| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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tabla.
Instrument de percussion indien utilisé, entre
autres, dans la musique classique en solo et pour accompagner la danse
(kathak) ou un instrument lyrique (sitar,
sarod, voix, violon, etc.). Le tabla,
constitué en réalité de deux instruments, tire son
origine de tambours dont l'histoire remonte à plus de 2000 ans. Tablettes voir Hokke Gengi Shakusen tagara (Valeriana
Wallichi) ou valériane indienne. Taho-nyorai,
多宝如来 (Maints-Trésors,
Duobao, Prabhutaratna).
Bouddha qui apparaît, dans le chapitre XI
du Sutra du Lotus, assis dans la Tour aux Trésors au cours
de la Cérémonie dans les Airs, pour porter témoignage
de la véracité des enseignements de Shakyamuni. Le bouddha
Taho vivait dans le monde du Trésor
de Pureté, situé dans la partie orientale de l'univers.
Alors qu'il était encore engagé dans la pratique du bodhisattva,
il fit le serment que, même après son accession au nirvana,
il apparaîtrait dans la Tour aux Trésors et témoignerait
de la validité du Sutra du Lotus, quel que soit le lieu
où un être l'enseignerait. Dans le chapitre
Hoto, Shakyamuni convoque tous les bouddhas de l'univers. Il ouvre
ensuite la Tour aux Trésors et, à l'invitation de Taho,
s'assied à côté de ce bouddha. Zhiyi
interprète le fait que Taho et Shakyamuni
soient assis côte à côte dans la Tour aux Trésors
comme la fusion de la réalité et de la sagesse (kyochi
myogo) dans laquelle Taho représente
la vérité objective ou la réalité
ultime, et Shakyamuni, la sagesse subjective qui permet de l'appréhender.
De plus, le bouddha Taho représente
le corps du dharma (hosshin)
et le bouddha Shakyamuni
le corps de la sagesse (hojin); quant aux
bouddhas venus de tous les points de l'univers, ils représentent
le corps de manifestation (ojin). Ils forment ensemble les trois
corps du Bouddha. Nichiren utilise ces interprétations de Zhiyi
et ajoute dans le Shoji Ichidaiji Kechi-myaku Sho (Transmission
unique, vitale et essentielle à travers vie et mort) que
Shakyamuni et Taho représentent respectivement
la vie et la mort, les deux phases que traverse toute vie. Ce
qu'en dit Nichiren Taigong Wang. Général qui servit le roi Wen et qui après la mort du roi servit le roi Zhou Wu Wang, fils de Wen. Il se battit courageusement dans une bataille contre l'empereur Zhou de la dynastie Yin et contribua à la prospérité de la dynastie Zhou. Taira 平
(ou Heike Heike, 平家 ou
Heishi, 平氏). Nom familial d'une branche cadette
de la descendance de l’empereur Kammu,
à laquelle, à l’époque du clan Fujiwara
est confiée la mission de protéger les intérêts
de la famille impériale dans les provinces. En 1180, Minamoto
no Yoritomo prend la tête d'une rébellion contre les
Taira. Au cours des cinq années de
guerre civile qui suivirent, les forces de Yoritomo
écrasèrent les Taira et établissent
un gouvernement militaire à la tête du Japon. Tous les principaux
chefs du clan Taira périrent, y compris
Taira no Kiyomori, et leur clan ne revint
plus jamais au pouvoir. Taira no Kiyomori
平清盛 (1118-1181). Chef samouraï du clan des Taira.
Arrogant et hautain, il exécrait le Bouddha et les dieux, et il
fit brûler par ses hommes deux des principaux
temples de Nara. En remportant la victoire au cours de deux brèves
campagnes, en 1156 et 1160, il s'empara du pouvoir militaire; le père
de Minamoto no Yoritomo, Yoshitomo,
fut tué en combattant Kiyomori au
cours de la première de ces campagnes. En mariant sa fille à
l'empereur, Kiyomori put ensuite consolider
son autorité pour s'élever finalement jusqu'au poste de
Premier Ministre (dajo-daijin),
dominant ainsi la cour pendant quelque vingt ans. Après sa mort,
sous la direction de Yoritomo, le clan Minamoto
prit les armes contre les Taira et les vainquit
en 1185. Taira no Masakado
平将門. Petit fils de Taira no Takamochi fondateur
de la famille Heike. En 903, Taira-no-Masakado,
un des principaux chefs d’une "Maison de bushi",
dans le district de Kanto (qui comprenait
alors les régions de Tokyo, Chiba,
Saitama, et Kanagawa,
et représentait une frontière reculée), se révolta
contre le gouvernement de Kyoto. Il refusait
de payer les impôts et décréta la création
du royaume de Kanto, lui-même se proclamant
roi. Il chassa les nobles de Kanto et dirigea
son royaume indépendant pendant plusieurs mois. Cependant, la dynastie
de Kyoto ordonna à une autre Maison
de bushi d’envoyer une armée
contre lui. Masakado fut finalement tué,
et la révolte écrasée. De nombreuses légendes
ont circulé ensuite autour de Masakado.
Parce qu’il fut l’auteur de la première grande révolte
contre Kyoto, les populations ont considéré
Masakado comme un héros libérateur.
