| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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tabla.
Instrument de percussion indien utilisé, entre
autres, dans la musique classique en solo et pour accompagner la danse
(kathak) ou un instrument lyrique (sitar,
sarod, voix, violon, etc.). Le tabla,
constitué en réalité de deux instruments, tire son
origine de tambours dont l'histoire remonte à plus de 2000 ans. Tablettes voir Hokke Gengi Shakusen tagara (Valeriana
Wallichi) ou valériane indienne. Taho-ji Pagode "Tour aux trésors" ; temple de Kamakura dont il ne reste rien actuellement. Ryokan y fit, sans résultat, des prières pour la pluie. Taho-nyorai,
多宝如来 (Maints-Trésors,
Duobao, Prabhutaratna,
Abundant Treasures ou Many
Treasures). Taigong (ou Tai-kong, alias Jiang Ziya 姜子牙, ou Jiang Taigong, Jiang Shang, Lu Shang, Lu Wang). Ministre et général au service du roi Zhou Wen, premier souverain de la dynastie des Zhou. Sous la dynastie Yin (ou Shang), il vécut dans l'isolement mais sortit de sa retraite pour conduire l'armée du roi Zhou Wen, à la demande de ce dernier. Après la mort de Zhou Wen, il servit le roi Zhou Wu, le successeur de Zhou Wen, et s'illustra dans la lutte contre le roi Shang Zhou. Les écrits taoïstes le considèrent comme un wusheng (saint sage militaire) ou comme un "immortel". Sous le nom de Jiang Li il serait le fils de Bi-Gan. Taira 平
(ou Heike Heike, 平家 ou
Heishi, 平氏). Nom familial d'une branche cadette
de la descendance de l’empereur Kammu,
à laquelle, à l’époque du clan Fujiwara
est confiée la mission de protéger les intérêts
de la famille impériale dans les provinces. En 1180, Minamoto
no Yoritomo prend la tête d'une rébellion contre les
Taira. Au cours des cinq années de
guerre civile qui suivirent, les forces de Yoritomo
écrasèrent les Taira et établissent
un gouvernement militaire à la tête du Japon. Tous les principaux
chefs du clan Taira périrent, y compris
Taira no Kiyomori, et leur clan ne revint
plus jamais au pouvoir. Taira no Kiyomori
平清盛 (1118-1181). Chef samouraï du clan des Taira.
Arrogant et hautain, il exécrait le Bouddha et les dieux, et il
fit brûler par ses hommes deux des principaux
temples de Nara. En remportant la victoire au cours de deux brèves
campagnes, en 1156 et 1160, il s'empara du pouvoir militaire ; le père
de Minamoto no Yoritomo, Yoshitomo,
fut tué en combattant Kiyomori au
cours de la première de ces campagnes. En mariant sa fille à
l'empereur, Kiyomori put ensuite consolider
son autorité pour s'élever finalement jusqu'au poste de
Premier Ministre (dajo-daijin),
dominant ainsi la cour pendant quelque vingt ans. Après sa mort,
sous la direction de Yoritomo, le clan Minamoto
prit les armes contre les Taira et les vainquit
en 1185. Taira no Masakado
平将門. Petit fils de Taira no Takamochi fondateur
de la famille Heike. En 903, Taira-no-Masakado,
un des principaux chefs d’une "Maison de bushi",
dans le district de Kanto (qui comprenait
alors les régions de Tokyo, Chiba,
Saitama, et Kanagawa,
et représentait une frontière reculée), se révolta
contre le gouvernement de Kyoto. Il refusait
de payer les impôts et décréta la création
du royaume de Kanto, lui-même se proclamant
roi. Il chassa les nobles de Kanto et dirigea
son royaume indépendant pendant plusieurs mois. Cependant, la dynastie
de Kyoto ordonna à une autre Maison
de bushi d’envoyer une armée
contre lui. Masakado fut finalement tué,
et la révolte écrasée. De nombreuses légendes
ont circulé ensuite autour de Masakado.
Parce qu’il fut l’auteur de la première grande révolte
contre Kyoto, les populations ont considéré
Masakado comme un héros libérateur.
Les historiens voient dans cette révolte le symbole de la chute
de la dynastie de Kyoto et de l’ascension
des bushi. Cette tendance se développa
jusqu’à ce que Minamoto-no-Yoritomo
établisse le shogunat de Kamakura
en 1192. Taira no Masamori ( ? - 1121). Guerrier, gouverneur de la province d'Oki puis de celle d'Inoba. Il fut chargé, en 1108 de réprimer la révolte de Minamoto no Yoshichika Taira no Munemori
平宗盛 (1147-1185). Un dirigeant du clan Heike,
qui avait une position élevée à la cour. Quand le
clan Heike livra bataille au clan Genji
à Dannoura (Dan-no-ura), il fut fait prisonnier et contraint de se soumettre à Kajiwara
Kagetoki, un simple guerrier du clan Genji. Taira no Sadamori, 平貞盛 Guerrier au service de Fujiwara no Hidesato, qui battit et tua Taira no Masakado en 940, vengeant ainsi son père Taira no Kunika que celui-ci avait assassiné. Taira no Shigemori, 平重盛 (1138-1179). Guerrier ; fils aîné de Taira no Kiyomori. Il avait tenté de modérer les ardeurs guerrières de son père et protéger l'empereur. Cependant il assista Kiyomori dans les batailles qui l'opposaient aux Minamoto, 1156 et 1160. Il fut considéré par de nombreux historiens comme un modèle de fidélité envers l'empereur. Taira no Tadamori,
平忠盛 (1096 - 1152) Chef du clan des Taira
et père de Taira no Kiyomori. Il consolida
la position des Taira à la cour, combattant
pour le compte de celle-ci les religieux du Mont Hiei
et ceux des temples de Nara. Il reçut
le privilège de servir l'empereur à la cour, ce qui était
un honneur qu'aucun autre guerrier n'avait encore obtenu. Taiseki-ji
大石寺. Temple principal
de la Nichiren Shoshu. On peut voir (en media
Player) une présentation du Taiseki-ji
sur le site http ://www.nsglobalnet.jp/menu.htm
et sur le site www.taisekiji.net
des photos et des documents intéressants L'histoire du Taiseki-ji
avec de nombreuses photos est disponible sur http ://www.taisekiji.net/past/inde Taishaku
ou Taishakuten,
帝釈天 (Dishi,
Shakra Devanam Indra).
Roi des dieux de la mythologie indienne ; il est incorporé par le
bouddhisme et devient une divinité tutélaire
du Japon. Sa demeure
est le palais de la Vue Correcte (Zenkenjo)
au Mont Sumeru d'où il gouverne, assisté
de quatre grands rois du ciel, sur les trente
deux autres divinités de ce séjour. Il appartient à
la famille des Tenbu, les protecteurs du
Dharma bouddhique. Taishaku-Indra se manifesta sous différents
aspects au cours de l’ascèse de Shakyamuni pour éprouver
son esprit de recherche. Après son obtention de la voie, il promit
de le protéger. Il apparut accompagnée de vingt mille féaux
dès le prêche du chapitre Jo* (I)
du Sutra du Lotus.
On l'appelle aussi "Dieu aux mille regards" (littéralement
aux mille yeux) parce que, d'après le Sutra Zo-agon, dans
une vie précédente sous forme d'être humain, sa grande
sagesse lui avait permis de distinguer et de saisir mille significations
en un instant. Tai Shan 泰山, souvent abrégé en Shan ou Shang (shang signifie montagne en mandarin). L'une des cinq montagnes sacrées de la Chine : le Mont de l'Est, associé à l'aurore, à la naissance et au renouveau, et la plus vénérée des cinq montagnes sacrées. taiten (régresser) Taizong voir Tang Taizong Takahashi nyudo ou Takahashi Rokuro Hyoe nyudo, 高橋六郎兵衛入道. Disciple de Nichiren, qui vécut à Kajima, dans le district de Fuji, dans la province de Suruga. Sa femme était la tante de Nikko et c'est ce dernier qui le convertit aux enseignements de Nichiren. Sa résidence fut utilisée comme centre de ralliement lors des persécutions d'Atsuhara. Takahira voir Go-Toba Takeshiuchi ou Takeshiuchi-no Sukune, 武内 宿禰 ( 84 ? -367 ? ). Général et homme d'état de l'ère Yamato (300-710) qui apparaît dans les anciennes chroniques du Japon. On dit qu'il servit cinq empereurs, mais le manque de documents permet difficilement de séparer les faits de la légende. Takla-Makan
(Ryusha, 流沙). Zone
désertique célèbre pour ses tempêtes de sable.
Située dans le Turkestan oriental, à l'est de la ville Kagchar
(province chinoise du Xinjiang). Les routes
de la soie contournaient par le nord et par le sud ce redoutable obstacle
naturel. Littéralement Ryusha
signifie "flots de sable".
Ce qu'en dit Nichiren
tala
(borassus
flabelliformis,
tara-ju,
多羅樹).
Arbre dont les feuilles étaient utilisés comme support d'écriture
dans l'Inde ancienne. Ces feuilles, pouvant attendre 2 mètres de
long, étaient séchées puis découpées
en bandes égales d'environ 36 x 6 cm. On écrivait sur les
deux faces avec une tige de bambou ou un stylet métallique. Les
bandes étaient percées de trous à une extrémité
et reliées entre elles. Un grand nombre d'écrits bouddhiques
étaient conservés de cette façon. La taille de cet
arbre-palmier, d'environ 20 m., servait d'unité de mesure pour
évaluer une hauteur. tamala
(garcinia xanthochymus ou cinnamomum tamala ou laurier
des Indes). Plante utilisée pour son parfum (cannelle) et en tant
qu'épice. Tamba-bo Disciple de Nichiren. On rapporte qu'il prit part à la procession lors des funérailles de Nichiren et qu'il fit partie du groupe chargé de se relayer pour l'entretien de sa tombe. II vivait au temple Myoko-ji, dans la province de Kazusa. tambour empoisonné [lien du] ou relation négative (dokku-no-en, 毒鼓の縁). Lien formé avec le Sutra du Lotus en s'opposant à lui ou en le dénigrant. L'expression "tambour empoisonné" vient du Sutra du Nirvana, dans lequel on lit : "Dès que l'on frappera le tambour empoisonné, toutes les personnes qui l'entendront mourront, qu'elles aient ou non l'intention de l'écouter." De même, quand on enseigne le Sutra du Lotus, à la fois ceux qui y adhèrent et ceux qui s'y opposent reçoivent également la graine de la boddhéité. tambura
ou tanpura Principal
instrument d'accompagnement pour le chant et les instrument solo dans
toutes les musiques classiques indiennes, le tambura est un instrument
dont on n'arrête pas les notes et dont les cordes sont jouées
a vide. Tamon tenno (Bishamonten, Roi du ciel Grande Ecoute, Duowen tianwang, Vaishravana) Tamura, (Sakanoue no Tamuramaro, 坂之上田村麻呂), (758-811) Chef militaire qui fut nommé shogun Sei-i Tai (Général en chef chargé de soumettre les Barbares) par l'empereur. Il établit l'autorité de la Cour impériale sur la partie nord-est du Japon vers le début du IX siècle Tan ou duc de Zhou voir Zhou Gong Dan tanden ou hara. Dans l'usage du bouddhisme japonais, abréviation de seika tanden (dantian ou tiantien). Notion inspirée par le concept chinois du qi (svadihsthana, deuxième chakra), énergie qui circule à travers tout l'univers (prana). Dans la méditation, tanden désigne un point situé à environ 3 travers de doigts au-dessous du nombril et à mi-chemin entre entre l'épiderme abdominal et dorsal. C'est le point d'intersection de tous les méridiens de la médecine chinoise. Tang 唐朝 (618-907). Dynastie fondée par Li Shimin 李世民 qui, sous le nom de Tang Taizhong (唐太宗, 599-649), fut le deuxième empereur de la dynastie Tang de Chine. Il a dû pour cela tuer ses deux frères. Le bouddhisme et le taoïsme connurent un grand essor sous cette dynastie, considérée comme particulièrerment propice au développement de la littérature chinoise classique. Tang Gaozong 高宗 (628<650-683). Toisième empereur de la dynastie Tang. Il consacra son règne à consolider l'œuvre de son père Taizhong. Tang Taizong, 唐太宗 (598-649). Deuxième empereur de la dynastie Tang. C'est sous son règne que le célèbre pèlerin Xuanzang fit son voyage en Inde, de 629 à 645, à la recherche de textes sacrés bouddhiques. L'empereur Taizong fut un dirigeant de grande valeur. Taizong prit pour guide le Savant-maître Xuanzang et adhéra aux enseignements de l'école Faxiang (Hosso) entrainant à sa suite la plupart de ses sujets. Tanjo-do
ou Tanjo-ji. Temple près de Kominato,
que fit érigr Jakunichi-bo
sur le lieu de naissance de Nichiren. Parmi ses trésors on compte sept
gohonzon inscrits par Nichiren. Tanluan
(T'an-louan,
Donran, 曇鸞), (476 - 542). Fondateur
de l'école chinoise de la Terre pure.
