DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES
français, , chinois, sanskrit, pali
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E001

eau de la sagesse, , 智水.
Métaphore sur le pouvoir de la sagesse qui lave les désirs terrestres et les illusions. Généralement, il s'agit de la sagesse du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.

E002

, 恵便 ; en coréen, Hyepyon.
Moine du VIe siècle originaire de Koguryo (ou Goguryeo), ancien État de la péninsule coréenne. Il était moine lorsqu'il arriva au Japon, mais le bouddhisme ne s'y étant pas encore répandu, il retourna à la vie séculière. En 584, (Noksim) fit le même voyage en transportant deux statues des bouddhas Manjushri et Shakyamuni. , fonctionnaire à la cour, enchâssa ces deux statues et ordonna à de rechercher un moine bouddhiste. put alors retourner à la vie religieuse sous la protection de .

E003

, .
Divinité de la bonne fortune et de l'océan particulièrement vénérée par les pêcheurs.


E004

écarter le proche pour révéler le lointain voir ouvrir le proche et révéler le lointain


E005

écarter le provisoire pour révéler le définitif : voir ouvrir le provisoire et révéler le définitif

E006

, 依智.
Lieu situé dans ce qui est maintenant la ville d' où , vice gouverneur de , avait sa résidence principale. Après l'échec de la tentative de décapitation à , Nichiren fut gardé à vue pendant un mois sur le domaine de , à , avant de partir pour l'île de , le 10e jour du 10e mois 1271. Ce qu'en dit Nichiren.


E007

(selon la sagesse et non les jugements)

E008

Écoles bouddhiques citées par Nichiren
= école avant le syncrétisme


(Guirlande de fleurs)


(Préceptes)
(Paroles Véritables, École des Mystères)
(Terre pure)
Tiantai
(École des Trois Traités)

Voir le gosho Traité sur la dette de reconnaissance ainsi que le tableau comparatif des différentes écoles

E009

Écoles bouddhiques se réclamant de Nichiren en France, par ordre chronologique d'implantation :
1960 - (actuellement temple à Montreuil (93100) : pas de site officiel ; séparé de la depuis 1991.
1960 - (Association laïque issue de la : centre principal à Sceaux (92330) ; http://www.soka-bouddhisme.fr/
1979 - (Association laïque ; représentants à Nantes) ; http://fr-fr.reiyukai.fr/
1908 - (Association laïque, représentants intermittents à Paris) ; https://rk-world.org/ (site en anglais)
2010 - (pratiquants isolés en contact avec des temples en Angleterre, Italie et USA) ; https://www.nichirenbayarea.org

Pour en savoir plus sur les écoles bouddhistes en France voir l'Union bouddhiste de France : https://www.bouddhisme-france.org/


E010

Écoles bouddhiques actuelles se réclamant de Nichiren : voir la liste


E011

École de la Terre Pure voir


E012

École des Mystères voir


E013

École de paroles véritables voir


E014

Écoles de Chine du Nord et du Sud voir Treize écoles

E015

écrits de l'extérieur, écrits profanes.
Les écrits non bouddhiques, tels que ceux du brahmanisme ou du confucianisme. Ce qu'en dit Nichiren

E016

écrits de l'intérieur, écrits sacrés.
Les sutras bouddhiques.

 


E017

écrits de Nichiren voir

E018

EFEO. École française d'Extrême-Orient fondée en 1898.
En 1902, l'École met au point un système de transcription phonétique du chinois, qui fut la romanisation des langues chinoises la plus utilisée dans l'aire linguistique française jusqu'au milieu du XXe siècle, avant d'être peu à peu remplacé par le hanyu pinyin.
Voir le tableau comparatif entre différents systèmes de transcriptions français et anglo-saxon.

E019

effet fondamental, effet originel, principe mystique de l'effet fondamental, .
L'Éveil Atemporel () de Shakyamuni. L'un des dix principes mystiques de l'enseignement essentiel () formulés par Zhiyi dans le . Il est indiqué dans ce passage du chapitre XVI du Sutra du Lotus : " Depuis que j'ai atteint la bouddhéité, une période inimaginablement longue s'est écoulée. " Dans le bouddhisme de Nichiren, il désigne l'Éveil du Bouddha Atemporel qui est sans commencement ni fin.
Voir Trois principes mystiques. Ce qu'en dit Nichiren.

E020

égalités voir trois égalités


E021

(selon la signification et non les mots) voir appuis


E022

ego voir atma


E023


Brûle-encens à long manche utilisé principalement par les moines bouddhistes lors de cérémonies où l'on change de place.

E024

, 依正.
Le monde dit objectif ou l'environnement sensible. Ce terme est utilisé par opposition à , l'individualité vivante ou subjective. et représentent tous deux des phases inséparables d'une même entité vivante. Le de signifie dépendre, indiquant ainsi que l'être vivant dépend de son environnement. signifie effet manifeste, c'est-à-dire que la rétribution karmique prend forme dans cet environnement.
Voir Non-dualité de la vie et de son environnement. Ce qu'en dit Nichiren.

E025

(selon le Dharma et non la personne) voir appuis


E026

voir


E027

, 永平寺, anciennement .
Temple principal de l'école fondé en 1244 par . Son architecture se caractérise par les passages couverts qui relient entre eux les 70 bâtiments.

E028

, 栄西, (1141-1214), à titre posthume , fondateur de l'école au Japon.
Dans sa jeunesse, il reçut les préceptes au Mont , puis fit deux voyages en Chine, en 1168 et 1187, et en rapporta la doctrine de l'école Linji (). Le , qu'il fonda en 1195, est considéré comme le premier temple du Japon. L'opposition des moines du Mont , rendant difficile la propagation de sa doctrine à , il se rendit à où il construisit le temple et se consacra à la propagation. Il obtint également le soutien du shogun et, grâce à lui, put fonder le à . Dans cette ville, il ressentit la nécessité de transiger avec les écoles anciennes ; le, par exemple, ne fut jamais une institution exclusivement mais inclut des lieux où l'on pratiquait le et le .
Sans être le premier à avoir introduit les idées au Japon, est celui que l'on tient pour responsable de la formation du en tant qu'école indépendante. Ses ouvrages comprennent le et le (Boire du thé pour améliorer sa santé et prolonger sa vie). Il aurait rapporté de Chine des feuilles de thé rendant cette boisson populaire à la cour.

E029

, , 叡尊, , 思円 (1201-1290).
Rénovateur de l'école pendant la période . Il étudia d'abord le bouddhisme ésotérique mais, déçu par le déclin des préceptes bouddhiques, il passa son temps à les étudier au temple. Il gagna de nombreux partisans à la cour et parmi les fonctionnaires du shogunat, et conféra les ordres à un grand nombre de personnes selon le rite Il procéda aussi à une cérémonie de prières ésotériques pour écarter l'invasion mongole. Il reçut le titre posthume de bodhisattva . Il eut pour disciple du temple . Ce qu'en dit Nichiren.

