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A ce moment-là, le Bhagavat séjournait à Campa, au bord du lac Gaggara, avec un grand sangha de bhiksus. Pessa, un fils de cornac, et l'ascète Kandaraka allèrent voir le Bhagavat . Pessa le fils de cornac rendit hommage au Bhagavat et s'assit d'un côté, et Kandaraka l'ascète échangea des salutations amicales avec le Bhagavat et se tint debout sur un côté. Alors qu'il était là debout, il observa le sangha des bhiksus assis en silence complet, et il dit au Bhagavat : – C'est magnifique, ami* Gautama, la manière dont laquelle le sangha des bhiksus a été mené à pratiquer de la manière correcte par ami Gautama. Ceux qui étaient des ahrats, des sammasambuddhas* dans le passé faisaient-ils pratiquer leur sangha de bhiksus de la même manière? Et ceux qui dans le futur seront des ahrats, des sammasambuddhas, entraîneront-ils leur sangha de bhiksus de la même manière?
– Oui, Kandaraka, les ahrats, les sammasambuddhas du passé faisaient pratiquer leur sangha de bhiksus de la même manière. Les ahrats, les sammasambuddhas du futur feront pratiquer leur sangha de bhiksus de la même manière. Kandaraka, dans ce sangha de bhiksus, il y a ceux qui sont parfaits, ayant détruit leurs désirs, ayant vécu la vie sainte, ayant déposé le fardeau, ayant détruits les entraves de l'existence, et qui sont complètement libérés par la connaissance finale. Dans ce sangha de bhiksus, il y a des bhiksus ayant entrepris l'entraînement supérieur, à la vertu constante, vivant une vie de vertu constante, sagaces, vivant une vie de constante sagacité.
Lorsque cela fut dit, Pessa, le fils de cornac, dit: – Il en est ainsi, Pessa, il en va ainsi. On trouve dans le monde quatre types d'individus. Quels sont ces quatre? Il y a le cas où une certaine personne se tourmente elle-même, et se voue à la pratique de se torturer elle-même. Il y a le cas où une certaine personne tourmente les autres, et se voue à la pratique de torturer les autres. Il y a le cas où une certaine personne se tourmente elle-même, et se voue à la pratique de se torturer elle-même, et en même temps tourmente les autres, et se voue à la pratique de torturer les autres. Il y a le cas où une personne ne se tourmente pas elle-même et ne se voue pas à la pratique de se torturer elle-même, et en même temps ne tourmente pas les autres et ne se voue pas à la pratique de torturer les autres. Ne se tourmentant pas elle-même et ne tourmentant pas les autres, elle séjourne dans l'ici et maintenant libérée de la faim, détachée et rafraîchie, ressentant du bonheur, ayant un esprit semblable à Brahma. Passa, de ces quatre personnes, laquelle est celle qui satisfait ton esprit? – Bhante, la personne qui se tourmente elle-même, et se voue à la pratique de se torturer elle-même ne satisfait pas mon esprit. La personne qui tourmente les autres, et se voue à la pratique de torturer les autres ne satisfait pas mon esprit. La personne qui se tourmente elle-même, et se voue à la pratique de se torturer elle-même, et en même temps tourmente les autres, et se voue à la pratique de torturer les autres ne satisfait pas mon esprit. Mais la personne qui ne se tourmente pas elle-même et ne se voue pas à la pratique de se torturer elle-même, et en même temps ne tourmente pas les autres et ne se voue pas à la pratique de torturer les autres est celle qui satisfait mon esprit. – Mais, Pessa, pourquoi les trois premières personnes ne satisfont-elles pas ton esprit? – Bhante, la personne qui se tourmente elle-même, et se voue à la pratique de se torturer elle-même se tourmente et se torture bien qu'elle désire le plaisir et qu'elle éprouve de l'aversion envers la douleur. Voici pourquoi cette personne ne satisfait pas mon esprit. La personne qui tourmente les autres, et se voue à la pratique de torturer les autres, tourmente et torture les autres, qui désirent le plaisir et éprouvent de l'aversion envers la douleur. Voici pourquoi cette personne ne satisfait pas mon esprit. Et la personne qui se tourmente elle-même, et se voue à la pratique de se torturer