Il étudia d'abord quatre traités : le Chu
Ron, le Hyaku Ron le Junimon
Ron et le Daichido Ron.
Plus tard, il entreprit d'écrire un commentaire sur le Sutra
Daishutsu, mais sa santé périclita et il se rendit
dans le Sud pour étudier les écrits taoïstes
afin de maîtriser les secrets de l'immortalité. Retournant
vers le nord, il rencontra à Loyang
Bodhiruchi qui lui donna le Sutra Kammuryoju.
Il en fut si impressionné qu'il rejeta le taoïsme et se consacra
à la pratique de la doctrine de la Terre pure. Il écrivit
le Jodo Ron Chu, le San Amidabutsu Ge (Hymne en
vers au bouddha Amida). Il est révéré comme
le premier des cinq patriarches de l'école chinoise de la Terre
pure et est aussi considéré comme le fondateur de l'école
Silun (Shiron,
littéralement Quatre Traités) qui prit pour base les quatre
traités mentionnés ci-dessus. Il affirme que la pratique
de l'invocation du nom du bouddha Amida est
"la voie facile à pratiquer"
qui permet à tous de parvenir au salut, et rejetant toutes les
autres pratiques considérées comme "la voie difficile
à pratiquer." tantra
Série de textes et de méthodes concernant
les pratiques yogiques spéciales utilisées
pour parvenir rapidement à la boddhéité. (voir tantrisme
- En savoir plus) tantrisme
(tantora-bukkyo, タントラ仏教). A l'heure actuelle,
essentiellement deux branches issues du bouddhisme du Grand
Véhicule Tao-cheng voir Daosheng taoïsme(dokyo,
道教). L’un des trois grands courants de la pensée chinoise
ancienne, les deux autres étant le confucianisme
et le bouddhisme. En savoir plus : origines,
maîtres et doctrines du taoïsme, divergences avec le confucianisme,
influence sur le développement des écoles bouddhiques chinoises. Tao-ngan voir Daoan tapas : mortification comme moyen d'arriver au yoga qui, dans les Veda, est un état d'extase et d'intuition mystique. tariki (force de l'autre) taro. Tubercules plus riches en matières sèches que la pomme de terre et la patate douce. tatamis. Nattes épaisses que l'on juxtapose pour recouvrir le sol des demeures japonaises. Tathagata,
(Ainsi-venu,
Nyorai, 如来, Julai).
L'un des dix titres du Bouddha. Terme par lequel
se désigne lui-même le Bouddha. Vient du sanskrit tathâ
"ainsi et gata allé/venu.
Le double sens de "gata" (allé
et/ou venu) et l'expression elle-même prêtent à de
très nombreuses interprétations divergentes. A défaut
de pouvoir s'appuyer sur un sens clair, en rapport avec la composition
ou l'étymologie du mot, il faut s'en tenir aux interprétations
qu'en donnent les diverses traditions : tathata (parfaite ainsité, nyonyo, ruru) Tatsunokuchi
辰口町 ou Ryuu-no-kuchi
(la Gueule du Dragon). Lieu de l'exécution prévue
de Nichiren où il réchappe par miracle, au dernier moment,
à la décapitation. En savoir
plus. Ce qu'en
dit Nichiren Tch'en (dynastie) voir Chen Tche-yi voir Zhiyi Tembon-hoke-kyo ou Tembon-myoho-renge-kyo voir Sutra du Lotus Temboringyo (Sutra de la mise en mouvement de la roue du Dharma, Zhuan fa lun jing, Dharmacakrapravartanasutra) temples provinciaux (kokubun-ji, 国分寺). Temples établis dans les provinces du Japon par un édit de l'empereur Shomu promulgué en 741. Ils comprennent des temples pour moines et pour nonnes, un de chaque sorte se trouvant dans chaque province. Les temples pour les moines (kokubun-ji) étaient appelés "temples pour la protection du pays par le pouvoir du Sutra Konkomyo et des Quatre Rois célestes" et les temples pour nonnes (kokubun-niji, 国分尼寺), "temples pour l'éradication des offenses passées grâce au pouvoir du Sutra du Lotus". Les nonnes de ces temples cherchaient, par le pouvoir du Sutra du Lotus, à éliminer les Cinq entraves s'opposant au progrès des femmes et à trouver le bonheur dans cette vie et les suivantes. Les temples pour les moines étaient affiliés au temple Todai-ji et ceux pour nonnes au Hokke-ji, tous deux à Nara. temples
fréquentés par Nichiren temples de Nara [sept] Nara shichi daiji temporalité ou caractère provisoire ou conditionnalité (ke, 假), traduit également par apparence phénoménale temporaire. Caractère général des phénomènes qui n'existent que dans le changement. Tous les phénomènes empruntent une apparence un aspect momentané sous lequel le monde se révèle à nous. Dans l’enseignement bouddhique il est important de saisir les choses dans leur flux incessant et de ne pas se limiter à leur apparence momentanée. La temporalité est le deuxième terme de la triple vérité : non-substantialité (vacuité), ku ; temporalité, ke ; voie du milieu, chu. temps extrêmement lointain voir passé temps sans commencement voir passé ten (ciel, tian) Tendai, 天, nom japonais pour le Tian tai. Tendai ésotérique (Taimitsu, 台密). Courant du bouddhisme Tendai développé par Ennin et Enshin après leur voyage en Chine (838 et 853 respectivement) d'où ils rapportèrent des textes ésotériques sur les rites et les mandala. Ces enseignements, systématisés par Annen, rompaient avec les enseignements prêchés par Saicho fondateur de l'école Tendai au Japon. Tendai Sandaibu Hochu Commentaire sur les trois ouvrages principaux de Zhiyi écrit par Congyi (1042-1091), moine de l'école Tian tai. Il y démontre la suprématie de l'école Tian tai sur le Chan (Zen), le Huayan (Kegon) et leFaxiang (Hosso) Tendai-Shinto, 天台神道 ou Sanno Ichijitsu Shinto, 山王一実神道 ou Hie Shinto, 日吉神道. Syncrétisme shinto-bouddhique qui s'est développé sur le Mont Hiei après la mort de Saicho (767-822). Le kami Sanno, 山王 (Divinité de la Montagne), d'abord considéré comme une manifestation du Bouddha Shakyamuni, devient le protecteur de tout le complexe des temples du Mont Hiei. Progressivement l'origine bouddhique devient secondaire et Sanno va même être considéré comme l'équivalent d'Amaterasu. Tendai
shu, 天.
Forme japonaise qu'a prise l'école chinoise
Tian tai fondée par le religieux Zhiyi
(538-597). Au Japon, l'école eut pour fondateur le moine Saicho
(Dengyo) (767-822), qui s'était rendu
en Chine en 804 pour en rapporter les doctrines l'année suivante ; elle acquit une pleine indépendance à l'égard des
anciennes écoles de Nara avec la reconnaissance
officielle d'un centre d'ordination (kaidan)
du Mahayana qui intervint l'année
suivant la mort de Saicho. Le centre de l'école
fut désormais l'Enryaku-ji sur le Mont Hiei au nord-est de Kyoto.
Dans les écrits de Nichiren, cette forme du Tendai
est souvent appelée Hokke-shu
et c'est d'elle qu'il s'agit lorsque Nichiren compare le Tendai
et le Shingon. Tenji (Tenji tenno, Tenchi tenno, 天智天皇), (626 <662-671). Le 38ème empereur du Japon qui accomplit des réformes majeures (réformes Taika) et établit un système de gouvernement bureaucratique centralisé selon le modèle chinois, avec l'empereur à sa tête. tenju kyoju voir allégement des rétributions karmiques Tenma
hajun ou Tenshima, (Démon
céleste malfaisant, 天魔波旬,
Devaputramara). Tenma
est l'un des 4 grands maux ou démons (shima,
catvaromara) Tenno nyorai, 天王如来 (Devaraja). Nom sous lequel Devadatta deviendra bouddha, selon la prédiction de Shakyamuni. Tensho
Daijin, 天照大神 ou dans le shinto
Amaterasu Omikami, 天照大御神. Littéralement
la Grande divinité qui illumine les cieux. Cette divinité
solaire apparaît dans de nombreux contes et a été
incorporée parmi les bonnes divinités
protectrices du bouddhisme. Selon la tradition shinto, elle est le
premier enfant des dieux Izanagi et Izanami,
elle reçut le ciel pour domaine, alors que son frère, Susanoo,
dieu du tonnerre et des tempêtes régna sur la mer. Ils eurent
ensemble plusieurs enfants, mais Susanoo,
devenant brutal et destructif, Amaterasu
se retira dans une caverne, plongeant le monde dans l’obscurité.
Le mal prospéra. Les dieux et des déesses se réunirent
près l'entrée de la caverne pour discuter du moyen de la
faire sortir. Ils décidèrent de faire une grande fête.
Ama No Uzume, la déesse de la gaieté,
commença à chanter et à danser, et accrocha un miroir
octogonal à un arbre voisin. Curieuse d'entendre tant de gaieté,
Amaterasu jeta un coup d'oeil hors de la
caverne. La déesse Uzume cria alors :
"Nous avons enfin trouvé une déesse aussi brillante
que l'illustre Amaterasu, pour la remplacer ! " Amaterasu sortit pour
voir à quoi pouvait bien ressembler cette nouvelle déesse.
En effet une déesse radieuse et lumineuse se tenait parmi
les dieux et les déesses mais elle réalisa un peu trop tard
que ce n'était que le reflet de sa propre image dans le miroir.
Alors Tajikarawo, dieu connu pour sa force,
l'empêcha de retourner dans la caverne et les autres la supplièrent
de ne jamais se cacher à nouveau. Elle obtint en contrepartie que
son frère fût banni et que ses descendants auraient à l'avenir
la souveraineté du Japon. On
la qualifie parfois de Naishidokoro,
"miroir de la Cour impériale".
Selon les histoires existantes les plus anciennes, le Kojiki
(Chronique des choses anciennes) et le Nihon Shoki (Chroniques
du Japon), elle fut la divinité principale et l'ancêtre
du clan impérial. Dans
nombre de ses écrits, Nichiren considère Tensho
Daijin comme une personnification des fonctions qui protègent
la prospérité de ceux qui ont foi dans le Dharma correct.
Le temple d’Ise est le lieu principal
dédié au culte d’Amaterasu Omikami. Teramadori.
Lieu de résidence de Nichiren sur
le littoral en face de l'île de Sado où
il fut contraint d'attendre que la mer se soit calmée, alors qu'il
était en route pour l'exil en octobre 1271. La légende et l'iconographie
représentent Nichiren calmant la tempête, alors que c'est au retour de
Sado que Nichiren eut à subir une mer démontée.
Terre
de Bouddha (bukkoku-do
仏国土, buddha-kshetra). 1.
Sens générique : là où enseigne un bouddha,
là où règne l'enseignement du Bouddha. Terre de la béatitude parfaite
(Anraku-sekai ou Gokuraku,
極楽, Sukhavati). Nom de la terre du bouddha
Amida, que l'on disait située dans une
région de l'univers à dix milliards de terres de bouddha
vers l'ouest. Sukhavati signifie Terre de
bonheur ou de félicité. Selon les sutras, la Terre de la
béatitude parfaite est souvent appelée "Terre pure"
(jodo) ou "Paradis occidental".
Le Sutra Muryoju la décrit
en détail. Dans cette terre, on n'éprouve aucune souffrance
mais seulement de la joie, d'où son nom.
