin)
XIV -
Pratiques paisibles (Pratique commode, Anrakugyo hon, 安樂行品, Anyuexing pin)
XV - Surgis-de-Terre ou Sortis de la Terre (Juji Yujutsu hon, 從地涌出品, Congdi yongchu pin)
XVI - Longévité de l’Ainsi-Venu (Durée de la vie) (Nyorai Juryo hon, 如來壽量品, Rulai shouliang pin)
XVII - Discernements des bienfaits ou Détail des mérites (Fumbetsu kudoku hon ou Kambotsu, 分別功德品, Fenbie gongde pin, Punya-paryaya)
XVIII - Bienfaits de la joie conséquente (Zuiki kudoku hon, 随喜功德品, Suixi gongde pin, Anumodana-punya-nirdesha)
XIX - Bienfaits du Maître du Dharma (Hosshi kudoku hon, 法師功德品, Fashi gongde pin)
XX - Bodhisattva Fukyo (Toujours-Sans-Mépris, Jofukyo bosatsu bon, 常不軽菩`品, Changbuqing pusa, Sadaparibhuta)
XXI - Pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus (Nyorai Jinriki hon, 如來神力品, Rulai shenli pin)
XXII - Passation (Zokurui hon, 屬累品, Zhulei pin)
XXIII - Conduite originelle du bodhisattva Yakuo (Roi des remèdes, Yakuo bosatsu honji hon,
藥王菩薩本事品, Yaowang pusa benshi, Bhaichajyaradja)
XXIV - Bodhisattva Son-Merveilleux (Myoon bosatsu hon,
観世音菩` 品・観音品, Miaoyin pusa pin, Gadgadasvara)
XXV - Porte universelle du bodhisattva Avalokiteshvara Kanzeon (Contemplateur des sons du monde, Kanzeon bosatsu Fumon hon, 觀世音菩薩普門品, Guanshiyin pusa pumen pin, Avalokiteshvara)
XXVI - Dharani (Formules détentrices, Darani hon, 陀羅尼品, Tuoluoni pin)
XXVII - Conduite originelle du roi Ornement Merveilleux (Myoshogonno honji hon, 妙荘嚴王本事品
, Miaozhuangyanwang benshi pin, Shubhavyuha)
XXVIII - Exhortation du bodhisattva Fugen (Fugen bosatsu Kambotsu hon,
普賢菩`勧発品, Puxian pusa quanfa pin, Samantabhadra)
Ce qu'en dit Nichiren. Lire le Sutra du Lotus

chariot tiré par un grand boeuf blanc (daibyaku-gosha, 大白牛車). Chariot orné de toute sorte de joyaux et tiré par un grand boeuf blanc. Il apparaît dans la parabole des trois chariots et la maison en feu dans le chapitre III du Sutra du Lotus.. Pour inciter ses enfant à quitter une maison en flammes dans laquelle ils sont absorbés par leurs jeux, leur père, un homme fortuné, leur dit que dehors les attendent trois sortes de chariots qu'ils désirent depuis toujours: l'un tiré par un mouton, l'autre tiré par un daim et le troisième tiré par un boeuf. Mais, lorsqu'ils sortent en courant de la maison, il leur offre un chariot beaucoup plus beau, tiré par un grand boeuf blanc, qui les attend devant la grille de la maison. L'homme fortuné représente le Bouddha; la maison en feu, ce monde saha; et les enfants, toute l'humanité. Les trois sortes de chariots représentent les trois véhicules provisoires (auditeurs-shravaka, pratyekabuddha, bodhisattva), tandis que le chariot tiré par le grand boeuf blanc symbolise le Véhicule unique, le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

Cheng (Tch'eng). Fils du roi Wu de la dynastie de Zhou auquel il succéda.

