| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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| ma voir démon machishu : pendant la période Muromachi (1336 - 1573) et Momoyama (1576 -1600) le terme désigne les citadins, principalement à Kyoto et autres grandes villes, ayant formé des associations d'auto-défense et d'auto-administration. En savoir plus Madhava (Mato) Erudit de l'école Sankhya, l'une des six écoles philosophiques de l'Inde ancienne. On dit qu'il fut réfuté par Tokue, un des dix grands érudits de l'école Vijnaptimatrata, et vomit du sang jusqu'à en mourir. Madhura
(Crée
la béatitude, Mi , Mei,
Beautiful). Un des quatre rois gandharvas
présents à la Grande Assemblée sur le Pic
du Vautour, décrite dans le chapitre
I du Sutra du Lotus. Madhyamika [école] (Chugan-ha, 中観派). Ecole mahayana basée principalement sur le Chu Ron de Nagarjuna. Ce fut l'une des deux principales écoles mahayana en Inde, avec l'école Vijnanavada (Rien-que-conscience), aussi appelée école Yogacara. Nagarjuna en est considéré comme le fondateur et ses enseignements furent développés par Aryadeva, Rahulabhadra et Pingala. Au début du VIe siècle, deux lettrés, Buddhapalita et Bhavaviveka, écrivirent différents commentaires sur le Chu Ron. Comme résultat, l'école Madhyamika se scinda en deux : l'école Prasangika dirigée par Buddhapalita et l'école Svatantrika dirigée par Bhavaviveka. Plus tard, l'école Madhyamika-yogacara naquit des liens étroits entre les écoles Madhyamika et Vijnanavada. L'école Sanlun, en Chine et Sanron au Japon, hérita de la philosophie de l'école Madhyamika. Celle-ci énonce le principe de la non-substantialité (ku) et enseigne qu'en reconnaissant l'interdépendance de tous les phénomènes, on peut se libérer des illusions et percevoir l'enseignement ultime du Bouddha, la voie du milieu, qui échappe au dilemme de l'existence et de la non-existence. Madhyamaka-karika voir Chu Ron Madhyantika
(Madendai ou Madenji,
末田提, 末田地, 命偈 ? ) Disciple d'Ananda
et, selon certains, troisième des vingt-quatre successeurs
de Shakyamuni. Il reçut les enseignements d'Ananda
au même moment que Shanavasa. Après
la mort de son maître, il se rendit au Cachemire pour y propager
le bouddhisme. Magadha
(Makada-koku, 摩掲陀国) Important
royaume de l'Inde antique et centre
de l'empire des Maurya, puis de celui des
Gupta. On y trouve Rajagriha,
le Pic du Vautour et le monastère
du Bois de Bambous. Ce royaume fut, du vivant
de Shakyamuni, gouverné par Bimbisara,
puis par son fils Ajatashatru. Au IIIe siècle
de notre ère le roi Ashoka, de la dynastie
Maurya, régna aussi sur cette région. Mahabharatha
L'une
des grandes épopées indiennes classiques, avec le Ramayana.
Le Mahabharata relate la lutte des cinq
frères Pandava contre leurs méchants
cousins, les Kaurava. Cette oeuvre collective,
de 200 000 vers sur 18 livres, prit peu à peu forme, de l'ère
védique jusqu'au VIe siècle de notre ère. Le VIe
livre, qui constitue la Bhagavad Gita,
le "Chant du Seigneur", est l'un des livres saints du brahmanisme.
Mahabrahma.
1) Nom sanskrit de Bonten 梵天 ou Daibonten,
大梵天, qui, avec Taishaku, est l'une des
deux principales divinités tutélaires du bouddhisme japonais.
Il vivrait dans le premier ciel de méditation du Monde
de la forme. Mahacakravada Mahadeva 1. littéralement "le grand dieu", autre appellation du dieu Shiva. Mahadeva 2. (Makadaiba ou Daiten, 摩訶提婆・大天). Brahmane du temple de Mahadeva qui vécut environ un siècle après la mort de Shakyamuni. On dit qu'il contribua à l'apparition du premier schisme dans l'Ordre bouddhique. Il naquit à Mathura, en Inde centrale. Selon le Daibibasha Ron, il commit l'inceste avec sa mère et tua son père. Il tua également un arhat. Plus tard, en découvrant que sa mère avait des relations avec un autre homme, il assassina celle-ci. Cela constituait trois des cinq fautes cardinales. Pourtant, il regretta amèrement ses mauvaises actions, renonça au monde et entra dans l'Ordre bouddhique. Il maîtrisa les trois parties du canon et convertit au bouddhisme de nombreuses personnes à Pataliputra, grâce à ses talents oratoires. Il formula plus tard ce que l'on appela les "Cinq Opinions nouvelles" - impliquant que les arhats possèdent encore certaines faiblesses humaines. La controverse que soulevèrent les interprétations de Mahadeva contribua à accélérer la formation d'un schisme dans l'Ordre et aboutit à la création de deux écoles séparées : l'école conservatrice Theravada et l'école Mahasanghika, plus libérale, qui soutenait Mahadeva. Voir les opinions nouvelles. Ce qu'en dit Nichiren Mahadharma (Grand-dharma, Daiho, Dafa, Great Dharma chimera king). Un des quatre rois kimnara qui apparaît au chapitre I du Sutra du Lotus. Maha-Jyotisprabha ou Djyotichprabha (Grand dieu brahmique Eclat-Lumineux, Komyo daibon, Guangming dafan, Great Brahma Bright Radiance). Dieu souverain du 2e ciel qui assiste à la Grande Assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus. Mahakala (Makakara-ten, 摩訶 羅天) voir Daikoku Mahakashyapa
ou
Kashyapa ou
Kaçyiapa,
Kassapa(Kasho,
迦葉波,
Makakasho,
摩訶迦葉, Mohejiaуe).
Le nom de famille Kashyapa étant
fort répandu, on ajoute Maha (grand)
à l'un des dix grands disciples
de Shakyamuni. Son prénom était Pippala
(pippal ou figuier sacré). Il naquit dans
une famille de brahmanes, rencontra Shakyamuni
au Magadha et devint son disciple (agra-shravaka).
Après la mort du Bouddha, il présida, en tant que dirigeant
du Sangha (arya sthavira),
le Premier Concile bouddhique pour compiler
les enseignements de Shakyamuni. Il propagea ensuite les enseignements
theravada
pendant deux décennies en étant le premier des vingt-quatre
successeurs de Shakyamuni. Il mourut au Mont Kaku,
au Magadha, après avoir transmis
les enseignements à Ananda. Kashyapa,
maîtrisant
les dhuta (élimination des désirs
et des émotions afin de fortifier les capacités spirituelles),
était "le
premier pour la pratique des austérités". Ayant
compris la véritable intention du Bouddha à travers la
parabole des Trois Chariots et de la maison en flammes relatée
dans le chapitre Hiyu* (III)
du Sutra du Lotus, il appartient au second des trois groupes
des auditeurs-shravakas. Le chapitre
Juki prédit qu'il deviendra à l'avenir le bouddha
Komyo (Lumière étincelante,
Rashmiprabhasa).
A ne pas confondre avec Kashyapa, le personnage
du Sutra du Nirvana qui porte le même nom ni avec les
trois frères Kashyapa (Uruvilva
Kashyapa, Nadi Kashyapa et Gaya
Kashyapa). Mahakaya (Grand-Corps, Daishin, Dashen, Great Body). Roi garuda présent à la Grande Assemblé du chapitre I du Sutra du Lotus. Il représente la vacuité. Mahakatyayana voir Katyayana Mahanama 1. (Makanan, 摩訶男). D'après la tradition un des cousins de Shakyamuni et frère aîné d'Anuruddha. Il était le fils de Sukkodana, un de quatre oncles paternels du Bouddha. Mahanama 2. (Makanan, 摩訶男). Un des cinq bhiksu, ou moines ascètes. Lorsque Shakyamuni abandonna le monde séculier pour entrer dans la vie religieuse, son père, le roi, ordonna à cinq hommes de l'accompagner. Ils suivirent Shakyamuni et pratiquèrent l'ascèse avec lui, mais le quittèrent lorsqu'il renonça aux pratiques ascétiques. Cependant, peu après que Shakyamuni ait atteint l'Eveil, c'est à eux qu'il adressa son premier sermon au Parc des Cerfs à Sarnath, et ils devinrent ses premiers disciples. On ignore l'identité exacte de ces cinq ascètes. Cependant, d'après le Sutra Zoichi Agon, Mahanama est censé détenir des pouvoirs occultes. L'histoire du "sable qui se change en or dans sa main" apparaît dans la note ajoutée par Cungi aux trois oeuvres majeures de Zhiyi sur le Sutra du Lotus. Mahapanthaka (Makahandoku, 摩訶槃特) voir Handoku Mahaprajnaparamitasastra (Traité de la grande sagesse) voir Daichido ron Mahaprajapati,
Mahapajapati
ou Mahaprajapati Gautami /
Gotami (Kyodonmi ou
Makahajahadai, 摩訶波闍波提, Mohebosheboti, Gyodammi).
Tante maternelle de Shakyamuni qui l'a élevé après
la mort de la reine Maya, la mère
du Bouddha. Selon la coutume indienne, elle épousa le roi Shuddhodana,
veuf de sa grande sœur. Après la mort du roi, elle
a demandé au Bouddha de devenir religieuse. Lorsqu'elle eut affirmé
cette volonté trois fois Shakyamuni consentit à en faire
la première nonne bouddhiste et de fonder ainsi la communauté
des religieuses, bhiksuni Sangha. Le
chapitre XIII
du Sutra du Lotus prédit qu'elle atteindra la bodhéité
et portera le nom de "Bouddha dont la vue emplit de joie tous les
êtres vivants" (Issai Shujo Kiken). Mahapratibhana ou Mahasattva, Maha-Pratibhana (Bodhisattva Gande Eloquence ou Grand Prêche en Joie, Daigyosetsu, Daleshuo). Bodhisattva qui pose des questions à Shakyamuni dans le chapitre XI du Sutra du Lotus. Mahaprajnaparamita sastra. Commentaire du Mahaprajnaparamita sutra traditionnellement attribué à Nagarjuna. Mahaparinirvana sutra (Sutra du grand nirvana, Daihatsu nehangyo, Daban niepanjing) Maharatnapratimandito (Orné de Grands Trésors, Daihoshogon, Da bao zhuangyan, Adorned with Great Treasures). Nom d'un kalpa cité par le Sutra du Lotus. Mahasanghika[école]. "Membres de la Grande Communauté" (Daishu-bu, 大衆部). L'une des deux écoles theravada formées par le schisme qui survint dans la communauté bouddhique environ un siècle après la mort de Shakyamuni, l'autre étant l'école Theravada. Le Daibibasha Ron attribue la cause de ce schisme à une controverse sur les "cinq nouvelles opinions", énoncées par Mahadeva, introduisant une modification dans la doctrine. Selon une autre source, le schisme serait né d'une controverse suscitée par une nouvelle interprétation des règles monastiques, connue sous le nom de "Dix Préceptes", énoncée par les moines de la tribu Vriji à Vaishali. L'école Mahasanghika accepta les points de vue de Mahadeva et la nouvelle interprétation des Dix Préceptes tandis que l'école Theravada les rejeta. Le Mahasanghika fut ainsi appelé parce qu'il revendiquait le plus grand nombre de moines. Des deux écoles, c'était la plus progressiste, en faveur d'une interprétation plus souple de la doctrine. Certains voient en elle les prémisses du mouvement Mahayana. Elle se divisa à nouveau plus tard et forma finalement huit écoles supplémentaires. mahasattva (makasatsu ou daishi, 摩訶` ・大士). Littéralement "grand être" ; bodhisattva recherchant le Véhicule unique. Ce titre est donné aux bodhisattvas de longue date qui ont subi de grandes épreuves et ont ainsi prouvé leur attachement à la Voie du bouddha. Maha-Shikhin voir Shikin Mahasthamaprapta (bodhisattva Puissance-Extrême, Seishi bosatsu ) Mahavairochana voir Vairocana Mahavastu. (Grand Evénement, Daiji, 大事). Texte sanskrit décrivant la vie de Shakyamuni. Bien que classé comme faisant partie du vinaya de l'école Mahasanghika, il s'agit en réalité d'une biographie du Bouddha. Le titre fait référence à la venue de celui-ci. Cet ouvrage comprend trois parties. La première décrit la vie antérieure du Bouddha en tant que bodhisattva à l'époque du bouddha Nento. La deuxième relate comment le Bouddha entra dans la matrice de Maya, sortit de son corps, renonça à la vie séculière, vainquit les démons et atteignit l'Eveil. La troisième décrit comment il fit tourner la roue du Dharma et fonda le Sangha. Mahavikramin ou Mahavikrimin (Grand-Courage, Dairiki, Dali, Great Power bodhisattva, Greatness of Courage). Bodhisattva qui est présent à la Grande Assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus. Il représente la perfection de l'endurance (ksanti paramita). Mahayana
[bouddhisme]
(Grand Véhicule, daijo,
大乘,
dasheng). Nom
que se donnent les écoles bouddhiques réformistes recherchant
le salut par des méthodes plus universellement applicables que
celles des écoles bouddhiques anciennes. Ces
écoles conçoivent les pratiques de bodhisattva
comme des moyens d'atteindre l'Eveil à la fois pour soi-même
et pour les autres, par opposition au bouddhisme theravada.
