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Petit sutra de la Vie Infinie Sutra de l'école Jodo D'après la traduction de Jean Eracle |
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A ce moment là, le Bhagavat Shakyamuni, demeurait à côté de la ville de Shravasti, dans le jardin monastique que le généreux Anathapindada avait donné au Sangha dans le bosquet du prince Jeta. Il restait là avec une grande assemblée de mille deux cent cinquante bhiksus. Ces bhiksus étaient réputés pour leurs pouvoirs extraordinaires. Ils étaient de vrais anciens, de grands disciples. Ils avaient tous atteint le plus haut degré de sainteté, celui d’arhat. Parmi ces arhats entourant le Bhagavat il y avait l’ancien Shariputra et son ami proche le Grand Maudgalyayana. Le Grand Kashyapa était aussi parmi eux, ainsi que le Grand Kapphina, le Grand Katyayana, et le Grand Kaushthila. Il y avait aussi parmi ces bhiksus Revata et Shuddhipanthaka, et le demi-frère du Bouddha Nanda, et son cousin et plus proche disciple Ananda, ainsi que Rahula, le fils du Bouddha. Etaient aussi présents Gavampati et Bharadvaja, Kalodayin, Vakkula et Aniruddha. Ceux-ci et beaucoup d’autres grands disciples, accompagnaient le Bouddha à cette époque. Alors le Bouddha dit au Vénérable Shariputra : « A l’Ouest, à une distance incommensurable, il y a un monde appelé « Suprême Bonheur ». Là-bas vit un bouddha appelé Amida. Il y demeure actuellement et y prêche le Dharma. Là-bas, il n’y a pas de souffrance, mais au contraire, il y a toutes sortes de joies. C’est pourquoi on appelle ce monde « Suprême Bonheur ». Dans ce monde, il y a sept rangées de balustrades, sept filets ornés de pierres précieuses, sept avenues plantées d’arbres. Tous sont ornés de joyaux. C’est pourquoi on appelle ce monde « Suprême Bonheur ». Dans ce monde, il y a un étang rempli d’une eau pure. Dans cet étang, il y a des fleurs de lotus grandes comme les roues d’un char. Les fleurs bleues éclairent en bleu ; les jaunes éclairent en jaune ; les rouges éclairent en rouge et les blanches éclairent en blanc. Leur parfum est merveilleusement subtil. Au-dessus de l’étang, il y a un palais de pierres précieuses. C’est avec de tels ornements qu’est parée cette Terre de Bouddha. De plus, dans cette Terre de Bouddha, on joue constamment de la musique céleste. Le sol est en or pur. Six fois par jour et six fois par nuit, il pleut des fleurs célestes. Chaque matin, les êtres vivants prennent des fleurs merveilleuses et vont les offrir aux bouddhas dans toutes les directions. C’est avec de tels ornements qu’est parée cette Terre de Bouddha. *** De plus, dans ce monde, il y a aussi des oiseaux de couleurs variées. Six fois par jours et six fois par nuit, ces oiseaux émettent des cris délicats et harmonieux. Ceux qui les entendent pensent alors au Bouddha, à la Doctrine et à la Communauté. Ces oiseaux ne sont pas nés là-bas à cause de leurs actions passées. Ces oiseaux sont des manifestations miraculeuses créées par le Bouddha dans le but d’instruire les êtres. De même, il souffle un vent subtil qui fait vibrer les pierres précieuses qui ornent les filets et les arbres. En entendant ce bruit, les êtres pensent au Bouddha, au Dharma, au Sangha. C’est avec de tels ornements qu’est parée cette Terre de Bouddha. Shariputra, la lumière de ce Bouddha se répand sans obstacles dans toutes les directions. C’est pourquoi ce Bouddha est appelé « Lumière Infinie » (Amithabha). De plus, la vie de ce Bouddha et des êtres qui sont né là-bas est impossible à mesurer. C’est pourquoi ce Bouddha est appelé « Vie Infinie » (Amitayus). Ce Bouddha est entouré d’un nombre incalculable de saints disciples et de grands bodhisattvas. Tous ceux qui sont nés dans le Monde du Suprême Bonheur sont dans l’état ou l’on ne revient plue en arrière. La plupart ne renaîtrons plus qu’une seule fois. Tous les êtres qui entendent ces choses doivent émettre le vœu de naître dans ce monde là. Et pourquoi ? Parce que, là-bas, ils ne feront qu’un avec tous ces êtres supérieurs et excellents. Shariputra, ce n’est pas au moyen de pratiques ordinaires qu’on peut Naître là-bas. Shariputra, s’il y a des êtres qui entendent parler de ce Bouddha et gardent son Nom de un à sept jours avec un cœur plein de foi, au moment de leur mort, le Bouddha Amida leur apparaît avec une foule d’assistants. Quand ils meurent, leur cœur n’est pas troublé. Ils vont naître aussitôt dans le Monde du Suprême Bonheur du Bouddha Amida. Shariputra, c’est parce que j’ai vu l’Effet et la Cause que j’ai donné cet enseignement. Tous les êtres qui l’entendent doivent émettre le vœu d’aller naître là-bas. Et de même que je loue maintenant les vertus du Bouddha Amida, de même, dans toutes les directions, il y a des Bouddhas aussi nombreux que les sables du Gange qui enseignent la Vérité en disant : « Vous aussi, toute la multitude des vivants, ayez foi en ce soutra, car tous les Bouddhas le protègent et le proclament ! » Et s’il y a des êtres qui entendent ce Sutra, le reçoivent avec foi et le gardent, ainsi que le Nom du Bouddha Amida, ils sont tous protégés par tous les bouddhas. Ils atteindront l’état où l’on ne revient plus en arrière. Et si des êtres ont émis autrefois le vœu de naître dans le Monde du Suprême Bonheur, ou l’émettent maintenant, ou encore l’émettent dans l’avenir, ces êtres sont nés, naissent ou naîtront dans ce monde-là. Ils ne se détourneront plus jamais de la Suprême Illumination. Tous les êtres qui entendent ce Soutra doivent y croire et émettre le vœu d’aller naître dans ce monde du Suprême Bonheur. En ce monde-ci rempli de corruptions, j’ai accompli une œuvre difficile : j’ai atteint la Suprême Illumination. Et maintenant, je donne au monde entier un enseignement qui est difficile à croire. Oui ! Croire en ces choses est vraiment difficile ! » Quand le Bouddha eu fini d’exposer ce Sutra, tous ceux qui l’avaient entendu furent remplis de joie. Ils reçurent ce Sutra avec foi et exprimèrent leur accord avec l’enseignement du Bouddha.
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