| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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Abhasvara (Ciel de Lumière, Ko'on-ten, 光音天). L'un des 18 ciels de la forme, le plus haut des trois ciels dans le deuxième ciel de méditation. Ses habitants communiquent en émettant des rayons de lumière qui fonctionnent comme autant de paroles. Abhayamdata (Octroi-Courage, Donateur de Sécurité, Semuisha, 施無畏者). Un des titres du bouddha Avalokitesvara. Il est ainsi qualifié dans le chapitre XXV du Sutra du Lotus. Abhidharma,
Abhidhamma I.
(Abidatsuma, 阿毘達磨]). Une des trois parties
du "canon bouddhique". Son nom complet
Abhidharmapitaka signifie "Corbeille contenant la doctrine
bouddhique". (Dharma signifie la Loi ou la vérité
et abhi, "vers "en direction
de" ou "sur"). L'Abhidharma
apparaît après la division du bouddhisme en Mahayana
et Theravada. C'est un recueil de textes
portant sur l'éthique, la psychologie et l'épistémologie
et destinés à servir de support à la méditation
bouddhique. Il ne s'agit pas des enseignements du Bouddha mais de
points de vue de ses disciples et d'éminents érudits.
En savoir plus sur l'Abhidharma; voir également
Tripitaka (trois corbeilles). Abhidharma II. abréviation d'Abhidharma kosa sastra (Le trésor de la scolastique, Abidatsuma Kusha Ron dit Kosa ou Kusha, 阿毘達磨倶舎論). Oeuvre attribuée à Vasubandhu. Nichiren se réfère à la traduction chinoise, dont il existe deux versions: 1'une de Paramartha et 1'autre de Xuanzang. Ouvrage de référence reconnu par la majorité des écoles du bouddhisme en Extrême-Orient parce qu'elle comporte non seulement un examen complet des doctrines Sarvastivada, mais donne également les interprétations de nombreuses autres écoles. Une école - Jushe en Chine, Kusha au Japon - s'est même fondée sur 1'étude de ce traité. En savoir plus. Abhidharma III. [école] (Bidonshu, Pitanzong, 毘曇宗). Une des toutes premières écoles qui ouvrit des monastères en Chine. Elle fait partie des Treize écoles de Chine durant les dynasties du Nord et du Sud (439-589). Abhidharma-hridaya-shastra. (Coeur de l'Abhidharma, Abidon-shin-ron, 阿毘曇心論). Précis en deux cent cinquante vers écrit au IIIe siècle par Dharmashra et exposant la doctrine abhidharma de l'école Sarvastivada. Abhidharma-jnanaprasthana-shastra (Traité sur la source de Sagesse, Abidatsuma Hotchi Ron, abrégé en Hotchi Ron, 阿毘達磨発智論). Principal abhidharma de l'école Sarvastivada qui comporta sept oeuvres exégétiques. Abhidharma-mahavibadsha-shastra (Grand commentaire de l'Abhdharma, Abidatsuma Daibibasha Ron abrégé en Daibibasha Ron, 阿毘達磨大毘婆沙論). Commentaire exhaustif des doctrines theravada en 200 fascicules, compilé au Cachemire dans la première moitié du IIe siècle de notre ère. Cette compilation aurait été effectuée par cinq cents moines sous la direction de Parshva et Vasumitra à l'époque du quatrième concile bouddhique. Traduite en chinois par Xuanzang et d'autres moines, elle représente une collection des commentaires de l'Abidatsuma Hotchi Ron, développe la doctrine de l'école conservatrice Sarvastivada du Cachemire et réfute l'attitude de l'école progressiste Sarvastivada du Gandhara, celle de l'école Mahasanghika et celle de diverses écoles non-bouddhiques, telles que l'école Samkya. Cette oeuvre systématisa la doctrine Sarvastivada et exerça par la suite une grande influence sur le bouddhisme mahayana. Abhirati (Terre pure de la Joie, Ahiradai, 阿比羅提 ou Abiradai-sekai ou Myoki-koku). Terre du bouddha Akshobhya à l'Est. Abhisamayalankara. Commentaire du Sutra de la prajna. Oeuvre de Maitreya-Asanga, base du Yogacara. abhisheka
I. Consécration
d'un bodhisattva par le maître; l'une des étapes des 52
étapes de l'Eveil abi voir enfer des souffrances sans rémission Abidatsuma Daibibasha Ron voir Abhidharma-mahavibadsha-shastra Abidatsuma Hotchi Ron voir Abhidharma-jnanaprasthana-shastra Abidatsuma Junshori Ron, abrégé en Junshori Ron (Traité sur la conformité avec la doctrine correcte, 阿毘達磨順正理論). Cette oeuvre en quatre-vingts fascicules de Samghabhadra de l'école Sarvastivada, traduite en chinois par Xuanzang, combat le Kusha Ron de Vasubandhu qui critique la doctrine Sarvastivada. Abidatsuma Kusha Ron voir Abhidharma kosa sastra Abidon Shin Ron voir Abhidharma-hridaya-shastra. abi-jigoku voir enfer aux souffrances incessantes Aborasetsus (Avoraksas). Chefs de gardes infernaux à têtes de taureaux et mains d'hommes. On disait qu'ils découpaient les hommes mauvais à l'aide de sabres tranchants comme des rasoirs. Ce qu'en dit Nichiren absolu (zettai, 絶対). Sens assez différent du point de vue occidental qui peut envisager l'existence d'un absolu transcendant. Le qualificatif zettai est employé uniquement par opposition à "relatif" et indique qu'un fait est considéré en lui-même sans référence à quoi que ce soit d'autre. Abutsu
bo, 阿仏房 (1189 ? - 1279). De son
vrai nom Endo Tamemori mais se faisant
appeler Amidabutsu bo (bo
= moine) en l'honneur du bouddha Amida dont
il était un fervent adepte, avant sa conversion au Sutra
du Lotus. La tradition en fait un ancien bushi
au service de l'empereur retiré Juntoku,
banni dans l'île de Sado après
la victoire du shogunat en 1221. Il semble
cependant plus probable qu'il ait été natif de Sado.
Lorsque Nichiren est exilé à Sado,
Abutsu se rend auprès de lui à
Tsukahara, pour l'affronter dans un débat mais devant les arguments
de Nichiren se convertit et devient un de ses plus fidèles disciples.