Après la mort de Shakyamuni, le Sangha
subit plusieurs schismes, et, finalement, dix-huit
ou vingt écoles se formèrent, chacune développant
sa propre interprétation doctrinale des sutras. Le temps passant,
les moines de ces écoles eurent tendance à s'isoler de
plus en plus de la communauté laïque et à s'enfermer
dans leurs monastères, pour se consacrer à la pratique
des préceptes monastiques et à
l'écriture d'exégèses doctrinales. Ils perdirent
peu à peu de vue le but premier du bouddhisme, qui était
de permettre à tous de parvenir à l'Eveil. Cette tendance est spécialement marquée dans l'école
Theravada et ses branches. Vers la fin
du Ier siècle avant notre ère et au début du Ier siècle
se forma un nouveau groupe de croyants bouddhistes, qui exprima son
désaccord avec ce qu'ils considéraient comme l'autosatisfaction
et l'élitisme monastique des écoles traditionnelles. Il
se donna pour but de sauver tous les êtres et intitula son bouddhisme
Mahayana (Grand Véhicule), c'est-à-dire
un enseignement assez vaste pour conduire tout le monde à l'Eveil.
Et il reprocha aux premières écoles de ne rechercher que
leur propre Eveil, utilisant pour désigner leur pratique le terme
péjoratif de Hinayana
(Petit Véhicule). Loin
d'être un courant unique, c'est une multitude d'écoles
dont les limites et les définitions sont parfois très
floues. D'une façon générale, et forcément réductrice,
le Mahayana substitue à l'idéal
monastique de l'arhat celui du bodhisattva
que sa compassion porte à rechercher le salut des autres autant
que le sien propre. L'école Tendai,
héritière de l'école Tian-tai
en Chine distingue, en outre, le Mahayana
provisoire et le Mahayana définitif,
celui du Sutra du Lotus qui élargit
encore plus le nombre de personnes qui peuvent emprunter ce "Véhicule"
pour parvenir à la bodhéité. Les écoles
mahayana se sont implantées en Chine,
en Corée, au Japon, au Tibet, au Vietnam et en Mongolie. Pour
l'évolution historique, voir conciles. Mahayana définitif. Autre nom du Sutra du Lotus. Mahayana de la non-dualité : expression de l'école Shingon pour désigner l'enseignement du principe de l'unité essentielle du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice. Le bouddha Vairocana est ainsi appelé "Bouddha du Mahayana de la non-dualité". Mahayana provisoire(gondaijo, 權大乘). Enseignements du Mahayana exposés comme des moyens pour guider les gens vers les enseignements du Mahayana du Sutra du Lotus, qui révéla pleinement l'Eveil de Shakyamuni. Les enseignements du Mahayana provisoire révèlent seulement des aspects partiels de la vérité. Le terme semble antérieur aux systèmes de classifications de l’école du Mont Tian-tai. Toutefois si l’on se rapporte au système des cinq périodes, il désigne la première, Kegon (Guirlande de Fleurs), troisième, Hoto (Déploiement) et quatrième Hannya (Perfection de la prajna) périodes. Ne sont donc pas comprises la période des enseignements du Theravada, Agon (Traditions) ni celle du Lotus et du Nirvana. Mahayanasamgraha : La Somme du Grand Véhicule, texte fondateur des Yogacara Mahendra,
Mahinda (Mahinda,
摩陀). Fils du roi Ashoka,
qui introduisit le bouddhisme à Ceylan (actuellement Sri Lanka).
A l'âge de vingt ans il devint moine sous la direction de Moggaliputta.
Il se rendit au Ceylan pour obéir aux vœux
de son père. L, sous la protection du roi Tissa (Devanampiyatissa),
il construisit un grand monastère à Mihintale, à
une quinzaine de km de la capitale Anuradhapura.
On dit qu'il y planta un rejet de l'arbre bodhi
qui, à son tour, servit plus tard pour la réimplantation
à Bodhgaya. Maheshvara (Grand Seigneur, Seigneur-Souverain, Seigneur Suprême, Makeishura-ten, 摩醯首羅天 ou Daijizaiten, 大自在天) 1. Nom donné à Shiva divinité de l’hindouisme, populaire et redouté car porteur de vie et de mort. 2. Divinité qui est au sommet du monde de la forme, dieu suprême du monde matériel. 3. Dans le bouddhisme, celui qui permet la véritable libération, bouddha de la transcendance. Mahishasaka [école] (Keji-bu ou Mishasoku-bu, 化地部・弥沙塞部). Branche de l'école Sarvastivada et l'une des vingt écoles du Theravada. L'école reconnaît la réalité du présent mais non celle du passé ni du futur, à la différence de Sarvastivada qui reconnaît la réalité des trois. L'école Dharmagupta serait issue de Mahishasaka Mahoraga
Littéralement "grand
rouge" (magoraga,
摩j羅伽) 1. Déités apparentées aux
serpents monstrueux et qui sont "humains mais non humains".
C'est la partie reptilienne de la psyché. Les
mahoraga font partie des huit
groupes d'êtres qui ont promis de protéger le Dharma
bouddhique. 2. Un de 12 généraux de Yaksha
3. Divinité au service de Yakuo
(Roi
des Remèdes,
Bhaisajyaguru). Maints-Trésors voir Taho maison
en flammes (kataku,
火宅). Métaphore pour le monde des trois plans où les êtres sont soumis
au cycle sans fin des souffrances. L'image provient du chapitre
III du Sutra du Lotus. Maitrayani (Mitrani, Miduoluoni) Mère de Purna. maître
1. Selon la définition de Nichiren, celui qui enseigne une chose que
le disciple ignore. 2. Titre non spécifique = ajari
(acarya) souvent simplement honorifique.
3. Titre spécifique : Maître de l'enfer (Enma, Yama) maître de maison voir griha-pati Maître du Dharma [chapitre] (Hosshi bon, 法師品, Fashi pin) Xe chapitre du Sutra du Lotus. Shakyamuni s'adresse, à travers le bodhisattva Yakuo, aux 80000 bodhisattvas mahasattvas qui se sont rassemblés, venus de tous les points de l'univers, pour l'entendre prêcher. A la différence des chapitres précédents qui révèlent que les auditeurs-shravakas atteindront immanquablement l'état de bouddha dans le futur, le chapitre Hosshi et ceux de l'enseignement théorique traitent de la pratique et de la propagation du Sutra après la mort du Bouddha. Shakyamuni adresse donc ces chapitres non à ses disciples shravakas, mais aux bodhisattvas-mahasattvas qui, en tant qu'émissaires du Bouddha, ouvrent à sauver les êtres, en vantant le grand bienfait de pratiquer et d'enseigner le Sutra du Lotus. Celui qui en entend, ne serait-ce qu'un seul vers ou une phrase, et en tire, ne serait-ce qu'un instant de joie, déclare le Bouddha, atteindra de façon certaine l'Eveil suprême. De plus, celui qui enseigne à une autre personne, ne serait-ce qu'une phrase du Sutra, sera considéré comme un messager du Bouddha, envoyé pour réaliser son œuvre. Ce chapitre énonce ce que l'on appelle les trois règles de prédication (sanki) du Sutra du Lotus : entrer dans la demeure de l'Ainsi-Venu, revêtir la robe de l'Ainsi-Venu et s'asseoir sur le trône de l'Ainsi-Venu. La demeure de l'Ainsi-Venu symbolise une profonde compassion ; sa robe, un cœur doux et indulgent, et son trône, la perception de la non-substantialité (ku) de tous les phénomènes Ce chapitre mentionne également les cinq pratiques du Sutra : le croire, le lire, le réciter, l'enseigner et le transcrire. Lire le chapitre Maître du Dharma ou Maître de la Loi (hosshi, 法師, dharma bhanaka). A l'origine, moine connaisseur de la doctrine, capable de l'enseigner et se livrant à une pratique exemplaire. Le chapitre X du Sutra du Lotus le définit comme celui qui observe les cinq pratiques (recevoir, lire, réciter, enseigner, copier le Sutra du Lotus). Par la suite le terme a désigné un rang élevé de la hiérarchie des moines, voire un simple titre honorifique. Ce qu'en dit Nichiren maîtres du Dharma [cinq sortes de] Maître de méditation ou Maître du zen (zenji, 禅師). Religieux qui a atteint un niveau de méditation et de concentration permettant d'éradiquer les illusions et contempler la réalité des phénomènes. En Chine et au Japon c'était un titre honorifique attribué par la Cour aux prêtres éminents du Chan et du Zen. Ce qu'en dit Nichiren maître de la nation (kokushi, 国師). Titre conféré par le chef d'une nation à des moines considérés comme des modèles de vertu. Ainsi Kumarayana, le père de Kumarajiva a reçu ce titre du roi de Kucha, et au Japon c'est le prêtre Zen, Enni qui reçut le titre après sa mort en 1280. Maître
de la doctrine (ronji,
論師). Egalement traduit par "maître des
traités". Deux sens : maître des hommes (ninshi, 人師). Maître apte à guider les hommes. Généralement ce terme ne désigne pas le Bouddha lui-même mais plutôt des maîtres de discipline. Pour le Bouddha on emploie le terme "Grand-maître et guide" (daidoshi). Cf. maître des doctrines, acarya. Maître des remèdes voir Roi des Remèdes maître des traités voir maitre de doctrines (ronji) Maître du tripitaka (sanzo, 三蔵). Titre honorifique donné à ceux qui connaissent bien les trois parties du canon bouddhique, le tripitaka. Ce titre fut souvent donné aux moines, venus d'Inde et d'Asie Centrale en Chine, qui traduisaient les écrits bouddhiques en chinois. Ce qu'en dit Nichiren maître et disciple : Tant en Inde qu'au Japon la transmission de maître à disciple revêt une signification particulière qui dépasse la simple transmission d'un savoir. Le maître doit inspirer par sa vie (par ce qu'il est) une confiance totale à son disciple. Le disciple, en retour, se garde de toute interprétation adaptée à son propre ego. Le lien de confiance mutuelle se crée par le partage d'une même pratique. Contrairement à ce qui se passe en occident, où ceux qui ont une certaine connaissance cherchent à créer leur propre école, le maître doit avoir été lui-même disciple et avoir reçu l'intégralité de l'enseignement du maître. On retrouve cette notion dans les sutras, et principalement dans le Sutra du Lotus, où Shakyamuni affirme avoir été disciple du bouddha Dipamkara qui lui conféra son futur nom et lui annonça la bodhéité. Il est toutefois important de noter que les transmissions du Sutra du Lotus et les octrois de prédictions se passent dans le monde de la spiritualité où la temporalité n'existe pas et où maître et disciple coexistent sans aucune notion d'antériorité. Ce qu'en dit Nichiren maître et guide [grand] (daidoshii) Maitreya
1. ("Celui qui
aime",
Miroku, 彌勒菩薩, Mile). Bodhisattva de la bonté (maitri,
metta) et de la compassion. Son origine
remonte au dieu védique Mitra qui
est, avec Varuna, le seigneur des principes
majeurs de l'univers. Le premier veillait au respect du contrat sacré
passé avec les hommes alors que le second répondait de
l'ordre cosmique. Maitreya a hérité
de la bienveillance de Mitra et de son
souci de rendre heureux
tous
les hommes. Le rôle de Maitreya est
particulièrement important dans le Mahayana.
Ses questions insistantes poussent Shakyamuni à exposer le chapitre
Durée de la vie.
Maitreya reçoit la prédiction
qu'il apparaîtrait en ce monde 5670 millions d'années après
la mort de Shakyamuni en tant que nouveau bouddha. En attendant que
l'enseignement de Shakyamuni ait disparu, il réside dans le ciel
Tushita prêchant le Dharma à
des êtres célestes. Il
est représenté coiffé d'une couronne, debout ou
assis, les jambes pendantes, pour montrer qu'il s'apprête à
venir parmi les hommes. Le chapitre I
du Sutra du Lotus, raconte
sa vie antérieure comme celle du bodhisattva
Yashaskama (Cherche-Gloire), disciple
de Varaprabha (Lumière-Sublime), le futur Manjushri. Maitreya-natha 2.. Fondateur de l'école Rien-que-conscience, qui aurait été, pense-t-on, le maître d'Asanga et aurait vécu vers 270-350. Divers ouvrages anciens de l'Inde, de la Chine et du Tibet mentionnent qu'Asanga monta au Ciel Tushita où le bodhisattva Maitreya lui enseigna la doctrine Mahayana de la non-substantialité (ku), et qu'il atteignit ainsi l'Eveil. Cependant, certains historiens pensent que le maître d'Asanga était un savant bouddhiste indien du IIIe ou IVe siècle, auteur du Yugashiji Ron (Yogacarabhumi-sastra), Chuben Fumbetsu Ron (Discernement entre le Milieu et la Fin) et Daijo Shogonkyo Ron. maitri, metta (amour-empathie, compassion, bienveillance, miséricorde, ji, 慈). L'une des quatre bienveillances sans limite qui caractérise l'attitude altruiste à l'égard de tout ce qui vit, hommes et nature. En savoir plus makara
(makatsu, 摩竭) Enorme poisson-amphibie mythique,
monture de la Déesse Ganga. Maka Shikan 摩訶止觀 (Grand arrêt et examen ou Grande concentration et intuition, Mohe zhiguan). L'une des trois oeuvres maîtresses du religieux chinois Zhiyi (515-597), compilées par son disciple Guanding (561-632). Texte relevant du courant Tian tai. En savoir plus maka-shikan
: littéralement
"arrêt et introspection" (pratique de l'introspection de l'essence
de l'esprit). Technique méditative développée par Zhiyi
à partir des bhavana bouddhiques de l'Inde.