Cheng-guan (Ts'ing leang, Ch'ing-liang, Chokan, 澄観), (738-839). Quatrième patriarche de l'école Huayan zhong (Kegon) dans la Chine des Tang. A l'âge de onze ans, il entra dans la vie religieuse et étudia les enseignements des écoles Ritsu et Sanron, y compris le Sutra du Lotus.
Il pratiqua aussi la méditation de Zhiyi sous la direction de Zhanlan. Plus tard, il se convertit au Sutra Kegon et donna des cours sur ce sutra au temple Qingliang-si et écrivit divers commentaires au nombre desquels le Kegongyo Sho (738-839). Cheng-guan s'appropria le principe d'ichinen sanzen et prétendit qu'il était implicite dans le passage du Sutra Kegon: "l'esprit est un peintre de talent". Il alla jusqu'à affirmer que ce principe d'ichinen sanzen était également révélé dans le Sutra Kegon, Mais bien qu'il prétendît avoir compris le principe d'ichinen sanzen, il nia que les êtres non-sensitifs puissent avoir l'état de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren

Chen Shubao (陳叔寶) (553-604) ou Chen Houzhu (陳後主). Cinquième et dernier souverain de la dynastie Chen, (557-618) lors de la période des Dynasties du Nord et du Sud. Chen Shubao était plus intéressé par la littérature et les femmes que par les affaires de l'Etat. Pourtant Nichiren le loue pour son attitude face à Zhiyi : "De même, l'empereur de la dynastie Chen, qui écarta les Trois écoles du Sud et les sept écoles du Nord, et s'appuya sur le Maître du Dharma Zhiyi, et l'empereur Kammu, qui préféra le Maître du Dharma Saicho aux moines éminents des Six écoles, sont, de nos jours encore, respectés pour leur sagesse". (réf)

Chenzhen (Tch'en Tchen, Ch'en Chen, Chinshin, 陳鍼). Officier au service de la dynastie Liang (502-557). Frère aîné de Zhiyi, il s'opposa longtemps à l'entrée de ce dernier dans les ordres, car n'ayant plus de famille, les deux frères étaient très proches. Devant l'insistance de Zhiyi, il finit par céder. Un devin lui prédit qu'il allait mourir avant la fin du mois mais en pratiquant la méditation selon les enseignements de Zhiyi il a prolongé sa vie de quinze ans. Ce qu'en dit Nichiren

Chiguo tianwang (roi céleste Gardien du Pays, Jikoku tenno, Dhrtarastra devaraja)

Chiho (coréen Chipong). Moine originaire de Silla, Etat de la péninsule de Corée, qui se rendit d'abord au Japon, puis en Chine des Tang avec Chiran et Chiyu pour y étudier la doctrine Faxiang (Hosso) sous la direction de Zhizhou. De retour au Japon, il s'installa au temple Gango-ji et se consacra à la propagation de la doctrine Rien-que-conscience. Ce qu'en dit Nichiren

Chikugo (Nichiro)

chikusho (animaux, xysheng, tiryag)

Chinchamanavika ou Chincha (Sensha ou Sensha-nyo, 旃遮・旃遮女). Femme de caste brahmanique qui calomnia Shakyamuni. Selon le Kokigyo (Sutra des Vies antérieures), Chinchamanavika attacha une marmite sous sa robe et déclara publiquement qu'elle était enceinte de Shakyamuni. Mais le dieu Taishaku, se changeant en rat, se glissa sous sa robe et rongea la corde qui maintenait en place la marmite qui tomba, dévoilant ainsi la supercherie; puis la terre s'ouvrit et Chinchamanavika tomba vive en enfer. Cette calomnie fait partie des neuf grandes épreuves endurées par Shakyamuni.

chintamani voir joyau

Chipong voir Chiho

Chishaku 智積 1 (Jnanakara). Aîné des seize fils du bouddha Daitsu. Chishaku signifie "Accumulation du savoir". L'histoire du bouddha Daitsu et de ses seize fils est relatée dans le chapitre VII du Sutra du Lotus. Dans le lointain passé de sanzen-jitengo, le bouddha Daitsu enseigna le Sutra du Lotus à ses seize fils. Ses fils enseignèrent alors le Sutra à des personnes dont certaines atteignirent l'Eveil. Ces personnes font partie du premier groupe. Le second groupe comprend ceux qui ont adopté la foi en ce Sutra à cette époque mais l'abandonnèrent plus tard en acceptant les enseignements moins élevés du bouddhisme du Hinayana. Cependant, ces personnes entendirent de nouveau le Sutra du Lotus et atteignirent l'Eveil, lorsque le seizième fils apparut en Inde en tant que Bouddha Shakyamuni. Le troisième groupe comprend ceux qui ont entendu le Sutra du Lotus dans sanzen-jitengo mais n'y ont pas cru et n'ont pas pu atteindre la boddhéité, même en renaissant à la même époque que le bouddha Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren

