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LEXIQUE

Extraits de gosho de Nichiren sur

DICTIONNAIRE
 
ichinen sanzen
 


Le Kanjin no Honzon Sho (Traité sur le véritable objet de vénération) est consacré à ce sujet.

L'enseignement du chapitre Juryo* (XVI) revêt pour moi Nichiren une signification particulière. Zhiyi et Saicho le comprirent presque entièrement mais ne le révélèrent pas explicitement, et c'est également vrai de Nagarjuna et Vasubandhu. Le Jigage indique : "N'ayant à l'esprit qu'un seul désir, celui de voir le Bouddha, il ne donne pas sa vie à contrecoeur." Moi Nichiren, j'ai fait surgir la boddhéité du plus profond de ma vie en vivant selon cette phrase. C'est ainsi que j'ai révélé les Trois grands Dharmas cachés, en concrétisant le principe d'ichinen sanzen contenu dans le cchapitre Juryo* (XVI). C'est une vérité précieuse que nous devons garder !
Lettre à Gijo-bo (mai 1273, à Gijo-bo )

Le principe d'ichinen sanzen (Une pensée - trois mille) ne se trouve que dans l'enseignement essentiel* du Sutra du Lotus, caché dans les profondeurs du chapitre Juryo* (XVI) (Nyorai juryo hon). Les bodhisattvas Nagarjuna et Vasubandhu en avaient connaissance mais ne le révélèrent pas. Seul le Grand-maître Zhiyi l'adopta et le conserva sans cesse à l'esprit.
Traité qui ouvre les yeux (Sado, février 1272)

Il n'y a pas de plus grand bonheur pour les êtres humains que de réciter Namu Myoho Renge Kyo. Le Sutra du Lotus déclare : "Là, les êtres vivent libres et heureux."(réf.) L'expression "libres et heureux" désigne la joie émanant du Dharma. Vous faites évidemment partie des "êtres" et "là" désigne le monde entier, donc aussi le Japon. "Libres et heureux" signifie réaliser que notre vie - notre corps et notre esprit, nous-même et notre environnement - est l'ainsité d'ichinen sanzen et le bouddha de la "liberté sans limites".
Le bonheur en ce monde (Minobu, juin 1276, à Shijo Kingo)

Zhiyi et Saicho ont subi des persécutions et suscité haine et jalousie, rien que pour avoir propagé "Une pensée - trois mille" (ichinen sanzen) théorique de l'enseignement provisoire. Au Japon, cet enseignement fut propagé et transmis successivement par Saicho, Gishin*, Encho*, Ennin* et d'autres. Parmi les nombreux disciples du Grand-maître Ryogen* dix-huitième patriarche de l'école Tendai, les quatre principaux furent Kaku'un, Genshin*, Soga et Zenyu. A l'époque, cette école dispensait deux sortes d'enseignement : le révérend Kaku'un transmettait la doctrine, et le moine Genshin* se consacrait aux pratiques de méditation. La doctrine est comparable à la lune, et la pratique au soleil.
Les désirs mènent à l'Eveil (Sado, le 2 mai 1272 ; à Shijo Kingo)

A l'origine, le profond principe d'ichinen sanzen n'était mentionné nulle part dans le Sutra Vairocana* . Cette notion ne se trouvait que dans le Sutra du Lotus. Mais Shubhakarasimha*, ayant lu le Sutra du Lotus, entreprit de voler ce profond principe formulé par le Grand-maître Zhiyi et l'incorpora dans sa propre interprétation du Sutra Vairocana*. Il affirma ensuite que les mudra et les mantra du Sutra Vairocana* qui furent à l'origine exposés seulement pour servir d'ornement au Sutra du Lotus, sont précisément les éléments qui fondent la supériorité du Sutra Vairocana* sur le Sutra du Lotus.
Le savant maître Shan-wu-wei (Matsubagayatsu, 1270 (Kamakura) à Joken-bo et Gijo-bo)