Il ajoute à ces dernières les méditations sur ichinen
sanzen. Voir méditation tendai. Maka Shikan Bugyoden Guketsu voir Guketsu Makasogi Ritsu. 摩訶僧律 (Grand Canon des règles monastiques). Ouvrage de vinayas, ou règles de discipline de l'école Mahasanghika, traduit en chinois par Buddhabhadra et Faxian en 416. Il divise ces règles en deux grandes catégories : les préceptes pour les moines et ceux pour les nonnes. Makeishura
摩醯首羅天. (Grand Dieu omnipotent) ou Daijizaiten
(Dieu de grande liberté). Divinité inspirée de
Maheshvara (Shiva,
le créateur/destructeur du cosmos) et de Daikokuten.
Il réside au-dessus du monde de la forme
et règne sur un système de mondes
majeur. On dit qu'il il
jouit librement de ce que les autres obtiennent par la prière.
Il est généralement représenté avec
trois yeux, huit bras et monté sur un bœuf blanc. Ce
qu'en dit Nichiren. maladie.
Il est dit dans le huitième volume du
Maka Shikan que l'Ainsi-Venu
se servit de sa mort comme d'un moyen pour enseigner l'éternité
de la vie, et de la maladie, pour illustrer le pouvoir du bouddhisme.
Il y est dit également qu'il y a six causes de maladie : 1) Le
déséquilibre des quatre éléments 2) La consommation
immodérée de nourriture et de boisson. 3) Une mauvaise
posture corporelle. 4) L'attaque d'esprits maléfiques de l'extérieur
5) L'action de démons intérieurs 6. Les effets du karma. Malava Royaume de l'ancienne Inde centrale et occidentale. Malla (Matsura, 末羅). Un des seize principaux Etats de l'Inde ancienne à l'époque de Shakyamuni. Il aurait été soumis au Kosala, l'un des seize autres Etats principaux. Après la mort de Shakyamuni, les habitants du Malla reçurent son corps et le brûlèrent. Les cendres furent divisées en huit parties et distribuées aux habitants de cet Etat et à d'autres tribus et individus. mana voir arrogance manas ou mano-vijnana (mana, 末那). Septième des neuf consciences. Le mot sanskrit manas duquel provient mano, signifie réfléchir. Cette conscience est celle qui engendre la pensée abstraite et discerne le monde intérieur. La conscience du "soi" aurait son origine à ce niveau. On considère également l'attachement irrépressible à l'ego qui crée un mauvais karma comme l'œuvre de la septième conscience, influencée par la huitième conscience ou conscience-alaya. Manava ou Manavaka (Judo, 儒童). Un des noms de Shakyamuni dans une vie antérieure, alors qu'il n'était que bodhisattva. Manava ou manavaka signifie jeune homme, adolescent étudiant, élève. Un jour Manava entendit dire que le bouddha Dipamkara, était dans ce monde. S'en réjouissant grandement il partit à sa recherche. Au bout d'un long périple il parvint à un village où il rencontra cinq cents religieux auxquels il a exposé son enseignement. Ils en ont été si contents que lorsqu'il partit du village ils lui donnèrent chacun une pièce en argent. Manavara arriva enfin dans une ville parée pour une grande fête car on y attendait le bouddha Dipamkara. Dans la rue il vit une femme appelée Gopi tenant sept fleurs de lotus. Manavara désirait si fort faire une offrande au bouddha qu'il lui donna ses cinq cents pièces en argent en échange de juste cinq fleurs. Apprenant que c'était pour une offrande au bouddha, Gopi fut fortement émue. Elle lui demanda d'être son épouse dans leur prochaine existence et lui fit don des deux fleurs de lotus restantes. Lorsque le bouddha Dipamkara arriva en ville, le roi et ses ministres jetèrent des fleurs sur son passage. Toutes tombèrent par terre mais les cinq lotus de Manadeva restèrent à flotter dans l'air et les deux derniers lotus vinrent se poser sur les épaules du bouddha. Celui-ci perçut alors la foi sincère de Manadeva et Gopi et prédit au jeune homme qu'il atteindrait l'Eveil sous le nom de Shakyamuni. mandala
(mandara, 曼荼羅).
"Cercle"
en sanscrit, représentation symbolique de l'Univers. Les mandalas
les plus connus appartiennent au tantrisme.
Ce sont généralement des carrés avec quatre entrées
et entourés d'enceintes circulaires. Ce
diagramme est destiné à permettre à son auteur
ou à ceux qui le regardent, avec concentration, de réintégrer
leur nature propre au sein du l'Univers. En
savoir plus mandala du Monde du diamant (Kongokai mandara, 金剛界曼荼, Vajradhatu mandala). Mandala décrit dans le Kongochokyo 金剛頂経. Il fut introduit au Japon par Kukai et devint l'un des deux mandala de base du Shingon. mandala du Monde de la Matrice (Taizoukai mandara 胎蔵界曼荼羅 ou Daihitaizosho mandara, 大悲胎蔵生曼荼羅. Mandala Shingon introduit en Chine par Subhakarasimha. mandalins [rois] Souverains d'un royaume ordinaire (mandala). Souvent cités avec les balachakravartin qui sont les souverains de plusieurs royaumes et dont la puissance est soutenue par une armée ou une force (bala) qui leur assure la victoire. Au dessus il y a les chaturvipa chakravartin qui règnent sur les fabuleux quatre continents. mandara ou mandarva [fleur de] (mandara-ke, 曼陀羅華). Fleur qui s'épanouirait dans le paradis d'Indra, selon la tradition indienne. Elle répand un parfum délicieux et enchante ceux qui la voient. Voir quatre sortes de fleurs mandara voir mandala manjushaka [fleur de] (manjusha-ge, 曼殊沙華). Douce fleur blanche qui fleurit dans le ciel, selon une ancienne croyance indienne. Elle aurait le pouvoir d'effacer le mauvais karma de ceux qui la voient. Manjushri ou
Manjuçri
[bodhisattva] Monjushiri
bosatsu, 文殊師利菩薩, souvent abrégé en
Monju bosatsu, 文殊菩薩,
Wenshushili pusa). Son nom pourrait être traduit par "Vertu
Merveilleuse" (Manju = merveilleux, Sri = vertu).
Bodhisattva qui apparaît dans les sutras, considéré
comme le symbole de la perfection de la sagesse. Il est révéré
comme le guide des bodhisattvas. Il est décrit, avec Fugen
(Smantabhadra),
comme l'un des deux bodhisattvas qui assistent Shakyamuni. Selon le
Sutra Monjushiri Hatsunehan (Sutra du Nirvana de Manjushri),
il naquit dans une famille brahmane à
Shravasti et entra dans l'Ordre
bouddhique, en convertissant un grand nombre de personnes. Dans
le chapitre I du Sutra du Lotus,
il raconte son existence en tant que Varaprabha* (Myoko).
Il y est décrit comme celui qui comprend les présages,
annonçant que le Bouddha va prêcher le sutra Myoho-renge-kyo,
et dans le chapitre Devadatta, comme la personne
qui convertit la fille du roi dragon. Il a
également un rôle prépondérant quant à
la sauvegarde de la doctrine durant les cinq cents
années suivantes. Selon le Sutra
Kegon, Manjushri vit sur le Mont
Shoryo (Clair et frais) situé à
l'Est, qui en vint plus tard à être assimilé au
Mont Wutai en Chine. Son culte s’est
développé en Chine dès le IVe siècle et
au Japon quelques trois cents ans plus tard. Dans l'enseignement ésotérique,
il est placé dans la cour centrale du mandala du Monde
de la Matrice, et des prières rituelles lui sont adressées
pour assurer la sécurité. mano voir manas Manoratha (Manurata ou Nyoi, 摩e羅他・如意). Lettré indien, peut-être le maître de Vasubandhu. Le Daito Saiiki Ki raconte que le roi Vikramaditya, de Shravasti, qui avait une inimitié particulière à l'encontre de Manoratha, intrigua pour l'humilier, et réunit une centaine d'érudits d'autres écoles pour débattre avec lui. Quatre-vingt-dix neuf d'entre eux se rangèrent à ses arguments, mais le dernier, soutenu par le roi, refusa d'écouter la réfutation de Manoratha. Par conséquent, on dit que Manoratha se trancha lui-même la langue avec les dents et en mourut. Manorhita
ou Madhura (Manura,
摩奴羅). Vingt-deuxième des vingt-quatre
successeurs de Shakyamuni. Selon le Fuhozo Innen Den, bien
qu'il soit né prince de Nadai (sanskrit
inconnu) en Inde, il renonça à la vie séculière
et étudia le bouddhisme avec pour maître Vasubandhu,
le 21e successeur. Il pratiqua principalement en Inde du Sud où
il réfuta les doctrines de plusieurs écoles theravada
et propagea le bouddhisme mahayana. mantra
(shingon, 真言). Le mot sanskrit
mantra signifie en premier lieu "délibération, avis, conseil,
plan". On donne aussi comme équivalent "instrument
de pensée". Dans un certain sens tout mot est un mantra.
Dans la vie quotidienne nous nous servons de mots pour faire agir quelqu’un
ou obtenir ce dont nous avons besoin. Tout mot est un modèle
(pattern) sonore qui évoque dans l’esprit une signification
donnée. Le mantra est également
un pattern qui porte sa propre signification. L’élément
important est sa répétition dans un certain rythme. La
mélodie, l’intonation, la prononciation à haute
voix ou en silence tout cela compte dans la récitation des mantras.
Le rythme dans lequel est exécuté le mantra est également
très important, cependant il change en fonction du degré
de conscience du méditant. L’accélération
de la récitation provoque une accélération des
fonctions cérébrales, des battements du cœur et de
la respiration qui affectent les émotions. mappo ( Derniers jours du Dharma) Mappo Tomyo Ki, 末法燈明記. (Traité sur la Lampe pour les Derniers jours du Dharma). Ouvrage traditionnellement attribué à Saicho, sans preuves certaines, et datant de 801. Il clarifie les trois périodes du Premier Jour (Jour du Dharma correct), des Jours intermédiaires (Jours du Dharma formel) et des Derniers jours du Dharma en s'appuyant sur les sutras Kengo, du Nirvana et Daishutsu. Il affirme que, à l'époque où il fut rédigé, les Jours du Dharma formel étaient presque terminés et que, à l'époque des Derniers Jours, les enseignements de Shakyamuni subsisteraient, mais que son bouddhisme ne serait plus pratiqué et qu'il ne donnerait plus aucune preuve (Eveil). De plus, il n'existerait plus de préceptes et, par conséquent, tout moine serait révéré comme un maître, même sans observer les préceptes. Cet écrit exerça une grande influence sur les maîtres religieux de la période Kamakura (1185-1333). mara (démons-mara, le mal ma, 魔). Dans la mythologie indienne, démons qui règnent sur le sixième ciel, le monde des désirs. Le Sutra du Lotus affirme que tout être, si mauvais qu'il soit, possède la nature de bouddha et que les mara deviendront un jour des protecteurs du Dharma. Mara
ou Mararaja (Roi-démon du 6ème ciel,
Dai Rokuten no Mao, Mowang). Personnification d'une
force maléfique. En Inde il représente la mort, l'obstacle,
en Chine Mara est traduit par "voleur
de la vie". Mara et ses innombrables
serviteurs sont les ennemis du Bouddha. On raconte de multiples façons
les tentations de Shakyamuni sous l'arbre bodhi
où il combat Mara avant de parvenir
à l'Eveil. Au Japon, Mara est identifié
au Roi-démon du sixième ciel,
le plus élevé dans le monde des
désirs. Le Roi-démon prend plaisir à manipuler
les autres. Il est considéré comme le symbole de l'appétit
de pouvoir. marga (do 道), chemin ou Voie : travail spirituel sur soi afin de parvenir à l'Eveil, réaliser l'état de bouddha inhérant à tous les êtres vivants. Voir l'Octuple Noble Chemin. Marisen ou Marisen ou Mareisen ou Marayasen, 摩黎山・摩羅耶山 (Malaya). Montagne mythique dans le sud de l’Inde couverte d’arbres de santal. On considérait que le santal avait une valeur médicinale et il était utilisé comme remède contre la fièvre. On croyait aussi que le parfum doux de cet arbre était si puissant qu’une simple feuille pouvait supprimer toutes les mauvaises odeurs à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. Nichiren compare la montagne Marisan au Mont Hiei à l’époque de Saicho et de son premier disciple Gishin, et le pouvoir curatif et odoriférant de l’arbre de santal à la pure doctrine de l’institution Tendai, anéantie par l’introduction des doctrines Shingon Marishi-ten
摩利支天 ou Marishiten-nyo
(Marichi). Dieu céleste dont on
pense qu'il était à l'origine une personnification des
rayons du soleil. Il apparaît aussi comme une divinité
du vent dans la mythologie indienne. Il était considéré
comme un enfant de Bonten et fut l'objet
d'une grande vénération populaire en Inde. Le Sutra
Marishiten décrit ce dieu sous des traits féminins.
Le bouddhisme le représente le plus souvent devant le dieu
du Soleil, en tant que vassal. Il posséderait également
des pouvoirs occultes qui lui permettraient de se rendre invisible et
de vaincre un ennemi sans être capturé. Pour cette raison,
il bénéficiait d'une dévotion toute particulière
des samouraïs
japonais. Certaines statues de Marishiten
sont féminines ; d'autres le représentent avec trois visages
et six ou huit bras, et monté sur un sanglier Masakado : voir Taira no Masakado Masaya Akatsu (Véritable-Conquérant) Divinité shinto que l'on disait née du souffle de Susanoo, après que le dieu des tempêtes eut avalé le collier que lui avait offert la déesse du Soleil masse (ère finale) Mathura,
(Matora-koku, 摩突羅国).
