| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
||
|
O |
||
Si vous ne lisez pas les kanji passez en Unicode UTF-8 (Affichage/Codage) |
||
| o : préfixe honorifique utilisé, en particulier par la Nichiren Shu, pour quelques termes relatifs à Nichiren : o-daimoku, o-gosho, etc. O-ama voir Nagoe-no-ama Obaku-shu,
黄檗宗 [école]. Une des trois principales branches
du Zen au Japon, avec Rinzai
et Soto. Son temple principal est le Mampuku-ji
à Kyoto. La doctrine d'Obaku
est identique à celle de la branche Rinzai,
à l'exception près qu'elle incorpore certains éléments
de la doctrine Jodo concernant la renaissance
dans la Terre pure et le Nembutsu. obon : contraction du mot "urabon" (cérémonie pour les défunts) obéissance voir trois obéissances objet de vénération voir honzon obscurité fondamentale ou ignorance primordiale ou originelle(mumyo, 無明, ou gampon-no-mumyo, 元品の無明, avidya, avijja). Source de toutes les illusions propres à la vie. "Obscurité" signifie aveuglement face à la vérité, en particulier à la vraie nature de sa propre vie. Le terme est utilisé par opposition à l'Eveil fondamental (gampon no hosshi), ou la nature innée de bouddha. Dans l'évolution, tant des espèces que de l'individu, les égarements sont dus à l'imperfection des six entrées (cinq sens + le mental). Au début de la vie, c'est d'abord un état d'indifférenciation entre le sujet et l'environnement d'où émerge la distinction agréable / désagréable / indifférent. Au moment où les phénomènes ou les objets sont perçus comme distincts du sujet, ils sont déjà fortement associés à ces jugements de valeur. La vision subjective ne correspond donc pas à la réalité. De cette erreur première découlent les erreurs de comportement et les souffrances de la vie. Le bouddhisme vise à développer la nature de bouddha latente dans chaque vie pour que puisse apparaître la vision du véritable aspect des phénomènes. Selon le Sutra Shrimala, l'obscurité fondamentale est la plus difficile à surmonter des illusions et ne peut être éliminée que par la sagesse du bouddha. Zhiyi interprète "l'obscurité" comme l'illusion qui empêche un être de réaliser la vérité de la voie du milieu. Il divise cette illusion en quarante-deux sortes dont la dernière est l'obscurité fondamentale. Cette illusion ne se dissipe qu'au stade de myogaku ou d'Eveil total, la dernière des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Dans l'explication des douze liens causaux l'obscurité fondamentale s'étend à la vie avant la naissance. Voir la production conditionnée. obscurcissements [cinq] voir cinq voiles observance des préceptes (jikai, sila) observation du cœur ou observation de l'esprit ou introspection méditative(kanjin, 観心). Percevoir ou s'éveiller à la réalité ultime inhérente à sa propre vie. Par opposition à l'étude doctrinale des sutras (kyoso), l'observation de l'esprit (kanjin) consiste à percevoir, dans les profondeurs de son être, une vérité qui est au-delà de l'explication verbale. Cette forme d'introspection est particulièrement mise en avant par la pratique de Zhiyi, dans laquelle la méditation porte plus sur la vraie nature de l'esprit que sur un objet extérieur. Dans le Maka Shikan, Zhiyi enseignait une méditation pour percevoir "le royaume de l'insondable" (fukashigi-kyo) interprétée tantôt comme l'unification des trois vérités en un seul moment de vie, tantôt comme ichinen sanzen. Percevoir l'unification des trois vérités ou ichinen sanzen dans son propre esprit, en essence, signifie percevoir l'état de bouddha inhérent à sa propre vie, ce qui est le but du système de méditation de Zhiyi. Nichiren définit kanjin comme observation de son propre esprit pour trouver en lui les dix mondes-états. obstacles [trois] et quatre démons (sanso shima) obtention de la voie (tokudo, 得道) Réaliser la voie qui permet d’accéder à la boddhéité. Pleine compréhension de la voie bouddhique. Plusieurs termes sont des équivalents dans certaines de leurs acceptions notamment obtention du passage (tokudo - premier sens), certains comportent aussi le caractère voie (do) notamment devenir la voie (jodo). On notera également le rapport avec d’autres termes qui comportent ce même caractère ‘voie’ et qui indiquent différents stades de progression dans la pratique du bouddhisme. Par exemple nyudo, celui qui est entré sur la voie, gyodo, progresser sur la voie. obtention de l’acceptation patiente dès cette existence (shojin tokunin): Littéralement shojin "dès cette existence" ou "dès ce corps" désigne le corps physique produit par les parents; nin "l’acceptation patiente"; c'est la compréhension de la non-production et de la non-destruction du monde phénoménal (musho bonin, anutpattika dharma kshanti). Celui qui est parvenu à cette obtention comprend que lorsqu'il voit les choses apparaître puis disparaître, ne voit pas en réalité des entités réelles, il n'y a rien qui apparaisse ou qui disparaisse. Il y a la non-substantialité, ku, shunyata. obtention
