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DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

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tabla. Instrument de percussion indien utilisé, entre autres, dans la musique classique en solo et pour accompagner la danse (kathak) ou un instrument lyrique (sitar, sarod, voix, violon, etc.). Le tabla, constitué en réalité de deux instruments, tire son origine de tambours dont l'histoire remonte à plus de 2000 ans.

Tablettes voir Hokke Gengi Shakusen

tagara (Valeriana Wallichi) ou valériane indienne.

Taho-nyorai, 多宝如来 (Maints-Trésors, Duobao, Prabhutaratna). Bouddha qui apparaît, dans le chapitre XI du Sutra du Lotus, assis dans la Tour aux Trésors au cours de la Cérémonie dans les Airs, pour porter témoignage de la véracité des enseignements de Shakyamuni. Le bouddha Taho vivait dans le monde du Trésor de Pureté, situé dans la partie orientale de l'univers. Alors qu'il était encore engagé dans la pratique du bodhisattva, il fit le serment que, même après son accession au nirvana, il apparaîtrait dans la Tour aux Trésors et témoignerait de la validité du Sutra du Lotus, quel que soit le lieu où un être l'enseignerait. Dans le chapitre Hoto, Shakyamuni convoque tous les bouddhas de l'univers. Il ouvre ensuite la Tour aux Trésors et, à l'invitation de Taho, s'assied à côté de ce bouddha. Zhiyi interprète le fait que Taho et Shakyamuni soient assis côte à côte dans la Tour aux Trésors comme la fusion de la réalité et de la sagesse (kyochi myogo) dans laquelle Taho représente la vérité objective ou la réalité ultime, et Shakyamuni, la sagesse subjective qui permet de l'appréhender. De plus, le bouddha Taho représente le corps du dharma (hosshin) et le bouddha Shakyamuni le corps de la sagesse (hojin); quant aux bouddhas venus de tous les points de l'univers, ils représentent le corps de manifestation (ojin). Ils forment ensemble les trois corps du Bouddha. Nichiren utilise ces interprétations de Zhiyi et ajoute dans le Shoji Ichidaiji Kechi-myaku Sho (Transmission unique, vitale et essentielle à travers vie et mort) que Shakyamuni et Taho représentent respectivement la vie et la mort, les deux phases que traverse toute vie. Ce qu'en dit Nichiren
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Taigong Wang. Général qui servit le roi Wen et qui après la mort du roi servit le roi Zhou Wu Wang, fils de Wen. Il se battit courageusement dans une bataille contre l'empereur Zhou de la dynastie Yin et contribua à la prospérité de la dynastie Zhou.

Taira 平 (ou Heike Heike, 平家 ou Heishi, 平氏). Nom familial d'une branche cadette de la descendance de l’empereur Kammu, à laquelle, à l’époque du clan Fujiwara est confiée la mission de protéger les intérêts de la famille impériale dans les provinces. En 1180, Minamoto no Yoritomo prend la tête d'une rébellion contre les Taira. Au cours des cinq années de guerre civile qui suivirent, les forces de Yoritomo écrasèrent les Taira et établissent un gouvernement militaire à la tête du Japon. Tous les principaux chefs du clan Taira périrent, y compris Taira no Kiyomori, et leur clan ne revint plus jamais au pouvoir.

Taira no Kiyomori 平清盛 (1118-1181). Chef samouraï du clan des Taira. Arrogant et hautain, il exécrait le Bouddha et les dieux, et il fit brûler par ses hommes deux des principaux temples de Nara. En remportant la victoire au cours de deux brèves campagnes, en 1156 et 1160, il s'empara du pouvoir militaire; le père de Minamoto no Yoritomo, Yoshitomo, fut tué en combattant Kiyomori au cours de la première de ces campagnes. En mariant sa fille à l'empereur, Kiyomori put ensuite consolider son autorité pour s'élever finalement jusqu'au poste de Premier Ministre (dajo-daijin), dominant ainsi la cour pendant quelque vingt ans. Après sa mort, sous la direction de Yoritomo, le clan Minamoto prit les armes contre les Taira et les vainquit en 1185.

Taira no Masakado 平将門. Petit fils de Taira no Takamochi fondateur de la famille Heike. En 903, Taira-no-Masakado, un des principaux chefs d’une "Maison de bushi", dans le district de Kanto (qui comprenait alors les régions de Tokyo, Chiba, Saitama, et Kanagawa, et représentait une frontière reculée), se révolta contre le gouvernement de Kyoto. Il refusait de payer les impôts et décréta la création du royaume de Kanto, lui-même se proclamant roi. Il chassa les nobles de Kanto et dirigea son royaume indépendant pendant plusieurs mois. Cependant, la dynastie de Kyoto ordonna à une autre Maison de bushi d’envoyer une armée contre lui. Masakado fut finalement tué, et la révolte écrasée. De nombreuses légendes ont circulé ensuite autour de Masakado. Parce qu’il fut l’auteur de la première grande révolte contre Kyoto, les populations ont considéré Masakado comme un héros libérateur. Les historiens voient dans cette révolte le symbole de la chute de la dynastie de Kyoto et de l’ascension des bushi. Cette tendance se développa jusqu’à ce que Minamoto-no-Yoritomo établisse le shogunat de Kamakura en 1192.

Taira no Masamori (? - 1121). Guerrier, gouverneur de la province d'Oki puis de celle d'Inoba. Il fut chargé, en 1108 de réprimer la révolte de Minamoto no Yoshichika

Taira no Munemori 平宗盛 (1147-1185). Un dirigeant du clan Heike, qui avait une position élevée à la cour. Quand le clan Heike livra bataille au clan Genji à Dannoura (Dan-no-ura), il fut fait prisonnier et contraint de se soumettre à Kajiwara Kagetoki, un simple guerrier du clan Genji.

Taira no Sadamori, 平貞盛 Guerrier au service de Fujiwara no Hidesato, qui battit et tua Taira no Masakado en 940, vengeant ainsi son père Taira no Kunika que celui-ci avait assassiné.

Taira no Shigemori, 平重盛 (1138-1179). Guerrier; fils aîné de Taira no Kiyomori. Il avait tenté de modérer les ardeurs guerrières de son père et protéger l'empereur. Cependant il assista Kiyomori dans les batailles qui l'opposaient aux Minamoto, 1156 et 1160. Il fut considéré par de nombreux historiens comme un modèle de fidélité envers l'empereur.

Taira no Tadamori, 平忠盛 (1096 - 1152) Chef du clan des Taira et père de Taira no Kiyomori. Il consolida la position des Taira à la cour, combattant pour le compte de celle-ci les religieux du Mont Hiei et ceux des temples de Nara. Il reçut le privilège de servir l'empereur à la cour, ce qui était un honneur qu'aucun autre guerrier n'avait encore obtenu.

