| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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calamité d'invasion par une nation étrangère
(takoku-shimpitsu-nan, 他国侵). L'un des sept
désastres décrits dans le Sutra Yakushi.
calendrier japonais. Chaque année est désignée par deux noms empruntés à deux systèmes parallèles. L'un compte de dix ans en dix ans ("les dix tiges célestes"), l'autre ("les douze branches terrestres") - de douze en douze. Il existait (avant 1873) plusieurs systèmes de numérotation des années au Japon; le plus connu est le calendrier basé sur les ères (nenego) de leurs empereurs. Une autre méthode (genka) était basée sur le cycle jupitérien de 60 ans et divisait celui-ci en 12 "branches" (shi) correspondant aux douze animaux du zodiaque, en 5 éléments ou troncs (kan) (bois, feu, terre, métal, eau) considérés comme majeurs (frère aîné -noe) ou mineurs (frère cadet -oto) selon une progression alternée. Le même signe composite revenait tous les 60 ans. La première année de chaque cycle est toujours celle du Rat-bois-majeur : ne-ko-kinoe) Voir le tableau des cycles calice de diamant[précepte du] (kongo-hoki-kai, 金剛宝器戒). Précepte qu'il est impossible de briser. Saicho compare l'état de bouddha, ou le véritable aspect de tous les phénomènes enseigné dans le Sutra du Lotus à un calice de diamant; ainsi ce précepte consiste à adhérer au Sutra du Lotus. calomnier le Dharma bouddhique voir dénigrer. Candra-Surya Pradipa voir Nichigatsu-tomyo-butsu canon
bouddhique. Ensemble
de textes bouddhiques considérés comme les paroles du Bouddha.
Initialement composé du Tripitaka,
il s'est modifié aux cours des siècles par des ajouts propres
aux différents écoles si bien qu'à côté
des deux canons pali (theravada et mahayana)
s'est constitué un canon chinois comprenant des textes écrits
entre le Ier et le Xe s. ainsi qu'un canon tibétain constitué
vers le XIIIe siècle et enrichi d'une "Corbeille des tantra".
Le canon pali, tel qu'il a été défini par les deux
premiers conciles est reconnu par l'ensemble
des écoles bouddhiques. Nichiren se réfère généralement
au Tripitaka défini par les
quatre conciles mahayana. canon mahayana. Le canon mahayana, tel qu'il existe actuellement, comprend le Sutra de la Guirlande de fleurs (Kegon), les sutras Agama (sutras theravada des Trois Corbeilles, Agon kyo), les sutras de la Terre pure (Amidakyo, Muryoju, Kammuryoju) les sutras de la Prajna (ou Sutra de la Perfection de la Grande Sagesse, Hannya kyo, Prajnaparamita sutra), le Sutra du Nirvana (Daihatsu Nehangyo Gobun ou Daihatsunehan) et le Sutra du Lotus ainsi que d'autres d'importance variable. canon
pali. Ensemble de textes bouddhiques de la
tradition theravada consignés en pali
et qui comprend les trois "Corbeilles" (tripitaka)
Caractère des dharma [école] voir Hosso shu caractère provisoire voir provisoire castes.
(varna). Dans l'Inde antique, division de
la société en quatre classes : Catalogue d'Ecrits bouddhiques.
(Naiten-roku,
内典録, abr. de Grand Catalogue d'Ecrits bouddhiques de la Dynastie Tang,
Daito-naiten-roku, 大唐内典録). Compilation des
textes du canon bouddhique effectuée en 664
par Daoxuan. Il comprend dix volumes. Catalogue de l'ère Zhen-yuan voir Jogen-shakkyo-roku catégories [trois] çatur aryasatya (shatur aryasatya, quatre nobles vérités, quatre vérités, shitai) causalité
(inga, 因果, littéralement cause-effet).
Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie,
et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette
causalité est sous-jacente à la doctrine du karma.
Toute cause (in) entraîne un effet (ka).
Tout phénomène composé
(samskrata) est produit par la réunion
temporaire de causes et de conditions (en).
Ainsi "produit", le phénomène entraîneà
son tour la formation d'autres phénomènes composés
qui "naissent" au moment où le premier phénomène
"meurt". C'est le cycle du samsara.
Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le
présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets
dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée
et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du
point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique
de bodhisattva pour atteindre la boddhéité et l'effet représente la boddhéité.
Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha
sont essentiellement identiques et, par conséquent, que la cause (les
neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet
(la boddhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés.