du passage (tokudo,
得度) Deux sens distincts, le second dérivant probablement du premier. Octroi de la Prédiction ou Annonciation (Juki hon, 授記, Shouji pin). VIème chapitre du Sutra du Lotus. Le mot "juki" désigne une prophétie faite par Shakyamuni sur le temps, le lieu et le nom sous lequel ses disciples deviendront des bouddhas. Dans ce chapitre, Shakyamuni prédit que les quatre grands auditeurs-shravaka - Mahakashyapa, Maudgalyayana, Subhuti et Katyayana - atteindront l'Eveil. Dans l'enseignement théorique du Sutra, Shakyamuni déclare que le véhicule suprême de l'état de bouddha est le but de la pratique bouddhique. C'est le principe du "remplacement des trois véhicules par le véhicule unique" (kaisan ken ichi). Le Bouddha explique ce principe de trois façons: de manière doctrinale par la révélation de la véritable essence de tous les phénomènes (shoho jisso) dans le chapitre II, Hoben; en utilisant la parabole des trois chariots et de la maison en flammes dans le chapitre III, Hiyu; et en clarifiant le lien passé entre ses disciples et lui-même dans le chapitre VII, Kejoyu. Le Bouddha employa ces trois façons de prêcher pour permettre aux trois groupes d'auditeurs-shravaka – ceux de grande, moyenne et petite capacités – de réaliser respectivement le principe de l'enseignement du véhicule unique. Le chapitre Juki prédit l'Eveil des disciples de capacité moyenne qui comprirent la véritable intention du Bouddha en l'entendant raconter la parabole des trois chariots et de la maison en flammes. Il prophétise d'abord que Mahakashyapa atteindra l'état de bouddha dans le futur en tant que bouddha Komyo (Lumière brillante), puis que Subhuti, Katyayana et Maudgalyayana atteindront l'Eveil respectivement sous les noms de bouddha Myoso (Forme merveilleuse), de bouddha Embunadai Konko (Jambunada Lumière dorée) et de bouddha Tamarabatsu Sendanko (Tamalapattra Parfum du bois de santal). Néanmoins, il est toujours annoncé que chacun de ses grands auditeurs-shravaka deviendra un bouddha "une fois départi de ce corps" (sha ze shin ni). Il y plusieurs compréhensions. La plus évidente est de penser que cela se fera dans une existence ultérieure ou par mortifications. Dans la Transmission orale sur les significations (Ongi kuden), Nichiren examine la signification du caractère sha (se départir, abandonner, rejeter) et y voit deux interprétations. La première c’est se départir temporairement (il utilise l’adverbe ten qui signifie cycliquement, par transformation) et la seconde c’est se départir définitivement (ei qui signifie éternellement). La première acception ressortit de la l'enseignement théorique et la seconde de l'enseignement essentiel, en ce sens où la doctrine essentielle révèle des enseignements tels que vies et morts s’identifient au nirvana (shoji soku nehan) ou les désirs s’identifient à l’Eveil (bonno soku bodai). Lire ce chapitre octuple
voie, octuple sentier ou chemin
aux huit branches, huit voies (yatsu
no michi 八の道, hassho-do, 八正道・八聖道,
arya-ashtanga-marga ou ashtangamarga ou
ashtangika-marga; ariya-atthangika-magga
ou atthangikamagga), relèvent
du tout premier enseignement du Bouddha. Elles constituent la dernière
des quatre vérités saintes exposées par Shakyamuni
dans son premier sermon au Parc aux daims
après qu'il ait atteint l'Eveil. octuple juste voie (octuple sentier) octuple sentier (huit voies, ou chemin aux huit branches o-daimoku voir daimoku oeil [du bouddha] voir cinq sortes de vision oeil
du Dharma (hogen, 法眼). 1. L'une
des cinq sortes de vision. Le bodhisattva
perçoit les enseignement bouddhiques avec l'oeil du dharma afin de sauver
tous les êtres. C'est la perception claire de tous les phénomènes. oeuvres et vertus (kudoku) voir bienfaits de la pratique Oeuvres et vertus de la joie conséquente [chapitre] voir Bienfaits de la joie conséquente. Oeuvres et vertus du Maître du Dharma [chapitre] voir Bienfaits du Maître du Dharma oeshiki
(shuso
ontai-e) céremonie commémorant la mort de Nichiren
le 13 octobre 1282. offense au Dharma ou opposition à la Loi (hobo, 誹謗, ou hibo shoho, 誹謗正法). Pensée, parole ou acte qui dénigre l'enseignement correct du Bouddha. Voir dénigrer le Dharma et les 14 hobo. Ce qu'en dit Nichiren offrandes
(fuse,布, ou kuyo,
供, dana ou puja).