E030

, 慧灌, Huaigan, (en coréen, Hyekwan).
Fondateur de l'école au Japon. Il naquit au VIIe siècle au Koguryo, royaume de la péninsule coréenne. Il se rendit en Chine sous la dynastie des Shui et étudia les doctrines de l'école Sanlun () sous la direction de Jizang. En 625, il vint au Japon et vécut à Nara, dans le temple , où il commenta le , le et le , les trois traités sur lesquels se base l'école .
Bien que les prêtres coréens (coréen, Hyecha) et (Kwalluk) aient introduit la doctrine au Japon avant , c'est ce dernier qui, de par ses explications systématiques, contribua à la fondation de l'école de ce nom. Il fit des prières pour obtenir la pluie qui eurent leurs effets, aussi fut-il nommé administrateur des moines (). Il fonda également le temple dans la province de . Ce qu'en dit Nichiren

E031

Ekavyavaharika.
L'une des branches du Mahasanghika, soutenant que les choses et tous les phénomènes ne sont que des noms et n'ont pas de nature intrinsèque.


E032

éléments (punca skandha) voir cinq éléments


E033

éléments [grands] voir quatre grands éléments


E034

éléphant voir parabole de l'éléphant

E035

江間光時, .
Petit-fils de (second régent du gouvernement de ) et fils de et gouverneur de la province d'. Il fut le suzerain de , le père de . En 1246, soupçonné de fomenter une rébellion contre le régent , fut exilé à , sur la péninsule d', puis pardonné. Après la mort de , servit à la fois , devenu à l'époque , et son fils (ou ). Le seigneur était disciple du moine , du temple . On dit aussi que la famille avait fait construire le , l'un des temples majeurs de de l'école . Dans les , lorsque Nichiren parle du seigneur , le lecteur n'est pas toujours certain de savoir s'il s'agit du père ou du fils. Ce qu'en dit Nichiren.

E036

émanations d'un bouddha atemporel, , 分身.
Les Bouddhas sont des manifestations multiples, distinctes et provisoires d'un seul Bouddha éternel. Le terme japonais pour émanation (, 分) signifie littéralement "corps fractionné". Selon la croyance du Mahayana, un véritable bouddha qui a révélé l'éternité de sa vie peut diviser son corps à l'infini, et apparaître dans d'innombrables mondes à la fois pour sauver ceux qui les habitent. Dans le chapitre XI du Sutra du Lotus, Shakyamuni rappelle à lui, de tous les points de l'univers, ses émanations. Ce qu'en dit Nichiren.

E037

émancipation voir délivrance


E038

emblème voir


E039

voir Jambudvipa


E040

(Maîtrede l'enfer) voir Yama

E041

émouchoir.
Sorte de chasse-mouches, généralement constitué de plumes.

E042

empereurs du Japon au temps de Nichiren :
(1221-1232) ; (1232-1242) ; (1232-1242) ; (1246-1259) ; (1259-1274) ; (1274-1287) ; (1288-1298). En savoir plus.

E043

en accord avec l'esprit des autres () voir enseignements provisoires


E044

encens voir gandha


E045

.
Moine du , où Nichiren avait reçu l'ordination. Il nourrissait dans son coeur une forte opposition à Nichiren et connut une fin misérable. Ce qu'en dit Nichiren.


E046

, 円珍, dit , 智証, (814-891).
Cinquième grand-patriarche du temple , temple principal de l'école . Il naquit dans la province de et fut l'un des neveux de , fondateur du . Il entra d'abord à l'pour y étudier et pratiquer les doctrines ésotériques et exotériques sous la direction de . En 853, il se rendit en Chine des Tang, s'installa au Mont Tiantai où, sous la direction de Shanwuwei, il étudia les traités de l'école Tiantai et apprit à pratiquer les techniques de concentration (samadhi) et de méditation (dhyana). Il étudia également au temple Qinglong-si où il se consacra à l'étude des doctrines ésotériques des mandalas du Monde de la Matrice et du Monde du Diamant sous la direction de Faquan.
De retour au Japon, il s'installa au Mont où il conduisit souvent des rites ésotériques. En 868, il devint supérieur du temple . Il fit aussi construire, au temple , la salle où devaient avoir lieu les cérémonies ésotériques d'onction. Il est l'auteur du (Commentaires du Hokke Ron), du et du (Notes à propos du Sutra Vairocana). Près de cent ans après sa mort, des moines de sa lignée se séparèrent du Mont et fondèrent leur propre école, le .
Sur le plan doctrinaire, affirma que le Sutra du Lotus exposait la vérité et que celle-ci était équivalente à l'enseignement ésotérique. De plus, il assimila le Bouddha Shakyamuni à Vairocana. Ce qu'en dit Nichiren.

E047

, 円澄, dit (771-836).
Deuxième Grand-patriarche du , temple principal de l'école . Disciple de , puis de . Il modifia la doctrine du en y incorporant les enseignements du . La transmission par les textes (Sutra du Lotus) fut remplacée par le "face à face" inspiré du . Ce qu'en dit Nichiren.

E048

encre ( 墨)
Encre de Chine noire. Encre traditionnelle se présentant sous forme de bâton, utilisée en calligraphie japonaise, confectionnée à partir du noir de carbone ou de suie, et de colle animale. L'encre est obtenue en frottant le bâton d'encre sur une pierre avec de l'eau contenue dans la partie évidée de la pierre à encre. Le dessin se pratique avec un pinceau à lavis sur du papier, ou du tissu. Pour ses mandalas, Nichiren préférait l'encre de couleur charbon avec une petite quantité d'adhésif de sorte que le pinceau glisse doucement sur le papier. Ce qu'en dit Nichiren.

E049

, 遠藤左衛門.
Disciple laïc de Nichiren. Probablement un samouraï qui vivait à et auquel Nichiren adressa une lettre pour l'aide qu'il lui avait offerte durant son exil.


E050

Endurance [monde de l'] voir Saha

E051

enfants de bouddha, , 仏子.
Disciples du Bouddha. Dans les sutras, ce terme s'applique particulièrement aux bodhisattvas. A partir du Sutra du Lotus, il désigne tous les êtres, en ce qu'ils possèdent potentiellement la nature de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.

E052

enfer, , 地獄, naraka, niraya, diyu.
Dans la cosmologie indienne, il existe :
1) Huit grands enfers glacés (, 八寒地獄, hahava, atata, halala, ababa appelés ainsi d'après les cris poussés par ceux qui y souffrent ; les enfers du lotus bleu, du lotus rouge (), du lotus écarlate (), du lotus blanc qui tirent leur nom de la couleur de la chair quand le froid la fait éclater ;
2) Huit grands enfers brûlants (, 八熱地獄) : enfer des excréments, enfer des mesures, enfer du mortier, enfer du coq de flammes, enfer du nuage noir, enfer du pus et du sang.
Selon les régions de l'Inde, le nombre et les descriptions des enfers varient ainsi que les fautes qui y conduisent. Dans le volume 6 de son , Zhiyi distingue 136 sortes d'enfers : huit enfers majeurs, chacun ayant seize enfers subsidiaires. Le dernier, et le pire des huit enfers majeurs, est l'enfer des souffrances incessantes (avici).
A la différence des enfers occidentaux de la même époque, la notion de karma en fait des endroits de tourments temporaires, et non éternels. Un être tombe en enfer selon la loi de causalité : les violents subissent des violences à leur tour, les menteurs coupables de duplicité sont sciés comme des troncs d'arbre, etc. Mais lorsque les conséquences de leurs actes arrivent à leur terme, les êtres sont libérés de l'enfer et peuvent renaître dans des " mondes " différents.
Le bouddhisme du Sutra du Lotus modifie la vision de l'enfer en plaçant ce " monde "" dans le système dynamique d' (une pensée - 3000). Tout enfer est dès lors un " état de vie " qui comporte, à l'état latent, trois mille possibilités dont l'état de bouddha. C'est une façon de signifier que la pire souffrance peut être transformée et que d'elle peut naître l'état de bouddha. Voir dix mondes et Les huit enfers.

