| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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Vaidehi,
Vedehi, de son vrai nom Shribhadra
(Idaike, 韋提希). Seconde femme de Bimbisara,
roi du Magadha, et mère d'Ajatashatru.
Elle aurait été la sœur du roi Prasenajit
du Kosala. Selon le Sutra
Kammuryoju, quand Ajatashatru emprisonna
son père Bimbisara et tenta de le
faire mourir de faim, Vaidehi se couvrit
régulièrement le corps d'un mélange de farine et
de miel, et rendit visite à son mari en prison ; ainsi le roi put
manger et survivre. Quand Ajatashatru découvrit ce stratagème,
il fut pris de colère et tenta de tuer sa mère. Mais il
en fut empêché par ses ministres, Jivaka
et Chandra. Il la confina donc à l'intérieur du palais.
Elle faisait face au Pic du Vautour où
prêchait Shakyamuni et lui adressa des prières. Pris de pitié
pour elle, le Bouddha interrompit son prêche et apparut dans sa
chambre avec Ananda et Maudgalyayana.
A sa demande, il lui enseigna comment atteindre la Terre
pure du bouddha Amida. A cette occasion,
Vaidehi demanda à Shakyamuni pourquoi
le destin lui avait donné un fils aussi mauvais qu'Ajarashatru,
et pourquoi Shakyamuni lui-même devait être associé
à un être aussi corrompu que Devadatta,
mais ces questions restent sans réponse dans le Sutra Kammuryoju.
La raison pour laquelle le Bouddha et Devadatta
apparaissent ensemble est donnée dans le Sutra
du Lotus. vaipulya (période de déploiement, hoto ji) vaipulya (sutra) : Sutra développé. Catégorie de sutras les plus étendus, ceux qui comportent une partie en prose et une partie en vers (stances). A distinguer des Discours longs (digha-nikaya) du canon pali. Vaipulya Ascète qui incorpora des principes du Mahayana à des enseignements non-bouddhiques afin d'élever ces derniers. Vairochana
ou Vairocana (Biru,
abréviation de Birushanabutsu 毘盧遮那仏,
毘盧遮那佛, Bilou,
Bilouchenafo, plus tard Dainichi
Nyorai, Mahavairocna). Bouddha mentionné
dans les sutras Kegon, Bommo
et Vairocana. Le Sutra
Kegon en particulier décrit sa Terre
pure, le Monde du Trésor du Lotus.
Une grande statue de Vairocana, faite d'or
et de cuivre, fut érigée au temple Todai-ji
à Nara à la suite d'un vœu
fait par l'empereur Shomu en 743. Elle fut consacrée
en 752. Divers pouvoirs particuliers lui sont attribués, notamment
l'émanation de lumière et la transformation du corps. Le
Sutra Bommo le place sur une corolle
de lotus et les bouddhas enseignant la doctrine sont une émanation
de lui. Le Sutra Fugen qui souvent
sert d'épilogue au Sutra du Lotus, le cite comme un nom
honorifique illustrant certaines fonctions du corps de Shakyamuni.
De ces différentes représentations, les écoles du
bouddhisme ont donné des interprétations spécifiques,
voire ésotériques. L'école Shingon
identifie ce bouddha à sa divinité centrale, Mahavairocana
et considère l'univers comme une manifestation de ce bouddha. Pour
cette école Dainichi-Vairocana
est partout, il est toute chose ; les autres bouddhas et bodhisattvas ne
sont que des émanations de cette énergie qui se traduit
dans la vie du pratiquant par la sagesse, la compassion, etc. Vairocanaragmipratimandita (Royaume d'Ornement de Pure Lumière, Jokoshogon, Jingguang). Monde dont il est question dans le Sutra du Lotus chapitre XXIV. C'est là que réside Jokeshukuochi (Roi sage de la constellation Fleur pure) qui a maîtrisé un grand nombre de recueillements-samadi. Vaishali,
Vesali (Bishari,
毘舎離). Un des seize principaux états de l'Inde ancienne. Territoire
des Licchavi, une des tribus qui constituaient
la confédération Vriji. Shakyamuni
s'y rendait souvent pour prêcher. Ce fut également la résidence
de Vimalakirti. Le deuxième concile
bouddhique se tint à Vaishali
environ un siècle (en -377 ou -367) après la mort du Bouddha.
Vaishravana ( Roi céleste Grande-Ecoute, Bishamon tenno) vajra
(trident de diamant, dorjie en tibétain, kongo-sho,
金剛杵) A l'origine, une sorte d'arme utilisée dans l'Inde ancienne. Il est appelé ainsi à cause de sa trempe, suggérant la dureté du diamant capable de détruire n'importe quoi. Outil rituel utilisé dans le bouddhisme
ésotérique, symbolisant une détermination indomptable
à atteindre l'Eveil qui peut détruire toutes les illusions.
Dans le Kobo Daishi Ryakuju Sho, biographie de Kukai,
on lit : "Le jour où il prit le bateau pour quitter la Chine...
il se tourna dans la direction du Japon et jeta le trident dans les airs.