Sa femme, la nonne Sennichi, se convertit
également et tous deux aident de leur mieux Nichiren par des
dons de nourriture et d'objets de première nécessité.
A la fois Abutsu et son épouse ont
reçu de Nichiren des lettres très importantes et Nichiren
a inscrit pour eux un Gohonzon. Malgré
son âge Abutsu se serait rendu trois
fois au mont Minobu pour revoir Nichiren.
Il incarne l'esprit de recherche et la foi du pèlerin. Il meurt à
Sado en 1279. Son fils, Tokuro
Moritsune, fait un pèlerinage à Minobu
pour y déposer ses cendres. Il continue à propager le
Sutra du Lotus à Sado,
et son petit fils, Nyojaku Nichiman, a
été disciple de Nikko. Ce
qu'en dit Nichiren Acala voir Fudo acarya
ou acharya (ajari,
阿闍梨). Titre honorifique signifiant "maître". A l'origine,
ce titre s'appliquait uniquement à Shakyamuni. En Chine, il désignait
d'abord les maîtres indiens du Mahayana.
Au Japon, ajari était un degré
dans la hiérarchie religieuse. On considérait comme ajari
celui qui avait prouvé sa filiation spirituelle avec le fondateur
du bouddhisme et pouvait enseigner par son exemple. Toutefois, l'enseignement
de la doctrine n'était pas obligatoire. Cette tache incombait
aux guru, maîtres spirituels spécialisés
dans l'étude des textes canoniques.
Vers le IXe siècle, particulièrement dans la tradition
du Shingon,
le terme désigne un moine de haut rang qui a reçu la transmission
secrète. Nichiren l’emploie souvent pour nommer ses disciples
religieux les plus proches, et tout particulièrement ses six
successeurs, ainsi, Accomplissement merveilleux [Sutra de l'] ou Sutra de l’Acte de perfection ou Sutra de l’accomplissement de la perfection. (Soshitsuji) Voir sutra Accumulation de sagesse [bodhisattva] voir Chishaku actes. Selon la doctrine bouddhique, l'ensemble des actes, qu'ils soient commis en pensée, en parole ou en action sont autant de causes qui constituent le karma. Ce qu'en dit Nichiren actes de bien voir dix bonnes actions actes mentaux ou actes psychiques (shingyo, 心行). L'activité de l'esprit, le fait que diverses pensées se succèdent et occupent l'esprit. Le bouddhisme les compare à un singe qui saute de branche en branche. Le but de la méditation est de prendre conscience de cette activité puis de la contôler. actions [dix mauvaises] voir dix actions adana-vijnana (adana-shiki, 阿陀那識). Terme utilisé par l'école du Rien que conscience pour désigner la conscience alaya. adaptation au lieu ou adapter les préceptes aux usages locaux (zuiho bini, 随方毘尼). Précepte monastique (vinayana) de l'école Mahishasaka selon lequel, dans les domaines où le Bouddha lui-même n'a pas formulé expressément de prescriptions ou d'interdictions, il faut agir en accord avec les coutumes locales, pourvu qu'elles ne violent pas l'esprit fondamental du bouddhisme. Nichiren s'appuie sur ce précepte dans le Gessui Gosho en répondant à la femme de Saburo Yoshimoto sur la pratique à adopter lors de ses menstrues. Ce qu'en dit Nichiren. adéquation sujet-objet ou fusion de la réalité et de la sagesse(kyo chi myogo, 境智冥合). Principe élaboré par Zhiyi dans son Hokke Mongu. Adéquation entre le monde objectif (kyo) et la sagesse du sujet (chi) et plus particulièrement adéquation entre la vérité de la nature de bouddha inhérente à la vie de chacun et la sagesse subjective permettant de s'éveiller à cette vérité. Cette fusion est elle-même l'atteinte de la boddhéité. Au sens propre c'est une des qualité de l'Eveillé. Elle est explicitée dans le chapitre de la Tour au Trésors lorsque le sujet (Shakyamuni) entre dans le stupa (la "demeure") de Taho. Nichiren définit le Dharma qui sous-tend cette adéquation de la réalité et de la sagesse comme Namu Myoho Renge Kyo. Il concrétisa son propre Eveil, qui consiste en cette fusion, sous la forme du Gohonzon. Lors de la pratique bouddhique, la réalité objective (kyo) correspond au Gohonzon, et la sagesse, à la croyance dans le Gohonzon (chi). Ce qu'en dit Nichiren administrateur
des moines (sojo,
僧正). Titre indiquant à partir du début du VIIe siècle
le rang hiérarchique dans les temples bouddhiques. Le titre de
sojo correspond, en fait, aux trois premiers
des 10 rangs traditionnels: dai-sojo (Administrateur
principal ou Recteur monacal majeur); sojo
(Administrateur); gon-sojo (Vice-administrateur).