E053

enfer Avici, Avīci, Avichi, avici ; enfer aux souffrances incessantes, enfer des souffrances sans rémission, enfer des souffrances sans intermission, grande citadelle des souffrances sans fin, , , 阿鼻地獄, , 無間地獄, , 阿鼻大城, , 無間大城.
Dans la cosmologie indienne, c'est le plus terrible des huit enfers de feu. Ceux qui y tombent souffrent sans connaître le moindre répit et renaissent avec un karma qui les mène de nouveau en enfer. Y tombent ceux qui commettent les cinq fautes cardinales.
Pour Nichiren, c'est l'enfer de ceux qui détruisent l'enseignement du Sutra du Lotus, refusant d'admettre que l'état de bouddha est inhérent à toute vie, le situant en dehors de soi et accessible par des pratiques magiques. Sur le plan psychologique, c'est l'impasse à laquelle on aboutit en voulant détruire une autre personne pour un problème qui n'est dû qu'à soi. Ce qu'en dit Nichiren.


E054

enfer [monde-état d'], , 地獄界.
La première et la plus basse des trois mauvaises voies et des dix mondes-états. En tant qu'état de vie, l'enfer est une condition de souffrance mentale ou physique extrême, caractérisée par une pulsion destructrice, la rage de se détruire et de tout détruire avec soi. Voir enfer dans la cosmologie indienne et les huit enfers dans le Tiantai.

E055

, éveillé pour soi ; voir pratyekabuddha


E056

, 円覚寺, .
Temple principal de la branche du , construit par en 1282. Les tentatives d'invasion mongole de 1274 et 1281 avaient échoué mais entraînant la mort de dizaines de milliers de soldats. fit construire ce temple pour le salut des âmes des soldats morts, y compris celles des ennemis, et invita le moine chinois (1226-1286) au titre de moine fondateur.
Le temple fut prospère tout au long de la période de , en particulier du fait de la protection de et du succès du parmi la classe des samouraïs. Ce temple, où était vénérée la statue de Shakyamuni couronné, fut désigné lieu officiel de prière par le gouvernement de , et considéré comme l'un des cinq principaux temples de . Ce qu'en dit Nichiren.


E057

(doctrine parfaite) voir huit enseignements

E058

(Maître de l'enfer) voir Yama


E059

ou voir


E060

, 円仁, , 慈覚, Éveil compassionnel, , (794 - 866 ? ou 864).
Moine d'obédience . Troisième supérieur du temple . Il naquit dans la province de et étudia sous la direction de au temple A 15 ans, il devint disciple de () au Mont . Vers 814, une cérémonie lui conféra la position de (acarya). En 838, il arriva en Chine où un long périple assez aventureux lui permit d'apprendre le sanskrit et d'étudier différents aspects du bouddhisme. Il fut oint par Quan-ya au cours d'un rituel conférant un statut ésotérique. Il reçut également une copie du des mains de Zhiyuan au Mont Wutai. Il se rendit à Changan, où Yuanzheng, Yizhen et Faquan lui confièrent les doctrines ésotériques du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice . Il étudia aussi les doctrines de l'école Tiantai sous la direction de Zong-ying.
De retour au Japon en 847, il fut nommé supérieur de l', commençant à mêler aux doctrines du des enseignements du . Parmi tous les sutras, il plaça par exemple le Sutra Vairocana à la première place, et le Sutra du Lotus à la deuxième. De même, bien que ait désigné le Sutra du Lotus et les sutras et , désigna à leur place les sutras ésotériques Vairocana, et comme les trois sutras de base pour protéger le pays. Il considérait le bouddha Vairocana du Monde du Diamant comme objet de culte et révérait Shanwuwei comme son maître. On lui doit cependant le 入唐求法巡礼行記, (Pèlerinage en Chine à la recherche du Dharma). Ce qu'en dit Nichiren.

E061

, 役小角, , (né en 634 ? ).
Considéré comme le fondateur du , bien qu'il n'ait jamais créé d'Ecole. Sa vie est presque entièrement composée de légendes : il vole dans les airs, marche sur les eaux, etc. Il passa une trentaine d'années au Mont où il enchâssa dans une grotte une statue du dieu Roi-Paon (), et s'engagea dans la récitation de formules magiques afin d'acquérir des pouvoirs occultes. En 699, il fut exilé à mais fut plus tard pardonné. Le lieu de sa mort reste inconnu. Il est l'initiateur d'un grand nombre de temples dans la région actuelle du , dont le centre est . Il existe encore quelques écoles (principalement kurdes) qui suivent ces pratiques.


E062

延暦寺.
Temple principal de l'école . Voir Mont .

E063

, 円載 ( ? - 877).
Moine de l'école , disciple de . En 839, il effectua un pèlerinage sur le Mont Tiantai en Chine où il soumit une liste de trente ou cinquante questions préparées au , son temple d'origine. Ayant reçu des réponses, il renvoya au Japon deux disciples. Lui-même resta en Chine pendant près de quarante ans. Il périt en mer lors d'une tempête, alors qu'il revenait au Japon avec de nombreux textes bouddhiques et confucéens.


E064

enseignements antérieurs [au Sutra du Lotus], , 爾前教.
Enseignements provisoires exposés avant le Sutra du Lotus, lesquels correspondent aux sutras des périodes , , , . Dans le système de classification des enseignements de Zhiyi, il s'agit des quatre premières des cinq périodes.
Nichiren établit une comparaison précise entre ces enseignements et ceux du Sutra du Lotus. Voir le tableau récapitulatif de Ce qu'en dit Nichiren.

E065

enseignement bouddhique, , 仏教, buddha-shasana, śāsana, buddha-sasana.
Enseignement du Bouddha Shakyamuni. Shasana signifie " doctrine ". Nichiren parle de (sutras), (vinaya) et (shastras).


E066

enseignement caché ( voir enseignements secrets


E067

enseignement commun voir quatre enseignements selon la doctrine

E068

enseignement définitif, , 実教.
L'enseignement dans lequel Shakyamuni révèle directement son Éveil. Le terme est utilisé par opposition à enseignements provisoires, ou enseignements que le Bouddha expose temporairement comme moyen pour conduire les êtres humains à l'enseignement définitif. Du point de vue de la classification de Zhiyi des enseignements du Bouddha en cinq périodes, l'enseignement définitif () est celui du Sutra du Lotus. Voir les huit enseignements.


E069

enseignements de la Voie sacrée voir enseignements sacrés


E070

enseignements des trois périodes voir trois périodes


E071

enseignements du Bouddha voir huit enseignements

E072

enseignements du Mahayana provisoire ou préparatoire, , 權大乘教 , 權大乘.
Enseignements du Mahayana exposés comme des moyens pour guider les gens vers les enseignements du Mahayana du Sutra du Lotus, qui révéla pleinement l'Éveil de Shakyamuni. Le terme semble antérieur aux systèmes de classification de l'école du Mont Tiantai.
Toutefois, si l'on se rapporte au système des cinq périodes, il désigne la première, (Guirlande de Fleurs), la troisième, (Déploiement) et la quatrième (Perfection de la Sagesse). Ne sont donc pas comprises la période des enseignements du Theravada, (Traditions) ni celle du Lotus et du Nirvana.
A la différence du Mahayana définitif, les enseignements provisoires ne révèlent que certains aspects de la vérité exposés par le Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.