Elément constitutif de la pratique bouddhique.
L'offrande a un sens beaucoup plus large qu'en occident. A l'origine
c'est un don non seulement matériel mais également spirituel.
On offre des objets, bien sûr : objets d'art, fleurs, encens;
on peut offrir une prière ou un chant mais surtout un peu de
son temps, en d'autres termes un peu de sa vie. Dans ce sens le terme
est proche de kimyo, se consacrer .
Dès lors il est important de bien choisir à qui on fait
des offrandes. Au sens propre seuls les Ainsi-venus
sont dignes d'offrande. Mais en Inde, on honorait par des offrandes
également les sages et les saints, puis tous ceux qui se consacraient
à la vie spirituelle. Pour les moines il était prévu
quatre sortes d'offrandes : la nourriture et la boisson; les vêtements;
la literie; les médicaments. Encore de nos jours l'offrande de
nourriture aux moines-bhiksu
est considérée comme un honneur et une chance qui attire
la bénédiction sur celui qui la fait. On ne s'étonnera
donc pas que les bhiksu
ne remercient pas les donateurs. Ce
qu'en dit Nichiren o-fuda
Talisman
japonais hérité de Chine. C'est généralement
une tablette et papier ou un parchemin sur lequel sont inscrites des
formules de protection. On y retrouve l'influence du taoïsme qui
organise ses dieux à la manière d'une chancellerie. Les
fuda étaient à l'origine
des lettres officielles confiées à des magistrats. "Fu"
désigne un sceau en deux parties (comme les rotours romains),
attestant la validité d'un contrat. Le pratiquant passe une sorte
de marché avec la divinité, lui offrant quelque bien matériel
ou un acte, en échange de sa bienveillance. La divinité
garde la deuxième partie du contrat dans les cieux. Le "sceau
impérial" vermillon marque du mandat céleste certaines
formules de chancellerie inscrites sur les ofuda,
leur conférant le pouvoir efficace. ogo
algue
comestible (Gracilaria?) ogres vour rakshasa ogresses voir rakshasi Ohashi no Taro n'étant cité dans aucun document officiel ni dans aucune archive historique de la période Kamakura, il subsiste un doute quant à sa réalité historique. Selon une tradition de la période d'Edo (1600-1867) il s'agirait de Taira no Michisada, un général qui vécut vers la fin de la période de Heian (794-1185). Michisada serait le fils de Taira no Sadayoshi, gouverneur d'Higo, dans la province de Kyushu, et proche associé du Premier ministre Taira no Kiyomori. Cependant, après la ruine du clan Taira, sa famille perdit peu à peu son pouvoir dans la région de Kyushu. La tradition rapporte que, en 1186, Michisada encourut la colère de Minamoto no Yoritomo (1147-1199), fondateur du shogunat de Kamakura, et fut emprisonné; il fut néanmoins sauvé par la forte foi de son fils dans le Sutra du Lotus. Oishi no Komaru. (Oishi no Yamamaru et appelé le plus souvent Ayaishi no Omaro). Criminel japonais du Ve siècle. D'après le Nihon shoki (Chroniques du Japon), c'était un bandit de grands chemins qui attaquait les voyageurs, et un naufrageur qui coulait les navires marchands. Il finit néanmoins par être tué par les soldats de l'empereur. Oji 応身 Bodhisattva mentionné dans le Sutra Daihoshaku et quelques autres. Dans le Maka Shikan Bugyoden Guketsu, Zhanlan écrit que le bodhisattva Oji échoua dans sa tentative de mesurer le corps du Bouddha Ojo Raisan, 往生礼讃 (Eloge de la renaissance dans la Terre pure). Ouvrage de Shandao décrivant la pratique nécessaire pour renaître dans la Terre pure du bouddha Amida. Shandao y formule une méthode qui consiste à réciter six fois par jour des vers de louange de Nagarjuna et Vasubandhu en l'honneur du bouddha Amida. Ojo Yoshu, 往生要集 (Principes essentiels de la renaissance dans la Terre pure). Ouvrage de Genshin compilant en