| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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| ma voir démon Madhyamika [école] (Chugan-ha, 中観派). Ecole mahayana basée principalement sur le Chu Ron de Nagarjuna. Ce fut l'une des deux principales écoles mahayana en Inde, avec l'école Vijnanavada (Rien-que-conscience), aussi appelée école Yogachara. Nagarjuna en est considéré comme le fondateur et ses enseignements furent développés par Aryadeva, Rahulabhadra et Pingala. Au début du VIe siècle, deux lettrés, Buddhapalita et Bhavaviveka, écrivirent différents commentaires sur le Chu Ron. Comme résultat, l'école Madhyamika se scinda en deux: l'école Prasangika dirigée par Buddhapalita et l'école Svatantrika dirigée par Bhavaviveka. Plus tard, l'école Madhyamika-yogachara naquit des liens étroits entre les écoles Madhyamika et Vijnanavada. L'école Sanlun, en Chine et Sanron au Japon, hérita de la philosophie de l'école Madhyamika. Celle-ci énonce le principe de la non-substantialité (ku) et enseigne qu'en reconnaissant l'interdépendance de tous les phénomènes, on peut se libérer des illusions et percevoir l'enseignement ultime du Bouddha, la voie du milieu, qui échappe au dilemme de l'existence et de la non-existence. Madhyamaka-karika voir Chu Ron Madhyantika
(Madendai ou Madenji,
末田提, 末田地, 命偈 ?) Disciple d'Ananda
et, selon certains, troisième des vingt-quatre successeurs
de Shakyamuni. Il reçut les enseignements d'Ananda
au même moment que Shanavasa. Après
la mort de son maître, il se rendit au Cachemire pour y propager
le bouddhisme. Magadha
(Makada-koku, 摩掲陀国) Important
royaume de l'Inde antique et centre
de l'empire des Maurya, puis de celui des
Gupta. On y trouve Rajagriha,
le Pic du Vautour et le monastère
du Bois de Bambous. Ce royaume fut, du vivant
de Shakyamuni, gouverné par Bimbisara,
puis par son fils Ajatashatru. Au IIIe siècle
de notre ère le roi Ashoka, de la dynastie
Maurya, régna aussi sur cette région. Mahabharatha
L'une
des grandes épopées indiennes classiques, avec le Ramayana.
Le Mahabharata relate la lutte des cinq
frères Pandava contre leurs méchants
cousins, les Kaurava. Cette oeuvre collective,
de 200 000 vers sur 18 livres, prit peu à peu forme, de l'ère
védique jusqu'au VIe siècle de notre ère. Le VIe
livre, qui constitue la Bhagavad Gita,
le "Chant du Seigneur", est l'un des livres saints du brahmanisme.
Mahabrahma.
1) Nom sanskrit de Bonten 梵天 ou Daibonten,
大梵天, qui, avec Taishaku, est l'une des
deux principales divinités tutélaires du bouddhisme japonais.
Il vivrait dans le premier ciel de méditation du Monde
de la forme. Mahadeva 1. littéralement "le grand dieu", autre appellation du dieu Shiva. Mahadeva 2. (Makadaiba ou Daiten, 摩訶提婆・大天). Brahmane du temple de Mahadeva qui vécut environ un siècle après la mort de Shakyamuni. On dit qu'il contribua à l'apparition du premier schisme dans l'Ordre bouddhique. Il naquit à Mathura, en Inde centrale. Selon le Daibibasha Ron, il commit l'inceste avec sa mère et tua son père. Il tua également un arhat. Plus tard, en découvrant que sa mère avait des relations avec un autre homme, il assassina celle-ci. Cela constituait trois des cinq fautes cardinales. Pourtant, il regretta amèrement ses mauvaises actions, renonça au monde et entra dans l'Ordre bouddhique. Il maîtrisa les trois parties du canon et convertit au bouddhisme de nombreuses personnes à Pataliputra, grâce à ses talents oratoires. Il formula plus tard ce que l'on appela les "Cinq Opinions nouvelles" - impliquant que les arhats possèdent encore certaines faiblesses humaines. La controverse que soulevèrent les interprétations de Mahadeva contribua à accélérer la formation d'un schisme dans l'Ordre et aboutit à la création de deux écoles séparées: l'école conservatrice Theravada et l'école Mahasanghika, plus libérale, qui soutenait Mahadeva. Voir les opinions nouvelles. Ce qu'en dit Nichiren Mahakala (Makakara-ten, 摩訶 羅天) voir Daikoku Mahakashyapa
ou
Kashyapa ou
Kaçyiapa,
Kassapa
(Kasho,
迦葉波,
Makakasho,
摩訶迦葉). Le nom de famille
Kashyapa étant fort répandu,
on ajoute Maha (grand) à l'un des
dix grands disciples de Shakyamuni.
Il naquit dans une famille de brahmanes,
rencontra Shakyamuni au Magadha et devint
son disciple. Après la mort du Bouddha, il présida, en
tant que dirigeant du Sangha, le Premier
Concile bouddhique pour compiler les enseignements
de Shakyamuni. Il propagea ensuite les enseignements theravada
pendant deux décennies en étant le premier des vingt-quatre
successeurs de Shakyamuni. Il mourut au mont Kaku,
au Magadha, après avoir transmis
les enseignements à Ananda. Kashyapa,
maîtrisant
les dhuta (élimination des désirs
et des émotions afin de fortifier les capacités spirituelles),
était "le
premier pour la pratique des austérités". Ayant
compris la véritable intention du Bouddha à travers la
parabole des Trois Chariots et de la maison en flammes relatée
dans le chapitre Hiyu Mahanama 1. (Makanan, 摩訶男). D'après la tradition un des cousins de Shakyamuni et frère aîné d'Anuruddha. Il était le fils de Sukkodana, un de quatre oncles paternels du Bouddha. Mahanama 2. (Makanan, 摩訶男). Un des cinq bhiksu, ou moines ascètes. Lorsque Shakyamuni abandonna le monde séculier pour entrer dans la vie religieuse, son père, le roi, ordonna à cinq hommes de l'accompagner. Ils suivirent Shakyamuni et pratiquèrent l'ascèse avec lui, mais le quittèrent lorsqu'il renonça aux pratiques ascétiques. Cependant, peu après que Shakyamuni ait atteint l'Eveil, c'est à eux qu'il adressa son premier sermon au Parc des Cerfs à Sarnath, et ils devinrent ses premiers disciples. On ignore l'identité exacte de ces cinq ascètes. Cependant, d'après le Sutra Zoichi Agon, Mahanama est censé détenir des pouvoirs occultes. L'histoire du "sable qui se change en or dans sa main" apparaît dans la note ajoutée par Cungi aux trois oeuvres majeures de Zhiyi sur le Sutra du Lotus Mahaprajnaparamitasastra (Traité de la grande sagesse) voir Daichido ron Mahaprajapati,
Mahapajapati ou Mahaprajapati
Gautami / Gotami (Makahajahadai,
摩訶波闍波提). Tante maternelle de Shakyamuni
qui l'a élevé après la mort de la reine Maya,
la mère du Bouddha. Selon la coutume indienne, elle épousa
le roi Shuddhodana,
veuf de sa grande sœur. Après la mort du roi, elle
a demandé au Bouddha de devenir religieuse. Lorsqu'elle eut affirmé