Voir les douze liens causaux cause et de l'effet
[simultanéité de la] (inga-guji,
因果倶時). Principe selon lequel la cause et l’effet, à la fois, existent
ensemble et simultanément dans un seul moment de vie. Il contraste avec
le concept de non-simultanéité de la cause et de l’effet, ou de la cause
et de l’effet tels qu’ils apparaissent dans le monde phénoménal, où il
semble y avoir inévitablement un intervalle de temps entre une action
et son résultat. Selon le point de vue d’après lequel tous les phénomènes
existent dans un seul moment de vie (ichinen
sanzen), il ne peut y avoir de distinction entre la cause (in)
et l’effet (ka); en d’autres termes, la cause
et l’effet sont simultanés. Il convient de distinguer l'effet (ka)
et la rétribution (ho) qui, elle, apparaît
lorsque les conditions (en) sont réunies,
sous l'action d'un agent. En
effet, dix
modalités d'expression de la vie explicitent : cause fondamentale, cause primordiale ou principe mystique de la Véritable cause (honnin-myo, 本因妙). Un des dix principes mystiques de l'enseignement essentiel formulés par Zhiyi dans le Hokke Gengi. La pratique qui permit à Shakyamuni d'actualiser son Eveil primordial. Le terme est utilisé par rapport à celui de Véritable effet ou effet fondamental, Eveil atemporel du Bouddha. La cause fondamentale est indiquée dans le passage du chapitre Juryo qui dit: "J'ai aussi jadis pratiqué les austérités de bodhisattva." Le Hokke Gengi définit les austérités de bodhisattva comme la cause fondamentale de l'Eveil atemporel de Shakyamuni. Mais Shakyamuni ne dit pas clairement quelles sont ces austérités de bodhisattva. Zhiyi les interprète comme une référence à hosshin (sagesse pure, sans écoulement-anasrava), la première étape de sécurité cinquante-deux étapes, c'est-à-dire l'étape de non-régression qu'il définit comme étant la cause fondamentale de l'Eveil primordial de Shakyamuni. Cependant, le Dharma que Shakyamuni pratiqua pour parvenir au stade de non-régression n'est pas clairement indiqué. Nichiren définit la Véritable cause (Dharma fondamental), qui permet à tous les bouddhas de réaliser leur Eveil comme étant le Dharma Namu Myoho Renge Kyo. causes du mal [quatre] Caverne des sept feuilles.
(Shichiyokutsu, 七葉, Saptaparnaguha
ou Mahavansa Sattapanni). Site près
de Rajagriha au Magadha,
où, avec le soutien du roi Ajatashatru,
se tint le Premier Concile bouddhique dans
le dessein de compiler les enseignements de Shakyamuni après son
extinction. Shakyamuni y aurait prononcé le sermon où il comparait l'homme
à la plante "saptaparna" (sept
feuilles): une fois que la première feuille tombe, on peut facilement
enlever les autres, sauf la dernière qui est aussi la tige (la cause).
celui qui est entré sur la voie (nyudo, rudao, sannyasin) cent
huit. Le chiffre 108 est
un chiffre sacré, voire magique, fortement connoté ésotériquement: en
effet, le pentagone, dans lequel s'inscrit l'homme parfaitement accompli,
est construit sur des angles de 108 degrés. Par ailleurs, 108 = (1puissance1)
par (2 puissance 2) par (3 puissance 3) X 3. Et il se lit aussi comme
suit : 1 (le chiffre germe), 0 (le chiffre vacuité) et 8 (le chiffre infini).
Est-ce là la raison? Qui sait? Toujours est-il qu'il y a 108 Upanishads
retenues au canon (alors qu'il y en a, en réalité, entre 250 et 300!),
de même que le mala (rosaire) ou le juzu
ont 108 grains, que la danse cosmique de Shiva Nataraja
est une suite de 108 figures chorégraphiques, que les péchés sont au nombre
de 108 pour les tibétains, que le bienheureux Krishna
joue avec 108 Gopis, etc. (réf) cercle de vent. Cercle formé en premier quand un monde prend forme et que des êtres humains apparaissent dans un kalpa de formation. Selon le Kusha Ron, le pouvoir du karma des êtres vivants amène d'abord un petit vent à s'élever dans l'espace. Ce vent se développe et forme un cercle gazeux qui constitue la base d'un monde. Sur ce cercle de vent, un cercle de feu puis un cercle d'or se forment, puis sur eux une terre avec son mont Sumeru, ses mers et ses montagnes. Ce qu'en dit Nichiren Cérémonie
dans les airs (koku-e,
虚空会). Image symbolique décrite dans le chapitre
XI - Tour aux trésors où on voit apparaître
une tour (un stupa en fait), dans laquelle se
tient le bouddha Taho qui atteste de la vérité
des paroles de Shakyamuni exposant le Sutra du Lotus. Tout ce
qui se passe dans le "ciel" indique qu'il s'agit d'un monde
psycho-mental. Les airs désignent, en outre, la non-temporalité.
Zhiyi analyse cette cérémonie
comme la deuxième des Trois Assemblées décrites
dans le Sutra du Lotus, au cours de laquelle tous les participants
flottent dans l'espace au-dessus du monde saha.