Taiseki-ji 大石寺. Temple principal de la Nichiren Shoshu. On peut voir (en media Player) une présentation du Taiseki-ji sur le site http://www.nsglobalnet.jp/menu.htm et sur le site www.taisekiji.net des photos et des documents intéressants L'histoire du Taiseki-ji avec de nombreuses photos est disponible sur http://www.taisekiji.net/past/inde
En savoir plus

Taishaku ou Taishakuten, 帝釈天 (Dishi, Shakra Devanam Indra). Roi des dieux de la mythologie indienne; il est incorporé par le bouddhisme et devient une divinité tutélaire du Japon. Sa demeure est le palais de la Vue Correcte (Zenkenjo) au Mont Sumeru d'où il gouverne, assisté de quatre grands rois du ciel, sur les trente deux autres divinités de ce séjour. Il appartient à la famille des Tenbu, les protecteurs du Dharma bouddhique. Taishaku-Indra se manifesta sous différents aspects au cours de l’ascèse de Shakyamuni pour éprouver son esprit de recherche. Après son obtention de la voie, il promit de le protéger. Il apparut accompagnée de vingt mille féaux dès le prêche du chapitre Prologue du Sutra du Lotus. On l'appelle aussi "Dieu aux mille regards" (littéralement aux mille yeux) parce que, d'après le Sutra Zo-agon, dans une vie précédente sous forme d'être humain, sa grande sagesse lui avait permis de distinguer et de saisir mille significations en un instant.
Taishaku est également le dieu de la santé et défend les dieux et les hommes contre le mal. Il est même capable de faire revivre les guerriers tombés dans une bataille.

taiten (régresser)

Taizong, 太宗 (598-649). Deuxième empereur de la dynastie des Tang. C'est sous son règne que le célèbre pèlerin Xuanzang fit son voyage en Inde, de 629 à 645, à la recherche de textes sacrés bouddhiques

Takahashi nyudo ou Takahashi Rokuro Hyoe nyudo, 高橋六郎兵衛入道. Disciple de Nichiren, qui vécut à Kajima, dans le district de Fuji, dans la province de Suruga. Sa femme était la tante de Nikko et c'est ce dernier qui le convertit aux enseignements de Nichiren. Sa résidence fut utilisée comme centre de ralliement lors des persécutions d'Atsuhara.

Takahira voir Go-Toba

Takeshiuchi ou Takeshiuchi-no Sukune, 武内 宿禰 ( 84?-367?). Général et homme d'état de l'ère Yamato (300-710) qui apparaît dans les anciennes chroniques du Japon. On dit qu'il servit cinq empereurs, mais le manque de documents permet difficilement de séparer les faits de la légende.

Takla-Makan (Ryusha, 流沙). Zone désertique célèbre pour ses tempêtes de sable. Située dans le Turkestan oriental, à l'est de la ville Kagchar (province chinoise du Xinjiang). Les routes de la soie contournaient par le nord et par le sud ce redoutable obstacle naturel. Littéralement Ryusha signifie "flots de sable". Ce qu'en dit Nichiren

tala (borassus flabelliformis, tara-ju, 多羅樹). Arbre dont les feuilles étaient utilisés comme support d'écriture dans l'Inde ancienne. Ces feuilles, pouvant attendre 2 mètres de long, étaient séchées puis découpées en bandes égales d'environ 36 x 6 cm. On écrivait sur les deux faces avec une tige de bambou ou un stylet métallique. Les bandes étaient percées de trous à une extrémité et reliées entre elles. Un grand nombre d'écrits bouddhiques étaient conservés de cette façon. La taille de cet arbre-palmier, d'environ 20 m., servait d'unité de mesure pour évaluer une hauteur.

tamala (garcinia xanthochymus ou cinnamomum tamala ou laurier des Indes). Plante utilisée pour son parfum (cannelle) et en tant qu'épice.

tambour empoisonné [lien du] ou relation négative (dokku-no-en, 毒鼓の縁). Lien formé avec le Sutra du Lotus en s'opposant à lui ou en le dénigrant. L'expression "tambour empoisonné" vient du Sutra du Nirvana, dans lequel on lit: "Dès que l'on frappera le tambour empoisonné, toutes les personnes qui l'entendront mourront, qu'elles aient ou non l'intention de l'écouter." De même, quand on enseigne le Sutra du Lotus, à la fois ceux qui y adhèrent et ceux qui s'y opposent reçoivent également la graine de la boddhéité.

tambura ou tanpura Principal instrument d'accompagnement pour le chant et les instrument solo dans toutes les musiques classiques indiennes, le tambura est un instrument dont on n'arrête pas les notes et dont les cordes sont jouées a vide.

Tamon tenno (Bishamonten, Roi du ciel Grande Ecoute, Duowen tianwang, Vaishravana)

Tamura, (Sakanoue no Tamuramaro, 坂之上田村麻呂), (758-811) Chef militaire qui fut nommé shogun Sei-i Tai (Général en chef chargé de soumettre les Barbares) par l'empereur. Il établit l'autorité de la Cour impériale sur la partie nord-est du Japon vers le début du IX siècle

Tan ou duc de Zhou voir Zhou Gong Dan

tanden ou hara. Dans l'usage du bouddhisme japonais, abréviation de seika tanden (dantian ou tiantien). Notion inspirée par le concept chinois du qi (svadihsthana, deuxième chakra), énergie qui circule à travers tout l'univers (prana). Dans la méditation, tanden désigne un point situé à environ 3 travers de doigts au-dessous du nombril et à mi-chemin entre entre l'épiderme abdominal et dorsal. C'est le point d'intersection de tous les méridiens de la médecine chinoise.

Tang 唐朝 (618-907). Dynastie fondée par Li Shimin 李世民 qui, sous le nom de Tang Taizhong (唐太宗, 599-649), fut le deuxième empereur de la dynastie Tang de Chine. Il a dû pour cela tuer ses deux frères. Le bouddhisme et le taoïsme connurent un grand essor sous cette dynastie, considérée comme particulièrerment propice au développement de la littérature chinoise classique

Tang Gaozong 高宗 (628<650-683). Toisième empereur de la dynastie Tang. Il consacra son règne à consolider l'œuvre de son père Taizhong.

Tanjo-do ou Tanjo-ji. Temple près de Kominato, érigé sur le lieu de naissance de Nichiren. Parmi ses trésors on compte sept gohonzon inscrits par Nichiren.
voir http://www.nichiren-shu.org/majortemples/tanjoji.html

Tanluan (T'an-louan, Donran, 曇鸞),  (476 - 542). Fondateur de l'école chinoise de la Terre pure. Il étudia d'abord quatre traités : le Chu Ron, le Hyaku Ron le Junimon Ron et le Daichido Ron. Plus tard, il entreprit d'écrire un commentaire sur le Sutra Daishutsu, mais sa santé périclita et il se rendit dans le Sud pour étudier les écrits taoïstes afin de maîtriser les secrets de l'immortalité. Retournant vers le nord, il rencontra à Loyang Bodhiruchi qui lui donna le Sutra Kammuryoju. Il en fut si impressionné qu'il rejeta le taoïsme et se consacra à la pratique de la doctrine de la Terre pure. Il écrivit le Jodo Ron Chu, le San Amidabutsu Ge (Hymne en vers au bouddha Amida). Il est révéré comme le premier des cinq patriarches de l'école chinoise de la Terre pure et est aussi considéré comme le fondateur de l'école Silun (Shiron, littéralement Quatre Traités) qui prit pour base les quatre traités mentionnés ci-dessus. Il affirme que la pratique de l'invocation du nom du bouddha Amida est "la voie facile à pratiquer" qui permet à tous de parvenir au salut, et rejetant toutes les autres pratiques considérées comme "la voie difficile à pratiquer."

tantra Série de textes et de méthodes concernant les pratiques yogiques spéciales utilisées pour parvenir rapidement à la boddhéité. (voir tantrisme - En savoir plus)

tantrisme (tantora-bukkyo, タントラ仏教). A l'heure actuelle, essentiellement deux branches issues du bouddhisme du Grand Véhicule
1 - le Vajrayana ou Véhicule du Diamant (Mongolie, Tibet), connu en France en tant que Bouddhisme tibétain ou lamaïsme. En savoir plus
2 - le Mantrayana ou Véhicule des Invocations sacrées (Shingon, Zhenyan)
Il existe par ailleurs un tantrisme hindou qui se distingue de l'hindouisme classique par l'utilisation de rites (en partie secrets) qui font une large part aux centres psycho-physiques (chakra) au travers desquels on fait évoluer l'énergie divine inhérente à tout être (kundalini). Sous l'influence du chaktisme (culte de la Grande Déesse Chakti, ou Energie créatrice) certaines formes du tantrisme accordent une grande importanceà l'union du principe masculin et féminin.