un livre des passages de plus de 160 sutras et traités sur le thème de la renaissance dans la Terre du bouddha Amida. Dans cet ouvrage, Genshin veut inspirer la crainte des souffrances provoquées par la transmigration dans les six voies et le désir de connaître la béatitude de la Terre pure, en soulignant que le Nembutsu est la pratique qui permet d'y renaître. Ce livre devint très populaire et contribua au développement de la doctrine de la Terre pure au Japon. oko voir cérémonies et services rituels du bouddhisme Oko-kikigaki, 御講聞書 ou Notes de Niko. Recueil de notes prises par Niko lors des cours sur le Sutra du Lotus que Nichiren donna au Mont Minobi entre 1278 et 180. Okuninushi no mikoto (Okuninushi no kami, Onamuchi no mikoto, Ookuninushi, Oyamagui no kami). Déité shintoïste, fils ou beau fils de Susanoo. Il fut persécuté par ses frères mais finalement il obtint le trône en épousant la princesse Suseri. D'après certaines traditions un des créateur du monde. Durant le Moyen âge, Okuninushi fut confondu avec Daikokuten, un des 7 dieux de la fortune (shichi fukujin). D'autres traditions en font le Rois de la Montagne et sous le nom de Sanno gongen il fut considéré comme la divinité titulaire du temple Enryaku-ji sur le Mont Hiei. Gongen, "avatar", indique l'origine shinto d'une divinité. Om (on).
Syllabe mystique exprimant la dévotion, prononcée au début
d'une prière, d'une récitation ou d'un chant védique.
On considérait qu'elle consistait en une combinaison des trois
sons : a, u et m, qui correspondent au début, à la continuité
et à la fin. Ces trois sons furent identifiés aux divinités
de la trinité brahmanique "A"
est Brahma, l'état de veille, l'origine de
la création, le monde terrestre. "U" représente Vishnu,
la tendance cohésive, le monde intermédiaire; c'est l'état de rêve puisque
c'est dans son sommeil que Vishnu prépare
le prochain cycle de vie. "M" est Shiva
la force centrifuge, celle qui détruit tout. "M" est l'état
de sommeil profond, le monde céleste. Plus tard, le bouddhisme ésotérique
utilisa cette syllabe comme dharani. Le
Sutra Shugo (Sutra de protection), l'un des sutras
ésotériques, identifie ces trois lettres respectivement
au corps du Dharma, au corps de la rétribution et au corps manifesté,
qui, à eux trois, constituent les trois
corps Omosu
Danjo, 重須談所,
aujourd'hui
Kitayama Honmon-ji Omuro 1. Titre d'un empereur retiré ou d'un prince entré dans la vie religieuse qui vécut au temple Ninna-ji de Kyoto. Omuro désigne la plupart du temps le prince Dojo, second fils de l'empereur Go-Toba Omuro 2. Branche de l'école Shingon dont le temple principal était le Ninna-ji. On prononciation japonaise spécifique des caractères sino-japonais. Il existe trois manières différentes de prononcer les kanji selon le période chinoise, Han, Tang ou Wei. Ongi Kuden, 御義傳 (Transmission orale sur les significations). Mise en forme effectuée par Nikko, des cours de Nichiren sur le Sutra du Lotus et qui eurent lieu au mont Minobu, probablement entre 1275 et 1277. Cette œuvre, rédigée dans une langue proche du chinois classique, a été approuvée par Nichiren en 1278. Elle comprend un peu plus de cent pages et traite de deux cent trente deux articles qui révèlent la vision qu’avait Nichiren à propos de phrases choisies du Lotus. Ces articles portent chacun un titre et sont classés en suivant l’ordre des chapitres du Sutra. Onichi-nyo, 王日女 [dame]. Disciple de Nichiren. Peu d'information sur elle, du moins sous ce nom. D'après, la lettre que Nichiren lui envoya en 1280, il semblerait qu'elle fut apparenté à Nissho. On pense également qu'elle pourrait être Myoichi, la mère de Nissho. Onjo-ji,
園城寺 (plus connu actuellement comme temple Mii-dera).