Les historiens voient dans cette révolte le symbole de la chute
de la dynastie de Kyoto et de l’ascension
des bushi. Cette tendance se développa
jusqu’à ce que Minamoto-no-Yoritomo
établisse le shogunat de Kamakura
en 1192. Taira no Masamori (? - 1121). Guerrier, gouverneur de la province d'Oki puis de celle d'Inoba. Il fut chargé, en 1108 de réprimer la révolte de Minamoto no Yoshichika Taira no Munemori
平宗盛 (1147-1185). Un dirigeant du clan Heike,
qui avait une position élevée à la cour. Quand le
clan Heike livra bataille au clan Genji
à Dannoura (Dan-no-ura), il fut fait prisonnier et contraint de se soumettre à Kajiwara
Kagetoki, un simple guerrier du clan Genji. Taira no Sadamori, 平貞盛 Guerrier au service de Fujiwara no Hidesato, qui battit et tua Taira no Masakado en 940, vengeant ainsi son père Taira no Kunika que celui-ci avait assassiné. Taira no Shigemori, 平重盛 (1138-1179). Guerrier; fils aîné de Taira no Kiyomori. Il avait tenté de modérer les ardeurs guerrières de son père et protéger l'empereur. Cependant il assista Kiyomori dans les batailles qui l'opposaient aux Minamoto, 1156 et 1160. Il fut considéré par de nombreux historiens comme un modèle de fidélité envers l'empereur. Taira no Tadamori,
平忠盛 (1096 - 1152) Chef du clan des Taira
et père de Taira no Kiyomori. Il consolida
la position des Taira à la cour, combattant
pour le compte de celle-ci les religieux du Mont Hiei
et ceux des temples de Nara. Il reçut
le privilège de servir l'empereur à la cour, ce qui était
un honneur qu'aucun autre guerrier n'avait encore obtenu. Taiseki-ji
大石寺. Temple principal
de la Nichiren Shoshu. On peut voir (en media
Player) une présentation du Taiseki-ji
sur le site http://www.nsglobalnet.jp/menu.htm
et sur le site www.taisekiji.net
des photos et des documents intéressants L'histoire du Taiseki-ji
avec de nombreuses photos est disponible sur http://www.taisekiji.net/past/inde Taishaku
ou Taishakuten,
帝釈天 (Dishi,
Shakra Devanam Indra).
Roi des dieux de la mythologie indienne; il est incorporé par le
bouddhisme et devient une divinité tutélaire
du Japon. Sa demeure
est le palais de la Vue Correcte (Zenkenjo)
au Mont Sumeru d'où il gouverne, assisté
de quatre grands rois du ciel, sur les trente
deux autres divinités de ce séjour. Il appartient à
la famille des Tenbu, les protecteurs du
Dharma bouddhique. Taishaku-Indra se manifesta sous différents
aspects au cours de l’ascèse de Shakyamuni pour éprouver
son esprit de recherche. Après son obtention de la voie, il promit
de le protéger. Il apparut accompagnée de vingt mille féaux
dès le prêche du chapitre Prologue
du Sutra du Lotus.
On l'appelle aussi "Dieu aux mille regards" (littéralement
aux mille yeux) parce que, d'après le Sutra Zo-agon, dans
une vie précédente sous forme d'être humain, sa grande
sagesse lui avait permis de distinguer et de saisir mille significations
en un instant. taiten (régresser) Taizong, 太宗 (598-649). Deuxième empereur de la dynastie des Tang. C'est sous son règne que le célèbre pèlerin Xuanzang fit son voyage en Inde, de 629 à 645, à la recherche de textes sacrés bouddhiques Takahashi nyudo ou Takahashi Rokuro Hyoe nyudo, 高橋六郎兵衛入道. Disciple de Nichiren, qui vécut à Kajima, dans le district de Fuji, dans la province de Suruga. Sa femme était la tante de Nikko et c'est ce dernier qui le convertit aux enseignements de Nichiren. Sa résidence fut utilisée comme centre de ralliement lors des persécutions d'Atsuhara. Takahira voir Go-Toba Takeshiuchi ou Takeshiuchi-no Sukune, 武内 宿禰 ( 84?-367?). Général et homme d'état de l'ère Yamato (300-710) qui apparaît dans les anciennes chroniques du Japon. On dit qu'il servit cinq empereurs, mais le manque de documents permet difficilement de séparer les faits de la légende. Takla-Makan
(Ryusha, 流沙). Zone
désertique célèbre pour ses tempêtes de sable.
Située dans le Turkestan oriental, à l'est de la ville Kagchar
(province chinoise du Xinjiang). Les routes
de la soie contournaient par le nord et par le sud ce redoutable obstacle
naturel. Littéralement Ryusha
signifie "flots de sable".
Ce qu'en dit Nichiren
tala
(borassus
flabelliformis,
tara-ju,
多羅樹).
Arbre dont les feuilles étaient utilisés comme support d'écriture
dans l'Inde ancienne. Ces feuilles, pouvant attendre 2 mètres de
long, étaient séchées puis découpées
en bandes égales d'environ 36 x 6 cm. On écrivait sur les
deux faces avec une tige de bambou ou un stylet métallique. Les
bandes étaient percées de trous à une extrémité
et reliées entre elles. Un grand nombre d'écrits bouddhiques
étaient conservés de cette façon. La taille de cet
arbre-palmier, d'environ 20 m., servait d'unité de mesure pour
évaluer une hauteur. tamala
(garcinia xanthochymus ou cinnamomum tamala ou laurier
des Indes). Plante utilisée pour son parfum (cannelle) et en tant
qu'épice. tambour empoisonné [lien du] ou relation négative (dokku-no-en, 毒鼓の縁). Lien formé avec le Sutra du Lotus en s'opposant à lui ou en le dénigrant. L'expression "tambour empoisonné" vient du Sutra du Nirvana, dans lequel on lit: "Dès que l'on frappera le tambour empoisonné, toutes les personnes qui l'entendront mourront, qu'elles aient ou non l'intention de l'écouter." De même, quand on enseigne le Sutra du Lotus, à la fois ceux qui y adhèrent et ceux qui s'y opposent reçoivent également la graine de la boddhéité. tambura
ou tanpura Principal
instrument d'accompagnement pour le chant et les instrument solo dans
toutes les musiques classiques indiennes, le tambura est un instrument
dont on n'arrête pas les notes et dont les cordes sont jouées
a vide. Tamon tenno (Bishamonten, Roi du ciel Grande Ecoute, Duowen tianwang, Vaishravana) Tamura, (Sakanoue no Tamuramaro, 坂之上田村麻呂), (758-811) Chef militaire qui fut nommé shogun Sei-i Tai (Général en chef chargé de soumettre les Barbares) par l'empereur. Il établit l'autorité de la Cour impériale sur la partie nord-est du Japon vers le début du IX siècle Tan ou duc de Zhou voir Zhou Gong Dan tanden ou hara. Dans l'usage du bouddhisme japonais, abréviation de seika tanden (dantian ou tiantien). Notion inspirée par le concept chinois du qi (svadihsthana, deuxième chakra), énergie qui circule à travers tout l'univers (prana). Dans la méditation, tanden désigne un point situé à environ 3 travers de doigts au-dessous du nombril et à mi-chemin entre entre l'épiderme abdominal et dorsal. C'est le point d'intersection de tous les méridiens de la médecine chinoise. Tang 唐朝 (618-907). Dynastie fondée par Li Shimin 李世民 qui, sous le nom de Tang Taizhong (唐太宗, 599-649), fut le deuxième empereur de la dynastie Tang de Chine. Il a dû pour cela tuer ses deux frères. Le bouddhisme et le taoïsme connurent un grand essor sous cette dynastie, considérée comme particulièrerment propice au développement de la littérature chinoise classique Tang Gaozong 高宗 (628<650-683). Toisième empereur de la dynastie Tang. Il consacra son règne à consolider l'œuvre de son père Taizhong. Tanjo-do
ou Tanjo-ji. Temple près de Kominato,
érigé sur le lieu de naissance de Nichiren. Parmi ses trésors
on compte sept gohonzon inscrits par Nichiren. Tanluan
(T'an-louan,
Donran, 曇鸞), (476 - 542). Fondateur
de l'école chinoise de la Terre pure.