Sa localisation à l'ouest, où le soleil se couche, fait
référence à la mort. Terre de la minceur (hakuji). Niveau inférieur des trois degrés des êtres ordinaires. Les deux autres niveaux sont le degré "ordinaire intérieur" (naibon) et le degré "ordinaire extérieur" (gebon). Terre de la véritable récompense = Terre de la rétribution vraie Terre d'émeraude (Joruri-sekai, 浄瑠璃世界). Dans la cosmologie indiennne, terre à l'est du monde, celle où réside le bouddha Yakushi. Elle est décrite dans le Sutra Yakushi. Terre impure (edo, 穢土). Le terme est utilisé par opposition à celui de "Terre pure", qui désigne le lieu où vit un bouddha. On l'appelle impure parce qu'elle est souillée par l'illusion et la souffrance. Certains sutras, dont les trois sutras amidistes, sont un exemple et enseignent que l'on devrait être rempli de dégoût pour le monde impur et aspirer à renaître dans la terre pure du bouddha Amida. Pourtant, le Sutra Vimalakirti et d'autres sutras enseignent qu'une terre est pure ou impure selon que ceux qui l'habitent sont éveillés ou dans l'illusion. Le Sutra du Lotus dit que le Bouddha a toujours résidé dans le monde saha (impur), et que le monde saha et la terre pure sont essentiellement un. Terre
pure
(jodo,
淨土). Terre qui n’est pas souillée par les passions
(bonno) ou les cinq
troubles (gojoku). Ce
terme est utilisé en opposition à l'expression "terre
impure" qui désigne le monde saha
actuel, souillé par la souffrance et les désirs. Puisque
la terre d'un bouddha est exempte des cinq impuretés,
elle est appelée terre pure. Il existe deux points de vue concernant
la relation entre le monde saha et la terre pure. Terre pure [école] voir Jodo shu Terre pure de la Joie voir Abhirati Terre pure de la Solennité secrète. (Mitsugon-jodo, 密厳浄土). Terre pure du bouddha Dainichi-Vairocana, décrite dans le Sutra Mitsugon. Elle symbolise l'Eveil à la conscience-alaya, qui équivaut, selon ce sutra, à la potentialité d'atteindre l'état de bouddha Terre pure du Pic du Vautour Là où règne l'enseignement du Bouddha Sahkyamuni. Terres
[quatre]
(shido, 四土). 2.
Dans le courant du Rien-que-Conscience les quatre
terres sont : tête brisée en sept morceaux
Référence à un vers du chapitre
Dharani [XXVI] du Sutra du Lotus, qui dit : Tetsusshi La plus éloignée des huit chaînes de montagnes circulaires censées entourer le Mont Sumeru. Pour Nichiren elle symbolise le caractère inexpugnable. Thang-ngan voir Guanding Theravada [école]
Sthaviravada (Joza-bu,
上座部). Littéralement "Enseignement des anciens". Ecole résultant
du premier schisme dans l'ordre bouddhique. Dès le
deuxième concile
(Vaishali, 377 ou 367) de fortes divergences
apparurent quant à l'interprétation des préceptes.
Le laisser-aller fut sévèrement condamné par le concile
et ce fut cette controverse qui aurait finalement provoqué le schisme.
La tradition voudrait en tenir pour responsable un désaccord au
sujet des cinq doctrines de Mahadeva. Mais,
plus profondément, il était déjà question
de la différence d'attitude à l'égard de la personne
du Bouddha : était-il un simple mortel et un Maître incomparable
ou bien était-il une entité cosmique. La divergence doctrinale
se précisa entre les sthavira (fidèles
à la tradition ; en pali, thera)
et le Mahasanghika,
"grand conseil", comprenant moines et laïcs. Cette divergence
annonçait en fait la grande scission entre le Theravada
(voie des Anciens) et le Mahayana (Grand
Véhicule). Le
Theravada (Sthaviravada),
qualifié péjorativement de "Hinayana"
(Petit Véhicule) par ses adversaires affirme que chaque membre
de la communauté peut obtenir le nirvana
par ses propres efforts. L'arhat, c'est-à-dire
la "personne apte", parvient au nirvana en suivant le Dharma,
bien qu'il puisse se réfugier en Bouddha. Le Bouddha historique,
Shakyamuni, n'est qu'un exemple parmi d'autres, et le Dharma
prêché par lui ne lui est pas propre. Le
Mahayana oppose à l'idéal de
l'arhat celle du
bodhisattva qui renonce à l'Eveil suprême
pour pouvoir sauver les autres hommes. Mais surtout le Mahayana
diffère du Theravada sur la conception
fondamentale du Bouddha. Il explique le bouddha par la théorie
des Trois corps (sanjin) :
1) le corps phénoménal - nirmanakaya),
manifestation du Bouddha, créature ; 2) le corps de jouissance ou
de gloire c'est le rayonnement du Bouddha, le sambhoga-kaya ; 3) le corps non-manifesté du Dharma
(dharma-kaya), corps des bouddhas infinis
de nature identique. Tian tai ou T'ian t'ai (Zhiyi) [moine] Tian tai
shan [Mont]
天台山 (Terrasse Céleste). Montagne
située dans la province du Zhejiang,
en Chine, où fut basée l'école Tian tai. Le Mont Tian tai fut un centre prospère
du bouddhisme chinois et un grand nombre de temples y furent construits.
La plupart des moines qui vinrent du Japon pour approfondir leur connaissance
du bouddhisme en Chine y séjournèrent. Tian tai
zong,
天台宗
(Tendai shu).
Ecole du bouddhisme née en Chine au VIe siècle et qui tire
son nom du Mont Tian tai
(province du Zhejiang), lieu où s'était
retiré le religieux Zhiyi
(538-597), principal maître de ce courant. Si Zhiyi
est le principal penseur de cette école, il n’en est pas
le fondateur. Selon les récits de l’école Tian tai, le premier maître aurait été Huiwen
(dates non déterminées). C’est son disciple Huisi
(515–577) qui développa les méthodes contemplatives
relatives au Sutra du Lotus et qui fut le maître de
Zhiyi. Ce dernier établit l’école sur le Mont qui la désigne. La doctrine du Tian tai
provient d'une combinaison d'éléments empruntés essentiellement
à Nagarjuna
et au courant du Lotus. Nichiren a fait siens la plupart des enseignements
originels de cette école. Titre (daimoku, 題目). Désigne le titre du Sutra du Lotus : voir daimoku titres
honorifiques [dix] de Shakyamuni. (jugo,
十號). Appeler quelqu'un par son nom était considéré
comme un manque de respect puisqu'on se plaçait sur un plan d'égalité.
Les saints et les sages étaient généralement désignés
par un titre. Les titres suivants sont maintes fois répétés
dans les sutras. titres des moines bouddhistes voir administrateur des moines tiryag (animaux, chikusho) to unité de mesure = 18 litres. toba, 塔婆.Forme
raccourcie de sotoba, 率塔婆, la translitération
japonaise de stupa. Au Japon toba
est une tablette mortuaire en bois, de forme allongée et étroite,
sur laquelle sont inscrits des passages de sutras, le nom du défunt,
etc. Elle est plantée à côté de la tombe pendant
le service mémorial. Todo (région
de l'Est). L'une des trois régions du Mont Hiei,
les deux autres étant Saito et Yokawa.
La région Todo est la principale,
celle où le Kompon Chudo (Ichijo
Shikan-in), temple qui précéda le Enryaku-ji,
fut construit, ainsi que quelques autres bâtiments importants. En
851, Ennin
fonda le Soji-in dans cette région
pour en faire le centre de la pratique ésotérique. Todai-ji,
東大寺.
Temple principal de l'école Kegon.
Un des sept temples principaux de Nara.
Il fut le quartier général des kokubun-ji
ou temples provinciaux, et les huit
écoles y étaient étudiées. Il fut érigé
sur l'ordre de l'empereur Shomu et inauguré
par Roben qui en fut le premier principal. Une
grande statue du bouddha Vairocana en or
et en cuivre y fut sculptée, en conformité avec un édit
de l'empereur Shomu promulgué en 743.
En 752, eut lieu une cérémonie de consécration de
cette statue. En 754 Ganjin de l'école
Ritsu établit au Todai-ji
un lieu d'ordination selon les préceptes du Theravada.
En 1180, la plupart des bâtiments principaux du temple furent détruits
par des guerriers des clans Taira. Peu après,
avec le soutien de l'empereur retiré Goshirakawa
et du shogun Minamoto no Yoritomo, Chogen
les reconstruisit et contribua au renouveau de l'étude du Kegon.
Le Todai-ji fut dévasté par
des incendies dus à des guerres en 1567, mais il fut ultérieurement
reconstruit. Tofuku-ji,
東福寺. Temple principal de la branche Tofuku-ji
de l'école Rinzai du Zen,
l'un des cinq temples importants du Rinzai
à Kyoto. Il fut construit en 1239
par Fujiwara no Michiie qui invita Enni
à en devenir le premier principal. togaku, 等覚. La cinquante et unième des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Elle est presque équivalente à l'Eveil parfait sans supérieur du Bouddha C'est la dernière étape avant qu'un bodhisattva n'atteigne la boddhéité. Ce qu'en dit Nichiren To-ji,
東寺. Temple principal de la branche To-ji
(temple de l'est) de l'école Shingon,
situé à Kyoto. Son nom officiel
est le Konkomyo Shitenno Kyoo Gokoku-ji Himitsu
Dembo-in, généralement raccourci en Kyoo
Go-koku-ji ou temple des Rois de la doctrine, protecteurs de l'Etat.
Il fut, à l'origine, construit par l'empereur Kammu
en 796 pour être un temple consacré à la protection
du pays, et fut par la suite accordé par l'empereur Saga
à Kukai, devenant un centre pour l'étude
des pratiques ésotériques Tojo Kagenobu, 東条景信 (dates incertaines), appelé également Tojo Saemon Nyudo Renchi. Contemporain de Nichiren et issu de la caste des guerriers. Originaire de la province d’Awa (actuellement préfecture de Chiba), il y devient intendant domanial (jito). Fervent amidiste, il n’apprécie guère les critiques qu’en 1253 Nichiren formule sur cette religion, à son retour au monastère Kiyozumi (cf. Nichiren biographie). Il conçoit une haine féroce envers Nichiren, non seulement à cause de ses convictions religieuses mais également parce que le jeune moine aide une femme de la noblesse, Nagoë no Ama, avec laquelle Tojo a un différend juridique. Il fait pression sur le supérieur Dozen pour que Nichiren soit évincé du monastère Kiyozumi. En 1264, à la tête de plusieurs hommes d’armes, Tojo dresse une embuscade à Nichiren qui, en compagnie d’une dizaine de disciples, s’en revenait de son village natal. Néanmoins la résistance efficace des disciples de Nichiren fait que Tojo ne parvient pas à ses fins. Cependant un disciple est tué et plusieurs autres sont blessées, Nichiren également est blessé au front et sa main gauche est brisée. Cet évènement est connu sous le nom de persécution de Komatsubara. Toki ama Gozen. Epouse de Toki Jonin. Disciple de Nichiren à qui il adressa en 1276 le gosho L'arc et la flèche alors qu'elle était malade. On ne connaît pas de façon certaine l'année de son décès, mais, selon une source, elle serait morte en 1303. Si tel est le cas, elle retrouva bel et bien la santé et vécut encore pendant de nombreuses années. Toki Jonin 富木常 (1214 ou 1216-1299) appelé aussi Toki Tsunenobu. Son nom de moine fut Nichijo 日常. Il fut, avec Shijo Kingo, un des premiers et principaux disciples de Nichiren. A ce titre, il reçut de lui plus de 40 lettres, dont nombre d'Ecrits majeurs, et il en collecta, catalogua et préserva nombre d'autres. Lire la suite Tokimune voir Hojo tokudo (obtention de la voie) tokudo (obtention du passage) Tokuichi
徳一 ou Tokuitsu. Moine
de l'école Hosso, au début de
la période Heian (794-1185) Il étudia
les enseignements de l'école Hosso
sous la direction de Shuen au temple Kofuku-ji
à Nara. Il se rendit ensuite à
Aizu au nord-est du Japon. Selon certains,
ce changement de résidence était dû au désir
de rejeter tous les attachements et de se consacrer totalement à
la pratique dans l'isolement de quelque montagne ou forêt. Une autre
source le dit fils de Fujiwara no Nakamaro,
qui avait dirigé une révolte tentée sans succès
pour chasser Dokyo, le conseiller favori
de l'empereur retiré Koken ; Tokuichi
aurait donc été contraint de quitter la capitale. La polémique
entre Tokuichi et Saicho
à propos de la doctrine du Véhicule
unique et la doctrine des trois véhicules est célèbre.