Tao-cheng voir Daosheng

taoïsme(dokyo, 道教). L’un des trois grands courants de la pensée chinoise ancienne, les deux autres étant le confucianisme et le bouddhisme. En savoir plus : origines, maîtres et doctrines du taoïsme, divergences avec le confucianisme, influence sur le développement des écoles bouddhiques chinoises.

Tao-ngan voir Daoan

tariki (force de l'autre)

taro. Tubercules plus riches en matières sèches que la pomme de terre et la patate douce.

tatamis. Nattes épaisses que l'on juxtapose pour recouvrir le sol des demeures japonaises.

Tathagata, (Ainsi-venu, Nyorai, 如来, Julai). L'un des dix titres du Bouddha. Terme par lequel se désigne lui-même le Bouddha. Vient du sanskrit tathâ "ainsi et gata allé/venu. Le double sens de "gata" (allé et/ou venu) et l'expression elle-même prêtent à de très nombreuses interprétations divergentes. A défaut de pouvoir s'appuyer sur un sens clair, en rapport avec la composition ou l'étymologie du mot, il faut s'en tenir aux interprétations qu'en donnent les diverses traditions:
"Allé ainsi" (que ses prédécesseurs), qui insiste sur l'idée que le Bouddha, loin d'être unique, partage avec tous ceux qui parviennent au plein Eveil les mêmes caractéristiques;
"Allé ainsi (qu'il convient)", qui insiste sur le chemin particulier qui mène jusqu'à l'Eveil et les qualités nécessaires à développer pour le parcourir ;
"Allé (ou "arrivé") ainsi (à ce qui convient)", qui insiste sur la nature sotériologique de l'Eveil, le nirvana étant considéré comme le "Bien suprême", ce qu'il convient d'atteindre pour être sauvé ;
"Arrivé (agata) à la Réalité telle qu'elle est (tatha)";
"Venu en ce monde pour le salut des êtres;
"Arrivé (à dire) ainsi", qui insiste sur l'idée que l'enseignement d'un Bouddha (le Dharma) est la proclamation de la Vérité, de "ce qui est ainsi", c'est-à-dire conforme à la Réalité.
On peut également voir dans ce terme l'illustration du principe bouddhique de la conjonction des opposés.
Etant donné la traduction que nous avons adoptée pour un certain nombre de termes composés avec tatha (comme, par exemple, ainsités), nous emplyons dans nos traductions l'équivalent français "Ainsi-venu".

tathata (parfaite ainsité, nyonyo, ruru)

Tatsunokuchi 辰口町 ou Ryuu-no-kuchi (la Gueule du Dragon). Lieu de l'exécution prévue de Nichiren où il réchappe par miracle, au dernier moment, à la décapitation. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

Tch'en (dynastie) voir Chen

Tche-yi voir Zhiyi

Thang-ngan voir Guanding

Tembon-hoke-kyo ou Tembon-myoho-renge-kyo voir Sutra du Lotus

Temboringyo (Sutra de la mise en mouvement de la roue du Dharma, Zhuan fa lun jing, Dharmacakrapravartanasutra)

temples provinciaux (kokubun-ji, 国分寺). Temples établis dans les provinces du Japon par un édit de l'empereur Shomu promulgué en 741. Ils comprennent des temples pour moines et pour nonnes, un de chaque sorte se trouvant dans chaque province. Les temples pour les moines (kokubun-ji) étaient appelés "temples pour la protection du pays par le pouvoir du Sutra Konkomyo et des Quatre Rois célestes" et les temples pour nonnes (kokubun-niji, 国分尼寺), "temples pour l'éradication des offenses passées grâce au pouvoir du Sutra du Lotus". Les nonnes de ces temples cherchaient, par le pouvoir du Sutra du Lotus, à éliminer les Cinq entraves s'opposant au progrès des femmes et à trouver le bonheur dans cette vie et les suivantes. Les temples pour les moines étaient affiliés au temple Todai-ji et ceux pour nonnes au Hokke-ji, tous deux à Nara.

temples fréquentés par Nichiren
1233 : Kiyozumi-dera (Seicho-ji), Tendai
1241 : Hachimangu-ji, à Kamakura, Tendai
1242 – début 1253 : Enryaku-ji sur le Hieizan (Mt. Hiei), Temple principal Tendai
1253 : retour à Kiyozumi-dera
1257 : Nichiren réside un moment au temple Jisso-ji, à Iwamoto, dans la province de Suruga (Shizuoka-Ken).
1259 : Nichiren visite la bibliothèque du temple Jisso-ji
17 mai 1274 : après avoir quitté Kamakura, Nichiren s’installe à Minobu.
1281 : célébration de consécration du temple de Minobu, appelé Kuon-ji.

temples de Nara [sept] Nara shichi daiji

temporalité  ou caractère provisoire ou conditionnalité (ke, 假), traduit également par apparence phénoménale temporaire. Caractère général des phénomènes qui n'existent que dans le changement. Tous les phénomènes empruntent une apparence un aspect momentané sous lequel le monde se révèle à nous. Dans l’enseignement bouddhique il est important de saisir les choses dans leur flux incessant et de ne pas se limiter à leur apparence momentanée. La temporalité est le deuxième terme de la triple vérité : non-substantialité (vacuité), ku; temporalité, ke; voie du milieu, chu.

temps extrêmement lointain voir passé

temps sans commencement voir passé

ten (ciel, tian)

Tendai, 天, nom japonais pour le Tiantai.

Tendai ésotérique (Taimitsu, 台密). Courant du bouddhisme Tendai développé par Ennin et Enshin après leur voyage en Chine (838 et 853 respectivement) d'où ils rapportèrent des textes ésotériques sur les rites et les mandala. Ces enseignement, systématisés par Annen, rompaient avec les enseignements prêchés par Saicho fondateur de l'école Tendai au Japon.

Tendai-Shinto, 天台神道 ou Sanno Ichijitsu Shinto, 山王一実神道 ou Hie Shinto, 日吉神道. Syncrétisme shinto-bouddhique qui s'est développé sur le Mont Hiei après la mort de Saicho (767-822). Le kami Sanno, 山王 (Divinité de la Montagne), d'abord considéré comme une manifestation du Bouddha Shakyamuni, devient le protecteur de tout le complexe des temples du Mont Hiei. Progressivement l'origine bouddhique devient secondaire et Sanno va même être considéré comme l'équivalent d'Amaterasu.