Il étudia d'abord quatre traités : le Chu
Ron, le Hyaku Ron le Junimon
Ron et le Daichido Ron.
Plus tard, il entreprit d'écrire un commentaire sur le Sutra
Daishutsu, mais sa santé périclita et il se rendit
dans le Sud pour étudier les écrits taoïstes
afin de maîtriser les secrets de l'immortalité. Retournant
vers le nord, il rencontra à Loyang
Bodhiruchi qui lui donna le Sutra Kammuryoju.
Il en fut si impressionné qu'il rejeta le taoïsme et se consacra
à la pratique de la doctrine de la Terre pure. Il écrivit
le Jodo Ron Chu, le San Amidabutsu Ge (Hymne en
vers au bouddha Amida). Il est révéré comme
le premier des cinq patriarches de l'école chinoise de la Terre
pure et est aussi considéré comme le fondateur de l'école
Silun (Shiron,
littéralement Quatre Traités) qui prit pour base les quatre
traités mentionnés ci-dessus. Il affirme que la pratique
de l'invocation du nom du bouddha Amida est
"la voie facile à pratiquer"
qui permet à tous de parvenir au salut, et rejetant toutes les
autres pratiques considérées comme "la voie difficile
à pratiquer." tantra
Série de textes et de méthodes concernant
les pratiques yogiques spéciales utilisées
pour parvenir rapidement à la boddhéité. (voir tantrisme
- En savoir plus) tantrisme
(tantora-bukkyo, タントラ仏教). A l'heure actuelle,
essentiellement deux branches issues du bouddhisme du Grand
Véhicule Tao-cheng voir Daosheng taoïsme(dokyo,
道教). L’un des trois grands courants de la pensée chinoise
ancienne, les deux autres étant le confucianisme
et le bouddhisme. En savoir plus : origines,
maîtres et doctrines du taoïsme, divergences avec le confucianisme,
influence sur le développement des écoles bouddhiques chinoises. Tao-ngan voir Daoan tariki (force de l'autre) taro. Tubercules plus riches en matières sèches que la pomme de terre et la patate douce. tatamis. Nattes épaisses que l'on juxtapose pour recouvrir le sol des demeures japonaises. Tathagata,
(Ainsi-venu,
Nyorai, 如来, Julai).
L'un des dix titres du Bouddha. Terme par lequel
se désigne lui-même le Bouddha. Vient du sanskrit tathâ
"ainsi et gata allé/venu.
Le double sens de "gata" (allé
et/ou venu) et l'expression elle-même prêtent à de
très nombreuses interprétations divergentes. A défaut
de pouvoir s'appuyer sur un sens clair, en rapport avec la composition
ou l'étymologie du mot, il faut s'en tenir aux interprétations
qu'en donnent les diverses traditions: tathata (parfaite ainsité, nyonyo, ruru) Tatsunokuchi
辰口町 ou Ryuu-no-kuchi
(la Gueule du Dragon). Lieu de l'exécution prévue
de Nichiren où il réchappe par miracle, au dernier moment,
à la décapitation. En savoir
plus. Ce qu'en
dit Nichiren Tch'en (dynastie) voir Chen Tche-yi voir Zhiyi Thang-ngan voir Guanding Tembon-hoke-kyo ou Tembon-myoho-renge-kyo voir Sutra du Lotus Temboringyo (Sutra de la mise en mouvement de la roue du Dharma, Zhuan fa lun jing, Dharmacakrapravartanasutra) temples provinciaux (kokubun-ji, 国分寺). Temples établis dans les provinces du Japon par un édit de l'empereur Shomu promulgué en 741. Ils comprennent des temples pour moines et pour nonnes, un de chaque sorte se trouvant dans chaque province. Les temples pour les moines (kokubun-ji) étaient appelés "temples pour la protection du pays par le pouvoir du Sutra Konkomyo et des Quatre Rois célestes" et les temples pour nonnes (kokubun-niji, 国分尼寺), "temples pour l'éradication des offenses passées grâce au pouvoir du Sutra du Lotus". Les nonnes de ces temples cherchaient, par le pouvoir du Sutra du Lotus, à éliminer les Cinq entraves s'opposant au progrès des femmes et à trouver le bonheur dans cette vie et les suivantes. Les temples pour les moines étaient affiliés au temple Todai-ji et ceux pour nonnes au Hokke-ji, tous deux à Nara. temples
fréquentés par Nichiren temples de Nara [sept] Nara shichi daiji temporalité ou caractère provisoire ou conditionnalité (ke, 假), traduit également par apparence phénoménale temporaire. Caractère général des phénomènes qui n'existent que dans le changement. Tous les phénomènes empruntent une apparence un aspect momentané sous lequel le monde se révèle à nous. Dans l’enseignement bouddhique il est important de saisir les choses dans leur flux incessant et de ne pas se limiter à leur apparence momentanée. La temporalité est le deuxième terme de la triple vérité : non-substantialité (vacuité), ku; temporalité, ke; voie du milieu, chu. temps extrêmement lointain voir passé temps sans commencement voir passé ten (ciel, tian) Tendai, 天, nom japonais pour le Tiantai. Tendai ésotérique (Taimitsu, 台密). Courant du bouddhisme Tendai développé par Ennin et Enshin après leur voyage en Chine (838 et 853 respectivement) d'où ils rapportèrent des textes ésotériques sur les rites et les mandala. Ces enseignement, systématisés par Annen, rompaient avec les enseignements prêchés par Saicho fondateur de l'école Tendai au Japon. Tendai-Shinto, 天台神道 ou Sanno Ichijitsu Shinto, 山王一実神道 ou Hie Shinto, 日吉神道. Syncrétisme shinto-bouddhique qui s'est développé sur le Mont Hiei après la mort de Saicho (767-822). Le kami Sanno, 山王 (Divinité de la Montagne), d'abord considéré comme une manifestation du Bouddha Shakyamuni, devient le protecteur de tout le complexe des temples du Mont Hiei. Progressivement l'origine bouddhique devient secondaire et Sanno va même être considéré comme l'équivalent d'Amaterasu. Tendai
shu, 天.