cette volonté trois fois Shakyamuni consentit à en faire
la première nonne bouddhiste et de fonder ainsi la communauté
des religieuses, bhiksuni
sangha. Le
chapitre XIII
du Sutra du Lotus prédit qu'elle atteindra la boddhéité
et portera le nom de "Bouddha dont la vue emplit de joie tous les
êtres vivants" (Issai Shujo Kiken). Mahapanthaka (Makahandoku, 摩訶槃特) voir Handoku Mahapratibhana ou Mahasattva Mahapratibhana (Bodhisattva Gande Eloquence ou Grand Prêche en Joie) : bodhisattva qui pose des questions à Shakyamuni dans le chapitre XI, Vision du précieux stupa Mahaparinirvana sutra (Sutra du grand nirvana, Daihatsu nehangyo,Daban niepanjing) Mahasanghika[école]. "Membres de la Grande Communauté" (Daishu-bu, 大衆部). L'une des deux écoles theravada formées par le schisme qui survint dans la communauté bouddhique environ un siècle après la mort de Shakyamuni, l'autre étant l'école Theravada. Le Daibibasha Ron attribue la cause de ce schisme à une controverse sur les "cinq nouvelles opinions", énoncées par Mahadeva, introduisant une modification dans la doctrine. Selon une autre source, le schisme serait né d'une controverse suscitée par une nouvelle interprétation des règles monastiques, connue sous le nom de "Dix Préceptes", énoncée par les moines de la tribu Vriji à Vaishali. L'école Mahasanghika accepta les points de vue de Mahadeva et la nouvelle interprétation des Dix Préceptes tandis que l'école Theravada les rejeta. Le Mahasanghika fut ainsi appelé parce qu'il revendiquait le plus grand nombre de moines. Des deux écoles, c'était la plus progressiste, en faveur d'une interprétation plus souple de la doctrine. Certains voient en elle les prémisses du mouvement Mahayana. Elle se divisa à nouveau plus tard et forma finalement huit écoles supplémentaires. mahasattva (makasatsu ou daishi, 摩訶` ・大士). Littéralement "grand être"; bodhisattva recherchant le Véhicule unique. Ce titre est donné aux bodhisattva de longue date qui ont subi de grandes épreuves et ont ainsi prouvé leur attachement à la Voie du bouddha. Mahasthamaprapta (bodhisattva Puissance-Extrême, Seishi bosatsu ) Mahavairochana voir Vairocana Mahavastu. (Grand Evénement, Daiji, 大事). Texte sanskrit décrivant la vie de Shakyamuni. Bien que classé comme faisant partie du vinaya de l'école Mahasanghika, il s'agit en réalité d'une biographie du Bouddha. Le titre fait référence à la venue de celui-ci. Cet ouvrage comprend trois parties. La première décrit la vie antérieure du Bouddha en tant que bodhisattva à l'époque du bouddha Nento. La deuxième relate comment le Bouddha entra dans la matrice de Maya, sortit de son corps, renonça à la vie séculière, vainquit les démons et atteignit l'Eveil. La troisième décrit comment il fit tourner la roue du Dharma et fonda l'Ordre bouddhique. Mahayana
[bouddhisme]
(Grand Véhicule, daijo,
大乘,
dasheng). Nom
que se donnent les écoles bouddhiques réformistes recherchant
le salut par des méthodes plus universellement applicables que
celles des écoles bouddhiques anciennes. Ces
écoles conçoivent les pratiques de bodhisattva
comme des moyens d'atteindre l'Eveil à la fois pour soi-même
et pour les autres, par opposition au bouddhisme theravada.
Après la mort de Shakyamuni, le Sangha
subit plusieurs schismes, et, finalement, dix-huit
ou vingt écoles se formèrent, chacune développant
sa propre interprétation doctrinale des sutras. Le temps passant,
les moines de ces écoles eurent tendance à s'isoler de
plus en plus de la communauté laïque et à s'enfermer
dans leurs monastères, pour se consacrer à la pratique
des préceptes monastiques et à
l'écriture d'exégèses doctrinales. Ils perdirent
peu à peu de vue le but premier du bouddhisme, qui était
de permettre à tous de parvenir à l'Eveil. Cette tendance est spécialement marquée dans l'école
Theravada et ses branches. Vers la fin
du Ier siècle avant notre ère et au début du Ier siècle
se forma un nouveau groupe de croyants bouddhistes, qui exprima son
désaccord avec ce qu'ils considéraient comme l'autosatisfaction
et l'élitisme monastique des écoles traditionnelles. Il
se donna pour but de sauver tous les êtres et intitula son bouddhisme
Mahayana (Grand Véhicule), c'est-à-dire
un enseignement assez vaste pour conduire tout le monde à l'Eveil.
Et il reprocha aux premières écoles de ne rechercher que
leur propre Eveil, utilisant pour désigner leur pratique le terme
péjoratif de Hinayana
(Petit Véhicule). Loin
d'être un courant unique, c'est une multitude d'écoles
dont les limites et les définitions sont parfois très
floues. D'une façon générale, et forcément réductrice,
le Mahayana substitue à l'idéal
monastique de l'arhat celui du bodhisattva
que sa compassion porte à rechercher le salut des autres autant
que le sien propre. L'école Tendai,
héritière de l'école Tiantai
en Chine distingue, en outre, le Mahayana
provisoire et le Mahayana définitif,
celui du Sutra du Lotus qui élargit
encore plus le nombre de personnes qui peuvent emprunter ce "Véhicule"
pour parvenir à la boddhéité. Les écoles
mahayana se sont implantées en Chine,
en Corée, au Japon, au Tibet, au Vietnam et en Mongolie. Pour
l'évolution historique, voir conciles. Mahayana définitif. Autre nom du Sutra du Lotus. Mahayana de la non-dualité : expression de l'école Shingon pour désigner l'enseignement du principe de l'unité essentielle du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice. Le bouddha Vairocana est ainsi appelé "Bouddha du Mahayana de la non-dualité". Mahayana provisoire(gondaijo, 權大乘). Enseignements du Mahayana exposés comme des moyens pour guider les gens vers les enseignements du Mahayana véritable ou Sutra du Lotus, qui révéla pleinement l'Eveil de Shakyamuni. Les enseignements du Mahayana provisoire révèlent seulement des aspects partiels de la vérité. Voir enseignements provisoires Mahayanasamgraha : La Somme du Grand Véhicule, texte fondateur des Yogacara Mahendra,
Mahinda (Mahinda,
摩陀). Fils du roi Ashoka,
qui introduisit le bouddhisme à Ceylan (actuellement Sri Lanka).
A l'âge de vingt ans il devint moine sous la direction de Moggaliputta.
Il se rendit au Ceylan pour obéir aux vœux
de son père. L, sous la protection du roi Tissa (Devanampiyatissa),
il construisit un grand monastère à Mihintale, à
une quinzaine de km de la capitale Anuradhapura.