(act. Uttar Pradesh). Ancien royaume de
l'Inde centrale. Shakyamuni s'y rendit trois fois pour prêcher.
Après son extinction, Upagupta,
le cinquième successeur du Bouddha, contribua
grandement au développement du bouddhisme dans cette région.
Selon le Daito Saiiki Ki, vers le
VIIe siècle, il y eut dans le Mathura de
nombreux monastères et temples où les enseignements theravada
et mahayana furent étudiés.
Beaucoup de reliques bouddhistes y ont récemment été
découvertes. Mati (Muni-d'Intention, Ui, Youi, Having Intention prince). Prince présent à la Grande Assemblée du chapitre 1 du Sutra du Lotus. Il est dit être radjakumara, souverain gouvernant un monde de quatre continents. Matsubagayatsu,
松葉ケ谷 Quartier de Kamakura
où vécut Nichiren. Il y possédait une petite résidence
qui fut le cœur de ses efforts de propagation dans cette ville.
Il y aurait vécut de 1253, peu après avoir établi
sa nouvelle pratique bouddhique, jusqu'en 1271, année de la persécution
de Tatsunokuchi, à l'exception
du temps qu'il passa en exil à Izu et
de celui pendant lequel il s'engagea dans des activités de propagation
à Awa. C'est là qu'il fut attaqué
par les zélateurs
amidistes en 1261. Voir le plan
de Kamakura Matsubagayatsu-no-honan
松葉ケ谷の法難. Persécution
de Matsubagayatsu.
Attaque perpétrée par des croyants du Nembutsu
sur la résidence de Nichiren à Matsubagayatsu
(Kamakura) le 21 août 1260. Cette
attaque fut motivée par la colère que suscitèrent
les critiques de Nichiren à l'égard de Honen
et de l'école Jodo, ou école
de la Terre pure, formulées dans le Rissho
Ankoku Ron qu'il soumit à Hojo
Tokiyori le 16 juillet 1260. Dans ce traité, il demandait
au gouvernement de retirer son soutien aux écoles bouddhiques
dont la doctrine était erronée, particulièrement
à celle de Jodo, afin que cessent
les désastres auxquels le Japon faisait face. Cela provoqua la
colère de Hojo Shigetoki et d'autres
croyants influents de cette école de la Terre pure. Ils incitèrent
plusieurs moines importants à ordonner à leurs fidèles
d'assassiner Nichiren. La nuit du 27 août, un groupe de plusieurs
centaines de personnes se dirigea vers la résidence de Nichiren
qui parvint à s'échapper et à se réfugier
chez Toki Jonin, à Shimosa,
et y demeura pendant quelque temps. Mais il revint à Kamakura
au printemps suivant. Matsuno [épouse de sire] Femme du nyudo (moine séculier) Matsuno Rokuro Saemon, samouraï et disciple laïc de Nichiren. On suppose qu'elle est devenue nonne, peut-être sous le nom de Myoho ama (Nonne Dharma-Merveilleux). Matsuno Rokuro Saemon 松野六郎左衛門 ( ? - 1278). Disciple de Nichiren, nyudo (moine séculier), ancien samoura, habitait dans la province de Suruga. Il est probable que le seigneur Matsuno connut le bouddhisme de Nichiren par l'intermédiaire de sa fille, femme de Nanjo Hyoe Shichiro, et mère de Nanjo Tokimitsu. Son deuxième fils, Nichiji, devint par la suite l'un des Six moines aînés. A la fois lui-même et son épouse ont reçu de nombreuses lettres de Nichiren lorsque celui-ci s'était retiré au Mont Minobu. Matsuo Daigongen. Temple shinto sur le Mont Matsuo, dédié à une divinité protectrice des villages des environs Matsura [guerriers du clan] Ligue de guerriers qui contrôla la région de Matsura, dans la province de Hizen (actuelles préfectures de Nagasaki et Saga) du XIIe au XVe siècles. Lors de la bataille de Dan-no-ura en 1185 ils combattirent avec le camp perdant, les Taira, mais se soumirent au vainqueur, Minamoto no Yoritomo, et furent nommés régisseurs de manoirs locaux. Maudgalyayana,
Maha-Maudgalyayana,
Moggallana (Mokuren,
目連,
Mokkenren, 目建連, Daimokkenren, Da
Muqianlian). L'un
des dix grands disciples de Shakyamuni,
le premier pour les pouvoirs supranaturels
[1. vision céleste (voir ce que les autres ne voient pas), 2. audition
céleste (entendre ce que les autres ne voient pas), 3. capacité à pénétrer
l'esprit des autres, 4. capacité d'entrevoir les vies passées, 5. capacité
de se rendre à tout endroit, 6. capacité d'empathie avec toutes les
afflictions]. Figure également parmi les quatre
grands auditeurs. Il naquit dans une famille brahmane,
non loin de Rajagriha, dans le royaume
du Magadha. Ami d'enfance de Shariputra.
Avec celui-ci, il fut d'abord le disciple de Sanjaya
Belatthiputta, l'un des six maîtres
non bouddhistes. Plus tard, ils devinrent disciples de Shakyamuni
et entrèrent dans l'Ordre bouddhique,
amenant avec eux tous les deux cent cinquante disciples de Sanjaya.
D'après le Sutra Urabon, Maudgalyayana
perçut, grâce à sa clairvoyance divine, que sa défunte
mère, dans un autre monde, éprouvait les souffrances infernales
de l'avidité. Il essaya, en utilisant
ses pouvoirs surnaturels, de lui faire parvenir de la nourriture, mais
au contact de sa mère, les aliments s'enflammaient et la brûlaient.
Il alla donc demander conseil à Shakyamuni qui l'incita à
faire pour elle des dons aux moines, le quinzième jour du septième
mois. Conformément à ses instructions, Maudgalyayana
offrit de la nourriture au Sangha et sa mère
fut soulagée de sa souffrance. D'après le Binaya toji
(Règles monastiques dans divers domaines), Maudgalyayana
rencontra un jour à Rajagriha un
groupe de brahmanes avec lesquels il débattit, et au cours du
débat, il réfuta les arguments de leur maître. Furieux,
les brahmanes le tuèrent alors à coups de bâtons.
Il appartient au second des trois groupes des auditeurs-shravakas
qui comprirent la véritable intention du Bouddha grâce
à la parabole du chapitre Hiyu* (III)
du Sutra du Lotus. Le chapitre
Juki prédit qu'il atteindra l'Eveil à l'avenir sous
le nom de bouddha Tamarabatsu Sendanko
(Parfum du bois de santal Tamala-pattra). mauvaises actions voir dix mauvaises actions mauvaises voies (akudo ou akushu, 悪道・悪, durgati). Les trois ou les quatre premiers des dix mondes : le monde de l'enfer, des esprits affamés, des animaux, des asura car ils ne permettent pas d'échapper au cycle des renaissances et à la souffrance qui y est attachée. Maya
[reine] (Makamaya,
摩訶摩耶). Selon le Sutra Kako Genzai Inga, épouse du roi
Shuddhodana et mère de Shakyamuni.
Elle mourut sept jours après la naissance de Shakyamuni, et le
jeune prince fut élevé par la jeune soeur de sa mère,
Mahaprajapati. Selon le Sutra
Buppongyojitsu, Maya était
la fille aînée de Suprabuddha
et habitait à Devadaha, près
de Kapilavastu. Elle fut mariée
dans la tribu Shakya ainsi que ses sept jeunes sœurs. Maya et Mahaprajapati
furent mariées à Shuddhodana
et les six autres aux trois frères de celui-ci. Selon le Sutra
Shukomakadai (Sutra de Mahsammata), Suprabuddha
avait deux filles, Maya et Mahamaya,
et ce fut cette dernière qui épousa Shuddhodana
et donna naissance à Shakyamuni.
Selon le Sutra Maya, Shakyamuni
fit usage de ses pouvoirs mystiques pour
accéder au ciel Trayastrimsha
où sa mère Maya avait effectué
sa renaissance, et il lui exposa ses enseignements. médianeté (voie du milieu, chu) voir triple vérité méditation [bouddhique] (shikan, zen ou zenjo, 禪定, chanding, dhyana, jhana). Pratique bouddhique comportant deux aspects recueillement (jo, samatha) qui permet de pacifier l’esprit, et l’amener à un état de calme nécessaire pour fixer l'esprit (shikan, dhyana) sur un seul point pour rechercher la compréhension de l'aspect réel des phénomènes. C'est l'état dans lequel l'esprit est fermement fixé sur un seul objet, ou unicité de l'esprit. Shakyamuni a pratiqué toutes sortes de méditations, largement répandues dans l'Inde de son époque et en a intégré le principe dans son propre enseignement. Dans le bouddhisme mahayana la méditation fait partie des six paramitas. En principe on distingue la méditation-dhyana de la concentration extatique (sanmai, samadhi), méditation profonde avec une certaine perte de perception environnementale et accession à la neuvième conscience. Pour certains auteurs cette distinction est plus une question d'intensité que de différence de nature. Dans son Maka Shikan, Zhiyi classe les méthodes en parlant de sanmai mais emploie les termes de jo et shikan quand il parle de méditation sur un objet. Il a développé une méditation très élaborée, le shikan. Il en dénombre 10 grandes catégories avec 25 exercices préparatoires. Au même moment apparaissait le chan, qui devint le zen japonais. Voir également dhyana et bhavana. En savoir plus sur les méditations. méditation, "concentrée" et "sans concentration" Deux méthodes enseignées par l'école Jodo (Terre pure) décrites dans le Sutra Kammuryoju, qui cite seize sortes de méditation et trois sortes de pratique qui permettent de renaître sur la Terre pure. Dans les treize premières sortes de méditation, on se concentre et l'on médite sur la splendeur de la Terre pure et les caractéristiques des bouddhas et bodhisattvas. Ces sortes de méditation sont considérées comme "méditation concentrée". Les trois autres sortes de méditation et les trois sortes de pratique qui restent peuvent être accomplies même sans concentration. C'est pourquoi elles sont appelées "pratique sans concentration". Honen considérait au même titre les pratiques concentrées et sans concentration comme des pratiques exposées par le Bouddha en fonction des capacités des gens. Il affirma que seule la pratique du Nembutsu était le véritable enseignement du Bouddha, en même temps que l'unique enseignement pour la période des Derniers jours du Dharma. méditation de l'impression sur l'océan (kambutsu-sammai, 観仏三昧). Méditation exposée dans le Kambutsu-sammai-kai-kyo. Tous les phénomènes des trois existences y apparaissent clairement dans l'esprit, de même que tout peut se refléter parfaitement sur la surface de l'océan quand il est sans vagues. méditations [quatre] voir quatre niveaux de méditation méditations [quatre formes de] (shishu-sammai, shishu-zam-mai) voir quatre formes de concentration méditations [dix] voir dix méditations méditations ésotériques [cinq] méditations theravada [cinq] méditations [huit] voir huit détachements méditations pour la délivrance [trois] (san-gedatsu-mon) méditation sur les cinq éléments (gorin-kan, 五輪観) Forme de méditation ésotérique ayant pour but de percevoir que le soi et l'environnement sont composés des cinq éléments, terre, eau, feu, vent et espace ; que les cinq parties du corps, c'est-à-dire le crâne, le visage, la poitrine, l'abdomen et les genoux sont gouvernés par les cinq syllabes du mantra ésotérique Avarahakha ; et qu'une vie individuelle en définitive ne fait qu'un avec les cinq bouddha qui sont la concrétisation de la sagesse du bouddha Vairocana. méditation sur les impuretés du corps (fujo-kan, 不浄観). Méditation destinée à libérer de la concupiscence et de l'avidité. Par exemple, un homme peut se libérer de son désir et de son attachement à la beauté physique d'une femme en l'imaginant sous forme de cadavre qui se décompose et dont il ne reste, pour finir, que les os. méditations sur différents éléments du corps : méditations décrites dans le Mahasatipatthana Sutta du Digha Nikaya : méditations contemplatives de son propre corps et celui des autres. Tous les corps sont composés de quatre éléments : terre (solidité), air (mouvement) feu (température et/ou métabolisme) eau (liquides). On peut également méditer sur différentes parties du corps : peau, muscles, os, moelle, intestins, etc. Ces méditations étaient utilisées avec les disciples prompts à la colère et à la critique. La méditation sur le corps devait permettre l'expérience d'une analyse équanime : aucun élément du corps, même le plus répugnant n'est inutile. D'un autre côté cette méditation ouvrait la voie à la compréhension de la non-substantialité du corps et donc des cinq agrégats : (forme, perception, conception, volition et conscience) et donc, entre autres, à une remise en cause de ses propres jugements. méditation tiantai
ou arrêt et introspection, littéralement
calme (samatha)
et observation ou vision lucide (vipasyana,
vipassana, shikan, zhiguan,
止観). Pratique du bouddhisme qui vise à atteindre la concentration
mentale et l’intuition spirituelle. Telle qu'elle fut élaborée
par Zhiyi, elle reste la base de l'école
Tian-tai. C'est une méditation assise,
mains formant le mudra hokai
jo in (le mudra du sceau de l’océan).