Forme japonaise qu'a prise l'école chinoise
Tiantai fondée par le religieux Zhiyi
(538-597). Au Japon, l'école eut pour fondateur le moine Saicho
(Dengyo) (767-822), qui s'était rendu
en Chine en 804 pour en rapporter les doctrines l'année suivante;
elle acquit une pleine indépendance à l'égard des
anciennes écoles de Nara avec la reconnaissance
officielle d'un centre d'ordination (kaidan)
du Mahayana qui intervint l'année
suivant la mort de Saicho. Le centre de l'école
fut désormais l'Enryaku-ji sur le mont
Hiei au nord-est de Kyoto.
Dans les écrits de Nichiren, cette forme du Tendai
est souvent appelée Hokke-shu
et c'est d'elle qu'il s'agit lorsque Nichiren compare le Tendai
et le Shingon. Tenji (Tenji tenno, Tenchi tenno, 天智天皇), (626 <662-671). Le 38ème empereur du Japon qui accomplit des réformes majeures (réformes Taika) et établit un système de gouvernement bureaucratique centralisé selon le modèle chinois, avec l'empereur à sa tête. tenju kyoju voir allégement des rétributions karmiques Tenma
hajun ou Tenshima,(Démon
céleste malfaisant, 天魔波旬,
Devaputramara). Tenma
est l'un des 4 grands maux ou démons (shima,
catvaromara) Tenno nyorai, 天王如来 (Devaraja). Nom sous lequel Devadatta deviendra bouddha, selon la prédiction de Shakyamuni. Tensho
Daijin, 天照大神 ou dans le shinto
Amaterasu Omikami, 天照大御神. Littéralement
la Grande divinité qui illumine les cieux. Cette divinité
solaire apparaît dans de nombreux contes et a été
incorporée parmi les bonnes divinités
protectrices du bouddhisme. Selon la tradition shinto, elle est le
premier enfant des dieux Izanagi et Izanami,
elle reçut le ciel pour domaine, alors que son frère, Susanoo,
dieu du tonnerre et des tempêtes régna sur la mer. Ils eurent
ensemble plusieurs enfants, mais Susanoo,
devenant brutal et destructif, Amaterasu
se retira dans une caverne, plongeant le monde dans l’obscurité.
Le mal prospéra. Les dieux et des déesses se réunirent
près l'entrée de la caverne pour discuter du moyen de la
faire sortir. Ils décidèrent de faire une grande fête.
Ama No Uzume, la déesse de la gaieté,
commença à chanter et à danser, et accrocha un miroir
octogonal à un arbre voisin. Curieuse d'entendre tant de gaieté,
Amaterasu jeta un coup d'oeil hors de la
caverne. La déesse Uzume cria alors:
"Nous avons enfin trouvé une déesse aussi brillante
que l'illustre Amaterasu, pour la remplacer!" Amaterasu sortit pour
voir à quoi pouvait bien ressembler cette nouvelle déesse.
En effet une déesse radieuse et lumineuse se tenait parmi
les dieux et les déesses mais elle réalisa un peu trop tard
que ce n'était que le reflet de sa propre image dans le miroir.
Alors Tajikarawo, dieu connu pour sa force,
l'empêcha de retourner dans la caverne et les autres la supplièrent
de ne jamais se cacher à nouveau. Elle obtint en contrepartie que
son frère fut banni et que ses descendants auraient à l'avenir
la souveraineté du Japon. On
la qualifie parfois de Naishidokoro,
"miroir de la Cour impériale".
Selon les histoires existantes les plus anciennes, le Kojiki
(Chronique des choses anciennes) et le Nihon Shoki (Chroniques
du Japon), elle fut la divinité principale et l'ancêtre
du clan impérial. Dans
nombre de ses écrits, Nichiren considère Tensho
Daijin comme une personnification des fonctions qui protègent
la prospérité de ceux qui ont foi dans le Dharma correct.
Le temple d’Ise est le lieu principal
dédié au culte d’Amaterasu Omikami. Teramadori.
Lieu de résidence de Nichiren sur
le littoral en face de l'île de Sado où
il fut contraint d'attendre que la mer se soit calmée, alors qu'il
était en route pour l'exil en octobre 1271. La légende et l'iconographie
représente Nichiren calmant la tempête, alors que c'est au retour de Sado
que Nichiren eut à subir une mer démontée. Terre
de Bouddha (bukkoku-do
仏国土, buddha-kshetra). 1.
Sens générique: là où enseigne un bouddha,
là où règne l'enseignement du Bouddha. Terre de la béatitude parfaite
(Anraku-sekai ou Gokuraku,
極楽, Sukhavati). Nom de la terre du bouddha
Amida, que l'on disait située dans une
région de l'univers à dix milliards de terres de bouddha
vers l'ouest. Sukhavati signifie Terre de
bonheur ou de félicité. Selon les sutras, la Terre de la
béatitude parfaite est souvent appelée "Terre pure"
(jodo) ou "Paradis occidental".