E073

enseignements (ou sutras) du Mahayana véritable ou Mahayana définitif (, 實大乘教, , 實大乘).
Terme opposé à enseignements du Mahayana provisoire. Enseignement permettant à tous les êtres de devenir bouddha. Dans les sutras du Mahayana provisoire, cette capacité est déniée à certains êtres : les personnes des deux véhicules () ou bien des femmes, des animaux ou des hommes mauvais. Dans le système de classification de l’école Tiantai, dit des cinq périodes, il désigne la cinquième et dernière période, celle de l’enseignement du Lotus et du Nirvana.

E074

enseignements ésotériques ().
Sens proche d'enseignement secret. Dans les bouddhismes ésotériques, enseignements révélés secrètement, par opposition aux enseignements exotériques ou explicites.
Pour Nichiren, ce terme renvoie au troisième enseignement selon la méthode de classement établie par Zhiyi : enseignement selon les capacités (), ou secret (). Littéralement, se décompose en caché, et mystère. Ce terme peut s'appliquer à toute sorte de dharmas (phénomènes) qui ne peuvent être perçus/vécus qu'à partir d'un certain degré d'Éveil.
Par ailleurs, on range sous le terme générique d'enseignement ésotérique tous les enseignements que le Bouddha dispense de telle manière que ses auditeurs en tirent un bienfait différent, chacun en fonction de ses capacités, sans même qu'ils en aient conscience.
Au Japon, on qualifie d'ésotériques principalement les enseignements du introduits par : ceux-ci attribuent à Vairocana des propriétés qui ne peuvent être comprises par de simples mortels mais que l'on peut activer par des formules magiques.
Il est cependant important de noter que le terme ésotérique est la plupart du temps synonyme de enseignement concret, vérifiable uniquement par la pratique, par opposition à enseignements exotériques qui peuvent être compris par le mental et exprimés verbalement.
Voir l'article sur l'ésotérisme japonais. Ce qu'en dit Nichiren.

E075

enseignement essentiel ou primordial ou originel ou fondamental (, 本門, benmen)
Littéralement, = origine ; = portail que l'on doit franchir pour recevoir un enseignement. Doctrine enseignée dans les quatorze chapitres qui constituent la seconde moitié du Sutra du Lotus (du chapitre XV, Surgis-de-Terre, au chapitre XXVIII, Exhortation du bodhisattva Fugen). Shakyamuni y parle non plus en fonction des capacités de ses disciples mais de sa propre initiative et en fonction de sa propre sagesse, révélant sa nature de Bouddha Atemporel.
Enseignement généralement mis en parallèle avec l'enseignement théorique (). Les lignées nichiréniennes suivent
- soit le courant , qui considère les quatorze premiers chapitres comme inférieurs et les quatorze derniers comme supérieurs (principalement, mais non exclusivement, les lignées de ) ;
- soit le courant (unifié), qui accorde la même importance à tous les chapitres. En savoir plus.

E076

enseignements exotériques (, 顕教).
Enseignements qui furent explicitement révélés, par opposition aux enseignements ésotériques. Le définit les enseignements de Shakyamuni comme exotériques, et ceux de Vairocana comme ésotériques. Voir l'article sur l'ésotérisme japonais.


E077

enseignement graduel () voir quatre méthodes d'enseignement


E078

enseignement indifférencié () voir quatre méthodes d'enseignement

E079

enseignement parfait, , 円教, doctrine "ronde", doctrine globale.
Suprême enseignement du bouddhisme. En Chine, des théoriciens firent de nombreuses tentatives pour organiser en système cohérent le grand nombre de sutras, introduits en Inde de façon disparate. Dans ces systèmes de classification comparative (), comme on les appelait, le sutra placé au-dessus d'un autre était l'enseignement parfait. Par exemple, Hui-guang () divisa les enseignements du bouddhisme en trois catégories (graduelle, abrupte et parfaite) et désigna le Sutra comme l'enseignement parfait. Zhiyi, lui, appela enseignement parfait le principe de (la relation mutuellement inclusive de la réalité ultime et de tous les phénomènes) et distingua deux sortes de doctrine parfaite :
1) celle qui est exposée dans les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus () ;
2) celle qu'enseigne le Sutra du Lotus lui-même ().
Toutes deux affirment qu'il est possible d'atteindre l'état de bouddha en tant que simple mortel (). Mais la première ne fait que mentionner cette possibilité, sans donner d'exemple prouvant que cela s'est déjà produit, ou encore énumère diverses exceptions et distinctions, alors que la seconde affirme que tout le monde sans exception peut atteindre l'Éveil et illustre ce fait à l'aide d'exemples. Le terme doctrine parfaite est souvent utilisé comme synonyme du Sutra du Lotus. Et dans ce dernier cas, on parle souvent de doctrine pure et parfaite. Dans ce contexte, " pure " indique qu'il s'agit d'une doctrine exempte de moyens appropriés
Voir les quatre enseignements selon la doctrine.

E080

enseignement, pratique et preuve, , 教行証.
L'enseignement du Bouddha, la pratique de son enseignement, et la preuve, c'est-à-dire le bienfait à strictement parler, l'Éveil qui est le résultat de la pratique de l'enseignement. En savoir plus.


E081

enseignements provisoires ou opportuns, , 權教.
Enseignements que Shakyamuni utilisa comme une étape, un moyen de conduire les êtres à l'enseignement définitif, , 実教. On les qualifie en japonais de (en accord avec l'esprit des autres) parce qu'ils tiennent compte des capacités de ceux à qui ils s'adressent, tandis que l'enseignement définitif est qualifié de (en accord avec son propre esprit [celui du Bouddha]) parce que le Bouddha y révèle directement son Éveil.
Les enseignements provisoires n'exposent que certains aspects de la vérité à laquelle parvint le Bouddha, tandis que l'enseignement définitif énonce la vérité dans son intégralité. Du point de vue de la classification de Zhiyi des enseignements du Bouddha en cinq périodes, les enseignements provisoires correspondent à ceux des quatre premières périodes (, , et ) ; l'enseignement définitif () est celui du Sutra du Lotus. Voir les huit enseignements.

E082

enseignements sacrés ou enseignements de la Voie sacrée, , 聖道門.
Enseignements qui affirment qu'une personne parvient à l'Éveil par son propre pouvoir (). Ces termes sont utilisés en opposition aux enseignements de la Terre pure qui affirment que le salut n'est possible que par l'intercession ou le pouvoir d'un autre (), en l'occurrence le bouddha .
La classification des enseignements bouddhiques en ces deux catégories - enseignements de la Voie sacrée et enseignements de la Terre pure - fut formulée par Daochuo dans son . Il y affirmait que les enseignements de la Voie sacrée étaient trop difficiles et profonds pour le commun des mortels et que seule la pratique du (celle des enseignements de la Terre pure) permettait aux personnes ordinaires d'obtenir le salut.