Au coeur de cette cérémonie se trouve la révélation
de l'Eveil primordial du Bouddha et la transmission
de l'essence du Sutra aux bodhisattvas
Surgis de terre. Nichiren affirme que le Gohonzon
est la concrétisation parfaite de son propre Eveil, et que ce que
représente le Gohonzon et la Cérémonie dans les Airs
ne sont, dans leur essence, qu'une seule et même chose. Ce
qu'en dit Nichiren cérémonie d'ordination. Au Japon, la première cérémonie d'ordination selon les enseignements mahayana fut instaurée par Saicho. La première ordination eut lieu au temple Takaosan-ji en 805. Huit moines, parmi lesquels Dosho et Shuen reçurent les préceptes de la manière préconisée dans le Sutra Bommo : dix préceptes majeurs et quarante-huit préceptes mineurs. cérémonie d'onction voir abhisheka cérémonie d'ouverture des yeux (kaigen kuyo) voir ouverture des yeux cérémonie du lâcher en liberté (hojo-e,
放生会). Cérémonie bouddhiste qui consiste à libérer les êtres vivants, tels
que poissons, oiseaux, etc., de la captivité. Cette pratique traduit la
compassion à l'égard de tout ce qui vit. Elle a été introduite au Japon
pendant le règne de l'empereur Bidatsu (572-585).
cérémonies et services rituels
du bouddhisme Nichiren pratiqués en Europe.
Nous indiquons uniquement les cérémonies principales de
la Nichiren Shoshu, et de la Nichiren
Shu) chaîne causale voir douze liens causaux chakra (littéralement, roue, cercle) Un des sept joyaux qui viennent spontanément dans la main d'un Chakravartin. Voir roue du Dharma. chakras Centres d'énergie décrits dans le Kundalini yoga. Leur utilisation est propre au Vajrayana et dans une moindre mesure dans le Shingon. Les bouddhismes chinois et japonais accordent une importance particulière au 2ème chakra: qi, tanden. Le bouddhisme du Lotus ne nie pas le concept mais le réserve à la médecine, considérant que les "88 000 chakras" décrits par les textes anciens désignent le corp/esprit/environnement indivisible. Chakravada (Cercle
de Fer, Tetchi-sen ou Tetsurini-sen,
鉄囲山・鉄輪囲山). Huitième et dernier rang concentrique qui entoure les sept
rangs en or du Chakravalas. Chakravalas.
Dans la cosmologie indienne, sept
chaînes de montagnes en or en rangs concentriques, entre lesquels
se trouvent sept mers parfumées; au centre se trouve le
mont Sumeru. Chakravartin voir Roi-qui-fait-tourner-la-Roue-de-la-Loi chamanisme.
Méthode permettant d'utiliser les états de conscience modifiés
pour trouver des solutions à des problèmes et pour soigner.
Les chamans furent les premiers guérisseurs; ils étaient
tout à la fois conseillers spirituels, sages et visionnaires. champaka
(sempuku-ju, 瞻蔔樹). Arbre au bois parfumé,
dont les feuilles sont d'un vingtaine de centimètres de long et
qui donne des fleurs de couleur blanche ou dorée Chan 禪 voir Zen; Trois écoles de Chine du Sud et les sept écoles de Chine du Nord; cinq écoles Chan Chandaka,
Channa (Shanoku,
車匿). Serviteur de Shakyamuni à l'époque
où celui-ci n'avait pas encore renoncé à la vie séculière.
D'après la légende, la nuit où Shakyamuni décida
de quitter Kapilavastu pour mener une vie
religieuse, Chandaka l'accompagna, tenant
son cheval Kanthaka par la bride. Après
avoir parcouru une certaine distance en direction du sud, Shakyamuni se
serait coupé les cheveux, aurait remis ses bijoux à Chandaka
et l'aurait renvoyé à Kapilavastu
en le chargeant d'annoncer qu'il ne reviendrait qu'après avoir
atteint son but. Lorsque Shakyamuni fut parvenu à l'Eveil,
Chandaka devint son disciple. Mais, du fait
de son arrogance, il ne parvint pas à
s'entendre avec les autres moines. Pourtant, on dit que après la
mort du Bouddha, il aurait suivi Ananda et
serait parvenu au stade d'arhat. Ce
qu'en dit Nichiren chandala (sendara, 旃陀羅). Classe d'"intouchables" qui, dans l'ancien système de castes indien, se situait au-dessous de la plus basse des quatre castes. C'est aux personnes de cette classe qu'incombaient les tâches de manier les cadavres, d'égorger les animaux et, d'une manière générale, toutes les activités liées à la mise à mort de créatures vivantes. Nichiren, né dans une famille de pêcheurs, déclara appartenir lui-même à cette caste. Il faut toutefois nuancer cette déclaration, la hiérarchisation de la société japonaise en "castes" étant de loin postérieure à Nichiren. Il est beaucoup plus probable que ses parents étaient assez respectés par les seigneurs de leur village pour qu'ils prennent en charge l'éducation du jeune Zenichi maro. Voir la vie de Nichiren. chandana voir santal Chandrakirti.
ou Candrakirti (Gessho,
月称)(600–c. 650), supérieur du monastère de Nalanda,
disciple et commentateur de Nagarjuna. L'école
Prasangika le reconnaît comme son fondateur.