elle-même, et en même temps tourmente les autres, et se voue à la pratique de torturer les autres, se tourmente et se torture elle-même et aussi les autres, qui tous désirent le plaisir et éprouvent de l'aversion envers la douleur. Voici pourquoi cette personne ne satisfait pas mon esprit. Mais la personne qui ne se tourmente pas elle-même et ne se voue pas à la pratique de se torturer elle-même, et en même temps ne tourmente pas les autres et ne se voue pas à la pratique de torturer les autres, et qui, ne se tourmentant pas elle-même et ne tourmentant pas les autres, séjourne dans l'ici et maintenant libérée de la faim, détachée et rafraîchie, ressentant du bonheur, ayant un esprit semblable à Brahma, celle-là ne se tourmente pas et ne se torture pas elle-même ni les autres, qui tous désirent le plaisir et éprouvent de l'aversion envers la douleur. Voici pourquoi cette personne satisfait mon esprit. Et maintenant, Bhante, nous devons y aller, car nous sommes occupés et nous avons beaucoup à faire. – Il est temps, Pessa, d'agir selon ce qui te semble approprié. Alors Pessa le fils de cornac, ayant apprécié et s'étant réjoui des paroles du Bhagavat , se leva de son siège, rendit hommage au Bhagavat , et en le conservant sur sa date, il partit. Peu après son départ, le Bhagavat s'adressa aux bhiksus ainsi:
– Bhiksus, Pessa le fils de cornac est sage, il est doué d'une grande sagesse. S'il était resté un peu plus longtemps, jusqu'à ce que j'aie expliqué pour lui en détail ces quatre types de personnes, il en aurait grandement bénéficié. Il en a cependant déjà bien bénéficié. – Bhiksus, quel est l'individu qui se tourmente lui-même et qui se voue à la pratique de se torturer lui-même? Il s'agit d'un ascète qui est sans vêtements. Il rejette les conventions, se lèche les mains, ne vient pas lorsqu'on l'appelle, il ne reste pas lorsqu'on le lui demande. Il n'accepte pas la nourriture qu'on lui apporte, ou la nourriture qui lui est dédiée, ou une invitation à un repas. Il n'accepte rien qui vienne d'un plat ou d'un bol. Il n'accepte rien qui lui parvienne à travers le seuil d'une maison, rien qui soit passé par le bâton ou par le pilon. Il n'accepte rien de la part de deux personnes mangeant ensemble, d'une femme enceinte, d'une femme qui allaite, d'une femme qui vit avec un homme, d'un endat où il est annoncé que de la nourriture sera distribuée, d'un endat où un chien attend ou des mouches bourdonnent. Il ne prend pas de poisson ni de viande. Il ne boit pas de spiritueux, ni de vin, ni de boissons fermentées. Il se contente d'une maison et d'un petit morceau par jour, ou bien deux maisons et deux petits morceaux... ou bien sept maisons et sept petits morceaux. Il vit de [de la contenance] d'un saucier par jour, deux sauciers par jour... sept sauciers par jour. Ils prend de la nourriture une fois par jour, une fois tous les deux jours... une fois tous les sept jours, et ainsi de suite jusqu'à une demi lune. Il se voue à la pratique de ne manger qu'à des intervalles définis. Il adopte un régime de légumes verts ou de millet ou de riz sauvage, ou de pelures, ou de mousse, ou de son de riz, ou d'eau de riz, ou de farine de sésame, ou d'herbe ou de bouse de vache. Il vit de racines et de fruits forestiers. Il mange des fruits tombés [des arbres]. Il s'habille de chanvre, de chanvre tressé, de linceuls, de chiffons abandonnés, d'écorce d'arbre, de cuir d'antilope, de lambeaux de cuir d'antilope, de laine de cheveux, de laine animale, d'ailes de hibou. C'est quelqu'un qui s'arrache les cheveux et la barbe, voué à la pratique de s'arracher les cheveux et la barbe. C'est quelqu'un qui se tient continuellement debout, rejetant les sièges. C'est quelqu'un qui se tient continuellement accroupi, voué à la pratique de se tenir continuellement accroupi. C'est quelqu'un qui utilise un matelas de pics, qui fait son lit d'un matelas de pics. Il s'adonne à la pratique de se baigner trois fois par jour, dont une fois la nuit. Ainsi, de ces nombreuses manières, il se voue à la pratique de tourmenter et de persécuter le