En 817, Tokuichi écrivit le Bussho
Sho (Traité sur la nature de bouddha) dans lequel il affirmait
que la doctrine du véhicule unique du Sutra du Lotus était
un enseignement provisoire et que la doctrine
des Trois véhicules était
le véritable enseignement du Bouddha. Saicho le contredit en affirmant
que le Sutra du Lotus était le véritable enseignement, alors
que les enseignements des trois véhicules n'étaient qu'un
moyen d'enseigner en tenant compte de la capacité de compréhension
des hommes. Dans son Chuben Gikyo (Miroir sur le Sens du Milieu et de l'Extrême), il déclara : "Dis-nous,
Zhiyi, de qui donc es-tu le disciple ? Avec une
langue longue de moins de trois pouces, tu dénigres les enseignements
prononcés par la longue et large langue du Bouddha ! " Il s'adressait
directement à Zhiyi mais en réalité
ils vécurent à plus de deux siècles d'intervalle.
Le débat se poursuivit jusqu'à la mort de Saicho.
On attribue à Tokuichi la fondation
de nombreux temples dans le nord-est du Japon, notamment les temples Chuzen-ji,
sur le Mont Tsukuba et Enichi-ji
à Aizu où il mourut.
Tokusho Doji, 徳勝童子. Les hagiographes du roi Ashoka racontent l'histoire suivante. Lorsque le bouddha Shakyamuni mendiait à Rajagriha, deux garçonnets, Tokusho Doji [Vertu Victorieuse] et Musho Doji [Vertu Invincible] le virent et remarquant ce que l'on appelle "les trente-deux traits caractéristiques" que l'on attribue au Bouddha, ils décidèrent de lui faire une offrande. Ne possédant rien, ils entreprirent de confectionner des galettes de boue. Tokusho Doji les plaça dans le bol de Shakyamuni tandis que son frère cadet, Musho, joignit les mains en signe de vénération. Shakyamuni accueillit le cadeau avec un sourire. Le disciple Ananda, qui l'accompagnait, lui demanda pourquoi il souriait, ce à quoi il répondit : "J'ai de bonnes raisons de sourire, Ananda, et je vais te dire pourquoi. Cent ans après ma mort, ce garçon deviendra un Roi qui fait tourner la roue à Pataliputra et régnera sur le pays entier. Son nom sera Ashoka et il gouvernera en s'appuyant sur le Dharma correct." On dit que Tokusho Doji renaquit sous la forme du roi Ashoka et Musho Doji, sous celle de son épouse ou de son frère toma kuchiï (riz et chanvre, bambous et roseaux, daoma zhuwei) tortue borgne (ichigen-no-kame, 一眼の亀). Une phrase du chapitre XXVII, Myoshogonno du Sutra du Lotus affirme que le fait de rencontrer le bouddhisme est aussi rare que pour une tortue borgne de trouver un morceau de bois de santal flottant avec un creux dans lequel elle puisse se loger. Le Sutra du Nirvana utilise la même image pour exprimer la rareté de naître en tant qu'être humain et de rencontrer le bouddhisme. Cette image est tirée de la parabole de la tortue aveugle qui se trouve dans le Sutra Zo-agon. Lire l'histoire tortue divinatoire : dans la tradition chinoise la carapace de la tortue représente le Ciel et la Terre. Les dessins de son dos étaient interprétés comme des trigrammes ou des hexagrammes et servaient pour prédire l'avenir. Toshiro Disciple de Nichiren. On pense que c'était l'un des compagnons de Shijo Kingo au sein du gouvernement militaire de Kamakura et que sa femme était proche de Nichigen-nyo en raison de leur foi commune. La femme de Toshiro était également apparentée à la famille de Nanjo Tokimitsu, seigneur du domaine d'Ueno. Toshihito voir Fujiwara no Toshihito Toshodai-ji,
唐招提寺. Temple
principal de l'école Ritsu à Nara,
fondé par Ganjin en 759 avec la protection
de l'impératrice Koken. Il devint
le centre d'étude des préceptes et ceux qui désiraient
l'ordination y venaient pour être formés. Après que
l'estrade d'ordination Mahayana eut été
construite sur le Mont Hiei, ce temple se détériora.
A l'époque de Kamakura (1185-1333),
il fut restauré. A l'époque de Muromachi
(1336-1573), pourtant, les terres du temple furent confisquées
par des samouraïs et le temple lui-même périclita. Toujours-Sans-Mépris (Fukyo, Sadapaributha) Tour aux Trésors
(hoto, 宝塔). Tour du bouddha
Taho qui émerge de sous la terre dans le chapitre
Hoto* (XI)
du Sutra du Lotus. Selon le Sutra, elle mesure deux cent cinquante
yojanas de large et cinq cent yojanas de haut, et elle est décorée
de sept sortes de joyaux (or, argent, lazulite, nacre, corail, perles
et cornaline). Le bouddha Taho est assis
à l'intérieur. Zhiyi donne deux
raisons à l'apparition de la Tour aux Trésors : elle confirme
la justesse du principe de remplacement des trois véhicules par
le véhicule unique (kaisan
ken ichi) exposé dans la première
moitié du Sutra du Lotus, et elle ouvre la voie à
l'enseignement de l'Eveil primordial de Shakyamuni
à l'époque de gohyaku jintengo
(kuon jitsujo) révélé
dans la seconde moitié du Sutra. Pour Nichiren cette tour
représente Namu Myoho Renge Kyo ou
la vie de ceux qui manifestent leur boddhéité inhérente
en récitant Namu Myoho Renge Kyo.
Tour
aux Trésors [chapitre] (ou Précieux stupa
ou Apparition d'un stupa, Ken
hoto bon, 見寶塔品, jian baota pin).
XIème chapitre du Sutra du Lotus.
Dans ce chapitre, une magnifique tour aux trésors de quelque cinq
cents yojanas de hauteur s'élève
de terre et reste suspendue dans les airs. Une voix en sort, qui fait
l'éloge du Bouddha Shakyamuni et déclare que tout ce qu'il
a enseigné jusque-là dans le Sutra du Lotus est
vrai. Par l'intermédiaire du bodhisattva Mahapratibhana
(Grande joie à enseigner, Daigyosetsu),
l'Assemblée demande à connaître
le sens de cet événement. Shakyamuni explique que, dans
la Tour, se trouve le corps d'un bouddha nommé Taho
qui vécut à un moment donné dans la terre du Trésor
de Pureté, à un nombre incalculable de mondes vers l'est.
Bien qu'il ait atteint depuis longtemps le nirvana,
il a fait vœu, quel que soit le lieu où que l'on prêche
le Sutra du Lotus, d'apparaître dans la Tour aux trésors
et de témoigner de la véracité de ce Sutra. Le bodhisattva
Mahapratibhana demande alors à voir
le bouddha Taho. Shakyamuni répond
que, pour ouvrir la porte de la Tour aux trésors, il doit d'abord,
en provenance des dix directions, rassembler
les bouddhas qui prêchent le Dharma qui sont des émanations
de lui-même. Et il entreprend de transformer la terre trois fois
(sampen doden) pour leur faire de la place.
Il purifie d'abord le monde saha en déplaçant
les êtres des états d'humanité
et céleste vers d'autres mondes, et n'y
demeure que la foule assemblée. Puis, il utilise son pouvoir mystique
à purifier deux cent milliards nayutas
de mondes dans chacune des huit directions. Dans ces mondes, il n'y a
désormais plus d'êtres dans les états d'enfer,
d'esprits affamés, d'animalité
ou d'asura, autrement dit plus personne dans
les quatre voies mauvaises. De plus, Shakyamuni déplace, dans cette
multitude, les êtres des états d'humanité et céleste
vers d'autres mondes afin que ces terres purifiées ne soient plus
habitées par aucun être des six
voies. Puis, il purifie encore deux cent milliards nayutas
d'autres mondes dans les huit directions de la même manière.
Lorsque le monde saha et les deux autres
groupes de mondes ont été ainsi transformés en terre
de bouddha, tous les bouddhas se rassemblent, en provenance de tout l'univers,
s'assoient sur des trônes ornés de lions sous des arbres
de pierres précieuses. Quand ils sont tous réunis, Shakyamuni
ouvre la Tour aux trésors et le bouddha Taho
l'invite à partager son siège. Shakyamuni utilise alors
ses pouvoirs mystiques pour élever l'assemblée
entière en plein espace, et la Cérémonie dans les
Airs débute. Assis à côté de Taho dans la Tour
aux trésors, Shakyamuni fait trois déclarations, en demandant
à la multitude de propager le Sutra du Lotus après
sa mort. Lors de la troisième déclaration, il se sert de
la comparaison connue sous le nom des six actes
difficiles et neuf actes faciles, pour souligner la grande difficulté
qu'il y aura à pratiquer et à propager le Sutra après
sa mort.
Lire ce chapitre tous les mouvements sont souffrance (issai gyo ku, 一切行苦, dukhah sarva samskarah). Un des quatre sceaux du Dharma (shihoin). Toyotama-hime, 豊玉姫 ou Otohime, 乙姫 (Joyau de lumière). Divinité de la mythologie japonaise, fille de Ryujin, dieu shinto de la mer. Elle est considérée comme mère du premier empereur du Japon, Jimmu. Après lui avoir donné le jour elle se transforma en dragon et retourna chez son père. trace éphémère ou trace descendue (suijaku, 垂迹). Manifestation sous une forme incarnée éphémère de la nature primordiale (honjii-suijaku, 本地垂迹). Notion élaborée à partir du syncrétisme shinto-bouddhique qui a assimilé les kami shinto aux divinités bouddhiques (honjibutsu 本地仏) qui se manisestent (suijaku, 垂迹) au Japon pour sauver les hommes. Voir honji-suijaku setsu. Trailokyavikramin (Yue sanjie, Otsusangai, Above the Threefold World bodhisattva, Courage in the Threefold Realm). Bodhisattva qui apparaît dans le Sutra du Lotus. Il personnifie la perfection de la non-regression avaivitarka) Traité de la Grande Vertu de Sagesse voir Daichido ron Traité des Cinq cents Questions voir Gohyakumon ron Traité des Douze Portes (Dvadasa nikaya sastra) voir Nagarjuna ou Junimon ron) Traité des Soixante-dix (définitions de la) vacuité (Sunyata saptati) voir Nagarjuna Traité du Milieu (Mulamadhyamaka sastra) voir Nagarjuna ou Chu ron Traités Majeurs de Nichiren voir dix écrits principaux Traité pour Ecarter les Vaines Discussions (Vigraha vyavartani, Ejo ron) voir Nagarjuna Traité sur la Conformité avec la Doctrine Correcte voir Abidatsuma Junshori Ron Traité sur l’Aspiration à l’Eveil voir Bodaishin ron Traité sur la Source de Sagesse voir Abhidharma-jnanaprasthana-shastra Traité sur le Sutra de la Prajna-paramita voir Daichido ron transfert de bienfaits (eko, 廻向, parinama ou parinamana). Trasfert sur les autres, et même les défunts, des bénéfices obtenus par la pratique. Notion propre au Mayahana ; les bodhisattvas transfèrent leurs acquis aux autres pour que tous les êtres puissent atteindre l'Eveil. transferts [dix] transmission du Dharma voir héritage du Dharma (kechi myaku) transmission particulière en dehors des enseignements et qui se situe au-delà des mots (kyoge betsuden furyu monji, ou furyu monji, 不立文字). Concept Zen. La phrase est extraite du sutra des Questions du Roi Mahabrahman au Bouddha et l’éclaircissement de ses doutes (Daibonten no monbutsu ketsugi kyo) : “transmission particulière en dehors des enseignements” signifie que la transmission de la voie du Bouddha s’effectue de cœur à cœur, en dehors de toute explication écrite ou verbale. “Se situe au-delà des mots” signifie que la voie de l’Eveil se situe hors des mots et, là encore, la transmission se fait de cœur à cœur. Pour les écoles du Zen, l’essence du bouddhisme se situe en dehors de tous les sutras et fit l’objet d’une transmission secrète, sans parole, de Shakyamuni à Kashyapa. Dès lors, pour elles, l’Eveil s’obtient sans avoir recours aux sutras, uniquement par la méditation assise (zazen). Chose contradictoire, les pratiquants du Zen étudient des écrits non bouddhiques et s’adonnent à la calligraphie. De plus, leur sutra de référence n’est cité dans aucun inventaire des textes bouddhiques et a toujours fait l’objet de doutes quant à son authenticité en tant que sutra. transmission spécifique voir betsu-fuzoku Trayastrimsha voir ciel Trayastrimsha Treize écoles de Chine (Chugoku-jusan-shu, 中国十三宗). Principales écoles bouddhiques qui se sont développées en Chine. Cette énumération se trouve dans le Sangoku Buppo Denzu Engi (Histoire de la transmission et de la propagation du bouddhisme dans les trois pays*), écrit en 1311 par Gyonen, un moine de l'école japonaise Kegon. Dans cet ouvrage, Gyonen mentionne treize écoles en Chine qui existèrent de l'époque des dynasties du Nord et du Sud jusqu'à la dynastie des Tang. Ce sont les écoles Abhidharma Pitan (Bidon), Cheng-shi (Jojitsu), Liu (Ritsu), San-lun (Sanron), Nie-pan (Nehan), Di-lun (Jiron), Jing-tu (Jodo), Chan (Zen), She-lun (Shoron), Tian tai (Tendai), Hua-yan (Kegon), Faxiang (Hosso) et Zhen-yan (Shingon). Voir trois Ecoles du Sud et sept Écoles du Nord tremblement de terre de l'ère Shoka : tremblement de terre important, le 8e mois de 1257, dans la région de Kamakura, qui a causé d'énormes dégâts et détruit presque tous les temples et sanctuaires de la ville. Un séisme moins important eu lieu la même année en avril. trembler de six façons voir six façons de trembler trente-deux marques ou trente-deux signes caractéristiques (san-juni so, 三十, lakshana) que présente le corps des bouddhas, les bodhisattvas, Bonten, Taishaku et les Rois-qui-font-tourner-la-roue. Leur signification est de l'ordre de la métaphore. En savoir plus trente-quatre sortes de purifications spirituelles. Une pratique du Hinayana pour dissiper les illusions de la pensée et du désir. trente-sept aides pour atteindre la
voie (san-jushichi-dohon,
三十七道品). Pratiques qui permettent d'entrer dans la Voie de la boddhéité.
