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Comparaison entre Shu, Shoshu, Soka Gakkaï

par le Rév. Ryuoh Faulconer

 

J'aimerais expliquer les ressemblances fondamentales et les différences entre
1) la Nichiren Shu (et d'autres écoles nichiréniennes)
2) la Nichiren Shoshu
3) la Soka Gakkai.

Il est difficile de tout expliquer en un simple courriel. Tous sont des croyants du Sutra du Lotus, qui récitent le daimoku de Namu Myoho Renge Kyo. Tous lisent aussi les écrits de Nichiren Daishonin (Gosho). Dans le bouddhisme de Nichiren il y a plusieurs lignées et écoles qui sont issues des temples d'origine établis par les six moines aînés ou principaux disciples de Nichiren.

Dans le bouddhisme de Nichiren, il y a 2 courants de base – les lignées Itchi et Shoretsu. A partir de là, d'autres courants et organisations sont nés et se sont développées comme, par exemple, la Happon-ha (lignée de Huit Volumes), le fuju fuse (ni recevoir ni donner à des non croyants) et d'autres. Mais nous n'en parlerons pas.

Pour faire bref, l'école Itchi lit, étudie et récite le Sutra du Lotus en entier en soulignant l'importance des chapitres 2 et 16  mais tous les chapitres sont considérés valables et sont donc régulièrement récités et étudiés. Dans le cas de l'école Shoretsu, on ne révère que les chapitres 2 et 16. On ne récite et n'étudie essentiellement que ces chapitres.

La Nichiren Shoshu et la Soka Gakkai sont très semblables car elles ont la même origine, la base de leur foi et leur pratique sont fondées sur la même façon d'observer la foi du bouddhisme de Nichiren telle qu'elle fut établie par le Taiseki-ji qui, jusqu'à une date récente, était le temple principal des deux groupes. La Nichiren Shoshu et la Soka Gakkai (SGI) proviennent toutes deux de la lignée shoretsu.

Parmi les nombreuses écoles shoretsu, il y a encore des subdivisions. Le Taiseki-ji et, donc la totalité de la Nichiren Shoshu viennent de la lignée de l'un des disciples principaux de Nichiren, Nikko. Le groupe des écoles et les temples (appelés Fuji Monryu ou lignée Fuji) dérivés du groupe Nikko des débuts est toutefois bien plus vaste. Tous ces temples ne font pas partie de la Nichiren Shoshu. Certains font partie de la Nichiren Shu et certains font partie d'autres écoles; certains sont actuellement indépendants.

Les courants Nikko qui sont soit liés soit dérivés du temple Taiseki-ji, (c.à.d. de la Nichiren Shoshu), Shoshin Kai, Kensho Kai et la Soka Gakkai croient tous que Shakyamuni est juste une figure historique dans la vision globale du bouddhisme. Ils ne le révèrent pas vraiment comme l'enseignant originel ou maître du bouddhisme. Le seul Vrai Bouddha - ou Bouddha  Originel – pour cette lignée est Nichiren Daishonin. Donc, par conséquent, pour eux, les écrits de Nichiren Daishonin deviennent plus importants que le Sutra du Lotus. Cette déviance de la tradition pose un réel problème. Bien que nul ne nie le respect et la vénération dus à Nichiren Daishonin, la quasi élimination du Bouddha Shakyamuni va carrément à l'encontre de ce qu'affirmait Nichiren Daishonin qui a risqué sa vie pour ramener le monde japonais de Kamakura vers l'orthodoxie.

Nichiren critiquait particulièrement les doctrines de la Terre Pure pour avoir abandonné la vénération du Bouddha Shakyamuni et lavoir remplacé par le bouddha Amitaba.
Nichiren a passé sa vie à encourager les écoles bouddhiques et le peuple du Japon de son époque à revenir aux fondements – revenir à la foi dans le Bouddha Shakyamuni et à son enseignement ultime du Sutra du Lotus. Donc, remplacer Shakyamuni par Nichiren va carrément contre les efforts de Nichiren risquant persécutions, exil, jeûnes et innombrables attentats à sa vie.