D'après la tradition, cette méditation aurait été
pratiquée par Shakyamuni et comporte deux aspects : samatha
et vipassana (arrêt et examen). L'arrêt
est celui des pensées triviales et conceptuelles et l'établissement
de la paix mentale. Puis vient le vipassana
qui est la concentration sur un objet précis. Cette observation
méditative se fait sans la perte de lucidité comme c'est
le cas pour la samadhi. Elle peut porter
sur le corps du méditant, ses sensations, ses affects, son environnement,
etc. Zhiyi, le fondateur de l'Ecole Tian-tai
notait 10 grandes catégories de méditation
et 25 exercices préparatoires. A l'époque de Nichiren,
l'école Tendai utilisait comme
technique de samatha aussi bien l'attention
portée au souffle qu'aux sons : récitation de mantra.
C'est à ce niveau que s'est inscrite la fracture entre le Tendai
qui utilisait les mantras du Shingon
et l'Ecole de Nichiren qui ne reconnaissait que le mantra
du Sutra du Lotus et son corollaire, la négation de
toute force extérieure (tariki)
dans le processus d'Eveil. Voir quatre formes
de concentration et l'article sur la méditation
dans la Nichiren Shu. Meghadundubhisvararaja (Roi au Son d'Orage des Nuées, Unraion-no, Yunleiyin wang, King of the Sound of Thunder in the Clouds) Bouddha cité au chapitre XXIV du Sutra du Lotus. Meghesvaradipa ou Meghasvara (Souverain des Nuées, Unjizai, Yun zizai, Cloud Freedom buddha) et Meghesvararaja ou Meghasvararaja (Roi Souverain des Nuées, Unjizai-o, Yun zizai wang, Cloud Freedom King buddha) sont les deux bouddhas du Nord, du chapitre VII du Sutra du Lotus mémoire active (pleine conscience ou vigilance ou attention juste, non-distraction, smriti, sati, mindfulness). La traduction du terme sanskrit smriti pose un problème car il recouvre un large spectre de notions occidentales allant de la mémoire jusqu'à la concentration. Vasubandhu le définit comme le "non-oubli" d'un objet, (sensation, émotion, idée, concept) que l'on a volontairement placé dans sa conscience. La smriti est l'effort pour chasser toute distraction, toute pensée parasite, pour ne pas perdre l'appréhension de l'objet choisi. La smriti est systématiquement mise en oeuvre lors de la pratique de la méditation, avec l'objectif de saisir l'objet tel qu'il est (tatha) sans se laisser troubler par des sentiments ou des préjugés. Le Zen en fait la base de sa pratique en distinguant la pleine conscience du corps, celle des sensations (agréable, désagréable, neutre) celle de l'esprit et celle de l'environnement. Elle est également utilisée dans de nombreuses thérapies cognitives. En savoir plus. Voir les quatre établissements de l'attention. Mencius
(~-371 à
-289), nom latinisé de Meng-zi,
(Mong-tseu), philosophe confucéen,
figure importante de la philosophie chinoise. Sa doctrine se
développe autour de l'idée que le pouvoir des gouvernants
émane du Ciel et doit être exercé dans l’intérêt
commun. Le Ciel punirait les tyrans en frappant leur royaume de catastrophes
naturelles. Il insiste sur la bonté naturelle de l’homme
et sur la nécessité de la cultiver, ce qui requiert une
sécurité matérielle. Par conséquent, les
gouvernants qui réduisent leurs sujets à la pauvreté
et à l’égoïsme devraient être renversés.
Voir l'article Le
confucianisme et l'enseignement de Nichiren Meng-zi [Le livre de] (Livre de Mencius) Texte confucéen fondamental, un des sishu (Quatre Livres) du confucianisme dans lequel Mencius développe l’éthique confucéenne et tente d’adapter à son époque une philosophie fondée sur les "Cinq vertus constantes" : ren (仁, la bienveillance, la fraternité), yi (義 le devoir, la justice, la droiture), li (禮, la bienséance), zhi (智, la sagesse), xin (信 la parole donnée, la fidélité). métaphores voir dix métaphores métempirique : qui est au delà de l'empirisme, de l'expérience scientifique. Dans le bouddhisme c'est le cas de l'inconditionné. Sans être une théorie abstraite, la réalité métempirique transcende l'expérience du simple mortel. Elle est accessible à travers l'état de bouddha. C'est le cas du corps de gloire du Bouddha (hoshin, sambhogakaya). Metta sutta voir Sutra de l'amour universel Mère des enfants démons voir Kishimojin Michinoku ou Tohoku. Région du Japon qui couvre le nord-est de l'île de Honshu, l'île principale du Japon. microcosme/macrocosme. En Occident l'idée de l'équivalence entre l'homme (microcosme) et le cosmos (macrocosme) est connue principalement depuis Platon. Au Japon, elle est en continuité avec conception taoïste venue de Chine : unicité du dao, le "Un qui forme Tout" selon Zhuangzi. On peut rapprocher ce concept de l'affirmation de Nichiren à propos du titre du Sutra du Lotus contenant le coeur de tout le Sutra, affirmation maintes fois répétée et qu'il étayé par le fameux "un seul grain de poussière contient trois mille mondes". (Voir Chevaux blancs et cygnes blancs). Miaofalianhuajing (Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Myohorengekyo, Saddhanna pundarika sutra) Miao-lo (Myoraku) voir Zhanlan Mihirakula ou Mihiragula ( ? - 540) (Daizoku-o, 大族王). Chef des Hephthalites appelés les "Huns blancs" qui ont envahi l'Inde en 460. Mihirakula devient leur roi vers 515 et commence une série de raids dans la plaine du Gange. Il sacage les temples et les monastères et extermine la population. Sa cruauté provoque une confédération des rajas hindous. Mihirakula tenta de conquérir Magadha, mais il fut fait prisonnier par le roi Baladitya qui était bouddhiste. Celui-ci allait le faire exécuter, mais il fut sauvé par l'intervention de la mère de Baladitya qui implora son fils de faire preuve de merci. Mihirakula s'enfuit alors au Cachemire où il fut chaleureusement accueilli, mais il fomenta une rébellion et tua le roi. Il attaqua le Gandhara où il mit à mort la famille royale et les ministres. A sa mort, les Hephthalites s'effondrent sous les coups des Turcs. Selon le Daito Saiiki Ki, il était "brave et intelligent", et désirait à l'origine étudier le bouddhisme. Il ordonna donc qu'un moine érudit et vertueux lui soit recommandé. Les moines de l'époque étaient exempts de toute cupidité et ne couraient pas après les honneurs, si bien qu'aucun ne se déplaça. Finalement, les ministres du roi trouvèrent un homme d'une vertu extraordinaire qui avait été domestique dans la maison du roi avant de renoncer au monde. Apprenant que le moine envoyé pour l'instruire avait été auparavant son serviteur, le roi perdit son respect pour le bouddhisme et se retourna même contre lui en bannissant les moines bouddhistes. Mii-dera, 三井寺. Autre nom du Onjo-ji, le temple principal de la branche Jimon de l'école Tendai. Mikasa-yama 三笠山 Montagne dans la région de Nara. Site d'une grande beauté souvent évoqué dans la poésie traditionnelle japonaise. Mikkaka
ou Micchaca (Mishaka,
弥遮). Septième des vingt-quatre successeurs
de Shakyamuni. Il naquit en Inde centrale et fut, à l'origine,
un maître brahmane ayant 8000
disciples. Quand il entendit le prêche de Dhritaka,
le sixième des vingt-quatre successeurs, il se convertit au bouddhisme
avec ses disciples. On le disait érudit et éloquent. Il
voyagea en Inde du Nord où il propagea principalement le bouddhisme
theravada.
mikkyo (密教, guyayana ou vajrayana, véhicule des secrets): enseignement secret du bouddhisme ésotérique qui s'est développé principalement au Tibet en incorporant les pratiques du shamanisme Bön et au Japon dans le shingon qui a incorporé des éléments du shintoïsme. Mikoto. Titre donné autrefois aux personnages importants (chefs de clan), puis réservé aux kami et aux princes impériaux après leur mort. Mikuni no Taifu, 三国太夫 ou Tayu. Père de Nichiren. Pêcheur de Kominato, à Awa. Quand la colère de Tojo Kagenobu, intendant de la région, força Nichiren à fuir le temple Seicho-ji pour se rendre à Kamakura, il alla d'abord voir ses parents et les convertit. A ce moment-là, il donna à son père le nom religieux de Myonichi et à sa mère celui de Myoren, ces deux noms dérivant de son propre nom, Nichiren. mijin (particules, paramanu) : voir également kalpa dits des cinq cents grains de poussière mille deux cents Honorés Vénérables bouddhas, bodhisattvas et autres maîtres respectés, représentés sur les deux mandala du Monde du diamant et du Monde de la matrice. Leur nombre est, en fait, fort variable. Voir également les neuf Honorés sur les huit pétales du lotus. Ce qu'en dit Nichiren milieu (chu) voir triple vérité Milindapanha
(Mirindao-monkyo,
ミリンダ王問経). Les Questions du roi Milinda sont une transcription
des dialogues entre le moine bouddhiste Nagasena
et le roi gréco-bactrien Menandre ou Menandros qui régna
sur l'Afghanistan et l'Inde du Nord dans la seconde moitié du
IIe siècle av. notre ère et fut célèbre pour sa
grande érudition. Cet ouvrage pourrait être la traduction
d'un manuscrit grec écrit juste après la mort de Menandre.
La traduction chinoise en fut achevée sous la dynastie des Jin
orientaux (317-420). Le traducteur est inconnu. Les questions
posées par le roi Menandre au moine Nagasena
recouvrent un large domaine et portent sur des sujets tels que la sagesse
et les désirs terrestres, la transmigration, le karma,
l'existence historique du Bouddha, l'Ordre bouddhique, les qualifications
des moines, le rôle respectif des moines et laïcs, le nirvana.
Cet ouvrage est aussi d'une grande valeur parce qu'il rend compte de
l'une des premières rencontres importantes entre les cultures
hellénistique et bouddhique. Selon ce texte, Menandre créa
un monastère pour Nagasena, abdiqua
en faveur de son fils, entra dans l'Ordre bouddhique et atteignit l'état
d'arhat. Cette renonciation au monde est
discutable d'un point de vue historique, mais il semble bien cependant
que le roi ait eu une grande compréhension du bouddhisme et que
son influence aida à sa propagation. Mimosuso : rivière traversant le site du temple intérieur du sanctuaire d'Ise, consacré à Amaterasu Omikami. L'image de la rivière dont le flot ne s'est pas interrompu fait allusion au fait que la lignée impériale, à l'origine de laquelle on dit que se trouvait la déesse du Soleil, s'est poursuivie sans interruption. Minamoto
[clan] grande famille de guerriers et d'hommes d'Etat qui domina la
politique japonaise pendant les périodes Heian
et Kamakura.
Egalement connue sous le nom de Genji.
A partir du milieu du XII siècle ils s'opposèrent à
la famille rivale des Taira (Heiki)
alors que la famille des Fujiwara perdait
de son influence à la Cour. Ils se divisèrent en quatre
branches dont celle de Seiwa-Genji dont
est issu Minamoto Yoritomo, le fondateur
du bakufu de Kamakura.
Minamoto no Sanetomo (源 実朝), (1192 <1203 - 1219), troisième shogun de l'ère Kamakura et le dernier chef du clan Minamoto. Sanetomo était le second fils de Minamoto no Yoritomo et de Hojo Masako. Après la mort de son père Yoritomo en 1199, Hojo Tokimasa, le grand-père maternel de Sanetomo, usurpa tous les pouvoirs politiques et militaires du shogunat, reléguant le titre de shogun, à un simple rôle de figurant. Minamoto no Yoriie (1182 - 1204) Deuxième shogun du bakufu de Kamakura, fils de Minamoto no Yoritomo. Il complota contre son grand-père Hojo Tokimasa et ayant échoué fut exilé dans un temple bouddhiste à Izu. Un an plus tard il fut assassiné sur les ordres, dit-on, de son grand-père. Minamoto
no Yoritomo
源頼朝 (1147-1199) Noble japonais fondateur du bakufu
de Kamakura. En 1159, il se joignit à
son père Yoshitomo pour tenter de
renverser le puissant Taira no Kiyomori,
événements appelés "les troubles de Heiji."
Yoshimoto fut tué et Yoritomo
capturé puis, en 1160, banni dans la province d'Izu ; il y demeura jusqu'en 1180 et à cette date, lança une
révolte contre le clan Taira qui dominait
la Cour impériale. En
1192, après avoir défait ses rivaux du clan des Taira,
ce chef du clan Minamoto se voit conférer
à vie le titre de seii taishogun
(généralissime chargé de soumettre les barbares,
cf. shogun). Disposant dès lors d'une
délégation générale du pouvoir militaire,
Yoritomo assume bientôt l'intégralité
des pouvoirs politiques et administratifs de l'Etat et substituant son
autorité à celle de l'Empereur, il est à même
de garantir les droits et possessions des guerriers les plus importants
qui deviennent ses vassaux et n’ont donc plus de relation directe
avec la Cour impériale. Après la mort de Yoritomo,
les Hojo, famille dont sa femme était
issue, se
font les tuteurs de ses fils dont ils se débarrassent et désignent
eux- mêmes les shogun successifs.
Ils deviennent les Régents (shikken)
du bakufu. Minamoto no Yoshinaka
(1154-1184) : appelé aussi Kiso
Yoshinaka. Cousin ou frère de Yorimoto.
Général du clan Minamoto
qui aida Yoritomo dans sa révolte
contre le clan Taira. Il fit prisonnier
l'empereur retiré Go-Shirakawa qui
le nomma shogun mais fut tué par Minamoto
no Noriyori et Minamoto Yoshitsune.