Temple principal du Jimon, branche de l'école
Tendai. Le temple, au pied du mont Hiei
date de 686 et c'est Enchin qui, en 859,
en a fait un centre bouddhique important sous le nom de Mii-dera.
Au 13e siècle, le temple rivalise, parfois violemment, avec l'Enryaku-ji
devenu le centre du Sanmon, l'autre branche
du Tendai. Déçu par son séjour
au mont Hiei, Nichiren y fait un bref séjour
en 1246 mais ne trouve là que des enseignements fortement imprégnés
du Shingon et qui négligent le Sutra
du Lotus au profit de formules magiques. Ono (Ono-monzeki): branche de l'école Shingon crée en 991 par Ningaï (951–1046) Son temple principal est le Daigo-ji opposition au Dharma voir 14 hobo opposition [lien d'opposition] au Dharma (à la Loi, gyakuen), appelé aussi le lien du tambour de poison. Lien formé avec le Sutra du Lotus en s'y opposant ou en le dénigrant. Autrement dit, même si une personne doit vivre l'enfer pour avoir dénigré le Sutra du Lotus, à cause de ce lien, même négatif, formé avec le Sutra, elle parviendra un jour ou l'autre à la boddhéité. L'expression "tambour de poison" vient du Sutra du Nirvana dans lequel on lit : "Lorsque l'on frappe sur le tambour empoisonné, tous ceux qui l'entendent meurent, qu'ils aient ou non l'intention de l'écouter." De la même manière, quand le Sutra du Lotus est enseigné, tous ceux qui l'entendent, ceux qui y adhèrent aussi bien que ceux qui s'y opposent, reçoivent la graine de la boddhéité. organes [cinq] (gozo) origine du passé : dans le bouddhisme du Lotus équivalent d'éternité voir kuon ganjo origine interdépendante (pratitya-samutpada) ou relation causale interdépendante ou émergence simultanée ou co-production conditionnée. Le terme retenu en français est également parfois "Production par conditions". Doctrine bouddhique fondamentale de l'interdépendance de toute chose. Elle enseigne que tous les êtres et phénomènes n'existent ou n'apparaissent qu'en fonction de leur relation avec d'autres êtres et phénomènes. Par conséquent, rien ne peut exister dans l'indépendance absolue des autres choses ou apparaître de sa propre volonté. La doctrine des douze liens causaux en est un exemple connu. originel : traduction fallacieuse de "hon", "origine", mais aussi ce qui est "primordial". Dans le bouddhisme du Lotus originel se rapporte à ce qui est en dehors des notions d'espace et de temps. Ornementation fleurie voir Kegon Ornement de Lumière [royaume] (Komyoshogon). Osada Tadamune,
samouraï de la province d'Owari, au
centre du Japon. En 1159, Minamoto no Yoshitomo,
père de Yoritomo, se battit contre
l'armée des Taira et fut vaincu. En
fuite, il se cacha dans la maison d'Osada Tadamune.
