| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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caitya ou chaitya. Lieu, édifice sacré chez les bouddhistes et les jains, qui comporte généralement un stupa. Seule une catégorie de stupas, les
dhatu-chaitya, abritent des reliques.
calamités voir trois calamités calamité d'invasion par une nation étrangère
(takoku-shimpitsu-nan, 他国侵). L'un des sept
désastres décrits dans le Sutra Yakushi.
calendrier japonais. Chaque année est désignée par deux noms empruntés à deux systèmes parallèles. L'un compte de dix ans en dix ans ("les dix tiges célestes"), l'autre ("les douze branches terrestres") - de douze en douze. Il existait (avant 1873) plusieurs systèmes de numérotation des années au Japon ; le plus connu est le calendrier basé sur les ères (nenego) de leurs empereurs. Une autre méthode (genka) était basée sur le cycle jupitérien de 60 ans et divisait celui-ci en 12 "branches" (shi) correspondant aux douze animaux du zodiaque, en 5 éléments ou troncs (kan) (bois, feu, terre, métal, eau) considérés comme majeurs (frère aîné -noe) ou mineurs (frère cadet -oto) selon une progression alternée. Le même signe composite revenait tous les 60 ans. La première année de chaque cycle est toujours celle du Rat-bois-majeur : ne-ko-kinoe) Voir le tableau des cycles calice de diamant[précepte du] (kongo-hoki-kai, 金剛宝器戒). Précepte qu'il est impossible de briser. Saicho compare l'état de bouddha, ou le véritable aspect de tous les phénomènes enseigné dans le Sutra du Lotus à un calice de diamant ; ainsi ce précepte consiste à adhérer au Sutra du Lotus. calomnie : Ce qu'en dit Nichiren calomnier le Dharma bouddhique voir dénigrer. Candrakirti voir Chandrakirti Candraprabha voir Chandraprabha Candrasuryapradipa voir Chandrasuryapradipa canon
bouddhique. Ensemble
de textes bouddhiques considérés comme les paroles du Bouddha.
Initialement composé du Tripitaka,
il s'est modifié aux cours des siècles par des ajouts propres
aux différents écoles si bien qu'à côté
des deux canons pali (theravada et mahayana)
s'est constitué un canon chinois comprenant des textes écrits
entre le Ier et le Xe s. ainsi qu'un canon tibétain constitué
vers le XIIIe siècle et enrichi d'une "Corbeille des tantra".
Le canon pali, tel qu'il a été défini par les deux
premiers conciles est reconnu par l'ensemble
des écoles bouddhiques. Nichiren se réfère généralement
au Tripitaka défini par les
quatre conciles mahayana. canon mahayana. Le canon mahayana, tel qu'il existe actuellement, comprend le Sutra de la Guirlande de fleurs (Kegon ), les sutras Agama (sutras theravada des Trois Corbeilles, Agon kyo), les sutras de la Terre pure (Amidakyo, Muryoju, Kammuryoju) les sutras de la Prajna (ou Sutra de la Perfection de la Grande Sagesse, Hannya kyo, Prajnaparamita sutra), le Sutra du Nirvana (Daihatsu Nehangyo Gobun ou Daihatsunehan) et le Sutra du Lotus ainsi que d'autres d'importance variable. canon
pali. Ensemble de textes bouddhiques de la
tradition theravada consignés en pali
et qui comprend les trois "Corbeilles" (tripitaka)
Caractère des dharma [école] voir Hosso shu caractère provisoire voir provisoire castes.
(varna). Dans l'Inde antique, division de
la société en quatre classes : Catalogue d'Ecrits bouddhiques.
(Naiten-roku,
内典録, abr. de Grand Catalogue d'Ecrits bouddhiques de la Dynastie Tang,
Daito-naiten-roku, 大唐内典録). Compilation des
textes du canon bouddhique effectuée en 664
par Daoxuan. Il comprend dix volumes. Catalogue de l'ère Zhen-yuan voir Jogen-shakkyo-roku catégories [trois] çatur aryasatya (shatur aryasatya, quatre nobles vérités, quatre vérités, shitai) causalité
(inga, 因果, littéralement cause-effet).
Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie,
et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette
causalité est sous-jacente à la doctrine du karma.
Toute cause (in) entraîne un effet (ka).
Tout phénomène composé (samskrata)
est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions
(en). Ainsi "produit", le phénomène
entraîne à son tour la formation d'autres phénomènes
composés qui "naissent" au moment où le premier
phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara.
Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le
présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets
dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée
et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du
point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique
de bodhisattva pour atteindre la bodhéité et l'effet représente la bodhéité.
Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha
sont de même essence et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états,
ou pratique) et l'effet (la bodhéité, ou le résultat de la pratique)
sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens
causaux cause et de l'effet
[simultanéité de la] (inga-guji,
因果倶時). Principe selon lequel la cause et l’effet, à la fois, existent
ensemble et simultanément dans un seul moment de vie. Il contraste avec
le concept de non-simultanéité de la cause et de l’effet, ou de la cause
et de l’effet tels qu’ils apparaissent dans le monde phénoménal, où il
semble y avoir inévitablement un intervalle de temps entre une action
et son résultat. Selon le point de vue d’après lequel tous les phénomènes
existent dans un seul moment de vie (ichinen
sanzen), il ne peut y avoir de distinction entre la cause (in)
et l’effet (ka) ; en d’autres termes, la cause
et l’effet sont simultanés. Il convient de distinguer l'effet (ka)
et la rétribution (ho) qui, elle, apparaît
lorsque les conditions (en) sont réunies,
sous l'action d'un agent. En
effet, dix
modalités d'expression de la vie explicitent : cause fondamentale,
cause primordiale ou principe mystique de la Véritable cause (honnin-myo,
本因妙). Un des dix principes mystiques
de l'enseignement essentiel formulés
par Zhiyi dans le Hokke
Gengi. Ce qui permit à Shakyamuni d'actualiser
son Eveil Atemporel. Le terme est utilisé
par rapport à celui de Véritable effet ou effet fondamental Caverne des sept feuilles.
(Shichiyokutsu, 七葉, Saptaparnaguha
ou Mahavansa Sattapanni). Site près
de Rajagriha au Magadha,
où, avec le soutien du roi Ajatashatru,
se tint le Premier Concile bouddhique dans
le dessein de compiler les enseignements de Shakyamuni après son
extinction. Shakyamuni y aurait prononcé le sermon où il comparait l'homme
à la plante "saptaparna" (sept
feuilles) : une fois que la première feuille tombe, on peut facilement
enlever les autres, sauf la dernière qui est aussi la tige (la cause).
celui qui est entré sur la voie (nyudo, rudao, sannyasin) cent
huit. Le chiffre 108 est
un chiffre sacré, voire magique, fortement connoté ésotériquement : en
effet, le pentagone, dans lequel s'inscrit l'homme parfaitement accompli,
est construit sur des angles de 108 degrés. Par ailleurs, 108 = (1puissance1)
multiplié par (2 puissance 2) multiplié par (3 puissance 3) X 3. Et il
se lit aussi comme suit : 1 (le chiffre germe), 0 (le chiffre vacuité)
et 8 (le chiffre infini). Est-ce là la raison ? Qui sait ? Toujours est-il
qu'il y a 108 Upanishads retenues au canon
(alors qu'il y en a, en réalité, entre 250 et 300 ! ), de même que le
mala (rosaire) ou le juzu
ont 108 grains, que la danse cosmique de Shiva Nataraja
est une suite de 108 figures chorégraphiques, que les péchés sont au nombre
de 108 pour les tibétains, que le bienheureux Krishna
joue avec 108 Gopis, etc. Information
fournie par le site http :
//www.les-108-upanishads.ch/ cercle de vent. Cercle formé en premier quand un monde prend forme et que des êtres humains apparaissent dans un kalpa de formation. Selon le Kusha Ron, le pouvoir du karma des êtres vivants amène d'abord un petit vent à s'élever dans l'espace. Ce vent se développe et forme un cercle gazeux qui constitue la base d'un monde. Sur ce cercle de vent, un cercle de feu puis un cercle d'or se forment, puis sur eux une terre avec son Mont Sumeru, ses mers et ses montagnes. Ce qu'en dit Nichiren Cérémonie
dans les airs (koku-e,
虚空会). Image symbolique décrite dans le chapitre
XI - Tour aux trésors du Sutra du Lotus où
on voit apparaître une tour (un stupa
en fait), dans laquelle se tient le bouddha Taho
qui atteste de la vérité des paroles de Shakyamuni exposant
le Sutra du Lotus. Tout ce qui se passe dans le "ciel"
indique qu'il s'agit d'un monde psycho-mental. Les airs désignent,
en outre, la non-temporalité. Zhiyi analyse
cette cérémonie comme la deuxième des Trois
Assemblées décrites dans le Sutra du Lotus, au
cours de laquelle tous les participants flottent dans l'espace au-dessus
du monde saha. Au coeur de cette cérémonie
se trouve la révélation de l'Eveil
primordial du Bouddha et la transmission de l'essence du Sutra
aux bodhisattvas Surgis de terre. Nichiren affirme
que le Gohonzon est la concrétisation
parfaite de son propre Eveil, et que ce que représentent le Gohonzon
et la Cérémonie dans les Airs ne sont, dans leur essence,
qu'une seule et même chose. Ce
qu'en dit Nichiren cérémonie d'ordination. Au Japon, la première cérémonie d'ordination selon les enseignements mahayana fut instaurée par Saicho. La première ordination eut lieu au temple Takaosan-ji en 805. Huit moines, parmi lesquels Dosho et Shuen reçurent les préceptes de la manière préconisée dans le Sutra Bommo : dix préceptes majeurs et quarante-huit préceptes mineurs.Auparavant les ordinations selon les enseignements hinayana avait lieu aux temples Todai-ji à Nara, Yakushi-ji dans la province de Shimotsuke et Kanseon-ji, dans la province de Tsukushi. cérémonie d'onction voir abhisheka cérémonie d'ouverture des yeux (kaigen kuyo) voir ouverture des yeux cérémonie du lâcher en liberté (hojo-e,
放生会). Cérémonie bouddhiste qui consiste à libérer les êtres vivants, tels
que poissons, oiseaux, etc., de la captivité. Cette pratique traduit la
compassion à l'égard de tout ce qui vit. Elle a été introduite au Japon
pendant le règne de l'empereur Bidatsu (572-585).
cérémonies et services rituels
du bouddhisme Nichiren pratiqués en Europe.