Il fut célèbre pour le plus long débat religieux
qu'il mena contre Chandragomin (un partisan
du système Cittamatra d'Asanga)
à l'université de Nalanda.
Ce débat se poursuivit durant sept ans sans que l'un l'emporte
sur l'autre. Chandraprabha ou Chandrayashas 1. (Gakko-daijin, 月光大臣 ou Gassho-daijin, 月称大臣). D'abord ministre de Bimbisara puis celui d'Ajatashatru. Lorsque ce dernier tua son père et voulut tuer sa mère, il s'unit à Jivaka pour l'en empêcher. Cependant, quand le roi souffrit de plaies purulentes sur tout le corps, Chandraprabha lui conseilla d'aller voir un maître non-bouddhiste, augmentant ainsi son opposition au Dharma. Ce qu'en dit Nichiren Chandraprabha
2. (Gakko-bosatsu,
月光菩`). Un des deux bodhisattvas qui assistent le bouddha Yakushi
en se tenant sur sa droite; l'autre étant Suryaprabha
(Nikko-bosatsu), sur sa gauche. Chandra
signifie lune et prabha, lumière. Un sanctuaire
lui est dédié à 70 km de Varanasi. Chandra-Suryapradipa, voir Nichigatsu-tomyo-butsu changer le poison en élixir (hendoku iyaku, 変毒為薬). Principe de transformation des difficultés, défauts et souffrances en bienfaits, par l'utilisation de l'enseignement bouddhique. Ce principe fut exposé par Nagarjuna pour qui le Sutra du Lotus est un grand médecin. Hendoku iaku vient s'ajouter au principe de bonno soku bodai (les passions mènent à l'Eveil) qui engageait le pratiquant non pas à éradiquer les désirs mais de s'en servir comme d'un moteur pour un développement harmonieux de la personnalité. Hendoku iaku met l'accent sur l'inclusion mutuelle des 10 états. Dans la souffrance existe, à l'état latent, la boddhéité qu'il s'agit de faire apparaître. Voir le côté positif de toute chose, avoir une attitude optimiste face à la vie est certes très appréciable mais cela ne suffit pas. Hendoku iaku exige des efforts constants et demande beaucoup de sagesse, et une grande énergie vitale. Celles-ci viennent de la pratique bouddhique qui s'appuie sur les paramita. Ce qu'en dit Nichiren Chan-dao (Zendo) Changbuqing pusa (Bodhisattva Toujours Sans Mépris, Jofukyo bosatsu bon) XXème chapitre du Sutra du Lotus Chan-wou-wei (Zenmu, Shubhakarasimha) chapitres
du Sutra du Lotus : Le Sutra du Lotus comprend vingt-huit
chapitres. Les quatorze premiers forment la partie dite de la doctrine
préparatoire et les quatorze derniers la doctrine
essentielle. chariot tiré par un grand boeuf blanc (daibyaku-gosha, 大白牛車). Chariot orné de toute sorte de joyaux et tiré par un grand boeuf blanc. Il apparaît dans la parabole des trois chariots et la maison en feu dans le chapitre III du Sutra du Lotus.. Pour inciter ses enfant à quitter une maison en flammes dans laquelle ils sont absorbés par leurs jeux, leur père, un homme fortuné, leur dit que dehors les attendent trois sortes de chariots qu'ils désirent depuis toujours: l'un tiré par un mouton, l'autre tiré par un daim et le troisième tiré par un boeuf. Mais, lorsqu'ils sortent en courant de la maison, il leur offre un chariot beaucoup plus beau, tiré par un grand boeuf blanc, qui les attend devant la grille de la maison. L'homme fortuné représente le Bouddha; la maison en feu, ce monde saha; et les enfants, toute l'humanité. Les trois sortes de chariots représentent les trois véhicules provisoires (auditeurs-shravaka, pratyekabuddha, bodhisattva), tandis que le chariot tiré par le grand boeuf blanc symbolise le Véhicule unique, le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren Cheng (Tch'eng). Fils du roi Wu de la dynastie de Zhou auquel il succéda. Cheng-guan
(Ts'ing
leang, Ch'ing-liang, Chokan,
澄観), (738-839). Quatrième patriarche de l'école Huayan
zhong (Kegon) dans la Chine des Tang.
A l'âge de onze ans, il entra dans la vie religieuse et étudia
les enseignements des écoles Ritsu
et Sanron, y compris le Sutra du Lotus.
