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Chapitre XVI 第十六
La longévité de l'Ainsi-Venu 如來壽量品
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{§2} A
ce moment l'Assemblée des bodhisattvas qui avaient fait de Maitreya
leur héraut joignit les mains et s'adressant au Bouddha dit:
"O, Vénéré
du Monde, voila la seule chose que nous désirons. Sans aucun
doute nous croirons et accepterons les paroles du Bouddha." Après
qu'ils eurent répété [cela] trois fois (note),
ils dirent encore: "Notre seul désir est que vous nous instruisiez.
Nous croyons certainement les paroles du Bouddha." {§3} A
ce moment le Vénéré du Monde sachant que la multitude
des bodhisattvas qui s'est exprimée par trois fois ne s'arrêterait
pas, dit les paroles suivantes: "O vous, écoutez (note)
bien! Voici les pouvoirs mystiques
de l'Ainsi-Venu. {§4} Dans
tous les mondes des dieux jusqu'aux asura
tous croient que le Bouddha Shakyamuni
a quitté la résidence des Shakya
et partit non loin de la ville de Gaya
et s'assit au lieu de la Voie pour
obtenir l'Eveil correct, complet et
sans supérieur. Pourtant, hommes de foi sincère, depuis
que je suis vraiment devenu le Bouddha un temps incommensurable
et infini de centaines de milliers de millions de milliards de myriades
de kalpa s'est écoulé
(note). {§5} Cela
est comparable à un homme qui réduirait en particules
infimes 500, 1000, 10000, 1000000, 10 puissance 12, d'infinités
de 3000 de grands 1000 mondes. Après quoi il se dirige vers l'est
et une fois qu'il a franchi 500, 1000, 10000, 1000000, 10 puissance
12, d'infinités de contrées il laisse tomber une particule;
puis il repart vers l'est jusqu'à épuisement de toutes
les particules. Hommes de foi sincère, concevez-vous cela? Toute
cette multitudes de mondes est-ce que vous pouvez ou non en imaginer
l'ordre de grandeur? {§6} Le
bodhisattva Maitreya et les autres s'adressèrent
au Bouddha et dirent: "Vénéré du Monde, cette
multitude de contrées qui est incommensurable et infinie nous
ne pouvons la dénombrer; les capacités mentales ne peuvent
l'atteindre. Tous les auditeurs-shravakas
et les pratyekabuddhas avec leur
prajna parfaite ne peuvent en imaginer
ni même en concevoir le terme. Bien que nous soyons parvenus au
stade d'avaivartika nous sommes
totalement incapables de comprendre cela. Bhagavat,
ces mondes sont infinis et sans limite." {§7} Alors
le Bouddha parla, s'adressant aux grands bodhisattvas-mahasattvas
: {§8} Hommes
de foi sincère, je le proclame clairement devant vous. Supposez
que tous ces mondes - qu'ils aient reçu une particule ou non
- soient une fois de plus réduits en poussière. Considérez
qu'une particule représente un kalpa.
Alors le temps écoulé depuis que j'ai atteint la boddhéité
surpasse ceci de cent, mille, dix mille, cent mille, nayuta,
asogi kalpa."
Et toujours depuis j'ai été en ce monde
saha (note)
pour enseigner le
Dharma. J'ai aussi guidé et protégé les hommes
de cent, mille, dix mille, cent mille, nayuta,
asogi, autres mondes (note).
{§9} Hommes
de foi sincère, pendant ce temps je donnais mon enseignement
sur le bouddha Dipamahara
et d'autres expliquant l'entrée dans le nirvana.
Tout cela je l'ai fait en utilisant diverses méthodes d'enseignement
adaptées aux capacités des hommes. Quand les hommes venaient
à moi, je percevais avec les yeux
du bouddha le degré de leur foi et des autres capacités.
Alors, selon que leur esprit était ouvert ou non, je faisais
mon apparition dans de nombreux mondes, sous différents noms,
et leur apprenais combien de temps mon enseignement serait efficace.
