| Origine de
Daimoku, par Robin Beck http://www.fraughtwithperil.com/blogs/rbeck/archives/000780.html |
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Pour beaucoup de membres de la Soka
Gakkai et de la Nichiren Shoshu,
Nichiren est le Bouddha Originel de kuon ganjo,
parce que lui seul a révélé Namu
Myoho Renge Kyo, la Cause Originelle
de l'Éveil. D'un autre côté, certains contestent
que Nichiren propageait le vrai bouddhisme, car sa pratique ne s'appuie
pas sur le Dharma. Voici un résumé de ce qu'affirment
différentes sources : En lisant cela, on peut avoir l'impression que c'était la première fois que quelqu'un, quelque part, avait récité Na Mu Myo Ho Ren Ge Kyo Le Docteur J. Stone écrit : Beaucoup de personnes, tant nichirenistes que les opposants, en ont conclu que non seulement Nichiren lui-même avait récité daimoku pour la première fois ce jour là, mais que c'était la première fois que quelqu'un avait formulé ce mantra à haute voix." Pour beaucoup de membres de la SGI-USA ce point n'est pas clair. Pendant des années je pensais que Nichiren avait juste ajouté Nam au titre sino-japonais du Sutra du Lotus, Myoho Renge Kyo. Pourtant dans son gosho Totaigi sho (Ainsité du Dharma merveilleux), Nichiren écrit : "… lorsqu'ils réapparurent en ce monde, respectivement sous la forme de Huisi et de Zhiyi, ils savaient que le temps propice n'était pas encore venu de répandre le Dharma merveilleux. Par conséquent, aux termes "Dharma merveilleux" [Myoho], ils substituèrent les termes "concentration et intuition" [shikan], et s'engagèrent plutôt dans la pratique d'ichinen sanzen par la Triple contemplation de l'unité (isshin san-gan). Mais ces Grands-maîtres récitèrent Namu Myoho Renge Kyo en privé, et ils étaient intérieurement convaincus que ces mots exprimaient la vérité." Je pensais que Nichiren entendait cette dernière phrase au sens métaphorique. Mais il donne des exemples précis qui peuvent être consultés par chacun. Ainsi il attribue à Saicho (767-822) le fait d'avoir apporté de Chine au Japon le mantra Namu Myoho Renge Kyo. Il dit [dans le Totaigi sho]: le document [allusion au Shuzen-ji ketsu] mentionnant le voeu exprimé par le Grand-maître Saicho sur son lit de mort, contient les mots Namu Myoho Renge Kyo. Le Shuzenji-ketsu (Transmission du temple de Folong-si ou Xiuchan-si) est un recueil de transmissions orales reçues par Saicho pendant son séjour en Chine. Il y est écrit notamment : "La triple contemplation en un seul moment-pensée (ichinen) telle qu'elle est contenue dans le Dharma est précisément Myoho-renge-kyo […] Au moment de la mort, il convient de réciter Namu Myoho Renge Kyo. Grâce à l'action des trois capacités du Dharma Merveilleux [expliqué plus bas en détail comme étant les capacités du Dharma, du Bouddha et de la foi], il est possible d'atteindre en un instant la sagesse de l'Éveil et se libérer d'un corps enchaîné par les vies/morts." Dans le Totaigi-sho (Ainsité du Dharma Merveilleux), Nichiren écrit : Ainsi, le Grand-maître Huisi dans son Hokke sempo [La méthode de repentance du Sutra du Lotus] utilisa les mots Namu Myoho Renge Kyo. Le Grand-maître Zhiyi employa les mots Nam Byodo Daie Ichijo Myoho Renge Kyo ["Dévotion sans partage au Véhicule unique", c'est-à-dire Myoho Renge Kyo de la grande sagesse qui perçoit tout en toute impartialité], Keishu Myoho Renge Kyo [J'incline la tête devant Myoho Renge Kyo], et Kimyo Myoho Renge Kyo [Je consacre ma vie à Myoho Renge Kyo]. Hokke Sempo désigne le Fahua sanmei xingshi et est actuellement attribué à Zhiyi (538-597). Il a été traduit en anglais par Peter Johnson sous le titre de The Confessional Samadhi of the Lotus Sutra. Peter Jonson écrit : "Dans cet ouvrage, Zhiyi décrit sa propre pratique liturgique […]. Ce texte fondateur décrit l'objet de vénération qui plus tard fut révéle sous une forme picturale en tant que Gohonzon de Nichiren. C'est également le document le plus ancien où figure le mantra qui fut plus tard propagé par Nichiren." Et Nichiren écrit : "Ce mandala n'est en rien une invention de Nichiren. C'est l'objet de vénération qui dépeint parfaitement le vénérable Shakyamuni et tous les autres bouddhas dans la Tour aux Trésors, aussi fidèlement que l'estampe correspond à la planche à graver." (Le Véritable Aspect du Gohonzon) Nous voyons donc que le honzon et le daimoku ont été enseignés par l'école chinoise de Zhiyi en tant que pratique de la "Confession en 21 jours". C'était au Ve siècle, quelques 600-700 ans avant Nichiren. Malgré cela, il se trouve des personnes de la SGI et de la Nichiren Shoshu qui tiennent à ce que Nichiren ait inventé quelque chose d'entièrement nouveau. Pour certains c'est, peut-être, une forme de dévotion. D'autres, les " supercessionists", souhaitent distinguer notre bouddhisme de ses formes traditionnelles, et pour un certain nombre intervient dans cette approche un élément nationaliste. Josei Toda (1900-1958) était un grand et courageux président de la Soka Gakkaï. Mais il avait aussi une forte tendance au "supercessionisme". Son ouvrage "Lectures on the Sutra" est une source de pas mal de confusions et de croyances erronées. Il écrit : "Il existe deux grands courants du bouddhisme dans l'histoire de l'humanité. L'un est ce que l'on appelle généralement le bouddhisme de Shakyamuni et l'autre, le bouddhisme de Nichiren. Ce dernier est reconnu comme étant le Vrai bouddhisme et doit être distingué du second." Cela est contraire aux intentions expresses de Nichiren
et va dans le sens de nos opposants qui affirment que notre pratique
n'est pas le Dharma bouddhique authentique. Comme l'écrit Dr.
Stone : "Nichiren
n'a jamais affirmé qu'il était le premier à pratiquer
la psalmodie du titre du Sutra du Lotus, et au contraire a
insisté sur le fait que des maîtres passés du bouddhisme
l'ont pratiqué avant lui. A la fin du Totaigi
sho, il explique pourquoi les maîtres du passé
ont gardé secret ce mantra : Cela semble confirmer que Nichiren avait la conviction d'avoir à assumer le rôle du bodhisattva Jogyo, le chef de file des bodhisattvas Surgis de Terre et envoyé du Bouddha atemporel Shakyamuni dans les Derniers jours du Dharma. Cela montre également que la pratique qu'il enseignait prend sa source dans l'Ecole traditionnelle du bouddhisme du Sutra du Lotus. |
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