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DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

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abandonner le Sutra du Lotus (sa foi) (taiten 退轉). Le Sutra du Lotus insiste à maintes reprises sur la difficulté d'adhérer à ce qu'implique cet enseignement: "Garder ce Sutra est difficile. Quiconque le fera sien, ne serait-ce qu'un seul instant, provoquera mon allégresse et celle des autres bouddhas. Une telle personne sera admirée des bouddhas. Ce sera une personne de valeur et de courage, que l'on devra considérer à l'égal de ceux qui ont observé les préceptes et pratiqué les dhuta (austérités). Une telle personne atteindra rapidement l'Eveil insurpassable du Bouddha." (S.L. chapitre XI). La difficulté peut provenir de l'extérieur: pressions de l'entourage familial ou social (voir le trois grands ennemis) ou, plus souvent, des blocages internes, car la pratique qui nie tout salut extérieur (tariki) demande un travail permanent sur soi. (voir les trois obstacles et quatre démons). Ce qu'en dit Nichiren.

Abhasvara (Ciel de Lumière, Ko'on-ten, 光音天). L'un des 18 ciels de la forme, le plus haut des trois ciels dans le deuxième ciel de méditation. Ses habitants communiquent en émettant des rayons de lumière qui fonctionnent comme autant de paroles.

Abhayamdata (Octroi-Courage, Donateur de Sécurité, Semuisha, 施無畏者). Un des titres du bouddha Avalokitesvara. Il est ainsi qualifié dans le chapitre XXV du Sutra du Lotus.

Abhidharma, Abhidhamma I. (Abidatsuma, 阿毘達磨]). Une des trois parties du "canon bouddhique". Son nom complet Abhidharmapitaka signifie "Corbeille contenant la doctrine bouddhique". (Dharma signifie la Loi ou la vérité et abhi, "vers "en direction de" ou "sur"). L'Abhidharma apparaît après la division du bouddhisme en Mahayana et Theravada. C'est un recueil de textes portant sur l'éthique, la psychologie et l'épistémologie et destinés à servir de support à la méditation bouddhique. Il ne s'agit pas des enseignements du Bouddha mais de points de vue de ses disciples et d'éminents érudits. En savoir plus sur l'Abhidharma; voir également Tripitaka (trois corbeilles).

Abhidharma II. abréviation d'Abhidharma kosa sastra (Le trésor de la scolastique, Abidatsuma Kusha Ron dit Kosa ou Kusha, 阿毘達磨倶舎論). Oeuvre attribuée à Vasubandhu. Nichiren se réfère à la traduction chinoise, dont il existe deux versions: 1'une de Paramartha et 1'autre de Xuanzang. Ouvrage de référence reconnu par la majorité des écoles du bouddhisme en Extrême-Orient parce qu'elle comporte non seulement un examen complet des doctrines Sarvastivada, mais donne également les interprétations de nombreuses autres écoles. Une école - Jushe en Chine, Kusha au Japon - s'est même fondée sur 1'étude de ce traité. En savoir plus.

Abhidharma III. [école] (Bidonshu, Pitanzong, 毘曇宗). Une des toutes premières écoles qui ouvrit des monastères en Chine. Elle fait partie des Treize écoles de Chine durant les dynasties du Nord et du Sud (439-589).

Abhidharma-hridaya-shastra. (Coeur de l'Abhidharma, Abidon-shin-ron, 阿毘曇心論). Précis en deux cent cinquante vers écrit au IIIe siècle par Dharmashra et exposant la doctrine abhidharma de l'école Sarvastivada.

Abhidharma-jnanaprasthana-shastra (Traité sur la source de Sagesse, Abidatsuma Hotchi Ron, abrégé en Hotchi Ron, 阿毘達磨発智論). Principal abhidharma de l'école Sarvastivada qui comporta sept oeuvres exégétiques.

Abhidharma-mahavibadsha-shastra (Grand commentaire de l'Abhdharma, Abidatsuma Daibibasha Ron abrégé en Daibibasha Ron, 阿毘達磨大毘婆沙論). Commentaire exhaustif des doctrines theravada en 200 fascicules, compilé au Cachemire dans la première moitié du IIe siècle de notre ère. Cette compilation aurait été effectuée par cinq cents moines sous la direction de Parshva et Vasumitra à l'époque du quatrième concile bouddhique. Traduite en chinois par Xuanzang et d'autres moines, elle représente une collection des commentaires de l'Abidatsuma Hotchi Ron, développe la doctrine de l'école conservatrice Sarvastivada du Cachemire et réfute l'attitude de l'école progressiste Sarvastivada du Gandhara, celle de l'école Mahasanghika et celle de diverses écoles non-bouddhiques, telles que l'école Samkya. Cette oeuvre systématisa la doctrine Sarvastivada et exerça par la suite une grande influence sur le bouddhisme mahayana.

Abhirati (Terre pure de la Joie, Ahiradai, 阿比羅提 ou Abiradai-sekai ou Myoki-koku). Terre du bouddha Akshobhya à l'Est.

Abhisamayalankara. Commentaire du Sutra de la prajna. Oeuvre de Maitreya-Asanga, base du Yogacara.

abhisheka I. Consécration d'un bodhisattva par le maître; l'une des étapes des 52 étapes de l'Eveil
II. cérémonie d'onction ou cérémonie d'ondoiement, onction (kancho, kanjo, 灌頂, abhisheka). Cérémonie courante dans le bouddhisme ésotérique, qui confère à une personne une certaine position. Son nom vient de la pratique de verser de l'eau sur la tête des souverains de l'Inde ancienne lorsqu'ils accédaient au trône. De même, d'après la tradition mahayaniste, on disait que le Bouddha versait l'eau de la sagesse sur la tête des bodhisattvas lorsqu'ils passaient du neuvième au dixième stade du développement. D'une façon générale, il existe trois sortes de cérémonies d'onction ésotériques : la première pour établir une relation étroite entre l'individu et le bouddha (kechien kanjo); la deuxième, pour conférer à une personne le statut de pratiquant de cette doctrine (gakuho kanjo) et la troisième pour l'investir du titre d'ajari, signifiant par là qu'elle est qualifiée pour enseigner la doctrine (dembo kanjo).
Dans certaines Ecoles la cérémonie d'abhisheka est conférée à des statues de bouddhas ou de boddhisattvas.

abi voir enfer des souffrances sans rémission

Abidatsuma Daibibasha Ron voir Abhidharma-mahavibadsha-shastra

Abidatsuma Hotchi Ron voir Abhidharma-jnanaprasthana-shastra

Abidatsuma Junshori Ron, abrégé en Junshori Ron (Traité sur la conformité avec la doctrine correcte, 阿毘達磨順正理論). Cette oeuvre en quatre-vingts fascicules de Samghabhadra de l'école Sarvastivada, traduite en chinois par Xuanzang, combat le Kusha Ron de Vasubandhu qui critique la doctrine Sarvastivada.

Abidatsuma Kusha Ron voir Abhidharma kosa sastra

Abidon Shin Ron voir Abhidharma-hridaya-shastra.

abi-jigoku voir enfer aux souffrances incessantes

Aborasetsus (Avoraksas). Chefs de gardes infernaux à têtes de taureaux et mains d'hommes. On disait qu'ils découpaient les hommes mauvais à l'aide de sabres tranchants comme des rasoirs. Ce qu'en dit Nichiren

absolu (zettai, 絶対). Sens assez différent du point de vue occidental qui peut envisager l'existence d'un absolu transcendant. Le qualificatif zettai est employé uniquement par opposition à "relatif" et indique qu'un fait est considéré en lui-même sans référence à quoi que ce soit d'autre.