Sur l'ordre des Taira, Osada
conduisit Yoshitomo jusqu'au bain et l,
le tua. Plus tard, lorsque Yoritomo leva
une armée, Tadamune et son fils,
Kagemune, se rangèrent à
ses côtés, mais ils furent tués sur ordre de Yoritomo
après la chute des Taira. oshin (corps de manifestation,nirmanakaya) Ota Chikamasa. Samouraï qui vécut à Kajima, dans la province de Suruga. Bien que disciple de Nichiren, il abandonna sa croyance et se retourna contre les disciples de Nichiren pendant la Persécution d'Atsuhara. Le gosho Gonanji (Sur les persécutions subies par le Bouddha) dit qu'il tomba de cheval et mourut. Ota Jomyo 大田乗明, ou Ota Kingo ou Ota Goro Zæmon-no-jo Jomyo (1222-1283). Disciple laïc de Nichiren qui vécut à Nakayama dans la province de Shimosa. Il fut fonctionnaire du monchujo (institution judiciaire) et fut converti vers 1260 à la doctrine de Nichiren par Toki Jonin. Avec ce dernier et Soya Kyoshin, ils furent les piliers parmi les croyants de Shimosa. En 1275, il fit en sorte que son second fils entrât dans la vie religieuse. Ce fils prit le nom bouddhique de Nîkko (écrit différemment de celui du second patriarche). Vers 1278, Ota Jomyo devint lui-même nyudo et reçut le nom de Myonichi ou Soleil mystique. Le lieu où il vécut devint le temple Hommyo-ji. Nichiren lui confia plusieurs écrits importants, dont le Sandai Hiho Sho (Sur les Trois grands Dharma cachés) et le Tenju Kyoju Homon (Allègement de la rétribution karmique). D'après le contenu d'une lettre qui lui fut envoyée par Nichiren, il apparaît qu'ils étaient tous deux du même âge. Oto 乙 Gozen. Fille de Nichimyo, disciple de Nichiren à Kamakura. Bien qu'enfant, elle alla rendre visite à Nichiren lors de son exil dans l'île de Sado avec sa mère Nichimyo. ouverture des yeux (kaigen-kuyo, 開眼供養) ou consécration (kai gen). Cérémonie bouddhique destinée à sacraliser une représentation du bouddha. Le contact avec des objets et des rites hautement chargés de spiritualité confèrent à l'image une valeur symbolique qui doit ensuite être développée par le pratiquant. Par ce rituel l'oeuvre cesse d'être un objet créé par un artiste et est offerte à la communauté des pratiquants, les images peintes ou sculptées étant déclarées "sacrées". Alors que la magie cherche à accéder à un pouvoir sur le monde du divin, la consécration a pour but d'établir un lien entre pratiquant et les Trois Trésors. Les différences d'interprétation de ces Trois Trésors expliquent les différences entre les consécrations dans les écoles nichireniennes. Le rituel comprend toutefois, pour toutes les tendances, le contact physique avec un objet lui-même consacré et doit être effectué par une personne elle-même consacrée. A partir du moment où une image est déclarée "consacrée" toute dégradation ou la destruction volontaire de cette image par une personne non consacrée relève de l'offense au Dharma au même titre que la profanation de l'hostie dans le christianisme. Rappelons qu'en Chine, seul l'empereur était autorisé à peindre (ouvrir les yeux) des dragons, affirmant par là son origine céleste. ouvrir le proche et révéler le lointain (kaigon-kennon, 開近顕遠). Rejeter l'idée selon laqualle Shakyamuni a atteint l'Eveil pour la première fois en Inde et affirmer que sa boddhéité remonte à un passé sans commencement. Zhiyi définit les quatorze premiers chapites comme "remplacement des trois véhicules par un seul" (kaisan kenitsu) et les quatorze derniers chapitres comme "ouverture du proche et révélation du lointain". Cette révélation commence par l'apparition des bodhisattvas Surgis de Terre au chapitre XV. Devant l'étonnement des autres bodhisattvas, Shakyamuni affirme : "ces grands bodhisattvas, depuis d'innombrables kalpa, s'exercent à la sagesse de bouddha; ils furent tous tant qu'ils sont convertis par moi. C'est ce qu'on appelle "ouverture du proche et révélation du lointain sous forme concise." ouvrir le provisoire et révéler le définitif (kaigon-kenjitsu, 開権顕実). Rejeter les enseignements préparatoires et les remplacer par les enseignement définitifs. Affirmation selon laquelle les enseignements du Bouddha prodiqués avant le Sutra du Lotus étaient des expédients pour préparer les disciples à entendre l'enseignement véritable. Le chapitre X (Maître du Dharma) dit : "l'Éveil complet sans supérieur de l'ensemble des bodhisattvas relève toujours de ce Sutra, qui ouvre la porte des expédients salvifiques (hoben) pour y montrer l'aspect de la pure ainsité (jisso). Ce rejet du provisoire concerne en particulier l'idée que les personnes des deux véhicules (nijo) ne pouvaient pas atteindre la boddhéité. Les dix mondes-états qui avant le Lotus étaient considérés comme séparés, sont présentés comme interdépendants. ouvrir les trois et révéler l’unique (kaisan ken ichi, 開三顕一) voir véhicule unique ouvrir, révéler, inciter, faire accéder (kai, ji, go, nyu) voir grande et unique raison Oyama Fils aîné de l'empereur Ojin (fin du IVe et début du Ve siècle). Furieux que son frère cadet ait été couronné prince, une fois l'empereur mort, il complota de l'assassiner pour s'emparer du trône. Mais le complot fut découvert et Oyama lui-même assassiné. |
||
|
|
||