Nous indiquons uniquement les cérémonies principales de
la Nichiren Shoshu, et de la Nichiren
Shu) chaîne causale voir douze liens causaux chakra (littéralement, roue, cercle) Un des sept joyaux qui viennent spontanément dans la main d'un Chakravartin. Voir roue du Dharma. chakras Centres d'énergie décrits dans le Kundalini yoga. Leur utilisation est propre au Vajrayana et dans une moindre mesure dans le Shingon. Les bouddhismes chinois et japonais accordent une importance particulière au 2ème chakra : qi, tanden. Le bouddhisme du Lotus ne nie pas le concept mais le réserve à la médecine, considérant que les "88 000 chakras" décrits par les textes anciens désignent le corps/esprit/environnement indivisible. Chakravada (Cercle
de Fer, Tetchi-sen ou Tetsurini-sen,
鉄囲山・鉄輪囲山). Huitième et dernier rang concentrique qui entoure les sept
rangs en or du Chakravalas. Chakravala (Enceinte de Fer) Chaîne de montagnes qui entourent le Mont Sumeru. Dans la traduction chinoise du Sutra du Lotus cette chaîne est appelée Jingang shan (Monts de Diamants, Kongosen) Chakravalas.
Dans la cosmologie indienne, sept
chaînes de montagnes en or en rangs concentriques, entre lesquels
se trouvent sept mers parfumées ; au centre se trouve le
Mont Sumeru.
Chakravartin voir Roi-qui-fait-tourner-la-Roue-de-la-Loi chamanisme.
Méthode permettant d'utiliser les états de conscience modifiés
pour trouver des solutions à des problèmes et pour soigner.
Les chamans furent les premiers guérisseurs ; ils étaient
tout à la fois conseillers spirituels, sages et visionnaires. champaka
(sempuku-ju, 瞻蔔樹). Arbre au bois parfumé,
dont les feuilles sont d'un vingtaine de centimètres de long et
qui donne des fleurs de couleur blanche ou dorée. Chan 禪 voir Zen ; Trois écoles de Chine du Sud et les sept écoles de Chine du Nord ; cinq écoles Chan Chandaka,
Channa (Shanoku,
車匿). Serviteur de Shakyamuni à l'époque
où celui-ci n'avait pas encore renoncé à la vie séculière.
D'après la légende, la nuit où Shakyamuni décida
de quitter Kapilavastu pour mener une vie
religieuse, Chandaka l'accompagna, tenant
son cheval Kanthaka par la bride. Après
avoir parcouru une certaine distance en direction du sud, Shakyamuni se
serait coupé les cheveux, aurait remis ses bijoux à Chandaka
et l'aurait renvoyé à Kapilavastu
en le chargeant d'annoncer qu'il ne reviendrait qu'après avoir
atteint son but. Lorsque Shakyamuni fut parvenu à l'Eveil,
Chandaka devint son disciple. Mais, du fait
de son arrogance, il ne parvint pas à
s'entendre avec les autres moines. Pourtant, on dit que après la
mort du Bouddha, il aurait suivi Ananda et
serait parvenu au stade d'arhat. Ce
qu'en dit Nichiren chandala (sendara, 旃陀羅). Classe d'"intouchables" qui, dans l'ancien système de castes indien, se situait au-dessous de la plus basse des quatre castes. C'est aux personnes de cette classe qu'incombaient les tâches de manier les cadavres, d'égorger les animaux et, d'une manière générale, toutes les activités liées à la mise à mort de créatures vivantes. Nichiren, né dans une famille de pêcheurs, déclara appartenir lui-même à cette caste. Il faut toutefois nuancer cette déclaration, la hiérarchisation de la société japonaise en "castes" étant de loin postérieure à Nichiren. Il est beaucoup plus probable que ses parents étaient assez respectés par les seigneurs de leur village pour qu'ils prennent en charge l'éducation du jeune Zenichi maro. Voir la vie de Nichiren. chandana
voir santal Candra voir Gatten Chandrakirti.
ou Candrakirti (Gessho,
月称)(600–c. 650), supérieur du monastère de Nalanda,
disciple et commentateur de Nagarjuna. L'école
Prasangika le reconnaît comme son fondateur.
Il fut célèbre pour le plus long débat religieux
qu'il mena contre Chandragomin (un partisan
du système Cittamatra d'Asanga)
à l'université de Nalanda.
Ce débat se poursuivit durant sept ans sans que l'un l'emporte
sur l'autre. Chandraprabha ou Chandrayashas 1. (Gakko-daijin, 月光大臣 ou Gassho-daijin, 月称大臣). D'abord ministre de Bimbisara puis celui d'Ajatashatru. Lorsque ce dernier tua son père et voulut tuer sa mère, il s'unit à Jivaka pour l'en empêcher. Cependant, quand le roi souffrit de plaies purulentes sur tout le corps, Chandraprabha lui conseilla d'aller voir un maître non-bouddhiste, augmentant ainsi son opposition au Dharma. Ce qu'en dit Nichiren Chandraprabha
ou Candraprabha 2. (Gakko-bosatsu,
月光菩`, Moonlight Bosatsu). Un des deux bodhisattvas qui assistent le bouddha Yakushi
en se tenant sur sa droite ; l'autre étant Suryaprabha
(Nikko-bosatsu), sur sa gauche. Chandra
signifie lune et prabha, lumière. Un sanctuaire
lui est dédié à 70 km de Varanasi. Chandrasuryapradipa Chandra-Surya Pradipa, Candra-Suryapradipa, Nichigatsu-tomyo-butsu, 日月燈明仏 (Lampe-brillante-du-Soleil-et-de-la-Lune ou Luminaire-de-Soleil-et-de-Lune, Eclat du soleil et de la lune, Riyueqingmingde, Pure and Bright Excellence of Sun and Moon, Sun-Moon-Light). Le soleil symbolise la prajna, la lune, la samadhi et la lampe est là pour éclairer les autres (les mener à l'Eveil). Bouddha que l'on disait apparu dans le passé illimité pour enseigner le Dharma correct. Le chapitre I du Sutra du Lotus mentionne vingt-mille bouddhas qui apparurent les uns après les autres par le passé, portant tous le même nom, Chandrasuryapradipa. Le dernier bouddha Chandrasuryapradipa enseigna le Sutra du Lotus au bodhisattva Varaprabha (Myoko), incarnation du bodhisattva Manjushri dans une vie précédente. Après la mort de ce bouddha, Varaprabha continua à croire dans le Sutra du Lotus. Les huit fils de Chandrasuryapradipa, nés avant que leur père n'entre en religion, pratiquèrent sous les conseils de Varaprabha jusqu'à l'atteinte de la bodhéité. Le dernier d'entre eux à y parvenir fut appelé le bouddha Dipamkara (Nento). changer le poison en élixir (hendoku iyaku, 変毒為薬). Principe de transformation des difficultés, défauts et souffrances en bienfaits, par l'utilisation de l'enseignement bouddhique. Ce principe fut exposé par Nagarjuna pour qui le Sutra du Lotus est un grand médecin. Hendoku iyaku vient s'ajouter au principe de bonno soku bodai (les passions mènent à l'Eveil) qui engageait le pratiquant non pas à éradiquer les désirs mais à s'en servir comme d'un moteur pour un développement harmonieux de la personnalité. Hendoku iyaku met l'accent sur l'inclusion mutuelle des 10 états. Dans la souffrance existe, à l'état latent, la bodhéité qu'il s'agit de faire apparaître. Voir le côté positif de toute chose, avoir une attitude optimiste face à la vie est certes très appréciable mais cela ne suffit pas. Hendoku iyaku exige des efforts constants et demande beaucoup de sagesse, et une grande énergie vitale. Celles-ci viennent de la pratique bouddhique qui s'appuie sur les paramita. Ce qu'en dit Nichiren Chan-dao (Zendo) Changbuqing pusa (Bodhisattva Toujours Sans Mépris, Jofukyo bosatsu bon) XXème chapitre du Sutra du Lotus Chan-wou-wei (Zenmu, Shubhakarasimha) chapitres
du Sutra du Lotus : Le Sutra du Lotus comprend vingt-huit
chapitres. Les quatorze premiers forment la partie dite de la doctrine
préparatoire et les quatorze derniers la doctrine
essentielle. chariot tiré par un grand boeuf blanc (daibyaku-gosha, 大白牛車). Chariot orné de toute sorte de joyaux et tiré par un grand boeuf blanc. Il apparaît dans la parabole des trois chariots et la maison en feu dans le chapitre III du Sutra du Lotus.. Pour inciter ses enfant à quitter une maison en flammes dans laquelle ils sont absorbés par leurs jeux, leur père, un homme fortuné, leur dit que dehors les attendent trois sortes de chariots qu'ils désirent depuis toujours : l'un tiré par un mouton, l'autre tiré par un daim et le troisième tiré par un boeuf. Mais, lorsqu'ils sortent en courant de la maison, il leur offre un chariot beaucoup plus beau, tiré par un grand boeuf blanc, qui les attend devant la grille de la maison. L'homme fortuné représente le Bouddha ; la maison en feu, ce monde saha ; et les enfants, toute l'humanité. Les trois sortes de chariots représentent les trois véhicules provisoires (auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, bodhisattvas), tandis que le chariot tiré par le grand boeuf blanc symbolise le Véhicule unique, le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren chef de famille voir griha-patiChen (dynastie) 陳朝 (Chen chao) (557-589). Quatrième et dernière des dynasties du Sud. Elle fut détruite par la dynastie Sui. Chen Shubao
(陳叔寶)
(553-604) ou Chen Houzhu (陳後主). Cinquième
et dernier souverain de la dynastie
Chen, (557-618) lors de la période des dynasties
du Nord et du Sud. Chen Shubao était
plus intéressé par la littérature et les femmes que par les affaires de
l'Etat. Pourtant Nichiren le loue pour son attitude face à Zhiyi
: "De même, l'empereur
de la dynastie Chen,
qui écarta les Trois écoles du Sud
et les sept écoles du Nord, et s'appuya sur le Maître
du Dharma Zhiyi, et l'empereur Kammu,
qui préféra le Maître du Dharma Saicho
aux moines éminents des six écoles,
sont, de nos jours encore, respectés pour leur sagesse". (réf) Cheng (Tch'eng) voir Zhou Cheng. Cheng Han, 成汉 ou 成漢 (303 ou 304 à 347). Etat des Seize Royaumes en Chine. Il représentait deux Etats : le Cheng et le Han. Cheng-guan (Ts'ing
leang, Ch'ing-liang, Chokan,
澄観), (738-839). Quatrième patriarche de l'école Huayan
zhong (Kegon) dans la Chine des Tang.
A l'âge de onze ans, il entra dans la vie religieuse et étudia
les enseignements des écoles Ritsu et
Sanron, y compris le Sutra du Lotus.