Tendai shu, 天. Forme japonaise qu'a prise l'école chinoise Tiantai fondée par le religieux Zhiyi (538-597). Au Japon, l'école eut pour fondateur le moine Saicho (Dengyo) (767-822), qui s'était rendu en Chine en 804 pour en rapporter les doctrines l'année suivante; elle acquit une pleine indépendance à l'égard des anciennes écoles de Nara avec la reconnaissance officielle d'un centre d'ordination (kaidan) du Mahayana qui intervint l'année suivant la mort de Saicho. Le centre de l'école fut désormais l'Enryaku-ji sur le mont Hiei au nord-est de Kyoto. Dans les écrits de Nichiren, cette forme du Tendai est souvent appelée Hokke-shu et c'est d'elle qu'il s'agit lorsque Nichiren compare le Tendai et le Shingon.
En effet, très rapidement, avec la vogue du bouddhisme ésotérique (mikkyo) dans l'aristocratie de Heian, le Tendai se teinta fortement de tantrisme et l'on vit s'élaborer le courant ésotérique de cette école, le Taimitsu face à l'ésotérisme du Shingon appelé "ésotérisme oriental" (Tomitsu). Ennin (794-864), disciple à ses débuts de Saicho, et Enchin (814-891), disciple de son successeur Gishin (781-833), qui étudièrent tous deux en Chine, en rapportèrent des enseignements et des initiations ésotériques; leurs deux lignées entrèrent en un conflit ouvert qui se solda par leur séparation géographique en 993 : la lignée d'Ennin resta au mont Hiei (la "branche de la montagne", Sanon-ha), tandis que celle d'Enchin fut transmise à l'Onjo-ji et est connue sous le nom de "branche du temple", Jimon-ha). L'une et l'autre lignée évolua en accentuant ses traits ésotériques, se consacrant à la pompe des liturgies tantriques et des rituels de propitiation tout en entretenant des rapports étroits avec l'aristocratie et la Cour. Les critiques de Nichiren s'adressent aux deux branches de ce Tendai-Shingon. Dès la fin de la période de Heian, des religieux issus de l'école mais mécontents de cet état de choses se lancèrent dans de nouveaux mouvements spirituels qui éclorent pleinement dans le bouddhisme réformé de l'époque Kamakura. Genshin, Shinran, Eisai, Dogen sont tous passés par le mont Hiei, ce qui valut à l'école d'être souvent surnommée le berceau du bouddhisme japonais. Nichiren y séjourna de 1242 à 1253. Voir Enryaku-ji

Tenji  (Tenji tenno, Tenchi tenno, 天智天皇), (626 <662-671). Le 38ème empereur du Japon qui accomplit des réformes majeures (réformes Taika) et établit un système de gouvernement bureaucratique centralisé selon le modèle chinois, avec l'empereur à sa tête.

tenju kyoju voir allégement des rétributions karmiques

Tenma hajun ou Tenshima,(Démon céleste malfaisant, 天魔波旬, Devaputramara). Tenma est l'un des 4 grands maux ou démons (shima, catvaromara)
- bonnouma (klesamara) : les désirs négatifs qui détruisent le corps et l'esprit
- onma (skandhamara) : les souffrances qui proviennent des cinq agrégats (
forme, perception ou sensation, conception ou pensée, la volition ou acte, conscience)
- shima (mrtyamara) : la mort qui détruit tout ce qui est vivant
.
- tenma (devaputramara) est le roi du ciel des désirs (takejizaiten, paranirmitra vasavartin) qui place des entraves sur la voie de la boddhéité. (voir trois obstacles et quatre démons)
Hajun est une manifestation de tenma qui concerne particulièrement les monastères bouddhiques empêchant les moines d'accomplir leur mission.

Tenno nyorai, 天王如来 (Devaraja). Nom sous lequel Devadatta deviendra bouddha, selon la prédiction de Shakyamuni.

Tensho Daijin, 天照大神 ou dans le shinto Amaterasu Omikami, 天照大御神. Littéralement la Grande divinité qui illumine les cieux. Cette divinité solaire apparaît dans de nombreux contes et a été incorporée parmi les bonnes divinités protectrices du bouddhisme. Selon la tradition shinto, elle est le premier enfant des dieux Izanagi et Izanami, elle reçut le ciel pour domaine, alors que son frère, Susanoo, dieu du tonnerre et des tempêtes régna sur la mer. Ils eurent ensemble plusieurs enfants, mais Susanoo, devenant brutal et destructif, Amaterasu se retira dans une caverne, plongeant le monde dans l’obscurité. Le mal prospéra. Les dieux et des déesses se réunirent près l'entrée de la caverne pour discuter du moyen de la faire sortir. Ils décidèrent de faire une grande fête. Ama No Uzume, la déesse de la gaieté, commença à chanter et à danser, et accrocha un miroir octogonal à un arbre voisin. Curieuse d'entendre tant de gaieté, Amaterasu jeta un coup d'oeil hors de la caverne. La déesse Uzume cria alors: "Nous avons enfin trouvé une déesse aussi brillante que l'illustre Amaterasu, pour la remplacer!" Amaterasu sortit pour voir à quoi pouvait bien ressembler cette nouvelle déesse. En effet une déesse radieuse et lumineuse se tenait parmi les dieux et les déesses mais elle réalisa un peu trop tard que ce n'était que le reflet de sa propre image dans le miroir. Alors Tajikarawo, dieu connu pour sa force, l'empêcha de retourner dans la caverne et les autres la supplièrent de ne jamais se cacher à nouveau. Elle obtint en contrepartie que son frère fut banni et que ses descendants auraient à l'avenir la souveraineté du Japon. On la qualifie parfois de Naishidokoro, "miroir de la Cour impériale". Selon les histoires existantes les plus anciennes, le Kojiki (Chronique des choses anciennes) et le Nihon Shoki (Chroniques du Japon), elle fut la divinité principale et l'ancêtre du clan impérial. Dans nombre de ses écrits, Nichiren considère Tensho Daijin comme une personnification des fonctions qui protègent la prospérité de ceux qui ont foi dans le Dharma correct. Le temple d’Ise est le lieu principal dédié au culte d’Amaterasu Omikami.

Teramadori. Lieu de résidence de Nichiren sur le littoral en face de l'île de Sado où il fut contraint d'attendre que la mer se soit calmée, alors qu'il était en route pour l'exil en octobre 1271. La légende et l'iconographie représente Nichiren calmant la tempête, alors que c'est au retour de Sado que Nichiren eut à subir une mer démontée.

Terre de Bouddha (bukkoku-do 仏国土, buddha-kshetra). 1. Sens générique: là où enseigne un bouddha, là où règne l'enseignement du Bouddha.
2. A la différence des expressions qui font intervenir le ciel, comme, par exemple, ciel de Brahma qui désigne un état psycho-mental, le mot "terre" fait référence aux phénomènes visibles.

Terre de la béatitude parfaite (Anraku-sekai ou Gokuraku, 極楽, Sukhavati). Nom de la terre du bouddha Amida, que l'on disait située dans une région de l'univers à dix milliards de terres de bouddha vers l'ouest. Sukhavati signifie Terre de bonheur ou de félicité. Selon les sutras, la Terre de la béatitude parfaite est souvent appelée "Terre pure" (jodo) ou "Paradis occidental". Le Sutra Muryoju la décrit en détail. Dans cette terre, on n'éprouve aucune souffrance mais seulement de la joie, d'où son nom. Sa localisation à l'ouest, où le soleil se couche, fait référence à la mort.

Terre de la minceur (hakuji). Niveau inférieur des trois degrés des êtres ordinaires. Les deux autres niveaux sont le degré "ordinaire intérieur" (naibon) et le degré "ordinaire extérieur" (gebon).