Dans la Nichiren Shu, le Sutra du Lotus est le centre de la foi, de la pratique et de l'étude. Mais les enseignements de Nichiren Daishonin sont aussi hautement révérés et lus et étudiés avec beaucoup d'attention. Les écrits de Nichiren Daishonin, que l'on appelle Goibun ou Gosho, nous apprend comment acquérir et garder la foi. Ils nous guident également sans cesse vers l'origine de notre foi et notre pratique bouddhiques – l'éternel Bouddha  Shakyamuni et le coeur de son enseignement et de son Eveil – le Sutra du Lotus.

La doctrine selon laquelle Nichiren Daishonin prend la préséance devant le Bouddha Shakyamuni fut d'abord amenée au Taiseki-ji au XVe siècle sous le 9e patriarche Nichiu Shonin (1409-1482) et devint véritablement une partie centrale de la doctrine et une tradition du Taiseki-ji sous leur 26e patriarche Nichikan Shonin (1665-1726), des siècles plus tard. L'origine de ce courant de pensée, toutefois, a son origine dans un temple (actuellement indépendant) près du Taiseki-ji qui s'appelle Nishiyama Honmon-ji, fondé par Nichidai (1294-1394) un des disciples de Nikko. Mais cette façon de penser unique, qui s'éloigne de beaucoup de la lignée d'origine de Nikko et d'autres écoles nichiréniennes, fut d'abord adoptée par le Taiseki-ji.

Quand le Taiseki-ji adopta cette tradition, il y eut des frictions entre ce temple et d'autres temples de Nikko qui ont senti que le Taiseki-ji tentait de créer sa propre forme de bouddhisme nichirénien qui n'a jamais été enseignée ni par Nikko ni par Nichiren.
Cette nouvelle tendance du Taiseki-ji impliquait une espèce d'exclusivisme affirmant que seul leur temple gardait les véritables enseignements de Nichiren. Auparavant, les temples nichiréniens n'avaient jamais eu de telle divergence. Les uns et les autres se mirent à rivaliser pour avoir le meilleur temple, les meilleurs aménagements et le meilleur enseignement.
Mais, dans le cas du Taiseki-ji, cette compétition s'est transformée en doctrine de « kechimyaku » ou sang vivifiant de la foi. Cette nouvelle doctrine affirme que seul le Taiseki-ji et ses patriarches successifs ont hérité du véritable enseignement de Nichiren. Les temples qui ne s'alignent pas sur le Taiseki-ji seront déclarés hérétiques.

Pour convaincre davantage les autres de la véracité de leur affirmation, ils ont créé deux nouveaux écrits de Nichiren qui n'avaient jamais été enregistrés ni par Nikko ni Nichiro (deux des six moines ainés) ni par Nichijo, (Toki Jonin), qui avait compilé, documenté, catalogué et archivé tout ce qu'il a pu des écrits de Nichiren Daishonin.

Ces deux « nouveaux » écrits qu'on appelle les Documents de Transmission Minobu et Ikegami contredisaient carrément la directive de Nichiren qui avait nommé six disciples ainés (Nissho, Nichiro, Nikko, Niko, Nitcho et Nichiji) et ses dernières volontés qui indiquaient que ses disciples devaient collaborer et partager également la responsabilité de garder le bouddhisme de Nichiren et de propager les enseignements du maître.

Le point culminant fut la création au Taiseki-ji du  Dai-Gohonzon  dont, d'après le Taiseki-ji (Nichiren-Shoshu), tous les autres mandalas-gohonzons tiennent leur pouvoir et leur validité. D'après cette nouvelle doctrine, même un mandala-gohonzon écrit par Nichiren en personne, s'il n'était pas en possession du Taiseki-ji ou un temple qui lui est directement affilié, ne contenait pas la vie du Bouddha et ne pouvait être considéré comme valable.