Minamoto no Yoshitomo (1123-1160), fils de Minamoto no Tameyoshi. Il combattit aux côtés des Taira en 1156 mais se révolta contre eux, son père ayant été tué sur l'ordre de Taira no Kiyomori. Vaincu il s'enfuit mais fut tué lors de ces événements appelés "les troubles de Heiji." Son épouse, Toki Gozen, mère de Minamoto no Yoshitsune, se réfugia alors auprès de Minamoto no Yoritomo. Minamoto no Yoshitsune
(1159-1189) dit Ushiwaka
: demi-frère de Minamoto no Yoritomo
et fils de Minamoto no Yoshitomo et de
Toki Gozen. Remarquable guerrier, général
sous les ordres de Yoritomo qu'il aida
à vaincre les Taira. Mais en butte
à la jalousie de Yoritomo, il dut
s'enfuir puis contraint au suicide avec ses partisans, son épouse
et ses enfants. Ming [empereur] de la dynastie Han, ou Han Mingdi (le Brillant), ou Liu Zhuang ou Xiaoming (28<58-75). Nom de règne Yongping. Fils de l'empereur Guangwu. C'est sous son régne que le bouddhisme commença à se propager en Chine. Il fit le rêve d'un homme en or que son ministre, Zhong Hu, interpréta comme désignant le Bouddha. Han Mingdi envoya en Inde une délégation de 18 hauts personnages menés par Cai Yin, Qin Jing et Wang Zun pour acquérir le Bouddhisme. Ils revinrent d'Afghanistan avec une statue de Shakyamuni et 42 sutras. Deux moines érudits arrivèrent à Luoyang, la capitale, sur des chevaux blancs. Et l'année suivante Han Mingdi fit construire le temple de Bai-ma-si, le temple du Cheval Blanc. Ming-sheng. (Myosho) Moine de l'école Sanlun (Sanron) en Chine sous la dynastie des Tang. Il fut le disciple et l'ami de Falang avec Jizang. Shan-dao, le troisième patriarche de l'école chinoise de la Terre pure, serait d'abord entré dans la vie religieuse en tant que disciple de Ming-cheng et aurait étudié le Sutra du Lotus et le Sutra Vimalakirti sous sa direction. ministres de la Gauche et de la Droite voir daijin Miroku (Maitreya) Misawa Kojiro
三沢小次郎. Disciple de Nichiren, seigneur de Misawa
dans la province de Suruga.
Une lettre de Nichiren qui
lui fut adressée en 1278 suggère qu'il a pris ses distances par rapport
à ce dernier par crainte du bakufu de Kamakura.
Mi zhong (Ecole du Mystère, Paroles Véritables, Shingon shu, Zhenyan zhong). modalités d'expression de la vie voir dix modalités d'expression de la vie modes de vie impurs voir cinq modes de vie impurs pour un moine moha (guchi ou chi ou mumyo, 愚癡・癡・無明). Ignorance, illusion. Etat de celui qui n'est pas éveillé à la réalité de la vie et se trouve incapable de distinguer erreur et vérité. C'est le plus puissant des trois poisons. moines aînés [six] (roku roso) moines
guerriers( hoshi-musha
法師武者, puis sohei 僧兵ou shuto)
: armées de moines-guerriers que créent pendant la période
Heian (794 - 1185) des temples influents
tels que celui d'Enryaku-ji, qui entrent
dans des conflits armés avec d'autres temples et le gouvernement.
Voir l'Histoire des moines
guerriers au Japon de Gaston Renondeau. moines du Mont Hiei yama-hoshi ou yama-boshi (山伏, 山法師) ou simplement "les moines du Mont". Moines du temple principal de l'école Tendai, Enryaku-ji perpétuellement en guerre contre les moines du temple Onjo-ji. mois intercalaire (uruu) Le calendrier japonais était calqué sur le calendrier chinois. L'année lunaire était formée de douze lunaisons alternativement de 29 et 30 jours. Pour amoindrir la différence entre le calendrier lunaire et le changement des saisons, un mois supplémentaire était ajouté à l'année par cycles de 19 ans, les années 3, 6, 9, 11, 17 et 19. Mokuren (Maudgalyayana) mokurenju Arbre à feuilles caduques, originaire de Chine. Ses graines dures et rondes, attachées ensemble, servaient à confectionner des chapelets (juzu). moksha ou mukti. Libération finale ; terme propre à l'indouisme et proche de la notion du nirvana final. mon voir gamoku mon (emblème) voir kamon monde
(kai, 界, dhatu).
Notion héritée de la cosmologie indienne (cf.
trois mondes). Un monde est un espace limité doté
de caractéristiques propres. Il contient des dharma,
d’où l'expression "monde des dharma" (hokkai,
fajie, dharmadatu).
Cet univers n'est pas éternel. Il passe par des cycles de formation,
stabilisation, déclin et destruction. Le monde passe dans un
état de latence. Un cycle forme un kalpa.
monde (voir dix mondes-états ) monde de la forme (shikikai, rupadhatu) Monde
de la matrice Monde décrit dans
le Sutra Vairocana où
tous les actes de compassion amenant au salut sont décrits comme
naissant du principe fondamental de l'univers et étant soutenus
par lui, de même que la vie est produite et nourrie par la matrice.
Le Monde de la Matrice représente donc le "Réceptacle
de la vérité" ou le corps du Dharma du bouddha Dainichi-Vairocana
qui est la source de toute compassion. Ce terme est utilisé en
opposition au Monde du Diamant qui symbolise
la sagesse de Vairocana.
Le mandala du Monde de la matrice (taizokai, taizangjie, 胎藏界, garbhadhatu) est l'un des deux mandala de
l'enseignement ésotérique du Shingon,
l'autre étant le mandala du Monde de diamant. Il représente
le principe fondamental de l'univers, autrement dit, le Corps
du Dharma du bouddha Vairocana. Quant
au mandala du Monde de diamant, il est basé sur le Sutra
Kongocho et représente le Corps
de Sagesse du bouddha ésotérique Vairocana.
Ce qu'en dit Nichiren. monde de l'enfer voir enfer monde de l'endurance voir monde de saha monde de saha (shaba-sekai, 娑婆世界, saha, suo po). Monde qui est le nôtre et dont le centre, selon la cosmologie indienne traditionnelle, est constitué par le Mont Sumeru. Les êtres qui y vivent endurent toutes sortes de difficultés et souffrances du fait de leurs actes antérieurs qui ont amené leur naissance en ce monde. Littéralement saha signifie endurance. Lorsque Shakyamuni expose le Sutra du Lotus, ce monde est le siège de 6 merveilleux présages devenant ainsi la Terre de Bouddha. Le japonais nindo ou nin-kai ou kan-nin-sekai, 忍土・忍界・堪忍世界 (monde d'endurance) a un sens assez proche. Voir l'article sur le Monde de Saha par Peter Johnson. monde des animaux voir animaux monde des asuras voir asura monde des auditeurs-shravakas voir auditeurs monde des bodhisattvas voir bodhisattva monde des bouddhas voir bouddha monde des dharma (hokkai, dharmadatu). Espace qui contient les dharma. Littéralement "espace de la réalité absolue", "champ du réel". C'est l'espace non-duel perçu par les bouddhas, la non-substantialité au delà des causes et des effets. Ce terme est utilisé par opposition à la vision fragmentaire du monde perçu par les êtres animés conditionnés où chaque phénomène apparaît pourvu de caractéristiques spécifiques. monde des dieux voir ciel monde des esprits affamés voir esprits monde des éveillés pour soi voir pratyekabuddha monde des hommes voir hommes monde du ciel voir ciel
monde du désir ou plan
du désir sensuel (yokkai,
欲界, kama dhatu). Le premier niveau du monde
des trois plans, appelé ainsi parce que ses habitants sont
soumis à divers désirs tels que le désir de nourriture
et le désir sexuel. Ce monde est composé des quatre
voies mauvaises (mondes de l'enfer, des
esprits affamés, des animaux,
des asura et
des hommes), des quatre
continents entourant le Mont Sumeru et
des six premiers niveaux du Ciel (les six ciels
du monde du désir). Dans le sixième ou plus élevé
de ces six ciels vit le Roi-Démon
du sixième ciel dont on dit qu'il a un grand désir
de soumettre les autres à sa volonté et qui maintient
les êtres dans 1'asservissement du désir et dans 1'espoir
de la réalisation des espérances. Monde
du diamant (kongo-kai,
金剛界, vajradhatu). Monde décrit dans
le Sutra Kongocho.
Le terme est utilisé par opposition au Monde
de la Matrice auquel fait référence le Sutra
Vairocana. Le Monde du Diamant représente la sagesse
du bouddha Vairocana et le Monde de la
Matrice, la vérité fondamentale sous-tendant cette sagesse.
La sagesse de Vairocana est comparée
à la dureté et à la pureté du diamant qui
peut anéantir tous les désirs terrestres et toutes les
illusions. Le mandala du Monde du Diamant en est une représentation
graphique vénéré principalement dans le Shingon.
monde du sans-forme (mushikikai, arupadhatu) Monde du Trésor du Lotus (Kusuma-talagarbha-vyuhalamkara-loka-dhatu-samudra
ou Padma garbha-loka-dhatu). 1)
Selon le Sutra Kegon, Terre pure
du bouddha Vairocana, qui fut créée
par l'accomplissement de ses vœux
et de ses pratiques de bodhisattva. A la base de ce monde se trouve
un cercle de vent sur lequel se trouve une mer parfumée. Un grand
lotus y fleurit, au centre duquel se situe
le Monde du Trésor du Lotus. Ce monde comprend vingt mondes centraux
entourés de 111 mondes périphériques. Chacun de
ces mondes est paré de trésors et habité par un
bouddha et de très nombreux êtres. monde majeur [système de] (galaxie, sanzen daisen sekai, trisahasra-mahsrhasra-loka-dhatu). Un des systèmes d'organisation de l'univers dans la cosmologie de l'Inde ancienne. Tout monde comprend un Mont Sumeru, ses mers environnantes et ses montagnes, un soleil, une lune et d'autres corps célestes, s'étendant jusqu'au premier ciel de méditation du Monde de la forme vers le haut et jusqu'au cercle de vents vers le bas, qui forme la base d'un monde. Un tel monde est en somme assez proche de notre concept actuel du système solaire. Mille mondes font un système mineur ; mille systèmes mineurs, un système moyen ; et mille systèmes moyens, un système majeur. Ainsi, un système majeur comprend un milliard de mondes. On pensait que l'univers comprenait un nombre incalculables de systèmes majeurs. voir kalpa majeur mondes tricosmiques voir kalpa dits des cinq cents grains de poussière mondo. Dans les monastères bouddhiques, dialogue entre un maître est son disciple, afin de faire parvenir celui-ci à une juste compréhension de la nature de la vie et des phénomènes. Dans l'école Zen, cette pratique a pris la forme des koan, dialogue illogique en apparence. Nichiren utilise ce procédé dans ses écrits où il dévoile sa pensée de façon progressive. En occident, l'équivalent serait les "reponsa" auxquelles s'exerçaient les maîtres spirituels. Mongaku
文覚 (dates inconnues). Moine de l'école Shingon
et restaurateur du temple Jingo-ji situé
sur le Mont Takao, à Kyoto.
Dans ses efforts pour restaurer le temple Jingo-ji,
il sollicita une aide matérielle de l'empereur retiré
Goshirakawa, mais sa demande ne fut pas
transmise. Ses constantes protestations l'amenèrent à
être exilé à Izu, où
il rencontra Minamoto no Yoritomo et gagna
son respect. Le récit de Mongaku
poussant Yoritomo à lever une armée
contre les Taira en lui montrant la tête
de son père défunt apparaît dans le 5e volume du
Heike Monogatari (le Dit
de Heike). Mongols
[invasion mongole] En 1268, les autorités
japonaises apprennent qu’un émissaire mongol est en route
pour le Japon ; celui-ci, d’ailleurs n’arrivera jamais. Huit
ans auparavant, Nichiren avait adressé à Hojo
Tokiyori, ancien régent, le Traité sur la pacification
du pays et l’établissement de l’orthodoxie (Rissho
ankoku ron). Dans ce texte il enjoignait aux autorités
japonaises de se convertir au bouddhisme du Sutra du Lotus
pour échapper à l’attaque d’un pays étranger
et aux luttes internes.
Un nouvel émissaire de la cour mongole fut mandaté et
parvint au Japon en 1268 demandant le paiement d’un tribut et
l’établissement de relations de vassalité. Nichiren
écrit à des officiels et aux dignitaires religieux des
grands temples, leur rappelant ses prophéties et les enjoignant
de considérer la foi dans le Sutra du Lotus comme unique
moyen de sauver le pays. Dans le même temps, il écrit à
ses disciples pour les prévenir de s’attendre à
de sévères persécutions. En
savoir plus Ce qu'en dit
Nichiren Monju (Manjushri) Monjushiri bosatsu (Manjushri) Mononobe. Avant le VIe siècle, titre donné aux gardes du palais impérial et à certains guerriers qui furent à l'origine de nombreuses familles nobles, génétalement fortement opposées à l'introduction du bouddhisme au Japon, et par conséquent ennemies de la famille des Soga. Parmi les membres de cette puissant lignée, les plus céléèbres furent Mononobe no Okoshi, Mononobe no Arakabi et Mononobe no Moriya. Mononobe no Moriya
ou Yuge no Morya
(mort en 587). Dignitaire influent à la cour, à l'époque
Yamato, qui s'opposa à l'introduction
du bouddhisme et lutta contre Soga
no Umako (mort en 626), autre ministre important qui soutint
le bouddhisme. D'après des récits traditionnels, dans
la quatorzième année du règne de l'empereur
Bidatsu (538-585), Soga no Umako fit
construire une pagode pour y enchâsser les reliques du Bouddha.