Terre de la véritable récompense = Terre de la rétribution vraie

Terre d'émeraude (Joruri-sekai, 浄瑠璃世界). Dans la cosmologie indiennne, terre à l'est du monde, celle où réside le bouddha Yakushi. Elle est décrite dans le Sutra Yakushi.

Terre impure (edo, 穢土). Le terme est utilisé par opposition à celui de "Terre pure", qui désigne le lieu où vit un bouddha. On l'appelle impure parce qu'elle est souillée par l'illusion et la souffrance. Certains sutras, dont les trois sutras amidistes, sont un exemple et enseignent que l'on devrait être rempli de dégoût pour le monde impur et aspirer à renaître dans la terre pure du bouddha Amida. Pourtant, le Sutra Vimalakirti et d'autres sutras enseignent qu'une terre est pure ou impure selon que ceux qui l'habitent sont éveillés ou dans l'illusion. Le Sutra du Lotus dit que le Bouddha a toujours résidé dans le monde saha (impur), et que le monde saha et la terre pure sont essentiellement un.

Terre pure (jodo, 淨土). Terre qui n’est pas souillée par les passions (bonno) ou les cinq troubles (gojoku). Ce terme est utilisé en opposition à l'expression "terre impure" qui désigne le monde saha actuel, souillé par la souffrance et les désirs. Puisque la terre d'un bouddha est exempte des cinq impuretés, elle est appelée terre pure. Il existe deux points de vue concernant la relation entre le monde saha et la terre pure.
Le premier considère que la terre pure est un royaume totalement autre, physiquement séparé du monde saha comme, par exemple, la Terre d'émeraude du bouddha Yakushi à l'est et la Terre pure de la Béatitude parfaite du bouddha Amida à l'ouest (le terme Terre pure, écrit avec une majuscule, se réfère souvent à la terre d'Amida, Jodo). Le second point de vue, présenté dans le Sutra du Lotus ou dans le Sutra Vimalakirti, affirme qu'il ne peut y avoir de terre pure hors du monde saha. Cela dépend de l'état de vie d'une personne; si elle purifie son cœur, le monde dans lequel elle vit devient une terre pure.

Terre pure [école] voir Jodo shu

Terre pure de la Joie voir Abhirati

Terre pure de la Solennité secrète. (Mitsugon-jodo, 密厳浄土). Terre pure du bouddha Dainichi-Vairocana, décrite dans le Sutra Mitsugon. Elle symbolise l'Eveil à la conscience-alaya, qui équivaut, selon ce sutra, à la potentialité d'atteindre l'état de bouddha

Terres [quatre] (shido, 四土).
1. Dans le courant du Tiantai, l’expression désigne quatre sortes de "terres" différentes qui sont les environnements des êtres. Dans les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus, ces différents environnements étaient décrits comme existant séparément. Au contraire, le Sutra du Lotus révèle que les quatre sortes d'environnement ne sont pas séparés, mais sont des manifestations de la même terre; la différence réside dans la perception des gens qui l'habitent, de leur degré de conscience. Ce sont:
- la Terre de la résidence commune (dokyodo, 同居土), ou Terre des êtres éveillés et non éveillés (bonsho dogodo, 凡聖同居土). Une terre où les êtres des six mondes-états les moins élevés vivent avec les saints des quatre nobles mondes-états. Il s'agit d'une terre comme celle où nous vivons et où les auditeurs-shravaka et les pratyekabuddha demeurent en compagnie des habitants des mondes des hommes et du ciel. 
- la Terre de transition, (ou Terre des moyens et des résidus, de la pratique
theravada, hobendo, hoben uyodo, 方便有餘土). Une terre habitée par les êtres des états d'auditeurs-shravakas et de pratyekabuddhas ainsi que les bodhisattvas aux premières étapes de leur pratique. Les êtres qui y vivent, grâce à la pratique des moyens enseignés par le Bouddha dans le Theravada, se sont éloignés des troubles et illusions des trois plans (sangai). Toutefois, 1'enseignement qu'ils pratiquent ne leur permet pas d'accéder à la réalité même et il reste en eux un résidu d'ignorance
- la Terre de la rétribution vraie ou Terre de la rétribution vraie sans obstacle ni entrave (jippo-do, 實報土) Terre ou vivent les bodhisattvas qui ont pratiqué et réalisé 1'ascèse de "la contemplation de l'aspect réel de la voie du milieu" et qui ont atteint ou dépassé la première étape de développement dans les cinquante-deux étapes de la pratique.  
- la Terre de la lumière toujours paisible ou Terre de la lumière sereine (jakko-do, 寂光土). Terre véritable des bouddhas où existe le corps du dharma. Sa particularité est d'être perpétuellement baignée d'une douce clarté.  

2. Dans le courant du Rien que conscience les quatre terres sont :
- la Terre de la nature du Dharma (hoshodo, faxingtu)
- la Terre de réception et emploi spontanés (jijuyudo, zishouyongtu)
- la Terre de réception et emploi conférés (tajuyudo, tashouyongtu)
- la Terre de métamorphoses (hengedo, bianhuatu).
Ces quatre terres se réfèrent aux environnements des quatre corps du Bouddha tels que cette école du bouddhisme l’enseigne.

tête brisée en sept morceaux Référence à un vers du chapitre Dharani [XXVI] du Sutra du Lotus, qui dit:
Quiconque résiste à nos dharani
et tourmente ceux qui exposent le Dharma
Aura la tête brisée en sept morceaux
Comme les branches d'un arbre arjaka.

On dit aussi que si l'on touche une fleur d'arjaka, elle s'ouvre et ses sept pétales tombent.
Selon le Daichido Ron, lorsque le roi des démons Ashura Rahula, menaça d'avaler la lune, le Bouddha le réprimanda en lui disant que s'il faisait cela, il aurait la tête brisée en sept morceaux. Ce qu'en dit Nichiren

Tetsusshi La plus éloignée des huit chaînes de montagnes circulaires censées entourer le mont Sumeru. Pour Nichiren elle symbolise le caractère inexpugnable.

Theravada [école] Sthaviravada (Joza-bu, 上座部). Littéralement "Enseignement des anciens". Ecole résultant du premier schisme dans l'ordre bouddhique. Dès le deuxième concile (Vaishali, 377 ou 367) de fortes divergences apparurent quant à l'interprétation des préceptes. Le laisser-aller fut sévèrement condamné par le concile et ce fut cette controverse qui aurait finalement provoqué le schisme. La tradition voudrait en tenir pour responsable un désaccord au sujet des cinq doctrines de Mahadeva. Mais, plus profondément, il était déjà question de la différence d'attitude à l'égard de la personne du Bouddha: était-il un simple mortel et un Maître incomparable ou bien était-il une entité cosmique. La divergence doctrinale se précisa entre les sthavira (fidèles à la tradition; en pali, thera) et le Mahasanghika, "grand conseil", comprenant moines et laïcs. Cette divergence annonçait en fait la grande scission entre le Theravada (voie des Anciens) et le Mahayana (Grand Véhicule). Le Theravada (Sthaviravada), qualifié péjorativement de "Hinayana" (Petit Véhicule) par ses adversaires affirme que chaque membre de la communauté peut obtenir le nirvana par ses propres efforts. L'arhat, c'est-à-dire la "personne apte", parvient au nirvana en suivant le Dharma, bien qu'il puisse se réfugier en Bouddha. Le Bouddha historique, Shakyamuni, n'est qu'un exemple parmi d'autres, et le Dharma prêché par lui ne lui est pas propre. Le Mahayana oppose à l'idéal de l'arhat celle du bodhisattva qui renonce à l'Eveil suprême pour pouvoir sauver les autres hommes. Mais surtout le Mahayana diffère du Theravada sur la conception fondamentale du Bouddha. Il explique le bouddha par la théorie des Trois corps (sanjin): 1) le corps phénoménal - nirmanakaya), manifestation du Bouddha, créature; 2) le corps de jouissance ou de gloire c'est le rayonnement du Bouddha, le sambhoga-kaya; 3) le corps non-manifesté du Dharma (dharma-kaya), corps des bouddhas infinis de nature identique.
L'enseignement theravada s'est principalement développé au Sri Lanka et le sud-est asiatique (Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Laos). Actuellement le terme tend à remplacert celui de Hinayana.