Ce sont les "supérieurs" ou "superviseurs des
moines", des sozu (4 rangs) et des
risshi (3 rangs). adhimukti voir foi afflictions [cinq] voir troubles (gojoku) Agama voir période des Traditions, (Agon ji ) Agamasutra voir Sutra Agama ( Agonkyo) Agastya (Akada-sen, 阿竭多仙). Ascète brahmane. Le Sutra du Nirvana le crédite du pouvoir surnaturel de mettre toute l'eau du Gange dans une oreille et l'y retenir pendant deux ans. Ce qu'en dit Nichiren. âge de conflits ou ère de conflits ou âge mauvais (tojo kengo, 闘諍堅固). Dernière des cinq périodes de cinq cents ans après la mort de Shakyamuni, qui sont décrites dans le Sutra Daijuku. Il correspond au début des Derniers Jours du Dharma. Selon ce sutra, dans cette période régnera un conflit incessant parmi les partisans des diverses doctrines bouddhiques, et le Dharma pur sera perdu. Il est dit que, dans cette période des Derniers jours du Dharma, les écoles bouddhiques rivales se querelleront sans cesse entre elles et les enseignements corrects de Shakyamuni s'obscurciront. Ce qu'en dit Nichiren. âge d'infortune voir année d’infortune Agon ji voir période des Traditions Agonkyo voir Sutra Agama,(Agamasutra) Agramati (Shoi-biku, 勝意比丘). Moine décrit dans le Daihannya (Mahaprajnaparamitasutra) qui parle du bouddha Simhanada (Shishionno). Ce moine calomnia Kikon-biku (Prasannendriya) qui enseignait le principe du véritable aspect de tous les phénomènes. Devant une nombreuse assemblée, la terre s'ouvrit pour l'engloutir. Ce qu'en dit Nichiren agrégats voir cinq agrégats ahimsa (non-violence, ahinsa, アヒンサー). Principe fondamental des religions et des philosophies indiennes et l'un des cinq préceptes de base. S'appuyant sur ce principe, les bouddhistes et les jaïns se sont opposés aux brahmanes et à leur massacre rituel des animaux domestiques. Ce qu'en dit Nichiren ai voir raga Ainsi [dix Ainsi] voir ju nyoze "Ainsi ai-je entendu" (nyoze gamon, 如是我聞, evam mayashrutam). Formule par laquelle commencent les sutras qui, d'après la tradition, ont été récités par Ananda lors du premier concile. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren ainsité (shinnyo ou nyonyo, 真如・如如, tathata, bhutatathata). Nature authentique, non conditionnée, de toute chose; réalité ultime; ce qu'est réellement tout phénomène (tout dharma) mais qu'il est impossible de définir ou d'exprimer. La notion d'ainsité sous-entend le principe de l'immanence des phénomènes. Les choses peuvent être (être ainsi, être telles quelles) sans avoir été créées par une force transcendante extérieure. Ce qu'en dit Nichiren ainsités (dix Ainsi, ju nyoze) Ainsi-venu
(Nyorai, 如来, Rulai,
Tathagata).
Une des façons d'appeler le Bouddha. Tathagata
pose un problème de traduction puisqu'il signifie "ainsi-venu"
et "ainsi parti". Pour les différentes interprétations voir
Tathagata.
Ce
qu'en dit Nichiren Airan voir Aizen Aitta voir Ajita Aizen,
Aizen myoo, 愛染 - 愛染明王
(Roi-de-Lumières Amour ou Roi-de-Science d’Attraction,
Airan, Raga
ou Ragaraja,
Ragaraja ou Ragavidyaraja).
Divinité bouddhique purifiant les hommes des désirs
terrestres et les libérant des illusions et des souffrances
provenant de ces désirs. Dans la doctrine ésotérique,
sa véritable identité serait celle du bouddha Dainichi-Vairocana
ou de Kongosatta (Vajrasattva).
Sur le mandala du Monde de Diamant, Aizen
est représenté en rouge vif (couleur
des passions),
avec trois yeux, six bras et une expression irritée, tenant à
la main un arc et des flèches, mais
aussi d’autres instruments pour accrocher, tel l’hameçon
ou le crochet.
Cet
aspect effrayant rend compte du danger des passions charnelles. Pour
le croyant du bouddhisme, il est censé le protéger des
erreurs que génèrent les passions
profanes pour faire naître une énergie plus grande qu’elles.
Son nom, écrit
en siddham, orthographe sanskrite médiévale, du côté
gauche du Gohonzon lorsqu'on lui fait face,
représente le principe qui énonce que les désirs
terrestres impliquent l'Eveil (bonno soku bodai),
où le but recherché est moins l’annihilation
des passions que l’utilisation de l’énergie qu’elles
contiennent pour un but supérieur. Il est représentatif
de l’aspect tantrique du bouddhisme.
En savoir plus. Ce
qu'en dit Nichiren ajari voir acarya Ajatashatru
(Ajatasattu,
Ajase-o, 阿闍世王). Roi du Magadha
à l'époque de Shakyamuni. Alors qu'il n'était encore
que prince, il se lia d'amitié avec Devadatta
qui l'incita à tuer son père, Bimbisara,
pour régner à sa place. Une fois monté sur le trône,
il déclara la guerre au roi Prasenajit
de Koshala à propos du domaine de
Kashi, mais, par la suite, fit la paix
avec lui et épousa sa fille, faisant peu à peu du Magadha
le plus puissant royaume de l'Inde. Plus tard, il se convertit au bouddhisme
et c'est grâce à son soutien que se tint le Premier
Concile destiné à compiler les enseignements de Shakyamuni. Ajase-o voir Ajatashatru Ajita 1. (Invincible, Aitta, 阿逸多). Titre donné au bodhisattva Maitreya. Ajita 2. (Invincible, Aitta, 阿逸多). Disciple de Shakyamuni dont l'histoire est évoquée par le grand médecin Jivaka dans le Sutra du Nirvana. Jivaka réussit à persuader Ajita de s'interroger sur sa conduite passée et à rechercher l'enseignement du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren Ajita Keshakambala (Agita-shishakim-bara, 阿耆多翅舎欽婆羅). L'un des six penseurs non-bouddhistes (rokushi-gedo) de l'Inde de Shakyamuni. Il professait un matérialisme primaire selon lequel toutes les choses dans l'univers sont constituées de la terre, de l'eau, du feu, et du vent. Puisque le monde se compose de ces seuls éléments, la vie finit quand le corps meurt, et il importe peu qu'elle soit bonne ou mauvaise. Ajita a encouragé l'hédonisme. Il est considéré comme le précurseur de l'école de Lokayata. Ajivika [école] (Ajibika-ha ou Jamyo-gedo, アージービカ派 - 邪命外道). Ancienne école philosophique à l'époque de Shakyamuni. Ajivika était un terme péjoratif employé par les bouddhistes pour désigner ceux pour qui la pratique religieuse était un simple moyen pour gagner sa vie. L'école professait des doctrines fatalistes, affirmant que tous les événements sont prédéterminés par le destin, et que la volonté et les actions des êtres humains sont totalement inefficaces pour changer le cours de leur réincarnation. Néanmoins, les disciples de cette école ont pratiqué l'ascétisme comme le faisaient les disciples de Jain. L'école a existé en Inde méridionale jusqu'au XIVe siècle. Ajnata Kaundiya ou Kaundinya ou Anna Kondanna. ("Vaisseau de feu", Anyakyojinnyo, 阿若a陳如). Un des cinq ascètes qui entendirent le Premier sermon du Bouddha et se convertirent à son enseignement. Né dans une famille de brahmanes de Kapilavastu, dans le nord de l'Inde, il accompagna, sur ordre du roi Shuddhodana, Shakyamuni lorsque celui-ci renonça au monde et pratiqua l'ascèse avec lui. Cependant, lorsque Shakyamuni abandonna ses pratiques ascétiques, Kaundinya le quitta et se rendit au Parc des Daims. C'est là qu'ils se rencontrèrent à nouveau lorsque Shakyamuni eut atteint l'état de bouddha. Kaundinya se convertit alors à son enseignement. Le chapitre VIII du Sutra du Lotus prédit qu'il deviendra dans l'avenir un bouddha nommé Fumyo (Lumière universelle). La légende du Roi Kali raconte sa rencontre avec Shakyamuni dans une vie antérieure. Ce qu'en dit Nichiren Akanishtha
[ciel] (Ciel des Dieux-Parfaits, Akanita-ten
ou Shikikukyo-ten, 阿、尼q天 - 色究竟天). Le plus
élevé des ciels du plan
de la forme (rupadhatu),
le 24e. Dans la pensée indienne, Ciel symbolise le monde
psycho-mental, par opposition à Terre qui désigne le monde
matériel. D'après le Divyavadana
et les textes du Mahayana provisoire
c'est le lieu où tous les bouddhas accomplissent leur dernière
ascèse Akanitaten voir ciel Akanishtha akasha (koku, ku, 虚空 - 空). L'espace. Un des cinq éléments ou de six éléments. C'est l'espace physique où les dharmas, (les choses et les phénomènes) se manifestent. Il est caractérisé par l'absence d'obstacles. Akashagarbha
(Corbeille
de Vacuité-Totale, Kokuzo
bosatsu, Xukongcang
pusa, 虚空・空). L'un des huit grands bodhisattvas (mahasattvas-bodhisattvas).
