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haramitta, 波羅蜜多 |
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1. Le don
(fuse, 布, dana).
Celui-ci peut être matériel et impliquer le renoncement
à une partie de ses biens et de son confort. Mais il peut aussi
concerner son corps ou même une partie de son corps comme l'attestent
les nombreux exemples des sutras : don de sa peau, de sa chevelure,
etc. Au plus haut degré le don s'applique à toute la vie:
il s'agit non seulement des martyrs mais de tous ceux qui consacrent
leur vie au Bouddha; donner de son temps relève de cette catégorie.
2. L’observance des préceptes (jikai, 持戒, sila). Les préceptes sont des prescriptions destinées à discipliner le pratiquant et lui faciliter l'intégration dans une communauté. A côté des cinq préceptes majeurs (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre d'acte sexuel illicite, ne pas mentir, ne pas consommer de produits intoxicants) le Vinayapitaka énumère plusieurs dizaines, voire des centaines de règles de conduite vertueuse. Ils s’inscrivent dans une logique de respect du vivant qui sous-tend l’ensemble de l’éthique bouddhique et témoignent de la nécessité de maîtriser son corps, son psychisme et sa pensée. Il est important de noter que les méthodes pour parvenir à cette maîtrise ont beaucoup changé au cours du temps. 3. La patience (ninniku,, ksanti) : C'est la capacité à rester serein et courageux face à l'adversité ou à la provocation. L'impatience est considérée comme une attitude infantile, qu'elle s'applique à soi (absence de progrès rapides) ou face à l'autre. La bienveillance à l'égard des erreurs des autres repose sur la prise de conscience de ses propres faiblesses et permet l'épanouissement de son état de bodhisattva. Un grand nombre de sutras mettent en garde contre le sentiment de sa propre patience qui n'est que la capacité de retenir sa colère et donc le contraire de la véritable patience. Lire la légende du Roi Kali 4. La persévérance (shojin, 精進, virya). Effort svabhimukhi propre à tout être humain et en étroite relation avec les trois obstacles et quatre démons (sanso shima) Elle est source de l'esprit de recherche qui pousse à progresser dans la voie bouddhique. 5. La méditation-dhyana (zenjo, 禪定, dhyana). Etat qui permet de pacifier l’esprit, de l’amener au calme nécessaire à l’élaboration de la pensée juste. La qualité de la perception des phénomènes à laquelle aboutissent la vigilance et l’attention peut être ensuite intériorisée dans une concentration profonde (samadhi). 6. La prajna (hannya, 般若, prajna) : sapience, sagesse lucide, discernement intuitif selon les traductions (voir prajna). Cette paramita est l’aboutissement des cinq précédentes. C'est la sagesse supérieure celle qui tranche les troubles, qui révèle le caractère intrinsèque et la compréhension des phénomènes. On l'appelle également "la pensée sans pensée" ou sagesse du cœur. La paramita de la prajna découle de la volonté de se connaître et de n’être pas dupe des notions communes ou de ses pulsions. Les listes (assez tardives) qui donnent 10 paramita continuent par: 7) L'utilisations de moyens salvifiques (hoben,
fangbian, upaya)
: habilité à amener les êtres à l'Eveil,
empathie agissante. Les dix paramita sont correspondent aux degrés 21 à 30 des 52 étapes du bodhisattva. |
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