Tiantai ou T'ian t'ai (Zhiyi) [moine]

Tiantai shan [Mont] 天台山. Montagne située dans la province du Zhejiang, en Chine, où fut basée l'école Tiantai. Le mont Tiantai fut un centre prospère du bouddhisme chinois et un grand nombre de temples y furent construits. La plupart des moines qui vinrent du Japon pour approfondir leur connaissance du bouddhisme en Chine y séjournèrent.

Tiantai zong, 天台宗 (Tendai shu). Ecole du bouddhisme née en Chine au VIe siècle et qui tire son nom du Mont Tiantai (province du Zhejiang), lieu où s'était retiré le religieux Zhiyi (538-597), principal maître de ce courant. Si Zhiyi est le principal penseur de cette école, il n’en est pas le fondateur. Selon les récits de l’école Tiantai, le premier maître aurait été Huiwen (dates non déterminées). C’est son disciple Huisi (515–577) qui développa les méthodes contemplatives relatives au Sutra du Lotus et qui fut le maître de Zhiyi. Ce dernier établit l’école sur le mont qui la désigne. La doctrine du Tiantai provient d'une combinaison d'éléments empruntés essentiellement à Nagarjuna et au courant du Lotus. Nichiren a fait siens la plupart des enseignements originels de cette école. En savoir plus.  

Titre (daimoku, 題目). Désigne le titre du Sutra du Lotus : voir daimoku

titres honorifiques [dix] de Shakyamuni. (jugo, 十號). Appeler quelqu'un par son nom était considéré comme un manque de respect puisqu'on se plaçait sur un plan d'égalité. Les saints et les sages étaient généralement désignés par un titre. Les titres suivants sont maintes fois répétés dans les sutras.
- Buddha-lokanatha ou Bhagaran - Bouddha - l'Eveillé, Celui qui sait, Butsu Seson, 佛世尊;
- Tathagata - Ainsi Venu, Ainsi Allé, Nyorai, 如來;
- Arhat - Digne d'offrandes, Digne de respect, Ougu, 應供;
- Samyak-sambuddha - Sage parfait, Juste et universel en son savoir, Shohenchi, 正遍知;
- Vidya-carna-sampauna - Parfait dans la conduite, Pourvu de sciences et de pratiques, Myogyosoku 明行足;
- Sugata - Parfaitement parti, Pourvu d'une bonne destinée, Zenzei, 善逝;
- Lokavit - Parfait dans la compréhension des dharma, Connaisseur du monde, Sekenge, 世間解;
- Anuttara - Vainqueur insurpassable, Suprême, Mujoji, 無上士;
- Purusa-damya-sarathi - Dompteur des héros, Jogojobu, 調御丈夫;
- Sasta deramanusyanam - Maître des dieux et des hommes, Tenninshi
, 天人師.
Shakyamuni est également appelé: Buffle, Lion, Eléphant et très souvent Bhagavat - Bienheureux, Honoré du Monde, Seson, 世尊 Butsu-seson.

titres des moines bouddhistes voir administrateur des moines

tiryag (animaux, chikusho)

to unité de mesure = 18 litres.

toba, 塔婆.Forme raccourcie de sotoba, 率塔婆, la translitération japonaise de stupa. Au Japon toba est une tablette mortuaire en bois, de forme allongée et étroite, sur laquelle sont inscrits des passages de sutras, le nom du défunt, etc. Elle est plantée à côté de la tombe pendant le service mémorial.

Todo (région de l'Est). L'une des trois régions du mont Hiei, les deux autres étant Saito et Yokawa. La région Todo est la principale, celle où le Kompon Chudo (Ichijo Shikan-in), temple qui précéda le Enryaku-ji, fut construit, ainsi que quelques autres bâtiments importants. En 851, Ennin fonda le Soji-in dans cette région pour en faire le centre de la pratique ésotérique.

togaku, 等覚. Cinquante-et-unième degré de la pratique de bodhisattva, juste avant myokaku, l'Eveil parfait sans supérieur.

Todai-ji, 東大寺. Temple principal de l'école Kegon. Un des sept temples principaux de Nara. Il fut le quartier général des kokubun-ji ou temples provinciaux, et les huit écoles y étaient étudiées. Il fut érigé sur l'ordre de l'empereur Shomu et inauguré par Roben qui en fut le premier principal. Une grande statue du bouddha Vairocana en or et en cuivre y fut sculptée, en conformité avec un édit de l'empereur Shomu promulgué en 743. En 752, eut lieu une cérémonie de consécration de cette statue. En 754 Ganjin de l'école Ritsu établit au Todai-ji un lieu d'ordination selon les préceptes du Theravada. En 1180, la plupart des bâtiments principaux du temple furent détruits par des guerriers des clans Taira. Peu après, avec le soutien de l'empereur retiré Goshirakawa et du shogun Minamoto no Yoritomo, Chogen les reconstruisit et contribua au renouveau de l'étude du Kegon. Le Todai-ji fut dévasté par des incendies dus à des guerres en 1567, mais il fut ultérieurement reconstruit.

Tofuku-ji, 東福寺. Temple principal de la branche Tofuku-ji de l'école Rinzai du Zen, l'un des cinq temples importants du Rinzai à Kyoto. Il fut construit en 1239 par Fujiwara no Michiie qui invita Enni à en devenir le premier principal.

togaku, 等覚. La cinquante et unième des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Elle est presque équivalente à l'Eveil parfait dans supérieur du Bouddha C'est la dernière étape avant qu'un bodhisattva n'atteigne la boddhéité. Ce qu'en dit Nichiren

To-ji, 東寺. Temple principal de la branche To-ji (temple de l'est) de l'école Shingon, situé à Kyoto. Son nom officiel est le Konkomyo Shitenno Kyoo Gokoku-ji Himitsu Dembo-in, généralement raccourci en Kyoo Go-koku-ji ou temple des Rois de la doctrine, protecteurs de l'Etat. Il fut, à l'origine, construit par l'empereur Kammu en 796 pour être un temple consacré à la protection du pays, et fut par la suite accordé par l'empereur Saga à Kukai, devenant un centre pour l'étude des pratiques ésotériques

Tojo Kagenobu, 東条景信 (dates incertaines), appelé également Tojo Saemon Nyudo Renchi. Contemporain de Nichiren et issu de la caste des guerriers. Originaire de la province d’Awa (actuellement préfecture de Chiba), il y devient intendant domanial (jito). Fervent amidiste, il n’apprécie guère les critiques qu’en 1253 Nichiren formule sur cette religion, à son retour au monastère Kiyozumi (cf. Nichiren biographie). Il conçoit une haine féroce envers Nichiren, non seulement à cause de ses convictions religieuses mais également parce que le jeune moine aide une femme de la noblesse, Nagoë no Ama, avec laquelle Tojo a un différend juridique. Il fait pression sur le supérieur Dozen pour que Nichiren soit évincé du monastère Kiyozumi. En 1264, à la tête de plusieurs hommes d’armes, Tojo dresse une embuscade à Nichiren qui, en compagnie d’une dizaine de disciples, s’en revenait de son village natal. Néanmoins la résistance efficace des disciples de Nichiren fait que Tojo ne parvient pas à ses fins. Cependant un disciple est tué et plusieurs autres sont blessées, Nichiren également est blessé au front et sa main gauche est brisée. Cet évènement est connu sous le nom de persécution de Komatsubara.