Le Sutra Muryoju la décrit
en détail. Dans cette terre, on n'éprouve aucune souffrance
mais seulement de la joie, d'où son nom.
Sa localisation à l'ouest, où le soleil se couche, fait
référence à la mort. Terre de la minceur (hakuji). Niveau inférieur des trois degrés des êtres ordinaires. Les deux autres niveaux sont le degré "ordinaire intérieur" (naibon) et le degré "ordinaire extérieur" (gebon). Terre de la véritable récompense = Terre de la rétribution vraie Terre d'émeraude (Joruri-sekai, 浄瑠璃世界). Dans la cosmologie indiennne, terre à l'est du monde, celle où réside le bouddha Yakushi. Elle est décrite dans le Sutra Yakushi. Terre impure (edo, 穢土). Le terme est utilisé par opposition à celui de "Terre pure", qui désigne le lieu où vit un bouddha. On l'appelle impure parce qu'elle est souillée par l'illusion et la souffrance. Certains sutras, dont les trois sutras amidistes, sont un exemple et enseignent que l'on devrait être rempli de dégoût pour le monde impur et aspirer à renaître dans la terre pure du bouddha Amida. Pourtant, le Sutra Vimalakirti et d'autres sutras enseignent qu'une terre est pure ou impure selon que ceux qui l'habitent sont éveillés ou dans l'illusion. Le Sutra du Lotus dit que le Bouddha a toujours résidé dans le monde saha (impur), et que le monde saha et la terre pure sont essentiellement un. Terre
pure
(jodo,
淨土). Terre qui n’est pas souillée par les passions
(bonno) ou les cinq
troubles (gojoku). Ce
terme est utilisé en opposition à l'expression "terre
impure" qui désigne le monde saha
actuel, souillé par la souffrance et les désirs. Puisque
la terre d'un bouddha est exempte des cinq impuretés,
elle est appelée terre pure. Il existe deux points de vue concernant
la relation entre le monde saha et la terre pure. Terre pure [école] voir Jodo shu Terre pure de la Joie voir Abhirati Terre pure de la Solennité secrète. (Mitsugon-jodo, 密厳浄土). Terre pure du bouddha Dainichi-Vairocana, décrite dans le Sutra Mitsugon. Elle symbolise l'Eveil à la conscience-alaya, qui équivaut, selon ce sutra, à la potentialité d'atteindre l'état de bouddha Terres
[quatre]
(shido, 四土). 2.
Dans le courant du Rien que conscience les quatre
terres sont : tête brisée en sept morceaux
Référence à un vers du chapitre
Dharani [XXVI] du Sutra du Lotus, qui dit: Tetsusshi La plus éloignée des huit chaînes de montagnes circulaires censées entourer le mont Sumeru. Pour Nichiren elle symbolise le caractère inexpugnable. Theravada [école]
Sthaviravada (Joza-bu,
上座部). Littéralement "Enseignement des anciens". Ecole résultant
du premier schisme dans l'ordre bouddhique. Dès le
deuxième concile
(Vaishali, 377 ou 367) de fortes divergences
apparurent quant à l'interprétation des préceptes.
Le laisser-aller fut sévèrement condamné par le concile
et ce fut cette controverse qui aurait finalement provoqué le schisme.
La tradition voudrait en tenir pour responsable un désaccord au
sujet des cinq doctrines de Mahadeva. Mais,
plus profondément, il était déjà question
de la différence d'attitude à l'égard de la personne
du Bouddha: était-il un simple mortel et un Maître incomparable
ou bien était-il une entité cosmique. La divergence doctrinale
se précisa entre les sthavira (fidèles
à la tradition; en pali, thera)
et le Mahasanghika,
"grand conseil", comprenant moines et laïcs. Cette divergence
annonçait en fait la grande scission entre le Theravada
(voie des Anciens) et le Mahayana (Grand
Véhicule). Le
Theravada (Sthaviravada),
qualifié péjorativement de "Hinayana"
(Petit Véhicule) par ses adversaires affirme que chaque membre
de la communauté peut obtenir le nirvana
par ses propres efforts. L'arhat, c'est-à-dire
la "personne apte", parvient au nirvana en suivant le Dharma,
bien qu'il puisse se réfugier en Bouddha. Le Bouddha historique,
Shakyamuni, n'est qu'un exemple parmi d'autres, et le Dharma
prêché par lui ne lui est pas propre. Le
Mahayana oppose à l'idéal de
l'arhat celle du
bodhisattva qui renonce à l'Eveil suprême
pour pouvoir sauver les autres hommes. Mais surtout le Mahayana
diffère du Theravada sur la conception
fondamentale du Bouddha. Il explique le bouddha par la théorie
des Trois corps (sanjin):
1) le corps phénoménal - nirmanakaya),
manifestation du Bouddha, créature; 2) le corps de jouissance ou
de gloire c'est le rayonnement du Bouddha, le sambhoga-kaya;
3) le corps non-manifesté du Dharma
(dharma-kaya), corps des bouddhas infinis
de nature identique. Tiantai ou T'ian t'ai (Zhiyi) [moine] Tiantai
shan [Mont]
天台山. Montagne située
dans la province du Zhejiang,
en Chine, où fut basée l'école Tiantai.
Le mont Tiantai fut un centre prospère
du bouddhisme chinois et un grand nombre de temples y furent construits.
La plupart des moines qui vinrent du Japon pour approfondir leur connaissance
du bouddhisme en Chine y séjournèrent. Tiantai
zong,
天台宗 (Tendai shu).