Abutsu bo, 阿仏房 (1189 ? - 1279). De son vrai nom Endo Tamemori mais se faisant appeler Amidabutsu bo (bo = moine) en l'honneur du bouddha Amida dont il était un fervent adepte, avant sa conversion au Sutra du Lotus. La tradition en fait un ancien bushi au service de l'empereur retiré Juntoku, banni dans l'île de Sado après la victoire du shogunat en 1221. Il semble cependant plus probable qu'il ait été natif de Sado. Lorsque Nichiren est exilé à Sado, Abutsu se rend auprès de lui à Tsukahara, pour l'affronter dans un débat mais devant les arguments de Nichiren se convertit et devient un de ses plus fidèles disciples. Sa femme, la nonne Sennichi, se convertit également et tous deux aident de leur mieux Nichiren par des dons de nourriture et d'objets de première nécessité. A la fois Abutsu et son épouse ont reçu de Nichiren des lettres très importantes et Nichiren a inscrit pour eux un Gohonzon. Malgré son âge Abutsu se serait rendu trois fois au mont Minobu pour revoir Nichiren. Il incarne l'esprit de recherche et la foi du pèlerin. Il meurt à Sado en 1279. Son fils, Tokuro Moritsune, fait un pèlerinage à Minobu pour y déposer ses cendres. Il continue à propager le Sutra du Lotus à Sado, et son petit fils, Nyojaku Nichiman, a été disciple de Nikko. Ce qu'en dit Nichiren

Acala voir Fudo

acarya ou acharya (ajari, 阿闍梨). Titre honorifique signifiant "maître". A l'origine, ce titre s'appliquait uniquement à Shakyamuni. En Chine, il désignait d'abord les maîtres indiens du Mahayana. Au Japon, ajari était un degré dans la hiérarchie religieuse. On considérait comme ajari celui qui avait prouvé sa filiation spirituelle avec le fondateur du bouddhisme et pouvait enseigner par son exemple. Toutefois, l'enseignement de la doctrine n'était pas obligatoire. Cette tache incombait aux guru, maîtres spirituels spécialisés dans l'étude des textes canoniques. Vers le IXe siècle, particulièrement dans la tradition du Shingon, le terme désigne un moine de haut rang qui a reçu la transmission secrète. Nichiren l’emploie souvent pour nommer ses disciples religieux les plus proches, et tout particulièrement ses six successeurs, ainsi,
Nissho
(1221 - 1323) est-il appelé "Acarya Ben" (Ben Ajari);
Nichiro (1245 - 1320), "Acarya du Grand Pays" (Daikoku Ajari);
Nikko (1246 - 1333), "Acarya du Lotus Blanc" (Byakuren Ajari);
Nichiji (1250 - ?), "Acarya de la Fleur de Lotus" (Renge Ajari);
Nitcho (1252 – 1317 ?), "Acarya d’Iyo" (Iyo-Ajari);
Niko (1253 - 1314), "Acarya de Sado". (Sado-ko, Mimbu-Ajari).
(Voir six moines aînés et Nichiren et ses successeurs)

Accomplissement merveilleux [Sutra de l'] ou Sutra de l’Acte de perfection ou Sutra de l’accomplissement de la perfection. (Soshitsuji) Voir sutra

Accumulation de sagesse [bodhisattva] voir Chishaku

actes. Selon la doctrine bouddhique, l'ensemble des actes, qu'ils soient commis en pensée, en parole ou en action sont autant de causes qui constituent le karma. Ce qu'en dit Nichiren

actes de bien voir dix bonnes actions

actes mentaux ou actes psychiques (shingyo, 心行). L'activité de l'esprit, le fait que diverses pensées se succèdent et occupent l'esprit. Le bouddhisme les compare à un singe qui saute de branche en branche. Le but de la méditation est de prendre conscience de cette activité puis de la contôler.

actions [dix mauvaises] voir dix actions

adana-vijnana (adana-shiki, 阿陀那識). Terme utilisé par l'école du Rien que conscience pour désigner la conscience alaya.

adaptation au lieu ou adapter les préceptes aux usages locaux (zuiho bini, 随方毘尼). Précepte monastique (vinayana) de l'école Mahishasaka selon lequel, dans les domaines où le Bouddha lui-même n'a pas formulé expressément de prescriptions ou d'interdictions, il faut agir en accord avec les coutumes locales, pourvu qu'elles ne violent pas l'esprit fondamental du bouddhisme. Nichiren s'appuie sur ce précepte dans le Gessui Gosho en répondant à la femme de Saburo Yoshimoto sur la pratique à adopter lors de ses menstrues. Ce qu'en dit Nichiren.

adéquation sujet-objet ou fusion de la réalité et de la sagesse(kyo chi myogo, 境智冥合). Principe élaboré par Zhiyi dans son Hokke Mongu. Adéquation entre le monde objectif (kyo) et la sagesse du sujet (chi) et plus particulièrement adéquation entre la vérité de la nature de bouddha inhérente à la vie de chacun et la sagesse subjective permettant de s'éveiller à cette vérité. Cette fusion est elle-même l'atteinte de la boddhéité. Au sens propre c'est une des qualité de l'Eveillé. Elle est explicitée dans le chapitre de la Tour au Trésors lorsque le sujet (Shakyamuni) entre dans le stupa (la "demeure") de Taho. Nichiren définit le Dharma qui sous-tend cette adéquation de la réalité et de la sagesse comme Namu Myoho Renge Kyo. Il concrétisa son propre Eveil, qui consiste en cette fusion, sous la forme du Gohonzon. Lors de la pratique bouddhique, la réalité objective (kyo) correspond au Gohonzon, et la sagesse, à la croyance dans le Gohonzon (chi). Ce qu'en dit Nichiren

administrateur des moines (sojo, 僧正). Titre indiquant à partir du début du VIIe siècle le rang hiérarchique dans les temples bouddhiques. Le titre de sojo correspond, en fait, aux trois premiers des 10 rangs traditionnels: dai-sojo (Administrateur principal ou Recteur monacal majeur); sojo (Administrateur); gon-sojo (Vice-administrateur). Ce sont les "supérieurs" ou "superviseurs des moines", des sozu (4 rangs) et des risshi (3 rangs).
Les 4 rangs des sozu sont : dai sozu (préfet monacal majeur), gon dai sozu (vice préfet monacal majeur), sho sozu (préfet monacal mineur) et gon sho sozu, (préfet monacal mineur). Ces titres étaient conférés par le gouvernement à des moines éminents, indiquant le niveau de l'autorité qu'ils exerçaient sur les autres moines. Cependant, à l'ère de Kamakura, le système hiérarchique officiel était devenu formel et ne correspondait plus à des responsabilités effectives. Dans un système parallèle entièrement distinct, des titres purement honorifiques étaient conférés par le gouvernement à des moines éminents. Des appellations telles que "Oeil du Dharma" et "Sceau du Dharma", étaient des titres de ce genre.

adhimukti voir foi

afflictions [cinq] voir troubles (gojoku)

Agama voir période des Traditions, (Agon ji )

Agamasutra voir Sutra Agama ( Agonkyo)

Agastya (Akada-sen, 阿竭多仙). Ascète brahmane. Le Sutra du Nirvana le crédite du pouvoir surnaturel de mettre toute l'eau du Gange dans une oreille et l'y retenir pendant deux ans. Ce qu'en dit Nichiren.