Ce dernier s'éleva très haut et disparut dans les nuages" ; et : "Il voyagea jusqu'au pied du Mont Koya
et décida d'y établir un lieu de méditation... par
la suite on découvrit que le trident qu'il avait jeté au-dessus
de l'océan était venu jusque là, sur cette montagne. Vajrabodhi
(Kongochi-sanzo,
金剛智, Jin-gang-zhi, Jinggangzhi),
(671-741). Traducteur et lettré de la doctrine ésotérique.
Il naquit dans l'Inde du Sud (l'Inde centrale selon certaines sources)
et entra au monastère Nalanda l'âge
de dix ans ; il reçut formellement les préceptes
à l'âge de vingt ans. Il étudia les disciplines monastiques
du Theravada
et du Mahayana, ainsi que le Hannya To
Ron (Traité sur la Lampe de la sagesse), le Hyaku
Ron, le Junimon Ron. A l'âge de trente et un ans,
il devint disciple de Nagabodhi qui l'initia
à l'étude des textes ésotériques. En 720,
Vajrabodhi se rendit en Chine et traduisit
plusieurs écrits ésotériques, dont le Sutra
Kongocho. Il est considéré comme le cinquième
patriarche de la lignée de la doctrine ésotérique
qu'il transmit à son disciple Amoghavajra.
Vajrapani (Porte-Foudre ou Porte-vajra, Shukongoshin, Shi jingang shen, Diamond-holder god). Déité mentionnée dans le chapitre XXV du Sutra du Lotus. Vajrasattva
I.
Dans le bouddhisme ésotérique, manifestation de la pureté
du corps, de la parole et de l'esprit de tous les bouddhas. Bouddha apparaissant
sous forme de bodhisattva. Il figure sur les mandalas du Vajrayana. Vajrasattva II.(Kongosatta 金剛). Premier grand patriarche (mythique) du bouddhisme ésotérique du Shingon. Selon la tradition de cette école, il aurait reçu l'enseignement caché de la bouche même du bouddha Vairocana. Il aurait consigné par écrit les paroles du bouddha et les aurait scellées dans une tour en fer dans le sud de l'Inde. Plusieurs siècles après lui cette tour aurait été ouverte par Nagarjuna auquel Vajrasattva transmit son enseignement en lui apparaissant en personne. Vajrasekhara sutra (Sutra Kongocho) Sutra fondamental du Shingon. Vajrayana (Kongo-jo, 金剛乗). Littéralement "Véhicule du diamant". C'est le 3e grand courant du bouddhisme, à côté du Theravada et du Mahayana. Comme le Mahayana il s'appuie sur les enseignements Madhyamika. Mais il est connu surtout en tant que bouddhisme tantrique. Vakkula Thera
(ou Bakkula, Bakula).
Disciple de Shakyamuni que l'on connaît principalement grâce
à la légende de sa naissance. Il est né dans la famille
d'un conseiller de Kosambi et alors que sa
nourrice le baignait dans la Yamana, il tomba
dans l'eau et fut avalé par un poisson. Ce poisson fut pêché
et vendu à un conseiller de Varanasi
(actuelle Bénarès). Lorsqu'on ouvrit le poisson
l'enfant s'y trouvait en parfaite santé. L'épouse du deuxième
conseiller s'y attacha au point de vouloir le garder et en demanda l'autorisation
aux vrais parents. Le roi décida que les deux familles se partageraient
l'enfant ; d'où le nom de Bakula (deux
familles - bi kin). Après une vie
prospère, à l'âge de 80 ans Vakkula
entendit prêcher le Bouddha. Il abandonna le monde et pratiqua sans
discontinuer pendant 7 jours. Le 8ème jour il devint arhat.
Certains auteurs l'identifient avec l'arhat Vakkula
qui apparaît dans le Sutra
du Lotus chapitre VIII. Vamalokayata Ecole non bouddhique de l'Inde ancienne dont on pense qu'elle se constitua en opposition à l'école Lokayata. Les Vamalokayata sont cités dans le chapitre Anrakugyo* (XIV) du Sutra du Lotus. Plus tard, Vamalokayata en vint à désigner quelqu'un qui trahit son maître. Varanasi
Baranasi, Harana-koku,
波羅奈国). L'actuelle Bénarès. Capitale du Kashi,
l'un des seize Etats principaux de l'Inde ancienne. C'est là que
se trouve le Parc aux Cerfs, où Shakyamuni
fit son premier sermon. Varaprabha,* (Lumière-Sublime, Myoko-bosatsu, 妙光菩, Wonderful Light). Bodhisattva décrit dans le chapitre I du Sutra du Lotus comme la manifestation dans une vie antérieure du bodhisattva Manjushri. Selon ce chapitre, dans le passé lointain, un bouddha nommé Chandrasuryapradipa (Nichigatsu Tomyo) enseigna le Sutra du Lotus au bodhisattva Varaprabha qui le propagea après la mort de ce bouddha et conduisit les huit fils de Chandrasuryapradipa à l'Eveil. Varaprabha eut 800 disciples, dont le bodhisattva Gumyo (Cherche-Gloire, Yashaskama) en qui ce chapitre voit une incarnation antérieure du bodhisattva Manjushri. Quant à Zhiyi, il établit un parallèle entre Varaprabha et Shariputra à qui Shakyamuni enseigne le Sutra du Lotus à sa sortie du recuillement-samadhi. Shariputra enseigne ensuite ce sutra à Rahula, fils de Shakyamuni. Varuna (Suiten). Dieu de la mer de la mythologie indienne. varsha ou varshika, vassa (retraite, ango, 