E083

enseignements sacrés voir quatre-vingt mille

E084

enseignement secret, , 密教, véhicule des secrets.
Enseignement du bouddhisme ésotérique qui s'est développé principalement au Tibet en incorporant les pratiques du chamanisme Bön et au Japon, dans le qui y incorporait des éléments du shintoïsme. Au Japon, le est divisé en deux catégories :
1) Le (東密, « ésotérisme [du temple de] l'est ») désigne le bouddhisme tantrique pratiqué dans l'école par référence au temple (東寺), l'un des centres de ce culte ;
2) Le (台密, « ésotérisme du [Ten]dai ») qui est pratiqué, comme son nom l'indique, dans l'école .
Voir la thèse d'Igarashi. Ce qu'en dit Nichiren.

E085

enseignements selon les capacités () voir quatre méthodes d'enseignement


E086

selon son propre esprit voir enseignement


E087

enseignement soudain () voir quatre méthodes d'enseignement


E088

enseignement spécifique () voir quatre enseignements selon la doctrine

E089

enseignement théorique , 迹門, jimen.
Littéralement, " porte de la trace ". Selon le contexte :
1) enseignement théorique du Sutra du Lotus, par opposition à enseignement essentiel (). C'est le sens le plus courant ;
2) enseignements provisoires () par opposition à enseignement définitif () lequel désigne, pour le Bouddha Shakyamuni, l' enseignement essentiel () ;
3) Lorsqu'il analyse le Triple Sutra du Lotus, Nichiren considère comme enseignement théorique le Sutra ainsi que les 14 premiers chapitres du Sutra du Lotus, et comme enseignement essentiel, les 14 derniers chapitres de ce même Sutra ainsi que le Sutra En savoir plus.

E090

enseignement théorique du Sutra du Lotus, Enseignement de la Trace, doctrine transitoire, doctrine éphémère, , 迹門.
Enseignement des quatorze chapitres qui constituent la première moitié du Sutra du Lotus (du
chapitre I, Jo au chapitre XIV, Pratiques paisibles). Le chapitre II (Moyens salvifiques), considéré comme le coeur de cet enseignement théorique, est mis en parallèle avec l'enseignement essentiel (). En savoir plus.


E091

enseignement tripitaka ou corbeilles ( ou ) voir quatre enseignements selon la doctrine

E092

enseignements .
Deux procédés exposés dans le Sutra du Nirvana :
1) Enseignements 随他意 exposés en fonction des capacités de ceux à qui le Bouddha s'adressait ;
2) Enseignements 随自意 exposés selon la sagesse propre au Bouddha, sans tenir compte des capacités de ses auditeurs.
Nichiren considère comme , faciles à comprendre, les sutras , Vairocana, , Nirvana ; alors que le Sutra du Lotus, dans lequel Shakyamuni parle de sa bouddhéité et de l'éternité de la vie, appartient aux enseignements donnés selon l'esprit du Bouddha. Voir les huit enseignements. Ce qu'en dit Nichiren.

E093

ensemencement (), maturation (), récolte () ou ou les trois bienfaits (, 三益).
Concept tiré du Sutra du Lotus et développé par Zhiyi qui compare le processus par lequel le Bouddha mène les hommes à l'Éveil à la pousse d'une plante. La graine est d'abord plantée dans la terre ; puis viennent sa germination, sa croissance, sa maturation et la récolte. De la même façon, Shakyamuni planta la graine de la bouddhéité dans la vie de ses disciples dans un passé infini (), les nourrissant spirituellement et les aidant à s'approcher progressivement de l'Éveil ; enfin, il les mena à la maturation en exposant le chapitre XVI du Sutra du Lotus.
Certaines écoles nichiréniennes (principalement la ) qualifient de " bouddhisme de la récolte " (, 脱益仏法) le bouddhisme de l'époque de Shakyamuni, et de " bouddhisme de l'ensemencement " () la pratique de destinée aux êtres qui n'ont tissé aucun lien avec les enseignements de Shakyamuni. En savoir plus.

E094

entité de la vie
Traduction maladroite de l'anglais entity of life.
En français, le mot " entité " désigne :
1) La chose considérée comme un être ayant son individualité : la société, l'État sont des entités ;
2) Dans le langage philosophique, l'ensemble des propriétés constitutives d'un être, ce qui fait l'essence d'un être et plus souvent la chose considérée comme une individualité, définition qui pourrait faire croire à une transcendance, une sorte d'âme cachée derrière les phénomènes.
L'anglais est resté plus proche du latin classique où " ens, entis " signifiait " être ", et que l'on traduit de plus en plus par " ainsité " : ce qui est ainsi.


E095

entraves voir cinq entraves

E096

entré dans le courant, srotaapanna, srotaāpanna, sotapanna, sotāpanna, sotapatti.
Celui qui décide de se consacrer à la recherche de la bouddhéité, le courant étant la pratique de l'enseignement du Bouddha. Dans le bouddhisme theravada, c'est le premier pas vers la réalisation de soi ; suivent ensuite les stades de sakridagamin (celui qui ne renaît qu'une fois avant le nirvana) et le sans-retour (anagamin), celui qui vit sa dernière incarnation.


E097

entrées voir douze entrées

E098

envoyé de l'Ainsi-Venu, , 如来の使, tathagata-duta ou envoyé du Bouddha, , 佛の御使.
Émissaire ou messager de l'Ainsi-Venu. Celui que le Bouddha envoie pour propager ses enseignements après sa mort. Shakyamuni en parle en ces termes dans le chapitre X du Sutra du Lotus : " Sache-le , ces gens renoncent d'eux-mêmes à la rétribution de leurs actes purs ; après mon passage en parinirvana, ils renaîtront en un âge mauvais par compassion pour les êtres et exposeront largement ce Sutra. Si quelqu'un, fils ou fille de foi sincère, après mon passage en parinirvana, prêche le Sutra du Lotus du Dharma Merveilleux, n'en serait-ce qu'un verset, en secret, à une seule personne, il faut savoir que cette personne est un messager de l'Ainsi-Venu, envoyé par l'Ainsi-Venu pour mener l'oeuvre d'Ainsi-Venu. A plus forte raison pour qui prêche largement à une vaste multitude. "
Lire le Chapitre XV
du Sutra du Lotus, Surgis-de-Terre. Ce qu'en dit Nichiren.

E099

envoyé du Sutra du Lotus.
Personne missionnée par le Bouddha pour aider à la propagation du Sutra du Lotus. Sens proche de Pratiquant du Sutra du Lotus ().


E100

(voir triple évidence harmonieuse, sandi)


E101

éon (, gong) voir kalpa

E102

épreuves voir neuf grandes épreuves du Bouddha


E103

eranda, , 伊蘭, euphorbe.
Dans la tradition indienne, grands arbres dont l'odeur nauséabonde, semblable à celle d'un corps en décomposition était, disait-on, perceptible sur une distance de 40 yojana. On disait qu'une seule feuille de santal suffisait à dissiper l'odeur putride des eranda.

E104

ère,
1) Chaque souverain japonais, à son avènement, décrétait une ère nouvelle et en changeait si les circonstances le demandaient ou si, plus simplement, il lui convenait de marquer une scission dans la continuité de son règne. Le premier nom d'ère fut inauguré, à la mode chinoise, en 645. La perception du temps est qualitative avant d'être quantitative. A l'époque de Nichiren, vu les désordres sociaux et naturels, les ères changeaient à un rythme particulièrement rapide. Une même ère fut souvent suffisamment mauvaise pour ne durer qu'un an, ou bien changeait l'empereur ou le régent. On pensait que donner un nom plus approprié au temps serait de bon augure. En savoir plus.
2) Ere historique désigne une période caractérisée par le rayonnement de la capitale du gouvernement effectif : période (710-794) ; période (794 à 1185) ; période (1185 à 1333)

E105

ère des conflits () voir Derniers jours du Dharma


E106

ère du Dharma juste voir Derniers jours du Dharma


E107

ère finale voir Derniers jours du Dharma


E108

voir selon les sutras au sens définitif et non les autres


E109

erreur [quadruple] voir quadruple erreur

E110

, 慧亮 (801-859).
Moine de l'école . Il étudia à la fois les doctrines ésotériques et exotériques. Il était l'administrateur d'un temple appelé , sur le Mont .