Elles sont groupées en sept catégories : trente-sept Honorés voir neuf Honorés trente-six divinités de la terre. Divinités bienveillantes mentionnées dans le Sutra Kanjo, dont le rôle est de protéger ceux qui respectent les Trois trésors : le Bouddha, le Dharma et le Moine. trente-trois divinités
(san-jusan-ten, 三十三天 shaturmaharaja
kayikas). Divinités habitant le ciel Trayastrimsha.
Leurs noms sont énumérés dans le Sutra
Shobonen. Trésor de la scolastique voir Abidatsuma Kusha Ron trésors [trois] (sanbo, triratna) trichiliocosme
[méga] monde tricosmique : abréviation
de trichilio mégachiliocosme
(san-zen daisen sekai, 三千大千世界, trisahasra
mahasahasro lokhadatu) ; vision cosmique du bouddhisme d'après
les sutras Agama. Un microcosme, est constitué
de quatre continents entourant le soleil
et la lune ou encore un Mont Sumeru et comportant
neuf montagnes et huit océans, ainsi que le plan
des désirs et le premier ciel de
méditation au sein du plan de la forme.
Mille microcosmes constituent un micro chiliocosme. Mille micro chiliocosmes
constituent à leur tour un moyen chiliocosme qui, multiplié
par mille donne un trichilio méga trichiliocosme (trois mille grands
trois mille mondes). trikaya (trois corps, san-jin) tripitaka
(san-sho kyo,
三藏教). Les "trois (tri)
corbeilles (pitaka)". I. Généralement
avec une majuscule : nom donné au canon bouddhique,
regroupant ; triple action du Bouddha (sanyaku) voir ensemencement, maturation, récolte triple contemplation de l'unité (isshin san-gan, 一心三観). Méditation établie par Zhiyi dans le Maka Shikan pour percevoir l'unité fondamentale des trois vérités de non-substantialité (kutai), d'existence temporaire (ketai) et de voie moyenne (chutai) en un seul moment de vie. Il disait une personne capable de se débarrasser elle-même des trois catégories d'illusions et d'acquérir les trois sortes de sagesse (la sagesse des deux véhicules, la sagesse des bodhisattvas et la sagesse de bouddha). Dans la doctrine de Nichiren, la triple contemplation de l'unité est comprise dans la pratique de la récitation de Namu Myoho Renge Kyo. triple entraînement. (trisiksha).
triple évidence harmonieuse (enzoku san-tai, 圓融三諦). Evidence de la vacuité (kutai), évidence de la temporalité, du provisoire (ketai) et évidence du milieu (chutai). Voir triple explication. triple explication voir triple vérité triple harmonie (san-wa). Association harmonieuse de trois facteurs : les six organes, le lieu et la conscience. L'acte perceptif, faculté essentielle du vivant, n'existe que dans cette combinaison instantanée : les sens (les organes de la perception), lieu (1'objet de la perception), conscience (le sujet qui perçoit). triple monde voir monde des trois plans triple mystère ou trois secrets (san-mitsu, 三密). Selon l'enseignement Shingon, puisque le bouddha Dainichi-Vairocana est omniprésent, tous les êtres sont le corps mystique du bouddha, tous les sons constituent sa bouche (c'est-à-dire sa voix) mystique et toutes les pensées représentent son esprit mystique. Toutefois, le corps, la bouche et l'esprit du Bouddha sont inimaginablement profonds et au-delà de la compréhension des simples mortels. Ils sont donc appelés "mystères". Mais le corps, la bouche et l'esprit des simples mortels ne sont pas essentiellement différents de ceux du Bouddha bien que leur nature de bouddha soit obscurcie par l'illusion. En ce sens, dans leur aspect essentiel, le corps, la bouche et l'esprit des simples mortels sont aussi appelés les trois mystères. Du point de vue de la pratique, l'enseignement ésotérique assigne au corps de fabriquer les mudra en utilisant les mains, à la bouche de réciter les mantra (paroles mystiques) et à l'esprit de méditer sur l'objet de vénération. On dit que par ces trois pratiques le corps, la bouche et l'esprit des simples mortels s'associent à ceux du Bouddha. triple observation du coeur voir triple contemplation de l'unité triple refuge (san-ki ou san-kie ou san-kikai, 三帰 ou 三帰依 ou 三帰戒). Croire et se consacrer aux Trois Trésors : Bouddha, Dharma, Sangha. La récitation de la formule : " Je prend refuge dans le Bouddha, je prends refuge dans le dharma, je prends refuge dans le Sangha" était, dès les temps les plus anciens récitée par les moines et les laïcs en tant que profession de foi lors de l'initiation et de la plupart des cérémonies. triple
robe (san-ne, 三衣, tricivara,
souvent traduit par "trois robes")
portée par les moines et composée d'éléments
agencés de trois différentes manières selon le moment
de l'année ou l'occasion. A l'origine, elle était faite
de chiffons mis au rebut. Avec le temps cela devint un vêtement
de base avec deux sortes de kesa faits de
5 à 9 pièces surajoutées. Les nones avaient en plus
une sorte de veste et une tenue de bain. Avec le bol pour recevoir les
aumônes (ippatsu), la robe était
la seule possession autorisée à un moine et le symbole de
sa vie austère. triple Sutra du Lotus (Hokke sanbukyo, 法華三部經). Le Sutra Muryogi, le Sutra du Lotus et le Sutra Fugen. Les sutras Muryogi et Fugen servent respectivement de prologue et d'épilogue au Sutra du Lotus. Dans le Sutra Muryogi, Shakyamuni déclare : "Pendant ces quarante et quelques années, je n'ai pas encore révélé la vérité", rendant ainsi évident que ses enseignements exposés jusqu'alors étaient provisoires. Le Sutra Muryogi dit aussi que des sens infinis proviennent du Dharma unique, préparant ainsi la voie au Sutra du Lotus. Ce dernier révèle la potentialité de tous les êtres humains à atteindre la boddhéité, l'Eveil primordial du Bouddha dans le passé illimité et indique le Dharma unique auquel faisait référence le Sutra Muryogi. Le Sutra Fugen exhorte à la propagation et en montre l'urgence et la nécessité. triple
vérité ou
triple explication ou trois vérités)
(san-tai, 三諦). L'une des doctrines fondamentales
de 1'enseignement de Huisi,
reformulé par Zhiyi dans le Hokke
Gengi et le Maka Shikan. La
vérité de la non-substantialité (ku,
sunyata), la vérité de la temporalité
ou du caractère provisoire (ketai)
et la vérité de la voie du milieu
(chutai). Parce qu'il ne s'agit pas de trois
vérités distinctes mais de trois aspects d'une même
vérité, on parle parfois de triple vérité
ou de trois perceptions de la vérité. triple vertu de souverain, de maître et de parents voir trois vertus triratna (trois trésors, san-bo) trois activités (san-go) voir trois catégories de karman trois
ascètes [les] (san-sen,
三仙). Kapila,
Uluka et Rishabha.
Kapila
était un personnage légendaire à qui l'on attribuait
la fondation de l'école Samkhya, l'une
des six écoles brahmaniques dans l'Inde ancienne. Uluka
(ou Kanada) était le fondateur de
l'école Vaisheshika, une autre des
six écoles. Les enseignements de Rishabha
ont préparé, pense-t-on, la voie pour le jaïnisme. trois assemblées en deux lieux voir deux lieux Trois
Augustes et Cinq
Empereurs (san huang wu di, 三皇五帝)
. Ces termes désignent les fondateurs mythiques
de l’Etat chinois.
Les Trois Augustes (Fuxi, Nuwa,
Shennong selon la liste la plus courante ou Fuxi,
Shennong et Huangdi)
furent les fondateurs des trois premières dynasties
qui ont gouverné la Chine : Yu de
la dynastie Xia,
夏 (vers -2205/-1751 avant notre ère),
Tang de la dynastie Shang
ou Yin (vers -1751/-1112) et Zhou
Wen de la dynastie Zhou
(vers 1111 à -49). D'autres listes donnent Suiren,
Fuxi, Shennong
ou Fuxi, Zhurong,
Shennong ou Fuxi,
Shennong, Huangdi
encore Fuxi, Shennong,
Gonggong. trois bienfaits (san-yaku, 三益). Bienfaits de l'ensemencement, de la maturation et de la récolte, les trois étapes par lesquelles le Bouddha conduit les êtres à l'Eveil. De même que pour le développement d'une plante le Bouddha commence par semer les graines de la boddhéité dans le vie des êtres puis il les nourrit par la pratique et l'étude et permet finalement d'en goûter le fruit. trois calamités (san-sai,
三災). Désastres qui surviendraient à la fin d'un kalpa.
Il existe deux séries de trois calamités : mineures et majeures.
Elles sont expliquées dans le Kusha Ron.