Ecole du bouddhisme née en Chine au VIe siècle et qui tire
son nom du Mont Tiantai
(province du Zhejiang), lieu où s'était
retiré le religieux Zhiyi
(538-597), principal maître de ce courant. Si Zhiyi
est le principal penseur de cette école, il n’en est pas
le fondateur. Selon les récits de l’école Tiantai,
le premier maître aurait été Huiwen
(dates non déterminées). C’est son disciple Huisi
(515–577) qui développa les méthodes contemplatives
relatives au Sutra du Lotus et qui fut le maître de
Zhiyi. Ce dernier établit l’école sur le mont
qui la désigne. La doctrine du Tiantai
provient d'une combinaison d'éléments empruntés essentiellement
à Nagarjuna
et au courant du Lotus. Nichiren a fait siens la plupart des enseignements
originels de cette école. En savoir
plus. Titre (daimoku, 題目). Désigne le titre du Sutra du Lotus : voir daimoku titres
honorifiques [dix] de Shakyamuni. (jugo,
十號). Appeler quelqu'un par son nom était considéré
comme un manque de respect puisqu'on se plaçait sur un plan d'égalité.
Les saints et les sages étaient généralement désignés
par un titre. Les titres suivants sont maintes fois répétés
dans les sutras. titres des moines bouddhistes voir administrateur des moines tiryag (animaux, chikusho) to unité de mesure = 18 litres. toba, 塔婆.Forme
raccourcie de sotoba, 率塔婆, la translitération
japonaise de stupa. Au Japon toba
est une tablette mortuaire en bois, de forme allongée et étroite,
sur laquelle sont inscrits des passages de sutras, le nom du défunt,
etc. Elle est plantée à côté de la tombe pendant
le service mémorial. Todo (région
de l'Est). L'une des trois régions du mont Hiei,
les deux autres étant Saito et Yokawa.
La région Todo est la principale,
celle où le Kompon Chudo (Ichijo
Shikan-in), temple qui précéda le Enryaku-ji,
fut construit, ainsi que quelques autres bâtiments importants. En
851, Ennin
fonda le Soji-in dans cette région
pour en faire le centre de la pratique ésotérique. togaku, 等覚. Cinquante-et-unième degré de la pratique de bodhisattva, juste avant myokaku, l'Eveil parfait sans supérieur. Todai-ji,
東大寺.
Temple principal de l'école Kegon.
Un des sept temples principaux de Nara.
Il fut le quartier général des kokubun-ji
ou temples provinciaux, et les huit
écoles y étaient étudiées. Il fut érigé
sur l'ordre de l'empereur Shomu et inauguré
par Roben qui en fut le premier principal. Une
grande statue du bouddha Vairocana en or
et en cuivre y fut sculptée, en conformité avec un édit
de l'empereur Shomu promulgué en 743.
En 752, eut lieu une cérémonie de consécration de
cette statue. En 754 Ganjin de l'école
Ritsu établit au Todai-ji
un lieu d'ordination selon les préceptes du Theravada.
En 1180, la plupart des bâtiments principaux du temple furent détruits
par des guerriers des clans Taira. Peu après,
avec le soutien de l'empereur retiré Goshirakawa
et du shogun Minamoto no Yoritomo, Chogen
les reconstruisit et contribua au renouveau de l'étude du Kegon.
Le Todai-ji fut dévasté par
des incendies dus à des guerres en 1567, mais il fut ultérieurement
reconstruit. Tofuku-ji,
東福寺. Temple principal de la branche Tofuku-ji
de l'école Rinzai du Zen,
l'un des cinq temples importants du Rinzai
à Kyoto. Il fut construit en 1239
par Fujiwara no Michiie qui invita Enni
à en devenir le premier principal. togaku, 等覚. La cinquante et unième des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Elle est presque équivalente à l'Eveil parfait dans supérieur du Bouddha C'est la dernière étape avant qu'un bodhisattva n'atteigne la boddhéité. Ce qu'en dit Nichiren To-ji,
東寺. Temple principal de la branche To-ji
(temple de l'est) de l'école Shingon,
situé à Kyoto. Son nom officiel
est le Konkomyo Shitenno Kyoo Gokoku-ji Himitsu
Dembo-in, généralement raccourci en Kyoo
Go-koku-ji ou temple des Rois de la doctrine, protecteurs de l'Etat.
Il fut, à l'origine, construit par l'empereur Kammu
en 796 pour être un temple consacré à la protection
du pays, et fut par la suite accordé par l'empereur Saga
à Kukai, devenant un centre pour l'étude
des pratiques ésotériques Tojo Kagenobu, 東条景信 (dates incertaines), appelé également Tojo Saemon Nyudo Renchi. Contemporain de Nichiren et issu de la caste des guerriers. Originaire de la province d’Awa (actuellement préfecture de Chiba), il y devient intendant domanial (jito). Fervent amidiste, il n’apprécie guère les critiques qu’en 1253 Nichiren formule sur cette religion, à son retour au monastère Kiyozumi (cf. Nichiren biographie). Il conçoit une haine féroce envers Nichiren, non seulement à cause de ses convictions religieuses mais également parce que le jeune moine aide une femme de la noblesse, Nagoë no Ama, avec laquelle Tojo a un différend juridique. Il fait pression sur le supérieur Dozen pour que Nichiren soit évincé du monastère Kiyozumi. En 1264, à la tête de plusieurs hommes d’armes, Tojo dresse une embuscade à Nichiren qui, en compagnie d’une dizaine de disciples, s’en revenait de son village natal. Néanmoins la résistance efficace des disciples de Nichiren fait que Tojo ne parvient pas à ses fins. Cependant un disciple est tué et plusieurs autres sont blessées, Nichiren également est blessé au front et sa main gauche est brisée. Cet évènement est connu sous le nom de persécution de Komatsubara. Toki ama Gozen. Epouse de Toki Jonin. Disciple de Nichiren à qui il adressa en 1276 le gosho L'arc et la flèche alors qu'elle était malade. On ne connaît pas de façon certaine l'année de son décès, mais, selon une source, elle serait morte en 1303. Si tel est le cas, elle retrouva bel et bien la santé et vécut encore pendant de nombreuses années. Totimune voir Hojo tokudo (obtention de la voie) tokudo (obtention du passage) Tokuichi
徳一 ou Tokuitsu. Moine
de l'école Hosso, au début de
la période Heian (794-1185) Il étudia
les enseignements de l'école Hosso
sous la direction de Shuen au temple Kofuku-ji
à Nara. Il se rendit ensuite à
Aizu au nord-est du Japon. Selon certains,
ce changement de résidence était dû au désir
de rejeter tous les attachements et de se consacrer totalement à
la pratique dans l'isolement de quelque montagne ou forêt. Une autre
source le dit fils de Fujiwara no Nakamaro,
qui avait dirigé une révolte tentée sans succès
pour chasser Dokyo, le conseiller favori
de l'empereur retiré Koken; Tokuichi
aurait donc été contraint de quitter la capitale. La polémique
entre Tokuichi et Saicho
à propos de la doctrine du Véhicule
unique et la doctrine des trois véhicules est célèbre.