Sa sagesse et sa bonne fortune sont aussi
vastes que l'univers. Il est plus connu sous le nom de
Kokuzo au Japon.
Ce qu'en dit Nichiren Akashanantya (Kumuhen-jo, 空無辺処). Premier (le plus bas) des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Domaine où tout est non-substantiel (ku). Akimchanya ou Akimchanyayatana (Mushou-sho, 無所有処). Troisième des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Royaume où rien n'existe. Akimoto Taro Hyoe-no-jo (秋元太郎兵衛尉), (? - 1291). Originaire de la province de Shimosa et disciple laïc de Nichiren, Akimoto se serait converti à son enseignement en 1260, lorsque Nichiren échappa à la persécution de Matsubagayatsu en fuyant Kamakura et se réfugia chez Toki Jonin à Shimosa. Akimoto entretenait des relations amicales avec Soya Kyoshin et Ota Jomyo qui se convertirent à peu près à la même époque. Il aurait été apparenté à Toki Jonin. Il mourut le 17 septembre 1291, et sa résidence dans le district d'Imba (province de Shimosa) devint par la suite le temple Shuhon-ji. Nichiren lui adressa, entre autres l'Akimoto Gosho (Lettre à Akimoto). akki
(démon malfaisant, 悪鬼・鬼). Une catégorie
de démons. Fonctions ou influences
négatives qui privent des personnes du bonheur ou de la vitalité et
bloquent le jugement correct. D'après Zhiyi,
une des six causes de la maladie. Le chapitre
XIII du Sutra du Lotus en parle comme d'un obstacle à la
propagation du Dharma. Ce
qu'en dit Nichiren Akshobhya
(Ashuku nyorai, 阿閃如来). Bouddha que l'on
disait vivre dans la Terre pure de Joie (Abiradai-sekai
ou Myoki-koku) située à l'est
de l'univers. Ashuku est une transcription
japonaise du sanskrit Akshobhya, "inébranlable".
Ce bouddha est également connu sous le nom de Fudo.
D'après le Sutra Ashukubukkoku, Akshobhya
parvint à l'état de bodhisattva sous la direction du bouddha
Daimoku (Grands Yeux), atteignit l'Eveil,
et, s'étant complètement libéré de toute
animosité et de tout désir, prêche maintenant dans
la Terre de Joie. Selon le chapitre VII, Kejoyu,
le premier des seize fils du bouddha Daitsuchisho,
suivit son père, pratiqua le Sutra du Lotus et parvint
à l'Eveil en devenant le bouddha Akshobhya.
Dans le bouddhisme ésotérique, il est l'un des cinq
bouddhas de sagesse du mandala du Monde
de Diamant, symbolisant le "grand miroir rond de la sagesse"
qui reflète très exactement toute chose telle qu'elle
est. Ce qu'en dit Nichiren. aku, 悪. Mal dans la conception shintoïste, c'est à dire non pas tant le mal au sens moral que malheur, désastre, infériorité de nature ou de valeur. aku-chishiki voir ami néfaste akudo voir lieux où mènent les actes mauvais (durgati) akunin jobutsu voir atteinte de la boddhéité akusala voir immoral Alara Kalama, Arada Kalama (Arara-karan, 阿羅邏 藍). Ermite et maître en méditation yogique qui aurait atteint, près de Rajagriha, le "stade où plus rien n'existe". Il fut le premier maître de Shakyamuni au moment où celui-ci renonça à la vie profane. Rapidement, Shakyamuni maîtrisa le même mode de méditation mais, ne pouvant trouver l'Eveil qu'il recherchait, il abandonna Arada Kalama. alaya, alaya-vijnana(conscience-alaya ou conscience universelle, (zo, araya-shiki, 阿頼耶識). Aussi appelée le réceptacle-alaya des perceptions ou dépôt du karma. Il s'agit de la huitième des neuf consciences. Située à un niveau plus profond que la conscience ordinaire; on l'appelle ainsi parce que tout le karma créé au cours de la vie présente et des vies passées y est emmagasiné. Ce réceptacle-alaya est considéré comme ce qui passe par le cycle de la naissance et de la mort et forme le cadre d'une existence individuelle. Tous les actes et toutes les expériences de la vie qui passent par les sept premiers niveaux de conscience sont accumulés en tant que karma dans ce tréfonds-alaya qui, à son tour, influence le fonctionnement des autres consciences. L'école Rien-que-conscience, qui ne postule l'existence que de huit consciences, soutient que tous les phénomènes proviennent de la conscience-alaya et qu'elle constitue donc l'unique et seule réalité. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren allégement des rétributions karmiques (tenju kyoju, 転重軽受). Principe propre à l'enseignement essentiel. Conformément au principe de la production conditionnée, tout ce qui se passe dans le présent prend sa source dans le passé. Le karma est vu comme un faisceau de causes qui ne disparaît pas au moment de la mort mais se réincarne dès que les circonstances le permettent. Les souffrances sont un effet de causes passées et, la plupart du temps, inconscientes. La pratique bouddhique, en éveillant la huitième conscience, ouvre un regard différend sur soi. A partir du moment où l'erreur de jugement, l'obscurité fondamentale, est clairement perçue, le pratiquant est en mesure de