trois calamités et sept désastres (san-sai shi-chinan, 三災七難). Voir sept désastres. trois catégories (san-ka, 三科). Système résultant de la combinaison des cinq agrégats, des douze entrées et des dix-huit domaines Les trois catégories se présentent comme un système rendant compte de l’ensemble du phénoménal (issai) perçu comme combinaison de mouvements (gyo, samskara) et de produits (ui, samskrta) ou composé (cf. premier et deuxième des quatre sceaux du Dharma ). trois catégories d'actions ou trois sortes de karma (san-go, 三業). Actions mentales, verbales et physiques, c'est-à-dire les pensées, les paroles et les actes concrets. Voir karma. trois catégories d'auditeurs voir trois groupes d'auditeurs trois catégories d'existence (kaken utai shiki) mentionnées dans l’Abhidharma-hridaya-shastra : 1) existences physiques visibles et impénétrables ou visibles et tangibles (les existences physiques de cette catégorie ne peuvent pas occuper simultanément le même espace) 2) existences physiques invisibles et impénétrables 3) existences physiques invisibles et pouvant occuper simultanément le même espace. Selon le Abhidharma kosa sastra, toutes les formes de sons et de voix, y compris la voix du Bouddha entrent dans la catégorie des existences physiques invisibles et impénétrables. Pourtant, Nichiren affecte la puissante voix du Bouddha à la catégorie des formes invisibles et pénétrables, pour souligner le fait qu’elle englobe tous les enseignements du Bouddha. trois chemins (san-do, 三道). Désirs terrestres, karma et souffrance. Ils sont appelés "chemins" parce que l'un mène à l'autre. Les désirs terrestres comprennent l'avidité, la colère, l'ignorance, l'arrogance, le doute, etc., et inspirent des actes qui créent un mauvais karma. L'effet de ce mauvais karma se manifeste alors sous la forme de souffrance. Les souffrances, à leur tour, aggravent les désirs terrestres qui inspirent d'autant plus d'actions malheureuses, entraînant un karma encore plus mauvais et aggravant les souffrances. Prisonnière de ce cycle, une personne souffre dans les six voies. trois comparaisons voir trois normes de comparaison trois conditions requises pour atteindre la boddhéité : la nature de bouddha innée, le potentiel pour la réaliser et la cause qui lui permet de se développer. D'autres sources indiquent le Sutra, le Bouddha et le Pratiquant ou encore le Bouddha, le Dharma et la foi. trois connaissances mystiques (san-myo, 三明). Trois pouvoirs attribués aux bouddhas et bodhisattvas : 1) la capacité de connaître les vies passées, 2) la capacité de connaître les vies futures, 3) la capacité de connaître la véritable nature de la souffrance dans la vie présente et d'éradiquer les causes de ces souffrances. Ces trois connaissances sont généralement associées aux six pouvoirs mystiques. trois corbeilles (tripitaka) trois corps
ou triple corps ou trois propriétés du
corps de bouddha (san-jin ou honnu
musa sanjin, trikaya). Concept adopté
par le Mahayana pour organiser différents
aspects du Bouddha qui apparaissent dans les sutras. Nichiren compare
les trois façons d'envisager l'existence du Bouddha à la
lune, au rayonnement de la lune et à son reflet dans l'eau et établit
un parallèle entre la pensée, la parole et l'action. Ces
trois corps, dont la présence est simultanée, sont les suivants
: trois corps en application (yu no san-jin) Aspect éphémère du Bouddha. C’est le triple corps provenant de la substance primordiale et se manifestant sous divers aspects pour apporter des bienfaits aux êtres et les sauver. trois corps en substance (tai no san-jin). La substance fondamentale de l’homme ordinaire est le triple corps, mais que, n’étant pas doté de l’application du triple corps, les fonctions du bouddha n’apparaissent pas encore. trois corps en un seul (san-jin soku ichi, 三身即一). Le corps vivant du Bouddha est la manifestation des trois corps au contraire du simple mortel chez qui existe une grande différence entre la pensée, la parole et l'action. Zhiyi commente le passage du chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus : "Ecoutez bien et entendez le secret du Tathagata et son pouvoir mystique." de la façon suivante : "le mot "secret" signifie qu'un bouddha possède les trois propriétés (isshin soku sanjin) et que les trois propriétés se retrouvent toutes en un seul bouddha (sanjin soku isshin). Etre doté à la fois des trois corps en substance et des trois corps en application (kutai kuyu) c'est être dans la situation dans laquelle la substance primordiale et son application ne sont ni identiques ni différentes, ni intégrées ni distantes, ni semblables ni dissemblables. Elles sont présentes dans une relation inconcevable, elles sont trois et une. Le triple corps doté à la fois de la substance et de l’application (kutai kuyo no sanjin) constitue l’effet ultime. L'antonyme est "seulement la substance sans l'application” (tantai muyu). trois cycles de l'enseignement (san-shu no seppo) voir trois groupes d'auditeurs. trois déclarations (san-ka-no-choku-sen ou san-ka-no-hosho, 三箇の勅宣 ou 三箇の鳳詔). Injonctions de Shakyamuni, dans le chapitre XI demandant à l'Assemblée qui l'écoute de propager le Sutra du Lotus après sa mort. Lire les injonctions. trois différenciations (sanseken) voir trois domaines trois disciplines
ou trois sortes d'étude (san-gaku,
三學). Les trois éléments de la pratique
qu'un bouddhiste doit maîtriser. Ce sont les préceptes,
la méditation et la sagesse.
Cela comprend tous les aspects de la doctrine et de la pratique bouddhiques.
trois divinités célestes de la lumière (san-ko-tenshi, 三光天子). Les dieux du soleil, Nitten, de la lune, Gatten et des étoiles, Myojo-tenno. Ils assistèrent à la cérémonie du Sutra du Lotus. Le Hokke Mongu définit leur véritable identité comme étant respectivement celle du bodhisattva Kannon, du bodhisattva Seishi et du bodhisattva Kokuzo. trois
domaines ou trois principes de
différenciation (san-seken,
三世間). Ce concept constitue 1'un des facteurs permettant d'aboutir au nombre
trois mille, dans le système d'ichinen
sanzen (Une pensée trois mille).
Chacun des 1000 mondes-états s'inscrit obligatoirement dans les
domaines suivants trois Ecoles du Sud et sept Écoles du Nord (nansan hokushichi, 南三北七). Ecoles bouddhistes de Chine florissantes à l'époque des dynasties du Nord et du Sud. Les trois écoles du Sud divisaient les sutras en trois catégories - enseignement soudain, enseignement graduel et enseignement indéterminé. L'enseignement soudain correspondait au Sutra Kegon ; l'enseignement graduel, aux sutra Agon, Hodo, Hannya, du Lotus et du Nirvana ; et l'enseignement indéterminé, aux sutras Shrimala et Konkomyo. La différence entre les trois écoles résidait uniquement dans l'ordre dans lequel elles rangeaient les sutras faisant partie de l'enseignement graduel. Les écoles du Nord étaient plus différenciées, mais toutes, celles du Nord comme celles du Sud, considéraient, soit le Sutra Kegon, soit le Sutra du Nirvana, comme le plus élevé. Ce qu'en dit Nichiren trois égalités (san-byodo,
三平等). Concept développé à partir de l'expression
du Sutra du Lotus "grande sagesse d'égalité"
(chapitre XI). Vasubandhu
l'interprète de la façon suivante : trois égarements voir trois illusions trois enseignements ou trois façons d'exposer ou trois cycles d'enseignement. Cycles d'exposition, de compréhension et de prédiction de la boddhéité, employés par Shakyamuni dans le Sutra du Lotus, afin de permettre à ses disciples de saisir l'enseignement qui conduit tous les êtres à l'Eveil. Shariputra, doté de capacités supérieures, comprit cet enseignement en entendant le Bouddha enseigner "le véritable aspect de tous les phénomènes" (shoho jisso) dans le chapitre II, et son Eveil est prédit dans le chapitre III. Les Quatre grands auditeurs, dotés de capacités moyennes, comprirent en entendant la parabole des Trois Chariots et de la maison en feu, relatée dans le chapitre III, et leur Eveil est prédit dans le chapitre VI. Purna, Ananda et d'autres, de capacités moindres, comprirent en entendant parler de leur relation avec Shakyamuni depuis le lointain passé, comme elle est exposée dans le chapitre VII. Leur Eveil est prédit dans les deux chapitres suivants. Ainsi, le cycle d'exposé, compréhension et prédiction de l'Eveil se répète à trois reprises. trois ères : Dans l'école Sanron 1) Les enseignements qui établissent que l'esprit subjectif et son objet existent ; 2) Les enseignements qui établissent que seul l'esprit existe ; et 3) Les enseignements qui établissent que le corps aussi bien que l'esprit sont vides. trois essences qui nourrissent la vie : le pouvoir de la terre, le pouvoir des lois bouddhique et mondaine, et le pouvoir de la vie humaine et de la société. trois estrades d'ordination (san-kaidan, 三戒壇). Trois kaidans établis dans trois endroits du Japon pour conférer les préceptes bouddhiques : au temple Todai-ji à Nara (en 754), au temple Yakushi-ji dans la province de Shimotsuke (en 761) et au Kanzeon-ji dans la province de Chikuzen (également en 761). trois évidences voir triple évidence harmonieuse trois exhortations et quatre supplications (san-kai-shisho, 三誡四請). Rituel qui a lieu au début du chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus, avant que le bouddha Shakyamuni ne révèle son Eveil primordial dans le passé illimité. Par trois fois, le Bouddha exhorte l'assemblée : "Croyez et comprenez les véritables mots de l'Ainsi-Venu", et l'Assemblée, conduite par le bodhisattva Maitreya, réplique trois fois : "Notre seul désir est que vous nous enseigniez. Nous croirons assurément les paroles du Bouddha." Dans le style des sutras, trois exhortations et supplications de cette sorte indiquent qu'un enseignement important va être révélé. L'Assemblée adjure alors le Bouddha d'enseigner, pour la quatrième fois. Shakyamuni dit alors : "Ecoutez bien et entendez le secret de l'Ainsi-Venu et de son pouvoir mystique." Et il révèle qu'il atteignit pour la première fois l'Eveil à l'époque de gohyaku jintengo. trois expédients salvifiques
ou trois moyens (san-hoben,
三方便). Classification des enseignements de Shakyamuni en trois catégories,
établie par Zhiyi dans le Hokke
Mongu en interprétant le mot "hoben"
(moyens ou expédients) qui est le titre du deuxième
chapitre du Sutra du Lotus. "Moyens" en ce sens
désigne les enseignements que le Bouddha expose afin de conduire
les êtres à la vérité ultime. trois explications de la vérité voir triple explication trois femmes maléfiques. Il s’agit de Meixi (Moxi) concubine du roi Jie Gui (-1818 à -1783) de la dynastie des Xia 夏, de Daji (妲己), concubine du roi Shang Zhou (-1154 à-1134) l’un des plus cruels souverain que la Chine ait connu, célèbre pour sa créativité dans le domaine des tortures et inventeur des baguettes, et de Bao Shi, reine favorite de Zhou You wang (règne de -782 à -771). Ces femmes présentaient la particularité d’être aussi belles que cruelles et débauchées. Elles eurent une telle influence négative sur le souverain, en raison de leur dépravation et de leurs caprices, qu’elles précipitèrent la chute de ces dynasties. Jie Gui, par exemple, pour amuser Meixi, fit mourir 3000 personnes en une nuit en leur ordonnant de sauter nues dans un lac rempli de vin. Depuis, un proverbe dit : "Le malheur tire son origine de trois femmes". D’ailleurs, l’idéogramme "femme", quand il est répété trois fois signifie : immoral, ou encore bruyant. trois
grands Dharmas cachés ou trois grandes Lois ésotériques
(san-dai hi ho, 三大秘法).
Dans le Traité Mandat
des trois grands Dharma cachés (San
dai hiho bonjo ji), Nichiren énonce trois principes
fondamentaux sur lesquels repose son enseignement : trois grands ennemis (san-rui no goteki, 三類の強敵, san-rui no tekinin, san-rui no onteki). Trois catégories de personnes décrites dans le chapitre Kanji* (XIII) qui persécutent les pratiquants du Sutra du Lotus à l'époque des Derniers jours du Dharma. Ce sont : 1) les laïcs ne connaissant pas le bouddhisme, qui dénoncent les pratiquants du Sutra du Lotus et les attaquent à coups de sabres et de bâtons 2) les moines arrogants et calculateurs qui pensent à tort avoir atteint l'Eveil et calomnient les pratiquants sincères 3) les autorités religieuses qui jouissent de l'estime générale et qui, par crainte de perdre gloire ou fortune, incitent les autorités séculières à persécuter les pratiquants du Sutra du Lotus. trois grands préceptes voir préceptes trois grands rois et cinq empereurs voir trois Augustes. trois groupes d'auditeurs-shravakas ou trois catégories d'auditeurs-shravakas (san-shu no shomon, 三周の声聞). Disciples de Shakyamuni de capacités supérieures, moyennes et moindres, dont l'atteinte de la boddhéité est prophétisée dans la première moitié du Sutra du Lotus. Shakyamuni révèle dans ce Sutra que la seule raison de la venue du Bouddha en ce monde est de faire connaître le véhicule unique du Bouddha ou l'enseignement qui conduit tous les êtres à l'état de bouddha Les trois véhicules d'auditeurs-shravakas, de pratyekabuddhas et de bodhisattvas, établis dans les premiers enseignements, sont, dans cette perspective, non des fins en eux-mêmes mais seulement des moyens pour mener les êtres au véhicule suprême de la boddhéité. Ce concept est appelé "le remplacement des trois véhicules par le véhicule unique" (kaisan ken'ichi). Les disciples-shravakas sont divisés en trois groupes : ceux de capacités supérieures, ceux de capacités moyennes et ceux de capacités inférieures, selon leur promptitude à comprendre ce principe. Seul Shariputra le comprit immédiatement en entendant le Bouddha enseigner le véritable aspect de tous les phénomènes (shoho jisso) dans le chapitre Hoben* (II) ; il représente le premier groupe. Le chapitre Hiyu* (III) prédit son Eveil. Maudgalyayana, Mahakashyapa, Katyayana et Subhuti comprirent l'enseignement du Bouddha à travers la parabole des trois chariots et de la maison en feu, relatée dans le chapitre Hiyu* (III). Ils forment le second groupe. Leur atteinte de la boddhéité est prédite dans le chapitre VI Juki. Purna, Ananda, Rahula et d'autres le comprirent finalement en entendant parler de leur relation avec Shakyamuni depuis le passé lointain de sanzen jintengo, comme cela est expliqué dans le chapitre VII Kejoyu. Ils constituent le troisième groupe. Ainsi, le cycle - exposition de l'enseignement, compréhension et prédiction de l'Eveil - se répète trois fois. C'est pourquoi on parle des trois cycles de l'enseignement (san-shu no seppo, 三周の説法). trois
illusions ou
trois catégories d'illusions (san-waku,
三惑). Classification établie par Zhiyi.