On dit qu'il y planta un rejet de l'arbre bodhi
qui, à son tour, servit plus tard pour la réimplantation
à Bodhgaya. Maheshvara (Grand Seigneur, Seigneur-Souverain, Seigneur Suprême, Makeishura-ten, 摩醯首羅天 ou Daijizaiten, 大自在天) 1. Nom donné à Shiva divinité de l’hindouisme, populaire et redouté car porteur de vie et de mort. 2. Divinité qui est au sommet du monde de la forme, dieu suprême du monde matériel. 3. Dans le bouddhisme, celui qui permet la véritable libération, bouddha de la transcendance. Mahishasaka [école] (Keji-bu ou Mishasoku-bu, 化地部・弥沙塞部). Branche de l'école Sarvastivada et l'une des vingt écoles du Theravada. L'école reconnaît la réalité du présent mais non celle du passé ni du futur, à la différence de Sarvastivada qui reconnaît la réalité des trois. L'école Dharmagupta serait issue de Mahishasaka Mahoraga
Littéralement "grand
rouge" (magoraga,
摩j羅伽) 1. Déités apparentées aux
serpents monstrueux et qui sont "humains mais non humains".
C'est la partie reptilienne de la psyché. Les
mahoraga font partie des huit
groupes d'êtres qui ont promis de protéger le Dharma
bouddhique. 2. Un de 12 généraux de Yaksha
3. Divinité au service de Yakuo
(Roi
des Remèdes,
Bhaisajyaguru). maison
en flammes (kataku,
火宅). Métaphore pour le monde des trois plans où les êtres sont soumis
au cycle sans fin des souffrances. L'image provient du chapitre
III du Sutra du Lotus. Maître du Dharma [chapitre] (Hoshi bon, 法師品, Fashi pin) Xe chapitre du Sutra du Lotus. Shakyamuni s'adresse, à travers le bodhisattva Yakuo, aux 80000 bodhisattvas mahasattvas qui se sont rassemblés, venus de tous les points de l'univers, pour l'entendre prêcher. A la différence des chapitres précédents qui révèlent que les auditeurs-shravaka atteindront immanquablement l'état de bouddha dans le futur, le chapitre Hosshi et ceux de l'enseignement théorique traitent de la pratique et de la propagation du Sutra après la mort du Bouddha. Shakyamuni adresse donc ces chapitres non à ses disciples shravaka, mais aux bodhisattvas-mahasattvas qui, en tant qu'émissaires du Bouddha, ouvrent à sauver les êtres, en vantant le grand bienfait de pratiquer et d'enseigner le Sutra du Lotus. Celui qui en entend, ne serait-ce qu'un seul vers ou une phrase, et en tire, ne serait-ce qu'un instant de joie, déclare le Bouddha, atteindra de façon certaine l'Eveil suprême. De plus, celui qui enseigne à une autre personne, ne serait-ce qu'une phrase du Sutra, sera considéré comme un messager du Bouddha, envoyé pour réaliser son œuvre. Ce chapitre énonce ce que l'on appelle les trois règles de prédication (sanki) du Sutra du Lotus : entrer dans la demeure de l'Ainsi-Venu, revêtir la robe de l'Ainsi-Venu et s'asseoir sur le trône de l'Ainsi-Venu. La demeure de l'Ainsi-Venu symbolise une profonde compassion; sa robe, un cœur doux et indulgent, et son trône, la perception de la non-substantialité (ku) de tous les phénomènes Ce chapitre mentionne également les cinq pratiques du Sutra: le croire, le lire, le réciter, l'enseigner et le transcrire. Lire le chapitre maître du Dharma ou maître du Dharma (hosshi, 法師, dharma bhanaka). A l'origine, moine connaisseur de la doctrine, capable de l'enseigner et se livrant à une pratique exemplaire. Par la suite le terme a désigné un rang élevé de la hiérarchie des moines, voire un titre honorifique. Ce qu'en dit Nichiren maîtres du Dharma [cinq sortes de] maître de la méditation ou maître du zen (zenji, 禅師). Religieux qui a atteint un niveau de méditation et de concentration permettant d'éradiquer les illusions et contempler la réalité des phénomènes. En Chine et au Japon c'était un titre honorifique attribué par la Cour aux prêtres éminents du Chan et du Zen. maître de la nation (kokushi, 国師). Titre conféré par le chef d'une nation à des moines considérés comme des modèles de vertu. Ainsi Kumarayana, le père de Kumarajiva a reçu ce titre du roi de Kucha, et au Japon c'est le prêtre Zen, Enni qui reçut le titre après sa mort en 1280. Maître de l'enfer (Enma, Yama) maître de maison voir griha-pati maître
des doctrines (ronji,
論師). Egalement traduit par "maître des traités".
Deux sens : maître des hommes (ninshi, 人師). Maître apte à guider les hommes. Généralement ce terme ne désigne pas le Bouddha lui-même mais plutôt des maîtres de discipline. Pour le Bouddha on emploie le terme "Grand-maître et guide" (daidoshi). Cf. maître des doctrines, acarya. Maître des remèdes voir Roi des Remèdes maître des traités (ronji) Maître du Tripitaka (sanzo, 三蔵). Titre honorifique donné à ceux qui connaissent bien les trois parties du canon bouddhique, le tripitaka. Ce titre fut souvent donné aux moines, venus d'Inde et d'Asie Centrale en Chine, qui traduisaient les écrits bouddhiques en chinois. maître et guide [grand] (daidoshii) Maitreya
1. ("Celui qui
aime",
Miroku, 彌勒菩薩). Bodhisattva de la bonté (maitri,
metta) et de la compassion. Son origine
remonte au dieu védique Mitra qui
est, avec Varuna, le seigneur des principes
majeurs de l'univers. Le premier veillait au respect du contrat sacré
passé avec les hommes alors que le second répondait de
l'ordre cosmique. Maitreya a hérité
de la bienveillance de Mitra et de son
souci de rendre heureux
tous
les hommes. Le rôle de Maitreya est
particulièrement important dans le Mahayana.
Ses questions insistantes poussent Shakyamuni à exposer le chapitre
Durée de la vie.
Maitreya reçoit la prédiction
qu'il apparaîtrait en ce monde 5670 millions d'années après
la mort de Shakyamuni en tant que nouveau bouddha. En attendant que
l'enseignement de Shakyamuni ait disparu, il réside dans le ciel
Tushita prêchant le Dharma à
des êtres célestes. Il
est représenté coiffé d'une couronne, debout ou
assis, les jambes pendantes, pour montrer qu'il s'apprête à
venir parmi les hommes. Le chapitre Jo Maitreya-natha 2.. Fondateur de l'école Rien-que-conscience, qui aurait été, pense-t-on, le maître d'Asanga et aurait vécu vers 270-350. Divers ouvrages anciens de l'Inde, de la Chine et du Tibet mentionnent qu'Asanga monta au Ciel Tushita où le bodhisattva Maitreya lui enseigna la doctrine Mahayana de la non-substantialité (ku), et qu'il atteignit ainsi l'Eveil. Cependant, certains historiens pensent que le maître d'Asanga était un savant bouddhiste indien du IIIe ou IVe siècle, auteur du Yugashiji Ron (Yogacarabhumi-sastra), Chuben Fumbetsu Ron (Discernement entre le Milieu et la Fin) et Daijo Shogonkyo Ron. maitri, metta (amour-empathie, compassion, bienveillance, miséricorde, ji, 慈). L'une des quatre bienveillances sans limite qui caractérise l'attitude altruiste à l'égard de tout ce qui vit, hommes et nature. makara
(makatsu, 摩竭) Enorme poisson-amphibie mythique,
monture de la Déesse Ganga Maka Shikan 摩訶止觀 (Grand arrêt et examen ou Grande concentration et intuition, Mohe zhiguan). L'une des trois oeuvres maîtresses du religieux chinois Zhiyi (515-597), compilées par son disciple Guanding (561-632). Texte relevant du courant Tiantai. En savoir plus maka-shikan
: littéralement
"arrêt et examen" (pratique de l'introspection de l'essence
de l'esprit). Technique méditative développée par Zhiyi
à partir des bhavana bouddhiques de l'Inde.