Au moment où Shakyamuni s'apprêtait à enseigner le Sutra Kegon*, [sur le lieu où il était parvenu à l'Eveil ] les divers bouddhas des dix directions apparurent et tous les grands bodhisattvas s'assemblèrent. Bonten, Taishaku, les quatre Rois du Ciel arrivèrent, leur robe flottant au vent. [...] tous supplièrent le Bouddha d'enseigner. Mais l'Honoré du monde ne dit pas un mot du principe de l'atteinte de la boddhéité par les personnes des deux véhicules, ni du fait qu'il avait lui-même atteint la boddhéité dans un passé atemporel. Il n'exposa pas non plus les principes, les plus vitaux de tous, de l'atteinte de la boddhéité sans changer d'apparence et d'ichinen sanzen. Et cela pour une unique raison : ils avaient la capacité de comprendre mais, parce que le temps n'était pas encore venu, il n'a rien expliqué.
[...] Mais, bien que ces grands bodhisattvas aient utilisé les sutras du Mahayana pour réfuter les sutras du Hinayana, ils n'ont pas clairement établi la supériorité du Sutra du Lotus sur les autres sutras du Mahayana. Et lorsqu'ils y firent parfois allusion, ils ne définirent pas de manière claire les Dix principes mystiques de l'enseignement essentiel* et de l'enseignement théorique*, ni la possibilité d'atteindre la boddhéité pour les personnes des deux véhicules, ni le fait que le Bouddha parvint à l'Eveil dans un passé infini, ni le fait que le Sutra du Lotus soit le plus difficile à comprendre de tous les sutras qui précèdent ou qui suivent, ni les principes des cent mondes et des mille modalités de la vie qui sous-tendent le principe d'ichinen sanzen.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à l'un de ses disciples, Yui)

Cheng-guan, de l'école Kegon, vola le principe d'ichinen sanzen de Zhiyi et l'incorpora à la doctrine de l'école Kegon. Après quoi, il écrivit : "Le Sutra du Lotus et le Sutra Kegon* contiennent tous deux le principe d'ichinen sanzen. Toutefois, le Sutra Kegon* est la doctrine qui mène à l'Eveil les personnes de l'enseignement soudain (tonkyo), celui que Shakyamuni exposa en premier et directement, tandis que le Sutra du Lotus est la doctrine qui mène à l'Eveil les personnes de l'enseignement graduel (zenkyo), parce qu'il fut exposé plus tard. Le Sutra Kegon* est la racine parce qu'il a précédé tous les autres enseignements de Shakyamuni. Le Sutra du Lotus ne constitue rien de plus que les branches et les feuilles." Ainsi, son orgueil s'éleva aussi haut qu'une montagne, car il pensait que lui seul avait maîtrisé le véritable enseignement. Pourtant, en réalité, il ignorait le principe de l'Eveil des végétaux qui est le coeur du principe d'ichinen sanzen.
Zhanlan se moqua de l'ignorance dont faisait preuve Cheng-guan sur ce point.
De nos jours, les lettrés de l'école Tendai prétendent qu'ils sont les seuls à avoir compris le principe d'ichinen sanzen. Pourtant, ils considèrent le Sutra du Lotus soit comme l'équivalent du Sutra Kegon*, soit comme l'équivalent du Sutra Vairocana*. Leur argumentation ne dépasse même pas celle de Cheng-guan et reste au même niveau que celle de Shubhakarasimha* ou Bu-kong. En définitive, quand une cérémonie de consécration d'une image sculptée ou peinte est conduite par des maîtres du Shingon, cette image ne devient pas un véritable bouddha mais seulement un bouddha provisoire. En profondeur, elle ne devient même pas un bouddha provisoire. Même si elle a l'apparence d'un bouddha, en réalité, elle appartient toujours au domaine des êtres non sensibles, celui de l'arbre dont elle est issue. Elle n'appartient même plus au domaine des êtres non sensibles et des végétaux ; elle devient un démon ou un ogre. Et ce, parce que l'enseignement erroné des maîtres du Shingon exprimé par leurs mudra et leurs mantra dharani* devient alors l'esprit de ces deux sortes d'images, sculptées ou peintes.
La consécration des images sculptées ou peintes (1264 ou 1272 ou 1274 ou 1282)

 

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