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Ryokan
pria pour faire tomber la pluie du dix-huitième jour du sixième
mois (18 juin) au quatrième jour du mois suivant (4 juillet) mais
mon pouvoir rendit ses prières inefficaces. Ryokan
eut beau suer tant qu'il put, rien d'autre ne tomba que ses propres larmes.
Aucune pluie ne tomba sur Kamakura
mais de fortes bourrasques ne cessèrent de souffler.
Ayant appris cela, je lui envoyais un messager à trois reprises,
en lui disant : "Celui qui n'est pas capable de passer une rivière
large de dix pieds, comment peut-il en traverser une de cent ou de deux
cent pieds ? Izumi Shikibu, poétesse
licencieuse, transgressa celui des huit
préceptes interdisant la poésie, mais elle parvint quand
même par un poème à faire tomber la pluie. Le moine
Noin réussit à faire pleuvoir
par un poème, bien qu'il ait transgressé les préceptes.
Comment se fait-il alors que des centaines et des milliers de moines rassemblés,
observant tous scrupuleusement les deux cent cinquante préceptes,
ne parviennent toujours pas à faire pleuvoir au terme d'une ou
de deux semaines de prières, ne provoquant que la tempête ? Cela devrait vous indiquer clairement qu'aucun de vous ne parviendra jamais
à la boddhéité."
En lisant ce message, le moine Ryokan
pleura de honte et parla de Nichiren avec haine. Lorsque je lui rapportai
ces faits, Hei no Saemon essaya de
défendre Ryokan, mais en vain. Finalement,
il ne fut plus capable de dire un seul mot.
Sur
le comportement du Bouddha - 1276
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