Toki ama Gozen. Epouse de Toki Jonin. Disciple de Nichiren à qui il adressa en 1276 le gosho L'arc et la flèche alors qu'elle était malade. On ne connaît pas de façon certaine l'année de son décès, mais, selon une source, elle serait morte en 1303. Si tel est le cas, elle retrouva bel et bien la santé et vécut encore pendant de nombreuses années.

Toki Jonin voir Nichijo

Totimune voir Hojo

tokudo (obtention de la voie)

tokudo (obtention du passage)

Tokuichi 徳一 ou Tokuitsu. Moine de l'école Hosso, au début de la période Heian (794-1185) Il étudia les enseignements de l'école Hosso sous la direction de Shuen au temple Kofuku-ji à Nara. Il se rendit ensuite à Aizu au nord-est du Japon. Selon certains, ce changement de résidence était dû au désir de rejeter tous les attachements et de se consacrer totalement à la pratique dans l'isolement de quelque montagne ou forêt. Une autre source le dit fils de Fujiwara no Nakamaro, qui avait dirigé une révolte tentée sans succès pour chasser Dokyo, le conseiller favori de l'empereur retiré Koken; Tokuichi aurait donc été contraint de quitter la capitale. La polémique entre Tokuichi et Saicho à propos de la doctrine du Véhicule unique et la doctrine des trois véhicules est célèbre. En 817, Tokuichi écrivit le Bussho Sho (Traité sur la nature de bouddha) dans lequel il affirmait que la doctrine du véhicule unique du Sutra du Lotus était un enseignement provisoire et que la doctrine des Trois véhicules était le véritable enseignement du Bouddha. Saicho le contredit en affirmant que le Sutra du Lotus était le véritable enseignement, alors que les enseignements des trois véhicules n'étaient qu'un moyen d'enseigner en tenant compte de la capacité de compréhension des hommes. Dans son Chuben Gikyo, il déclara: "Dis-nous, Zhiyi, de qui donc es-tu le disciple? Avec une langue longue de moins de trois pouces, tu dénigres les enseignements prononcés par la longue et large langue du Bouddha!" Il s'adressait directement à Zhiyi mais en réalité ils vécurent à plus de deux siècles d'intervalle. Le débat se poursuivit jusqu'à la mort de Saicho. On attribue à Tokuichi la fondation de nombreux temples dans le nord-est du Japon, notamment les temples Chuzen-ji, sur le mont Tsukuba et Enichi-ji à Aizu où il mourut.

Tokusho Doji, 徳勝童子. Les hagiographes du roi Ashoka racontent l'histoire suivante. Lorsque le bouddha Shakyamuni mendiait à Rajagriha, deux garçonnets, Tokusho Doji Vertu Victorieuseet Musho Doji Vertue Invinciblele virent et remarquant ce que l'on appelle "les trente-deux traits caractéristiques" que l'on attribue au Bouddha, ils décidèrent de lui faire une offrande. Ne possédant rien, ils entreprirent de confectionner des galettes de boue. Tokusho Doji les plaça dans le bol de Shakyamuni tandis que son frère cadet, Musho, joignit les mains en signe de vénération. Shakyamuni accueillit le cadeau avec un sourire. Le disciple Ananda, qui l'accompagnait, lui demanda pourquoi il souriait, ce à quoi il répondit: "J'ai de bonnes raisons de sourire, Ananda, et je vais te dire pourquoi. Cent ans après ma mort, ce garçon deviendra un Roi qui fait tourner la roue à Pataliputra et régnera sur le pays entier. Son nom sera Ashoka et il gouvernera en s'appuyant sur le Dharma correct." On dit que Tokusho Doji renaquit sous la forme du roi Ashoka et Musho Doji, sous celle de son épouse ou de son frère

toma kuchiï (riz et chanvre, bambous et roseaux, daoma zhuwei)

tortue borgne (ichigen-no-kame, 一眼の亀). Une phrase du chapitre XXVII, Myoshogonno du Sutra du Lotus affirme que le fait de rencontrer le bouddhisme est aussi rare que pour une tortue borgne de trouver un morceau de bois de santal flottant avec un creux dans lequel elle puisse se loger. Le Sutra du Nirvana utilise la même image pour exprimer la rareté de naître en tant qu'être humain et de rencontrer le bouddhisme. Cette image est tirée de la parabole de la tortue aveugle qui se trouve dans le Sutra Zo-agon. Lire l'histoire

Toshiro Disciple de Nichiren. On pense que c'était l'un des compagnons de Shijo Kingo au sein du gouvernement militaire de Kamakura et que sa femme était proche de Nichigen-nyo en raison de leur foi commune. La femme de Toshiro était également apparentée à la famille de Nanjo Tokimitsu, seigneur du domaine d'Ueno.

Toshodai-ji, 唐招提寺. Temple principal de l'école Ritsu à Nara, fondé par Ganjin en 759 avec la protection de l'impératrice Koken. Il devint le centre d'étude des préceptes et ceux qui désiraient l'ordination y venaient pour être formés. Après que l'estrade d'ordination Mahayana eut été construite sur le mont Hiei, ce temple se détériora. A l'époque de Kamakura (1185-1333), il fut restauré. A l'époque de Muromachi (1336-1573), pourtant, les terres du temple furent confisquées par des samouraïs et le temple lui-même périclita.

Toshihito voir Fujiwara no Toshihito

Toujours-Sans-Mépris (Fukyo, Sadapaributha)

tous les mouvements sont souffrance (issai gyo ku, 一切行苦, dukhah sarva samskarah). Un des quatre sceaux du Dharma (shihoin).

Tour aux Trésors (hoto, 宝塔). Tour du bouddha Taho qui émerge de sous la terre dans le chapitre XI (Hoto) du Sutra du Lotus. Selon le Sutra, elle mesure deux cent cinquante yojanas de large et cinq cent yojanas de haut, et elle est décorée de sept sortes de joyaux (or, argent, lazulite, nacre, corail, perles et cornaline). Le bouddha Taho est assis à l'intérieur. Zhiyi donne deux raisons à l'apparition de la Tour aux Trésors: elle confirme la justesse du principe de remplacement des trois véhicules par le véhicule unique (kaisan ken ichi) exposé dans la première moitié du Sutra du Lotus, et elle ouvre la voie à l'enseignement de l'Eveil primordial de Shakyamuni à l'époque de gohyaku jintengo (kuon jitsujo) révélé dans la seconde moitié du Sutra. Pour Nichiren cette tour représente Namu Myoho Renge Kyo ou la vie de ceux qui manifestent leur boddhéité inhérente en récitant Namu Myoho Renge Kyo.