corps. Voici ce qu'on appelle un individu qui se tourmente lui-même et qui se voue à la pratique de se torturer lui-même. Et quel est l'individu qui tourmente les autres et qui se voue à la pratique de torturer les autres? Il y a le cas où un certain individu est un abatteur de moutons, un abatteur de cochons, un abatteur de volailles, un piégeur, un chasseur, un pêcheur, un voleur, un bourreau, un gardien de prison, ou quiconque poursuit une quelconque occupation sanglante. Voici ce qu'on appelle un individu qui tourmente les autres et qui se voue à la pratique de torturer les autres. Et quel est celui qui se tourmente lui-même et qui se voue à la pratique de se torturer lui-même et qui en même temps tourmente les autres et se voue à la pratique de torturer les autres? Il y a le cas où un individu est un a noble-guerrier à la tête ointe, ou un brahmane très riche. Ayant fait construire un nouveau temple sacrificiel à l'est de la ville, s'étant rasé les cheveux et la barbe, s'étant habillé de cuir brut, ayant enduit son corps de ghee et d'huile, et se meurtrissant le dos avec une corne de cerf, il entre dans le nouveau temple avec sa reine principale et son haut prêtre brahmane. Là, il fait son lit sur des herbes éparpillées à même le sol. Le a vit du lait de la première mamelle d'une vache, avec un veau de même couleur; la reine vit du lait de la seconde mamelle, le haut prêtre brahmane vit du lait de la troisième mamelle. Le lait de la quatrième mamelle, ils le versent dans le feu. Le veau vit de ce qui reste. Il dit: 'Qu'on égorge tant et tant de taureaux pour le sacrifice. Qu'on égorge tant et tant de boeufs... de vachettes... de chèvres... de moutons... Qu'on égorge tant et tant de chevaux pour le sacrifice. Qu'on abatte tant et tant d'arbres pour en faires les poteaux de sacrifice. Qu'on fauche tant et tant d'herbe pour l'herbe du sacrifice'. Et ses esclaves, ses servants et employés font les préparations, en pleurant avec le visage en larmes, contraints par des menaces de punition et par la peur. Voici ce qu'on appelle un individu qui se tourmente lui-même et qui se voue à la pratique de se torturer lui-même et qui en même temps tourmente les autres et se voue à la pratique de torturer les autres. Et quel est l'individu qui ne se tourmente pas lui-même ni ne se voue à la pratique de se torturer lui-même, et en même temps ne tourmente pas les autres ni ne se voue à la pratique de torturer les autres, et qui, ne se tourmentant pas lui même et ne tourmentant pas les autres, séjourne dans l'ici et maintenant libéré de la faim, détaché et rafraîchi, ressentant du bonheur, ayant un esprit semblable à Brahma? Il y a le cas où un Tathagata apparaît dans le monde, un ahrat, un sammasambuddha, parfaitement accompli en connaissance et en conduite, sublime connaisseur des mondes, entraîneur sans égal de ceux qui sont prêt à être dressés, instructeur des devas et des humains, un Bouddha, un Bhagavat . L'ayant lui-même réalisé par connaissance directe, il fait connaître ce monde avec ses devas, ses Maras, ses Brahmas, cette génération avec ses samanas* et brahmanes, ses dirigeants et ses peuples. Il enseigne le Dharma qui est bénéfique au début, bénéfique au milieu et bénéfique à la fin, avec l'expression et la signification correctes, et il révèle une vie sainte qui est entièrement parfaite et pure. Un maître de maison* ou son fils, entendant le Dharma, développe une conviction envers le Tathagata et pense: 'La vie de foyer est confinée et poussiéreuse. La vie sans foyer c'est le grand air. Il n'est pas facile, en vivant au foyer, de pratiquer la vie sainte qui est entièrement parfaite et pure, comme une coque polie. Et si, en me rasant les cheveux et la barbe et en vêtissant les robes ocres, je quittais la vie de foyer pour entrer dans la vie sans foyer? Alors, au bout de quelques temps, il abandonne la masse de ses richesses, grande ou petite; il abandonne le cercle de ses amis, grand ou petit; il se rase les cheveux et la barbe et, revêtant les robes ocres, il quitte la vie de foyer pour la vie sans foyer.