E111

érythrina ou arbre corail.
Son nom vient du grec eruthros, qui signifie rouge, par allusion à la couleur des fleurs.

E112

voir


E113

[école], , 恵心流.
Branche de l'école qui considère comme son fondateur.


E114

voir non dualité du sujet et de son environnement

E115

ésotérisme
"qui est intérieur" : notion qui se définit par opposition à exotérique, "qui est extérieur". Mot venant du grec "eso" et correspondant au latin "in".
En Grèce, on distinguait la partie extérieure d’un enseignement, celle qui pouvait être mise par écrit et à la portée de tous, de la partie profonde, intérieure, qui faisait l'objet d'un enseignement oral destiné uniquement aux disciples qui en étaient jugés dignes. Le monde qui leur était ainsi présenté était pur de toute illusion et lieu commun.
Lorsque Nichiren parle de Dharmas ésotériques (cachés), c'est dans la continuité de l'enseignement de Shakyamuni qui décrivait notre monde comme parfaitement illusoire, perçu à travers nos sens pervertis par l'ignorance fondamentale et les passions. L'accession à l'Éveil permet d'appréhender le monde dans sa vacuité.
Les instruments pour entrer sur la voie de l'Éveil sont dits ésotériques car, relevant de l'expérience, ils ne peuvent être compris s'ils sont séparés de la pratique (, , ancrage dans un environnement). Notons aussi qu'au Japon est considéré comme "exotérique" tout ce qui est théorique ; comme "ésotérique", les techniques mentales et spirituelles qui en sont des applications pratiques.
En Occident, la distinction entre initiés (esoteros) et non-initiés entraîne la plupart du temps la constitution d'un groupe élitiste dont proviennent avec une grande facilité les sectes les plus fantaisistes, un aspect occulte que Nichiren condamnait sans appel. Dans le cadre du bouddhisme Nichiren, le terme "ésotérique" s'applique au sens oriental du terme, et non au sens occidental dont la connotation d'exclusivité, de secret et de réservé à un groupe particulier remonte aux philosophies hermétiques. En savoir plus sur l'ésotérisme japonais.


E116

ésotériques () voir trois grands Dharmas cachés

E117

esprit voir non-dualité corps-esprit


E118

esprits,, 鬼神.
Êtres possédant des pouvoirs surnaturels. Ils se divisent en esprits malfaisants ou démons et esprits bienfaisants ou protecteurs. Il s'agit, bien entendu, de fonctions de la vie et non d'entités concrètes. Le bouddhisme du Lotus n'est pas compatible avec le spiritisme.
Voir l'article sur les .

E119

esprits affamés ou esprits faméliques, , 餓鬼, 薜茘, preta, peta, avidité.
Deuxième des dix mondes, des trois et des quatre mauvaises voies. État dans lequel on est à la merci d'un désir insatiable de nourriture, de richesse, de gloire, de pouvoir, ou de tout autre objet ou condition. Dans cet état, on est consumé physiquement et spirituellement par un besoin impossible à satisfaire. On en attribue les causes à des tendances telles que l'avidité, la mesquinerie et la jalousie.
Au début du bouddhisme, le royaume des pretas était considéré comme un lieu concret, situé à cinq cents yojanas sous la terre, où les êtres étaient affectés en rétribution d'actes graves et de dépossession d'autrui. Au même titre que les damnés de l'enfer, les pretas dépendaient de l'autorité du roi .
L' décrit trois sortes d'esprits affamés, voraces et faméliques, chacune étant subdivisée en trois. Ces sortes de démons tenaillés par la faim peuvent représenter un danger pour les vivants. Leur apparence est repoussante : ils sont "...nus, noirs, faibles, hauts et grands, dévorés par la faim, cherchant de la nourriture et faisant entendre çà et là des cris lamentables. Quelques-uns ont la bouche comme le trou d'une aiguille, d'autres ont une tête de boeuf ; semblables par la taille à des chiens plutôt qu'à des hommes, ils vont, les cheveux en désordre, poussant des cris et dévorés par la faim. "(réf.). Ils incarnent donc une condition inférieure et douloureuse où l'être n'est mu que par un désir incontrôlable ; ils sont hagards et incapables même de reconnaître ce qui pourrait étancher la terrible soif qui les torture. Le Sutra Shobonenjo dénombre trente-six sortes d'esprits faméliques.
Voir le tableau des dix mondes. Les trois poisons. Ce qu'en dit Nichiren.


E120

esprit de bodhi ou esprit de la voie suprême, .
Disposition d'esprit qui porte à rechercher l'Éveil et le Dharma bouddhique. Pratique qui vise à produire une telle disposition d'esprit. Notion proche de l'aspiration à l'Éveil (bodhicitta, ).

E121

esprits maléfiques, démon malfaisant, , 餓鬼, 悪鬼, 鬼.
Une catégorie de démons. Fonctions ou influences négatives qui privent des personnes du bonheur ou de la vitalité et bloquent le jugement correct. Il s’agit d’êtres comme par exemple les rakshasis ou les yakshas. Leur action est néfaste et consiste à tourmenter, dérober la vitalité ou gêner la pratique de l’ascèse bouddhique. Ces esprits sont représentatifs du monde des esprits affamés. Dans cette symbolique, ce sont donc des défunts qui sont tombés dans une mauvaise voie et qui exercent sur les vivants une action néfaste.
Selon le , ils sont l’une des causes de la maladie. Ils nuisent également en faisant se développer des raisonnements pernicieux et en égarant les êtres humains. Le Sutra du roi vertueux ( ) les rend responsables des désordres qui affectent le pays ou la société. D'après Zhiyi, l'une des six causes de maladie. Le chapitre XIII du Sutra du Lotus en parle comme d'un obstacle à la propagation du Dharma. Ce qu'en dit Nichiren.

E122

esprit unique
Concept essentiellement Zen. Cf. : " [...] Lorsque corps et esprit retournent au silence, l’Esprit unique se manifeste naturellement. Le corps est une manifestation ou une émanation de l’Esprit unique, et l’esprit tel que nous le connaissons est aussi une émanation de l’Esprit unique. C’est un peu comme l’eau et la vapeur. La totalité de la vapeur n’est rien d’autre que la totalité de l’eau. L’Esprit unique n’est pas inactif, il n’est pas néant, il n’est pas vide, il n’est pas rien comparé à l’esprit ordinaire qui pense, qui organise. En fait, toutes les existences découlent de l’Esprit unique et y retournent après extinction, comme si la vapeur retombait vers sa source."


