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LEXIQUE

Extraits de gosho de Nichiren sur l'

DICTIONNAIRE
offrande

Le Bouddha est évidemment digne de respect mais, comparé au Sutra du Lotus, il est comme une luciole par rapport au soleil et à la lune. Ils [le Bouddha et le Sutra] sont à des niveaux aussi différents que le ciel et 1a terre.
Faire des offrandes au Bouddha procure des bienfaits aussi considérables que de naître en tant que roi, mais on obtient des bienfaits encore plus grands en faisant des offrandes au Sutra du Lotus.
Les deux sortes de croyance (Minobu, 25 février 1278 à Nanjo Tokimitsu)

Les saints consacraient donc leur vie en offrant leur propre corps, tandis que les simples mortels peuvent faire de même par la sincérité de leurs dons. Le précepte du don exposé dans le septième volume du Maka Shikan enseigne en effet l'esprit de l'offrande. [...] Aussi vos offrandes valent-elles plus que de simples cadeaux. Peut-être est-ce le vénérable Bouddha lui-même qui vous a conseillé de prendre soin de moi, à moins que ce ne soit votre karma passé qui vous y ait incité.
Le don de riz (Minobu date   ? destinataire   ? )

Même un petit acte de bonté, quand il est accompli en offrande au Sutra du Lotus, produit des bienfaits d'une importance semblable.
L'enseignement selon l'esprit du Bouddha (Minobu, le 2e j. du 5e mois de 1279, à Niike Saemon-no-jo)

Nous avons la grande chance d'être en vie après les graves épidémies de ces deux dernières années, mais devant l'imminence de l'invasion mongole, il semble aujourd'hui que bien peu survivront. En définitive, nul ne peut échapper à la mort. Les souffrances qu'entraînera l'invasion ne sauraient être pires que celles que nous rencontrons à présent. Puisque la mort est certaine dans les deux cas, vous devriez choisir de donner votre vie pour le Sutra du Lotus. Considérez une telle offrande comme une goutte de rosée qui rejoindrait l'océan ou comme un grain de poussière qui retournerait à la terre.
La porte du dragon (Minobu, 6 novembre 1279 à Nanjo Tokimitsu)

Il est dit dans le Sutra : "De telles personnes n'ont pas besoin d'élever pour moi des stupa et des temples, de construire des monastères ni de faire les quatre sortes d'offrandes au Sangha." (réf.) Ce passage du Sutra rend tout à fait clair que les pratiquants qui éprouvent pour la première fois le désir d'atteindre l'Eveil sont dispensés du don d'aumônes, de l'observance des préceptes et du reste des cinq paramitas.
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu, 10 avril de 1277 (  ? ) à Toki Jonin)

Il est dit dans le Sutra du Lotus que c'est parce qu'elles ont fait par le passé des offrandes à des dizaines de milliards de bouddha que certaines personnes renaissent dans une existence ultérieure avec une foi indestructible. Vous êtes sans doute une femme qui a fait des dons à des dizaines de milliards de bouddha.
Le sutra permettant véritablement d'honorer sa dette (Minobu, le 28e j. du 7e m. de 1278 à Sennichi-ama)

Votre mari a donné sa vie pour le Sutra du Lotus. Son seul moyen d'existence était un petit fief qui lui fut confisqué en raison de sa foi. Cela revenait surement à donner sa vie pour le Sutra du Lotus. Sessen Doji offrit la sienne rien que pour une demi-stance d'un enseignement bouddhique et le bodhisattva Yakuo se brûla les coudes afin d'en faire offrande au Bouddha. Ils étaient tous deux des saints, et ils enduraient ces austérités avec autant de facilité que l'eau éteint le feu. Mais votre mari était un simple mortel, il se trouvait donc à la merci des souffrances, comme du papier jeté au feu. Aussi recevra-t-il certainement des bienfaits aussi grands que les leurs.
A l'Hiver Succède Toujours le Printemps (mai 1275,
à Myoichi-Ama)

Pendant 1200 ans, un bodhisattva nommé Kiken brûla son propre corps pour l'offrir au bouddha Nichigatsu Jomyotoku, et, pendant 72 000 mille ans, se brûla les bras en offrande au Sutra du Lotus, et renaquit par la suite sous la forme du bodhisattva Yakuo. Pendant de nombreux kalpas, le bodhisattva Fukyo fut calomnié, ridiculisé, attaqué à coups de canne et de bâton, de tuiles et de pierres, uniquement parce qu'il pratiquait le Sutra du Lotus. Mais par la suite, il renaquit sous la forme du Bouddha Shakyamuni. Ainsi la voie qui mène à la boddhéité requiert des formes de pratique différentes en fonction du temps. [...]
De nos jours il est évident que le Sutra du Lotus reste, comme par le passé, l'enseignement suprême. Mais la pratique change selon les époques. Aujourd'hui, se retirer dans les forêts ou les montagnes pour lire ou réciter le Sutra, ou l'exposer en vivant dans un village et en observant quantité de préceptes, ou même se brûler les coudes en offrande ne permet plus d'atteindre la boddhéité.
Lettre au nyudo d'Ichinosawa (Minobu, 8 mai 1275, à l'épouse du nyudo d'Ichinosawa)

Accepter et garder, protéger et croire, ne serait-ce qu'en une strophe du Sutra du Lotus, est encore plus bénéfique que de faire des dons à tous les êtres vivants, des offrandes aux arhat, ou même d'offrir à tous les bouddhas assez des sept sortes de trésors pour emplir la totalité d'un système majeur de mondes.
La bonne fortune inégalée (Minobu, 1l mai 1280, au seigneur Nishiyama)

Shakyamuni reprocha à Shariputra de manger une nourriture impure, Shariputra fut si surpris qu'il la recracha. Il est question ici de nourriture impure parce qu'il ne s'agit pas d'une offrande faite avec le coeur. Cela implique que celui qui reçoit des offrandes des ennemis du Dharma n'est pas apte à atteindre l'Eveil.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272)

J'ai bien reçu un kan de pièces de monnaie seifu, un to [18 litres] de riz sec, et les autres articles. Tokusho Doji, pour avoir offert un pâté d'argile au Bouddha, renaquit sous la forme du roi Ashoka, et une vieille femme qui avait fait au Bouddha l'offrande d'un gâteau de riz, renaquit sous celle d'un pratyekabuddha. (note)
Le tambour à la porte du Tonnerre (Minobu, 19e j. du 10 mois (intercalaire) 1278, à Sennichi-ama)

Parmi les moines de notre époque, nous en voyons certains qui, secrètement, sollicitent des dons destinés à leur seul usage. Le Sutra du Nirvana compare ces moines à des chiens sauvages. Ils deviendront, dans leur prochaine vie, des démons à tête de boeuf* (goshirsha). Il y en a d'autres qui ne dissimulent pas les offrandes mais qui, dominés par l'avidité, ne les partagent pas avec les autres. Dans leur existence future, ils seront des démons à tête de cheval.
Urabon (juillet 1271 à Shijo Kingo)

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