安居). Période de retraite des moines intinérants (bikhsu) pendant la mousson. Ils se retiraient alors dans des grottes ou plus tard dans des monastères pour y étudier et méditer. Cette retraite durait généralement trois mois. Le dernier jour les moines confessaient publiquement leurs transgressions de la discipline monastique. Cette coutume indienne fut importée en Chine puis au Japon où elle fut observée pour la première fois en 683. Varshakara (Ugyo-daijin, 雨行大臣). Ministre qui servait le roi Ajatashatru du royaume de Magadha, en Inde, au temps de Shakyamuni. Quand ce dernier était encore prince, Varshakara conspira avec Devadatta pour le persuader de tuer son père, le roi Bimbisara. Varshakara encouragea aussi Ajatashatru, devenu roi, à harceler Shakyamuni. Plus tard, cependant, il se repentit, se convertit avec le roi au bouddhisme et l'aida à administrer son royaume. vaste propagation voir kosen-rufu Vasubandhu
(Tenjin,
Seshin, 世親・天親, Tianqin,
Shiqin) dates peu précises (vers le
IVe ou le Ve s), certains savants ont émis l’idée
que nous aurions affaire à deux auteurs distincts. Vasumitra
(Seu ou Seyu,
世友), (IIe siècle). Dans la tradition chinoise il y a cinq Vasumitra
différents. On connaît l'auteur du Samayabhedoparacanacakra
(Doctrines des différentes écoles) qui serait celui
qui a présidé le concile de
Cachemire, sous le roi Kanishka. Mais il
est différent de l'auteur du Dhatukaya Vatsa. (Bassa, 跋蹉). L'un des seize Etats principaux de l'Inde ancienne dont la capitale était Kaushambi. A l'époque de Shakyamuni, Udayana succéda à son père Parantapa comme roi de Vatsa et devint un disciple du Bouddha. Vatsiputriya (Tokushi-bu, 犢子部). Ecole theravada qui se sépara de l'école Sarvastivada. Elle descend de Vatsiputra, disciple de Shakyamuni du temps de son vivant. Cette école affirmait la réalité du soi. Vautour (pic du Vautour, Mont sacré du Vautour, Ryosen, Ryojusen, Grdhrakuta) Veda : "le Savoir", ensemble des textes
écrits dans une forme archaïque du sanscrit, apportés
en Inde par les Aryens vers le Xème siècle avant notre ère,
composé de quatre recueils (Rigveda,
Yajurveda, Samaveda, Atharvaveda) et formant la base de l'hindouisme. Le
védisme que l'on peut considérer comme l'ancêtre du
brahmanisme, se définit autour de ces textes. vetada ou vetala (bidara, 毘陀羅). Démon dont la peau est rouge car il se nourrit de cadavres qu'il redresse d'entre les morts. véhicule
(jo,
乗, yana), enseignement et pratiques
propres au cheminement spirituel permettant de passer de l'état
de l'ignorance à l’Eveil bouddhique. véhicule du Bouddha (butsujo 仏乗, buddhayana) véhicules [deux] (nijo) Véhicule unique ou suprême ou Grand (ichijo, 一乘, ekayana) ou Véhicule unique du Bouddha (ichibutsujo, 一佛乘) ou Véhicule du Bouddha (butsujo, 佛乘, buddhayana) ou Véhicule surpême. Enseignement qui permet à tous d’accéder à l’Eveil. "Unique" signifie qu’il n’y en a pas plusieurs, c’est-à-dire qu'il n’y a pas deux ou trois véhicules permettant d’amener les êtres à l’Eveil. C’est l’un des thèmes fondamentaux et récurrents de la première moitié du Sutra du Lotus. Les trois véhicules (sanjo) sont les pratiques des auditeurs-shravakas, des pratyekabuddhas et des bodhisattvas. Dans les sutras du Mahayana antérieurs au Lotus, cette distinction en trois véhicules aboutissait à louer le véhicule des bodhisattvas et, généralement, à dénigrer les deux autres (cf. deux véhicules, nijo). En effet, on opposait de la sorte la voie de bodhisattva à celles des auditeurs-shravakas et des pratyekabuddhas que l’on tenait pour représentatives de l’idéal du Theravada. Dans le Sutra du Lotus, dès le chapitre II, le Bouddha révèle que l’enseignement des trois véhicules n’était qu’un moyen habile mais provisoire, destiné à faire avancer les êtres sur la voie bouddhique selon les dispositions qui étaient les leurs. Une fois les dispositions des êtres améliorées, ce subterfuge n’est plus nécessaire et le Sutra du Lotus est enseigné. Dès lors, la voie bouddhique et sa pratique s’unifient et tous les êtres, y compris ceux des deux véhicules, peuvent devenir des éveillés. Ce principe (kaisan ken ichi, 開三顕一) est expliqué de manière précise par la révélation du "véritable aspect de tous les phénomènes" (shoho jisso), c'est-à-dire les dix ainsités (modalités d'expression de la vie, ju nyoze). D'où l'expression de "principe précisé du remplacement" (ryakkaisan ken ichi). Le chapitre II et les chapitres suivants développent cette idée de diverses manières ; cette explication plus détaillée est ce que l'on appelle le "principe généralisé du remplacement des trois véhicules par le Véhicule unique" (kokaisan ken