E123

Essais sur le monde de la paix et du plaisir voir


E124

Essais sur le Paradis de l'Ouest voir

E125

essence du Sutra du Lotus en quatre phrases, , 四句の要法.
Enseignement transmis à et aux autres bodhisattvas Surgis-de-Terre dans le chapitre XXI du Sutra du Lotus. Il s'agit d'un commentaire des paroles de Shakyamuni : "Les pouvoirs supranaturels des bouddhas sont à ce point innombrables, infinis, inconcevables. Si je devais, à l'aide de ces pouvoirs supranaturels, exposer durant d'innombrables, d'infinis milliers de millions de myriades de quantités incalculables de kalpas les mérites de ce Sutra afin d'en assurer la passation, je serais encore incapable d'en venir à bout. Pour en dire l'essentiel : l'ensemble des enseignements possédés par l'Ainsi-Venu, l'ensemble des pouvoirs supranaturels et souverains de l'Ainsi-Venu, l'ensemble du réceptacle des secrets de l'Ainsi-Venu, l'ensemble des modes fort profonds de l' Ainsi-Venu sont tous révélés et manifestés dans ce Sutra." En d'autres termes, le Sutra du Lotus contient et révèle :
1) Toutes les doctrines des Ainsi-Venus ;
2) Tous les pouvoirs supranaturels des Ainsi-Venus ;
3) Tous les secrets des Ainsi-Venus ;
4) Tous les profonds concepts des Ainsi-Venus.
Dans son , Nichiren explique ce passage comme étant la mission confiée à de propager les cinq caractères de Myohorengekyo.


E126

estrade d'ordination voir

E127

établissement de l'attention (smriti -upasthana, satipatthana).
Selon le Satipatthana sutta, il comporte quatre parties :
1) L'attention au corps (kayanupassana) : conscience de la position du corps, des différentes parties du corps, du souffle (anapanasati), des éléments qui constituent son corps, de l’impermanence de son corps ;
2) L'attention aux sensations dans le corps (vedananupassana) : les six sens et la réaction (agréable, désagréable, neutre) ;
3) L'attention à l'esprit (citta-nupassana ; citta implique non seulement la partie rationnelle mais aussi la partie émotionnelle de nous-même) : désir, haine, confusion, angoisse, fébrilité, torpeur, etc. ;
4) L'attention aux contenus de l'esprit (dhammanupassana, celles-ci étant de cinq sortes :
- obstacles ;
- agrégats ;
- expérience des sens ;
- facteurs d'éveil (bodhyanga, bojjhaṅga) ;
- Quatre nobles vérités (souffrance, causalité, délivrance).
Voir les quatre méditations-smriti.


E128

étapes [cinquante deux] voir degrés


E129

étapes voir six étapes


E130

état de bouddha voir les dix états


E131

état originel, , 本有.
Traduction qui prête à confusion. signifie origine. Mais le Sutra du Lotus proclame un espace-temps sans commencement () ; dans ce contexte, origine équivaut à ainsité (tathata). L'état originel est donc celui dont les caractéristiques sont identiques depuis toujours. Il serait plus juste de parler d'état primordial, faute de pouvoir employer un adjectif formé sur "ainsi".
On distingue, par ailleurs, la nature de bouddha inhérente ou primordiale (), la sagesse pour concrétiser cette nature de bouddha (), et les conditions ou les pratiques pour la manifester ().


E132

étole cérémonielle voir

E133

Être pleinement éveillé (samma-sambuddha) voir Éveil parfait et complet, sans supérieur


E134

êtres, , 衆生, sattva
Littéralement, la multitude de ce qui est né. Autrement dit, tous ceux qui, par naissance, sont liés de multiples façons à la précarité et au cycle perpétuel des vies et morts.

E135

êtres aux deux jambes, (兩足).
Expression utilisée dans les sutras pour désigner l'ensemble hommes/dieux. Ils avancent en se servant des deux jambes que sont la sagesse-paraja et la compassion-karuna.

E136

êtres des deux plans et huit groupes, , 二界八番.
Êtres présents à la Grande-assemblée lors de l'exposé du Sutra du Lotus :
1) Les dieux du monde des désirs ;
2) Les dieux du monde de la forme ;
3) Les rois-dragons et leur suite ;
4) Les rois kimnara et leur suite ;
5) Les rois gandharvas et leur suite ;
6) Les rois asura et leur suite ;
7) Les rois garuda et leur suite ;
8) Le roi du monde des humains, Ajatashatru, et sa suite. Voir les huit groupes.

E137

être et non-être, , 有無.
A la fois "être" et "non-être" incarnent la double nature de tous les dharmas : parce que les dharmas naissent de la production conditionnée, ils existent et témoignent donc de 1'être ; mais puisque c'est la production conditionnée qui les fait apparaître, ils n'ont pas de nature propre, et c'est ainsi le "non-être" qui transparaît. Chacun des dharmas est en fait déterminé à travers une double polarité : 1'être et le non-être. Le caractère inconcevable de notre pensée est le lieu où cet antagonisme se résout et cela même est désigné par le terme , qui qualifie 1'enseignement du Lotus.

E138

êtres sensitifs, êtres émotionnels, êtres sensibles, , 有情.
Existences dotées d'affectivité (animaux, hommes). Terme opposé à , 非, non-sensitifs, ce qui est dénué de sentiments et de conscience, par exemple, les minéraux. Le bouddhisme n'établit pas de séparation nette entre les deux catégories, donnant pour exemple les formes primitives de vie à la limite du règne minéral et végétal ou de plantes qui se comportent comme des animaux. L'absence de coupure entre sensitifs et non-sensitifs amène à la conception d'un état de bouddha latent dans les plantes. Nichiren développe ce concept dans son - Somoku jobutsu kuketsu. Ce qu'en dit Nichiren


E139

evam mayashrutam voir ainsi ai-je entendu

E140

Éveil, 覺, 菩提, bodhi.
Expérience et révélation fondatrices du bouddhisme. Le terme par lui-même désigne la prise de conscience et la connaissance intime de ce qui était inconnu. Il y a donc différentes sortes d’éveils, y compris une expérience ultime à laquelle renvoie l’expression Éveil correct, complet et sans supérieur qu’a réalisé le Bouddha qui est l’Éveillé par excellence. Dans les textes français, on parle souvent d'illumination, terme qui conviendrait mieux au des écoles car l'illumination suggère un passage soudain de l'ignorance à la lumière, ce qui n'est pas le cas de l'Éveil. Voir atteinte de la bouddhéité dont ce terme est synonyme.
A distinguer :
1) Éveil relatif (celui des pratyekabuddhas, ces "éveillés pour soi")
2) Éveil en tant qu'étape du progrès spirituel des bodhisattvas en 52 étapes : Éveil d’indifférenciation, , 等覺 (51e degré) ; Éveil merveilleux, , 妙覺 ou , 円覚 (52e degré). Voir les étapes de la pratique
3) Éveil Atemporel ou primordial souvent appelé Éveil originel (sans commencement, , 本覚 ou 本覺). Terme opposé à Éveil différé (, 始覺) :
au sens strict, l'Éveil primordial est celui dont les êtres vivants sont pourvus depuis toujours. D'après Ashvaghosha, au temps sans commencement, l'Éveil originel et l'Éveil différé ne forment qu'un. Mais dans le monde Saha soumis au temps, la nature atemporelle de notre vie nous est devenue imperceptible, et ainsi est née la distinction entre Éveil primordial et différé. Aveuglé par les passions, l'homme ordinaire () ne conçoit pas cet Éveil et ne se rend donc pas compte que lui-même et les phénomènes qui l'entourent sont le bouddha. On distingue par ailleurs la nature de bouddha inhérente ou primordiale (), la sagesse pour concrétiser cette nature de bouddha () et les conditions ou les circonstances ().
La doctrine de était au centre des divergences entre les écoles bouddhiques de . Pour les tenants de la non-dualité entre originel et différé, l'Éveil n'était pas dû à l'intervention d'un sauveur extérieur à l'homme (, Vairocana), conception qui correspond au point de vue de Nichiren.
Ce qu'en dit Nichiren
.