Chishaku 智積 2(Prajnakuta) Nom d'un bodhisattva, mentionné dans le chapitre Devadatta, comme un disciple du bouddha Taho. Ce qu'en dit Nichiren

Chisho, 智証 voir Enshin

cho. Unité de mesure ancienne, définie de diverses manières, notamment comme la longueur de la rue principale d'un village de quelques maisons. Environ 200 m. Selon d'autres sources, unité de longueur d'environ 108m, ou unité de surface de 98 ares.

Chokan voir Chengguan

Choraku-ji 長楽寺. Temple qui aurait été fondé par Ennin (Jikaku).

Chosho-ji 長勝寺 (Ishii-zan Chosho-ji). Temple fondé en 1263 par Nagakatsu Ishii (Ishii Saburo Chosho). A l'origine, c'était l'emplacement du temple Honkoku-ji où Nichiren a pu se refugier à son retour d'Izu. Le Honkoku-ji ayant été transféré à Kyoto, Nissei construisit en 1345 le temple Chosho-ji, en l'honneur du seigneur Nagakatsu, fidèle disciple de Nichiren. La cour est célèbre par une statue de Nichiren entourée des Quatre Grands rois du ciel.

Chou (dynastie) voir Zhou

chronologie des religions : voir le tableau synoptique

chu (vérité du milieu)

Chu-agon gyo, 中阿含経. Anthologie des sutras Agama moyens. Un des quatre sutras chinois Agon (Agama). Il fut traduit de 397 à 398 par Samghadeva. Il s'agit d'une compilation de 222 sutras de moyenne longueur dont le premier, le Sutra Zempo (Sutra de la Bonne Loi), énonce les sept conditions permettant à un moine de se libérer des désirs terrestres; le Sutra Senyu (Sutra de la Parabole de la Flèche), qui relate la parabole de la flèche empoisonnée, fait également partie du sutra Chu-agon, qui correspond au texte pali Majjhima-nikaya. Ce qu'en dit Nichiren

Chuai Tenno 仲哀天. Quatorzième empereur (192-200?) semi-mythique, fils du prince Yamatotakeru et donc petit-fils de l'empereur Keiko. Sa femme Jingu Kogo, elle aussi considérée comme semi-mythique, aurait mené une guerre contre la Corée. Nichiren en fait le père de Hachiman. Ce qu'en dit Nichiren

chudo voir voie du milieu

Chugan-ron-sho, 中観論疏 (Annotations sur le Madhyamaka-karika). Commentaire de Jizang (549-623) de l'oeuvre de Nagarjuna sur la voie du milieu.

Chukyo (1218-1234). Enfant-empereur du Japon en 1221. Il succède à Juntoku mais doit rapidement céder la place à Go-Horikawa.

Chunda (Junda, 純陀). Forgeron du village de Pava qui offrit à Shakyamuni le dernier repas avant son parinirvana. Selon le Sutra Jo-Agon, alors que Shakyamuni se trouvait dans ce village, Chunda l'entendit prêcher les enseignements qui furent ultérieurement compilés dans le Sutra du Nirvana. Touché et ravi, il invita chez lui le Bouddha et ses moines et leur prépara un repas spécial. Comme bienfait résultant de cette offrande, on dit qu'il parvint à s'éveiller au fait que rien ne naît ni ne meurt dans le domaine des phénomènes (musho honin). Après avoir quitté la maison de Chunda, le Bouddha se rendit à Kushinagara où il mourut dans le bosquet d'arbres shala. Pensant que Chunda pourrait être blâmé pour avoir causé sa maladie, le Bouddha a expliqué: "Il y a deux offrandes de nourriture qui surpassent toutes les autres. La première est l'offrande juste avant l'Eveil et la seconde juste avant le Parirvana". Ce qu'en dit Nichiren