Cheng Tang voir Shang Tang Cheng-xuan. Lettré de la dynastie des Han postérieurs, qui écrivit des commentaires sur le Classique de la Piété filiale. Chenzhen (Tch'en Tchen, Ch'en Chen, Chinshin, 陳鍼). Officier au service de la dynastie Liang (502-557). Frère aîné de Zhiyi, il s'opposa longtemps à l'entrée de ce dernier dans les ordres, car n'ayant plus de famille, les deux frères étaient très proches. Devant l'insistance de Zhiyi, il finit par céder. Un devin lui prédit qu'il allait mourir avant la fin du mois mais en pratiquant la méditation selon les enseignements de Zhiyi il a prolongé sa vie de quinze ans. Ce qu'en dit Nichiren Chiguo tianwang (roi céleste Gardien du Pays, Jikoku tenno, Dhrtarastra devaraja) Chiho (coréen
Chipong). Moine originaire de Silla, Etat de la péninsule de Corée,
qui se rendit d'abord au Japon, puis en Chine des Tang
avec Chiran et Chiyu
pour y étudier la doctrine Faxiang
(Hosso) sous la direction de Zhizhou.
De retour au Japon, il s'installa au temple Gango-ji
et se consacra à la propagation de la doctrine Rien-que-conscience.
Ce qu'en dit Nichiren Chikugo (Nichiro) chikusho (animaux, xysheng, tiryag) chimaki. Boulettes de riz enroulées dans des feuilles de bambou. Chinchamanavika ou Chincha (Sensha ou Sensha-nyo, 旃遮・旃遮女). Femme de caste brahmanique qui calomnia Shakyamuni. Selon le Kokigyo (Sutra des Vies antérieures), Chinchamanavika attacha une marmite sous sa robe et déclara publiquement qu'elle était enceinte de Shakyamuni. Mais le dieu Taishaku, se changeant en rat, se glissa sous sa robe et rongea la corde qui maintenait en place la marmite qui tomba, dévoilant ainsi la supercherie ; puis la terre s'ouvrit et Chinchamanavika tomba vive en enfer. Cette calomnie fait partie des neuf grandes épreuves endurées par Shakyamuni. chintamani voir joyau Chinzei voir Kyushu Chipong voir Chiho Chishaku 智積 1 [prince](Jnanakara, Zhiji, Accumulated Wisdom prince). L'aîné des seize fils du bouddha Daitsu de la parabole de la cité fantasmagorique du chapitre VII du Sutra du Lotus. Chishaku signifie "Accumulation du savoir". Dans le lointain passé de sanzen-jitengo, le bouddha Daitsu enseigna le Sutra du Lotus à ses seize fils. Ses fils enseignèrent alors le Sutra à des personnes dont certaines atteignirent l'Eveil. Ces personnes font partie du premier groupe. Le second groupe comprend ceux qui ont adopté la foi en ce Sutra à cette époque mais l'abandonnèrent plus tard en acceptant les enseignements moins élevés du bouddhisme du Hinayana. Cependant, ces personnes entendirent de nouveau le Sutra du Lotus et atteignirent l'Eveil, lorsque le seizième fils apparut en Inde en tant que Bouddha Shakyamuni. Le troisième groupe comprend ceux qui ont entendu le Sutra du Lotus dans sanzen-jitengo mais n'y ont pas cru et n'ont pas pu atteindre la bodhéité, même en renaissant à la même époque que le bouddha Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren Chishaku 智積 2
[bodhisattva](Prajnakuta,
Zhij, Accumulated Wisdom
bodhisattva). Nom d'un bodhisattva, mentionné dans le chapitre
Devadatta, comme un disciple du bouddha Taho.
Ce qu'en dit Nichiren
Chisho, 智証 voir Enshin cho. Unité de mesure ancienne, définie de diverses manières, notamment comme la longueur de la rue principale d'un village de quelques maisons. Environ 200 m. Selon d'autres sources, unité de longueur d'environ 108m, ou unité de surface de 98 ares. Chokan voir Chengguan chokusen : dans la période de Kamakura, édit ou ordre impérial, à distinguer de mi-kyosho, décret du shogun. Choraku-ji
長楽寺. Temple qui aurait été fondé par Ennin
(Jikaku). Chosho-ji
長勝寺 (Ishii-zan Chosho-ji). Temple fondé
en 1263 par Nagakatsu Ishii (Ishii
Saburo Chosho). A l'origine, c'était l'emplacement du temple
Honkoku-ji où Nichiren a pu se refugier
à son retour d'Izu. Le Honkoku-ji
ayant été transféré à Kyoto,
Nissei construisit en 1345 le temple Chosho-ji,
en l'honneur du seigneur Nagakatsu, fidèle
disciple de Nichiren. La cour est célèbre par une statue
de Nichiren entourée des Quatre Grands rois
du ciel. Chou (dynastie) voir Zhou chronologie des religions : voir le tableau synoptique chu (vérité du milieu) Chu-agon gyo, 中阿含経. Anthologie des sutras Agama moyens. Un des quatre sutras chinois Agon (Agama). Il fut traduit de 397 à 398 par Samghadeva. Il s'agit d'une compilation de 222 sutras de moyenne longueur dont le premier, le Sutra Zempo (Sutra de la Bonne Loi), énonce les sept conditions permettant à un moine de se libérer des désirs terrestres ; le Sutra Senyu (Sutra de la Parabole de la Flèche), qui relate la parabole de la flèche empoisonnée, fait également partie du sutra Chu-agon, qui correspond au texte pali Majjhima-nikaya. Ce qu'en dit Nichiren Chuai Tenno
仲哀天. Quatorzième empereur
(192-200 ? ) semi-mythique, fils du prince Yamatotakeru
et donc petit-fils de l'empereur Keiko. Sa
femme Jingu Kogo, elle aussi considérée
comme semi-mythique, aurait mené une guerre contre la Corée.
Nichiren en fait le père de
Hachiman. Ce qu'en dit Nichiren Chuben Gikyo ou Chuben Gikyo Sen (Miroir sur le Sens du Milieu et de l'Extrême) Oeuvre de Tokuichi où il attaque Zhiyi par la phrase : "Dis-nous, Zhiyi, de qui donc es-tu le disciple ? Avec une langue longue de moins de trois pouces, tu dénigres les enseignements prononcés par la longue et large langue du Bouddha ! " L'oeuvre est actullement perdue mais certains passages sont cités par Saicho dans son "Essai sur la protection de la nation" (Shugo Kokkai Sho). chudo voir voie du milieu Chugan-ron-sho, 中観論疏 (Annotations sur le Madhyamaka-karika). Commentaire de Jizang (549-623) de l'oeuvre de Nagarjuna sur la voie du milieu. Chukyo (1218-1234). Enfant-empereur du Japon en 1221. Il succède à Juntoku mais doit rapidement céder la place à Go-Horikawa. Chundaou Cunda (Shuda, Junda, 純陀, Zhoutuo). Forgeron du village de Pava qui offrit à Shakyamuni le dernier repas avant son parinirvana. Selon le Sutra Jo-Agon, alors que Shakyamuni se trouvait dans ce village, Chunda l'entendit prêcher les enseignements qui furent ultérieurement compilés dans le Sutra du Nirvana. Touché et ravi, il invita chez lui le Bouddha et ses moines et leur prépara un repas spécial. Comme bienfait résultant de cette offrande, on dit qu'il parvint à s'éveiller au fait que rien ne naît ni ne meurt dans le domaine des phénomènes (musho honin). Après avoir quitté la maison de Chunda, le Bouddha se rendit à Kushinagara où il mourut dans le bosquet d'arbres shala. Pensant que Chunda pourrait être blâmé pour avoir causé sa maladie, le Bouddha a expliqué : "Il y a deux offrandes de nourriture qui surpassent toutes les autres. La première est l'offrande juste avant l'Eveil et la seconde juste avant le parirvana". Ce qu'en dit Nichiren Chu Ron
ou Chuju or Churonju
ou Chu-ro, 中頌・中論頌・中論 (Stances
du Milieu ou La doctrine de la Voie du
milieu, Madhyamaka-karika). Ouvrage
en 450 stances divisées en 27 chapitres de Nagarjuna,
traduit en chinois par Kumarajiva en 409.
Nagarjuna y attaque l'affirmation de l'école
Sarvastivada
que les dharmas ou éléments de l'existence sont réels,
et soutient le concept de non-substantialité
(ku), sur la base des sutras Hannya.
Le Chu Ron débute par huit négations : il n'y a
ni naissance, ni extinction, ni cessation, ni permanence, ni uniformité,
ni diversité, ni allée, ni venue. En niant tous les concepts
possibles, on peut arriver à la notion de "vide" ou de
"non-substantialité" qui est le cœur de la philosophie
bouddhique. Nagarjuna explique que les phénomènes
n'ont aucune nature individuelle fixe et sont "vides" ou sans
substance parce qu'ils ne naissent et ne disparaissent qu'en vertu de
leur relation avec d'autres phénomènes (origine interdépendante).
Cette non-substantialité, qui ne peut être définie
ni comme existence ni comme non-existence, est appelée Voie
du milieu (chudo). Cette idée
de non-substantialité formulée par Nagarjuna
devint la base théorique du Mahayana
et exerça une très grande influence sur son développement
ultérieur. Le Chu Ron était l'un des textes principaux
de l'école Madhyamika
en Inde et en Chine, il devint l'un des trois textes de base de l'école
San-lun (Sanron).
Ce qu'en dit Nichiren chutai voir triple vérité Chuzan Daitoku. Moine de l'école Hosso au Xe siècle. Il étudia sous la direction de Kusei, au temple Kofuku-ji, et excella dans les débats. En 963, quand l'empereur Murakami invita des moines érudits de diverses écoles à un débat religieux, la participation de Chuzan fut remarquée lors d'une joute oratoire avec Ryogen du Mont Hiei, contribuant au prestige de l'école Hosso. Plus tard, il entra au Mont Kumano et fit des exposés sur le Sutra Hannya Shin. Ci-an (Ts'eu-ngan). Personnage d'une légende chinoise. Voyant une grue jaune (sai, grand oiseau imaginaire dont on disait en Chine qu'il pouvait voler jusqu'à mille milles en portant un ermite sur son dos), mise en vente sur le bord d'une route, il fut pris de pitié pour elle et offrit ses vêtements pour la libérer en échange. Quand il mourut, la grue vola jusqu'à sa tombe et répéta son nom sans cesse pendant trois ans. Avec, pour résultat, qu'il finit par revenir à la vie. Ce qu'en dit Nichiren ciel
ou monde-état céleste (ten,
天 ou tenkai,
天界, deva loka). Le sixième des dix mondes, celui
des dieux. Dans la pensée bouddhique, il ne s'agit nullement d'un
paradis. Ciel est le plus souvent synonyme de "monde psycho-mental".
Les divinités sont des fonctions psychiques que C.G. Jung qualifierait
volontiers de numineuses ou archétypiques. Ces fonctions psychiques
ne sont pas soumises aux souffrances propres au monde
des hommes mais elles ne sont pas immortelles. Les deva,
dragons, et autres entités psychiques
des huit groupes subissent les cycles de vies/morts.