ichi). L'expression ouvrir les trois et révéler l’unique (kaisan kenitsu) s'applique au Sutra du Lotus lui-même qui révèle que tous les êtres des dix mondes-états peuvent accéder directement à l’Eveil. Véhicule unique de la Fleur du Dharma (hokke ichijo, fahua yisheng). Une façon de désigner le Sutra du Lotus en ce sens où selon les termes mêmes de ce Sutra il est l’enseignement permettant à tous les êtres de devenir le Bouddha. Cf. Véhicule unique. Vemacitrin. Roi asura qui représente "le bruit et la fureur". Son nom signifie "Vagues déférlantes". Il était le père de la très belle Saci qui incarnait le pouvoir de la parlole et de l'action. Elle devint l'épouse principale de Sakra Devendra (Seigneur du monde de la Nature). Mais jalouse des autres femmes de Sakra Devendra elle retourna chez son père qui déclara la guerre à Sakra Devendra. Seul le Sutra Prajnaparamita) permit à ce dernier de remporter la victoir. Vénéré du monde (seson, bhagavat) vénéré fondamental voir honzon Vénéré
Shakya Appellation religieuse et honorifique
du Bouddha Shakyamuni,
le fondateur du bouddhisme. C'est ainsi que l'appelle généralement
Nichiren. véritable ainsité (jissoshinnyo) véritable aspect de tous les phénomènes (ou véritable natures des ohénomènes ou aspect réel des choses, shoho jisso). véritable cause (cause fondamentale) véritable Ecole de la Terre pure (Jodo shinshu) véritable Terre voir principe mystique de la véritable terre vérité : la vérité
historique, telle qu'elle est conçue en Occident, cède souvent
la place à la vérité symbolique. Tel est le cas des
différentes descriptions du "corps
de gloire" du Bouddha qui serait monstrueux d'un point de vue
historique avec ses "trente-deux
marques de beauté". Il en est de même en ce qui
concerne les grandes figures du bouddhisme quand elles manifestent leur
"corps de rétribution". Ainsi, la langue de Kumarajiva
ne brûle pas lors de son incinération pour témoigner
de la véracité de sa traduction. vérité du milieu (chu, zhong) voir vérité ultime et Voie du milieu vérité ultime voir réalité ultime vérités [quatre nobles] vertus [cinq] (gojo) vertus [trois] vertus [quatre] vertus infinies voir quatre bienveillances sans limite vêtu de blanc voir upasaka vibhasha (bibasha 毘婆沙), commentaire d'un traité doctrinal et tout particulièrement d'un vinaya. Alors que l'upadesha est le commentaire d'un sutra. vicara (do 動), attention soutenue. Facteur menant à la concentration, présent dans le premier dhyana ; l'attitude du méditant qui pratique le samatha bhavana en focalisant son attention sur l'objet de la pratique. A la différence de vitarka (pensée conceptuelle, réflexion), le mental reste concentré avec effort et sans distraction sur l'objet de l'attention, par exemple la respiration ou un mantra. Vidya-carna-sampauna (Parfait dans la conduite, Myogyosoku). Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Il est parfait dans la connaissance de l'ultime réalité (vidya) et parfait dans sa conduite (en actes, paroles et pensées). vie.
A
ce terme français correspondent différentes notions
bouddhiques : Vies antérieures du Bouddha (Jataka, littéralement "nativités"). Recueil de près de 500 textes qui relatent des vies édifiantes et fabuleuses en les présentant comme étant celles du Bouddha. La rédaction des Jataka date du 5e siècle et reflète bien la mentalité de l'époque tournée vers la dévotion, sans se soucier des contradictions doctrinales. vie antérieure Image qu'emploie fréquemment Shakyamuni pour enseigner le principe de causalité. Dans le Sutra du Lotus (chapitre XVI), il expose les raisons pour lesquelles il fait croire aux hommes qu'il meurt alors qu'en réalité il ne meurt jamais. L'interprétation littérale, opposée à l'interprétation symbolique, des "vies antérieures" marque le fossé qui sépare les bouddhismes "réancarnationnistes" et le bouddhisme du Lotus. Voir syncrétismes vie après la mort voir samsara et parinirvana vies et morts s’identifient au nirvana (shoji soku nehan) vihara
(littéralement promenade, shoja, 精舎).
D'abord simplement le lieu ou les moines errants s'abritaient lors de
la saison des pluies : parc, grottes, etc. Plus tard couvent, monastère
bouddhiste. Au sens figuré lieu de méditation. Vijnanavada [école]. voir Ecole Rien-que-conscience. Vimaladatta voir dame Jotoku) Vimalakirti.
(Yuimakoji ou Yuima).
Religieux bouddhiste indien dit "séculier" car il n'appartenait
à aucun temple et vivait parmi les laïcs. Il est connu pour
son éloquence et sa compréhension profonde des enseignements
bouddhiques. Ses aphorismes et enseignements formèrent le sutra
Yuima ou Sutra
Vimalakirti qui est à la base du Sanron.