De plus, cette nouveauté dans la doctrine affirme que c’est seulement grâce à un temple, un moine ou un gohonzon directement lié au Taiseki-ji qu'une personne pouvait atteindre le salut.

Bien que le Dai-Gohonzon soit un gohonzon parfaitemnt valable, ce concept de supergohonzon plus puissant que les autres contredit de façon flagrante les enseignements de Nichiren et, par conséquent, ceci créa un grand sentiment de méfiance envers les autres temples de Nikko. Cela conduisit à une scission et, finalement, une division entre le Taiseki-ji et les autres temples de la lignée Fuji. Même entre le Taiseki-ji et les autres écoles ou groupes dérivés de la lignée du Taiseki-ji, ce Dai-Gohonzon fut l'objet de nombreux débats passionnés.

Il paraît que, récemment, certains moines à l'intérieur même du Taiseki-ji ont fait des recherches et remis l'objet en question.

Suite à vos questions, je me suis mis à lire les publications et les sites web de la Soka Gakkai. J'ai parcouru le Memo de Kawabe écrit par un moine de la Nichiren Shoshu comme étant une transcription d'une conversation entre lui et l'actuel 67e patriarche du Taiseki-ji, Nikken.

Bien que personne au Taiseki-ji, que ce soit la Soka Gakkai ou d'autres écoles nichiréniennes, ne conteste la validité de ce mandala en tant que mandala, ce rapport met en question l'authenticité du Dai-Gohonzon en tant que le mandala qui a été véritablement inscrit par Nichiren. En réalité, le Dai-Gohonzon du Taiseki-ji est gravé sur du bois, ce que Nichiren n'a jamais fait. Tous ses Gohonzons ont été tracés au pinceau avec de l'encre sur du papier.

Nikko a fondé le Taiseki-ji mais n'y est resté que fort peu de temps; il l'a laissé aux soins de l'un de ses disciples les plus surs Nichimoku. Ensuite, Nikko a fondé un autre temple et un séminaire bouddhiste le Omosu danjo (aujourd'hui temple Kitayama Honmon-ji à ne pas confondre avec le temple Nishiyama Honmon-ji.
L'école Nikko originelle ou lignée Fuji (avant que le Taiseki-ji brise la tradition) comprenait les temples principaux de Taiseki-ji, Kitayama Honmon-ji, Shimojo Myorenji, Kuoizumi Kuon-ji (à l'origine temple Renzobo partie du Taiseki-ji), les temples Nishiyama Honmon-ji, Hota Myohon-ji et Izu Jitsujo-ji. Il y a bien d'autres temples Nikko ou Fuji Monryu, ceux-ci sont juste les huit principaux qui étaient à l'origine tous affiliés les uns aux autres. Aujourd'hui, ces temples principaux de la lignée Fuji sont affiliés de la façon suivante :

Curieusement, bien que les écoles et groupes de la lignée Taiseki-ji croient que Nichiren est le vrai Bouddha, Nikko considérait que Shakyamuni était le Tathagata et le maître originel du bouddhisme et que Nichiren Daishonin était un grand bodhisattva, leader de tous les Jiyu no Bosatsu ou bodhisattvas Surgis-de-Terre. Mais, quand le Taiseki-ji eut adopté sa propre et unique posture en ayant éliminé Shakyamuni du centre du bouddhisme, qu’il eut créé le Dai-Gohonzon et quand son nouveau concept de kechimyaku (lignage et affiliation véritables et orthodoxes) fut le seul à être propagé dans le Taiseki-ji, leur position devint bien plus stricte et fermée; cela ne laissa plus de place au sentiment d'une fraternité nichirénienne de croyants, comme cela existait auparavant.