Les "dieux" trop primitifs meurent et sont remplacés
par d'autres, tout comme les démons, si caractéristiques
parfois d'une époque donnée. A l'origine, on divisait le
royaume du Ciel en vingt-huit sections : les six ciels du monde
du désir, les dix-huit ciels (certaines sources en donnent
seize ou dix-sept) du monde de la forme et
les quatre ciels du monde du sans forme. Quand
on considère le Ciel comme le symbole d'un état de vie,
ces divisions du monde en trois plans peuvent représenter diverses
sortes de joies. Ainsi, la joie dans le monde du désir est le ravissement
ressenti quand les désirs immédiats sont satisfaits. La
joie dans le monde de la forme correspond à la santé physique,
la force et la sensation de bien-être. La joie dans le monde du
sans forme est une joie ou une satisfaction spirituelle. Les joies de
l'état céleste, quelles qu'elles soient, sont passagères
et vulnérables face aux circonstances extérieures. (Voir
le tableau des 10 mondes
et l'article sur le monde
céleste). Ce
qu'en dit Nichiren ciels de
la mythologie indienne. (Vingt-huit ciels). ciel de Brahma voir séjour de Brahma ciels
de la méditation [quatre] ou
quatre ciels dhyana, ou même quatre dhyanas
(shi-zenjo, 四禅定, chatur-dhyana).
Ciels qui constituent le monde de la forme (shizenten,
rupadhatu).
Quand, en passant par les quatre niveaux de
la méditation, on s'est libéré des illusions
du monde du désir, on peut renaître
dans ces quatre ciels de la méditation. Ils se subdivisent encore
en dix-huit ciels (juhachi-ten, 十八天) de la
façon suivante : ciels de pureté [cinq] (go jogoten, 五浄居天, shuddhavasa). Les cinq ciels les plus élevés dans le monde du sans forme (arupadhatu), où renaissent ceux qui atteignent la troisième étape de la bodhéité, shomon (celle du non-retour). On dit qu'il n'y a ni vent ni courants violents dans ces ciels, si bien que les fleurs des arbres ne s'envolent jamais, pas plus qu'un feu ne s'y éteint. Ce qu'en dit Nichiren ciel de Yama,
(Yama-ten 夜摩天). Le troisième
des six ciels du monde du désir. Ce
ciel est toujours illuminé et ses habitants connaissent la satisfaction
des cinq désirs. Il est situé
à quatre-vingt mille yojanas au-dessus
du Ciel Trayastrimsha qui se trouve
au sommet du Mont Sumeru.
Il mesure 80000 yojanas
de chaque côté et comprend 32 royaumes. La durée de
vie des habitants de ce ciel serait de 2000 ans, dont chaque jour correspondrait
à 200 ans du monde humain. Le seigneur de ce ciel, Yama,
fut, à l'origine, un dieu aryen et apparaît dans les vedas.
Plus tard, il fut considéré comme le juge des morts et le
maître de l'enfer. ciel des Quatre Rois célestes (Shio-ten, 四王天, Catur-maharaja-kayika). Demeure des Quatre Rois célestes, située à mi-chemin du sommet du Mont Sumeru. L'un des six ciels du Monde des désirs ciel Trayastrimsha
(Tori-ten, f利天,
忉利天, Daolitan, Heaven
of the thirty three). Ciel des trente-trois
divinités ; deuxième des six
ciels du monde des désirs, qui est le premier plan du Monde
des trois plans. Ce ciel est situé sur un plateau au sommet
du Mont Sumeru. où les trente-trois
divinités, y compris Taishaku, étaient
censées résider. Taishaku régnait
de son palais au centre, tandis que les trente-deux divinités vivaient
sur quatre pics montagneux, huit divinités par montagne, chacune
de ces montagnes étant située à l'un des quatre coins
du plateau. Leurs noms sont énumérés dans le Sutra
Shobonen (Sutra de la Méditation sur le Dharma correct)
On prête aux êtres qui y vivent une durée de vie de
mille ans ; et chaque jour qui s'y écoule est l'équivalent
de cent ans dans notre monde saha. Ce
qu'en dit Nichiren ciel Tushita
(Tosotsu-ten
ou Toshita-ten,
兜率天・覩史多天).
Dans la cosmologie indienne, quatrième des six
ciels du monde du désir auxquels il est fait allusion dans
le Daichido
Ron
de Nagarjuna
et dans le Kusha
Ron de Vasubandhu.
"Ciel de satisfaction" où les bodhisattvas séjournent,
avant leur dernière renaissance dans le monde, pour atteindre la
bodhéité. Ce ciel comprend une cour intérieure et
une cour extérieure. Dans la première cour résiderait
le bodhisattva Maitreya
où il prêche
le Dharma à des êtres célestes.
D'après la légende, c'est de ce ciel qu'est descendu Shakyamuni
pour s'incarner dans le sein de Maya.
Ce
qu'en dit Nichiren Cien
(Ts'eu-ngen) (Jion,
慈恩),
(632 - 682), ou Dasheng Ji,
de son vrai nom Kui-ji (K'ouei-tsi).
Cien-si 慈恩寺
est le nom du temple où Kui-ji a vécu.
Il fut le principal disciple du fameux moine pèlerin Xuanzang
(602 - 664), avec qui il effectua des traductions du sanskrit en chinois,
notamment le Joyuishiki Ron. Il propagea
comme ce dernier, l'enseignement de l'école Faxiang
(Hosso), qui se réfère à
la doctrine du Rien-que-conscience, héritée
du courant indien des Yogacarin. Son oeuvre la
plus connue est le Hokke Genzan.
Ce
qu'en dit Nichiren cinq afflictions voir cinq troubles cinq actes sans rémissionvoir cinq forfaits. cinq Agama (go-bu, 五部). Cinq fascicules de l'Agama pali, ou la partie sutra du canon de l'Ecole du Sud (Theravada). Voir Sutra Agama. Ce qu'en dit Nichiren cinq agrégats
ou cinq composants (forme, sensation, conceptualisation, volition et
conscience),
(goon
ou go-un,
五陰, ・五, panca skandha, khandhas). Cinq groupes de phénomènes
(matière corporelle, fonctions biologiques et mentales) qui s'unissent
temporairement pour former un être vivant individuel. cinq Aînés. Sages de la Chine antique. Yin Shou et Wu Zheng étaient des figures légendaires, Taigong, un général au service de Zhou Wen puis de son fils et successeur Zhou Wu. On leur ajoute Lao Zi et Confucius cinq ascètes
ou cinq
bhikhu (go-biku,
五比丘). Ajnata Kaundinya,
Ashvajit, Mahanama,
Bhadrika, Vashpa.
(Kondanna, Assaji,
Mahanama Bhaddiya
et Vappa) D'autres listes donnent Ajnata
Kaundinya, Ashvajit, Bhadrika,
Dashabala Kashyapa,
Mahanama et Nichiren s'en tient à cette dernière.
Avant que Shakyamuni ait atteint l'Eveil, ils pratiquèrent avec
lui les austérités. Toutefois, lorsque Shakyamuni abandonna
l'ascétisme, ils crurent qu'il abandonnait
sa recherche de la vérité et le quittèrent pour aller
au Parc aux Daims à Varanasi
poursuivre leurs pratiques d'austérité. Après son
Eveil, Shakyamuni se mit à leur recherche, car c'est à eux
qu'il voulait enseigner en tout premier lieu. Selon certains textes, ils
le reçurent d'abord avec quelque froideur, le considérant
comme un relaps. Mais ensuite, impressionnés malgré eux,
ils écoutèrent son enseignement et devinrent vite ses disciples.
Ce qu'en dit Nichiren cinq autels [rituel des] ou rituel des quinze autels (jugodan no daiho, jugodan-ho). Cérémonies dédiées à cinq puis quinze déités, que l'ex-empereur Go-Toba imposa aux moines du Tendai et Shingon, pour provoquer la défaite des armées shogunales, lors de l'incident de Jokyu en 1221. Ce qu'en dit Nichiren cinq
bonnes divinités successives (goban
zenjin, 五番善神). Terme sous lequel on regroupe ceux qui ont fait
serment dans le chapitre des Dharani
(XXVI) du Sutra du Lotus de protéger les croyants
de ce sutra. Ce sont : cinq bouddhas (go-butsu,
五仏 ou gochi nyorai, 五智如来). 1.
Cinq bouddhas de la sagesse.
Bouddhas décrits dans les mandalas du Monde
du Diamant et du Monde de la Matrice,
les deux objets de culte du Shingon. Les cinq
bouddhas du premier mandala sont :1) au centre, Dainichi-Vairochana
qui représente la sagesse de l'essence du Dharma,
celle qui penètre la nature du monde phénoménal ; 2) à l'est,
Ashuku qui symbolise la sagesse du grand
miroir rond, percevant le monde tel qu'il est ; 3) au sud, Hosho
qui représente la sagesse impartiale, celle qui reconnaît l'égalité
fondamentale entre toutes les choses ; 4) à l'ouest, Amida
qui personnifie la sagesse de l'intuition du particulier discernant les
capacités de tous les êtres ; 5) au nord, Fujoku
qui symbolise "la sagesse de la pratique parfaite", bénéfique
pour soi et pour les autres.. cinq caractères - sept caractères (goji-shichiji, 五字七字). Les cinq caractères désignent les cinq caractères chinois dans leur prononciation japonaise : Myo Ho Ren Ge Kyo, le titre du Sutra du Lotus. On obtient les sept caractères par l'adjonction des caractères Nan et Mu, transcription de la formule de dévotion sanskrite namas. Le nombre de caractères de la formule de dévotion est un sujet de discorde entre les écoles nichireniennes. Voir l'article "Nam ou Namu". Ce qu'en dit Nichiren cinq cent ans voir cinq périodes de cinq cents ans Cinq cents disciples reçoivent la prédiction ou Prophétie sur l'Eveil de cinq cents disciples (Gohyaku deshi juki hon, 五百弟子品). Le VIIIe chapitre du Sutra du Lotus. Au début de ce chapitre, Purna (Plénitude, Furuna, Fulouna) se réjouit d'avoir compris l'enseignement du Véhicule unique en entendant le Bouddha parler, dans le chapitre précédent, de leur relation passée à l'époque de sanzen jintengo, une époque où Shakyamuni était le seizième fils du bouddha Daitsu. Shakyamuni prédit que Purna atteindra l'Eveil dans le futur sous le nom de bouddha Homyo (Eclat du Dharma). Ensuite, il prédit que les mille deux cents disciples arhats de l'Assemblée (parmi lesquels Kaundinya) atteindront également l'état de bouddha. Il fait d'abord cette prophétie au sujet de 500 arhats, puis des 700 restants. Ces 1200, dit-il, deviendront des bouddhas portant tous le même nom, Fumyo (Brillance universelle). Les 500 exultent et estiment que l’Eveil d’arhat auquel ils étaient parvenus ne relevait que d’une sagesse mineure. Ils usent d’une parabole pour décrire leur ignorance passée de l’Eveil véritable. Un homme, après de copieuses libations chez un ami, s’endort ivre. Son ami qui est riche, a pitié de la vie de ce malheureux et décide de coudre dans la doublure de son vêtement une perle d’une grande valeur, puis il s'en va. A son réveil, l’homme quitte le pays mais continue de mener une existence miséreuse. Bien plus tard, les deux hommes se rencontrent à nouveau. L’homme riche est surpris de l’existence précaire de son ami. Il lui révèle la perle cousue dans l’habit que l’autre porte toujours. Dès lors, grâce à cette perle, il échappe à la misère et peut vivre à son gré. Il en est de même de la sagesse des arhats ; ignorants du joyau qu’ils portent en eux, ils se livrent à des exercices pénibles pour un gain minime. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos. cinq cents préceptes voir préceptes Cinq cents Questions [Traité des] voir Gohyakumon ron cinq
céréales (gokoku,
五穀). Cinq sortes de céréales : riz,
millet, haricot rouge, blé et soja. Egalement terme générique
pour désigner les céréales et les grains.