Quand une épidémie se déclara, Moriya
l'attribua à la colère des divinités locales devant
un culte rendu à une nouvelle religion, et il fit détruire
la pagode. Après cet incident, l'empereur, Moriya
et Umako tombèrent tous trois malades,
victimes de l'épidémie. Toutefois, les personnes en faveur
du bouddhisme gagnèrent du terrain sur la faction anti-bouddhiste.
Moriya perdit ses alliés et fut
finalement tué dans une escarmouche avec les soldats de Soga
no Umako en 587. Mononobe no Omuraji ou Mononobe no Okoshi (dates inconnues). Personnage officiel de la cour à la période Yamato (300-710). Père de Mononobe no Moriya Il critiqua son rival à la cour, Otomo no Kanamura, également membre d'une famille influente, pour la manière dont il avait conduit les affaires coréennes, et fit écarter toute la famille Otomo. Par la suite, il s'opposa à Soga no Iname, autre ministre important à la cour, qui changea sa résidence en temple, rendant hommage à la statue du Bouddha et à divers autres objets sacrés. Montagne des parfums voir Mont Kozan Montagne de diamants voir Chakravala Montagnes neigeuses. Nom
pour l'Himalaya souvent utilisé
dans les écrits bouddhiques. En sanskrit, "hima" signifie
"neige" et "alaya", "demeure". Selon le
Kusha Ron, les Montagnes neigeuses
sont situées dans la partie nord du Jambudvipa.
Au nord de ces montagnes se trouve le Lac de Glace
qui donne naissance aux rivières qui nourrissent le sol aux quatre
coins du Jambudvipa. mont Dandaka. Montagne dans la région de Gandhara, au nord-ouest de l'Inde ancienne. mont
Hiei,
比叡 (Hieizan)
: colline proche de Kyoto où Saicho
(Dengyo) se construisit un ermitage en
786. Il y avait déjà là un sanctuaire shinto.
Le modeste ermitage se transforma peu à peu en un ensemble de
monastères assez imposant appelé l’Enryaku-ji
et qui depuis l’origine du Tendai
au Japon, est le siège de cette école. En
savoir plus mont Hua L'une des cinq montagnes sacrées de Chine. mont Koya,
高野, . Mont au centre de la péninsule de Kii,
où Kukai fonda en 816 le Kongobu-ji,
temple principal de l'école Shingon,
autour duquel se développèrent de nombreux monastères. mont Kozan. (Mont des Parfums, Montagne parfumée, Kosui-sen ou Ko-sen, 香酔山・香山, Gandhamadana). Montagne décrite dans le Kusha Ron, que l'on disait située au nord des Montagnes neigeuses (Himalaya). Entre elles se trouve le Lac de Glace d'où partent quatre grandes rivières. L'air parfumé de cette montagne enivrait ceux qui le respiraient. Selon une tradition, Manjushri, une fois entré au nirvana, réside sur cette montagne en ayant acquis un corps indestructible. D'autres sources en font une forêt montagneuse dans l'Ilavrita, qui entoure le Mont Sumeru, centre du monde dans la cosmologie indienne. mont
Minobu,
身延. Montagne proche
du Mont Fuji dans l'ancienne province de
Kai (aujourd'hui département de
Yamanashi). Nichiren s'y retira à
son retour de d'exil de Sado après sa
troisième remontrance au gouvernement du bakufu
de Kamakura. Il y passa la dernière
partie de sa vie de 1274 à 1282. Ce
qu'en dit Nichiren Voir le diaporama mont Potalaka.
(Fudaraku-sen, 補陀落山).
Selon le Sutra Kegon demeure
du bodhisattva Avalokitesvara.
Xuanzang,
lors de son pèlerinage en Inde, s’en serait approché
et situe cette région près du Mont Malaya.
Le Potalaka serait très difficile
d’accès et la résidence du bodhisattva, au sommet
serait baignée par un lac. Mont
Sacré du Vautour
(ou Pic du Vautour, des Vautours, des Aigles,
etc. (Gridhrakuta, Gijjhakuta, Ryoju-sen ou Gishakussen, ou Ryo-zen, 霊鷲山, ・耆闍崛山・霊山,
Qishejuz, Holy Eagle Peak).
Montagne située au nord-est de Rajagriha,
capitale du Magadha dans l'Inde
ancienne, où Shakyamuni aurait exposé le Sutra
du Lotus et divers autres enseignements. C'est la plus grande des
cinq montagnes qui entourent Rajagriha.
Le sommet de la montagne ressemblerait à une tête de vautour.
Mais il est plus probable que le nom soit en rapport avec une sorte
de crématorium qui attirait les vautours. La tradition de nourrir
des vautours avec les corps des défunts subsiste encore au Tibet
où le dépeçage est effectué par des parias
sacrés. L'une des méditations theravada
était dirigée sur les cadavres en décomposition.
En tout état de cause, on peut penser que les vautours symbolisaient
l'impermanence et posaient la question de la Vie et de la Mort. Shakyamuni
a prononcé beaucoup de ses sermons important sur cette montagne.
mont
Sumeru
(ou Meru, Shumi-sen,
須弥山 ou
Myoukousan, 妙高山, ou
Kinzan,
金山).
Dans la cosmologie de 1'Inde antique, la plus haute des montagnes, axe
du monde. Elle aurait mesuré 84000
yojanas au-dessus de la surface de la mer
et 84000 en dessous. On disait le Mont Sumeru
composé d'or, d'argent, d'émeraude et de cristal, avec
quatre versants faisant respectivement face au nord, au sud, à
l'est et à l'ouest. Le dieu Indra (Taishaku)
réside sur son sommet, tandis que les Quatre
Rois célestes vivent à mi-hauteur des quatre versants.
Le Mont Sumeru est entouré de sept
chaînes de montagnes en rangs concentriques faites en or, entre
lesquelles se trouvent sept mers parfumées. La septième
chaîne de montagne en or est entourée d'un océan
salé dans lequel se trouvent les quatre continents de Purvavideha
(Hotsubadai), Aparagodaniya
(Kuyani), Uttarakuru
(Uttannotsu) et Jambudvipa
(Embudai), situés respectivement
à l'Est, à l'Ouest, au Nord et au Sud. Le bouddhisme se
répand au Jambudvipa. L'océan
salé est lui-même entouré par une chaîne circulaire
de montagnes de fer qui sont à la lisière du monde. Un
soleil et une lune tournent autour du Mont Sumeru. mont Tian tai voir Tian tai monto 門徒 ; littéralement "disciples réunis devant le portail du temple"; groupe d'adeptes laïcs ou assemblée parossiale. monts Kunlun voir Kunlun Moriya voir Mononobe no Moriya mort : Pour le bouddhisme du Sutra du Lotus la notion de mort ne peut pas être dissociée de la notion de vie : la vie-mort (shoji) est un phénomène cyclique, samsara. La mort n'est pas l'anéantissement pas plus qu'elle n'est un passage dans un au-delà. Le bouddhisme enseigne la non-substantialité, il n'existe donc pas de lieux de résidence d'une entité appelée âme. Shakyamuni a affirmé l'éternité de la vie mais il refuse toute spéculation sur l'après-mort, comme étant inutile et néfaste en ce qu'elle contribue à accentuer encore l'angoisse et les appréhensions. Pressé de répondre aux questions de ses contemporains, Nichiren se sert parfois de la notion d'esprit (tamashii, 魂), familière à ses contemporains, pour les aider à progresser dans leur compréhension du Sutra du Lotus, mais ce ne sont que des "expédients salvifiques". L'enseignement contenu dans le Sutra du Nirvana stipule bien que seul le nirvana possède les quatre vertus (go, raku, ga, jo). Dans ce contexte, le véritable soi (ga) est défini comme la qualité de celui qui a trouvé ce qu'il est vraiment et s'est donc départi de la notion purement individuelle de la personnalité. Lire l'article sur l'après-mort comparant le bouddhisme et le christianisme. Ce qu'en dit Nichiren Mots et phrases de la Fleur du Dharma voir Hokke Mongu moxa
: au sens propre "brûler de la poudre
d'armoise". Dans la thérapie moxa,
on fait lentement brûler la substance sur la peau ou à
une faible distance du corps, sur les points d’acupuncture. moyens [salvifiques ou habiles] voir expédients moyens [Terre des] Mrigadaya ou Mrigadava voir Parc aux Cerfs Mucilinda voir naga mudra
(inzo ou
kakunin in ou
ingei,
印契 ou encore inzo, ou bien geiin)
1. Geste signifiant ou signe manuel. Positions
codifiées des mains de bouddha (les asana
sont les attitudes également hiératiques de son corps).
Dans la représentation iconique du Bouddha elles sont apparues
dès l'ère chrétienne sous les influences grecque
et iranienne. Auparavant toute représentation des dieux et des
saints était interdite. A
l'origine, les mudras indiquaient la nature
ou la fonction d'une divinité. Si certains mudras
sont encore reconnus par les pratiquants, d'autres ne sont plus des
signes de reconnaissance. mugen daijo (citadelle infernale) Muhengyo 無辺行菩` (Pratique-Illimitée, Anantacarita, Endless Conduct). L'un des quatre bodhisattvas Surgis de Terre. Muhen signifie "sans limite". Le nom de ce bodhisattva peut donc être interprété comme exprimant la fonction qui permet au Dharma de se propager largement. Il écarte sans limites tous les liens, tel le vent qui va librement partout pour balayer les impuretés. mui (uwei) Notion inspirée du taoïsme : la non intervention volontariste. La pratique du tao implique la soumission à un principe qui sous-tend tout ce qui existe et qui se manifeste par exemple dans les changements de saisons, la germination des plantes, la naissance, la croissance, le vieillissement, la mort de tout ce qui est. Dans la littérature bouddhique ce terme est souvent pris comme synonyme "d'immuable" ou de "non-conditionné" et s'applique aux concepts tels que le nirvana, la bodhéité. mui ho, 無為 (asamskrita) voir inconditionné mujo (suprême) mujodoshin (esprit de la voie suprême) mujoge (impermanence) Mujonen (Pensée-Magnanime, Wuzhengnian). Selon le Sutra de la fleur de miséricorde, incarnation d’Amida, du temps où il pratiquait la voie de bodhisattva. Roi du pays de Santirna, il avait mille fils mais seul son grand chambellan put sauver le royaume qui était devenu un repaire de criminels. Ce chambellan était une incarnation de celui qui deviendra le bouddha Shakyamuni. multiples mouvements Tout ce qui se produit et qui est donc ce qui naît, ce qui disparaît et ce qui change. Rien n'est jamais dans un état de stabilité et donc l'état dans lequel toute chose se présente est forcément transitoire et par là même impermanent. mumyo (obscurité fondamentale, avidya) Munemori
(1147-1185) et Shigemori
(1138-1179) Frères et guerriers du clan des Taira,
qui prit le contrôle de la cour japonaise au milieu du XII siècle
et détint le pouvoir suprême jusqu'à sa défaite
devant le clan Minamoto
en 1185. Le chef du clan au pouvoir, Taira
no Kiyomori, s'octroya lui-même la plus haute position du
gouvernement et fit un usage abusif de son pouvoir. Son premier fils,
Shigemori, vertueux et doux, fit des remontrances
à son père lorsqu'il voulut emprisonner l'empereur retiré
Go-Shirakawa, tandis que
le second fils, Munemori, obéit
à son père et maintint l'empereur en captivité
après que Shigemori soit mort de
maladie. Cette incarcération de l'empereur déclencha l'attaque
des Taira par le clan Minamoto.
Munemori fut décapité en
1185. Murdhagata ou Mandhata (Chosho-o ou Mandata-o, 頂生王・曼陀多王). Roi qui apparaît dans plusieurs sutras. On disait qu'il était né par le sommet de la tête du roi Uposatha et que, en grandissant, il était devenu un roi-faisant-tourner-la roue-d'or. Il gouvernait les quatre continents entourant le Mont Sumeru et finalement était parvenu jusqu'au ciel Trayastrimsha au sommet du Mont Sumeru. Selon le Sutra du Nirvana, il avait été accueilli là par le dieu Taishaku qui l'avait fait asseoir à ses côtés dans le palais de la Bonne Loi, situé au sud-ouest, à l'extérieur de "Plaisante-vue", le palais de Taishaku. Muryoju, 無量寿仏[bouddha] (Amitayus). Bouddha de la Vie infinie. Autre nom du bouddha Amida. Celui-ci apparaît dans les textes sanskrits à la fois comme Amitayus (Vie infinie) et Amitabha (Lumière infinie, Muryoko-butsu, 無量光仏). musa (sans artifice) mushi (sans-commencement) mushikikai (monde du sans-forme, arupadhatu) Musashino : Large plaine comprenant ce qui est actuellement Tokyo et la précture de Saitama. mushi mochi
: petits pâtés de riz à
l'étouffée qu'il est de tradition au Japon de manger dans
les premiers jours de l'année. Musho Doji,
無勝童子. Enfant qui, avec Tokusho
Doji, offrit une galette d'argile à Shakyamuni en un geste
de sincérité, alors que le Bouddha demandait l'aumône
à Rajagriha. Grâce à
cette offrande, cent ans après la mort du Bouddha, Tokusho
Doji renaquit sous la forme du roi Ashoka,
et Musho Doji, dans cette nouvelle vie,
devint sa femme. Cette histoire apparaît dans le Aikuo Den
(Histoire du roi Ashoka). musho honin ou bonin 無生法忍 (anutpattika dharma ksanti) Etape où l'on perçoit que rien ne naît ni ne meurt dans le monde des phénomènes (compréhension de la non-production et de la non-destruction du monde phénoménal). mutokudo (non-obtention de la voie ) myo
(miao, sad).