Il ajoute à ces dernières les méditation sur ichinen
sanzen. Voir méditation tendai. Maka Shikan Bugyoden Guketsu voir Guketsu Makasogi Ritsu. 摩訶僧律 (Grand Canon des règles monastiques). Ouvrage de vinayas, ou règles de discipline de l'école Mahasanghika, traduit en chinois par Buddhabhadra et Faxian en 416. Il divise ces règles en deux grandes catégories: les préceptes pour les moines et ceux pour les nonnes. Makeishura
摩醯首羅天. (Grand Dieu omnipotent) ou Daijizaiten
(Dieu de grande liberté). Divinité inspirée de
Maheshvara (Shiva,
le créateur/destructeur du cosmos) et de Daikokuten.
Il réside au-dessus du monde de la forme
et règne sur un système de mondes
majeur. On dit qu'il il
jouit librement de ce que les autres obtiennent par la prière.
Il est généralement représenté avec
trois yeux, huit bras et monté sur un bœuf blanc. Ce
qu'en dit Nichiren. maladie
Il est dit dans le huitième volume du
Maka Shikan que l'Ainsi-Venu
se servit de sa mort comme d'un moyen pour enseigner l'éternité
de la vie, et de la maladie, pour illustrer le pouvoir du bouddhisme.
Il y est dit également qu'il y a six causes de maladie : 1) Le
déséquilibre des quatre éléments 2) La consommation
immodérée de nourriture et de boisson. 3) Une mauvaise
posture corporelle. 4) L'attaque d'esprits maléfiques de l'extérieur
5) L'action de démons intérieurs 6. Les effets du karma. Malava Royaume de l'ancienne Inde centrale et occidentale. Malla (Matsura, 末羅). Un des seize principaux Etats de l'Inde ancienne à l'époque de Shakyamuni. Il aurait été soumis au Kosala, l'un des seize autres Etats principaux. Après la mort de Shakyamuni, les habitants du Malla reçurent son corps et le brûlèrent. Les cendres furent divisées en huit parties et distribuées aux habitants de cet Etat et à d'autres tribus et individus. mana voir arrogance manas ou mano-vijnana (mana, 末那). Septième des neuf consciences. Le mot sanskrit manas duquel provient mano, signifie réfléchir. Cette conscience est celle qui engendre la pensée abstraite et discerne le monde intérieur. La conscience du "soi" aurait son origine à ce niveau. On considère également l'attachement irrépressible à l'ego qui crée un mauvais karma comme l'œuvre de la septième conscience, influencée par la huitième conscience ou conscience-alaya. Manava ou Manavaka (Judo, 儒童). Un des noms de Shakyamuni dans une vie antérieure, alors qu'il n'était que bodhisattva. Manava ou manavaka signifie jeune homme, adolescent étudiant, élève. Un jour Manava entendit dire que le bouddha Dipamkara, était dans ce monde. S'en réjouissant grandement il partit à sa recherche. Au bout d'un long périple il parvint à un village où il rencontra cinq cents religieux auxquels il a exposé son enseignement. Ils en ont été si contents que lorsqu'il partit du village ils lui donnèrent chacun une pièce en argent. Manavara arriva enfin dans une ville parée pour une grande fête car on y attendait le bouddha Dipamkara. Dans la rue il vit une femme appelée Gopi tenant sept fleurs de lotus. Manavara désirait si fort faire une offrande au bouddha qu'il lui donna ses cinq cents pièces en argent en échange de juste cinq fleurs. Apprenant que c'était pour une offrande au bouddha, Gopi fut fortement émue. Elle lui demanda d'être son épouse dans leur prochaine existence et lui fit don des deux fleurs de lotus restantes. Lorsque le bouddha Dipamkara arriva en ville, le roi et ses ministres jetèrent des fleurs sur son passage. Toutes tombèrent par terre mais les cinq lotus de Manadeva restèrent à flotter dans l'air et les deux derniers lotus vinrent se poser sur les épaules du bouddha. Celui-ci perçut alors la foi sincère de Manadeva et Gopi et prédit au jeune homme qu'il atteindrait l'Eveil sous le nom de Shakyamuni. mandala
(mandara, 曼荼羅).
"Cercle"
en sanscrit, représentation symbolique de l'Univers. Les mandalas
les plus connus appartiennent au tantrisme.
Ce sont généralement des carrés avec quatre entrées
et entourés d'enceintes circulaires. Ce
diagramme est destiné à permettre à son auteur
ou à ceux qui le regardent, avec concentration, de réintégrer
leur nature propre au sein du l'Univers. En
savoir plus mandala du Monde du diamant (Kongokai mandara, 金剛界曼荼, Vajradhatu mandala). Mandala décrit dans le Kongochokyo 金剛頂経. Il fut introduit au Japon par Kukai et devint l'un des deux mandala de base du Shingon. mandala du Monde de la Matrice (Taizoukai mandara 胎蔵界曼荼羅 ou Daihitaizosho mandara, 大悲胎蔵生曼荼羅. Mandala Shingon introduit en Chine par Subhakarasimha. mandalins [rois] Souverains d'un royaume ordinaire (mandala). Souvent cités avec les balachakravartin qui sont les souverains de plusieurs royaumes et dont la puissance est soutenue par une armée ou une force (bala) qui leur assure la victoire. Au dessus il y a les chaturvipa chakravartin qui règnent sur les fabuleux quatre continents. mandara ou mandarva [fleur de] (mandara-ke, 曼陀羅華). Fleur qui s'épanouirait dans le paradis d'Indra, selon la tradition indienne. Elle répand un parfum délicieux et enchante ceux qui la voient. Voir quatre sortes de fleurs mandara voir mandala manjushaka [fleur de] (manjusha-ge, 曼殊沙華). Douce fleur blanche qui fleurit dans le ciel, selon une ancienne croyance indienne. Elle aurait le pouvoir d'effacer le mauvais karma de ceux qui la voient. Manjushri ou
Manjuçri
[bodhisattva] (Monjushiri
bosatsu, 文殊師利菩薩, souvent abrégé en
Monju bosatsu, 文殊菩薩, Wenshushili
pusa). Bodhisattva qui apparaît dans les sutras, considéré
comme le symbole de la perfection de la sagesse. Il est révéré
comme le guide des bodhisattvas. Il est décrit, avec Fugen
(Smantabhadra),
comme l'un des deux bodhisattvas qui assistent Shakyamuni. Selon le
Sutra Monjushiri Hatsunehan (Sutra du Nirvana de Manjushri),
il naquit dans une famille brahmane à
Shravasti et entra dans l'Ordre
bouddhique, en convertissant un grand nombre de personnes. Dans
le chapitre I du Sutra du Lotus, il est
décrit comme celui qui comprend les présages, annonçant
que le Bouddha va prêcher le sutra Myoho-renge-kyo, et
dans le chapitre Devadatta, comme la personne
qui convertit la fille du roi dragon. Il a
également un rôle prépondérant quant à
la sauvegarde de la doctrine durant les cinq cents
années suivantes. Selon le Sutra
Kegon, Manjushri vit sur le mont
Shoryo (Clair et frais) situé à
l'est, qui en vint plus tard à être assimilé au
mont Wutai en Chine. Son culte s’est
développé en Chine dès le IVe siècle et
au Japon quelques trois cents ans plus tard. Dans l'enseignement ésotérique,
il est placé dans la cour centrale du mandala du Monde
de la Matrice, et des prières rituelles lui sont adressées
pour assurer la sécurité.