En d'autres occasions, quand j'apparaissais, je disais aux hommes que
je devais bientôt entrer dans le nirvana;
j'ai exposé de bien de façons les enseignements merveilleux
et j'ai fait en sorte de réjouir leur cœur. {§10} Hommes
de foi sincère, l'Ainsi-Venu, remarquant que ces hommes, peu
vertueux et souillés par leurs fautes, suivaient des Dharma inférieurs,
leur prêche ainsi : J'ai
renoncé au monde dans ma jeunesse et j'ai atteint l'Eveil
complet, parfait, sans supérieur. En fait, comme je viens
de le dire, depuis que je suis Bouddha il s'est écoulé
un temps inimaginable. C'était seulement un expédient
dont j'ai usé pour donner mon enseignement aux hommes et faire
qu'ils s'engagent sur le chemin de la boddhéité. {§11} Hommes
de foi sincère, tous les sutras que l'Ainsi-Venu a exposés
ne sont destinés qu'à délivrer les hommes de toutes
leurs souffrances. Ou j'ai parlé de moi, ou j'ai parlé
des autres, ou je me suis présenté, ou j'ai présenté
les autres, ou j'ai montré mes actes, ou j'ai montré ceux
des autres. Toutes mes doctrines sont vraies et aucune n'est trompeuse.
{§12} Pourquoi
cela ? Le Bouddha perçoit le véritable aspect du monde
des trois plans exactement tel qu'il est. Il n'y a ni flux ni reflux
de la naissance et de la mort, ni vie dans ce monde ni anéantissement
plus tard. Il n'est ni substantiel ni vide, ni cohérent ni divers.
Et ce n'est pas non plus ce qu'en aperçoivent ceux qui vivent
dans le monde des trois plans. Le Bouddha voit clairement sans erreur
tous les phénomènes. {§13} Puisque
les hommes ont des natures, des désirs et des modes de comportement
différents, ainsi que des idées et des jugements variés,
je leur ai proposé différents enseignements, grâce
à diverses histoires de relation de cause à effet, paraboles
et autres expédients, dans mon désir de planter les graines
de l'Eveil dans leur coeur. J'ai poursuivi cette pratique bouddhique
sans trêve. {§14} Depuis
que j'ai atteint la boddhéité, une période inimaginablement
longue s'est écoulée. La longueur de ma vie est d'innombrables
kalpa. Ma vie a toujours existé
et ne finira jamais. Hommes de foi sincère, j'ai aussi jadis
pratiqué les austérités de bodhisattva et la vie
que j'ai acquise alors n'est pas encore épuisée. Ma vie
durera encore deux fois plus de kalpa.
Bien que je ne meure jamais réellement, je prédis ma propre
mort. {§15} Par
cet expédient, le Bouddha enseigne aux hommes. Si le Bouddha
reste trop longtemps dans ce monde, ces hommes de faible vertu ne pourront
pas accumuler le bonne fortune (fuku'un)
nécessaire pour atteindre l'Eveil. Ils tomberont dans des vies
pauvres et quelconques. S'ils suivent les cinq
désirs, ils seront pris dans les rets des pensées
erronées et des idées inférieures. {§16} En
voyant le Bouddha constamment présent et immortel en ce monde,
ils deviendront non seulement arrogants et égoïstes, mais
négligeront leur pratique du bouddhisme. De plus, ils ne pourront
pas comprendre combien il est difficile de rencontrer le Bouddha et
risqueront de perdre leur respect pour lui. Donc le Bouddha enseigne
par un moyen salvifique: "Sachez,
vous les bhiksu, qu'il est rare de
vivre à une époque où le Bouddha apparaît
dans le monde". {§17} Même après un laps de temps
infini de cent, mille, dix mille, cent mille kalpa,
certains hommes à la vertu faible peuvent avoir la chance de
voir un bouddha, mais d'autres ne le peuvent pas encore. Bhiksu, c'est
un événement rare que quelqu'un puisse voir le bouddha."
Quand les hommes entendent ces mots, ils comprennent combien il est
rare de voir un bouddha, ils viennent alors à le rechercher et
à souhaiter sa venue. De cette façon, ils plantent la
cause de l'Eveil dans leur coeur. C'est pourquoi le Bouddha annonce
sa propre mort bien qu'il ne s'éteigne pas réellement. {§18} Vous, hommes de foi sincère, sachez que
n'importe quel Dharma de n'importe quel bouddha est toujours ainsi.
Puisque les bouddhas révèlent les Dharmas afin de sauver les hommes,
tous sont vrais et non erronés.
{§20} Voyant leur père de retour, ils sont remplis
de joie et s'agenouillent pour l'implorer: "C'est une bonne chose
que vous soyez rentré sain et sauf. Nous avons été stupides et, par
erreur, nous avons bu du poison. Nous vous prions de nous soigner et
de nous permettre de vivre plus longtemps." Le père, voyant ses
enfants subir un tel supplice, se reporte à divers traitements. Puis,
ressemblant de bonnes herbes médicinales aux couleurs ravissantes, au
parfum et à la saveur exquis, il les pile, les tamise et les mélange.