âge de conflits ou ère de conflits ou âge mauvais (tojo kengo, 闘諍堅固). Dernière des cinq périodes de cinq cents ans après la mort de Shakyamuni, qui sont décrites dans le Sutra Daijuku. Il correspond au début des Derniers Jours du Dharma. Selon ce sutra, dans cette période régnera un conflit incessant parmi les partisans des diverses doctrines bouddhiques, et le Dharma pur sera perdu. Il est dit que, dans cette période des Derniers jours du Dharma, les écoles bouddhiques rivales se querelleront sans cesse entre elles et les enseignements corrects de Shakyamuni s'obscurciront. Ce qu'en dit Nichiren.

âge d'infortune voir année d’infortune

Agon ji voir période des Traditions

Agonkyo voir Sutra Agama,(Agamasutra)

Agramati (Shoi-biku, 勝意比丘). Moine décrit dans le Daihannya (Mahaprajnaparamitasutra) qui parle du bouddha Simhanada (Shishionno). Ce moine calomnia Kikon-biku (Prasannendriya) qui enseignait le principe du véritable aspect de tous les phénomènes. Devant une nombreuse assemblée, la terre s'ouvrit pour l'engloutir. Ce qu'en dit Nichiren

agrégats voir cinq agrégats

ahimsa (non-violence, ahinsa, アヒンサー). Principe fondamental des religions et des philosophies indiennes et l'un des cinq préceptes de base. S'appuyant sur ce principe, les bouddhistes et les jaïns se sont opposés aux brahmanes et à leur massacre rituel des animaux domestiques. Ce qu'en dit Nichiren

ai voir raga

Ainsi [dix Ainsi] voir ju nyoze

"Ainsi ai-je entendu" (nyoze gamon, 如是我聞, evam mayashrutam). Formule par laquelle commencent les sutras qui, d'après la tradition, ont été récités par Ananda lors du premier concile. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

ainsité (shinnyo ou nyonyo, 真如・如如, tathata, bhutatathata). Nature authentique, non conditionnée, de toute chose; réalité ultime; ce qu'est réellement tout phénomène (tout dharma) mais qu'il est impossible de définir ou d'exprimer. La notion d'ainsité sous-entend le principe de l'immanence des phénomènes. Les choses peuvent être (être ainsi, être telles quelles) sans avoir été créées par une force transcendante extérieure. Ce qu'en dit Nichiren

ainsités (dix Ainsi, ju nyoze)

Ainsi-venu (Nyorai, 如来, Rulai, Tathagata). Une des façons d'appeler le Bouddha. Tathagata pose un problème de traduction puisqu'il signifie "ainsi-venu" et "ainsi parti". Pour les différentes interprétations voir Tathagata. Ce qu'en dit Nichiren

Airan voir Aizen

Aitta voir Ajita

Aizen, Aizen myoo, 愛染 - 愛染明王 (Roi-de-Lumières Amour ou Roi-de-Science d’Attraction, Airan, Raga ou Ragaraja, Ragaraja ou Ragavidyaraja). Divinité bouddhique purifiant les hommes des désirs terrestres et les libérant des illusions et des souffrances provenant de ces désirs. Dans la doctrine ésotérique, sa véritable identité serait celle du bouddha Dainichi-Vairocana ou de Kongosatta (Vajrasattva). Sur le mandala du Monde de Diamant, Aizen est représenté en rouge vif (couleur des passions), avec trois yeux, six bras et une expression irritée, tenant à la main un arc et des flèches, mais aussi d’autres instruments pour accrocher, tel l’hameçon ou le crochet. Cet aspect effrayant rend compte du danger des passions charnelles. Pour le croyant du bouddhisme, il est censé le protéger des erreurs que génèrent les passions profanes pour faire naître une énergie plus grande qu’elles. Son nom, écrit en siddham, orthographe sanskrite médiévale, du côté gauche du Gohonzon lorsqu'on lui fait face, représente le principe qui énonce que les désirs terrestres impliquent l'Eveil (bonno soku bodai), où le but recherché est moins l’annihilation des passions que l’utilisation de l’énergie qu’elles contiennent pour un but supérieur. Il est représentatif de l’aspect tantrique du bouddhisme. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

ajari voir acarya

Ajatashatru (Ajatasattu, Ajase-o, 阿闍世王). Roi du Magadha à l'époque de Shakyamuni. Alors qu'il n'était encore que prince, il se lia d'amitié avec Devadatta qui l'incita à tuer son père, Bimbisara, pour régner à sa place. Une fois monté sur le trône, il déclara la guerre au roi Prasenajit de Koshala à propos du domaine de Kashi, mais, par la suite, fit la paix avec lui et épousa sa fille, faisant peu à peu du Magadha le plus puissant royaume de l'Inde. Plus tard, il se convertit au bouddhisme et c'est grâce à son soutien que se tint le Premier Concile destiné à compiler les enseignements de Shakyamuni.
Selon le Sutra Daihatsunehan, le roi Bimbisara, voyant qu'il n'avait pas d'héritier de sa femme Vaidehi, alla consulter un devin qui lui révéla qu'un ermite, vivant à l'époque dans les montagnes, se réincarnerait en son fils après sa mort. Bimbisara était si impatient d'avoir un héritier qu'il fit tuer l'ermite et, peu après, Vaidehi fut enceinte, mais le devin prédit que l'enfant serait un ennemi du roi. La version chinoise du nom Ajatashatru, Mishoon, signifie "ennemi avant la naissance". Prenant peur, le roi précipita l'enfant du haut d'une tour, mais celui-ci survécut avec seulement un doigt cassé, ce qui lui valut le surnom "Doigt cassé". On dit que c'est alors qu'il était encore tout jeune que Devadatta le persuada de se rebeller contre son père, en lui révélant l'histoire de sa naissance. Ajatashatru fit emprisonner son père avec l'interdiction de lui donner à manger. Mais la reine déjoua le stratagème en s'enduisant le corps de farine et de miel, lors de ses visites au vieux roi. Lorsque la reine fut emprisonnée à son tour, le couple fut soutenu grâce aux pouvoirs surnaturels de Maudgalyayana.
Après la mort de Bimbisara, Ajatashatru en vint à regretter amèrement sa conduite. Tourmenté par la culpabilité qu'il ressentait à l'égard de la mort de son père, son corps se couvrit de boutons purulents le quinzième jour du second mois de l'année de ses cinquante ans. On s'attendait à ce qu'il meure le septième jour du troisième mois. Sur les conseils de son ministre et médecin, Jivaka, il fit rechercher Shakyamuni qui lui enseigna les principes du Sutra du Nirvana, lui permettant ainsi d'effacer son mauvais karma et de prolonger son existence. Ce qu'en dit Nichiren.

Ajase-o voir Ajatashatru

Ajita 1. (Invincible, Aitta, 阿逸多). Titre donné au bodhisattva Maitreya.