Sous leur 54e patriarche, Nichiin, le Taiseki-ji rompit avec les autres temples de Nikko et forma, pour la première fois, en 1912, une nouvelle école indépendante qui s'appela la Nichiren Shoshu. Les lignages nichiréniens qui restaient, toutefois, ont continué à garder un sentiment de fraternité même si leurs concepts philosophiques individuels et leur styles de rituels religieux étaient légèrement différents.

Les écoles et groupes dérivés du Taiseki-ji et de la Nichiren Shoshu gardaient également comme doctrine le même sentiment d'exclusivité. Autrement dit, chacun de ces groupes croit qu'il est le seul à posséder le véritable enseignement orthodoxe de Nikko et de Nichiren. Ils vont parfois jusqu'à dire que les autres écoles nichiréniennes ou dérivées du Taiseki-ji sont hérétiques.

Il faut souligner que c'est une fois de plus un phénomène très intéressant.
Au XVIe siècle à Kyoto, il y avait 22 temples principaux (et, bien sûr, un nombre infini de sous-écoles et d'autres temples) des ligées nichiréniennes diverses. Le bouddhisme de Nichiren fut l'objet d'attaques de la part de temples isolés d'autres bouddhistes à cause de leur zèle et de leur succès dans la propagation. Les autres temples bouddhistes déclarèrent la guerre au bouddhisme de Nichiren et voulurent l'éliminer de Kyoto. En fait, à ce moment-là, le bouddhisme de Nichiren avait atteint une grande notoriété. Presque toute la cité s'était convertie, récitait le Sutra du Lotus et psalmodiait Namu Myoho Renge Kyo. Quand les moines-guerriers du Mont Hiei et d'autres écoles entrèrent dans Kyoto, ils brûlèrent beaucoup de temples nichiréniens et en tuèrent des milliers de moines et d'adeptes.

En conséquence, toutes les écoles nichiréniennes (y compris ce qui constitue de nos jours les Nichiren Shu, Nichiren Shoshu, Kempon, Hokke Shu, etc.) s'unirent pour se protéger et s'encourager mutuellement. Toutes ces différentes écoles et lignées nichiréniennes  fortifièrent leurs liens de fraternité autour de Nichiren. Et ceci a duré des siècles.

Même si chaque lignée protège les traditions et l'héritage de son école et parfois l'indépendance de sa particularité, le sentiment général de la fraternité nichirénienne demeure quand même. Finalement, nous avons tous adopté la foi dans le Sutra du Lotus et nous récitons tous le daimoku Namu Myoho Renge Kyo et nous suivons les enseignements  de Nichiren Daishonin. De plus, jusqu'à une date récente, tous les moines nichiréniens (de toutes les écoles, même du Taiseki-ji) étudiaient à l'Université Rissho fondée par la Nichiren Shu qui en reste la propriétaire. Cette université est actuellement considérée le plus grand centre du Japon – sinon du monde – pour l'étude et les recherches sur le Sutra du Lotus et le bouddhisme de Nichiren. Il y a quelques années, avant la rupture d'avec la Soka Gakkaï, le Taiseki-ji a créé sa propre université à Tokyo pour ses moines, l'Université Nichiren Shoshu et ses moines n'allaient donc plus à l'Université Rissho. La Soka Gakkaï avait également fondé sa propre Université Soka bien des années avant.

Finalement, regardons les Trois Trésors du bouddhisme, la base fondamentale dans l'observance de la foi bouddhique, la compréhension et la façon de voir de toutes les écoles et des traditions bouddhistes, sans tenir compte du pays d'origine :

Les Trois Trésors du bouddhisme :

  • le Bouddha,
  • le Dharma (la loi ou doctrine suivis par l'école) et
  • le Sangha (les moines, les nonnes et les disciples de la communauté bouddhique)
Ces trois éléments de base sont observés par toutes les écoles et traditions bouddhiques dans tous les pays; ils peuvent varier selon l'école et la lignée. Voyons maintenant quelle différence il y a entre la Nichiren Shu et deux des écoles Shoretsu : la Nichiren Shoshu et la religion plus récente de la Soka Gakkai.