Chu Ron ou Chuju or Churonju ou Chu-ro, 中頌・中論頌・中論 (Stances du Milieu ou La doctrine de la Voie du milieu, Madhyamaka-karika). Ouvrage en 450 stances divisées en 27 chapitres de Nagarjuna, traduit en chinois par Kumarajiva en 409. Nagarjuna y attaque l'affirmation de l'école Sarvastivada que les dharmas ou éléments de l'existence sont réels, et soutient le concept de non-substantialité (ku), sur la base des sutras Hannya. Le Chu Ron débute par huit négations: il n'y a ni naissance, ni extinction, ni cessation, ni permanence, ni uniformité, ni diversité, ni allée, ni venue. En niant tous les concepts possibles, on peut arriver à la notion de "vide" ou de "non-substantialité" qui est le cœur de la philosophie bouddhique. Nagarjuna explique que les phénomènes n'ont aucune nature individuelle fixe et sont "vides" ou sans substance parce qu'ils ne naissent et ne disparaissent qu'en vertu de leur relation avec d'autres phénomènes (origine interdépendante). Cette non-substantialité, qui ne peut être définie ni comme existence ni comme non-existence, est appelée Voie du milieu (chudo). Cette idée de non-substantialité formulée par Nagarjuna devint la base théorique du Mahayana et exerça une très grande influence sur son développement ultérieur. Le Chu Ron était l'un des textes principaux de l'école Madhyamika en Inde et en Chine, il devint l'un des trois textes de base de l'école San-lun (Sanron). Ce qu'en dit Nichiren

chutai voir triple vérité

Chuzan Daitoku. Moine de l'école Hosso au Xe siècle. Il étudia sous la direction de Kusei, au temple Kofuku-ji, et excella dans les débats. En 963, quand l'empereur Murakami invita des moines érudits de diverses écoles à un débat religieux, la participation de Chuzan fut remarquée lors d'une joute oratoire avec Ryogen du mont Hiei, contribuant au prestige de l'école Hosso. Plus tard, il entra au mont Kumano et fit des exposés sur le Sutra Hannya Shin.

Ci-an (Ts'eu-ngan). Personnage d'une légende chinoise. Voyant une grue jaune (sai, grand oiseau imaginaire dont on disait en Chine qu'il pouvait voler jusqu'à mille milles en portant un ermite sur son dos), mise en vente sur le bord d'une route, il fut pris de pitié pour elle et offrit ses vêtements pour la libérer en échange. Quand il mourut, la grue vola jusqu'à sa tombe et répéta son nom sans cesse pendant trois ans. Avec, pour résultat, qu'il finit par revenir à la vie. Ce qu'en dit Nichiren

ciel ou monde-état céleste (ten, 天 ou tenkai, 天界, deva loka). Le sixième des dix mondes, celui des dieux. Dans la pensée bouddhique, il ne s'agit nullement d'un paradis. Ciel est le plus souvent synonyme de "monde psycho-mental". Les divinités sont des fonctions psychiques que C.G. Jung qualifierait volontiers de numineuses ou archétypiques. Ces fonctions psychiques ne sont pas soumises aux souffrances propres au monde des hommes mais elles ne sont pas immortelles. Les deva, dragons, et autres entités psychiques des huit groupes subissent les cycles de vies/morts. Les "dieux" trop primitifs meurent et sont remplacés par d'autres, tout comme les démons, si caractéristiques parfois d'une époque donnée. A l'origine, on divisait le royaume du Ciel en vingt-huit sections : les six ciels du monde du désir, les dix-huit ciels (certaines sources en donnent seize ou dix-sept) du monde de la forme et les quatre ciels du monde du sans forme. Quand on considère le Ciel comme le symbole d'un état de vie, ces divisions du monde en trois plans peuvent représenter diverses sortes de joies. Ainsi, la joie dans le monde du désir est le ravissement ressenti quand les désirs immédiats sont satisfaits. La joie dans le monde de la forme correspond à la santé physique, la force et la sensation de bien-être. La joie dans le monde du sans forme est une joie ou une satisfaction spirituelle. Les joies de l'état céleste, quelles qu'elles soient, sont passagères et vulnérables face aux circonstances extérieures. (Voir le tableau des 10 mondes) Ce qu'en dit Nichiren

