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Le Grand-maître Saicho
(Dengyo) étudia les enseignements Tendai
et Shingon pendant quinze ans au
Japon, par lui-même. Il possédait de manière innée
des capacités de compréhension merveilleuses, et, sans l'aide
d'un maître, s'éveilla à la vérité.
Mais, pour dissiper les doutes des autres, il se rendit en Chine où
il reçut l'enseignement des écoles Tendai
et Shingon. Les maîtres,
en Chine, avaient à cet égard diverses opinions mais, dans
son coeur, Dengyo était certain que l'enseignement du Sutra
du Lotus était supérieur au Shingon.
C'est pourquoi il n'utilisa jamais le terme "école" pour
se référer au Shingon,
parlant seulement des "pratiques shikan (concentration et intuition)*
et Shingon (paroles véritables
ou mantra dharani*)
de l'école Tendai"
Il décida que, chaque année, seraient ordonnés deux
novices qui devraient étudier pendant douze ans [au Mont Hiei].
De plus, il obtint que fut promulgué un édit impérial
désignant le Sutra du Lotus, le sutra
Konkomyo et le sutra Ninno
comme les trois sutras destinés à assurer la protection
et la prospérité du pays, et décrétant qu'ils
devaient être lus et récités au Shikan-in.
Cet édit poursuivait en les comparant aux trois trésors
de la maison impériale, de toute éternité les trésors
les plus précieux du Japon, les bijoux sacrés, le sabre
sacré et le miroir sacré. Après la mort de Saicho,
le premier patriarche au Mont Hiei,
Gishin*,
et le deuxième patriarche, Encho*,
prolongèrent cet enseignement sans le dénaturer.
Le choix en fonction
du temps (Minobu, 10 juin 1275 à
Yui)
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