mano voir manas Manoratha (Manurata ou Nyoi, 摩e羅他・如意). Lettré indien, peut-être le maître de Vasubandhu. Le Daito Saiiki Ki raconte que le roi Vikramaditya, de Shravasti, qui avait une inimitié particulière à l'encontre de Manoratha, intrigua pour l'humilier, et réunit une centaine d'érudits d'autres écoles pour débattre avec lui. Quatre-vingt-dix neuf d'entre eux se rangèrent à ses arguments, mais le dernier, soutenu par le roi, refusa d'écouter la réfutation de Manoratha. Par conséquent, on dit que Manoratha se trancha lui-même la langue avec les dents et en mourut. Manorhita
ou Madhura (Manura,
摩奴羅). Vingt-deuxième des vingt-quatre
successeurs de Shakyamuni. Selon le Fuhozo Innen Den, bien
qu'il soit né prince de Nadai (sanskrit
inconnu) en Inde, il renonça à la vie séculière
et étudia le bouddhisme avec pour maître Vasubandhu,
le 21e successeur. Il pratiqua principalement en Inde du Sud où
il réfuta les doctrines de plusieurs écoles theravada
et propagea le bouddhisme mahayana. mantra
(shingon, 真言). Le mot sanskrit
mantra signifie en premier lieu "délibération, avis, conseil,
plan". On donne aussi comme équivalent "instrument
de pensée". Dans un certain sens tout mot est un mantra.
Dans la vie quotidienne nous nous servons de mots pour faire agir quelqu’un
ou obtenir ce dont nous avons besoin. Tout mot est un modèle
(pattern) sonore qui évoque dans l’esprit une signification
donnée. Le mantra est également
un pattern qui porte sa propre signification. L’élément
important est sa répétition dans un certain rythme. La
mélodie, l’intonation, la prononciation à haute
voix ou en silence tout cela compte dans la récitation des mantras.
Le rythme dans lequel est exécuté le mantra est également
très important, cependant il change en fonction du degré
de conscience du méditant. L’accélération
de la récitation provoque une accélération des
fonctions cérébrales, des battements du cœur et de
la respiration qui affectent les émotions. mappo ( Derniers jours du Dharma) Mappo Tomyo Ki, 末法燈明記. (Traité sur la Lampe pour les Derniers jours du Dharma). Ouvrage traditionnellement attribué à Saicho, sans preuves certaines, et datant de 801. Il clarifie les trois périodes du Premier Jour (Jour du Dharma correct), des Jours intermédiaires (Jours du Dharma formel) et des Derniers jours du Dharma en s'appuyant sur les sutras Kengo, du Nirvana et Daishutsu. Il affirme que, à l'époque où il fut rédigé, les Jours du Dharma formel étaient presque terminés et que, à l'époque des Derniers Jours, les enseignements de Shakyamuni subsisteraient, mais que son bouddhisme ne serait plus pratiqué et qu'il ne donnerait plus aucune preuve (Eveil). De plus, il n'existerait plus de préceptes et, par conséquent, tout moine serait révéré comme un maître, même sans observer les préceptes. Cet écrit exerça une grande influence sur les maîtres religieux de la période Kamakura (1185-1333). mara (démons-mara, le mal ma, 魔). Dans la mythologie indienne, démons qui règnent sur le sixième ciel, le monde des désirs. Le Sutra du Lotus affirme que tout être, si mauvais qu'il soit, possède la nature de bouddha et que les mara deviendront un jour des protecteurs du Dharma. Mara
(Roi-démon du 6ème ciel,
Dai Rokuten no Mao) Personnification d'une
force maléfique. En Inde il représente la mort, l'obstacle,
en Chine Mara est traduit pas "voleur
de la vie". Mara et ses innombrables
serviteurs sont les ennemis du Bouddha. On raconte de multiples façons
les tentation de Shakyamuni sous l'arbre bodhi
où il combat Mara avant de parvenir
à l'Eveil. Au Japon, Mara est identifié
au Roi-démon du sixième ciel,
le plus élevé dans le monde des
désirs. Le Roi-démon prend plaisir à manipuler
les autres. Il est considéré comme le symbole de l'appétit
de pouvoir. Marisen ou Marisen ou Mareisen ou Marayasen, 摩黎山・摩羅耶山 (Malaya). Montagne mythique dans le sud de l’Inde couverte d’arbres de santal. On considérait que le santal avait une valeur médicinale et il était utilisé comme remède contre la fièvre. On croyait aussi que le parfum doux de cet arbre était si puissant qu’une simple feuille pouvait supprimer toutes les mauvaises odeurs à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. Nichiren compare la montagne Marisan au mont Hiei à l’époque de Saicho et de son premier disciple Gishin, et le pouvoir curatif et odoriférant de l’arbre de santal à la pure doctrine de l’institution Tendai, anéantie par l’introduction des doctrines Shingon Marishi-ten
摩利支天 ou Marishiten-nyo
(Marichi). Dieu céleste dont on
pense qu'il était à l'origine une personnification des
rayons du soleil. Il apparaît aussi comme une divinité
du vent dans la mythologie indienne. Il était considéré
comme un enfant de Bonten et fut l'objet
d'une grande vénération populaire en Inde. Le Sutra
Marishiten décrit ce dieu sous des traits féminins.
Le bouddhisme le représente le plus souvent devant le dieu
du Soleil, en tant que vassal. Il posséderait également
des pouvoirs occultes qui lui permettraient de se rendre invisible et
de vaincre un ennemi sans être capturé. Pour cette raison,
il bénéficiait d'une dévotion toute particulière
des samouraïs
japonais. Certaines statues de Marishiten
sont féminines; d'autres le représentent avec trois visages
et six ou huit bras, et monté sur un sanglier Masakado : voir Taira no Masakado masse (ère finale) Mathura,
(Matora-koku, 摩突羅国).