1) Les illusions de la pensée et du désir (kenji
waku, 見思惑) : visions déformées de la vie qui naissent
du contact des cinq sens avec leurs objets respectifs et qui sont la cause
des souffrances humaines dans les six mauvaises
voies. Pour les êtres des deux véhicules,
dissiper ces illusions garantit l'entrée au nirvana
et la libération des renaissances dans le monde
des trois plans. Les bodhisattvas poursuivent leur pratique pour éliminer
les deux catégories d'illusions suivantes ; 2) Les illusions du bodhisattva pour maîtriser d'innombrables enseignements
en dehors de celui qui permettrait de véritablement sauver tous
les êtres humains. (égarements des poussières jinja
waku) ; trois kalpas (san-ko, 三劫). Le kalpa de Gloire passé, l'actuel kalpa de la Sagesse et le futur kalpa de la Constellation dont parle le Sutra Sanzen Butsumyo. Mille bouddhas apparaîtraient au cours de chacun de ces kalpas. trois martyrs d'Atsuhara. (Atsuhara-no-sanresshi, 熱原の三烈士). Trois disciples de Nichiren qui furent arrêtés et décapités lors de la Persécution d'Atsuhara, en 1279. Il s'agit de trois frères (Jinshiro, Yagoro et Yarokuro) qui étaient fermiers du village d'Atsuhara, dans le district de Fuji (province de Suruga). Ils se convertirent à la doctrine de Nichiren en 1278. A cette époque, la propagation progressait rapidement dans la région du Fuji sous la direction de Nikko. De nombreux moines et laïcs furent convertis et, parmi eux, trois moines du Ryusen-ji, un temple local de l'école Tendai. Gyochi, le vice-principal de ce temple, en fut alarmé et commença à intriguer auprès des autorités pour intimider les croyants locaux de diverses façons. Le 21 septembre 1279, vingt fermiers, tous disciples de Nichiren, furent arrêtés sur la fausse accusation d'avoir volé du riz dans des champs appartenant au Ryusen-ji ; ils furent conduits à Kamakura et emprisonnés. On leur promit de les libérer s'ils reniaient le Sutra du Lotus et acceptaient de réciter le Nembutsu, mais aucun d'eux ne céda. Les trois frères furent décapités le 15 octobre, pour l'exemple, mais on rapporte que les autres ne faiblirent pas pour autant. Ils finirent par être punis de bannissement. trois
mauvaises voies
(san-aku-do,
三悪道,
sannaku, san-akushu). 1. Les trois premiers des
dix mondes-états : enfer,
esprits faméliques, animalité.
En leur ajoutant le monde-état d'asura
ils forment les quatre mauvaises voies (shiakudo).
Ils sont mis en opposition avec les bonnes voies :
hommes, ciel qui, sans être encore
très élevés, permettent au moins de sortir de la
passivité des trois ou quatre premières. trois méditations pour la délivrance
(san-gedatsu-mon, 三解脱門). Trois sortes de
méditations pour se libérer des souffrances provoquées
par les illusions et atteindre l'Eveil.
Ce sont : trois métaphores de la fleur de lotus ou trois métaphores de l'enseignement essentiel (hommon-no-sampi, 本門の三譬). Métaphores utilisées par Zhiyi pour clarifier la relation entre le Sutra du Lotus (comparé à la corolle du lotus) et les enseignements provisoires (comparés au bourgeon) ; ainsi que la relation entre l'enseignement essentiel (la corolle), et l'enseignement théorique (le bourgeon). La première relation est décrite par les trois métaphores de l'enseignement théorique, et la seconde, par les trois métaphores de l'enseignement essentiel. Voir aussi six métaphores. trois métaphores de l'enseignement provisoire (shakumon-no-sampi, 迹門の三譬) voir six métaphores. trois mille (san-zen, 三千). Nombre résultant de la combinaison des dix mondes (lesquels se contiennent mutuellement), des dix modalités et des trois domaines. Voir ichinen sanzen trois mille bouddhas. Bouddhas apparaissant aux époques du Kalpa de Gloire passé, du Kalpa de Sagesse actuel et du Kalpa de Constellation futur. Leur liste est dressée dans le Sanko Sanzembutsu Engi (Registre des Trois mille bouddha des trois kalpas) trois mondes voir trois plans (san-gai) trois moyens voir trois expédients salvifiques trois mystères du corps, de la bouche et de l'esprit voir triple mystère trois non-régressions ou trois niveaux de non-regerssion (san-futai, 三不退). Progression d'un bodhisattva dans les 52 étapes spécifiques. Le premier niveau se situe au premier degré du développement (41e étape), le deuxième est la non-régression de l'action et le troisième la non-régression de la pensée où la pensée est constamment fixée sur la vérité ultime. Les différents maîtres de la pratique bouddhique ont établi différents systèmes reliant les trois non-régressions. trois normes de comparaison Afin d'établir le supériorité d'un sutra la tradition fait examiner trois points : 1) la possibilité qu'offre le sutra de parvenir à l'Eveil 2) la cohérence du processus d'instruction du début jusqu'à la fin 3) la relation originelle entre maître et disciple. En savoir plus trois obéissances (san-ju). Principe basé sur les enseignements de Confucius qui était fortement enraciné dans la société japonaise. Selon ce principe, une femme doit d'abord obéir à ses parents, puis à son mari et, enfin, quand elle est âgée, à ses fils. Ce qu'en dit Nichiren trois
obstacles et quatre démons
(san-so
shi-ma,
三障四魔). Evénements ou influences qui nuisent gravement à
la pratique du bouddhisme ou qui affaiblissent l’esprit. trois offrandes voir trois sortes d'offrandes trois parties d'un sutra (sambunka kyo, 三分科経) (ou prologue, thèse et épilogue concernant la propagation). Division traditionnelle d'un sutra : enseignement dit du prologue (jo-bun, 序分), enseignement dit principal (shoshu-bun, 正宗分) et enseignement dit de diffusion (ou préparation, révélation et transmission, rutsu-bun, 流通分). Bien que cette distinction ait été élaborée par le moine taoïste Daoan (314-385), elle est reconnue également par les bouddhistes. En savoir plus par rapport au Sutra du Lotus. trois perceptions (san-ju, 三受) Toute perception peut être classée selon trois types de sensation : douloureux, plaisant, indifférent (ni douloureux, ni plaisant). La perception douloureuse entraîne la répulsion ou la peur, la perception plaisante 1'attachement ou le désir, et la perception indifférente le trouble apathique. trois périodes (san-ji, 三時). Classification en usage dans le Tendai. Périodes du Dharma correct, du Dharma formel et des Derniers jours du Dharma. Les enseignements d'un bouddha se détériorent avec le temps. A l'époque du Dharma correct, la plupart des gens les respectent mais, à l'époque du Dharma formel, ceux qui les transgressent sont beaucoup plus nombreux, et à l'époque des Derniers jours du Dharma, personne ne les respecte plus si peu que ce soit. En ce qui concerne l'enseignement de Shakyamuni, l'époque du Dharma correct est caractérisée par la propagation de l'enseignement du Theravada, qui accorde la plus grande valeur au respect des préceptes, tandis que l'époque du Dharma formel est celle où se propage l'enseignement du Mahayana provisoire, qui ne les considère que comme un premier pas dans la pratique qui doit être un jour dépassé. A l'époque des Derniers jours du Dharma, il est possible de parvenir directement à l'Eveil en pratiquant le Dharma de Namu Myoho Renge Kyo. Voir cinq époques de cinq cents ans. trois périodes
[Enseignements des] (san-ji kyo, 三時教). Différents
selon les écoles. trois persécutions Wu ou
trois désastres Wu (san
wu zhihuon, 三武之禍 ; ) Persécutions majeures contre le bouddhisme,
ainsi nommées car les noms posthumes ou les noms des temples des trois
empereurs persécuteurs comportent le caractère Wu
(武). trois phases de l'existence (san-ze, 三世). Perception relativiste du temps : passé, présent, futur. Cette approche ne contredit pas la notion d'atemporalité exprimée par le terme gohyaku jintengo car elle se situe sur un autre plan, celui de la perception par le simple mortel. Ainsi l'expression "Dans les trois phases de l'existence" désigne l'éternité où les trois phases sont inséparablement liées par la loi de cause à effet. trois
plans
ou trois mondes ou triple monde ou
mondes des 3 plans (san-gai,
三界, trailokya). Système
de classification issu de la cosmologie indienne et constitué du
plan du désir, du plan de la forme pure et du plan du sans-forme
ou informel (arupya-dhatu).