Ajita 2. (Invincible, Aitta, 阿逸多). Disciple de Shakyamuni dont l'histoire est évoquée par le grand médecin Jivaka dans le Sutra du Nirvana. Jivaka réussit à persuader Ajita de s'interroger sur sa conduite passée et à rechercher l'enseignement du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren

Ajita Keshakambala (Agita-shishakim-bara, 阿耆多翅舎欽婆羅). L'un des six penseurs non-bouddhistes (rokushi-gedo) de l'Inde de Shakyamuni. Il professait un matérialisme primaire selon lequel toutes les choses dans l'univers sont constituées de la terre, de l'eau, du feu, et du vent. Puisque le monde se compose de ces seuls éléments, la vie finit quand le corps meurt, et il importe peu qu'elle soit bonne ou mauvaise. Ajita a encouragé l'hédonisme. Il est considéré comme le précurseur de l'école de Lokayata.

Ajivika [école] (Ajibika-ha ou Jamyo-gedo, アージービカ派 - 邪命外道). Ancienne école philosophique à l'époque de Shakyamuni. Ajivika était un terme péjoratif employé par les bouddhistes pour désigner ceux pour qui la pratique religieuse était un simple moyen pour gagner sa vie. L'école professait des doctrines fatalistes, affirmant que tous les événements sont prédéterminés par le destin, et que la volonté et les actions des êtres humains sont totalement inefficaces pour changer le cours de leur réincarnation. Néanmoins, les disciples de cette école ont pratiqué l'ascétisme comme le faisaient les disciples de Jain. L'école a existé en Inde méridionale jusqu'au XIVe siècle.

Ajnata Kaundiya ou Kaundinya ou Anna Kondanna. ("Vaisseau de feu", Anyakyojinnyo, 阿若a陳如). Un des cinq ascètes qui entendirent le Premier sermon du Bouddha et se convertirent à son enseignement. Né dans une famille de brahmanes de Kapilavastu, dans le nord de l'Inde, il accompagna, sur ordre du roi Shuddhodana, Shakyamuni lorsque celui-ci renonça au monde et pratiqua l'ascèse avec lui. Cependant, lorsque Shakyamuni abandonna ses pratiques ascétiques, Kaundinya le quitta et se rendit au Parc des Daims. C'est là qu'ils se rencontrèrent à nouveau lorsque Shakyamuni eut atteint l'état de bouddha. Kaundinya se convertit alors à son enseignement. Le chapitre VIII du Sutra du Lotus prédit qu'il deviendra dans l'avenir un bouddha nommé Fumyo (Lumière universelle). La légende du Roi Kali raconte sa rencontre avec Shakyamuni dans une vie antérieure. Ce qu'en dit Nichiren

Akanishtha [ciel] (Ciel des Dieux-Parfaits, Akanita-ten ou Shikikukyo-ten, 阿、尼q天 - 色究竟天). Le plus élevé des ciels du plan de la forme (rupadhatu), le 24e. Dans la pensée indienne, Ciel symbolise le monde psycho-mental, par opposition à Terre qui désigne le monde matériel. D'après le Divyavadana et les textes du Mahayana provisoire c'est le lieu où tous les bouddhas accomplissent leur dernière ascèse Rester constamment en méditation, sans s'allonger (dhuta) avant de parvenir à l'Eveil, pendant que leurs corps physiques restent dans le monde des hommes. Les habitants d'Akanishtha se nourrissent de lumière et lorsqu'un bouddha touche de sa langue ce ciel, il enseigne aux hommes la voie pour voir l'aspect réel des choses. Ce qu'en dit Nichiren

Akanitaten voir ciel Akanishtha

akasha (koku, ku, 虚空 - 空). L'espace. Un des cinq éléments ou de six éléments. C'est l'espace physique où les dharmas, (les choses et les phénomènes) se manifestent. Il est caractérisé par l'absence d'obstacles.

Akashagarbha (Corbeille de Vacuité-Totale, Kokuzo bosatsu, Xukongcang pusa, 虚空・空). L'un des huit grands bodhisattvas (mahasattvas-bodhisattvas). Sa sagesse et sa bonne fortune sont aussi vastes que l'univers. Il est plus connu sous le nom de Kokuzo au Japon. Ce qu'en dit Nichiren

Akashanantya (Kumuhen-jo, 空無辺処). Premier (le plus bas) des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Domaine où tout est non-substantiel (ku).

Akimchanya ou Akimchanyayatana (Mushou-sho, 無所有処). Troisième des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Royaume où rien n'existe.

Akimoto Taro Hyoe-no-jo (秋元太郎兵衛尉), (? - 1291). Originaire de la province de Shimosa et disciple laïc de Nichiren, Akimoto se serait converti à son enseignement en 1260, lorsque Nichiren échappa à la persécution de Matsubagayatsu en fuyant Kamakura et se réfugia chez Toki Jonin à Shimosa. Akimoto entretenait des relations amicales avec Soya Kyoshin et Ota Jomyo qui se convertirent à peu près à la même époque. Il aurait été apparenté à Toki Jonin. Il mourut le 17 septembre 1291, et sa résidence dans le district d'Imba (province de Shimosa) devint par la suite le temple Shuhon-ji. Nichiren lui adressa, entre autres l'Akimoto Gosho (Lettre à Akimoto).

akki (démon malfaisant, 悪鬼・鬼). Une catégorie de démons. Fonctions ou influences négatives qui privent des personnes du bonheur ou de la vitalité et bloquent le jugement correct. D'après Zhiyi, une des six causes de la maladie. Le chapitre XIII du Sutra du Lotus en parle comme d'un obstacle à la propagation du Dharma. Ce qu'en dit Nichiren

Akshobhya (Ashuku nyorai, 阿閃如来). Bouddha que l'on disait vivre dans la Terre pure de Joie (Abiradai-sekai ou Myoki-koku) située à l'est de l'univers. Ashuku est une transcription japonaise du sanskrit Akshobhya, "inébranlable". Ce bouddha est également connu sous le nom de Fudo. D'après le Sutra Ashukubukkoku, Akshobhya parvint à l'état de bodhisattva sous la direction du bouddha Daimoku (Grands Yeux), atteignit l'Eveil, et, s'étant complètement libéré de toute animosité et de tout désir, prêche maintenant dans la Terre de Joie. Selon le chapitre VII, Kejoyu, le premier des seize fils du bouddha Daitsuchisho, suivit son père, pratiqua le Sutra du Lotus et parvint à l'Eveil en devenant le bouddha Akshobhya. Dans le bouddhisme ésotérique, il est l'un des cinq bouddhas de sagesse du mandala du Monde de Diamant, symbolisant le "grand miroir rond de la sagesse" qui reflète très exactement toute chose telle qu'elle est. Ce qu'en dit Nichiren.

aku, 悪. Mal dans la conception shintoïste, c'est à dire non pas tant le mal au sens moral que malheur, désastre, infériorité de nature ou de valeur.

aku-chishiki voir ami néfaste

akudo voir lieux où mènent les actes mauvais (durgati)

akunin jobutsu voir atteinte de la boddhéité

akusala voir immoral

Alara Kalama, Arada Kalama (Arara-karan, 阿羅邏 藍). Ermite et maître en méditation yogique qui aurait atteint, près de Rajagriha, le "stade où plus rien n'existe". Il fut le premier maître de Shakyamuni au moment où celui-ci renonça à la vie profane. Rapidement, Shakyamuni maîtrisa le même mode de méditation mais, ne pouvant trouver l'Eveil qu'il recherchait, il abandonna Arada Kalama.