(act. Uttar Pradesh). Ancien royaume de
l'Inde centrale. Shakyamuni s'y rendit trois fois pour prêcher.
Après son extinction, Upagupta,
le cinquième successeur du Bouddha, contribua
grandement au développement du bouddhisme dans cette région.
Selon le Daito Saiiki Ki, vers le
VIIe siècle, il y eut dans le Mathura de
nombreux monastères et temples où les enseignements theravada
et mahayana furent étudiés.
Beaucoup de reliques bouddhistes y ont récemment été
découvertes. Matsubagayatsu,
松葉ケ谷 Quartier de Kamakura
où vécut Nichiren. Il y possédait une petite résidence
qui fut le cœur de ses efforts de propagation dans cette ville.
Il y aurait vécut de 1253, peu après avoir établi
sa nouvelle pratique bouddhique, jusqu'en 1271, année de la persécution
de Tatsunokuchi, à l'exception
du temps qu'il passa en exil à Izu et
de celui pendant lequel il s'engagea dans des activités de propagation
à Awa. C'est là qu'il fut attaqué
par les zélateurs
amidistes en 1261. Voir le plan
de Kamakura Matsubagayatsu-no-honan
松葉ケ谷の法難. Persécution
de Matsubagayatsu.
Attaque perpétrée par des croyants du Nembutsu
sur la résidence de Nichiren à Matsubagayatsu
(Kamakura) le 21 août 1260. Cette
attaque fut motivée par la colère que suscitèrent
les critiques de Nichiren à l'égard de Honen
et de l'école Jodo, ou école
de la Terre pure, formulées dans le Rissho
Ankoku Ron qu'il soumit à Hojo
Tokiyori le 16 juillet 1260. Dans ce traité, il demandait
au gouvernement de retirer son soutien aux écoles bouddhiques
dont la doctrine était erronée, particulièrement
à celle de Jodo, afin que cessent
les désastres auxquels le Japon faisait face. Cela provoqua la
colère de Hojo Shigetoki et d'autres
croyants influents de cette école de la Terre pure. Ils incitèrent
plusieurs moines importants à ordonner à leurs fidèles
d'assassiner Nichiren. La nuit du 27 août, un groupe de plusieurs
centaines de personnes se dirigea vers la résidence de Nichiren
qui parvint à s'échapper et à se réfugier
chez Toki Jonin, à Shimosa,
et y demeura pendant quelque temps. Mais il revint à Kamakura
au printemps suivant. Matsuno [épouse de sire] Femme du nyudo (moine séculier) Matsuno Rokuro Saemon, samouraï et disciple laïc de Nichiren. On suppose qu'elle est devenue nonne, peut-être sous le nom de Myoho ama (Nonne Dharma-Merveilleux). Matsuno Rokuro Saemon 松野六郎左衛門 (? - 1278). Disciple de Nichiren, nyudo (moine séculier), ancien samoura, habitait dans la province de Suruga. Il est probable que le seigneur Matsuno connut le bouddhisme de Nichiren par l'intermédiaire de sa fille, femme de Nanjo Hyoe Shichiro, et mère de Nanjo Tokimitsu. Son deuxième fils, Nichiji, devint par la suite l'un des Six moines aînés. A la fois lui-même et son épouse ont reçu de nombreuses lettres de Nichiren lorsque celui-ci s'était retiré au mont Minobu. Matsuo Daigongen. Temple shinto sur le mont Matsuo, dédié à une divinité protectrice des villages des environs Matsura [guerriers du clan] Ligue de guerriers qui contrôla la région de Matsura, dans la province de Hizen (actuelles préfectures de Nagasaki et Saga) du XIIe au XVe siècles. Lors de la bataille de Dan-no-ura en 1185 ils combattirent avec le camp perdant, les Taira, mais se soumirent au vainqueur, Minamoto no Yoritomo, et furent nommés régisseurs de manoirs locaux Maudgalyayana,
Moggallana
(Mokuren,
目連,
Mokkenren, 目建連).
L'un des dix
grands disciples de Shakyamuni, le premier pour les pouvoirs surnaturels.
Figure également parmi les quatre grands
auditeurs. Il naquit dans une famille brahmane,
non loin de Rajagriha, dans le royaume
du Magadha. Ami d'enfance de Shariputra.
Avec celui-ci, il fut d'abord le disciple de Sanjaya
Belatthiputta, l'un des six maîtres
non bouddhistes. Plus tard, ils devinrent disciples de Shakyamuni
et entrèrent dans l'Ordre bouddhique,
amenant avec eux tous les deux cent cinquante disciples de Sanjaya.
D'après le Sutra Urabon, Maudgalyayana
perçut, grâce à sa clairvoyance divine, que sa défunte
mère, dans un autre monde, éprouvait les souffrances infernales
de l'avidité. Il essaya, en utilisant
ses pouvoirs surnaturels, de lui faire parvenir de la nourriture, mais
au contact de sa mère, les aliments s'enflammaient et la brûlaient.
Il alla donc demander conseil à Shakyamuni qui l'incita à
faire pour elle des dons aux moines, le quinzième jour du septième
mois. Conformément à ses instructions, Maudgalyayana
offrit de la nourriture au Sangha et sa mère
fut soulagée de sa souffrance. D'après le Binaya toji
(Règles monastiques dans divers domaines), Maudgalyayana
rencontra un jour à Rajagriha un
groupe de brahmanes avec lesquels il débattit, et au cours du
débat, il réfuta les arguments de leur maître. Furieux,
les brahmanes le tuèrent alors à coups de bâtons.
Il appartient au second des trois groupes des auditeurs-shravaka
qui comprirent la véritable intention du Bouddha grâce
à la parabole du chapitre Hiyu mauvaises actions voir dix mauvaises actions mauvaises voies (akudo ou akushu, 悪道・悪, durgati). Les trois ou les quatre premiers des dix mondes : le monde de l'enfer, des esprits affamés, des animaux, des asura car ils ne permettent pas d'échapper au cycle des renaissances et à la souffrance qui y est attachée. Maya
[reine] (Makamaya,
摩訶摩耶). Selon le Sutra Kako Genzai Inga, épouse du roi
Shuddhodana et mère de Shakyamuni.
Elle mourut sept jours après la naissance de Shakyamuni, et le
jeune prince fut élevé par la jeune soeur de sa mère,
Mahaprajapati. Selon le Sutra
Buppongyojitsu, Maya était
la fille aînée de Suprabuddha
et habitait à Devadaha, près
de Kapilavastu. Elle fut mariée
dans la tribu Shakya ainsi que ses sept jeunes sœurs. Maya et Mahaprajapati
furent mariées à Shuddhodana
et les six autres aux trois frères de celui-ci. Selon le Sutra
Shukomakadai (Sutra de Mahsammata), Suprabuddha
avait deux filles, Maya et Mahamaya,
et ce fut cette dernière qui épousa Shuddhodana
et donna naissance à Shakyamuni.