ciels de la mythologie indienne. (Vingt-huit ciels).
Au centre du monde se trouve le mont Sumeru, la demeure d'Indra, puis viennent les trois mondes ou trois plans (désirs, forme, sans-forme) dont chacun est divisé en un certain nombre de ciels.
Le plan du désir
(Kamadhatu), le plus proche du centre, est divisé en six ciels qui sont censés se trouver entre la Terre et le ciel de Brahma. Ce sont :
1) le ciel des Quatre Rois célestes (Shio ten, Chatur-maharaja-kayika) Le Ciel des Quatre Rois célestes est situé à mi-chemin du sommet du mont Sumeru et le sommet du Ciel des Trente-trois Dieux.
2) le ciel des trente-trois divinités
(Tori ten ou Sanjirsanten, daolitian, tavatimsa ou Trayastrimsha)
3) le ciel de Yama (Yama ten, Yama)
4) le ciel de la Satisfaction (Tosotsu ten, Tushita)
5) le ciel où l'on naît dans la Joie ou ciel de la joie spontanée (Rakuhenge ten ou Keraku ten,
化楽天・楽変化天, Nirmanarataya)
6) le ciel de Mara, le Roi-Démon (Takejizai-ten, Paranirmita-vashvartin)
Le plan de la forme
(Rupadhatu) est divisé en quatre ciels de méditation (subdivisés en 18)
Le plan du sans-forme (
Arupadhatu) est divisé en 5 ciels de pureté ou, selon d'autres listes, en 4 royaumes immatériels. Voir le schéma des 33 ciels.

ciel de Brahma voir séjour de Brahma

ciels de la méditation [quatre] ou quatre ciels dhyana, ou même quatre dhyanas (shi-zenjo, 四禅定, chatur-dhyana). Ciels qui constituent le monde de la forme (shizenten, rupadhatu). Quand, en passant par les quatre niveaux de la méditation, on s'est libéré des illusions du monde du désir, on peut renaître dans ces quatre ciels de la méditation. Ils se subdivisent encore en dix-huit ciels (juhachi-ten, 十八天) de la façon suivante:
- premier ciel: Ciel Brahmaparshadya (Bonshuten), Ciel Brahmapurohita (Bompoten), Ciel Mahabrahman (Daibonten)
- deuxième ciel: Ciel Parittabha (Shokoten), Ciel Apramanabha (Muryokoten), Ciel Abhasvara (Koonten)
- troisième ciel: Ciel Parittashubha (Shojoten), Ciel Apramanashubha (Muryojoten), Ciel Shubhakritsna (Henjoten)
-quatrième ciel: Ciel Anabhraka (Muunten), Ciel Punyaprasava (Fukushoten), Ciel Brihatphala (Kokaten), Ciel Asamjnin (Musoten), Ciel Avriha (Mubonten), Ciel Atapa (Munetsuten), Ciel
Sudrisha (Zengenten), Ciel Sudarshana (Zenkenten), Ciel Akanishtha (Shikikukyoten). Ce qu'en dit Nichiren

ciels de pureté [cinq] (go jogoten, 五浄居天, shuddhavasa). Les cinq ciels les plus élevés dans le monde du sans forme (arupadhatu), où renaissent ceux qui atteignent la troisième étape de la boddhéité, shomon (celle du non-retour). On dit qu'il n'y a ni vent ni courants violents dans ces ciels, si bien que les fleurs des arbres ne s'envolent jamais, pas plus qu'un feu ne s'y éteint. Ce qu'en dit Nichiren

ciel de Yama, (Yama-ten 夜摩天). Le troisième des six ciels du monde du désir. Ce ciel est toujours illuminé et ses habitants connaissent la satisfaction des cinq désirs. Il est situé à quatre-vingt mille yojanas au-dessus du Ciel Trayastrimsha qui se trouve au sommet du mont Sumeru. Il mesure 80000 yojanas de chaque côté et comprend 32 royaumes. La durée de vie des habitants de ce ciel serait de 2000 ans, dont chaque jour correspondrait à 200 ans du monde humain. Le seigneur de ce ciel, Yama, fut, à l'origine, un dieu aryen et apparaît dans les vedas. Plus tard, il fut considéré comme le juge des morts et le maître de l'enfer.