Dans ce sutra Vimalakirti représente
le croyant laïque idéal. Il est malade et Shakyamuni désire
envoyer quelqu'un s'enquérir de ses nouvelles. Il désigne,
un par un, chacun de ses dix disciples-shravakas
mais chacun s'en déclare indigne en relatant de quelle manière,
à un moment ou à un autre, il a été dépassé
par Vimalakirti au niveau de la compréhension. Finalement, le bodhisattva
Manjushri accepte de se rendre à
son chevet. Questionné sur la nature de sa maladie, Vimalakirti
réplique : "Je suis malade parce que les êtres sont malades.
La maladie du bodhisattva naît de sa grande compassion", exprimant
ainsi l'idéal du bodhisattva du Mahayana
qui ne fait aucune distinction entre lui et les autres. Le sutra se développe
sous la forme d'un dialogue entre Vimalakirti et Manjushri.
Les doctrines du Theravada
sont sévèrement attaquées sur la base de la théorie
de la non-substantialité (ku)
qui est expliquée dans ce sutra comme une non-dualité. Sommé
de but en blanc de définir la non-dualité, Vimalakirti
demeure silencieux, montrant ainsi que la vraie nature des choses est
au-delà des limites conceptuelles imposées par les mots. Vimalakirti sutra (Sutra de Vimalakirti, Jomyokyo ) Vimalamitra (Muku-ronji ou Mukuyu, 無垢論師・無垢友). Moine indien de l'école Sarvastivada (Theravada). Ayant beaucoup étudié les canons bouddhiques (Tripitaka), il entreprit de discréditer Vasubandhu et l'enseignement du Mahayana. Mais il devint fou avant d'y parvenir et, selon la tradition, "sa langue se fendit en cinq parties". Vimalanetra* [bouddha] (Corps Pur, Joshin, Jingshen, Pure Body, Pure Life) nom octoyé au bodhisattva Shrigarbha dans le chapitre I du Sutra du Lotus. Vimalanetra [prince] voir Jogen vimoksha voir délivrance vimukti voir délivrance vina
ou rudra-vina ou bin.
L’un des plus anciens instrument musical de l’Inde. Elle incarnait
par excellence l’esthétique musicale des raga. Bien qu’elle
soit encore aujourd’hui auréolée d’une grande
considération, sa tradition n’est plus représentée
que par quelques rares musiciens. Vinaya abr. de Vinayapitaka (éthique, discipline, ritsu, 律). Règles de discipline pour les moines et les nonnes. Une des trois parties du canon bouddhique. La signification originelle du mot vinaya est "régler la conduite". Les vinayas seraient une systématisation des interdictions et mises en garde faites par Shakyamuni à ses disciples. Chaque école Hinayana possédait sa propre liste de règles monastiques. Les textes existants comprennent les vinayas de ce que l'on appelle le canon pali, qui appartient à l'Ecole du Sud du bouddhisme Theravada, et en traductions chinoises, le Shibunritsu, le Juju Ritsu, le Gobun Ritsu et le Makasogi Ritsu, qui sont respectivement les vinayas des écoles Dharmagupta, Sarvastivada, Mahishasaka et Mahasanghika. En Chine apparurent diverses écoles Lu (vinaya) utilisant le Shibunritsu comme texte de base. La plus remarquable fut l'école Nan-chan, fondée par Daoxuan (Dosen) (596-667). Au VIIIe siècle, Ganjin introduisit la doctrine de cette école au Japon où elle se fit connaître sous le nom d'école Ritsu. vinayapitaka (corbeille des préceptes) vingt-cinq exercices préparatoires ou
vingt-cinq moyens préliminaires (nijugo hoben,
二十五方便). Pratiques qu'il fallait maîtriser
pour se préparer à la méditation Tian-tai
instaurée par Zhiyi. Ils sont énumérés
en détail dans le Maka Shikan,
le Sho Shikan (Les bases de la concentration et de la perception)
et le Shidai Zem-mon (Enseignement de la pratique de la méditation).