Traduction chinoise faite par Kumarajiva
du mot sanskrit sad, qui figure dans le
titre du Sutra du Lotus (Saddharma pundarika
sutra). Sad
désigne à la fois ce qui est merveilleux, profond, subtil,
mystérieux, admirable, excellent, parfait, au-delà de
l'entendement. Dans le Hokke Gengi,
Zhiyi interprète myo
dans Myoho-renge-kyo sous deux angles pour
montrer la profondeur du Sutra du Lotus. Le premier sens de
myo est relatif (sotai-myo) ; il signifie que, comparé à tous les autres enseignements,
le Sutra du Lotus est supérieur. Pourtant, cette simple
supériorité du Sutra du Lotus sur tous les autres
enseignements n'épuise pas le sens de myo.
D'où la seconde interprétation, le myo absolu ou qui englobe
tout (zettai-myo). Cela signifie que le
Sutra du Lotus ne peut se comparer à aucun autre enseignement
parce qu'il les intègre tous ; aucun enseignement n'existe hors
de lui, que l'on puisse appeler supérieur ou inférieur
à lui. De ce point de vue, toutes les lois et tous les enseignements,
s'ils sont basés sur le Sutra du Lotus, expriment divers
aspects de la vérité.
Nichiren indique que myo désigne
le cœur même de la pensée, dont les mots et les concepts,
de par leur nature, ne peuvent rendre compte. Myo
est le qualificatif de 1'experience propre au bouddhisme qui est impossible
à exprimer, parce qu'elle est au-delà de 1'entendement
de celui qui ne 1'a pas vécue. Dans le Hokkekyo Daimoku
Sho (Daimoku du Sutra
du Lotus), il écrit que myo
a trois significations : ouvrir, être parfaitement doté
de toutes les qualités, et revivre. "Ouvrir" veut dire
déchirer l'obscurité des illusions et révéler
la nature de bouddha. "Etre parfaitement doté de toutes
les qualités" signifie posséder les Dix
mondes-états et les trois mille conditions de vie qui imprègnent
et régissent le monde phénoménal dans son intégralité.
Cela peut aussi signifier maîtriser les pratiques et posséder
les vertus de tous les bouddhas qui en résultent. "Revivre"
signifie permettre à une personne d'atteindre l'état de
bouddha. "Revivre" signifie encore que toutes les lois et
tous les enseignements, basés sur le Dharma mystique, sont perçus
dans leur perspective correcte et jouent leur rôle particulier. Myoe
ou Koben 明恵 (1173-1232).
Moine de l'école Kegon pendant la période
Kamakura. Il est le fondateur du temple
Kozan-ji et on le révère
comme celui qui restaura l'école Kegon.
Ayant perdu ses parents à l'âge de huit ans, il se rendit
au Mont Takao où il servit Mongaku,
son maître. A vingt-trois ans, il alla au Mont Shirakami
dans la province de Kii, pour y poursuivre
sa formation. A cette époque, il rencontra Eisai,
avec lequel il étudia le Zen. En
1205, il fit une tentative infructueuse de voyage en Inde. En 1206,
l'empereur retiré Go-Toba lui fit
don d'un domaine sur le Mont Togano'o,
au nord-ouest de Kyoto. Il restaura un
vieux temple en montagne et le nomma Kozan-ji
en en faisant une salle de pratique pour l'école Kegon.
Myoe était très respecté
par la Cour impériale et par Hojo Yasutoki.
II écrivit plus de soixante-dix traités dont le Saijarin,
qui est une critique de la doctrine de la Terre
pure de Honen, le fondateur de l'école
Jodo. myoga
: plante de la famille du gingembre, dont les bourgeons et les tiges
sont à la fois comestibles et parfumés. myogaku ou engaku, 妙覚・円覚. Eveil parfait ou la dernière des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Ce qu'en dit Nichiren myoho (loi merveilleuse, miaofa, saddharma) Myoho-ama, 妙法尼. Nom adopté par plusieurs disciples de Nichiren. Myo signifie Dharma mystique, et le suffixe ama désigne une nonne bouddhiste. Parmi les différentes personnes qui portèrent ce nom, on trouve : 1) Une femme qui vécut à Okamiya dans la province de Suruga. Elle perdit son mari et son frère aîné. Croyante fervente, elle reçut plusieurs lettres de Nichiren qui avait apparemment grande confiance en elle. 2) La mère de Shijo Kingo. 3) La mère de Nakaoki Nyudo qui vécut à Nakaoki sur l'île de Sado. Elle fut convertie au bouddhisme de Nichiren quand celui-ci était en exil sur l'île. 4) La grand-mère paternelle de Nichimoku. Myoho-ji
妙本寺 ou Ryogonzan Renge-in Myoho-ji (楞厳山蓮華院妙法寺) (Temple du Dharma merveilleux). Temple fondé par Nissho à l'emplacement de la hute
de Nichiren à Kamakura. Celui-ci
y aurait passé une vingtaine d'années en prêchant
sa doctrine directement dans la rue comme cela se faisait à l'époque.
Le temple a été reconstruit en 1357 par Nichiei
qui en devint le 5ème grand patriarche. Pour le plan de Kamakura
voir Matsubagayatsu. Myohon-ji 妙本寺: temple de Kamamura datant 1260, actuellement la propriété de la Nichiren Shu. A gauche de la Porte principale se trouve une statue de Nichiren. Myohorengekyo,
妙法蓮華經 (Sutra
de la fleur de lotus du Dharma merveilleux,
Miaofalianhuajing,
Saddharma pundarika sutra) Myoichi-ama
妙一尼 1
(Dame Myoichi) de son vrai nom Dame Oto ; disciple de Nichiren vivant à Kamakura.
Elle aurait été la fille de Toki
Jonin, et sœur cadette de Nitcho.
2. Myoichi-nyo
妙一女 (Nonne) de son vrai nom Dame Sajiki :
épouse d’Indo Jiro Saemon no Jo Suketeru,
vivant à Shimosa. Elle aurait été
le sœur aînée de Nissho,
l'un des six moines aînés
et mère de Nichiro, un autre moine
aîné. Il reste quelques lettres que Nichiren lui envoya,
montrant qu'elle était une croyante sincère, assez instruite,
mais en mauvaise santé. Son mari était aussi un croyant
et leur fief leur fut confisqué en raison de leur foi. De plus,
son mari mourut, la laissant élever seule leurs deux enfants.
En dépit de ces difficultés, elle fit sans cesse des offrandes
à Nichiren. Elle fut la destinataire du gosho "A
l'hiver succède
toujours le printemps". Myojo-tenno [Dai] ou Myojo Tenji (Aruna). "Grand roi céleste des Étoiles", divinité des étoiles empruntée à la mythologie indienne où il conduit le char du Soleil. Le Hokke Mongu identifie Myojo au bodhisattva Kokuzo. myoji-soku, 名字即. Deuxième des six stades dans la pratique du Sutra du Lotus, stade où une personne entend le nom (myo) de la vérité et / ou lit les mots (ji) des sutras, et par conséquent comprend intellectuellement qu'elle a la nature de bouddha et que tous les phénomènes sont des manifestations du Dharma bouddhique. Myokaku-ji : Temple de la Nichiren Shu à Kyoto datant de 1378. Il est surtout connu pour les règlements stricts établis par Nichi-jo. Voir le Mouvement machishu. Myoken-ji Temple construit par Nichizo, disciple de Nichiren, sous le règne de l'Empereur Go-Daigo. Le temple détient de nombreux trésors, témoins de son histoire, des documents anciens, des sutras et des peintures. Parmi ces oeuvres d'art se trouvent 1.656 manuscrits. Myoko voir Varaprabha Myoko-ji
(temple de la Clarté Merveilleuse) à
Mobara, fondé par Niko.
Ce temple s'appelle maintenant Sogen-ji
- Mobara. Il conserve un certain nombre de lettres de Nichiren et d'objets
ayant appartenu à ses disciples directs. Myomitsu, 妙密. Disciple de Nichiren qui vécut à Kuwagayatsu (Kamakura). Sa femme et lui firent souvent des offrandes à Nichiren. myoo
明王 (Rois-de-Lumières ou Rois-de-Science, Mingwang,
Vidyaraja) Divinités empruntées
au bouddhisme ésotérique où elles représentent
des incarnations des bouddhas cosmiques qui sauvent les croyants par
la force de leurs paroles sacrées. On a ainsi deux sens distincts
: Myoon bosatsu, 妙音菩 (bodhisattva Son-Merveilleux, Gadgadasvara). Bodhisattva décrit dans le chapitre XXIV Myoon bosatsu du Sutra du Lotus. Selon ce chapitre, il vit dans une terre appelée Jokoshogon (Nimbée de pure lumière) et sert le bouddha Jokeshukuochi (Roi sage de la constellation Fleur pure). Il emprunte indifféremment la forme de Bonten, de Taishaku, d'un roi qui fait tourner la roue, d'un moine, d'une nonne, d'un laïc (homme ou femme), d'un dragon, d'un démon ou toute autre forme susceptible d'impressionner ceux qu'il désire convertir pour leur enseigner le Sutra du Lotus. Le chapitre Myoon Bosatsu énumère 34 formes sous lesquelles ce bodhisattva peut se manifester pour sauver les êtres. Il rapporte également que, dans le passé lointain, Myoon offrit 100 000 sortes de musiques et 84000 sébiles faites de sept sortes de pierres précieuses à un bouddha nommé Unraionno (Roi du son du tonnerre dans les nuages), au cours d'une période de 2000 ans. En conséquence, il renaquit dans la Terre nimbée de pure lumière et acquit des pouvoirs mystiques. Le bodhisattva Myoon se rendit également au Pic du Vautour accompagné de 84000 disciples pour écouter le Bouddha Shakyamuni prêcher le Sutra du Lotus et lui faire des offrandes. Le nom de Myoon signifie "Son mystique". Selon le Hokke Mongu de Zhiyi, ce bodhisattva est ainsi nommé parce qu'il propage le Sutra du Lotus dans les dix directions grâce à sa voix merveilleusement mélodieuse. Dans le Ongi Kuden (Recueil des Enseignements oraux), Nichiren interprète le "son mystique" comme la voix qui récite Namu Myoho Renge Kyo. Myoon bosatsu hon (Bodhisattva Son-Merveilleux) XXIVème chapitre du Sutra du Lotus. Myoraku voir Zhanlan Myoren1.
Nom religieux de la mère de Nichiren, Umegiku-nyo,
梅菊女. myo shiki (noms et forme, nama rupa) Myoshin : disciple de Nichiren qui abandonna sa foi et se retourna contre lui. Myoshin-ama, 妙心尼. Disciple de Nichiren qui vécut à Nishiyama dans le district de Fuji (province de Suruga). Des quatre lettres existantes qui lui furent envoyées par Nichiren, il apparaît qu'elle conserva une croyance très pure dans son enseignement, mais que la foi de son mari, Nishiyama nyudo, était moins forte que la sienne. Il souffrit pendant longtemps d'une maladie qui, en définitive, le força à pratiquer sincèrement. Après la mort de son mari, Myoshin-ama continua à pratiquer avec ses enfants, rendant visite à Nichiren au Mont Minobu et lui envoyant des offrandes. Myoshogon, 妙荘厳王 (Ornement Merveilleux ou Splendeur mystique, Shubhavyuha, King Wonderful Adornment). Roi qui apparaît dans le chapitre Myoshogonno du Sutra du Lotus. Il vécut à l'époque du bouddha Unraion-shukuo Kechi (Sage de la Constellation et du Son du tonnerre dans les nuages). Myoshogon était un croyant du brahmanisme, mais à la demande de sa femme, la dame Jotoku, et de ses deux fils Jozo et Jogen, il alla voir le bouddha et lui fit diverses offrandes. Le bouddha lui prédit qu'il atteindrait l'Eveil dans le futur en tant que bouddha Sharajuo (Roi des Arbres Sala). Le roi abdiqua ensuite en faveur de son frère et rejoignit l'Ordre bouddhique avec sa femme, ses deux fils et des disciples. Il se consacra sans relâche à la pratique du Sutra du Lotus. Il renaquit donc en tant que bodhisattva Ketoku (Vertu de Fleur) et participa à l'Assemblée sur le Pic du Vautour. Myoshogonno-honji-hon (Conduite originelle du roi Ornement-Merveilleux) XXVIIème chapitre du Sutra du Lotus Myoun, 明雲 (1115-1183). D'abord 55e Grand-patriarche du temple Enryaku-ji de l'école Tendai. Il étudia les enseignements ésotérique et exotérique sous la direction de Benkaku. Quand les moines guerriers de son temple exprimèrent des exigences à l'égard de la Cour impériale en 1177, l'empereur retiré Go-Shirakawa l'exila à Izu. Alors qu'il s'y rendait, Myoun fut délivré par ses moines-guerriers puis gracié par l'empereur. Myoun redevint Grand-prêtre (le 57e) de l'Enryaku-ji en 1179. Rendant visite quatre ans plus tard à l'empereur retiré, il fut attaqué et tué par les hommes de Minamoto no Yoshinaka, général du clan Minamoto, qui s'opposait à Go-Shirakawa. mystère voir triple mystère mystères [dix] voir dix mystères |
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