Selon le Sutra Maya, Shakyamuni
fit usage de ses pouvoirs mystiques pour
accéder au ciel Trayastrimsha
où sa mère Maya avait effectué
sa renaissance, et il lui exposa ses enseignements. médianeté (voie du milieu, chu) voir triple vérité méditation [bouddhique] (shikan, zen ou zenjo, 禪定, chanding, dhyana, jhana). Pratique bouddhique comportant deux aspects recueillement (jo, samatha) qui permet de pacifier l’esprit, et l’amener à un état de calme nécessaire pour fixer l'esprit (shikan, dhyana) sur un seul point pour rechercher la compréhension de l'aspect réel des phénomènes. C'est l'état dans lequel l'esprit est fermement fixé sur un seul objet, ou unicité de l'esprit. Shakyamuni a pratiqué toutes sortes de méditations, largement répandues dans l'Inde de son époque et en a intégré le principe dans son propre enseignement. Dans le bouddhisme mahayana la méditation fait partie des six paramita. En principe il faudrait distinguer la méditation-dhyana de la concentration extatique (sanmai, samadhi) une méditation profonde avec une certaine perte de perception environnementale et accession à la neuvième conscience. Pour certains auteurs cette distinction est plus une question d'intensité que de différence de nature. Dans son Maka Shikan, Zhiyi classe les méthodes en parlant de sanmai mais emploie les termes de jo et shikan quand il parle de méditation sur un objet. Il a développé une méditation très élaborée, le shikan. Il en dénombre 10 grandes catégories avec 25 exercices préparatoires. Au même moment apparaissait le chan, qui devint le zen japonais. Voir également dhyana. méditation, "concentrée" et "sans concentration" Deux méthodes enseignées par l'école Jodo (Terre pure) décrites dans le Sutra Kammuryoju, qui cite seize sortes de méditation et trois sortes de pratique qui permettent de renaître sur la Terre pure. Dans les treize premières sortes de méditation, on se concentre et l'on médite sur la splendeur de la Terre pure et les caractéristiques des bouddhas et bodhisattvas. Ces sortes de méditation sont considérées comme "méditation concentrée". Les trois autres sortes de méditation et les trois sortes de pratique qui restent peuvent être accomplies même sans concentration. C'est pourquoi elles sont appelées "pratique sans concentration". Honen considérait au même titre les pratiques concentrées et sans concentration comme des pratiques exposées par le Bouddha en fonction des capacités des gens. Il affirma que seule la pratique du Nembutsu était le véritable enseignement du Bouddha, en même temps que l'unique enseignement pour la période des Derniers jours du Dharma. méditation de l'impression sur l'océan (kambutsu-sammai, 観仏三昧) Méditation exposée dans le Kambutsu-sammai-kai-kyo. Tous les phénomènes des trois existences y apparaissent clairement dans l'esprit, de même que tout peut se refléter parfaitement sur la surface de l'océan quand il est sans vagues. méditations [quatre] voir quatre niveaux de méditation méditations [quatre formes de] (shishu-sammai, shishu-zam-mai) voir quatre formes de concentration méditations [dix] voir dix méditations méditations ésotériques [cinq] méditations theravada [cinq] méditations [huit] voir huit détachements méditations pour la délivrance [trois] (san-gedatsu-mon) méditation sur les cinq éléments (gorin-kan, 五輪観) Forme de méditation ésotérique ayant pour but de percevoir que le soi et l'environnement sont composés des cinq éléments, terre, eau, feu, vent et espace; que les cinq parties du corps, c'est-à-dire le crâne, le visage, la poitrine, l'abdomen et les genoux sont gouvernés par les cinq syllabes du mantra ésotérique Avarahakha; et qu'une vie individuelle en définitive ne fait qu'un avec les cinq bouddha qui sont la concrétisation de la sagesse du bouddha Vairocana. méditation sur les impuretés du corps (fujo-kan, 不浄観). Méditation destinée à libérer de la concupiscence et de l'avidité. Par exemple, un homme peut se libérer de son désir et de son attachement à la beauté physique d'une femme en l'imaginant sous forme de cadavre qui se décompose et dont il ne reste, pouf finir, que les os. méditations sur différents éléments du corps : méditations décrites dans le Mahasatipatthana Sutta du Digha Nikaya : méditations contemplatives de son propre corps et celui des autres. Tous les corps sont composés de quatre élements : terre (solidité), air (mouvement) feu (température et/ou métabolisme) eau (liquides). On peut également méditer sur différentes parties du corps : peau, muscles, os, moelle, intestins, etc. Ces méditations étaient utilisées avec les disciples promps à la colère et à la critique. La méditation sur le corps devait permettre l'expérience d'une analyse équanime : aucun élément du corps, même le plus répugnant n'est inutile. D'un autre côté cette méditation ouvrait la voie à la compréhension de la non-substantialité du corps et donc des cinq agrégats : (forme, perception, conception, volition et conscience) et donc, entre autres, à une remise en cause de ses propres jugements. méditation tendai
ou arrêt et examen, littéralement
calme (samatha,
maka) et observation
ou vision lucide (vipasyana, vipassana, shikan,
止観). Pratique méditative du bouddhisme qui vise à atteindre
la concentration mentale et l’intuition spirituelle. Telle qu'elle
fut élaborée par Zhiyi, elle
reste la base de l'école Tiantai.
C'est une méditation assise, mains formant le mudra
hokai jo in (le mudra
du sceau de l’océan). D'après la tradition, cette
méditation aurait été pratiquée par Shakyamuni
et comporte deux aspects : samatha et vipassana
(arrêt et examen). L'arrêt est celui des pensées
triviales et conceptuelles et l'établissement de la paix mentale.
Puis vient le vipassana qui est la concentration
sur un objet précis. Cette observation méditative
se fait sans la perte de lucidité comme c'est le cas pour la
samadhi. Elle peut porter sur le corps du
méditant, ses sensations, ses affects, son environnement, etc.
Zhiyi, le fondateur de l'Ecole Tiantai
notait 10 grandes catégories de méditation
et 25 exercices préparatoires. A l'époque de Nichiren,
l'école Tendai utilisait comme
technique de samatha aussi bien l'attention
portée au souffle qu'aux sons : récitation de mantra.
C'est à ce niveau que s'est inscrite la fracture entre le Tendai
qui utilisait les mantras du Shingon
et l'Ecole de Nichiren qui ne reconnaissait que le mantra
du Sutra du Lotus et son corollaire, la négation de
toute force extérieure (tariki)
dans le processus d'Eveil. Voir quatre formes
de concentration et l'article sur la méditation
dans la Nichiren Shu Mencius
(v. 371-289
av. notre ère), nom latinisé de Meng-zi,
(Mong-tseu), philosophe confucéen,
figure importante de la philosophie chinoise. Sa doctrine se
développe autour de l'idée que le pouvoir des gouvernants
émane du Ciel et doit être exercé dans l’intérêt
commun. Le Ciel punirait les tyrans en frappant leur royaume de catastrophes
naturelles. Il insiste sur la bonté naturelle de l’homme
et sur la nécessité de la cultiver, ce qui requiert une
sécurité matérielle. Par conséquent, les
gouvernants qui réduisent leurs sujets à la pauvreté
et à l’égoïsme devraient être renversés.