ciel des Quatre Rois célestes (Shio-ten, 四王天, Catur-maharaja-kayika). Demeure des Quatre Rois célestes, située à mi-chemin du sommet du mont Sumeru. L'un des six ciels du Monde des désirs

ciel Trayastrimsha (Tori-ten, f利天, 忉利天). Ciel des trente-trois divinités; deuxième des six ciels du monde des désirs, qui est le premier plan du Monde des Trois Plans. Ce ciel est situé sur un plateau au sommet du mont Sumeru. où les trente-trois divinités, y compris Taishaku, étaient censées résider. Taishaku régnait de son palais au centre, tandis que les trente-deux divinités vivaient sur quatre pics montagneux, huit divinités par montagne, chacune de ces montagnes étant située à l'un des quatre coins du plateau. Leurs noms sont énumérés dans le Sutra Shobonen (Sutra de la Méditation sur le Dharma correct) On prête aux êtres qui y vivent une durée de vie de mille ans; et chaque jour qui s'y écoule est l'équivalent de cent ans dans notre monde saha. Ce qu'en dit Nichiren

ciel Tushita (Tosotsu-ten ou Toshita-ten, 兜率天・覩史多天). Dans la cosmologie indienne, quatrième des six ciels du monde du désir auxquels il est fait allusion dans le Daichido Ron de Nagarjuna et dans le Kusha Ron de Vasubandhu. "Ciel de satisfaction" où les bodhisattvas séjournent, avant leur dernière renaissance dans le monde, pour atteindre la bodhéité. Ce ciel comprend une cour intérieure et une cour extérieure. Dans la première cour résiderait le bodhisattva Maitreya où il prêche le Dharma à des êtres célestes. D'après la légende, c'est de ce ciel qu'est descendu Shakyamuni pour s'incarner dans le sein de Maya. Ce qu'en dit Nichiren

Cien (Ts'eu-ngen) (Jion, 慈恩), (632 - 682), de son vrai nom Kui-ji (K'ouei-tsi). Cien-si 慈恩寺 est le nom du temple où Kui-ji a vécu. Il fut le principal disciple du fameux moine pèlerin Xuanzang (602 - 664), avec qui il effectua des traductions du sanskrit en chinois, notamment le Joyuishiki Ron. Il propagea comme ce dernier, l'enseignement de l'école Faxiang (Hosso), qui se réfère à la doctrine du Rien que conscience, héritée du courant indien des Yogacarin. Son oeuvre la plus connue est le Hokke Genzan. Ce qu'en dit Nichiren

cinq afflictions voir cinq troubles

cinq actes sans rémissionvoir cinq forfaits.

cinq Agama (go-bu, 五部). Cinq fascicules de l'Agama pali, ou la partie sutra du canon de l'Ecole du Sud (Theravada). Voir Sutra Agama. Ce qu'en dit Nichiren

cinq agrégats ou cinq composants (forme, perception, conception, volition et conscience), (goon ou go-un, 五陰,・五, panca skandha). Cinq groupes de phénomènes (matière corporelle, fonctions biologiques et mentales) qui s'unissent temporairement pour former un être vivant individuel.
-
La forme (shiki, rupa) est l'aspect physique de la vie et comprend les cinq organes des sens : les yeux, les oreilles, le nez, la langue et le corps, par lesquels chacun perçoit le monde extérieur.
- La perception (ju, vedana) est la fonction de recevoir des informations extérieures par les six organes des sens (les cinq organes plus le mental qui intègre les impressions des cinq sens).
- La conception ou conceptualisation (so, sanjana) est la fonction qui crée des représentations mentales ou idées à partir de ce qui a été perçu.
- La volition (gyo, samskara) est ce qui agit sur la conception et motive une action vers ce qui a été perçu.
- La conscience (shiki, vijnana) est la fonction de discernement et donne naissance aux agrégats de perception, conception et volition.
La forme représente l'aspect physique de la vie, tandis que les quatre autres agrégats en représentent l'aspect spirituel. Comme ces deux aspects sont inséparables, il ne peut y avoir de forme sans perception, conception, volition et conscience, et aucune conscience sans forme, perception, conception et volition. Toute forme de vie se maintient par l'interaction de ces cinq agrégats. Leur fonctionnement est influencé par le karma qu'une personne a accumulé au cours de ses vies successives et contribue ainsi à créer le karma futur. La conscience (shiki), telle qu'elle est définie dans le principe des cinq agrégats, possède en réalité plusieurs niveaux; les plus évidents étant ceux qui sont liés aux six organes des sens. Les septième, huitième et neuvième consciences sont situées à un niveau plus profond. Selon cette théorie, chaque action et expérience constitue le karma engrangé dans la huitième conscience ou conscience-alaya, et la neuvième conscience ou conscience-amala est considérée comme la conscience pure fondamentale, totalement libre de tout lien karmique. Voir les Neuf consciences. Ce qu'en dit Nichiren