Nichiren Shu:
1) le Bouddha: le Buddha éternel Sakyamuni
2) le Dharma: le Sutra du Lotus, Namu Myoho Renge Kyo.
3) le Sangha: Nichiren Daishonin (maître des moines, des nonnes et des croyants)

Nichiren Shoshu :
1) le Bouddha: Nichiren Daishonin
2) le Dharma: le Sutra du Lotus, Nam Myoho Renge Kyo.
3) le Sangha: Nikko Shonin et les patriarches successifs du temple Taiseki-ji.

Soka Gakkai (2 types):
(A) Doctrine officielle en théorie :
1) le Bouddha: Nichiren Daishonin
2) le Dharma: le Sutra du Lotus, Nam Myoho Renge Kyo.
3) le Sangha : Nikko Shonin
(B) La réalité observable et pratiquée :
1) le Buddha: le Président Ikeda
2) le Dharma: les enseignements et les écrits du Président et de la Soka Gakkaï
3) le Sangha: l'organisation Soka Gakkaï et tous ses membres.

Le paragraphe ci-dessus peut être divisé en deux : 1) le général (So » en terminologie bouddhiste japonaise) et 2) le spécifique (« Betsu » application de la doctrine. Dans le cas de la Soka Gakkaï j'ai divisé cela en A et B, A étant le général et B étant les applications spécifiques.

En conséquence de cette application des Trois Trésors du bouddhisme dans l'observance actuelle de la foi religieuse, la Nichiren Shu (comme c'est le cas de la plupart des écoles nichiréniennes autres que les lignée dérivéss du Taiseki-ji) récite le Sutra du Lotus en entier, étudie tous les 28 chapitres du Sutra du Lotus, les autres doctrines de base de la pensée bouddhique prêchées par Shakyamuni et également enseignées par le Grand Maître du Dharma Zhiyi de Chine et tous les écrits de Nichiren Daishonin.

La Nichiren Shoshu concentre sa récitation du Sutra du Lotus aux 2e et 16e chapitres. Ils étudient principalement ces chapitres mais également d'autres textes plus les enseignements de Zhiyi mais ils concentrent leur attention sur l'étude du Gosho ou les Ecrits de Nichiren Daishonin.

Pour la Soka Gakkai, leur récitation est identique à celle de la Nichiren Shoshu et on étudie quelque peu le Sutra du Lotus, la doctrine de Zhiyi et les écrits de Nichiren. Mais la première importance dans le domaine de l'étude se porte sur les écrits de son 3e président honoraire M. Ikeda et d'autres articles produits par le département d'étude de la Soka Gakkaï.

J'espère sincèrement que cette base générale de la Nichiren Shu, de la Nichiren Shoshu et de la Soka Gakkaï vous serviront. J'espère qu'au moyen de cette explication sommaire, vous verrez comment est née la façon de considérer le bouddhisme de la Soka Gakkaï et de la Nichiren Shoshu et en quoi elle diffère ou en quoi elle ressemble au reste des écoles du bouddhisme de Nichiren.

Le plus important est de pratiquer notre foi et d'étudier comme nous l'ont enseigné le Bouddha Shakyamuni et Nichiren Daishonin afin de grandir, vraiment comprendre le bouddhisme, pratiquer et vivre comme l'ont fait le Bouddha et Nichiren Daishonin. Ainsi, nous et tous ceux qui nous entourent seront libérés des souffrances, satisfaits de la vie, heureux et atteindrons le parfait éveil, exactement comme le Bouddha.