(Vertu) Il se satisfait d'un ensemble de robes pour son corps et d'aumônes de nourriture pour sa faim. Tout comme un oiseau, où qu'il aille, vole avec ses ailes comme seul fardeau, de la même manière, il se satisfait d'un ensemble de robes pour son corps et d'aumônes de nourriture pour sa faim. Où qu'il aille, il n'emmène avec lui que ce qui lui est absolument nécessaire. Doué de ce noble agrégat de vertu, il ressent en lui le plaisir qu'on éprouve à être sans reproche.
Abandonnant le désir envers le monde, il demeure avec un esprit libéré de la convoitise*, et il purifie son esprit du désir. Abandonnant la malveillance et la colère, il demeure avec un esprit libéré de la malveillance, compatissant pour le bien-être de tous les êtres vivants, et il purifie son esprit de la malveillance et de la colère. Abandonnant la paresse et la somnolence, il demeure avec un esprit libéré de la paresse et de la somnolence, attentif, sampajano,* percevant la lumière, et il purifie son esprit de la paresse et de la somnolence. Abandonnant l'agitation et l'anxiété, il demeure imperturbé, son esprit étant intérieurement calmé, et il purifie son esprit de l'agitation et l'anxiété. Abandonnant le doute, il demeure en étant allé au-delà du doute, sans perplexité en ce qui concerne les états mentaux sains, et il purifie son esprit du doute.
Lorsque l'esprit est ainsi concentré, purifié, clair, sans tache, débarrassé des souillures, souple, malléable, ferme, et établi dans l'imperturbabilité, il l'oriente vers la connaissance du trépas et de la réapparition des êtres. Il voit, au moyen de l'oeil divin, purifié et surpassant l'humain, les êtres décédant et renaissant, et il distingue de quelle manière ils sont inférieurs et supérieurs, beaux et laids, fortunés et infortunés en rapport à leur kamma: 'Ces êtres - qui étaient dotés d'une mauvaise conduite, corporellement, en paroles et en esprit, qui avaient avili les êtres nobles, qui soutenaient des vues erronées et entreprenaient des actions sous l'influence de vues erronées - au moment de la séparation du corps, après la mort, ont réapparu dans le plan d'existence de la privation, la mauvaise destination, les domaines inférieurs, en enfer. Mais ces êtres - qui étaient dotés d'une bonne conduite, corporellement, en paroles et en esprit, qui n'avaient pas avili les êtres nobles, qui soutenaient des vues correctes et entreprenaient des actions sous l'influence de des vues correctes - au moment de la séparation du corps, de la mort, ont réapparu dans les bonnes destinations, dans les mondes célestes.' Ainsi - au moyen de l'oeil divin, purifié et surpassant l'humain - il voit des êtres décédant et renaissant, et il distingue de quelle manière ils sont inférieurs et supérieurs, beaux et laids, fortunés et infortunés en rapport à leur kamma. Lorsque l'esprit est ainsi concentré, purifié, clair, sans tache, débarrassé des souillures, souple, malléable, ferme, et établi dans l'imperturbabilité, il l'oriente vers la connaissance de la destruction des impuretés mentales. la connaissance de la destruction des impuretés mentales. Il comprend, tel que c'est réellement: 'Ceci est la souffrance... Ceci est l'origine de la souffrance... Ceci est la cessation de la souffrance... Ceci est le chemin qui mène à la cessation de la souffrance... Voici les impuretés mentales... Ceci est l'origine des impuretés mentales... Ceci est la cessation des impuretés mentales... Ceci est le chemin qui mène à la cessation des impuretés mentales.' Son esprit, sachant cela, voyant cela, est libéré de l'impureté de la sensualité, libéré de l'impureté du devenir, libéré de l'impureté de l'ignorance. Avec la libération, il y a la connaissance: 'libéré'. Il comprend: 'La naissance est terminée, la vie sainte vécue à son terme, la tâche accomplie. Il n'y a rien de plus à réaliser dans ce monde.' Bhiksus, voici ce qu'on appelle un individu qui ne se tourmente pas lui-même ni ne se voue à la pratique de se torturer lui-même, et en même temps ne tourmente pas les autres ni ne se voue à la pratique de torturer les autres, et qui, ne se tourmentant pas lui même et ne tourmentant pas les autres, séjourne dans l'ici et maintenant libéré de la faim, détaché et rafraîchi, ressentant du bonheur, ayant un esprit semblable à Brahma. Voici ce que dit le Bhagavat . Les bhiksus étaient satisfaits et ils se réjouirent de la parole du Bhagavat .
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