Voir l'article Le
confucianisme et l'enseignement de Nichiren Meng-zi [Le livre de] (Livre de Mencius) Texte confucéen fondamental, un des sishu (Quatre Livres) du confucianisme dans lequel Mencius développe l’éthique confucéenne et tente d’adapter à son époque une philosophie fondée sur les "Cinq vertus constantes" : ren (仁, la bienveillance, la fraternité), yi (義 le devoir, la justice, la droiture), li (禮, la bienséance), zhi (智, la sagesse), xin (信 la parole donnée, la fidélité). métaphores voir dix métaphores métempirique : qui est au delà de l'empirisme, de l'expérience scientifique. Dans le bouddhisme c'est le cas de l'inconditionné. Sans être une théorie abstraite, la réalité métempirique transcende l'expérience du simple mortel. Elle est accessible à travers l'état de bouddha. C'est le cas du corps de gloire du Bouddha (hoshin, sambhogakaya) Metta sutta voir Sutra de l'amour universel Mère des enfants démons voir Kishimojin microcosme/macrocosme. En Occident l'idée de l'équivalence entre l'homme (microcosme) et le cosmos (macrocosme) est connue principalement depuis Platon. Au Japon, elle est en continuité avec conception taoïste venue de Chine : unicité du dao, le "Un qui forme Tout" selon Zhuangzi. On peut rapprocher ce concept de l'affirmation de Nichiren à propos du titre du Sutra du Lotus contenant le coeur de tout le Sutra, affirmation maintes fois répétée et qu'il étaye par le fameux "un seul grain de poussière contient trois mille mondes" (Voir Chevaux blancs et cygnes blancs ) Miaofalianhuajing (Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Myohorengekyo, Saddhanna pundarika sutra) Miao-lo (Myoraku) voir Zhanlan Mihirakula ou Mihiragula (? - 540) (Daizoku-o, 大族王). Chef des Hephthalites appelés les "Huns blancs" qui ont envahi l'Inde en 460. Mihirakula devient leur roi vers 515 et commence une série de raids dans la plaine du Gange. Il sacage les temples et les monastères et extermine la population. Sa cruauté provoque une confédération des rajas hindous. Mihirakula tenta de conquérir Magadha, mais il fut fait prisonnier par le roi Baladitya qui était bouddhiste. Celui-ci allait le faire exécuter, mais il fut sauvé par l'intervention de la mère de Baladitya qui implora son fils de faire preuve de merci. Mihirakula s'enfuit alors au Cachemire où il fut chaleureusement accueilli, mais il fomenta une rébellion et tua le roi. Il attaqua le Gandhara où il mit à mort la famille royale et les ministres. A sa mort, les Hephthalites s'effondrent sous les coups des Turcs. Selon le Daito Saiiki Ki, il était "brave et intelligent", et désirait à l'origine étudier le bouddhisme. Il ordonna donc qu'un moine érudit et vertueux lui soit recommandé. Les moines de l'époque étaient exempts de toute cupidité et ne couraient pas après les honneurs, si bien qu'aucun ne se déplaça Finalement, les ministres du roi trouvèrent un homme d'une vertu extraordinaire qui avait été domestique dans la maison du roi avant de renoncer au monde. Apprenant que le moine envoyé pour l'instruire avait été auparavant son serviteur, le roi perdit son respect pour le bouddhisme et se retourna même contre lui en bannissant les moines bouddhistes. Mii-dera, 三井寺. Autre nom du Onjo-ji, le temple principal de la branche Jimon de l'école Tendai. Mikkaka
ou Micchaca (Mishaka,
弥遮). Septième des vingt-quatre successeurs
de Shakyamuni. Il naquit en Inde centrale et fut, à l'origine,
un maître brahmane ayant 8000
disciples. Quand il entendit le prêche de Dhritaka,
le sixième des vingt-quatre successeurs, il se convertit au bouddhisme
avec ses disciples. On le disait érudit et éloquent. Il
voyagea en Inde du Nord où il propagea principalement le bouddhisme
theravada Mikuni no Taifu, 三国太夫 ou Tayu. Père de Nichiren. Pêcheur de Kominato, à Awa. Quand la colère de Tojo Kagenobu, intendant de la région, força Nichiren à fuir le temple Seicho-ji pour se rendre à Kamakura, il alla d'abord voir ses parents et les convertit. A ce moment-l, il donna à son père le nom religieux de Myonichi et à sa mère celui de Myoren, ces deux noms dérivant de son propre nom, Nichiren. mijin (particules, paramanu) : voir également kalpa dits des cinq cents grains de poussière milieu (chu) voir triple vérité Milindapanha
(Mirindao-monkyo,
ミリンダ王問経). Les Questions du roi Milinda sont une transcription
des dialogues entre le moine bouddhiste Nagasena
et le roi gréco-bactrien Menandre ou Menandros qui régna
sur l'Afghanistan et l'Inde du Nord dans la seconde moitié du
IIe siècle av. notre ère et fut célèbre pour sa
grande érudition. Cet ouvrage pourrait être la traduction
d'un manuscrit grec écrit juste après la mort de Menandre.
La traduction chinoise en fut achevée sous la dynastie des Jin
orientaux (317-420). Le traducteur est inconnu. Les questions
posées par le roi Menandre au moine Nagasena
recouvrent un large domaine et portent sur des sujets tels que la sagesse
et les désirs terrestres, la transmigration, le karma,
l'existence historique du Bouddha, l'Ordre bouddhique, les qualifications
des moines, le rôle respectif des moines et laïcs, le nirvana.
Cet ouvrage est aussi d'une grande valeur parce qu'il rend compte de
l'une des premières rencontres importantes entre les cultures
hellénistique et bouddhique. Selon ce texte, Menandre créa
un monastère pour Nagasena, abdiqua en faveur de son fils, entra
dans l'Ordre bouddhique et atteignit l'état d'arhat.
Cette renonciation au monde est discutable d'un point de vue historique,
mais il semble bien cependant que le roi ait eu une grande compréhension
du bouddhisme et que son influence aida à sa propagation. Mimosuso : rivière traversant le site du temple intérieur du sanctuaire d'Ise, consacré à Amaterasu Omikami. L'image de la rivière dont le flot ne s'est pas interrompu fait allusion au fait que la lignée impériale, à l'origine de laquelle on dit que se trouvait la déesse du Soleil, s'est poursuivie sans interruption. Minamoto
[clan] grande famille de guerriers et d'hommes d'Etat qui domina la
politique japonaise pendant les périodes Heian
et Kamakura.
Egalement connue sous le nom de Genji.
A partir du milieu du XII siècle ils s'opposèrent à
la famille rivale des Taira (Heiki)
alors que la famille des Fujiwara perdait
de son influence à la Cour. Ils se divisèrent en quatre
branches dont celle de Seiwa-Genji dont
est issu Minamoto Yoritomo, le fondateur
du bakufu de Kamakura.
Minamoto no Yoriie (1182 - 1204) Deuxième shogun du bakufu de Kamakura, fils de Minamoto no Yoritomo. Il complota contre son grand-père Hojo Tokimasa et ayant | ||