| DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES français, japonais, chinois, sanscrit, pali |
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| Lac de glace voir Anavatapa Lalitavistara voir Sutra de la Multitude d'actions merveilleuses Lanka (Roi Lanka) Rioga-o langue
[tirer la ] l'expression a une origine très
archaïque et pour la comprendre il faut remonter au Shivaisme
et à sa philosophie du corps humain qui est considéré
comme l'image même de l'univers (inversement l'univers tout entier
se trouve symboliquement à l'intérieur du corps humain).
La région cérébrale est symbolisée par Shiva
et la base de la colonne vertébrale par Shakti.
Les souffrances proviennent du divorce entre Shiva
et Shakti. Le but du yoga
est de les réunir. Pour cela il faut commencer par réveiller
Shakti-Kundalini, ce serpent lové
à la base de l'être humain. Les Veda
abondent en formules magiques destinées à exorciser ces
serpents-Kundalini pour qu'ils s'unissent
au lotus à mille pétales. Le serpent tire sa langue en
signe de cette union réussie. langue [longue et large] (kocho-zetsu, 広長舌). Une des 32 marques caractéristiques du Bouddha. Elle symbolise la vérité des paroles du Bouddha. lamaïsme ancienne appellation du tantrisme.
Lao-Zi 老子 (Lao-tseu)
(v. 570-490 ou v. le IVe siècle av. notre ère) Personnage
semi-légendaire,
Lao-zi, littéralement Vieux
Maître Liang Wu Di,
梁武帝 (464-549). Premier souverain de la dynastie
des Liang. Connu comme un homme de caractère
généreux, il respectait profondément le bouddhisme,
lut les écrits bouddhiques et les commenta publiquement. Liangxu (Ryojo). Moine de l'école Tiantai, dans la Chine des Tang. Il enseigna les principes de Zhiyi à Enchin (qui devint plus tard le cinquième supérieur du temple Enryaku-ji, temple principal de l'école Tendai japonaise), quand ce dernier visita le temple Kai-yuan au milieu du IXe siècle. Licchavi ou Lichchhavi (Risha, 離車). L'une des tribus qui constituaient la confédération Vriji dans l'Inde ancienne. (VIe - Ve siècles av. notre ère). Leur centre d'activités était Vaishali. Ils furent soumis par Ajatashatru, roi de Magadha. Selon une source différente, Shakyamuni dissuada ce roi de tenter de les conquérir. libération voir délivrance lien négatif voir tambour empoisonné liens causaux voir les douze liens liens de parenté [six] (rokushin) lieu de bonne fortune (fukuden, 福田, punya-kshetra). Environnement bénéfique. C'est ainsi qu'on qualifie souvent un bouddha ou la pratique qu'il enseigne. Le terme sanskrit punya désigne la chance autant que les actes méritoires qui attirent cette chance. lieu
du Dharma (hoza, 法座).
Lieu où s'assied celui qui enseigne la doctrine bouddhique. lieu
de l'Eveil (jakumetsu
dojo). Lieu où Shakyamuni atteignit la boddhéité. Selon les sutras
deux interprétations: lieux
où mènent les actes mauvais
(akudo, durgati).
Parmi les six voies ou destinées du
samsara il s'agit des trois premières,
c'est à dire l'enfer, le monde
des esprits affamés et celui
des animaux.
lieux [six] voir douze entrées lièvre ou lapin
dans la lune.
L'Inde antique voyait un lapin dans la lune. La science moderne, également.
Il s'agit du dessin que forment les taches plus sombres de ses mers.
Le Daito saiiki ki (Rapport sur
les régions occidentales) est le premier à en raconter la légende.
Il y est question de trois amis, un renard, un lièvre et un singe, qui
vivaient dans une forêt très dense. Un jour, afin de les tester, Indra
leur apparut sous la forme d'un vieil homme qui mendia de quoi manger.
Après quelques recherches, le renard revint avec une carpe fraîche,
et le singe avec des fleurs rares et des fruits. Seul le lièvre revint
les bredouille. Il demanda au renard et au singe de préparer un feu.
Puis il se jeta dans les flammes en offrant son corps au vieil homme.
Touché par la sincérité du lièvre, le vieil homme reprit la forme d'Indra
et déclara: "Je placerai le corps de ce lièvre sur la lune et ferai
connaître son dévouement aux générations futures." Nichiren en
parle dans le gosho Réponse
à l'épouse du seigneur Matsuno. ligature voir gamoku Liguang
(Li Kuang), (? à -119). Général
de l'empereur Wu des Han
postérieurs. L'histoire de sa vengeance contre un tigre figure
dans le Konjaku Monogatar Shu.