Chen Shubao
(陳叔寶)
(553-604) ou Chen Houzhu (陳後主). Cinquième
et dernier souverain de la dynastie
Chen, (557-618)
lors de la période des Dynasties du Nord et du Sud. Chen
Shubao était plus intéressé par la littérature et les femmes
que par les affaires de l'Etat. Pourtant Nichiren le loue pour son attitude
face à Zhiyi : "De
même, l'empereur de la dynastie
Chen,
qui écarta les Trois écoles du Sud et les sept écoles
du Nord, et s'appuya sur le Maître du Dharma Zhiyi,
et l'empereur Kammu, qui préféra
le Maître du Dharma Saicho
aux moines éminents des Six
écoles, sont, de nos jours encore, respectés pour
leur sagesse". (réf) Chenzhen (Tch'en Tchen, Ch'en Chen, Chinshin, 陳鍼). Officier au service de la dynastie Liang (502-557). Frère aîné de Zhiyi, il s'opposa longtemps à l'entrée de ce dernier dans les ordres, car n'ayant plus de famille, les deux frères étaient très proches. Devant l'insistance de Zhiyi, il finit par céder. Un devin lui prédit qu'il allait mourir avant la fin du mois mais en pratiquant la méditation selon les enseignements de Zhiyi il a prolongé sa vie de quinze ans. Ce qu'en dit Nichiren Chiguo tianwang (roi céleste Gardien du Pays, Jikoku tenno, Dhrtarastra devaraja) Chiho
(coréen Chipong). Moine originaire de Silla,
Etat de la péninsule de Corée, qui se rendit d'abord au
Japon, puis en Chine des Tang avec Chiran
et Chiyu pour y étudier la doctrine
Faxiang (Hosso)
sous la direction de Zhizhou. De retour
au Japon, il s'installa au temple Gango-ji
et se consacra à la propagation de la doctrine Rien-que-conscience.
Ce qu'en dit Nichiren Chikugo (Nichiro) chikusho (animaux, xysheng, tiryag) Chinchamanavika ou Chincha (Sensha ou Sensha-nyo, 旃遮・旃遮女). Femme de caste brahmanique qui calomnia Shakyamuni. Selon le Kokigyo (Sutra des Vies antérieures), Chinchamanavika attacha une marmite sous sa robe et déclara publiquement qu'elle était enceinte de Shakyamuni. Mais le dieu Taishaku, se changeant en rat, se glissa sous sa robe et rongea la corde qui maintenait en place la marmite qui tomba, dévoilant ainsi la supercherie; puis la terre s'ouvrit et Chinchamanavika tomba vive en enfer. Cette calomnie fait partie des neuf grandes épreuves endurées par Shakyamuni. chintamani voir joyau Chipong voir Chiho Chishaku 智積 1 (Jnanakara). Aîné des seize fils du bouddha Daitsu. Chishaku signifie "Accumulation du savoir". L'histoire du bouddha Daitsu et de ses seize fils est relatée dans le chapitre VII du Sutra du Lotus. Dans le lointain passé de sanzen-jitengo, le bouddha Daitsu enseigna le Sutra du Lotus à ses seize fils. Ses fils enseignèrent alors le Sutra à des personnes dont certaines atteignirent l'Eveil. Ces personnes font partie du premier groupe. Le second groupe comprend ceux qui ont adopté la foi en ce Sutra à cette époque mais l'abandonnèrent plus tard en acceptant les enseignements moins élevés du bouddhisme du Hinayana. Cependant, ces personnes entendirent de nouveau le Sutra du Lotus et atteignirent l'Eveil, lorsque le seizième fils apparut en Inde en tant que Bouddha Shakyamuni. Le troisième groupe comprend ceux qui ont entendu le Sutra du Lotus dans sanzen-jitengo mais n'y ont pas cru et n'ont pas pu atteindre la boddhéité, même en renaissant à la même époque que le bouddha Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren Chishaku 智積 2(Prajnakuta)
Nom d'un bodhisattva, mentionné dans le chapitre
Devadatta, comme un disciple du bouddha Taho.
Ce qu'en dit Nichiren
Chisho, 智証 voir Enshin cho. Unité de mesure ancienne, définie de diverses manières, notamment comme la longueur de la rue principale d'un village de quelques maisons. Environ 200 m. Selon d'autres sources, unité de longueur d'environ 108m, ou unité de surface de 98 ares. Chokan voir Chengguan Choraku-ji
長楽寺. Temple qui aurait été fondé par Ennin
(Jikaku). Chosho-ji
長勝寺 (Ishii-zan Chosho-ji). Temple fondé
en 1263 par Nagakatsu Ishii (Ishii
Saburo Chosho). A l'origine, c'était l'emplacement du temple
Honkoku-ji où Nichiren a pu se refugier
à son retour d'Izu. Le Honkoku-ji
ayant été transféré à Kyoto,
Nissei construisit en 1345 le temple Chosho-ji,
en l'honneur du seigneur Nagakatsu, fidèle
disciple de Nichiren. La cour est célèbre par une statue
de Nichiren entourée des Quatre Grands rois
du ciel. Chou (dynastie) voir Zhou chronologie des religions : voir le tableau synoptique chu (vérité du milieu) Chu-agon gyo, 中阿含経. Anthologie des sutras Agama moyens. Un des quatre sutras chinois Agon (Agama). Il fut traduit de 397 à 398 par Samghadeva. Il s'agit d'une compilation de 222 sutras de moyenne longueur dont le premier, le Sutra Zempo (Sutra de la Bonne Loi), énonce les sept conditions permettant à un moine de se libérer des désirs terrestres; le Sutra Senyu (Sutra de la Parabole de la Flèche), qui relate la parabole de la flèche empoisonnée, fait également partie du sutra Chu-agon, qui correspond au texte pali Majjhima-nikaya. Ce qu'en dit Nichiren Chuai Tenno
仲哀天. Quatorzième empereur
(192-200?) semi-mythique, fils du prince Yamatotakeru
et donc petit-fils de l'empereur Keiko. Sa
femme Jingu Kogo, elle aussi considérée
comme semi-mythique, aurait mené une guerre contre la Corée.