Ce qu'en dit Nichiren cinq ciels de pureté voir ciels de pureté cinq composants voir agrégats cinq corps du Dharma (gobun
hosshin, 五分法身). Aspects méritoires des arhats
et des bouddhas. Ce sont : le corps de préceptes, le corps de méditation,
le corps de sagesse, le corps d'émancipation et le corps de la connaissance
de l'émancipation. L'expression est utilisée pour signifier que les arhats
et les bouddhas possèdent naturellement la discipline morale, la concentration,
la sagesse, le détachement des illusions et la perspicacité pour voir
qu'on est exempt de l'illusion. cinq défilements voir cinq impuretés cinq dégrés de méditation du bouddhisme ésotérique voir cinq méditations ésotériques cinq désirs
1) (go-yoku, 五欲, kamaguna).
Pulsions de possession provenant du contact des cinq organes des sens
(les yeux, les oreilles, le nez, la langue et la peau) avec les cinq objets
sensoriels (la forme, le son, l'odeur, le goût et la texture). cinq écoles
Chan. (go-ke, 五家). Terme
générique pour les branches de l'école Chan
(Zen) du Sud en Chine. Il s'agit des écoles
Lin-ji (Rinzai),
Gui-yang (Igyo),
Cao-dong (Soto),
Yun-men (Ummon)
et Fa-yan (Hogen).
Ces cinq écoles, avec les écoles Huang-long
(Oryu) et Yang-qi
(Yogi) qui finirent pas se séparer
de l'école Lin-ji, sont appelées
"les sept écoles". Toutes les écoles Chan
du Sud se rattachent à Huineng (638-713),
le sixième des patriarches Chan chinois
qui reçut la transmission de Hongren
le cinquième patriarche. Huineng propagea
le Chan dans la partie méridionale
de la Chine, d'où le nom d'Ecoles du Sud. Un des disciples de Hongren,
Shen-xiu (606-706), répandit le bouddhisme
Chan dans la Chine du Nord. Sa lignée
prit le nom d'Ecole du Nord. Voir également les Trois
écoles de Chine du Sud et les sept écoles de Chine du
Nord. Ce qu'en dit Nichiren cinq Ecrits majeurs voir dix Ecrits majeurs cinq éléments (go-dai,
五大). Selon l'ancienne croyance indienne, les cinq
composants de toute vie dans l'univers. Il s'agit de la terre (chidai,
solides), de l'eau (suidai, liquides), du
feu (kadai, température, métabolisme), du
vent (fudai, mouvement) et de l'espace (kudai) ; l'espace est ici interprété comme intégrant les quatre
autres éléments. Ces cinq éléments constituent le "nom
et forme" (myo
shiki, nama rupa). Dans le
bouddhiseme ésotérique ces élements sont figurés par des formes et des
couleurs : terre = carré, jaune, eau = rond, blanc, feu = triangle, rouge,
vent = croissant, noir, espace = joyau, bleu. Ce
qu'en dit Nichiren cinq empereurs : voir les trois augustes et cinq empereurs cinq enseignements et dix doctrines (gokyo-jisshu, 五教十宗). Classification comparative des sutras établie par Fazang, afin de démontrer la supériorité du Sutra Kegon. En savoir plus cinq enseignements de Mahadeva ou cinq thèses de Mahadava ou cinq opinions nouvelles (Daiten-no-goji, 大天の五事). Cinq modifications dues à Mahadeva, tendant à faire admettre que les arhats possèdent encore une certaine faiblesse humaine. En s'appuyant sur ces nouvelles interprétations, ses partisans et lui réclamaient une interprétation plus souple des règles monastiques. Ces cinq enseignements sont : 1) un arhat peut éjaculer s'il est tenté par un démon ; 2) il peut manquer de certaines sortes de connaissances ; 3) il peut avoir des doutes ; 4) il peut ne pas avoir l'œil pénétrant de la sagesse et n'avoir conscience de son niveau d'Eveil que lorsqu'une autre personne le lui fait remarquer ; 5) il peut pleurer de douleur au moment de l'Eveil. Selon le Daibibasha Ron, la controverse que firent naître les interprétations de Mahadeva précipita l'apparition du premier schisme dans le Sangha, le Theravada les condamnant en effet comme des "conceptions erronées" et le Mahasanghika les saluant comme de "nouveaux points de vue". Ce qu'en dit Nichiren (Mahadeva) cinq entraves (go-sho, 五障). Cinq limites attribuées aux femmes selon certains enseignements bouddhiques. D'après le Tevijja sutta, ces cinq entraves, sont : la convoitise sensuelle, la malveillance, la torpeur physique et mentale et la langueur, l'inquiétude et le tracas, le doute. En Inde, elles s'appliquaient aux brahmanes. Au Japon elles devinrent les cinq obstacles : une femme ne peut devenir ni Bonten, ni Taishaku, ni un roi-démon, ni un roi-faisant-tourner-la-roue, ni un bouddha. Ce point de vue est contredit par le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren cinq entraînements et les quatre contemplations. D'après les agamas (Upasaka sutra) les cinq entrainements sont : 1) déraciner en soi toute intention meurtrière, 2) déraciner en soi toute intention de prendre ce qui n'a pas été donné, 3) déraciner en soi toute intention de commettre un acte sexuel malsain, 4) déraciner en soi toute intention de dire ce qui n'est pas vrai. Les quatre contemplations sont des méditations sur 1) le Bouddha, 2) le Dharma, 3) le Sangha, 4) la pratique de la Vision Profonde. cinq étapes de la pratique voir cinq pratiques du Sutra du Lotus cinq fautes cardinales voir cinq forfaits cinq forces mystiques(go-riki,
五力, pancabalani). Forces qui permettent
de vaincre les cinq troubles (go-joku)
sur la voie de l'Eveil. L'obtention de ces cinq
forces n'est possible qu'après la purification des cinq
racines (yeux, oreilles, etc.) cinq forfaits ou cinq crimes ou cinq fautes cardinales (go-gyaku, gogyakuzai, 五逆・五逆罪). Selon les textes et les périodes d’enseignement, la liste des cinq forfaits varie. L’Abhidharma donne la liste suivante : tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des pratiquants (sangha). Ces cinq forfaits sont les plus lourds, commettre l’un d’entre eux est cause d'enfer immédiat. Ils sont donc appelés les cinq actes sans rémission (go mukengo, 五無間業, panca anantarya karman). Ce qu'en dit Nichiren cinq goûts différents : aigre, amer, doux, épicé et salé ; ils étaient proscrits de l'alimentation de ceux qui observaient les préceptes theravada. Des listes, par ailleurs assez différentes, précisent qu'il s'agit d'ail, échalote, poireaux, oignons, et gingembre. Ce qu'en dit Nichiren cinq grands Honorés voir myoo cinq grands Rois-Lumière voir myoo cinq guides pour la propagation ou quintuple comparaison (go-ko, 五綱 ou goju-no-sotai, 五重の相). Critères qu'il faut prendre en considération lorsque l'on propage le bouddhisme. Il s'agit d'avoir la compréhension correcte : 1) de l'enseignement qu'il faut propager ; 2) des capacités des personnes à croire et à comprendre ; 3) de l'époque à laquelle l'enseignement doit être propagé ; 4) du pays dans lequel il doit être propagé ; 5) des enseignements qui y ont déjà été répandus. Nichiren les explique en détail dans L'enseignement, les capacités, le temps, le pays et dans Encouragements à une personne malade En savoir plus. cinq impuretés
ou cinq troubles (go-joku,
五濁, panca kachaya).
Impuretés de l'époque, du désir, des personnes, de
la pensée et de la vie elle-même. Elles sont mentionnées
dans le chapitre Hoben*
(II) qui dit que le Bouddha apparaît
à une époque mauvaise, souillée par les cinq impuretés.
Ces cinq troubles sont : cinq méditations ésotériques
(go so-joshin-kan 五相成身観). Pratiques ésotériques
de méditation consistant à 1) percevoir l'esprit d'éveil
(bodhichitta) ; 2) faire surgir l'esprit
d'éveil ; 3) obtenir l'esprit adamantin (esprit de vajra) ; 4) obtenir le corps adamantin (vajrasattva) ; 5) obtenir le corps de bouddha. La pratique méditative du Diamant
a été particulièrement développée au
Tibet. Le Vajrayana (voir sutra
du Diamant) préconise la régénération
des trois corps (physique, émotionel et mental) donnant accès
au corps spirituel ou corps de diamant. cinq
méditations theravada ou hinayana
(go joshin-kan, 五停心観).
Méditation 1) sur l'impureté du corps afin de briser l'attachement
à ce qui est impermanent ; 2) sur la compassion envers tous les
êtres ; 3) sur l'origine interdépendante (production conditionnée) ; 4) sur la distinction entre le bien et le mal ; 5) le contrôle de
la respiration : cette méthode consiste à compter les mouvements
respiratoires pour calmer son esprit dans un but de contemplation. cinq mille personnes arrogantes (gosen-no-joman, 五千の上慢). Au moment où Shakyamuni va prêcher le Sutra du Lotus, 5000 paricipants à la Grande Assemblée se lèvent et s'en vont parce qu'ils pensent connaître déjà tout ses enseignements. Ce qu'en dit Nichiren cinq modes de vie impurs pour un moine. (go ja ou go shujamyo, 五邪・五種邪命). Manières illicites pour un moine de se comporter dans le monde : 1) afficher un air de supériorité ; 2) prophétiser bienfaits et vertus ; 3) prédire l'avenir ; 4) menacer et intimider ; 5) flatter les donateurs pour en obtenir des offrandes. Cette liste est à rapprocher des quatre voies impropres pour gagner sa vie. cinq montagnes
(go gaku, wuyue).