cinq ascètes ou cinq bhikhu (go-biku, 五比丘). Ajnata Kaundinya, Ashvajit, Mahanama, Bhadrika, Vashpa. (Kondanna, Assaji, Mahanama Bhaddiya et Vappa) D'autres listes donnent Ajnata Kaundinya, Ashvajit, Bhadrika, Dashabala Kashyapa, Mahanama et Nichiren s'en tient à cette dernière. Avant que Shakyamuni ait atteint l'Eveil, ils pratiquèrent avec lui les austérités. Toutefois, lorsque Shakyamuni abandonna l'ascétisme, ils crurent qu'il abandonnait sa recherche de la vérité et le quittèrent pour aller au Parc aux Daims à Varanasi poursuivre leurs pratiques d'austérité. Après son Eveil, Shakyamuni se mit à leur recherche, car c'est à eux qu'il voulait enseigner en tout premier lieu. Selon certains textes, ils le reçurent d'abord avec quelque froideur, le considérant comme un relaps. Mais ensuite, impressionnés malgré eux, ils écoutèrent son enseignement et devinrent vite ses disciples. Ce qu'en dit Nichiren

cinq autels [rituel des] ou rituel des quinze autels (jugodan no daiho, jugodan-ho). Cérémonies dédiées à cinq puis quinze déités, que l'ex-empereur Go-Toba imposa aux moines du Tendai et Shingon, pour provoquer la défaite des armées shogunales, lors de l'incident de Jokyu en 1221. Ce qu'en dit Nichiren

cinq bonnes divinités successives (goban zenjin, 五番善神). Terme sous lequel on regroupe ceux qui ont fait serment dans le chapitre des Dharani (XXVI) du Sutra du Lotus de protéger les croyants de ce sutra. Ce sont :
1) le bodhisattva Yakuo
藥王菩薩 (Roi des Remèdes, Baisajyaraja);
2) le bodhisattva Yuze , 勇施菩薩(Don-Héroïque, Ksemadatta);
3) le grand roi céleste  Tamon  多聞天王 (Grande-Ecoute, Vashraivana);
4) le grand roi céleste Jikoku 持國天王 (Gardien du Pays, Dhrtarastra devaraja);
5) les dix filles-démones (jurasetsunyo,十羅刹女, raksasi).

cinq bouddhas (go-butsu, 五仏 ou gochi nyorai, 五智如来). 1. Cinq bouddhas de la sagesse. Bouddhas décrits dans les mandalas du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice, les deux objets de culte du Shingon. Les cinq bouddhas du premier mandala sont:1) au centre, Dainichi-Vairochana qui représente la sagesse de l'essence du Dharma, celle qui penètre la nature du monde phénoménal; 2) à l'est, Ashuku qui symbolise la sagesse du grand miroir rond, percevant le monde tel qu'il est; 3) au sud, Hosho qui représente la sagesse impartiale, celle qui reconnaît l'égalité fondamentale entre toutes les choses; 4) à l'ouest, Amida qui personnifie la sagesse de l'intuition du particulier discernant les capacités de tous les êtres; 5) au nord, Fujoku qui symbolise "la sagesse de la pratique parfai