Ils se répartissent
en cinq groupes : vingt-cinq royaumes (nijugo-u, 二十五有). Subdivisions du monde des trois plans : 14 royaumes dans le monde du désir, 7 dans le monde de la forme, et 4 dans le monde du sans forme. D'abord, le monde du désir comprend les quatre mondes-états inférieurs (enfer, esprits faméliques, animaux et asura), les quatre continents (l'état d'humanité) dont font partie le Jambudvipa, et les six ciels du désir. Puis le monde de la forme comprend le Ciel Mahabrahman (Daibonten) (considéré ici comme distinct du premier ciel de la méditation), les quatre ciels de la méditation (shizenten), le Ciel asamjnin ou le Ciel de l'absence de pensée (musoten), et les cinq ciels de la pureté (gojogoten) qui, ensemble, forment un royaume. Le monde du sans forme comporte quatre royaumes immatériels. vingt écoles theravada (niju-bu ou shojo-niju-bu, 二十部・小乗二十部). Ecoles formées par les schismes survenus dans la communauté bouddhique après la mort de Shakyamuni, résultant de conceptions et d'interprétations divergentes des enseignements du Bouddha. Selon le Daibibasha Ron, le premier schisme eut lieu environ cent ans après la mort de Shakyamuni, à la suite d'une controverse concernant cinq modifications demandées par le moine Mahadeva. A ce moment-là, la communauté se scinda en école Theravada, qui rejetait les points de vue de Mahadeva, et en école Mahasanghika, qui les soutenait. Selon le Ibushurin Ron (Doctrines des différentes écoles), un schisme dans l'école Mahasanghika se produisit deux cents ans après la mort du Bouddha ; le Mahasanghika finit par se scinder en huit écoles supplémentaires : Ekavyavaharika, Lokottara, Kukkutika, Bahushrutiya, Prajnaptivada, Chaitika, Aparashaila et Uttarashaila (ce qui fit 9 écoles Mahasanghika en tout). L'école Theravada se scinda également ; tout d'abord l'école Sarvastivada se sépara de l'école Theravada primitive qui se nomma elle-même l'école Haimavata. Puis l'école Sarvastivada donna naissance à quatre autres écoles : Vatsiputriya, Mahishasaka, Kashyapiya et Sautrantika. L'école Vatsiputriya se divisa encore en Dharmottara, Bhadrayaniya, Sammatiya et Shannagarika ; et l'école Mahishasaka se scinda pour former l'école Dharmagupta. (Il y eut donc 11 écoles Theravada) vingt-huit constellations ou vingt-huit ciels. (nijuhatten ou nijuhachi-ten 二十八天). Dans la mythologie indienne, maisons célestes, divisées en quatre maisons de sept corps célestes principaux chacune, qui correspondent aux quatre directions et aux quatre saisons de l'est ou du printemps ; du sud ou de l'été ; de l'ouest ou de l'automne ; et du nord ou de l'hiver. Voir les 28 ciels vingt-huit divinités des constellations. Divinités des vingt-huit constellations. vingt-huit patriarches sous le ciel de l’ouest(saiten niju hasso) ou vingt-huit patriarche de l’Inde (tenjiku niju hasso) : notion propre au Zen selon laquelle l’enseignement de Shakyamuni se serait transmis en dehors des mots et des paroles à vingt-huit successeurs. Ces derniers sont les vingt-quatre successeurs, héritiers de la transmission de Shakyamuni (Mahakashyapa, Ananda, Shanavashin, Upagupta, Dhitika, Mishaka, Vasumitra, Buddhanandi, Buddhamitra, Parshva, Punyayasha, Anabodhi, Kapimala, Nagarjuna, Kanadeva, Rahulabhadra, Samghanandi, Samghayathata, Kumalarata, Shayata, Vasubandhu, Manorata, Haklenayasha, Simhabodhi, auxquels viennent s’ajouter Bashashita, Punyamitra, Pajnadhara et Bodhidharma (470-532). Or, dans le sixième volume de la Tradition des causes et conditions des récipiendaires de la transmission, la transmission depuis Shakyamuni s’interrompit avec la décapitation du vingt-quatrième successeur, Simhabodhi (shishi sonja). vingt-quatre patriarches de la passation des corbeilles du Dharma ou 24 successeurs de Shakyamuni (fuhozo no nijuyonin, 付法蔵の二十四人, fufazang ershisuren). Vingt-quatre maîtres qui se sont succédés et qui ont reçu puis transmis chacun à leur successeur la totalité de l’enseignement de Shakyamuni. Cette liste n’est pas historique à proprement parler et a été faite après coup d'après le Sutra Fuhozo ou Fuhozo Innenden (Histoire des successeurs du Bouddha), qui relate qu'au temps d'Aryasimha, le vingt-quatrième successeur, le bouddhisme fut détruit en Inde par le roi Mirakutsu, ce qui mit un terme à la succession. L'école Zen compte 28 successeurs qui héritèrent d'un enseignement de Shakyamuni qui ne fut pas exposé par des mots mais transmis d'esprit à esprit. En savoir plus : détail de la liste des vingt-quatre patriarches. vipasyana ou vipassana voir arrêt et examen (shikan) vipassana. Méditation silencieuse basée sur le bouddhisme theravada et qui vise le développement de la conscience, sans référence aux sutras mais sur l'observation des pensées, sensations, émotions, réactions, "telles qu'elles sont". Parfois employé comme synonyme de prajna. Voir arrêt et introspection. L'Ecole Vipassana fut introduite aux Etats-Unis dans les années quatre-vingts et s'étend peu à peu en Europe. Virudhaka, Vidudabha. (Haruri-o, 波瑠璃王). Roi de Kosala à l'époque de Shakyamuni. Son père était le roi Prasenajit et sa mère Mallika. Selon le Binaya Zoji [Règles monastiques dans divers