Cinq montagnes sacrées de Chine, lieux privilégiés
d'activité religieuse : le Mont
Tai-shan
à l’est (泰山), le Mont
Hua-shan
(華山) à l’ouest (dans le Shaanxi), le Mont
Heng-shan-Nan
(衡山) au sud, le Mont Heng-shan
ou Bei Heng-shan (恆山) au nord (dans
le Shanxi) et le Mont Song-shan
au centre (嵩山). Chacun de ces monts est en fait constitué d'un ensemble
de sommets, Heng-shan-Nan faisant partie d'une chaîne. cinq natures ou
cinq groupes prédestinés (go-sho,
五性). Principe de l'école Hosso qui divise
les êtres humains en cinq groupes (cinq natures) selon leurs capacités
religieuses, tenues pour immuables. cinq niveaux de bodhéité
ou cinq degrés d’Eveil : 1) ouverture du cœur à la bodhéité (hosshin
bodai) : c’est l’apparition en son cœur du grand
désir de devenir bouddha ; cinq obscurcissements voir cinq voiles cinq obstacles voir cinq entraves cinq organes des sens (go-kon, 五根, pancha indriya). Les cinq organes sensoriels. Les yeux, les oreilles, le nez, la langue et le corps qui correspondent aux cinq fonctions sensorielles de la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher. cinq opinions nouvelles voir cinq enseignements de Mahadeva cinq paramitas (cinq perfectionnements, go-haramitsu, 五波羅蜜). Expression assez rare qui apparaît notamment dans le XVIIe chapitre du Sutra du Lotus. Il s’agit des cinq premières des six paramita. cinq passions illusoires (go-donshi, 五鈍使). L'avidité, la colère, la stupidité, l'arrogance et le doute. Les illusions du monde des trois plans. Elles sont expliquées dans le Kusha Ron. Dharmapala, lettré indien de la doctrine Rien-que-conscience, les inclut, avec les cinq points de vue erronés, dans une liste des dix désirs terrestres fondamentaux, et Zhiyi les range parmi les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions. cinq
périodes(go-ji, 五時).
L’un des procédés de distinction
des enseignements (kyoban) élaboré par
Zhiyi (538-597). Ce système vise à
présenter une classification des enseignements
du bouddha selon un critère de chronologie. Pour une classification
en fonction du contenu doctrinal, voir huit
enseignements. cinq périodes de cinq cents ans
ou cinq demi-millénaires (goka-no-gohyaku-sai,
五箇の五百歳). Cinq périodes consécutives qui suivent la mort
du bouddha Shakyamuni et pendant lesquelles le bouddhisme doit se répandre,
prospérer et finalement décliner. Elles sont décrites
dans le Sutra
Daijukyo et prédisent le cours du bouddhisme dans
les premiers deux mille cinq cents ans suivant la mort de Shakyamuni.
Chronologiquement, ces cinq périodes sont : cinq points de vue de la révélation (goju-sandan, 五重三段). Analyse des enseignements bouddhiques formulée par Nichiren dans le Kanjin no Honzon Sho. La révélation désigne la vérité que le Bouddha communique. Un enseignement de la révélation est toujours précédé par un enseignement préparatoire qui rend les êtres aptes à comprendre la vérité qu'il expose, et suivi par un enseignement de transmission qui exhorte à transmettre la vérité révélée à la postérité. Les savants bouddhistes chinois analysent souvent les sutras selon ces trois divisions (préparation, révélation et transmission). Dans le Kanjin no Honzon Sho, Nichiren applique les cinq poins de vue de la révélation à la totalité des enseignements de Shakyamuni, les trois volets du Sutra du Lotus (le Sutra Muryogi, le Sutra du Lotus en huit volumes et le Sutra Fugen), l'enseignement théorique, l'enseignement essentiel et l'enseignement caché dans les profondeurs du chapitre Juryo* (XVI). Son but est ainsi de montrer que Namu Myoho Renge Kyo est l'enseignement qui doit être pratiqué et propagé à l'époque des Derniers jours du Dharma. En savoir plus cinq points de vue erronés (go-rishi, 五利使). Cinq des dix désirs terrestres fondamentaux tels que les énumère Dharmapala, maître indien de la doctrine Rien-que-conscience, dans le Joyuishiki Ron. Zhiyi les inclut dans les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions. Soit : 1) Bien que le corps ne soit rien de plus qu'une union temporaire des cinq agrégats, l'être humain se considère à tort comme absolu, et, bien que rien dans l'univers ne puisse lui appartenir, il considère toujours à tort que tout ce qui l'entoure lui appartient ; 2) il croit que sa vie et celle des autres finiront avec la mort ou qu'elles se poursuivront sous une forme éternelle telle que l'âme ; 3) il ne reconnaît pas la loi de cause et effet ; 4) il adhère si fanatiquement à ses erreurs de jugement qu'il prend pour supérieur ce qui est inférieur et 5) il considère les pratiques ou préceptes erronés comme la véritable voie qui mène à l'Eveil. cinq
pouvoirs surnaturels ou transcendantaux (go-jinzu
ou go-zu, 五神通・五通). Les cinq premiers des
six pouvoirs mystiques cités dans le Kusha
Ron cinq pratiques ascétiques (go-ho, 五法) Prescriptions concernant les moines et mentionnées dans le Daibibasha Ron et le Shibunritsu. Il s'agit de 1) porter des vêtements rapiécés 2) ne vivre que d'aumônes 3) ne manger qu'un repas par jour 4) rester toujours dehors 5) s'abstenir de manger sucré, salé, aigre, acide ou épicé. Ce dernier point s'oppose aux principes traditionnels de la Chine, ceux du Yin-Yang qui préconisent les repas équilibrés en aliments acides, amères, doux, piquants et salés. cinq pratiques du Jodo
(go-shogyo ou goshu-no-sho,
五正行・五種の正行). Pratiques pour renaître dans la Terre
pure, exposées par Shandao dans
son Kammuryojukyo Sho Selon lui, les pratiques correctes sont
celles qui s'adressent au bouddha Amida. Il
s'agit de : 1) lire et réciter les trois écrits de base de
l'école de la Terre pure (les sutras Muryoju, Kammuryoju et Amida) ; 2) méditer sur le bouddha Amida et
sa Terre pure ; 3) adorer le bouddha Amida ; 4) invoquer son nom ; 5) louer Amida et lui
faire des offrandes. Parmi ces pratiques, Shandao
désigne l'invocation du nom du bouddha comme la pratique primordiale
et les quatre autres comme auxiliaires. Il utilise le terme "pratiques
correctes" par opposition aux termes "pratiques diverses"
ou "pratiques incorrectes" par lesquels il désigne toutes
les autres pratiques qui ne s'adressent pas à Amida.
Celles-ci sont également divisées en cinq de la même
manière. Par exemple, la première des cinq pratiques incorrectes
consiste à lire et à réciter un autre sutra que l'un
des trois écrits de la Terre pure, etc. cinq pratiques du Sutra du Lotus ou
cinq pratiques merveilleuses (goshu hosshi, go
jumyogyo, ou go
shuno-shugyo, 五種の修行) ou cinq étapes
de la pratique (go-hon,
五品). Etapes graduelles de la pratique pour ceux qui, après la mort
de Shakyamuni, croient au Sutra du Lotus. Zhiyi
définit ces étapes dans son Hokke
Mongu en se basant sur le chapitre
XVII. Ce chapitre dit que la personne qui fait tout cela, ne serait-ce
que pour un seul vers du Sutra, atteindra immanquablement l'état
de bouddha. Il existe deux traductions légèrement différentes : Il s'agit
: cinq préceptes (go-kai, 五戒). Préceptes de base que doivent observer les croyants laïques. Il s'agit de : 1) ne pas tuer ; 2) ne pas voler ; 3) ne pas commettre d'acte sexuel illicite ; 4) ne pas mentir ; 5) ne pas consommer de produits intoxicants. Ce qu'en dit Nichiren cinq principes majeurs
ou cinq approches d'analyse (goju-gen, 五重玄).
Principes utilisés par Zhiyi pour analyser
le Sutra du Lotus. L'analyse est faite au niveau des titres ou
désignation (myo), essence (tai),
qualité (shu), fonction (yu)
et enseignement ou influence (kyo). En
savoir plus Ce qu'en
dit Nichiren cinq proclamations du Bouddha (goka-no-hosho,
五箇の鳳詔). Les trois affirmations du chapitre
Hoto* (XI)
et les deux exhortations du chapitre Devadatta
du Sutra du Lotus par lesquelles Shakyamuni exhorte l'Assemblée
à propager ce Sutra après son trépas. cinq provinces et sept marches. Terme général désignant les secteurs administratifs divisant le Japon au VIIe siècle. L'expression était aussi utilisée pour désigner tout le Japon. Les "cinq provinces" désignaient les régions autour de la capitale, ou le site de la Cour impériale, dont Yamashiro, Yamato, Kawachi, Izumi et Settsu. Les "sept marches" indiquaient les régions regroupant soixante provinces ou plus, en fonction des routes principales qui partaient de la capitale. Ce qu'en dit Nichiren cinq racines 1.
Les cinq premières des six racines
(rokkon)
: les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps. cinq régions de l'Inde
(go-tenjiku ou go-ten,
五天竺・五天). Une façon de désigner, en Chine et au Japon, la
totalité de l'Inde. Il s'agit des régions de l'est, du sud,
de l'ouest, du nord et du centre. cinq sagesses : transformation de la huitième conscience
en la sagesse de la neuvième conscience.