Les donnant à ses enfants, il leur dit de les prendre: {§21} "Ce médicament hautement bénéfique
est parfaitement doté de couleur, parfum et saveur exquis. Vous devez
le prendre, et vous serez rapidement guéris de ce supplice et d'une
foule d'autres afflictions." Ceux des nombreux enfants qui n'ont
pas perdu l'esprit peuvent voir que la couleur et le parfum du médicament
sont bons, aussi le prennent-ils et sont complètement guéris de leur
maladie. Les autres qui ont perdu l'esprit sont tout aussi heureux de
voir leur père de retour et lui demandent de les soigner, mais quand
il leur donne le médicament, ils refusent de le prendre. Pourquoi cela
? {§22} Ils agissent ainsi parce que le poison
a profondément pénétré dans leur vie, provoquant la perte de leur esprit;
donc ils pensent que ce remède bénéfique est inefficace malgré sa couleur
et son parfum agréables. Alors le père réfléchit: "Mes pauvres
enfants! Le poison a pris possession d'eux et a corrompu leur coeur.
Bien qu'ils soient heureux de me voir et me demandent de les guérir,
ils refusent de prendre ce bon remède que je leur offre. Maintenant
je dois utiliser quelque stratagème pour les amener à le prendre. {§23} Aussi, leur dit-il ceci: "Enfants,
écoutez! Je suis maintenant âgé et faible. Ma vie touche à sa fin. Je
laisse maintenant ici ce bon remède pour vous. Vous devez le prendre
et ne pas penser qu'il est inefficace." Les ayant conseillé ainsi,
il repart pour une autre région, d'où il envoie un messager annoncer:
"Votre père est mort." En entendant que leur père était mort,
les fils sont pris de graves remords et se disent: "Si notre père
était en vie, il aurait pitié de nous et nous protégerait, mais maintenant
il nous a abandonnés et il est mort dans un lointain pays. Nous ne sommes
plus que des orphelines sans personne sur qui compter." {§24} Dans leur chagrin infini, ils s'éveillent
finalement. Ils comprennent que le remède a réellement une couleur,
un parfum et une saveur excellents, et ils le prennent et sont guéris
de leur empoisonnement. Le père, entendant que ses enfants sont guéris,
revient chez lui et leur apparaît à tous. {§25} Maintenant, hommes de foi sincère, que
pensez-vous de cela? Quelqu'un peut-il dire que cet excellent médecin
est un menteur?" Non, Grand Sage." Alors le Bouddha dit: "Il
en est de même pour moi. Le temps est sans limite - cent, mille, dix
mille cent mille, nayuta asogi kalpa depuis que j'ai atteint la boddhéité.
Pour les hommes, j'ai utilisé des stratagèmes, parlant de ma propre
mort. Cependant, aucun ne peut raisonnablement m'accuser de tromperie." {§26} A ce moment, le Bhagavat désirant mettre
l'accent sur cet enseignement, parla en stances. {§27} Depuis que j'ai atteint l'Eveil {§28} J'ai continuellement enseigné le Dharma {§29} Pourtant, je ne meurs pas réellement {§30} Pour guider les hommes dans l'erreur {§31} Tous ressentent du regret {§32} Son seul désir est de voir le Bouddha {§33} Alors je dis aux hommes {§34} Parmi eux j'enseignerai aussi {§35} Je vois les hommes submergés {§36} Quand leurs coeurs commencent à soupirer
{§37} J'ai toujours été au Pic du Vautour {§38} Mon pays demeurera en paix. {§39} Des arbres rares sont couverts de fleurs
et de fruits {§40} Les fleurs blanches de mandara
pleuvent {§41} Rempli de tristesse, de crainte et de souffrances {§42} Ils n'ont pas entendu les noms des trois
trésors {§43} Peuvent tous me voir tel que je suis, {§44} Et à ceux qui ne voient le Bouddha qu'après
une longue période {§45} Ma vie dure depuis des kalpa innombrables {§46} Extirpez-les une fois pour toutes. {§47} Il vit mais leur dit qu'il est mort. {§48} Pour les hommes ligotés et abusés {§49} Indulgents pour eux-mêmes et tournés vers
les cinq
désirs, {§50} Selon cela, j'expose les divers Dharmas SUITE (chapitre XVII) |
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