Ce tigre avait tué sa mère (selon une autre version, son
père). Parti venger cette perte, Liguang
prit par erreur pour ce tigre un rocher dans de hautes herbes. Animé
d'une grande détermination il tira une flèche qui transperça
ce rocher de part en part. On l'appela dès lors "général
Tigre de pierre". Nichiren cite cette histoire comme exemple d'une
grande foi. Ce qu'en dit Nichiren.
Li Ling (mort en -74). Général de la dynastie des Han antérieurs. L’Empereur Wu Di, envoya le général Li Ling conquérir les territoires des barbares du Nord, les Xiongnus. Au début, Li Ling et ses 5000 soldats ont remporté une série de batailles. Cependant, ivre de ces victoires, la troupe de Li Ling est entrée seule sur la terre des Xiongnus avant d’être encerclée par des ennemis dix fois plus nombreux. Au bout de huit jours, le général a dû se rendre. L’empereur, très irrité par cette défaite, a cru l’information calomnieuse selon la quelle Li Ling formait les soldats de l’ennemi. Il fit exécuter tous les membres de sa famille. Par la suite, l'empereur le regretta et offrit d'assurer son retour. Mais Li Ling refusa et mourut au pays des barbares du Nord. Lin-ji-zong
[école]. (Lin-tsi,
Rinzai, 臨済宗). L'une des écoles Chan
(Zen) en Chine. Elle est considérée
comme l'une des cinq branches de l'école Chan
de la dynastie des Tang. Bien que le Chan
chinois soit censé avoir débuté avec Bodhidharma,
il ne fut solidement établi qu' à partir du sixième
patriarche, Huineng. L'école Lin-ji
(Rinzai) remonte à Huairang,
disciple de Huineng. Sous la dynastie des
Song, deux écoles -
Huang-long et Yang-qi – se
séparèrent d'elle. La première fut fondée
par Huinan (1002-1069) et la seconde, par
Fanghui (992-1049). Ces deux fondateurs
étaient des disciples de Chuyuan,
septième dans la lignée de l'école Lin-ji. Liu Bang
ou Gaozu (Lieou Pang
ou Kao-tsou)
(247-195 avant notre ère). Fondateur de la dynastie des Han
antérieurs. Liu Bang et un autre
seigneur de la guerre, Xiang-Yu (Siang
Yü), luttèrent pour le pouvoir, en profitant de la
confusion qui suivit la mort de Shi
Huangdi, premier empereur des Qin,
pour lever des troupes et tenter de renverser la dynastie. Leur long
combat s'acheva par la victoire de Liu Bang
qui fonda la dynastie Han en 202 av. notre
ère. Liu-Chen (Lieou Tch'en) Personnage de légende sous la dynastie des Han. Un jour, il perdit sa route sur le mont Tiantai où il rencontra un être immortel de forme féminine et vécut avec elle dans le bonheur. Quand il rentra chez lui, six mois plus tard, il découvrit que le temps était celui de ses descendants à la septième génération. Liusha (Taklamakan, Ryusha) Loi voir Dharma Loi correcte, Loi formelle, Loi finale (shoho, 正, zoho, 像, mappo, 末法). Trois périodes qui suivent la mort d'un bouddha. L'enseignement d'un Eveillé est soumis, comme toute, chose à l'impérmanence et perd avec le temps son pouvoir de menar les gens à la boddhéité. Voir cinq périodes de cinq cents ans Loi merveilleuse
(myoho,, miaofa,
saddharma) 1. "Merveilleux" signifie
ce qui est inconcevable, insurpassable; "loi" désigne
le dharma bouddhique, la doctrine qui explicite
le réel. C'est l'essence du Sutra du Lotus qui est appelé
merveilleux car il est la clef qui permet d'atteindre la boddhéité
dans cette vie. Dans ce sens c'est l'équivalent de "Loi
mystique", "Loi ultime de la vie et de l'Univers", "Loi
de Namu Myoho Renge Kyo". Lokakshema (Shirukasen, 支婁 讖). Moine de Yuezhi, royaume d'Asie centrale, qui se rendit à Loyang en Chine en 147 et traduisit près de vingt sutras dont le Dogyo Hannya (Pratique de la sagesse), le Shuryogon et le Hanju Zammai. Lokavit (Parfait dans la compréhension des dharma, Sekenge). Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Celui qui a compris la cause et l'effet, le karma et la rétribution, les trois phases de la vie, le monde saha et le samsara. Lokayata (Junse-gedo ou Junsei-gedo, 順世外道). L'une des écoles non bouddhiques de l'Inde ancienne, aussi appelée école Charvaka. Elle soutenait que l'existence humaine n'était rien d'autre qu'une combinaison temporaire des quatre éléments que sont la terre, l'eau, le feu et le vent. Les Lokayatins niaient la réalité des vies passées ou futures et considéraient la jouissance des plaisirs de la vie présente comme le but suprême. Ajita Kesakambala, l'un des six maîtres non bouddhistes du temps de Shakyamuni, est considéré comme le précurseur de cette école. Longévité