Nichiren en fait le père de
Hachiman. Ce qu'en dit Nichiren chudo voir voie du milieu Chugan-ron-sho, 中観論疏 (Annotations sur le Madhyamaka-karika). Commentaire de Jizang (549-623) de l'oeuvre de Nagarjuna sur la voie du milieu. Chukyo (1218-1234). Enfant-empereur du Japon en 1221. Il succède à Juntoku mais doit rapidement céder la place à Go-Horikawa. Chunda (Junda, 純陀). Forgeron du village de Pava qui offrit à Shakyamuni le dernier repas avant son parinirvana. Selon le Sutra Jo-Agon, alors que Shakyamuni se trouvait dans ce village, Chunda l'entendit prêcher les enseignements qui furent ultérieurement compilés dans le Sutra du Nirvana. Touché et ravi, il invita chez lui le Bouddha et ses moines et leur prépara un repas spécial. Comme bienfait résultant de cette offrande, on dit qu'il parvint à s'éveiller au fait que rien ne naît ni ne meurt dans le domaine des phénomènes (musho honin). Après avoir quitté la maison de Chunda, le Bouddha se rendit à Kushinagara où il mourut dans le bosquet d'arbres shala. Pensant que Chunda pourrait être blâmé pour avoir causé sa maladie, le Bouddha a expliqué: "Il y a deux offrandes de nourriture qui surpassent toutes les autres. La première est l'offrande juste avant l'Eveil et la seconde juste avant le Parirvana". Ce qu'en dit Nichiren Chu Ron
ou Chuju or Churonju
ou Chu-ro, 中頌・中論頌・中論 (Stances
du Milieu ou La doctrine de la Voie du
milieu, Madhyamaka-karika). Ouvrage
en 450 stances divisées en 27 chapitres de Nagarjuna,
traduit en chinois par Kumarajiva en 409.
Nagarjuna y attaque l'affirmation de l'école
Sarvastivada que les dharmas ou éléments
de l'existence sont réels, et soutient le concept de non-substantialité
(ku), sur la base des sutras Hannya.
Le Chu Ron débute par huit négations: il n'y a
ni naissance, ni extinction, ni cessation, ni permanence, ni uniformité,
ni diversité, ni allée, ni venue. En niant tous les concepts
possibles, on peut arriver à la notion de "vide" ou de
"non-substantialité" qui est le cœur de la philosophie
bouddhique. Nagarjuna explique que les phénomènes
n'ont aucune nature individuelle fixe et sont "vides" ou sans
substance parce qu'ils ne naissent et ne disparaissent qu'en vertu de
leur relation avec d'autres phénomènes (origine interdépendante).
Cette non-substantialité, qui ne peut être définie
ni comme existence ni comme non-existence, est appelée Voie
du milieu (chudo). Cette idée
de non-substantialité formulée par Nagarjuna
devint la base théorique du Mahayana
et exerça une très grande influence sur son développement
ultérieur. Le Chu Ron était l'un des textes principaux
de l'école Madhyamika
en Inde et en Chine, il devint l'un des trois textes de base de l'école
San-lun (Sanron).
Ce qu'en dit Nichiren chutai voir triple vérité Chuzan Daitoku. Moine de l'école Hosso au Xe siècle. Il étudia sous la direction de Kusei, au temple Kofuku-ji, et excella dans les débats. En 963, quand l'empereur Murakami invita des moines érudits de diverses écoles à un débat religieux, la participation de Chuzan fut remarquée lors d'une joute oratoire avec Ryogen du mont Hiei, contribuant au prestige de l'école Hosso. Plus tard, il entra au mont Kumano et fit des exposés sur le Sutra Hannya Shin. Ci-an (Ts'eu-ngan). Personnage d'une légende chinoise. Voyant une grue jaune (sai, grand oiseau imaginaire dont on disait en Chine qu'il pouvait voler jusqu'à mille milles en portant un ermite sur son dos), mise en vente sur le bord d'une route, il fut pris de pitié pour elle et offrit ses vêtements pour la libérer en échange. Quand il mourut, la grue vola jusqu'à sa tombe et répéta son nom sans cesse pendant trois ans. Avec, pour résultat, qu'il finit par revenir à la vie. Ce qu'en dit Nichiren ciel
ou monde-état céleste (ten,
天 ou tenkai,
天界, deva loka).