domaines], Mallika était à l'origine servante d'un seigneur de la tribu Shakya. Quand le roi Prasenajit se rendit à Kapilavastu, capitale des Shakya, il en tomba amoureux et la prit comme seconde femme. Selon un récit différent, Mallika était la fille d'une servante du roi des Shakya qui fit croire à Prasenajit qu'elle était une princesse de pur sang quand ce dernier voulut accroître son prestige en prenant femme dans la tribu Shakya, politiquement dépendante mais culturellement supérieure. Virudhaka fut en tout cas humilié dans sa jeunesse par les Shakya en raison de son origine modeste et il jura de se venger. Lorsqu'il fut plus âgé, il s'empara du trône de Prasenajit et leva immédiatement une armée contre le royaume Shakya, tuant environ cinq cents personnes. On rapporte que, sept jours plus tard, comme l'avait prédit le Bouddha, il mourut brûlé et tomba dans l'enfer avici. La destruction du royaume des Shakya par Virudhaka compte parmi les neuf grandes épreuves subies par le Bouddha. Nichiren associe le massacre du clan des Shakya par Virudhaka à sa propre persécution de Tatsunokuchi et à l'exil à Sado qui suivit. A ce moment-là, le gouvernement de Kamakura ne s'efforça pas seulement de faire décapiter Nichiren mais fit aussi arrêter et exiler bon nombre de ses adeptes. Virudhaka devaraja (Roi céleste Accroissement, Zoho tenno) Virupaksa devaraja (Roi céleste Vaste-Regard, Komoku tenno) virya (persévérance, assiduité, biriya ou shojin 毘梨耶・精進). Quatrième paramita. Effort qui permet de vaincre l'indolence propre à tout être humain et en étroite relation avec les trois obstacles et quatre démons (san-so shi-ma). Elle est source de l'esprit de recherche qui pousse à progresser dans voie bouddhique. Viryabalavegaprapta (Tokugonsho-jinriki, De qinjing jinli, Attainer of Power to Persevere bodhisattva). Bodhisattva qui apparît dans le Sutra du Lotus. viscères [cinq] (gozo) Vishechamati ou Visesamati (Intention-Auguste, Zoi, Zengyi, Increasing Intention prince). Cinquième fils du dernier bouddha Chandrasuryapradipa, présent à la Grande Assemblée du chapitre 1 du Sutra du Lotus. Vishnu
: dieu
indien qui a pour mission de préserver l'ordre du monde. Lorsque
ce dernier est perturbé, Vishnu s'incarne
pour descendre sur Terre sous forme d'un avatar.
Les textes sacrés en recensent dix. Son 9ème avatar
serait le Bouddha. C'est le principe de la continuation, le symbole de
la vie perpétuelle. Il est le pouvoir qui maintient l'Univers assemblé.
Ses quatre bras signifient le pouvoir absolu par la domination sur les
directions de l'espace. Mais ils représentent aussi les quatre
stades du développement humain et les quatre buts de la vie : le
plaisir, le succès, la perfection de son état et la libération
finale. Vishvakarman
ou Vishvakarma ou Visvakarman
(Bishukatsuma ten ou Bishu,
毘首羯磨天). Divinité qui vit dans le ciel Trayastrimsha,
au sommet du Mont Sumeru et sert Taishaku.
Selon le Daichido
Ron, lorsque Shakyamuni pratiquait encore l'ascèse
dans une existence précédente sous la forme du roi Shibi,
Taishaku se changea en faucon et Vishvakarman
en colombe afin de mettre à l'épreuve la sincérité
du roi. Pour sauver la colombe, Shibi donna
sa vie en offrant sa propre chair au faucon affamé. vision [cinq sortes de vision] vision profonde voir vipassana Visistacaritra (Conduite Supérieure, Jogyo) Visvabhadra (Sage-Universel, Fugen bosatsu, Smantabhadra) voeux (seigan, 誓願, pranidhana). Voeux que les bouddhas et les bodhisattvas font pour mener tous les êtres à l'Eveil. Ils peuvent être universels ou individuels. Les bodhisattvas font quatre voeux : 1) faire passer l’infinité des êtres (sur la rive du nirvana) ; 2) trancher les innombrables passions ; 3) connaître l’insondable des enseignements du Bouddha ; 4) attester de la prééminence de la voie bouddhique. On appelle voeux originels ceux que les bouddhas ont fait dans une existence précédente, alors qu'ils n'étaint encore que bodhisattvas. Parmi les voeux individuels on connaît surtout les 48 voeux d'Amida et les 12 voeux de Yakushi. vœux [quatre] du serment de propagation du bodhisattva (shi gu seigan) vœux originels (purvapranidhana). Vœux formulés par un bouddha dans le passé, tandis qu'il était encore engagé dans la pratique de bodhisattva. Parmi ceux-ci, les 48 vœux formulés par le bouddha Amida et les 12 vœux du bouddha Yakushi sont particulièrement connus. L'expression de vœu originel (au singulier) est utilisée par l'école Jodo (Terre pure) pour désigner le dix-huitième vœu du bouddha Amida, qui est de permettre à tous ceux qui invoquent son nom de renaître dans la Terre pure située à l'ouest, à l'exception de ceux qui ont commis les cinq forfaits ou calomnié le Dharma correct. voie
(do, 道 ou shu, gati au sens de démarche ou marga au sens bouddhique), chemin ou discipline nécessaire pour atteindre un but dans un art
ou une technique particulière, grâce à une expérimentation
et un entraînement physique et spirituel intensif. On trouve ce
mot dans la plupart des disciplines : judo,
kendo, sado
(cérémonie du thé), kado
(arrangement floral), kodo (voie de l'encens),
