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Extraits de gosho de Nichiren sur le |
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sage |
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"Un homme
sage ne devrait pas craindre les ennemis de sa famille, les serpents,
le feu, le poison, les coups de tonnerre d'Indra,
les attaques à coups d'épée et de bâton, ou
les bêtes sauvages, les tigres, les loups et les lions. Car tout
cela peut détruire sa vie mais n'a pas le pouvoir de le faire tomber
dans l'enfer avici, qui est véritablement
terrifiant. Ce qu'il devrait craindre est l'offense
au grand Dharma, ainsi que la compagnie des opposants
au Dharma, car ils le feront inéluctablement sombrer dans l'effroyable
enfer avici. Tout ignorant que je suis, être considéré comme un sage par le Bouddha me remplit de joie. Par contre, il y des sages qui observent les deux cent cinquante Préceptes et qui sont aussi unanimement respectés que l'est Taishaku par tous les êtres célestes. Mais que se passera-t-il si, aux yeux du Bouddha Shakyamuni et du Sutra du Lotus, ils semblent aussi malfaisants que Devadatta ? La protection de Bonten et de Taishaku (15 mai 1277 à Nanjo Tokimitsu) Il est dit dans le neuvième volume du Sutra
du Nirvana : "Par exemple, si un émissaire,
doué d'éloquence et habile diplomate, est envoyé
par son roi à l'étranger pour y accomplir une mission, il
doit transmettre le message de son souverain sans en omettre un mot, même
s'il risque pour cela sa vie. Un sage devrait agir de
même lorsqu'il enseigne le bouddhisme. Parmi les simples mortels,
il doit être prêt à donner sa vie, exposer sans défaillance
l'enseignement
secret (zuitai, himitsu) de l'Ainsi-Venu
contenu dans les sutras du Mahayana." Moi, Nichiren, j'ai vécu sur le Mont Kiyosumi,
dans le village Tojo de la province d'Awa.
Dans mon enfance, j'ai adressé au bodhisattva Akasagarbha
(Kokuzo) la prière de devenir la personne la plus sage
du Japon. Le bodhisattva Akasagarbha
s'est changé sous mes yeux en un vénérable moine
qui m'a confié un joyau de sagesse aussi étincelant
que l'étoile du matin. Sans doute est-ce pourquoi maintenant je
comprends, pour l'essentiel, les enseignements des Huit
Ecoles ainsi que ceux du Zen et
du Nembutsu. En Chine [par le passé], Jizang
rassembla une centaine d'autres moines qui, ensemble, reconnurent au Grand-maître
Zhiyi la qualité de véritable
sage. Plus tard, au Japon, deux cents et quelques moines des sept
temples [de Nara] ont conféré au Grand-maître
Saicho le titre de sage.
[...] Comme je m'y
attendais depuis le début, mes avertissements ne furent pas entendus.
Un vieil adage dit que, si le gouvernement rejette trois fois l'avertissement
d'un sage, ce dernier devrait quitter la région.
Prenant ce parti, je quittai Kamakura
le douzième jour du cinquième mois (12 mai), et vins ici,
au Mont Minobu. Le sage n'est pas celui qui pratique
le bouddhisme en dehors des règles de la société
mais plutôt celui qui, grâce à une compréhension
profonde du monde, connaît la meilleure manière de s'y comporter
Vous demandez s'il y a une différence entre les
bienfaits obtenus par la récitation
de daimoku lorsque c'est un sage
qui le récite ou un simple mortel comme vous. La réponse
est qu'il n'y en a aucune. L'or reste le même dans les mains d'un
sage ou dans celles d'un insensé, et le feu ne change pas de nature,
qu'il soit allumé par un fou ou par une personne sensée. Le sage est celui qui, comprenant le
temps, propage les enseignements du Sutra du Lotus par la méthode
qui y correspond ; c'est sa tâche la plus importante. Ceux qui ont
soif ont besoin d'eau, et non d'arcs et de flèches, d'épées
ou de bâtons. Un homme véritablement
sage ne se laissera emporter par aucun des huit
vents : la prospérité, les revers, la disgrâce,
les honneurs, les louanges, la critique, la souffrance et le plaisir. Même un sage ne peut devenir bouddha
en s'appuyant sur les autres sutras, mais avec le Sutra du Lotus,
même un simple d'esprit peut planter les graines de la bodhéité.
Même lorsque l'on étudie le bouddhisme,
il reste difficile de le pratiquer correctement, soit en raison de sa
propre ignorance, soit parce que, même si l'on est sage
soi-même, on ne sait pas que les conceptions du maître que
l'on suit sont erronées. On appelle juste celui qui suit la doctrine d'un bon
maître. Et on appelle sage celui qui parvient à
la vérité par lui-même, sans l'aide d'un maître.
En Inde, en Chine et au Japon, depuis la disparition du Bouddha, il y
eut deux sages : Zhiyi
et Saicho (Dengyo).
Ces deux hommes méritent pleinement le titre de sages. On peut
également les appeler des justes, car le Grand-maître Zhiyi
pratiqua les principes enseignés par
Huisi (Nan-yue) ; en ce sens, il fut un
juste. Mais il appréhenda aussi, par lui-même, sur le lieu
de méditation, le Véhicule
suprême qui mène à la bodhéité ; en ce sens, il fut un sage. Même si un sage pratiquait le bouddhisme, comment pourrait-il le propager sans croyants pour le soutenir ? La Propagation par le Sage (Minobu, septembre 1276, à Shijo Kingo) En distinguant
le vrai du faux, un sage apporte le bien-être au
monde. Un sage est celui qui perçoit
clairement les trois phases de la
vie. Il y a indéniablement quelque chose d'extraordinaire
dans le flux et le reflux des marées, dans le lever et le coucher
de la lune, et dans la façon dont se succèdent l'été,
l'automne, l'hiver et le printemps. Il en va de même lorsqu'une
personne ordinaire atteint la bodhéité.
A ce moment là, inévitablement les trois
obstacles et les quatre démons apparaissent, et le sage
se réjouit tandis que l'insensé s'enfuit. Etre sage, c'est mériter le nom
d'être humain. Ne pas réfléchir, c'est n'être
rien de plus qu'un animal. On dit que l'eau du fleuve Jaune devient claire une fois
tous les mille ans, et que, de même, un sage apparaît
en ce monde une fois tous les mille ans. |
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