de l’Ainsi Venu [chapitre] (ou Durée
de la vie, Nyorai juryo hon 如來壽量品, Rulai
shouliang pin) XVIe chapitre du
Sutra du Lotus. Le Bouddha exhorte par trois fois la nombreuse
assemblée à croire et à comprendre ses paroles,
et à quatre reprises l'assemblée lui demande instamment
d'enseigner. "Ecoutez bien, dit alors Shakyamuni, et entendez le
secret de l'Ainsi-Venu et son mystérieux
pouvoir." Il explique ensuite que, même si tous les dieux
célestes, les hommes, les asuras et
les autres êtres croient qu'il atteignit pour la première
fois l'Eveil dans cette vie à Bodhgaya,
il s'est en réalité passé un temps incalculable
depuis qu'il est bouddha. Pour donner une idée de la longueur
de ce temps, il explique le concept de gohyaku
jintengo. Cela s'appelle kaigon kennon
"ouvrir le proche et révéler le lointain". Tenter
d’appréhender dans nos unités temporelles la longévité
du bouddha est vain, tout comme savoir le nombre de mondes parcourus
par celui qui aurait réduit en particules minuscules une infinité
de mondes puis aurait déposé ces particules une par une
à intervalles très lointains jusqu’à épuisement.
Comptons pour chacun de ces particules un kalpa.
Le temps écoulé depuis que Shakyamuni est devenu un bouddha
est plus ancien encore. Toute la vision que nous avons de la vie du
Bouddha n’est qu’un expédient adapté à
nos facultés, son corps de manifestation
: "il n’y a ni naissance ni mort, ni retrait, ni émergence,
personne pour résider au monde ni passer en disparition".
Le nirvana du Bouddha (son décès),
lui-même est un moyen de provoquer chez les hommes l’esprit
de rechercher la voie. Si le Bouddha demeurait en ce monde en permanence,
les êtres ne comprendraient pas la valeur de son enseignement. Lotus [Monde du Trésor du] (Padma garbha-loka-dhatu) Lotus [Sutra] lotus
(renge
華 ou hasu, pundarika)
1. Plante aquatique; de ses rhizomes formant
des tubercules profondément enfouis dans la vase, naissent des
feuilles flottantes comme celles des nénuphars. Les fleurs sont
blanches, roses ou violacées chez les variétés
du lotus de l'Inde (nelumbium nucifera). Ces fleurs entourent un curieux
fruit sec, en forme de pomme d'arrosoir. Le lotus possède de
nombreuses caractéristiques qui en ont fait depuis des millénaires
une plante sacrée en Asie. Ses rhizomes et ses pétales
sont utilisés en cuisine, les autres parties - racines, tiges,
feuilles, fruit, servent en médecine. Les tiges même brisées
restent longtemps reliées par des fils très fins et symbolisent
la fidélité. Les feuilles font glisser tous les liquides,
même les plus collants et éliminent toutes les impuretés
sur leur surface. Mais ce sont les graines qui sont le plus remarquables.
Elle peuvent germer après plus de 500 ans d'inactivité
totale et les plants qu'elles produisent ne montrent aucun signe de
dégénérescence après des siècles
de reproduction car elles produisent une enzyme qui répare les
cellules abîmées. Loyang. Ville chinoise de la province de Henan, à proximité du Fleuve Jaune. Elle fut à plusieurs reprises capitale de la Chine ancienne. Sous la dynastie des Tang, elle fut capitale secondaire aux côtés de Changan, l'actuelle Xian. Lu [école] voir Ritsu. Lumbini
(Rambini, 藍毘尼) Lieu
de naissance présumé de Shakyamuni. Des textes bouddhiques
s'y réfèrent souvent sous le nom de "Jardins de Lumbini".
Ils étaient situés près de Kapilavastu,
dans le sud du Népal actuel. Des édits gravés sur
des colonnes érigées par le roi Ashoka,
et qui furent découverts en cet endroit, indiquent que ce fut
bien là que naquit le Bouddha Shakyamuni. lumière sereine ou paisible lune [divinité de la] luttes et disputes acharnées (tojo kengo). Littéralement luttes et querelles confirmées. "Confirmées" signifie ici la confirmation de la prédiction du Bouddha selon laquelle dans les cinq cents premières années de la Fin de son Dharma, le sens des doctrines se perd et des querelles acharnées naissent quant à leur interprétation. L’expression tirée du Sutra de la grande assemblée (Daishukyo, Dajijing) montre la pugnacité et l’aveuglement des protagonistes dans cette époque troublée. Cf. cinq cents dernières années. |
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