etc. voie bouddhique ou voie de bouddha ou simplement Voie (佛道). Méthode d'Eveil qui se conforme aux quatre seaux du Dharma. voie de la doctrine et voie de l’attestation (kyodo shodo). La voie de la doctrine représente les pratiques et ascèses qui découlent des enseignements bouddhiques. La voie de l’attestation est le résultat de ces pratiques, de l’expérimentation personnelle des principes bouddhiques et des modifications intérieures qu’ils entraînent. Si la voie de la doctrine est parfaitement descriptible, la connaissance de ce que représente la voie de l’attestation se situe au-delà de ce que les mots peuvent communiquer. L'enseignement Tian-tai établit un parallèle entre, d’une part, la voie de la doctrine et les enseignements des moyens et l’adaptation à autrui et d’autre part, la voie de l’attestation et la pratique personnelle. voie de l'Eveil (ken-do, 見道, darshanamarga). Dans les enseignements theravada, étape de la compréhension complète des quatre nobles vérités. Le pratiquant parvient à une sagesse qui lui permet de se libérer des attaches d'une personne ordinaire et accéder à l'état d'arhat. Dans les enseignements mahayana étape de qui permet d'accéder à l'état de bodhisattva. voie difficile à pratiquer (nangyo-do, 難行道), une des deux catégories dans lesquelles Nagarjuna divise la pratique bouddhique dans le Jujubibasha Ron. La voie de la pratique difficile demande des efforts soutenus pendant d'innombrables kalpas, dans les pratiques d'austérité, pour parvenir à l'Eveil. Elle implique que l'on atteint l'Eveil par ses propres forces (jinriki). Cette expression s'oppose à celle de "voie facile à pratiquer" qui désigne l'invocation du nom de bouddhas dont le pouvoir bienveillant permet d'atteindre l'illumination (tariki). L'école de la Terre pure appelle "voie difficile à pratiquer", nangyodo, toute pratique basée sur un sutra autre que les trois sutras fondamentaux de sa propre école (les sutras Amida, Muryoju et Kammuryoju) ; la pratique difficile s'oppose à igyodo, la voie facile. voie
du milieu (vérité du milieu,
chudo, 中道,
zhongdao,
madhyama-pratipad,
madhyamika) La voie qui dépasse
les extrêmes de deux points de vue partiels et opposés. Les
interprétations de ce terme varient considérablement d'une
école à une autre. voies extérieures
: (gedo, 外道). Voies religieuses extérieures
au bouddhisme. Par exemple, à l'époque de Shakyamuni, il
existait six grands philosophes que celui-ci avait qualifiés comme
étant les "six maîtres des
voies extérieures". voie facile à pratiquer (igyo-do, 易行道). Une des deux catégories dans lesquelles Nagarjuna divise la pratique bouddhique dans le Jujubibasha Ron. La pratique facile est destinée aux personnes de faibles capacités, incapables de rechercher l'Eveil par des pratiques austères et laborieuses pendant d'inombrables kalpas, en utilisant ses propres forces (jinriki). C'est en se basant sur cette analyse que les maîtres de l'amidisme préconisent l'invocation du nom d'Amida dont le pouvoir bienveillant permet de renaître dans la Terre Pure. Pour eux, le salut vient de la "force de l'autre" (tariki). voie merveilleuse (myodo, miaodao). Expression assez peu usitée, qui signifie la voie du Dharma merveilleux. voie moyenne des huit négations voir huit négations. voie mystique Expression utilisée par Zhiyi pour désigner la doctrine du Sutra du Lotus. voie sacrée. Voie qui fait appel à la force intérieure du pratiquant (jinriki) et non pas à la force d'un autre (tariki), fut-ce un bouddha. Cette voie est préconisée principalement par les enseignements du Mahayana véritable (jitsudaijo) et tout spécialement par le Sutra du Lotus (enseignement essentiel, honmon) voie unique voir véhicule unique volonté d'accomplissement (kokoro zashi). L'expression signifie intention, volonté, résolution, aspiration, ce vers quoi tend le cur. Nichiren a utilisé ce mot dans différents goshos ; parfois le sens semble très proche de foi ou conviction. Il dit dans le Hakumai ippio gosho : "pour un homme ordinaire, devenir bouddha, cela revient à comprendre le mot que l'on prononce kokorozashi". Vriji ou Vrijji. Vajji (Bajji ou Baggi 跋耆・跋) L'un des seize Etats principaux de l'Inde ancienne à l'époque de Shakyamuni. Formé d'une confédération de tribus, c'était une république. Vaishali, l'une de ses villes principales, était le centre de la tribu Licchavi. Les représentants de la confédération se rencontraient, pense-t-on, pour discuter des affaires de l'Etat qui se réglaient par accord mutuel. La confédération aurait été conquise par le roi du Magadha Ajatashatru après une campagne prolongée. Mais, selon un autre récit, Shakyamuni aurait dissuadé Ajatashatru de partir à la conquête de Vriji. vues erronées (micchaditthi). Erreur due à l'obscurité fondamentale (avidia). Tout ce que nous disons ou faisons qui engendre la souffrance devrait être considéré comme micchaditthi. Le contraire de vue erronée et vue juste (asava), le premier pas de l'Octuple noble chemin. Voir les quatre vues erronées vyakarana voir annonce Vyuharaja [bodhisattva] (Roi des Ornements, Shogon-no, Zhuangyan wang, Adornment King). Bodhisattva qui apparaît dans le Sutra du Lotus, chapitre XXIV |
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