Cette triade recoupe les six premiers mondes de la théorie des
dix mondes. trois plateformes d'ordination voir trois estrades d'ordination trois poisons (san-doku, 三毒). Trois principales sources de la souffrance humaine :1) avidité, convoitise, amour passion (ton, 貪, raga ; état des esprits faméliques) ; 2) répulsion, arrogance, colère (jin, , ou shinni, 瞋恚, pratigha ou dvesha), (état des asura) ; 3) stupidité, ignorance (chi, 癡, moha), (état des animaux). Dans le Daichido Ron, ces maux sont considérés comme la source de toutes les illusions et des désirs terrestres. Ils sont ainsi appelés poisons parce qu'ils polluent la vie des êtres. Ils sont également la cause profonde des trois calamités : l'avidité amenant la famine ; la colère, la guerre ; l'ignorance, la "peste". trois potentialités menant à l'Eveil (sannin-bussho, 三因仏性). Doctrine formulée par Zhiyi. La boddhéité innée (shoin bussho), la sagesse pour la percevoir (ryoin bussho) et les bonnes actions ou la pratique pour développer cette sagesse (en'in bussho). Les actions bienfaisantes aident au développement de la sagesse et ce développement manifeste la nature innée de bouddha. De cette façon, ces trois causes contribuent ensemble à atteindre l'effet, c'est-à-dire la boddhéité. trois
preuves (san-sho,
三証). Preuve littérale ou scripturale, preuve théorique et
preuve tangible. Trois critères pour juger la validité d'un
enseignement donné. trois principes de différenciation voir trois domaines (san-seken) trois principes mystiques (san-myo, 三妙). Les trois principes de la Cause fondamentale (honnin-myo), de l'Effet fondamental (honga-myo) et de la Véritable Terre (honkokudo-myo) cités dans le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus. Ce sont les trois premiers des dix principes mystiques de l'enseignement essentiel (honmon) formulés par Zhiyi dans la partie du Hokke Gengi qui interprète le mot myo (mystique) de Myoho-renge-kyo. La cause fondamentale est la pratique qui permit à Shakyamuni d'atteindre l'Eveil primordial. L'Effet fondamental est l'Eveil atemporel du Bouddha. La Véritable Terre est le lieu où le Bouddha a exposé ses enseignements depuis qu'il a atteint l'Eveil primordial. Le fait que le chapitre Juryo* (XVI) enseigne ces trois principes à la fois est appelé l'intégration des trois principes mystiques (sammyo goron). Le principe mystique de la Cause fondamentale est exprimé dans le passage du chapitre Juryo* (XVI) qui dit : "Jadis, j'ai moi aussi pratiqué les austérités de bodhisattva et la vie que j'ai ainsi acquise est loin d'être encore épuisée." Le principe mystique de l'Effet fondamental se trouve dans le passage : "Depuis que j'ai atteint l'état de bouddha, une période inimaginablement longue s'est écoulée." Le passage qui indique le principe mystique de la Véritable Terre est : "Depuis cette époque, je suis constamment resté en ce monde à exposer le Dharma et à instruire [les êtres]." Dans le bouddhisme de Nichiren, les trois principes mystiques sont interprétés comme désignant les Trois grands Dharmas cachés. La Cause fondamentale pour atteindre la boddhéité est le daimoku. L'Effet fondamental est l'Eveil du bouddha fondamental, concrétisé par le Dai-Gohonzon. La Véritable Terre est le lieu où le Bouddha réside, autrement dit le Kaidan (sanctuaire d'ordination). trois purifications de mondes (sampen-doden, 三変土田). Trois "gestes" de Shakyamuni qui purifie des mondes innombrables lors de la Cérémonie dans les Airs décrite dans le chapitre XI du Sutra du Lotus. D'abord il purifie le monde Saha où a lieu la Grande Assemblée, puis "dans les huit orients, deux millions de myriades de milliards de royaumes" et finalement encore "deux millions de myriades de milliards de royaumes". Le monde Saha est celui dans lequel vivent les hommes ordinaires et les saints. Le premier ensemble de terres innombrables est le lieu où vivent les personnes des deux véhicules ; et le second ensemble de terres innombrable est le lieu où résident les bodhisattvas. Shakyamuni changea ces trois sortes de terres en une seule - la Terre de Bouddha. A la suite de cela les émanations du Bouddha peuvent arriver à partir de leurs propres terres. trois qualités pures d'un bouddha : voir trois vertus trois recueils et cinq canons. Les Trois Recueils : Histoire de trois souverains légendaires (les trois Augustes) de la Chine ancienne (Fuxi, Shennong et Huangdi) qui réalisèrent des gouvernements modèles. Les Cinq Canons sont les écrits des cinq empereurs (Shaohao, Zhuanxu, Digao, Tangyao et Yushun) qui régnèrent après les trois souverains. trois refuges voir triple refuge trois règles de propagation du Sutra du Lotus (san-ki ou gukyo-no-sanki, 弘経の三軌). Les trois caractéristiques essentielles pour propager le Sutra du Lotus après la mort de Shakyamuni, appelées aussi les trois règles de la robe, du trône et de la demeure. Le chapitre X du Sutra du Lotus dit qu'une personne désirant enseigner ce Sutra doit d'abord "entrer dans la demeure de l'Ainsi-Venu, revêtir la robe de l'Ainsi-Venu et s'asseoir sur le trône de l'Ainsi-Venu." Il explique ensuite que la demeure de l'Ainsi-Venu symbolise une grande compassion pour tous les êtres vivants, la robe de l'Ainsi-Venu, un cœur doux et indulgent, et le trône de l'Ainsi-Venu, la réalisation que tous les phénomènes sont sans substance (ku). trois robes voir triple robe (tricivara) trois rois Trois Honorés du ciel : Yu, de la dynastie Xia, Tang de la dynastie Yin et Wen de la dynastie Zhou. trois royaumes : Silla, Paekche et Koguryo. Trois Royaumes (période des) 三國. Période de l’histoire chinoise commençant en 220 après la chute de la dynastie Han (漢) et se terminant avec l’établissement de la dynastie Jin en 265. Durant cette période, les trois royaumes de Shu (蜀), Wei (魏) et Wu (吳) s'affrontèrent pour la domination de la Chine. trois sages voir trois sortes de bouddha trois sages [non bouddhistes] Trois hommes sages de la Chine ancienne. Le 6e volume du Maka Shikan dit qu'il s'agit de Laozi, Confucius et Yan-Hui, le plus éminent disciple de Confucius. trois
sagesses Dans la philosophie chinoise,
le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme. trois sceaux du Dharma (samboin, 三法印). Trois principes d'identification du bouddhisme : impermanence, non-substantialité, nirvana. En y ajoutant la souffrance, on a les quatre sceaux du Dharma qui permettent de distinguer les enseignements bouddhiques des autres doctrines. trois sciences
(trividya). Différentes listes selon
le contexte. trois sentiers voir trois mauvaises voies trois sortes de bouddhas : Shakyamuni, Taho et tous les autres bouddhas qui sont des émanations du bouddha Shakyamuni. trois sortes de douleur : 1) les souffrances physiques et psychiques, 2) les souffrances de frustration (non-réalisation des plaisirs) 3) souffrances propres au samsara (cycle incessant des vies-morts). trois sortes d'étude voir trois disciplines trois sortes d'harmonie voir triple harmonie trois sortes de karma voir trois catégories d'actions trois sortes de méditation (san-toji ou san-jo ou san-joryo, 三等至・三定・三静慮). Trois sortes de méditation enseignées dans le Kusha Ron. 1) "méditation des goûts" : méditation pour les laïcs qui n'ont pas encore éliminé désirs terrestres et leurs illusions. 2) "méditation pure" : méditation pour des laïcs qui accomplissent une pratique bien précise, ils perçoivent la nature des désirs terrestres et des illusions et s'en libèrent ; 3) "méditation sans écoulement" : méditation qui permet d'atteindre la sagesse en étant complètement libéré des illusions, c'est une méditation pour ceux qui entrent dans l'ordre religieux. trois sortes d'offrandes
(san-se, 三施) Plusieurs listes : trois sortes de prédication (i-kon-to
ou san-setsu, 已今当・三説). Les sutras que Shakyamuni
a prêchés, prêche maintenant et prêchera. Référence au passage du chapitre
X du Sutra du Lotus : trois sortes de sagesse, (san-chi,
三智). Selon le Daichido
Ron ce sont : trois sortes de zen : 1) zen du Tathagata : la méditation du Bouddha telle qu'elle est décrite dans les sutras. Selon le Sutra Ryoga, (Lankavatara)cette méditation donne naissance aux pouvoirs mystiques grâce auxquels le Bouddha sauve les êtres ; 2) le zen de la doctrine, méthode de méditation formulée sur la base des sutras ; 3) le zen des patriarches, l'enseignement zen dérivé de Bodhidharma, dans lequel l'illumination est censée être transmise sans un mot du maître au disciple trois souffrances (san-ku, 三苦). La première catégorie de souffrances résulte de causes et de conditions indésirables, la deuxième résulte de l'absence de quelque chose de désirable et la troisième résulte de l'impermanence de tous les phénomènes. trois souverains voir trois Augustes trois sutras de Jodo : textes sur lesquels s'appuie l'école Jodo (Terre pure), les sutras Muryoju, Kammuryoju et Amida trois sutras du Vairocana (Dainichi) ou trois sutras du Shingon : sutras Vairocana, Kongocho et Soshitsuji ; écrits sur lesquels s'appuie le bouddhisme ésotérique. trois symboles étatiques du
Japon : Miroir, sabre et joyau. Les 3 "Trésors sacrés" donnés
par Amaterasu à son petit-fils, l'empereur
Ninigi-no-mikoto. trois tours de la roue du Dharma : Classification des enseignements du Bouddha établie par Jizang. Ces trois catégories sont : 1) l'enseignement exposé pour les bodhisattvas. Il correspond au Sutra Kegon ; 2) l'enseignement des trois véhicules (celui des sutras Agon, Hodo et Hannya) exposé pour les personnes de capacités inférieures, incapables de comprendre le Sutra Kegon ; 3) le principe d'unification des trois véhicules en un véhicule unique, tel qu'on le trouve dans le Sutra du Lotus. trois traités [école des] (Sanron shu) trois transformations de Terres voir trois purifications trois Trésors (san-bo, sambo, 三寶, triratna). Ce par quoi le courant bouddhiste existe, à savoir : le Bouddha, le Dharma (doctrine bouddhique), le Sangha (communauté bouddhique). La différence entre les écoles nichireniennes provient, entre autres, de l'interprétation de ces trois Trésors. Pour la majorité de courants le Bouddha est Shakyamuni, le Dharma est le Sutra du Lotus (Myoho Renge Kyo) et la communauté est constituée par Nichiren et ses disciples. Les écoles Nichiren Shoshu, Nichiren Shoshinkai et le mouvement laïc de la Soka Gakkai issu de la Shoshu interprètent le Bouddha comme étant Nichiren, le Dharma comme l'enseignement de Nichiren et le Sangha, la hiérarchie de leur école uniquement. Ecouter le tisarana pali (mp3) Ce qu'en dit Nichiren trois véhicules (san-jo, 三乘) 1. auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, bodhisattvas. Expression fréquemment utilisée pour désigner les disciples auxquels le Bouddha destine un enseignement provisoire. Dans le chapitre II du Sutra du Lotus, les trois chariots auxquels sont comparés ces san-jo sont remplacés par un chariot unique, incomparablement plus beau, celui du Bouddha lui-même. 2. Enseignements et pratiques propres au cheminement spirituel des auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, bodhisattvas. trois véhicules en un (kokai san-ke ichi). Abréviation pour "explicitation des 3 véhicules en un véhicule unique" ; principe exposé dans le chapitre Hoben* (II) du Sutra du Lotus. Dans un premier temps Shakyamuni l'affirme de façon implicite (ryakukai) lorsqu'il dit que tous les êtres peuvent parvenir à la boddhéité, puis dans un deuxième temps il l'affirme de façon explicite (kokai). trois vérités (san-tai) voir triple vérité trois
vertus [des bouddhas] (san-toku,
三徳). Deux listes différentes. trois voies (san-do,
三道), mis souvent à la place de trois bonnes voies (san-zendo
三善道). A ne pas confondre avec les trois mauvaises
voies (san
akudo, 三悪道) :
enfer, esprits faméliques, animaux ; ou les trois bonnes voies (san
zendo, 三善道) : asura, hommes, ciel.) trône léonin ou siège du lion (shishi-za, 師子座・獅子, simhasana). Trône royal, aux accoudoirs décorés de têtes de lion. Place où s'assied le Bouddha. L'enseignement du bouddha est comparée au rugissement du lion (simhanada). Une autre interpétation fait remonter le simhasana à la pratique yogique ou il désigne la posture "du lion" : assis jambes croisées, chaque cheville sous le testicule opposé, mains posées sur les genoux, doigts écartés, bouche grande ouverte, langue pendante, en concentration oculaire. Certains étymologistes mettent en doute l'origine "léonine" de simha qui signifierait non pas "lion" mais "celui qui possède la puissance". troubles [cinq] (gojoku) troubles de l'esprit voir défilements Tsuchimikado, 土御門天皇 (1195<1199-1210>1231) Le 83e empereur du Japon de 1198 à 1210. Fils aîné et successeur de l'empereur Gotoba. Il abdiqua en faveur de son frère Juntoku et mourut en exil volontaire dans la province d'Awa. Tsukahara,
塚. Lieu-dit de
l'île de Sado où Nichiren trouva refuge au début
de son exil (1271). Il est resté environ cinq mois dans ce lieu, probablement
un ancien cimetière, et résidé dans une chapelle délabrée. Il fut ensuite
transféré à Ichinosawa. Tsukahara-mondo,
塚原問答 [débat de]. Débat entre Nichiren
et des moines de diverses autres écoles, qui eut lieu au Sammai-do,
résidence de Nichiren à Tsukahara
sur l'île de Sado, les 16 et 17 janvier
1272. Il est décrit en détail dans le gosho de Nichiren
Shuju Onfurumai Gosho (Sur
le comportement du Bouddha). D'après ce texte, les moines
de Sado vinrent en groupe demander au seigneur
Homma – qui était chargé
de la garde de Nichiren – de le tuer. Homma
refusa en expliquant que Nichiren était sous sa protection et leur
suggéra plutôt de se confronter à lui dans un débat
religieux. Le 16, plusieurs centaines de moines du Nembutsu,
du Shingon et d'autres écoles de Sado,
se réunirent dans la neige devant la hutte de Nichiren. Après
avoir calmé quelques insultes et désordres initiaux, Nichiren
réfuta leurs affirmations en soulignant des contradictions et des
incompatibilités scripturales contenues dans leurs doctrines. Plusieurs
d'entre eux, avec leurs disciples, renoncèrent immédiatement
à leurs premières croyances et se convertirent à
la doctrine de Nichiren. Tsukushi Ancien nom de l'île méridionale de Kyushu. Quand Kyushu fut divisé en provinces durant la période de Nara (710-794), Tsukushi désigna plus spécifiquement les provinces de Chikuzen et Chikugo. Ce territoire formait la ligne de front dans la défense contre les Mongols, et de nombreux guerriers y furent envoyés de tout le pays. tsukyo (enseignement commun) Tsurugaoka
鶴岡八幡宮. Sanctuaire shinto construit en 1063 par Minamoto
no Yoriyoshi (998-1075) à Tsurugaoka,
pour une émanation de l'esprit du sanctuaire d'Hachiman
à Iwashimizu. Même lorsque Minamoto
no Yoritomo déplaça ce sanctuaire à Kitayama
Kamakura en 1180, il conserva le nom de Tsurugaoka. Tsushima
対馬 et Iki,
壱岐島. Iles
au large de Kyushu qui eurent à soutenir
le choc de l'attaque mongole. Ce
qu'en dit Nichiren Tushita voir ciel Tushita |
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