Il ne faut pas nourrir de mauvais sentiments envers la Soka Gakkaï ni envers quiconque à ce sujet. Il se peut que tout ce qu'ils vous ont appris n'était pas entièrement correct mais leur aide vous a alimenté jusqu'à ce jour. Ils se sont peut-être éloignés du chemin principal du bouddhisme. Mais ils vous ont fait connaître les enseignements de Nichiren Daishonin et le Sutra du Lotus. Ils vous ont ouvert une porte. Ils ont également créé des doutes ou des questions profondes dans votre vie concernant le bouddhisme. Pour tout cela, soyez reconnaissant.

Si vous avez des doutes sur la Soka Gakkaï ou si vous avez des questions sur la valeur de votre foi bouddhique, je vous suggère de revenir aux fondamentaux... réfléchissez à la raison pour laquelle vous avez adhéré à cette foi. Qu'attendiez-vous du bouddhisme ? Examinez les faits de l'histoire et de la doctrine. Demandez-vous « Quels sont les enseignements véritables et corrects ? » Qu'est-ce qui correspond exactement à l'histoire et aux écrits documentés de Nichiren Daishonin ?
Ce que j'ai cru et pratiqué était-ce le véritable bouddhisme ? Quelle était la véritable intention du Bouddha  ? Si Nichiren Daishonin revenait aujourd'hui, que dirait-il ?
Serait-il satisfait de ce qu'il verrait ? Comment Shakyamuni et Nichiren voulaient-ils que nous observions notre foi et notre pratique ? Comment devrait vivre un bouddhiste? Qui peut m'enseigner le véritable bouddhisme ? Voici des questions que vous devez vous poser sérieusement. Je pense que nous pouvons commencer à comprendre exactement ces questions simplement en récitant sincèrement le sutra et en psalmodiant le daimoku et en lisant les paroles vivantes du maître dans les mots de chacun des 28 chapitres du Sutra du Lotus et des écrits de Nichiren Daishonin. Chaque chapitre du Sutra et chaque écrit de Nichiren comporte un message pour vous, quelque chose à vous apprendre, quelque chose pour vous aider à grandir. N'interprétez rien, ne changez rien en disant : « cette phrase est écrite de cette façon mais elle signifie en réalité cela... » Ouvrez seulement votre coeur, lisez les mots et essayez de comprendre ce qui est écrit. Laissez le Bouddha Shakyamuni et Nichiren Daishonin vous communiquer leur message. Dans le chapitre 15, Les bodhisattvas Surgis-de-Terre, le Bouddha  Shakyamuni dit en vers :

Produisez maintenant la force de la foi,
demeurez dans l'adhésion patiente au bien.
Le Dharma jamais entendu autrefois
pourra l'être à présent de tous.
Je vous apporte maintenant réconfort et consolation,
n'ayez plus au coeur doute ni frayeur.
Des propos du Bouddha, tout est réel,
sa sagesse est incommensurable,
le Dharma primordial qu'il a fait sien
est profond, au-delà des distinctions;
il va à présent l'exposer tel qu'il est,
d'un seul coeur, vous l'écouterez.

Récitez daimokou pour comprendre et venir au plus près du Bouddha et de Nichiren Daishonin. Vous découvrirez un nouveau monde et une grande joie... le monde du Bouddha vous attend. Devenez un vrai bodhisattva et cherchez sérieusement la voie de la bodhéité. Faites le pas courageux pour approfondir votre foi de plusieurs années et permettez au Bouddha d'entrer dans votre vie. Si vous voulez vraiment rencontrer le Bouddha et expérimenter sa vie et son Eveil, vous le pouvez. Si tout part du coeur et de votre foi sincère – une marche à la fois. C'est comme la phrase du chapitre XVI Juryo* du Sutra du Lotus:

« Leur seul désir est de voir le Bouddha
Et ils ne donnent pas leur vie à contre-coeur. »
Ne pas donner sa vie à contre-coeur signifie ne pas reculer.

Rev. Ryuoh Faulconer
Nichiren Buddhist Sangha of Greater New England
617-314-7782
ryuoh@comcast.net

http://www.nichiren-shu.org/boston
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