Le sixième des dix mondes, celui
des dieux. Dans la pensée bouddhique, il ne s'agit nullement d'un
paradis. Ciel est le plus souvent synonyme de "monde psycho-mental".
Les divinités sont des fonctions psychiques que C.G. Jung qualifierait
volontiers de numineuses ou archétypiques. Ces fonctions psychiques
ne sont pas soumises aux souffrances propres au monde
des hommes mais elles ne sont pas immortelles. Les deva,
dragons, et autres entités psychiques
des huit groupes subissent les cycles de vies/morts.
Les "dieux" trop primitifs meurent et sont remplacés
par d'autres, tout comme les démons, si caractéristiques
parfois d'une époque donnée. A l'origine, on divisait le
royaume du Ciel en vingt-huit sections : les six ciels du monde
du désir, les dix-huit ciels (certaines sources en donnent
seize ou dix-sept) du monde de la forme et
les quatre ciels du monde du sans forme. Quand
on considère le Ciel comme le symbole d'un état de vie,
ces divisions du monde en trois plans peuvent représenter diverses
sortes de joies. Ainsi, la joie dans le monde du désir est le ravissement
ressenti quand les désirs immédiats sont satisfaits. La
joie dans le monde de la forme correspond à la santé physique,
la force et la sensation de bien-être. La joie dans le monde du
sans forme est une joie ou une satisfaction spirituelle. Les joies de
l'état céleste, quelles qu'elles soient, sont passagères
et vulnérables face aux circonstances extérieures. (Voir
le tableau des 10 mondes)
Ce
qu'en dit Nichiren ciels
de
la mythologie indienne. (Vingt-huit ciels). ciel de Brahma voir séjour de Brahma ciels
de la méditation [quatre] ou
quatre ciels dhyana, ou même quatre dhyanas
(shi-zenjo, 四禅定, chatur-dhyana).
Ciels qui constituent le monde de la forme (shizenten,
rupadhatu).
Quand, en passant par les quatre niveaux de
la méditation, on s'est libéré des illusions
du monde du désir, on peut renaître
dans ces quatre ciels de la méditation. Ils se subdivisent encore
en dix-huit ciels (juhachi-ten, 十八天) de la
façon suivante: ciels de pureté [cinq] (go jogoten, 五浄居天, shuddhavasa). Les cinq ciels les plus élevés dans le monde du sans forme (arupadhatu), où renaissent ceux qui atteignent la troisième étape de la boddhéité, shomon (celle du non-retour). On dit qu'il n'y a ni vent ni courants violents dans ces ciels, si bien que les fleurs des arbres ne s'envolent jamais, pas plus qu'un feu ne s'y éteint. Ce qu'en dit Nichiren ciel de Yama,
(Yama-ten 夜摩天). Le troisième
des six ciels du monde du désir. Ce
ciel est toujours illuminé et ses habitants connaissent la satisfaction
des cinq désirs. Il est situé
à quatre-vingt mille yojanas au-dessus
du Ciel Trayastrimsha qui se trouve
au sommet du mont Sumeru. Il mesure 80000
yojanas de chaque côté et comprend
32 royaumes. La durée de vie des habitants de ce ciel serait de
2000 ans, dont chaque jour correspondrait à 200 ans du monde humain.
Le seigneur de ce ciel, Yama, fut, à l'origine,
un dieu aryen et apparaît dans les vedas.
Plus tard, il fut considéré comme le juge des morts et le
maître de l'enfer. ciel des Quatre Rois célestes (Shio-ten, 四王天, Catur-maharaja-kayika). Demeure des Quatre Rois célestes, située à mi-chemin du sommet du mont Sumeru. L'un des six ciels du Monde des désirs ciel Trayastrimsha
(Tori-ten, f利天,
忉利天). Ciel des trente-trois divinités;
deuxième des six
ciels du monde des désirs, qui est le premier plan du Monde
des Trois Plans. Ce ciel est situé sur un plateau au sommet
du mont Sumeru. où les trente-trois
divinités, y compris Taishaku, étaient
censées résider. Taishaku régnait
de son palais au centre, tandis que les trente-deux divinités vivaient
sur quatre pics montagneux, huit divinités par montagne, chacune
de ces montagnes étant située à l'un des quatre coins
du plateau. Leurs noms sont énumérés dans le Sutra
Shobonen (Sutra de la Méditation sur le Dharma correct)
On prête aux êtres qui y vivent une durée de vie de
mille ans; et chaque jour qui s'y écoule est l'équivalent
de cent ans dans notre monde saha. Ce
qu'en dit Nichiren ciel Tushita
(Tosotsu-ten
ou Toshita-ten,
兜率天・覩史多天).