décider d'inverser l'enchaînement causal. Il utilise à cette fin l'énergie psychique dégagée par la pratique du mantra (daimoku). Le résultat de ce travail sur soi se répercute non seulement sur l'état psychique et physique de l'individu mais également sur son environnement, en vertu des principes de non-dualité du corps/esprit (shikishin-funi) et sujet/environnement (esho-funi). De plus, les "mérites" accumulés par les bouddhas est tel que le simple contact avec leur enseignement provoque des changements profonds, par imprégnation en quelque sorte. Ce travail s'effectue au niveau de la neuvième conscience et le pratiquant débutant ne s'en aperçoit que par des effets positifs dans sa vie quotidienne. La loi de causalité ne disparaît pas mais chacub est en mesure de faire face à son destin au lieu de le fuir. Ce qu'en dit Nichiren aloès
[bois d'] (jinkoh). Bois précieux qui produit
un parfum subtil. Très prisé en Orient, il sert à
fabriquer un encens qui "ouvre l'esprit à la spiritualité". ama (尼, amba). Littéralement "Vénérable mère", désigne une religieuse bouddhiste qui garde son statut laïc. C'est l'équivalent du nyudo pour les hommes. Les ama se faisaient généralement tondre la chevelure mais il y en avait aussi qui la conservaient. Nichiren écrivit à un grand nombre d'ama: Myoshin ama, Sennichi ama, etc. Ama-Gozen. Disciple de Nichiren; l'épouse de Ko Nyudo. Destinataire du gosho L'arc et la flèche. amala-vijnana[conscience], (conscience fondamentale pure, amarashiki, 阿摩羅識) La plus profonde des neuf consciences; amala signifie "pur" ou "immaculé - et vijnana, "discernement". Les huit consciences énoncées dans la doctrine de l'école Rien-que-conscience consistent dans les six consciences (discernement par les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et le mental), la conscience-mana et la conscience-alaya. A celles-ci, l'école She-lun (Shoron), l'école Tiantai (Tendai) et l'école Hua-yan (Kegon) ajoutent une neuvième conscience, définie comme la base de toutes les fonctions vitales. Alors que la conscience-alaya contient des impuretés karmiques, la conscience-amala est pure, exempte de toute souillure et correspond à l'état de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren amaltas
(cassia fistula ou cassier, faux séné,
canéfier). Arbre pouvant atteindre 10 m et dont les fleurs en grappes
jaunes sont très parfumées. amanori.
Sorte d'algue rouge cultivée dans les embouchures entre l'eau
douce et eau de mer. Amaterasu Omi kami voir Tensho Daijin ambroisie (kanro, ganlu) voir amrita Ambapali, Amrapali (Ambaranyo, 菴婆羅女). Courtisane de Vaishali qui entendit personnellement l'enseignement de Shakyamuni et, par la suite, fit don de son verger, un bosquet de manguiers, au Sangha. A la fin de sa vie, Shakyamuni aurait quitté Rajagriha et se serait mis en route pour son dernier voyage en direction du nord. Ayant traversé le Gange, il se serait arrêté à Vaishali dans le verger d'Ambapali. Ayant alors entendu le Bouddha enseigner le Dharma, elle l'invita joyeusement à venir dîner chez elle avec ses disciples. Ce qu'en dit Nichiren. âme voir atman Amida
阿弥陀, Amida
ou Muryoko, 無量光,
ou Muryoju, 無量寿 (Lumière-Infinie,
Amituo,
Amitabha, Amitayus). Contrairement
au Bouddha Shakyamuni, Amida
n'est pas un personnage historique. Son nom apparaît dans plusieurs
sutras du Mahayana d'après lesquels
lorsqu'il était bodhisattva,
le futur Amida prononça 48 vœux
solennels, s'engageant à secourir tous les êtres souffrants.
On connaît particulièrement le 18ème vœu qui
dit: "Si ceux qui avaient foi en moi ne renaissent pas dans mon
pays de la Terre pure, je ne recevrai pas l'Eveil".
Contrairement à l'interprétation qu'en donne le croyant
laïque, dans le texte du Sutra
Muryoju, ceux qui ont commis les sept fautes capitales ou une
offense au Véritable Dharma sont toutefois exclus de ce vœu. Amidakyo voir Sutra Amida (Sukhavativyuha) amidisme(nembutsu).
Un des courant du bouddhisme les plus répandu en Extrême-Orient;
né en Chine autour des Ve - VIe siècles et basé
sur le culte du bouddha Amida. Le but de l'adepte
est la renaissance dans la "Terre Pure"
d'Amida, sorte de paradis où il
pourra jouir d'une vie de félicité sans fin. Ce paradis
peut être atteint uniquement grâce à l'aide d'Amida
qui a juré de transporter dans son paradis tous les êtres
qui croiront en son pouvoir salvifique et demanderont son aide en répétant
le Nembutsu, mantra
avec son nom. L'amidisme prône un comportement altruiste et moral
mais reconnaît à Amida le
pouvoir de sauver même le pêcheur le plus endurci. C'est
la notion du salut
grâce à une force extérieure
(tariki, la force de l'autre) qu'a combattu
Nichiren pour qui l'Eveil bouddhique ne pouvait être obtenu que
par un travail sur soi (jiriki, force intérieure).