Tour aux Trésors [chapitre] (ou Précieux stupa ou Apparition d'un stupa, Ken hoto bon, 見寶塔品, jian baota pin). XIème chapitre du Sutra du Lotus. Dans ce chapitre, une magnifique tour aux trésors de quelque cinq cents yojanas de hauteur s'élève de terre et reste suspendue dans les airs. Une voix en sort, qui fait l'éloge du Bouddha Shakyamuni et déclare que tout ce qu'il a enseigné jusque-là dans le Sutra du Lotus est vrai. Par l'intermédiaire du bodhisattva Mahapratibhana (Grande joie à enseigner, Daigyosetsu), l'Assemblée demande à connaître le sens de cet événement. Shakyamuni explique que, dans la Tour, se trouve le corps d'un bouddha nommé Taho qui vécut à un moment donné dans la terre du Trésor de Pureté, à un nombre incalculable de mondes vers l'est. Bien qu'il ait atteint depuis longtemps le nirvana, il a fait vœu, quel que soit le lieu où que l'on prêche le Sutra du Lotus, d'apparaître dans la Tour aux trésors et de témoigner de la véracité de ce Sutra. Le bodhisattva Mahapratibhana demande alors à voir le bouddha Taho. Shakyamuni répond que, pour ouvrir la porte de la Tour aux trésors, il doit d'abord, en provenance des dix directions, rassembler les bouddhas qui prêchent le Dharma qui sont des émanations de lui-même. Et il entreprend de transformer la terre trois fois (sampen doden) pour leur faire de la place. Il purifie d'abord le monde saha en déplaçant les êtres des états d'humanité et céleste vers d'autres mondes, et n'y demeure que la foule assemblée. Puis, il utilise son pouvoir mystique à purifier deux cent milliards nayutas de mondes dans chacune des huit directions. Dans ces mondes, il n'y a désormais plus d'êtres dans les états d'enfer, d'esprits affamés, d'animalité ou d'asura, autrement dit plus personne dans les quatre voies mauvaises. De plus, Shakyamuni déplace, dans cette multitude, les êtres des états d'humanité et céleste vers d'autres mondes afin que ces terres purifiées ne soient plus habitées par aucun être des six voies. Puis, il purifie encore deux cent milliards nayutas d'autres mondes dans les huit directions de la même manière. Lorsque le monde saha et les deux autres groupes de mondes ont été ainsi transformés en terre de bouddha, tous les bouddhas se rassemblent, en provenance de tout l'univers, s'assoient sur des trônes ornés de lions sous des arbres de pierres précieuses. Quand ils sont tous réunis, Shakyamuni ouvre la Tour aux trésors et le bouddha Taho l'invite à partager son siège. Shakyamuni utilise alors ses pouvoirs mystiques pour élever l'assemblée entière en plein espace, et la Cérémonie dans les Airs débute. Assis à côté de Taho dans la Tour aux trésors, Shakyamuni fait trois déclarations, en demandant à la multitude de propager le Sutra du Lotus après sa mort. Lors de la troisième déclaration, il se sert de la comparaison connue sous le nom des six actes difficiles et neuf actes faciles, pour souligner la grande difficulté qu'il y aura à pratiquer et à propager le Sutra après sa mort. Lire ce chapitre

Toyotama-hime, 豊玉姫 ou Otohime, 乙姫 (Joyau de lumière). Divinité de la mythologie japonaise, fille de Ryujin, dieu shinto de la mer. Elle est considérée comme mère du premier empereur du Japon, Jimmu. Après lui avoir donné le jour elle se transforma en dragon et retourna chez son père.

trace éphémère ou trace descendue (suijaku, 垂迹). Manifestation sous une forme incarnée éphémère de la nature primordiale (honjii-suijaku, 本地垂迹). Notion élaborée à partir du syncrétisme shinto-bouddhique qui a assimilé les kami shinto aux divinités bouddhiques (honjibutsu 本地仏) qui se manisestent (suijaku, 垂迹) au Japon pour sauver les hommes. Voir honji-suijaku setsu.

Traité sur la conformité avec la doctrine correcte voir Abidatsuma Junshori Ron

Traité sur l’aspiration à l’Eveil voir Bodaishin ron

Traité de la grande vertu de sagesse voir Daichido ron

Traité des Cinq cents questions voir Gohyakumon ron

Traité des douze portes (Dvadasa nikaya sastra) voir Nagarjuna ou Junimon ron)

Traité des soixante-dix (définitions de la) vacuité (Sunyata saptati) voir Nagarjuna

Traité du milieu (Mulamadhyamaka sastra) voir Nagarjuna ou Chu ron

Traités majeurs de Nichiren voir dix écrits principaux

Traité pour écarter les vaines discussions (Vigraha vyavartani, Ejo ron) voir Nagarjuna

Traité sur le Sutra de la prajna-paramita voir Daichido ron

Traité sur la source de Sagesse voir Abhidharma-jnanaprasthana-shastra

transfert de bienfaits (eko, 廻向, parinama ou parinamana). Trasfert sur les autres, et même les défunts, des bénéfices obtenus par la pratique. Notion propre au Mayahana; les bodhisattvas transfèrent leurs acquis aux autres pour que tous les êtres puissent atteindre l'Eveil.

transferts [dix]

transmission du Dharma : dans la bouddhisme de Nichiren, la transmission de l'enseignement essentiel contenu dans le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

transmission particulière en dehors des enseignements et qui se situe au-delà des mots (kyoge betsuden furyu monji, ou furyu monji, 不立文字). Concept Zen. La phrase est extraite du sutra des Questions du Roi Mahabrahman au Bouddha et l’éclaircissement de ses doutes (Daibonten no monbutsu ketsugi kyo): “transmission particulière en dehors des enseignements” signifie que la transmission de la voie du Bouddha s’effectue de cœur à cœur, en dehors de toute explication écrite ou verbale. “Se situe au-delà des mots” signifie que la voie de l’Eveil se situe hors des mots et, là encore, la transmission se fait de cœur à cœur. Pour les écoles du Zen, l’essence du bouddhisme se situe en dehors de tous les sutras et fit l’objet d’une transmission secrète, sans parole, de Shakyamuni à Kashyapa. Dès lors, pour elles, l’Eveil s’obtient sans avoir recours aux sutras, uniquement par la méditation assise (zazen). Chose contradictoire, les pratiquants du Zen étudient des écrits non bouddhiques et s’adonnent à la calligraphie. De plus, leur sutra de référence n’est cité dans aucun inventaire des textes bouddhiques et a toujours fait l’objet de doutes quant à son authenticité en tant que sutra.

transmission spécifique voir betsu-fuzoku

Trayastrimsha voir ciel Trayastrimsha

Trésor de la scolastique voir Abidatsuma Kusha Ron

Treize écoles de Chine (Chugoku-jusan-shu, 中国十三宗). Principales écoles bouddhiques qui se sont développées en Chine. Cette énumération se trouve dans le Sangoku Buppo Denzu Engi (Histoire de la transmission et de la propagation du bouddhisme dans les trois pays l'Inde, la Chine et le Japon), écrit en 1311 par Gyonen, un moine de l'école japonaise Kegon. Dans cet ouvrage, Gyonen mentionne treize écoles en Chine qui existèrent de l'époque des dynasties du Nord et du Sud jusqu'à la dynastie des Tang. Ce sont les écoles Abhidharma Pitan (Bidon), Cheng-shi (Jojitsu), Liu (Ritsu), San-lun (Sanron),