alaya, alaya-vijnana(conscience-alaya ou conscience universelle, (zo, araya-shiki, 阿頼耶識). Aussi appelée le réceptacle-alaya des perceptions ou dépôt du karma. Il s'agit de la huitième des neuf consciences. Située à un niveau plus profond que la conscience ordinaire; on l'appelle ainsi parce que tout le karma créé au cours de la vie présente et des vies passées y est emmagasiné. Ce réceptacle-alaya est considéré comme ce qui passe par le cycle de la naissance et de la mort et forme le cadre d'une existence individuelle. Tous les actes et toutes les expériences de la vie qui passent par les sept premiers niveaux de conscience sont accumulés en tant que karma dans ce tréfonds-alaya qui, à son tour, influence le fonctionnement des autres consciences. L'école Rien-que-conscience, qui ne postule l'existence que de huit consciences, soutient que tous les phénomènes proviennent de la conscience-alaya et qu'elle constitue donc l'unique et seule réalité. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

allégement des rétributions karmiques (tenju kyoju, 転重軽受). Principe propre à l'enseignement essentiel. Conformément au principe de la production conditionnée, tout ce qui se passe dans le présent prend sa source dans le passé. Le karma est vu comme un faisceau de causes qui ne disparaît pas au moment de la mort mais se réincarne dès que les circonstances le permettent. Les souffrances sont un effet de causes passées et, la plupart du temps, inconscientes. La pratique bouddhique, en éveillant la huitième conscience, ouvre un regard différend sur soi. A partir du moment où l'erreur de jugement, l'obscurité fondamentale, est clairement perçue, le pratiquant est en mesure de décider d'inverser l'enchaînement causal. Il utilise à cette fin l'énergie psychique dégagée par la pratique du mantra (daimoku). Le résultat de ce travail sur soi se répercute non seulement sur l'état psychique et physique de l'individu mais également sur son environnement, en vertu des principes de non-dualité du corps/esprit (shikishin-funi) et sujet/environnement (esho-funi). De plus, les "mérites" accumulés par les bouddhas est tel que le simple contact avec leur enseignement provoque des changements profonds, par imprégnation en quelque sorte. Ce travail s'effectue au niveau de la neuvième conscience et le pratiquant débutant ne s'en aperçoit que par des effets positifs dans sa vie quotidienne. La loi de causalité ne disparaît pas mais chacub est en mesure de faire face à son destin au lieu de le fuir. Ce qu'en dit Nichiren

aloès [bois d'] (jinkoh). Bois précieux qui produit un parfum subtil. Très prisé en Orient, il sert à fabriquer un encens qui "ouvre l'esprit à la spiritualité".

ama (尼, amba). Littéralement "Vénérable mère", désigne une religieuse bouddhiste qui garde son statut laïc. C'est l'équivalent du nyudo pour les hommes. Les ama se faisaient généralement tondre la chevelure mais il y en avait aussi qui la conservaient. Nichiren écrivit à un grand nombre d'ama: Myoshin ama, Sennichi ama, etc.

Ama-Gozen. Disciple de Nichiren; l'épouse de Ko Nyudo. Destinataire du gosho L'arc et la flèche.

amala-vijnana[conscience], (conscience fondamentale pure, amarashiki, 阿摩羅識) La plus profonde des neuf consciences; amala signifie "pur" ou "immaculé - et vijnana, "discernement". Les huit consciences énoncées dans la doctrine de l'école Rien-que-conscience consistent dans les six consciences (discernement par les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et le mental), la conscience-mana et la conscience-alaya. A celles-ci, l'école She-lun (Shoron), l'école Tiantai (Tendai) et l'école Hua-yan (Kegon) ajoutent une neuvième conscience, définie comme la base de toutes les fonctions vitales. Alors que la conscience-alaya contient des impuretés karmiques, la conscience-amala est pure, exempte de toute souillure et correspond à l'état de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren

amaltas (cassia fistula ou cassier, faux séné, canéfier). Arbre pouvant atteindre 10 m et dont les fleurs en grappes jaunes sont très parfumées.

amanori. Sorte d'algue rouge cultivée dans les embouchures entre l'eau douce et eau de mer.

Amaterasu Omi kami voir Tensho Daijin

ambroisie (kanro, ganlu) voir amrita

Ambapali, Amrapali (Ambaranyo, 菴婆羅女). Courtisane de Vaishali qui entendit personnellement l'enseignement de Shakyamuni et, par la suite, fit don de son verger, un bosquet de manguiers, au Sangha. A la fin de sa vie, Shakyamuni aurait quitté Rajagriha et se serait mis en route pour son dernier voyage en direction du nord. Ayant traversé le Gange, il se serait arrêté à Vaishali dans le verger d'Ambapali. Ayant alors entendu le Bouddha enseigner le Dharma, elle l'invita joyeusement à venir dîner chez elle avec ses disciples. Ce qu'en dit Nichiren.

âme voir atman

Amida 阿弥陀, Amida ou Muryoko, 無量光, ou Muryoju, 無量寿 (Lumière-Infinie, Amituo, Amitabha, Amitayus). Contrairement au Bouddha Shakyamuni, Amida n'est pas un personnage historique. Son nom apparaît dans plusieurs sutras du Mahayana d'après lesquels lorsqu'il était bodhisattva, le futur Amida prononça 48 vœux solennels, s'engageant à secourir tous les êtres souffrants. On connaît particulièrement le 18ème vœu qui dit: "Si ceux qui avaient foi en moi ne renaissent pas dans mon pays de la Terre pure, je ne recevrai pas l'Eveil". Contrairement à l'interprétation qu'en donne le croyant laïque, dans le texte du Sutra Muryoju, ceux qui ont commis les sept fautes capitales ou une offense au Véritable Dharma sont toutefois exclus de ce vœu.
Inconnu du bouddhisme primitif, son culte est depuis longtemps le plus populaire en Extrême-Orient. Les conditions qui ont présidé à la naissance de la dévotion dont il fait l’objet sont pour le moins obscures. Les influences indiennes semblent peu nombreuses. Il y a eu probablement rencontre avec des cultes locaux des régions occidentales de la Route de la Soie. Toute une littérature s’est créée sur les vies antérieures d'Amida, ses qualités, etc. La promesse d'une renaissance dans un monde meilleur satisfaisait la piété populaire et la simplicité de la pratique convenait aux exigences spirituelles de la Cour impériale japonaise, plus portée à une pratique extérieure qu'à une recherche de l'Eveil.
Nichiren critique ceux dont la dévotion va vers Amida en les comparant à des enfants qui se tromperaient de parents. Pour lui, la foi accordée à un bouddha qui n’est pas le vrai bouddha ne peut être que néfaste. L’ampleur du mouvement amidiste, sa facilité, le déni du monde, les croyances paradisiaques, tout cela lui semble éminemment suspect. Peut-être décèle-t-il dans cette tendance, les influences non bouddhiques et non indiennes qui ont marqué la naissance de cette foi. Dans le monastère où il avait effectué son noviciat, on pratiquait la récitation votive du nom d’Amida (Nembutsu) et il dit avoir conçu des doutes très tôt quant à l’efficacité de cette pratique. Il a même eu le sentiment qu’il s’agissait de quelque chose de funeste.
Dans la Lettre à Shanwuwei, il affirme la supériorité du Bouddha Shakyamuni qui, seul, possède les vertus de Souverain, Maître et Parent. Shakyamuni est l'Honoré de ce monde Saha, alors qu'Amida règne sur un monde autre que le nôtre, un monde qui n'a pas d'existence historique. Shakyamuni a dispensé un enseignement avec lequel nous avons un profond lien karmique (l'humanité progresse par la compréhension des enseignements bouddhiques). Il se comporte donc comme un père nous ouvrant les yeux pour nous éveiller à la sagesse du bouddha que nous, simples mortels, possédons tous de manière inhérente. Pour Nichiren, le bouddha Amida dont il est question dans le Sutra du Lotus n'est pas le bouddha Amida mentionné dans le Sutra Kammuryoju
Ce qu'en dit Nichiren