De plus, Nichiren conteste quelque pouvoir salvifique à un bouddha
qui n'a pas de réalité historique (n'appartient pas au
monde Saha) et dont l'enseignement n'a pas
de lien karmique avec les êtres des dix-mondes-états.
ami de bien ou ami du bien ou ami spirituel (zenchishiki, 善知識, kalyanamitra). Personne qui transmet l'enseignement correct et conduit vers la pratique bouddhique. Au sens plus large, il peut s'agir d'un événement ou d'un texte qui remplit la même fonction. A l'opposé, le akuchiki (ami néfaste) est celui qui fait obstacle à l'atteinte de la boddhéité. Ce qu'en dit Nichiren ami néfaste ou ami du mal, mauvais ami bouddhique (akuchishiki, 悪知識). Ami ou maître qui détourne de la pratique correcte du bouddhisme. Le Sutra de Nirvana dit: "Les bodhisattvas-mahasattvas ne craignent pas les éléphants fous. [...] Puisqu'un éléphant fou peut seulement détruire votre corps; il ne peut pas détruire votre esprit. Mais un mauvais ami peut détruire le corps et l'esprit. [...] Même si vous êtes tués par un éléphant fou, vous ne tomberez pas dans les trois mauvaise voies. Mais si vous êtes détruits par un ami mauvais, vous êtes sûr d'y tomber." Ce qu'en dit Nichiren Amitayus
(bouddha Longue-Vie, Longévité-Infinie).
Un des aspect du bouddha Amitabha (Amida).
La méditation sur lui confère, en particulier, la longévité. Amoghavajra(Fuku, 不空, Pukong, Bukong), (705-774). Sixième patriarche de la lignée du bouddhisme ésotérique. Né dans le nord de l'Inde (certaines sources le disent originaire d'Asie centrale), il partit en 720 pour Loyang où il devint le disciple de Vajrabodhi. En 741, après la mort de son maître, il se rendit à Ceylan (actuel Sri Lanka) à la recherche de textes ésotériques. En 746, il revint en Chine où il bénéficia de la protection de Xuanzang et des empereurs Tang; il aurait même dirigé des cérémonies destinées à assurer la protection du pays. Il propagea les doctrines ésotériques et traduisit aussi de nombreux textes ésotériques dont le Sutra Kongocho et le Rishu-kyo. Avec Shubhakarasimha et Jin-gang-zhi il est l'un des fondateurs de l'école Zhenyan zhong (Shingon) en Chine. Il eut dix principaux disciples, dont Huiguo qui transmit ces doctrines à Kukai, fondateur de l'école Shingon au Japon. Ce qu'en dit Nichiren amour-empathie voir amrita, amata (ambroisie, élixir, kanro, 甘露). Littéralement, non-mort. Dans le mythologie indienne, nectar d'immortalité. Là où les êtres célestes voient l'amrita les êtres humains, dans leur ignorance, ne voient que de l'eau. On disait que l'amrita délivrait des souffrances et rendait immortel. En Chine, on disait qu'elle tombait en pluie du ciel lorsque le monde était en paix. Ce qu'en dit Nichiren Amritodana, Amitodana (Kanrobonno,甘露飯王). Un jeune frère du roi Shuddhodana, le père de Shakyamuni. Selon certaines sources, il serait le père d'Ananda et de Devadatta, d'après d'autres celui d'Anuruddha et Mahanama. Anabe (? - 587) et Yakabe (? - 587). Anabe (ou Anahobe) était un fils de l'empereur Kimmei et sa mère était la fille de Soga no Iname. Il ne put monter sur le trône à la mort de l'empereur Bidatsu et fit une autre tentative pour s'emparer du pouvoir à la mort de l'empereur Yomei, en conspirant avec Mononobe no Moriya. Toutefois, on rapporte qu'il fut tué par Soga no Umako, qui soutenait un autre prince héritier, Hatsusebe (l'empereur Sushun). Yakabe, l'un des plus proches amis du prince Anahobe, fut également tué avec lui. Ce qu'en dit Nichiren anagamin (le "sans-retour", anagon ou fugen, 阿那含・不還). Celui qui, grâce à la pratique bouddhique, est assuré de vivre dans ce monde sa dernière incarnation. Notion theravada car dans le Mahayana, les bodhisattvas s'incarnent afin da sauver les autres. Ce qu'en dit Nichiren. Ananda
(Ananda,
Anan, Enantuo,
阿難). Son nom signifierait "allégresse"
mais aussi "sans tache". Il serai né le jour où
Shakyamuni atteignit l'Eveil. Certaines sources le donnent comme frère
cadet de Devadatta, d'autres en font le
fils d’Amitodana un autre oncle paternel
de Shakyamuni. Ananda
fut le disciple de ce dernier et le servit fidèlement pendant
vingt-cinq ans. Il est l’un des dix
grands disciples et le premier pour la qualité de son écoute
et la mémorisation des enseignements qu’il entendait en
accompagnant le Bouddha. Le Sutra du
nirvana le met en scène et le voit recueillir les derniers
enseignements de son maître. Il s’inquiète de savoir
qui sera son guide après le trépas du Bouddha et celui-ci
lui répond, ce qui est notre part commune du legs: "Tu seras
ta propre lumière, Ananda".
Il fait partie du dernier des trois groupes des auditeurs-shravaka
du Sutra du Lotus qui comprirent les enseignements du Bouddha
en entendant parler des liens qu'ils avaient avec Shakyamuni, dans le
lointain passé de sanzen jintengo,
tels que les décrit le chapitre
Kejoyu. Le chapitre Ninki prédit
qu'il atteindra l'Eveil à l'avenir sous le nom de bouddha Sengaie
Jizaitsno (Roi de Puissance illimitée et Montagne d'immense
sagesse). Ananda
prit une part importante au côté de Kashyapa
dans la première compilation des enseignements et succéda
à ce dernier à la tête de la communauté (sangha).
Selon la légende, lors du premier concile
à Rajagriha (477 avant notre ère)
il récita la totalité des sutras et prononça pour
la première fois à cette occasion la célèbre
formule qui caractérise les sutras "ainsi
ai-je entendu..." (evam maya scrutama).