En 817, Tokuichi écrivit le Bussho
Sho (Traité sur la nature de bouddha) dans lequel il affirmait
que la doctrine du véhicule unique du Sutra du Lotus était
un enseignement provisoire et que la doctrine
des Trois véhicules était
le véritable enseignement du Bouddha. Saicho le contredit en affirmant
que le Sutra du Lotus était le véritable enseignement, alors
que les enseignements des trois véhicules n'étaient qu'un
moyen d'enseigner en tenant compte de la capacité de compréhension
des hommes. Dans son Chuben Gikyo, il déclara: "Dis-nous,
Zhiyi, de qui donc es-tu le disciple? Avec une
langue longue de moins de trois pouces, tu dénigres les enseignements
prononcés par la longue et large langue du Bouddha!" Il s'adressait
directement à Zhiyi mais en réalité
ils vécurent à plus de deux siècles d'intervalle.
Le débat se poursuivit jusqu'à la mort de Saicho.
On attribue à Tokuichi la fondation
de nombreux temples dans le nord-est du Japon, notamment les temples Chuzen-ji,
sur le mont Tsukuba et Enichi-ji
à Aizu où il mourut.
Tokusho Doji,
徳勝童子. Les hagiographes du roi Ashoka
racontent l'histoire suivante. Lorsque le bouddha Shakyamuni mendiait
à Rajagriha, deux garçonnets,
Tokusho Doji toma kuchiï (riz et chanvre, bambous et roseaux, daoma zhuwei) tortue borgne (ichigen-no-kame, 一眼の亀). Une phrase du chapitre XXVII, Myoshogonno du Sutra du Lotus affirme que le fait de rencontrer le bouddhisme est aussi rare que pour une tortue borgne de trouver un morceau de bois de santal flottant avec un creux dans lequel elle puisse se loger. Le Sutra du Nirvana utilise la même image pour exprimer la rareté de naître en tant qu'être humain et de rencontrer le bouddhisme. Cette image est tirée de la parabole de la tortue aveugle qui se trouve dans le Sutra Zo-agon. Lire l'histoire Toshiro Disciple de Nichiren. On pense que c'était l'un des compagnons de Shijo Kingo au sein du gouvernement militaire de Kamakura et que sa femme était proche de Nichigen-nyo en raison de leur foi commune. La femme de Toshiro était également apparentée à la famille de Nanjo Tokimitsu, seigneur du domaine d'Ueno. Toshodai-ji,
唐招提寺. Temple principal de l'école
Ritsu à Nara,
fondé par Ganjin en 759 avec la protection
de l'impératrice Koken. Il devint
le centre d'étude des préceptes et ceux qui désiraient
l'ordination y venaient pour être formés. Après que
l'estrade d'ordination Mahayana eut été
construite sur le mont Hiei, ce temple se détériora.
A l'époque de Kamakura (1185-1333),
il fut restauré. A l'époque de Muromachi
(1336-1573), pourtant, les terres du temple furent confisquées
par des samouraïs et le temple lui-même périclita. Toshihito voir Fujiwara no Toshihito Toujours-Sans-Mépris (Fukyo, Sadapaributha) tous les mouvements sont souffrance (issai gyo ku, 一切行苦, dukhah sarva samskarah). Un des quatre sceaux du Dharma (shihoin). Tour aux Trésors
(hoto, 宝塔). Tour du bouddha
Taho qui émerge de sous la terre dans le chapitre
XI (Hoto) du Sutra du Lotus.
Selon le Sutra, elle mesure deux cent cinquante yojanas de large et cinq
cent yojanas de haut, et elle est décorée de sept sortes
de joyaux (or, argent, lazulite, nacre, corail, perles et cornaline).
Le bouddha Taho est assis à l'intérieur.
Zhiyi donne deux raisons à l'apparition
de la Tour aux Trésors: elle confirme la justesse du principe de
remplacement des trois véhicules par le véhicule
unique (kaisan ken
ichi) exposé dans la première moitié du Sutra
du Lotus, et elle ouvre la voie à l'enseignement de l'Eveil
primordial de Shakyamuni à l'époque de gohyaku
jintengo (kuon jitsujo) révélé
dans la seconde moitié du Sutra. Pour Nichiren cette tour
représente Namu Myoho Renge Kyo ou
la vie de ceux qui manifestent leur boddhéité inhérente
en récitant Namu Myoho Renge Kyo.
Tour
aux Trésors [chapitre] (ou Précieux stupa
ou Apparition d'un stupa, Ken
hoto bon, 見寶塔品, jian baota pin).
XIème chapitre du Sutra du Lotus.
Dans ce chapitre, une magnifique tour aux trésors de quelque cinq
cents yojanas de hauteur s'élève
de terre et reste suspendue dans les airs. Une voix en sort, qui fait
l'éloge du Bouddha Shakyamuni et déclare que tout ce qu'il
a enseigné jusque-là dans le Sutra du Lotus est
vrai. Par l'intermédiaire du bodhisattva Mahapratibhana
(Grande joie à enseigner, Daigyosetsu),
l'Assemblée demande à connaître
le sens de cet événement. Shakyamuni explique que, dans
la Tour, se trouve le corps d'un bouddha nommé Taho
qui vécut à un moment donné dans la terre du Trésor
de Pureté, à un nombre incalculable de mondes vers l'est.