Amidakyo voir Sutra Amida (Sukhavativyuha)

amidisme(nembutsu). Un des courant du bouddhisme les plus répandu en Extrême-Orient; né en Chine autour des Ve - VIe siècles et basé sur le culte du bouddha Amida. Le but de l'adepte est la renaissance dans la "Terre Pure" d'Amida, sorte de paradis où il pourra jouir d'une vie de félicité sans fin. Ce paradis peut être atteint uniquement grâce à l'aide d'Amida qui a juré de transporter dans son paradis tous les êtres qui croiront en son pouvoir salvifique et demanderont son aide en répétant le Nembutsu, mantra avec son nom. L'amidisme prône un comportement altruiste et moral mais reconnaît à Amida le pouvoir de sauver même le pêcheur le plus endurci. C'est la notion du salut grâce à une force extérieure (tariki, la force de l'autre) qu'a combattu Nichiren pour qui l'Eveil bouddhique ne pouvait être obtenu que par un travail sur soi (jiriki, force intérieure). De plus, Nichiren conteste quelque pouvoir salvifique à un bouddha qui n'a pas de réalité historique (n'appartient pas au monde Saha) et dont l'enseignement n'a pas de lien karmique avec les êtres des dix-mondes-états.
L'amidisme pénètre au Japon vers le XIIIe siècle où il connaît une grande popularité et se subdivise assez rapidement en Jodo shu, Jodo Shinshu, Ji-shu.

Ce qu'en dit Nichiren

Grand mandala de la Terre pure

ami de bien ou ami du bien ou ami spirituel (zenchishiki, 善知識, kalyanamitra). Personne qui transmet l'enseignement correct et conduit vers la pratique bouddhique. Au sens plus large, il peut s'agir d'un événement ou d'un texte qui remplit la même fonction. A l'opposé, le akuchiki (ami néfaste) est celui qui fait obstacle à l'atteinte de la boddhéité. Ce qu'en dit Nichiren

ami néfaste ou ami du mal, mauvais ami bouddhique (akuchishiki, 悪知識). Ami ou maître qui détourne de la pratique correcte du bouddhisme. Le Sutra de Nirvana dit: "Les bodhisattvas-mahasattvas ne craignent pas les éléphants fous. [...] Puisqu'un éléphant fou peut seulement détruire votre corps; il ne peut pas détruire votre esprit. Mais un mauvais ami peut détruire le corps et l'esprit. [...] Même si vous êtes tués par un éléphant fou, vous ne tomberez pas dans les trois mauvaise voies. Mais si vous êtes détruits par un ami mauvais, vous êtes sûr d'y tomber." Ce qu'en dit Nichiren

Amitayus (bouddha Longue-Vie, Longévité-Infinie). Un des aspect du bouddha Amitabha (Amida). La méditation sur lui confère, en particulier, la longévité.

Amoghavajra(Fuku, 不空, Pukong, Bukong), (705-774). Sixième patriarche de la lignée du bouddhisme ésotérique. Né dans le nord de l'Inde (certaines sources le disent originaire d'Asie centrale), il partit en 720 pour Loyang où il devint le disciple de Vajrabodhi. En 741, après la mort de son maître, il se rendit à Ceylan (actuel Sri Lanka) à la recherche de textes ésotériques. En 746, il revint en Chine où il bénéficia de la protection de Xuanzang et des empereurs Tang; il aurait même dirigé des cérémonies destinées à assurer la protection du pays. Il propagea les doctrines ésotériques et traduisit aussi de nombreux textes ésotériques dont le Sutra Kongocho et le Rishu-kyo. Avec Shubhakarasimha et Jin-gang-zhi il est l'un des fondateurs de l'école Zhenyan zhong (Shingon) en Chine. Il eut dix principaux disciples, dont Huiguo qui transmit ces doctrines à Kukai, fondateur de l'école Shingon au Japon. Ce qu'en dit Nichiren

amour-empathie voir

amrita, amata (ambroisie, élixir, kanro, 甘露). Littéralement, non-mort. Dans le mythologie indienne, nectar d'immortalité. Là où les êtres célestes voient l'amrita les êtres humains, dans leur ignorance, ne voient que de l'eau. On disait que l'amrita délivrait des souffrances et rendait immortel. En Chine, on disait qu'elle tombait en pluie du ciel lorsque le monde était en paix. Ce qu'en dit Nichiren

Amritodana, Amitodana (Kanrobonno,甘露飯王). Un jeune frère du roi Shuddhodana, le père de Shakyamuni. Selon certaines sources, il serait le père d'Ananda et de Devadatta, d'après d'autres celui d'Anuruddha et Mahanama.

Anabe (? - 587) et Yakabe (? - 587). Anabe (ou Anahobe) était un fils de l'empereur Kimmei et sa mère était la fille de Soga no Iname. Il ne put monter sur le trône à la mort de l'empereur Bidatsu et fit une autre tentative pour s'emparer du pouvoir à la mort de l'empereur Yomei, en conspirant avec Mononobe no Moriya. Toutefois, on rapporte qu'il fut tué par Soga no Umako, qui soutenait un autre prince héritier, Hatsusebe (l'empereur Sushun). Yakabe, l'un des plus proches amis du prince Anahobe, fut également tué avec lui. Ce qu'en dit Nichiren

anagamin (le "sans-retour", anagon ou fugen, 阿那含・不還). Celui qui, grâce à la pratique bouddhique, est assuré de vivre dans ce monde sa dernière incarnation. Notion theravada car dans le Mahayana, les bodhisattvas s'incarnent afin da sauver les autres. Ce qu'en dit Nichiren.

Ananda (Ananda, Anan, Enantuo, 阿難). Son nom signifierait "allégresse" mais aussi "sans tache". Il serai né le jour où Shakyamuni atteignit l'Eveil. Certaines sources le donnent comme frère cadet de Devadatta, d'autres en font le fils d’Amitodana un autre oncle paternel de Shakyamuni. Ananda fut le disciple de ce dernier et le servit fidèlement pendant vingt-cinq ans. Il est l’un des dix grands disciples et le premier pour la qualité de son écoute et la mémorisation des enseignements qu’il entendait en accompagnant le Bouddha. Le Sutra du nirvana le met en scène et le voit recueillir les derniers enseignements de son maître. Il s’inquiète de savoir qui sera son guide après le trépas du Bouddha et celui-ci lui répond, ce qui est notre part commune du legs: "Tu seras ta propre lumière, Ananda". Il fait partie du dernier des trois groupes des auditeurs-shravaka du Sutra du Lotus qui comprirent les enseignements du Bouddha en entendant parler des liens qu'ils avaient avec Shakyamuni, dans le lointain passé de sanzen jintengo, tels que les décrit le chapitre Kejoyu. Le chapitre Ninki prédit qu'il atteindra l'Eveil à l'avenir sous le nom de bouddha Sengaie Jizaitsno (Roi de Puissance illimitée et Montagne d'immense sagesse). Ananda prit une part importante au côté de Kashyapa dans la première compilation des enseignements et succéda à ce dernier à la tête de la communauté (sangha). Selon la légende, lors du premier concile à Rajagriha (477 avant notre ère) il récita la totalité des sutras et prononça pour la première fois à cette occasion la célèbre formule qui caractérise les sutras "ainsi ai-je entendu..." (evam maya scrutama). Ce qu'en dit Nichiren

ananta-nirdesha-pratishthana-samadhi (samadhi du lieu des Sens infinis, muryogisho-sammai, 無量義処三昧). Samadhi de Shakyamuni avant qu'il n'enseigne le Sutra du Lotus. Littéralement, ananta signifie "illimité", "infini", nirdesha signifie "description", "élucidation" et pratishthana désigne une base, un appui. Le Sutra des Sens Infinis qui sert de prologue au Sutra du Lotus dit: "Ces significations infinies sont soutenues par un Dharma simple".