Ce qu'en dit Nichiren ananta-nirdesha-pratishthana-samadhi (samadhi du lieu des Sens infinis, muryogisho-sammai, 無量義処三昧). Samadhi de Shakyamuni avant qu'il n'enseigne le Sutra du Lotus. Littéralement, ananta signifie "illimité", "infini", nirdesha signifie "description", "élucidation" et pratishthana désigne une base, un appui. Le Sutra des Sens Infinis qui sert de prologue au Sutra du Lotus dit: "Ces significations infinies sont soutenues par un Dharma simple". Anantacaritra voir Muhengyo bosatsu anapana-samadhi ou anapana-smriti (samadhi du compter-du-souffle, susoku-kan, 数息観i). Pratique méditative qui prépare l'entrée dans la samadhi en comptant chaque souffle; anapana signifie souffle, smriti désigne la mémoire. anasrava (sans écoulement, sans infections). Ce ou celui qui n'est plus soumis aux flux des passions engendré par la souillure des six organes de sens. La sagesse sans écoulement (sagesse-anasrava) est une sagesse que les pensées douloureuses, nées des passions, ne viennent pas troubler. C'est le but de la 11e étape des 52 étapes du bodhisattva.Voir les quatre sagesses anasrava. Anathapindada "Bienfaiteur des Nécessiteux" Autre nom de Sudatta anatma voir atma Anavatapta
1. (Lac de glace, Qui-ne-se-réchauffe-pas,
Anokuchi ou Anokudatchi
ou Munetchi, 阿耨池 - 阿耨達池 - 無熱池 - 阿那婆達多,
ou Shoryo-chi 清涼池). Selon la cosmologique
bouddhiste antique, lac au centre du monde. Selon le Kusha
Ron, il se trouve au nord des Montagnes neigeuses (Himalaya)
et au sud de la Montagne des Parfums (Kosui-sen).
On croyait que ses eaux claires et gelées avaient la capacité
de soulager toutes les souffrances et de satisfaire tous les désirs.
Le lac serait entouré d'or, d'argent, et de pierres précieuses et habité
par un ou plusieurs rois dragons appelés
Anavatapta. Quatre fleuves mythiques y
prennent leur source. Ils ont parfois été identifiés avec le Gange (est),
l'Indus (sud), l'Oxus, actuellement Amou-Daria (ouest), et le Fleuve
jaune (nord). Ce qu'en dit
Nichiren Anavatapta 2. (Anokudatsu-ryuo, 阿耨達竜王). Dragon du Lac Anavatapta. Il fait partie des huits rois-dragons qui ont assisté à l'enseignement du Sutra du Lotus. Après être devenu un bodhisattva, Anavatapta fut libéré du mal des autres dragons qui sont tourmentés par la chaleur ardente et attaqués par des garuda. Ando Goro Magistrat qui gouvernait le nord du Japon à l'époque du Régent Hojo Yoshitoki. Ce qu'en dit Nichiren Angulimala,
Angulimalya (Okutsumara,
央掘摩羅). Meurtrier notoire qui devint un fidèle de Shakyamuni.
Angulimala signifie "collier de doigts",
nom qui lui aurait été donné parce qu'il portait
un collier fait avec les doigts de ses victimes. Selon le Sutra
Angulimala, il aurait étudié tout d'abord à
Shravasti avec un maître brahmane.
Mais parce qu'il avait refusé les avances de la jeune et belle
femme de son maître, celle médit de lui auprès de
son mari qui, furieux, décida de s'en débarrasser sans
se salir lui-même les mains. Il aurait donc déclaré
à Angulimala qu'il pourrait parachever
sa pratique religieuse s'il tuait cent personnes (d'autres sources disent
un millier) et leur coupait les doigts. Pris entre son propre sens moral
et son devoir d'obéissance à son maître, Angulimala
devint fou. Il avait déjà tué 99 personnes et s'apprêtait
à faire de même avec sa propre mère qui aurait été
la centième, lorsqu'il rencontra Shakyamuni qui lui parla et
le convertit au bouddhisme. Angulimala
est particulièrement vénéré dans les prisons.
Ce qu'en dit Nichiren anicca voir impermanence animalité ou
monde des animaux (chikusho-kai,
畜生界, tiryag, tiryanc).
Troisième des dix mondes-états
et l'une des trois voies mauvaises.
Etat où l'on est sous l'emprise des désirs instinctifs
et où l'on perd toute notion de raison ou de moralité.
La condition animale est caractérisée par la lutte incessante
pour la survie où le fort se nourrit du plus faible. Certaines
formes du bouddhisme considèrent qu'un homme qui se comporte de façon
particulièrement bestiale pourra renaître en tant qu'animal. Cette croyance
est à l'origine d'un respect exagéré des animaux, des singes et des
chiens en particulier. Le bouddhisme de Nichiren met l'accent sur l'attitude
de l'homme qui cherche à dominer le faible et, inversement, flatte celui
qui est fort. Voir le tableau des 10
mondes. Ce qu'en dit Nichiren: animal
/ animalité.
animisme. Religion dont les fondements reposent, entre autres, sur la relation entre l'homme et la nature. Selon la doctrine animiste, tout objet de la nature renferme un esprit invisible qui le gouverne. Aniruddha,
Anuruddha
(Anaritsu, 阿那律). 1. Cousin
de Shakyamuni et l'un de ses dix principaux
disciples. Aniruddha avait la réputation
d'être "le premier pour sa clairvoyance divine". Le
mot pali anuruddha signifie "Qui ne
rencontre aucun obstacle", ou "Celui qui, tous ses souhaits
étant exaucés, est sans désir". Il se serait
un jour endormi au cours d'un sermon du Bouddha et aurait été
sévèrement réprimandé. Bien décidé
à ne pas répéter cette faute, il fit le voeu de
ne plus jamais dormir. Cela provoqua sa cécité, mais lui
valut d'acquérir ensuite des pouvoirs de discernement exceptionnels.
Le chapitre Gohyaku du Sutra
du Lotus prédit qu'il deviendra à l'avenir un bouddha
du nom de Fumyo (Clarté universelle).
A distinguer, éventuellement, de Aniruddha,
bodhisattva dont l'histoire est developpée dans le Hokke
Mongu de Zhiyi. anitya voir impermanence Ankokuron-ji,
安国論寺 (Myoho-zan Ankokuron-ji).
Temple construit par Nichiro à
l'emplacement du premier hall de réunion des disciples de Nichiren
à Kamakura. Nichiren
y possédait une petite résidence (Matsubagayatu).