La pure conscience n'est pas elle-même modifiée mais à
partir de là naît une capacité cachée de sagesse
qui devient une cinq saveurs ou
cinq goûts (go-mi, 五味). Métaphores
utilisées par Zhiyi pour désigner
les enseignements des cinq périodes
de l'enseignement de Shakyamuni. Il s'agit du goût du lait frais
(nyu), de la crème (raku),
du lait caillé (shoso), du beurre
(shukuso) et du beurre clarifié, ghee
(daigo). Les discussions entre érudits
bouddhistes visaient à définir quel sutra correspondait
à la saveur supérieure et l'opposer aux saveurs inférieures
(zenshimi). Chez Nichiren, l'expression
Quatre saveurs et Trois enseignements désigne
la totalité des enseignements prêchés avant le Sutra
du Lotus. Les quatre saveurs désignent les quatre premières
des cinq saveurs. Les trois enseignements désignent les trois premiers
des quatre enseignements. A distinguer
des cinq saveurs fortes. Ce
qu'en dit Nichiren cinq saveurs fortes cinq sortes de racines au goût piquant - poireaux, échalotes, oignons, ail et gingembre. On leur prêtait des propriétés excitantes, pensant qu'elles rendaient irritable, coléreux, ou qu'elles stimulaient le désir sexuel. A distinguer des cinq saveurs de la tradition tao : acide, amer, doux, piquant, salé cinq sens obscurs voir quintuple sens obscur cinq skandha voir cinq agrégats cinq signes de dégradation ou cinq sortes de déclin (go-sui, 五衰). Cinq marques de désintégration qui apparaissent lorsque la vie d'un être céleste est sur le point de finir. Ils diffèrent selon les sutras. D'après le Sutra du Nirvana, ce sont : 1) ses vêtements deviennent sales ; 2) les fleurs sur sa tête se fanent ; 3) son corps sent mauvais et devient sale ; 4) il transpire sous les aisselles ; 5) il n'est jamais heureux où qu'il aille. Ce qu'en dit Nichiren cinq sortes de maîtres du dharma (gojuhosshi 五種法師). Ceux qui s'adonnent au cinq pratiques merveilleuses : maître qui garde le Dharma, maître de la lecture du Dharma, maître de la récitation du Dharma, maître de l'enseignement du Dharma, maître de la copie du Dharma. cinq sortes de sagesse des Ainsi-venus voir cinq sagesses cinq sortes de vision
(go-gen, 五眼, panca
caksumsi). 1) l'œil physique de personne ordinaire ; 2) l'œil
divin ; 3) l'oeil de la sagesse ; 4) l'œil du Dharma ; et 5) l'œil
du bouddha. En savoir plus. Ce
qu'en dit Nichiren cinq souverains Antoku, Gotoba, Tsuchimikado, Juntoku et Chukyo. Pendant la bataille de Dannoura (1185), Antoku, mourut noyé en mer à l'âge de huit ans, lors de la défaite finale des Taira. En 1221, après la rébellion de Jokyu, le shogunat de Kamakura exila les empereurs retirés Gotoba, Tsuchimikado et Juntoku, et chassa l'empereur Chukyo. cinq stades à l’intérieur
de la matrice (tainai
no go i) : cinq étapes du développement du fœtus
dans l’utérus, définies dans le 9e volume du Kusha
Ron. cinq troubles voir cinq impuretes cinquante-deux
étapes ou degrés
(gojuni
i, 五十二位).
Description en cinquante-deux termes (bhuni)
du développement des bodhisattvas
dans le Mahayana.
Ce parcours se compose de dix étapes de la
foi, dix étapes de la sécurité,
dix étapes de la pratique, dix
étapes de la dévotion, dix
étapes du développement de l’Eveil
d’indifférenciation (togaku)
et de l’Eveil merveilleux (myogaku).
Ce concept est utilisé sous forme de système par les fondateurs
du Tian-tai, notamment par Huisi puis Zhiyi qui interprète les cinquante-deux
étapes, citées dans le Sutra
Bosatsu Yoraku Hongo, du point de vue de la doctrine
spécifique (bekkyo) et parfaite
(engyo,
円教).
Il existe d'autres listes de ces étapes : cinquante et une d'après
le Sutra Ninno (fusion des étapes 51 et 52) ou bien quarante
(Sutra Bommo) ou quarante et une (supression d'une section, généralement
la première). Les 52 degrés du bodhisattva sont parfois appelés "sept
étapes" qui traduisent une autre façon de compter : 5 étapes de 10
degrés + l'éveil d'indifférenciation + l'éveil parfait sans supérieur. En
savoir plus : tableau des cinquante-deux étapes. Ce
qu'en dit Nichiren cinquante-deux sortes d'êtres. Etres qui se rassemblèrent pour écouter le Sutra du Nirvana. cinquième période de cinq cents ans ou dernière des cinq périodes de cinq cents ans ou cinquième demi-millénaire (go-gohyakusai, 後五百歳). Dernière période de cinq cents ans suivant la mort de Shakyamuni telle que la décrit le Sutra Daijukyo. Ce sutra prédit de manière assez détaillée le cours du développement du bouddhisme 2 500 ans ou cinq demi-millénaires après la mort du Bouddha. Cette cinquième période représente les premières années des Derniers jours du Dharma (mappo) et est appelée l'âge de conflits (tojo kengo), ce qui signifie que de nombreuses écoles bouddhiques rivales se querelleront sans cesse et que l'enseignement correct de Shakyamuni sera perdu. Cependant, Zhiyi, Saicho et Nichiren considèrent cette période comme l'époque où se propagera le Dharma merveilleux. Le chapitre Yakuo du Sutra du Lotus dit : "Dans la cinquième période de cinq cents ans après ma mort, accomplissez kosen-rufu dans le monde entier et ne laissez jamais son flot tarir." Ce qu'en dit Nichiren cinq véhicules (go-jo,
五乗). Cinq sortes d'enseignements exposés
selon les capacités des êtres. Véhicule signifie enseignement
amenant à un certain degré de réalisation. Ce sont
: cinq
vertus cardinales ou cinq points d'éthique (go-jo,
wuchang, 五常). Vertus fondamentales du confucianisme
: jen, altruisme, (humanité, bonté),
yi la justice (droiture), li,
la bienséance (bonnes manières), tche
la sagesse (science) et sin, foi-fidélité-loyauté.
Il existe également une liste de neuf vertus cardinales. Un code de comportement
dérivé de ces cinq points d'éthique était
largement accepté au Japon. Ce
qu'en dit Nichiren cinq viscères (gozo, 五臓). Conception de la médecine et de la philosophie chinoise traditionnelle. Il s'agit du cur, du foie, de la rate, des poumons et des reins. cinq visions voir cinq sortes de vision cinq voiles ou cinq obscurcissements (go-gai, 五蓋). Etats d'esprit qui empêchent l'apparition de l'attitude juste : l'avarice, la colère, l'indolence, l'instabilité émotive (excitation/dépression) et le doute. Le tantrisme voit les obscurcissements comme ce qui empêche la reconnaissance de la nature de l'esprit et des phénomènes et donne comme liste : le voile des émotions, le voile du karma, le voile des tendances fondamentales et le voile du connaissable. cinq yeux voir inq sortes de vision cintamani voir joyau qui exauce tous les voeux circumambulation.
Acte de faire le tour d'un stupa, d'un lieu
sacré. Il s'agit d'un rite qui reprend, en les mettant en mouvement,
les progrès atteints lors de la méditation. Dans la tradition
bouddhiste, les circumambulations s'effectuent dans le sens des aiguilles
d'une montre, imitant le cours apparent du soleil. citadelle
infernale (mugen
daijo 無間大城). Enfer sans intervalle, sans rémission, désigne
un enfer particulièrement rude ou les damnés subissent des
souffrances continuelles. On le retrouve dans plusieurs composés
notamment enfer sans rémission ; ce terrible
enfer serait entouré de sept murailles de métal. Classique de la Piété filiale
(Xiao Jing, 孝,
Siao Tsing, Hsiao Ching). Ouvrage
traditionnellement attribué à Zeng
Zi, (-505 à -436), disciple de Confucius.
Ecrit sous la forme d'un dialogue entre Zeng Zi
et le Maître, il fait de la piété filiale la principale
vertu. Il fut particulièrement populaire sous le règne des
empereurs de la dynastie des Han. claquement de doigts. Dans l'Inde ancienne, une unité temporelle. Dans les sutras, c'est une façon de rendre audible le passage du temps et de rappeler l'impermanence de toute chose. clore le proche et révéler le lointain (gon ken on) voir révéler le lointain coextensif / non coextensif voir trois catégories d'existences cohérence du début jusqu'à la fin. Expression que l'on trouve dans le chapitre II du Sutra du Lotus, désignant la dernière des dix ainsités (modalités d'expression de la vie) : apparence, nature, entiereté, potentialité, production, cause intérieure, condition, effet latent, rétribution et la cohérence de l'ensemble de ces neufs modalités. colère [monde-état de]
(shinni ou shin,
瞋恚・, dvesha, dosa)
ou état d'asura. Quatrième
des dix mondes-états et l'une des
quatre voies mauvaises. Etat dominé par un soi égoïste
qui n'a d'estime que pour lui-même et méprise les autres.
Une personne dans cette condition est attachée à l'idée
de sa propre supériorité et ne peut supporter d'être
inférieure à d'autres en quelque domaine que ce soit. comète de l'ère Bun'ei. En Europe et en Chine, elle fut découverte le 14 juillet 1264. Les observateurs chinois notent que la queue fait environ 100° le 26 Juillet. Au Japon on la date soit du 26e jour du 6e mois soit du 5 juillet 1264 ; elle commença à briller d'un éclat accru le 4e jour du 7e mois et brilla encore jusqu'au 8e mois. A l'époque de Nichiren, les comètes étaient considérées comme des signes de mauvais augure. "comme
moi sans différence" (nyoga
to mui). Expression extraite du chapitre
II du Sutra du Lotus. Elle exprime la volonté de l’Eveillé
qui est de permettre à tous les êtres de devenir bouddha
comme lui. C’est le but de l'apparition d'un bouddha dans ce monde. Commentaire sur le nom pur (Jomyo sho, 浄名疏, Jinming shu) : compilation de deux commentaires de Zhiyi sur le Sutra du Nom-Pur plus connu comme Sutra de Vimalakirti (Jomyo kyo) : Commentaires sur le Mystère du Sutra Vimalakirti et Commentaires sur les Phrases du Sutra Vimalakirti. Comparaison du bouddhisme exotérique et du bouddhisme ésotérique voir Nikyoron communauté bouddhique (sangha) voir sangha compassion (jihi,
慈, maitri et karuna
). Attitude fondamentale des bouddhas et boddhisattvas envers les êtres
qu'ils souhaitent soulager de leurs souffrances, ce qui les amène à leur
enseigner le Dharma ; un des quatre
voeux du boddhisattva. Les sutras distinguent la maitri,
amour-empathie et la karuna amour-miséricorde,
compassion à l'égard de la souffrance. Voir les quatre
bienveillances sans limite. composé voir conditionné compréhension de la non-production et de la non-destruction du monde phénoménal voir musho honin concentration (jo). Terme générique : usage de pratiques contemplatives et réflexives pour arriver à une unicité de l’esprit. Ce qu'en dit Nichiren concentration-dhyana voir méditation concentration-intuition (shikan,
止観, vipassana).