E141

Éveil parfait et complet, sans supérieur ou Grand Éveil ou Éveil correct, Éveil suprême, Éveil complet manifeste, ,, anuttara samyaksambodhi, anuttarā samyak-saṃbodhi, (anuttara = "sans supérieur", qualificatif employé à propos du Bouddha.)
Ce terme n'est pas simplement laudatif, il indique que le bouddha se situe sur un plan où toute analyse graduelle n'a plus cours : il n'y a ni supérieur ni inférieur, les choses sont tatha (ainsi), au delà des dichotomies bien/mal, vie/mort, etc. ; samyaksambodhi : "pleinement et complètement (samyak-sam) éveillé (bodhi)" désigne le Bouddha par excellence, celui qui a parcouru la voie du bodhisattva et pratiqué les paramitas, sans l'aide ni l'enseignement de quiconque, avant d'atteindre l'Éveil "plein et parfait" et de redécouvrir par lui-même le Dharma.
Alors que l'Éveil des auditeurs-shravakas et des pratyekabuddhas (les deux véhicules) consiste à éliminer la souffrance, l'Éveil anuttara consiste dans l'intuition universelle ; il est de l'ordre de la connaissance qui va au-delà du contingent. Pour décrire l'Éveil anuttara, différentes écoles mirent l'accent sur l'un ou l'autre de ses aspects : connaissance de l'ainsité, de l'ultime réalité, de la non-substantialité (vacuité). D'après le Sutra du Lotus, les significations de l'Éveil parfait et complet, sans supérieur sont innombrables et seul le bouddha peut les connaître toutes. Cet Éveil correspond à la cinquante deuxième et dernière étape de la pratique de bodhisattva (). Ce qu'en dit Nichiren.

E142

Éveil dès ce corps voir atteinte de la bouddhéité sans changer d'apparence


E143

Éveil des êtres non-sensitifs voir atteinte de la bouddhéité par les plantes


E144

Éveil des représentations peintes ou en bois voir atteinte de la bouddhéité par les plantes


E145

éveillé
Personne ayant atteint l'Éveil au sens 1 ou 2.


E146

éveillé pour soi voir pratyekabuddha


E147

évidence voir triple évidence


E148

examen-vipassana (introspection) voir méditation Tiantai-Tendai

E149

Exhortation à la sauvegarde, , 勸持品, Quanchi pin.
Au début du chapitre XIII du Sutra du Lotus, le bodhisattva Yakuo et sa suite de vingt mille bodhisattvas font, devant Shakyamuni, le voeu de propager le Sutra du Lotus dans ce monde après sa mort. A leur différence, cinq cents arhats qui (dans le chapitre précédent) reçurent la prophétie d'obtenir l'Éveil à l'avenir, et huit mille auditeurs-shravakas (dont certains étudient, alors que d'autres n'ont plus rien à apprendre) font le voeu de le propager dans d'autres mondes. Avant de renoncer au monde, Shakyamuni prédit ensuite l'Éveil de Mahaprajapati, sa tante maternelle, et de Yashodhara, son épouse. Accompagnées de leurs suites de six mille nonnes, toutes deux font également le voeu de propager le Sutra après la mort du Bouddha.
Puis quatre-vingt myriades de millions de nayutas de bodhisattvas s'engagent également à ne pas laisser le Dharma dépérir dans les âges mauvais qu'ils dépeignent sous des couleurs sinistres. Les ignorants seront vindicatifs et les moines auront une sagesse pervertie : ils se vanteront de leurs médiocres réalisations spirituelles et seront avides de biens ; ils se plairont à critiquer les croyants et le Sutra du Lotus et intrigueront auprès des puissants. Néanmoins, les bodhisattvas font le serment de conserver une résolution inébranlable. Leur voeu est prononcé en vers et l'on s'y réfère souvent comme aux "vingt lignes versifiées du chapitre Kanji". Les persécutions énumérées furent plus tard rangées sous la dénomination "les Trois Grands Ennemis" par le Grand-maître Zhanlan.
Lire ce chapitre. Ce qu'en dit Nichiren. Citations dans les goshos.

E150

Exhortation du bodhisattva Fugen, (Sage-Universel), , 普賢菩`勧発品, Puxian pusa quanfa pin.
Au chapitre XXVIII du Sutra du Lotus, le bodhisattva (Samantabhadra) et sa suite arrivent de l'orient pour se joindre à l'Assemblée, rejoignant notre monde Saha car il sait que le Lotus y est enseigné et qu'il veut l'entendre. Le Bouddha lui déclare que quatre conditions sont nécessaires pour être protégé par l'attention des bouddhas :
- avoir cultivé une multitude de vertus ;
- entrer dans le groupe correctement déterminé ;
- concevoir l'intention de sauver tous les êtres.
fait le voeu de protéger ceux qui garderont ce sutra dans l'âge mauvais et ce, en leur apparaissant sur un éléphant blanc à six défenses. Il leur apprendra le Lotus et le récitera avec eux. Il fournit même une formule détentrice (dharani) et déclare que, s'il se trouve dans le Jambudvipa des croyants pour recevoir et garder ce sutra, c'est dû à sa force. Il ne laissera pas ce sutra s'éteindre. Le Bouddha approuve son projet et protégera ceux qui connaîtront le nom de ce bodhisattva. Celui qui dans les cinq cents années suivantes (, houwubosui) aura foi et connaissance dans le Lotus deviendra un bouddha ; ceux qui railleront la pratique à laquelle se livre une telle personne seront privés d'yeux ; ceux qui les critiqueront, même avec raison, contracteront des maladies graves.
Après cet exposé, l'Assemblée du Lotus, qui s'était majestueusement rassemblée dans le chapitre , se disperse heureuse, dispersion décrite en quatre mots seulement (, zuo li er qu : ils saluèrent et partirent), expression laissant une impression d'inachèvement, de rapidité pouvant donner le sentiment que cette Assemblée assez intemporelle ne s'est pas vraiment dispersée. Lire ce chapitre. Ce qu'en dit Nichiren. Citations dans les goshos.

E151

existence voir vie


E152

Expédients salvifiques [chapitre des] voir Moyens appropriés


E153

expédients salvifiques voir moyens appropriés

E154

extinction ().
Annihilation du moi par suppression de tout désir. État supérieur dans la recherche de bouddhéité dans le Theravada.


E155

extinction à l'origine, .
Processus d'annihilation des douze liens causaux par production de l'Éveil qui détruit le premier d'entre eux l'obscurité fondamentale (ignorance originelle, , avidya), et empêche donc leur production successive.

E156

[tribus].
Habitants autochtones du nord du Japon. Certains textes des périodes de (710-794) et (794-1185) les présentent comme des tribus barbares ayant autrefois occupé la totalité de l'archipel japonais que la force militaire avait repoussés au nord-est du pays. Les avis sont très partagés sur la question de savoir si les anciens étaient des ancêtres des habitants du , connus sous le nom de , et qui étaient des Japonais non "pacifiés", ou de quelque autre peuple inconnu.