Anantacaritra voir Muhengyo bosatsu

anapana-samadhi ou anapana-smriti (samadhi du compter-du-souffle, susoku-kan, 数息観i). Pratique méditative qui prépare l'entrée dans la samadhi en comptant chaque souffle; anapana signifie souffle, smriti désigne la mémoire.

anasrava (sans écoulement, sans infections). Ce ou celui qui n'est plus soumis aux flux des passions engendré par la souillure des six organes de sens. La sagesse sans écoulement (sagesse-anasrava) est une sagesse que les pensées douloureuses, nées des passions, ne viennent pas troubler. C'est le but de la 11e étape des 52 étapes du bodhisattva.Voir les quatre sagesses anasrava.

Anathapindada "Bienfaiteur des Nécessiteux" Autre nom de Sudatta

anatma voir atma

Anavatapta 1. (Lac de glace, Qui-ne-se-réchauffe-pas, Anokuchi ou Anokudatchi ou Munetchi, 阿耨池 - 阿耨達池 - 無熱池 - 阿那婆達多, ou Shoryo-chi 清涼池). Selon la cosmologique bouddhiste antique, lac au centre du monde. Selon le Kusha Ron, il se trouve au nord des Montagnes neigeuses (Himalaya) et au sud de la Montagne des Parfums (Kosui-sen). On croyait que ses eaux claires et gelées avaient la capacité de soulager toutes les souffrances et de satisfaire tous les désirs. Le lac serait entouré d'or, d'argent, et de pierres précieuses et habité par un ou plusieurs rois dragons appelés Anavatapta. Quatre fleuves mythiques y prennent leur source. Ils ont parfois été identifiés avec le Gange (est), l'Indus (sud), l'Oxus, actuellement Amou-Daria (ouest), et le Fleuve jaune (nord). Ce qu'en dit Nichiren

Anavatapta 2. (Anokudatsu-ryuo, 阿耨達竜王). Dragon du Lac Anavatapta. Il fait partie des huits rois-dragons qui ont assisté à l'enseignement du Sutra du Lotus. Après être devenu un bodhisattva, Anavatapta fut libéré du mal des autres dragons qui sont tourmentés par la chaleur ardente et attaqués par des garuda.

Ando Goro Magistrat qui gouvernait le nord du Japon à l'époque du Régent Hojo Yoshitoki. Ce qu'en dit Nichiren

Angulimala, Angulimalya (Okutsumara, 央掘摩羅). Meurtrier notoire qui devint un fidèle de Shakyamuni. Angulimala signifie "collier de doigts", nom qui lui aurait été donné parce qu'il portait un collier fait avec les doigts de ses victimes. Selon le Sutra Angulimala, il aurait étudié tout d'abord à Shravasti avec un maître brahmane. Mais parce qu'il avait refusé les avances de la jeune et belle femme de son maître, celle médit de lui auprès de son mari qui, furieux, décida de s'en débarrasser sans se salir lui-même les mains. Il aurait donc déclaré à Angulimala qu'il pourrait parachever sa pratique religieuse s'il tuait cent personnes (d'autres sources disent un millier) et leur coupait les doigts. Pris entre son propre sens moral et son devoir d'obéissance à son maître, Angulimala devint fou. Il avait déjà tué 99 personnes et s'apprêtait à faire de même avec sa propre mère qui aurait été la centième, lorsqu'il rencontra Shakyamuni qui lui parla et le convertit au bouddhisme. Angulimala est particulièrement vénéré dans les prisons. Ce qu'en dit Nichiren

anicca voir impermanence

animalité ou monde des animaux (chikusho-kai, 畜生界, tiryag, tiryanc). Troisième des dix mondes-états et l'une des trois voies mauvaises. Etat où l'on est sous l'emprise des désirs instinctifs et où l'on perd toute notion de raison ou de moralité. La condition animale est caractérisée par la lutte incessante pour la survie où le fort se nourrit du plus faible. Certaines formes du bouddhisme considèrent qu'un homme qui se comporte de façon particulièrement bestiale pourra renaître en tant qu'animal. Cette croyance est à l'origine d'un respect exagéré des animaux, des singes et des chiens en particulier. Le bouddhisme de Nichiren met l'accent sur l'attitude de l'homme qui cherche à dominer le faible et, inversement, flatte celui qui est fort. Voir le tableau des 10 mondes. Ce qu'en dit Nichiren: animal / animalité.

animisme. Religion dont les fondements reposent, entre autres, sur la relation entre l'homme et la nature. Selon la doctrine animiste, tout objet de la nature renferme un esprit invisible qui le gouverne.

Aniruddha, Anuruddha (Anaritsu, 阿那律). 1. Cousin de Shakyamuni et l'un de ses dix principaux disciples. Aniruddha avait la réputation d'être "le premier pour sa clairvoyance divine". Le mot pali anuruddha signifie "Qui ne rencontre aucun obstacle", ou "Celui qui, tous ses souhaits étant exaucés, est sans désir". Il se serait un jour endormi au cours d'un sermon du Bouddha et aurait été sévèrement réprimandé. Bien décidé à ne pas répéter cette faute, il fit le voeu de ne plus jamais dormir. Cela provoqua sa cécité, mais lui valut d'acquérir ensuite des pouvoirs de discernement exceptionnels. Le chapitre Gohyaku du Sutra du Lotus prédit qu'il deviendra à l'avenir un bouddha du nom de Fumyo (Clarté universelle). A distinguer, éventuellement, de Aniruddha, bodhisattva dont l'histoire est developpée dans le Hokke Mongu de Zhiyi.
Aniruddha, Anuruddha (Anaritsu, 阿那律). 2. Bodhisattva dont l'histoire est developpée dans le Hokke Mongu de Zhiyi. Il y a longtemps, un pratyekabuddha du nom de Rida pratiquait la quête d'aumônes, mais n'obtenait jamais rien. Voyant cela, un homme pauvre lui offrit du millet comme on en donne aux poules. Par la suite, alors que le pauvre homme avançait dans la montagne à la recherche de millet pour Rida, un lièvre lui sauta sur le dos, puis se changea en cadavre. Effrayé, l'homme essaya de s'en débarasser sans y parvenir. Pourtant, dès qu'il arriva chez lui, le cadavre se détacha et se changea en poudre d'or. Ayant appris cela, des brigands vinrent chez lui pour lui voler son or, mais devant eux, ils ne virent qu'un cadavre. Alors qu'aux yeux de l'homme pauvre il y avait là un authentique trésor qui le rendit riche. Selon certaines sources il n'y aurait aucun lien entre cet Aniruddha et Aniruddha, cousin de Shakyamuni, alors que d'autres affirment que 99 kalpa plus tard, Aniruddha renaquit sous la forme du cousin de Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren

anitya voir impermanence

Ankokuron-ji, 安国論寺 (Myoho-zan Ankokuron-ji). Temple construit par Nichiro à l'emplacement du premier hall de réunion des disciples de Nichiren à Kamakura. Nichiren y possédait une petite résidence (Matsubagayatu). C'est de là que furent accomplies ses premières activités: "sermons au coin de rues" et envoi du Rissho Ankoku Ron aux autorités.

