x

LEXIQUE

Extraits de gosho sur

MENU - LEXIQUE
DICTIONNAIRE
difficile à croire, difficile à comprendre - nanshin nange

en construction (kanjin)

Dans le chapitre Hosshi* (X) du Sutra du Lotus, le Bouddha dit : "Parmi tous les sutras que j'ai enseignés, que j'enseigne maintenant, et que j'enseignerai, le Sutra du Lotus est le plus difficile à croire et le plus difficile à comprendre." Zhanlan* commente  : "Même si certains sutras se disent le roi de tous les sutras, aucun autre ne se présente comme le plus élevé de tous les sutras passés, présents, ou à venir."(réf.) II dit aussi  : "Devant ce merveilleux sutra qui surpasse tous ceux du passé, du présent et de l'avenir, certains persistent à faire fausse route. Ils commettent la faute grave d'opposition au Dharma et se condamnent à l'enfer pour de nombreux kalpas."(réf.)
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Dans les sutras enseignés avant le Sutra du Lotus, nous lisons que ceux qui adhèrent aux doctrines des deux véhicules ainsi que les icchantika se sont pour toujours fermés les portes de la boddhéité, et que Shakyamuni atteignit pour la première fois la boddhéité en ce monde. Toutefois, nous découvrons que la première et la seconde moitié du Sutra du Lotus contredisent ces deux affirmations. Qui peut donc croire un Bouddha dont les affirmations sont aussi inconciliables que le feu et l'eau  ? Là résident "la difficulté à croire et la difficulté à comprendre" sur le plan doctrinal. Et du point de vue de l'Eveil du Bouddha, ce qui est "difficile à croire et difficile à comprendre" c'est le principe d'ichinen sanzen, qui explique que même les êtres non-sensitifs possèdent les dix Modalités d'expression de la vie, c'est-à-dire qu'ils sont dotés de caractéristiques à la fois matérielles et non-matérielles de la vie.
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Un passage du Sutra du Lotus enseigne "difficile à croire et difficile à comprendre". Nombreux sont ceux qui entendent ce sutra et y adhèrent. Rares sont ceux qui ne l'oublient pas lorsque les grandes difficultés surviennent, montrant qu'ils l'ont véritablement entendu et reçu. Recevoir est facile, garder est difficile. Cependant, devenir bouddha repose sur le fait de garder. Celui qui désire garder ce sutra doit le garder en sachant qu'il rencontrera des difficultés. "Obtenir rapidement la Voie du bouddha sans égale" est alors hors de doute.
La difficulté de garder la foi (Minobu, mars 1275, à Shijo Kingo)

Mais - est-ce dû à l'apparence de Nichiren qui est celle d'un ignorant, ou en raison d'un quelconque karma créé par le passé -, lorsque je cite les affirmations "parmi ces sutras le Sutra du Lotus est le plus élevé"(réf.)  ; "parmi tous les sutras que j'ai enseignés, que j'enseigne et que j'enseignerai, ce Sutra du Lotus est le plus difficile à croire et le plus difficile à comprendre"(réf.)  ; et "Je suis la seule personne qui puisse sauver et protéger les autres"(réf.) je tiens cela pour les paroles d'or du Bouddha lui-même. Ces phrases que je prononce ne sont aucunement les miennes.
Enseignement correspondant à l'esprit du Bouddha
(MinEnseignement correspondant à l'esprit du Bouddha (Minobu, le 2 mai 1279, à Niike Saemon-no-jo) obu, le 2 mai 1279, à Niike Saemon-no-jo)


Ma propre vie m'a appris à quel point est précieux le passage du Sutra du Lotus dans lequel il est dit que ce sutra est "le plus difficile à croire et le plus difficile à comprendre." Ceux qui s'opposent à l'enseignement du Sutra du Lotus sont aussi nombreux que tous les grains de poussière de la terre ; et ceux qui croient, aussi peu nombreux que les grains de poussière pouvant tenir sur un ongle. Ou encore, ceux qui s'y opposent sont aussi nombreux que toutes les gouttes d'eau d'un gigantesque océan, alors que ceux qui le défendent représentent une goutte d'eau.
Lettre à Akimoto (Minobu, le 27 janvier 1280, à Akimoto)

Question : On lit, dans le quatrième volume du Sutra du Lotus, au chapitre Hosshi* (X) : "ce Sutra du Lotus est le plus difficile à croire et le plus difficile à comprendre." Quel est le sens de ce passage  ? Réponse : Plus de deux mille ans se sont écoulés depuis que le Bouddha enseigna ce Sutra en Inde. Il fallut un peu plus de mille deux cents ans avant qu'il arrive en Chine et encore quelque deux cents ans avant qu'il soit introduit au Japon. Depuis, plus de sept cents années se sont déjà écoulées.
Après la disparition du Bouddha, trois personnes seulement ont véritablement lu ce passage du Sutra du Lotus. Le bodhisattva Nagarjuna, en Inde, dit dans son Daichido Ron  : "Le Sutra du Lotus est comme un grand médecin qui change le poison en remède". (note) C'est de cette manière qu'il expliqua le sens du passage "le plus difficile à croire, le plus difficile à comprendre". En Chine, le Grand-maître* Zhiyi* interpréta cette phrase en la replaçant dans son contexte : "De tous ceux que j'ai enseignés, que j'enseigne et que j'enseignerai le Sutra du Lotus est le plus difficile à croire et le plus difficile à comprendre."(réf.) Et, au Japon, le Grand-maître* Saicho* commenta ainsi cette phrase  : "Tous les sutras des quatre premières des Cinq périodes enseignés auparavant, le Sutra Muryogi qui fut enseigné en même temps, et le Sutra du Nirvana qui fut enseigné plus tard, sont tous des enseignements faciles à croire et faciles à comprendre. C'est parce que tous ces sutras furent exposés en fonction des capacités de ceux à qui le Bouddha s'adressait. Le Sutra du Lotus est le plus difficile à croire et à comprendre, parce que l'enseignement définitif (jikkyo) y est révélé directement, indépendamment de la capacité de ses auditeurs à le comprendre."(réf.)
. Voir la suite : Comparaison du Sutra du Lotus avec les autres Sutra (Minobu, le 26 mai 1280 à Toki Jonin)

Le grand maure Zhiyi* déclara  : "Dans le Sutra du Lotus même, on lit que "parmi tous les sutras, celui-ci tient la place la plus élevée."(réf.) Le Bouddha Shakyamuni dit aussi  : "Parmi tous les sutras que j'ai enseigné, que j'enseigne et que j'enseignerai, le Sutra du Lotus est le plus difficile à croire et le plus difficile à comprendre."(réf.) Il est clairement indiqué dans le Sutra Muryogi que les sutras déjà enseignés par le Bouddha désignent le Sutra Makahannya, le principe kegon du vide de l'océan (note) et d'autres. A propos des sutras qu'il enseignerait à l'avenir, on lit dans le Sutra du Nirvana  : "Du Sutra Hannya Haramitsu découle le grand Sutra du Nirvana." Ces passages scripturaux démontrent la supériorité du Sutra du Lotus sur le Sutra Kegon* et le Sutra du Nirvana ; tout cela est d'une clarté aveuglante, il est impossible de ne pas le comprendre."
Le corps et l'esprit des simples mortels (
Minobu, à un disciple)


voir également :

Retour au dictionnaire

haut de la page