Dans la cosmologie indienne, quatrième des six
ciels du monde du désir auxquels il est fait allusion dans
le Daichido
Ron
de Nagarjuna
et dans le Kusha
Ron de Vasubandhu.
"Ciel de satisfaction" où les bodhisattvas séjournent,
avant leur dernière renaissance dans le monde, pour atteindre la
bodhéité. Ce ciel comprend une cour intérieure et
une cour extérieure. Dans la première cour résiderait
le bodhisattva Maitreya
où il prêche
le Dharma à des êtres célestes.
D'après la légende, c'est de ce ciel qu'est descendu Shakyamuni
pour s'incarner dans le sein de Maya.
Ce
qu'en dit Nichiren Cien
(Ts'eu-ngen)
(Jion,
慈恩),
(632 - 682), de son vrai nom Kui-ji
(K'ouei-tsi).
Cien-si 慈恩寺
est le nom du temple où Kui-ji a vécu.
Il fut le principal disciple du fameux moine pèlerin Xuanzang
(602 - 664), avec qui il effectua des traductions du sanskrit en chinois,
notamment le Joyuishiki Ron. Il propagea
comme ce dernier, l'enseignement de l'école Faxiang
(Hosso), qui se réfère à
la doctrine du Rien que conscience, héritée
du courant indien des Yogacarin. Son oeuvre la
plus connue est le Hokke Genzan.
Ce
qu'en dit Nichiren cinq afflictions voir cinq troubles cinq actes sans rémissionvoir cinq forfaits. cinq Agama (go-bu, 五部). Cinq fascicules de l'Agama pali, ou la partie sutra du canon de l'Ecole du Sud (Theravada). Voir Sutra Agama. Ce qu'en dit Nichiren cinq
agrégats
ou cinq composants (forme, perception, conception, volition et
conscience),
(goon
ou go-un,
五陰,・五,
panca skandha). Cinq groupes de phénomènes
(matière corporelle, fonctions biologiques et mentales) qui s'unissent
temporairement pour former un être vivant individuel. cinq ascètes
ou cinq
bhikhu (go-biku,
五比丘). Ajnata Kaundinya,
Ashvajit, Mahanama,
Bhadrika, Vashpa.
(Kondanna, Assaji,
Mahanama Bhaddiya
et Vappa) D'autres listes donnent Ajnata
Kaundinya, Ashvajit, Bhadrika,
Dashabala Kashyapa,
Mahanama et Nichiren s'en tient à cette dernière.
Avant que Shakyamuni ait atteint l'Eveil, ils pratiquèrent avec
lui les austérités. Toutefois, lorsque Shakyamuni abandonna
l'ascétisme, ils crurent qu'il abandonnait
sa recherche de la vérité et le quittèrent pour aller
au Parc aux Daims à Varanasi
poursuivre leurs pratiques d'austérité. Après son
Eveil, Shakyamuni se mit à leur recherche, car c'est à eux
qu'il voulait enseigner en tout premier lieu. Selon certains textes, ils
le reçurent d'abord avec quelque froideur, le considérant
comme un relaps. Mais ensuite, impressionnés malgré eux,
ils écoutèrent son enseignement et devinrent vite ses disciples.
Ce qu'en dit Nichiren cinq autels [rituel des] ou rituel des quinze autels (jugodan no daiho, jugodan-ho). Cérémonies dédiées à cinq puis quinze déités, que l'ex-empereur Go-Toba imposa aux moines du Tendai et Shingon, pour provoquer la défaite des armées shogunales, lors de l'incident de Jokyu en 1221. Ce qu'en dit Nichiren cinq
bonnes divinités successives (goban
zenjin, 五番善神). Terme sous lequel on regroupe ceux qui ont fait
serment dans le chapitre des Dharani (XXVI)
du Sutra du Lotus de protéger les croyants de ce sutra.
Ce sont : cinq bouddhas (go-butsu, 五仏 ou gochi nyorai, 五智如来). 1. Cinq bouddhas de la sagesse. Bouddhas décrits dans les mandalas du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice, les deux objets de culte du Shingon. Les cinq bouddhas du premier mandala sont:1) au centre, Dainichi-Vairochana qui représente la sagesse de l'essence du Dharma, celle qui penètre la nature du monde phénoménal; 2) à l'est, Ashuku qui symbolise la sagesse du grand miroir rond, percevant le monde tel qu'il est; 3) au sud, Hosho qui représente la sagesse impartiale, celle qui reconnaît l'égalité fondamentale entre toutes les choses; 4) à l'ouest, Amida qui personnifie la sagesse de l'intuition du particulier discernant les capacités de tous les êtres; 5) au nord, Fujoku qui symbolise "la sagesse de la pratique parfai | ||