|
Extraits de gosho sur l' |
||
| offrande |
||
Le Bouddha est évidemment digne de respect mais, comparé au Sutra du Lotus, il est comme une luciole par rapport au soleil et à la lune. Ils [le Bouddha et le Sutra] sont à des niveaux aussi différents que le ciel et 1a terre. Faire des offrandes au Bouddha procure des bienfaits aussi considérables que de naître en tant que roi, mais on obtient des bienfaits encore plus grands en faisant des offrandes au Sutra du Lotus. Les deux sortes de croyance (Minobu, 25 février 1278 à Nanjo Tokimitsu) Les saints
consacraient donc leur vie en offrant leur propre corps,
tandis que les simples mortels peuvent faire de même par la sincérité
de leurs dons. Le précepte du don exposé dans le septième
volume du Maka Shikan enseigne en effet l'esprit de l'offrande.
[...] Aussi vos offrandes valent-elles plus que de simples
cadeaux. Peut-être est-ce le vénérable Bouddha lui-même
qui vous a conseillé de prendre soin de moi, à moins que
ce ne soit votre karma passé qui vous y ait incité. Même
un petit acte de bonté, quand il est accompli en offrande
au Sutra du Lotus, produit des bienfaits d'une importance semblable. Nous avons
la grande chance d'être en vie après les graves épidémies
de ces deux dernières années, mais devant l'imminence de
l'invasion mongole, il semble aujourd'hui que bien peu survivront. En
définitive, nul ne peut échapper à la mort. Les souffrances
qu'entraînera l'invasion ne sauraient être pires que celles
que nous rencontrons à présent. Puisque la mort est certaine
dans les deux cas, vous devriez choisir de donner votre vie
pour le Sutra du Lotus. Considérez une telle offrande
comme une goutte de rosée qui rejoindrait l'océan ou comme
un grain de poussière qui retournerait à la terre. Il est dit
dans le Sutra Il est dit
dans le Sutra du Lotus que c'est parce qu'elles ont fait par
le passé des offrandes à des dizaines de
milliards de bouddha que certaines personnes renaissent dans une existence
ultérieure avec une foi indestructible.
Vous êtes sans doute une femme qui a fait des dons
à des dizaines de milliards de bouddha. Votre mari
a donné sa vie pour le Sutra du Lotus. Son seul moyen
d'existence était un petit fief qui lui fut confisqué en
raison de sa foi. Cela revenait surement à donner sa vie pour le
Sutra du Lotus. Sessen
Doji offrit la sienne rien que pour une demi-stance d'un enseignement
bouddhique et le bodhisattva Yakuo
se brûla les coudes afin d'en faire offrande au
Bouddha. Ils étaient tous deux des saints, et ils enduraient ces
austérités avec autant de facilité que l'eau éteint
le feu. Mais votre mari était un simple mortel, il se trouvait
donc à la merci des souffrances, comme du papier jeté au
feu. Aussi recevra-t-il certainement des bienfaits aussi grands que les
leurs. Pendant 1200
ans, un bodhisattva nommé Kiken
brûla son propre corps pour l'offrir au bouddha Nichigatsu
Jomyotoku, et, pendant 72 000 mille ans, se brûla les bras
en offrande au Sutra du Lotus, et renaquit par
la suite sous la forme du bodhisattva Yakuo.
Pendant de nombreux kalpa, le bodhisattva
Fukyo fut calomnié, ridiculisé,
attaqué à coups de canne et de bâton, de tuiles et
de pierres, uniquement parce qu'il pratiquait le Sutra du Lotus.
Mais par la suite, il renaquit sous la forme du Bouddha Shakyamuni. Ainsi
la voie qui mène à la boddhéité requiert des
formes de pratique différentes en fonction du temps. [...] Accepter et
garder, protéger et croire, ne serait-ce qu'en une strophe du Sutra du Lotus, est encore plus bénéfique que de faire des
dons à tous les êtres vivants, des offrandes
aux arhat, ou même d'offrir
à tous les bouddha assez des sept
sortes de trésors pour emplir la totalité d'un système
majeur de mondes. Shakyamuni
reprocha à Shariputra
de manger une nourriture impure, Shariputra
fut si surpris qu'il la recracha. Il est question ici de nourriture impure
parce qu'il ne s'agit pas d'une offrande faite avec le
coeur. Cela implique que celui qui reçoit des offrandes des ennemis
du Dharma n'est pas apte à atteindre l'Eveil. J'ai bien
reçu un kan de pièces
de monnaie seifu,
un to Parmi les
moines de notre époque, nous en voyons certains qui, secrètement,
sollicitent des dons destinés à leur seul
usage. Le Sutra du Nirvana
compare ces moines à des chiens sauvages. Ils deviendront, dans
leur prochaine vie, des démons à tête de vache |
||