C'est de là que furent accomplies ses premières activités:
"sermons au coin de rues" et envoi
du Rissho Ankoku Ron aux autorités. An Lushan (705-757). Officier de l'armée chinoise sous la dynastie Tang. Il gagna le contrôle d'une vaste région à la frontière nord-est du pays et acquit un grand pouvoir à la Cour, sous la protection de l'empereur Xuanzong. En 755, il prit la tête d'une rébellion et s'empara de la capitale. Il fut tué dans une querelle d'héritage par son fils An Zhingsi, qui fut lui-même tué par Shi-Shi-ming. Ce qu'en dit Nichiren An'ne (安慧, de son nom posthume Daigyo), (795-868). Quatrième supérieur du temple Enryaku-ji. Il étudia, sous la direction de Saicho et de Ennin, les enseignements Tendai exotériques et ésotériques. Il écrivit le Ken Hokke Gi Sho (Clarification du sens du Sutra du Lotus). Ce qu'en dit Nichiren année d’infortune ou âges de calamités (yaku doshi, 厄年). Selon une croyance très répandue au Japon, les années cruciales de la vie d'un individu, réputées dangereuses (maladies, mort, faillites, pertes de biens et autres événements malvenus). Pour les hommes ce sont la 25e et 42e année, pour les femmes, la 19e, la 33e et la 49e et pour les deux sexes la 60e et la 70e. Les années précédant et suivant chaque année d’infortune sont respectivement appelées "mae-yaku" (pré calamité) et "ato-yaku" (post calamité), âges au cours desquels des calamités mineures sont attendues. Ce qu'en dit Nichiren Annen, 安然, (841-915). Prêtre de l'école Tendai. Il étudia les enseignements exotériques et ésotériques au temple Enryaku-ji sous la direction de Ennin et, plus tard, fut initié à la doctrine du Monde de la Matrice par Henjo, un moine du temple Genkyo-ji de Kyoto. Il critiqua le principe des Dix Etapes de l'esprit, un système de classification comparative formulé par Kukai, qui donnait la priorité aux enseignements du Shingon, classait le Sutra Kegon au deuxième rang et le Sutra du Lotus en troisième position. Toutefois, bien qu'il ait inversé l'ordre d'importance relative accordé au Sutra Kegon et au Sutra du Lotus, il continua à mettre au premier rang les enseignements du Shingon. Il fonda le temple Godai-in sur le mont Hiei où il consacra son temps à écrire; de là les surnoms de "Homme de grande vertu du Godai-in" (Godai-in Daitoku) ou " Moine du Godai-in" (Go-dai-in Osho) qui lui furent donnés. En 884, il devint supérieur du Genkyo-ji. Ses oeuvres comprennent le Kyoji Mondo (Questions et réponses concernant l'enseignement et le temps) et le Bodaishingi Sho (Traité sur la Signification de l'esprit aspirant à l'Eveil). Ces deux ouvrages sont considérés comme les principaux textes de l'école Tendai ésotérique. Ce qu'en dit Nichiren annihilation de la conscience et réduction du corps en cendres (keshin-metchi, 灰身滅智). Doctrine theravada selon laquelle on pouvait atteindre le nirvana seulement par la mortification du corps et de l'esprit. annonciation ou octroi de la prédiction (juki ou kibetsu ou wagarana, 授記・記別・和伽羅, vyakarana, veyuakarana) Dans les sutras, paroles par lesquelles le Bouddha annonce à un disciple qu'il réalisera un jour l'Eveil complet sans supérieur, avec, la plupart du temps, la précision de leur nom futur résumant leur qualité principale. En savoir plus sur les personnes qui reçurent la prédiction. Annonciation [chapitre] voir Octroi de la Prédiction Annonciation conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre voir Prédiction octroyée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre Annotations sur le Hokke Gengi voir Hokke Gengi Shakusen Annotations sur le Maka Shikan voir Shikan-bugyo-den-guketsu Annotations sur le Madhyamaka-karika (Chu-ron) voir Chugan-ron-sho Annotations sur le Sutra Mahavairocana voir Dainichikyo Sho Annotations sur le Sutra de la Guirlande des Fleurs voir Kegongyo-sho Annotations sur la signification
du Sutra du Lotus voir Hokke
Gisho anokutara voir anuttara Anrakugyo hon [chapitre] 安楽行品 voir Pratiques paisibles Anraku Shu, 安楽集 (Essais sur le monde de la paix et du plaisir ou Essais sur le Paradis de l'Ouest). Œuvre de Daochuo, moine de l'école de la Terre pure sous la dynastie Tang. En se basant sur le Sutra Kammuryoju, il range tous les enseignements de Shakyamuni en deux catégories: ceux de la Voie sacrée et ceux de la Terre pure. Il affirme que les êtres vivant à l'époque des Derniers jours du Dharma ne devraient adopter que les enseignements de la Terre pure et s'en remettre exclusivement au bouddha Amida pour obtenir d'y renaître. Dans cette oeuvre, il se réfère également aux deux voies, celle de la pratique difficile et celle de la pratique facile, exposées dans le Jujubibasha Ron de Nagarjuna. Il identifie la première avec les enseignements de la Voie sacrée et la seconde avec ceux de la Terre pure. Il recommande d'abandonner la voie de la pratique difficile, selon laquelle chacun peut atteindre l'état de bouddha en s'appuyant sur ses propres forces (jiriki), et il invite à adopter celle de la pratique facile qui permet de renaître dans la Terre pure en invoquant le nom du bouddha Amida et en lui faisant confiance (tariki). Cette oeuvre, qui constitue la base du Kammuryoju kyo sho (Commentaire du sutra Kammuryoju) de Shandao, fut également utilisée par Honen lorsqu'il écrivit son Senchaku-shu. Anryugyo 安立行菩 (Pratique-Ferme, Supratishthitacharita). L'un des quatre bodhisattvas Surgis-de-terre. Il représente le bonheur et la joie. Ses attributs sont la stabilité, la ténacité, la pacification. Il figure sur le Gohonzon (voir le schéma). Ce qu'en dit Nichiren. antérieur (nizen). Avant l’exposé du Sutra du Lotus. Dans le système de classification des enseignements de Zhiyi, il s’agit des quatre premières des cinq périodes. Ce système permet de comprendre la spécificité du Sutra du Lotus. Ce que Nichiren dit des sutras antérieurs et du Sutra du Lotus. Antoku (1178-1185). Le 81e empereur en titre du Japon. En fait il n'a que 2 ans lorsqu'il monte sur le trône en 1280. C'est la famille maternelle du clan Taira qui dirige le pays sans en avoir officiellement la régence. Son régne ne dure que 5 ans. L'enfant Antoku se noya durant la bataille maritime de Dannoura où le clan Taira fut définitivement vaincu par le clan Minamoto. Anthologie de la propagation de la lumière voir Gumyo Shu | ||