An Lushan (705-757). Officier de l'armée chinoise sous la dynastie Tang. Il gagna le contrôle d'une vaste région à la frontière nord-est du pays et acquit un grand pouvoir à la Cour, sous la protection de l'empereur Xuanzong. En 755, il prit la tête d'une rébellion et s'empara de la capitale. Il fut tué dans une querelle d'héritage par son fils An Zhingsi, qui fut lui-même tué par Shi-Shi-ming. Ce qu'en dit Nichiren

An'ne (安慧, de son nom posthume Daigyo), (795-868). Quatrième supérieur du temple Enryaku-ji. Il étudia, sous la direction de Saicho et de Ennin, les enseignements Tendai exotériques et ésotériques. Il écrivit le Ken Hokke Gi Sho (Clarification du sens du Sutra du Lotus). Ce qu'en dit Nichiren

année d’infortune ou âges de calamités (yaku doshi, 厄年). Selon une croyance très répandue au Japon, les années cruciales de la vie d'un individu, réputées dangereuses (maladies, mort, faillites, pertes de biens et autres événements malvenus). Pour les hommes ce sont la 25e et 42e année, pour les femmes, la 19e, la 33e et la 49e et pour les deux sexes la 60e et la 70e. Les années précédant et suivant chaque année d’infortune sont respectivement appelées "mae-yaku" (pré calamité) et "ato-yaku" (post calamité), âges au cours desquels des calamités mineures sont attendues. Ce qu'en dit Nichiren

Annen, 安然, (841-915). Prêtre de l'école Tendai. Il étudia les enseignements exotériques et ésotériques au temple Enryaku-ji sous la direction de Ennin et, plus tard, fut initié à la doctrine du Monde de la Matrice par Henjo, un moine du temple Genkyo-ji de Kyoto. Il critiqua le principe des Dix Etapes de l'esprit, un système de classification comparative formulé par Kukai, qui donnait la priorité aux enseignements du Shingon, classait le Sutra Kegon au deuxième rang et le Sutra du Lotus en troisième position. Toutefois, bien qu'il ait inversé l'ordre d'importance relative accordé au Sutra Kegon et au Sutra du Lotus, il continua à mettre au premier rang les enseignements du Shingon. Il fonda le temple Godai-in sur le mont Hiei où il consacra son temps à écrire; de là les surnoms de "Homme de grande vertu du Godai-in" (Godai-in Daitoku) ou " Moine du Godai-in" (Go-dai-in Osho) qui lui furent donnés. En 884, il devint supérieur du Genkyo-ji. Ses oeuvres comprennent le Kyoji Mondo (Questions et réponses concernant l'enseignement et le temps) et le Bodaishingi Sho (Traité sur la Signification de l'esprit aspirant à l'Eveil). Ces deux ouvrages sont considérés comme les principaux textes de l'école Tendai ésotérique. Ce qu'en dit Nichiren

annihilation de la conscience et réduction du corps en cendres (keshin-metchi, 灰身滅智). Doctrine theravada selon laquelle on pouvait atteindre le nirvana seulement par la mortification du corps et de l'esprit.

annonciation ou octroi de la prédiction (juki ou kibetsu ou wagarana, 授記・記別・和伽羅, vyakarana, veyuakarana) Dans les sutras, paroles par lesquelles le Bouddha annonce à un disciple qu'il réalisera un jour l'Eveil complet sans supérieur, avec, la plupart du temps, la précision de leur nom futur résumant leur qualité principale. En savoir plus sur les personnes qui reçurent la prédiction.

Annonciation [chapitre] voir Octroi de la Prédiction

Annonciation conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre voir Prédiction octroyée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre

Annotations sur le Hokke Gengi voir Hokke Gengi Shakusen

Annotations sur le Maka Shikan voir Shikan-bugyo-den-guketsu

Annotations sur le Madhyamaka-karika (Chu-ron) voir Chugan-ron-sho

Annotations sur le Sutra Mahavairocana voir Dainichikyo Sho

Annotations sur le Sutra de la Guirlande des Fleurs voir Kegongyo-sho

Annotations sur la signification du Sutra du Lotus voir Hokke Gisho

Annotations sur les Mots et Phrases du Sutra du Lotus voir Hokke-mongu-ki

anokutara voir anuttara

Anrakugyo hon [chapitre] 安楽行品 voir Pratiques paisibles

Anraku Shu, 安楽集 (Essais sur le monde de la paix et du plaisir ou Essais sur le Paradis de l'Ouest). Œuvre de Daochuo, moine de l'école de la Terre pure sous la dynastie Tang. En se basant sur le Sutra Kammuryoju, il range tous les enseignements de Shakyamuni en deux catégories: ceux de la Voie sacrée et ceux de la Terre pure. Il affirme que les êtres vivant à l'époque des Derniers jours du Dharma ne devraient adopter que les enseignements de la Terre pure et s'en remettre exclusivement au bouddha Amida pour obtenir d'y renaître. Dans cette oeuvre, il se réfère également aux deux voies, celle de la pratique difficile et celle de la pratique facile, exposées dans le Jujubibasha Ron de Nagarjuna. Il identifie la première avec les enseignements de la Voie sacrée et la seconde avec ceux de la Terre pure. Il recommande d'abandonner la voie de la pratique difficile, selon laquelle chacun peut atteindre l'état de bouddha en s'appuyant sur ses propres forces (jiriki), et il invite à adopter celle de la pratique facile qui permet de renaître dans la Terre pure en invoquant le nom du bouddha Amida et en lui faisant confiance (tariki). Cette oeuvre, qui constitue la base du Kammuryoju kyo sho (Commentaire du sutra Kammuryoju) de Shandao, fut également utilisée par Honen lorsqu'il écrivit son Senchaku-shu.

Anryugyo 安立行菩 (Pratique-Ferme, Supratishthitacharita). L'un des quatre bodhisattvas Surgis-de-terre. Il représente le bonheur et la joie. Ses attributs sont la stabilité, la ténacité, la pacification. Il figure sur le Gohonzon (voir le schéma). Ce qu'en dit Nichiren.

antérieur (nizen). Avant l’exposé du Sutra du Lotus. Dans le système de classification des enseignements de Zhiyi, il s’agit des quatre premières des cinq périodes. Ce système permet de comprendre la spécificité du Sutra du Lotus. Ce que Nichiren dit des sutras antérieurs et du Sutra du Lotus.

Antoku (1178-1185). Le 81e empereur en titre du Japon. En fait il n'a que 2 ans lorsqu'il monte sur le trône en 1280. C'est la famille maternelle du clan Taira qui dirige le pays sans en avoir officiellement la régence. Son régne ne dure que 5 ans. L'enfant Antoku se noya durant la bataille maritime de Dannoura où le clan Taira fut définitivement vaincu par le clan Minamoto.

Anthologie de la propagation de la lumière voir Gumyo Shu