Nom donné à
tout le système de méditation établi par Zhiyi
dans le Maka Shikan et dont le
but ultime est de percevoir le "domaine de l'insondable", c'est-à-dire
la triple contemplation de l'unité (isshin
sangan)
ou ichinen sanzen dans l'esprit d'un
être. "Concentration" signifie diriger son esprit sur
un objet sans en être distrait, et "intuition", voir toute
chose comme elle est, en pénétrant la réalité
ultime de tous les phénomènes. En savoir plus sur les méditations. Ce
qu'en dit Nichiren concentration-paramita (zenjo haramitsu, dhyanaparamita). Il serait possible de rapprocher cette notion de "recueillement", état qui permet de pacifier l’esprit, de l’amener au calme nécessaire à l’élaboration de la pensée juste. La qualité de la perception des phénomènes à laquelle aboutissent la vigilance et l’attention peut être ensuite intériorisée dans une concentration profonde. Dans la concentration-paramita, la conscience de celui qui médite et l'objet de méditation sont distincts ; on peut observer sa propre action visant à connaître l'objet soumis à la méditation, alors que dans la concentration-samadhi il y a fusion du sujet et de l'objet. En savoir plus sur les méditations concentration-samadhi voir samadhi conciles
bouddhiques (butten
ketsuju, 結集,
sangiti ou samgiti). L'enseignement
de Shakyamuni fut oral pendant près de 500 ans puis fut fixé
par écrit lors de conciles. En savoir
plus. conditionnalité (ke) voir temporalité ou triple vérité Conduite originelle du bodhisattva Yakuo [chapitre] (Actes antérieurs du bodhisattva Yakuo, Yakuo bosatsu honji hon, 藥王菩薩本事品, Yaowang pusa benshi). Chapitre XXIII du Sutra du Lotus. Après la Cérémonie dans les Airs, la deuxième assemblée sur le Pic du Vautour commence avec ce chapitre. Au début, le bodhisattva Shukuoke implore Shakyamuni de parler des pratiques antérieures du bodhisattva Yakuo. En réponse, le Bouddha explique qu'il y eut un bodhisattva nommé Issai Shujo Kiken à qui le bouddha Chandrasuryapradipa (Nichigatsu Tomyo) enseigna le Sutra du Lotus. Par gratitude, il fit brûler son corps pendant mille deux cents ans pour l'offrir au Bouddha et au Sutra. Né à nouveau dans la terre de ce bouddha, il se brûla les coudes en guise d'offrande supplémentaire pendant soixante-douze mille ans. Après avoir relaté cette histoire, le bouddha Shakyamuni établit dix métaphores illustrant la supériorité du Sutra du Lotus et le bienfait que procure la foi en ce Sutra. Vers la fin du chapitre, il exhorte une fois encore à propager ce Sutra dans les temps à venir. C'est dans cette partie que se trouve le passage : "Dans la cinquième période de cinq cents ans après ma mort, accomplissez kosen-rufu dans le monde entier et ne laissez jamais son flot tarir." Selon Guanding (réf.), Zhiyi connut un grand Eveil grace à la lecture du chapitre Yakuo et après avoir pratiqué pendant quatorze jours la récitation du Sutra du Lotus et la méditation sur lui selon l'enseignement de son maître Huisi. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos. Conduite originelle du roi Myoshogon (Ornement-Merveilleux) [chapitre] (Myoshogonno honji hon, 妙荘嚴王本事品, Miaozhuangyanwang benshi pin). Chapitre XXVII du Sutra du Lotus. Dans le passé extrémement lointain, rapporte Shakyamuni, vivait un bouddha du nom de Unraion-shukuo Kechi (Sage de la Constellation et du Son du tonnerre dans les nuages) qui enseignait le Sutra du Lotus. Les deux fils du roi Myoshogon, Jogen et Jozo, prièrent leur mère, la dame Jotoku, de les accompagner pour écouter le bouddha. Elle leur répondit qu'il leur fallait d'abord persuader leur père, croyant sincère du brahmanisme, et leur suggéra d'accomplir quelques prodiges magiques pour lui démontrer le pouvoir du bouddhisme. Ils le firent et éveillèrent ainsi le désir du roi d'entendre l'enseignement du bouddha. Avec sa femme, ses deux fils, quelques ministres et quelques serviteurs, le roi se rendit donc auprès du bouddha, lui fit des offrandes et reçut de lui la prédiction qu'il atteindrait la bodhéité. Le roi proclama que ses deux fils étaient ses bons amis bouddhiques (zenchishiki) parce qu'ils l'avaient mené au bouddhisme. Puis lui, sa femme, ses fils et toute sa suite renoncèrent au monde et devinrent les disciples du bouddha Unraion-shukuo Kechi. Après avoir relaté cette histoire, Shakyamuni identifie Myoshogon à l'actuel bodhisattva Ketoku (Vertu de fleur) qui se trouve à l'Assemblée du Pic du Vautour, la dame Jotoku à un noble bodhisattva, Jozo et Jogen aux bodhisattvas Yakuo et Yakujo. Dans le Hokke Mongu, Zhiyi raconte l'histoire suivante concernant les relations passées entre Myoshogon, sa femme et ses fils. Dans le lointain passé, quatre religieux pratiquaient des austérités à la recherche de la Voie, mais ils en étaient distraits par les tâches ménagères quotidiennes. L'un d'eux, pour aider les trois autres à pratiquer, abandonna les austérités et se chargea de toutes les tâches. Les trois autres poursuivirent donc leur pratique et trouvèrent la voie qui mène à l'état de bouddha. Lui non. Mais il obtint la récompense karmique de renaître sous la forme du roi Myoshogon. Et parce qu'il avait aidé les autres à pratiquer, ceux-ci pour s'acquitter de leur dette envers lui, devinrent sa femme et ses deux fils qui le conduisirent au bouddhisme. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos. Conduite-Supérieure voir Jogyo confier voir fuzoku confucianisme voir Confucius. Confucius
(Koshi, 孔子 kongzi).
Le nom Confucius est une adaptation latinisée de Kongzi,
"Maître Kong". Sage chinois qui vécut au VIe siècle
avant notre ère. Originaire de la principauté de Lu
(Shandong actuel), il est actif durant la
période dite "des Printemps et Automne" (de -722 à -481).
Les renseignements que nous avons sur lui proviennent essentiellement
des Chroniques historiques (Shiji)
de Sima Qian (-145 ? à -86). Selon cette
source, Confucius aurait mené une vie errante cherchant en vain
un prince vertueux qui le nommerait ministre ou conseiller et qui appliquerait
ses recommandations. Âgé et déçu, il revient
dans la principauté de Lu et y fonde
son école. Confucius cherchait à restaurer l'ordre et la
paix grâce au respect des traditions, de la légitimité
du pouvoir et de la hiérarchie sociale. Selon lui, le prince est
tenu de se comporter comme un homme de qualité, un sage en montrant
sans cesse l'exemple. La vertu et la sagesse sont les qualités
nécessaires d'un gouverneur : "si un homme sait se gouverner
lui-même, quelle difficulté aura t-il à gouverner
son Etat ? " Confucius propose ainsi une morale appliquée à
la science politique qui se confond avec la science de la nature. En
savoir plus. Ce qu'en dit
Nichiren congrégation des êtres humains et célestes (ninden daikai, 人天大會). Rassemblement des êtres des cinquième et sixième mondes, c'est à dire les hommes et les dieux, qui se produit lorsque le Bouddha commence à exposer sa doctrine. Congyi, 従義 (1042–1091) (Jugi). Moine de l'école Tian-tai, auteur de Tendai Sandaibu Hochu où il démontre la suprématie de l'école Tian-tai sur le Chan (Zen), le Huayan (Kegon) et le Faxiang (Hosso) connaissance directe (abhijna) congrégations [quatre] (varga) consécration voir cérémonie d'ouverture des yeux conscience. Le bouddhisme distingue plusieurs états de conscience. Ce n'est jamais une entité fixe qui pourrait être assimilée à un ego mais une succession de prises de conscience ponctuelles chacune liée à un élément matériel ou mental particulier et lui-même momentané. Dans une première approche la conscience (shi-ki, vijnana) se manifeste au niveau des cinq agrégats (cinq facteurs de la personnalité, go'on, skandha) ; c'est la fonction de discernement liée aux agrégats de perception, conception et volition. Mais elle peut également être appréhendée à neuf niveaux différents en dehors du temps individuel. Voir les neuf consciences. Conscience [Rien que] voir Vijnanavada constellation [kalpa de la] voir kalpa conversion antagoniste voir propagation antagoniste (shakubuku) conversion pacifique voir propagation accommodante (shoju) Corbeille de Vacuité-Totale voir Kokuzo corne de rhinocéros. Considéré comme une créature sacrée le rhinocéros faisait l'objet d'une grande vénération. En Inde, mais plus encore en Chine antique on lui attribuait de nombreux pouvoirs magiques. La corne était hautement appréciée comme médicament. corps de dharma (hosshin, dharmakaya) corps de manifestation (oshin, nirmanakaya) corps de rétribution (hojin, sambhogakaya) corps de transformation (henge-shin ou keshin 変化身・化身). Apparence prise un Bouddha ou un bodhisattva afin de mener les êtres vivants à l'Eveil. On dit que les bouddhas et les bodhisattvas prennent une forme la plus appropriée pour instruire ceux qu'ils essayent de mener à la bodhéité. corps
du Bouddha impérissable comme l'or
ou corps de diamant (konjin ou kongoshin,
金身 ou 金剛. Une des caractéristiques du bouddha parmi
les 32 ou 80 marques qui lui ont été
attribuées par la piété populaire. corps fractionné du bouddha (funjin) voir émanations corps infecté ou putride (dokushin, 毒身). Littéralement corps empoisonné. L'expression désigne le corps qui est infecté par les trois poisons : la convoitise (ton), la colère (jin) et la stupidité (chi). courage voir quatre sortes de courage cristal de roche : Les cristaux de roche étaient considérés comme le résultat de la transmutation des os du Buddha après sa crémation. A ce titre, ils pouvaient être vénérés comme des substituts de reliques. Une autre tradition en fait "l'embryon du diamant" préfigurant la transformation du simple mortel en bouddha. Et bien que matériel il permet de voir à travers lui. Il représente ainsi le plan intermédiaire entre le visible et l'invisible. Croire
et comprendre [chapitre]
(Shinge hon, 信解品, Xinjie pin).
Chapitre Shinge*
(IV)
du Sutra du Lotus. Dans ce chapitre, les quatre
grands auditeurs-shravakas,
ayant entendu la parabole des trois chariots et de la maison en feu dans
le chapitre précédent, se réjouissent d'avoir compris
que la véritable intention de Shakyamuni est de révéler
le véhicule unique du Bouddha qui conduit
tous les êtres à l'Eveil. Ces quatre hommes sont Subhuti,
Katyayana, Mahakashyapa
et Maudgalyayana. Lire ce chapitre croire et comprendre (adhimukti) voir foi Cunda
(Chunda ou Tchunda).
Disciple de Shakyamuni qui
serait un frère (un serviteur ? ) de Shariputra.
Il assista ce dernier dernier dans sa mort. A
ne pas confondre avec
Chunda,
le forgeron.
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