Bien qu'il ait atteint depuis longtemps le nirvana,
il a fait vœu, quel que soit le lieu où que l'on prêche
le Sutra du Lotus, d'apparaître dans la Tour aux trésors
et de témoigner de la véracité de ce Sutra. Le bodhisattva
Mahapratibhana demande alors à voir
le bouddha Taho. Shakyamuni répond
que, pour ouvrir la porte de la Tour aux trésors, il doit d'abord,
en provenance des dix directions, rassembler
les bouddhas qui prêchent le Dharma qui sont des émanations
de lui-même. Et il entreprend de transformer la terre trois fois
(sampen doden) pour leur faire de la place.
Il purifie d'abord le monde saha en déplaçant
les êtres des états d'humanité
et céleste vers d'autres mondes, et n'y
demeure que la foule assemblée. Puis, il utilise son pouvoir mystique
à purifier deux cent milliards nayutas
de mondes dans chacune des huit directions. Dans ces mondes, il n'y a
désormais plus d'êtres dans les états d'enfer,
d'esprits affamés, d'animalité
ou d'asura, autrement dit plus personne dans
les quatre voies mauvaises. De plus, Shakyamuni déplace, dans cette
multitude, les êtres des états d'humanité et céleste
vers d'autres mondes afin que ces terres purifiées ne soient plus
habitées par aucun être des six
voies. Puis, il purifie encore deux cent milliards nayutas
d'autres mondes dans les huit directions de la même manière.
Lorsque le monde saha et les deux autres
groupes de mondes ont été ainsi transformés en terre
de bouddha, tous les bouddhas se rassemblent, en provenance de tout l'univers,
s'assoient sur des trônes ornés de lions sous des arbres
de pierres précieuses. Quand ils sont tous réunis, Shakyamuni
ouvre la Tour aux trésors et le bouddha Taho
l'invite à partager son siège. Shakyamuni utilise alors
ses pouvoirs mystiques pour élever l'assemblée
entière en plein espace, et la Cérémonie dans les
Airs débute. Assis à côté de Taho dans la Tour
aux trésors, Shakyamuni fait trois déclarations, en demandant
à la multitude de propager le Sutra du Lotus après
sa mort. Lors de la troisième déclaration, il se sert de
la comparaison connue sous le nom des six actes
difficiles et neuf actes faciles, pour souligner la grande difficulté
qu'il y aura à pratiquer et à propager le Sutra après
sa mort.
Lire ce chapitre Toyotama-hime, 豊玉姫 ou Otohime, 乙姫 (Joyau de lumière). Divinité de la mythologie japonaise, fille de Ryujin, dieu shinto de la mer. Elle est considérée comme mère du premier empereur du Japon, Jimmu. Après lui avoir donné le jour elle se transforma en dragon et retourna chez son père. trace éphémère ou trace descendue (suijaku, 垂迹). Manifestation sous une forme incarnée éphémère de la nature primordiale (honjii-suijaku, 本地垂迹). Notion élaborée à partir du syncrétisme shinto-bouddhique qui a assimilé les kami shinto aux divinités bouddhiques (honjibutsu 本地仏) qui se manisestent (suijaku, 垂迹) au Japon pour sauver les hommes. Voir honji-suijaku setsu. Traité sur la conformité avec la doctrine correcte voir Abidatsuma Junshori Ron Traité sur l’aspiration à l’Eveil voir Bodaishin ron Traité de la grande vertu de sagesse voir Daichido ron Traité des Cinq cents questions voir Gohyakumon ron Traité des douze portes (Dvadasa nikaya sastra) voir Nagarjuna ou Junimon ron) Traité des soixante-dix (définitions de la) vacuité (Sunyata saptati) voir Nagarjuna Traité du milieu (Mulamadhyamaka sastra) voir Nagarjuna ou Chu ron Traités majeurs de Nichiren voir dix écrits principaux Traité pour écarter les vaines discussions (Vigraha vyavartani, Ejo ron) voir Nagarjuna Traité sur le Sutra de la prajna-paramita voir Daichido ron Traité sur la source de Sagesse voir Abhidharma-jnanaprasthana-shastra transfert de bienfaits (eko, 廻向, parinama ou parinamana). Trasfert sur les autres, et même les défunts, des bénéfices obtenus par la pratique. Notion propre au Mayahana; les bodhisattvas transfèrent leurs acquis aux autres pour que tous les êtres puissent atteindre l'Eveil. transferts [dix] transmission du Dharma : dans la bouddhisme de Nichiren, la transmission de l'enseignement essentiel contenu dans le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren transmission particulière en dehors des enseignements et qui se situe au-delà des mots (kyoge betsuden furyu monji, ou furyu monji, 不立文字). Concept Zen. La phrase est extraite du sutra des Questions du Roi Mahabrahman au Bouddha et l’éclaircissement de ses doutes (Daibonten no monbutsu ketsugi kyo): “transmission particulière en dehors des enseignements” signifie que la transmission de la voie du Bouddha s’effectue de cœur à cœur, en dehors de toute explication écrite ou verbale. “Se situe au-delà des mots” signifie que la voie de l’Eveil se situe hors des mots et, là encore, la transmission se fait de cœur à cœur. Pour les écoles du Zen, l’essence du bouddhisme se situe en dehors de tous les sutras et fit l’objet d’une transmission secrète, sans parole, de Shakyamuni à Kashyapa. Dès lors, pour elles, l’Eveil s’obtient sans avoir recours aux sutras, uniquement par la méditation assise (zazen). Chose contradictoire, les pratiquants du Zen étudient des écrits non bouddhiques et s’adonnent à la calligraphie. De plus, leur sutra de référence n’est cité dans aucun inventaire des textes bouddhiques et a toujours fait l’objet de doutes quant à son authenticité en tant que sutra. transmission spécifique voir betsu-fuzoku Trayastrimsha voir ciel Trayastrimsha Trésor de la scolastique voir Abidatsuma Kusha Ron Treize écoles de Chine
(Chugoku-jusan-shu, 中国十三宗). Principales
écoles bouddhiques qui se sont développées en Chine.
Cette énumération se trouve dans le Sangoku Buppo Denzu
Engi (Histoire de la transmission et de la propagation du bouddhisme
dans les trois pays | ||