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http://www.daoloire.com/buddha-anussati/sabbasava.html> D'après la traduction du pali vers l'anglais par Thanissaro Bhikkhu Toutes les fermentations |
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| Ainsi l'ai-je entendu. A ce moment-là le Bhagavat demeurait à Shravasti*, dans le Bosquet de Jeta, le monastère d'Anathapindika*. Là il s'adressa aux bhiksus: "Bhiksus!" "Oui, seigneur," répondirent les bhiksus. Le Bhagavat dit, "Bhiksus, la fin des fermentations est pour qui sait et voit, je vous le dis, pas pour qui ne sait pas et ne voit pas. Pour celui qui sait quoi et voit quoi? L'attention appropriée et l'attention inappropriée. Lorsque un bhiksu vaque de façon inappropriée, des fermentations non [encore] survenues surgissent, et les fermentations déjà survenues augmentent. Lorsque un bhiksu vaque de façon appropriée, des fermentations non [encore] survenues ne surgissent pas, et les fermentations déjà survenues sont abandonnées. Il y a des fermentations qu'il faut abandonner en les voyant, celles qu'il faut abandonner en se modérant, celles qu'il faut abandonner par utilisation, celles qu'il faut abandonner en les tolérant, celles qu'il faut abandonner en les évitant, celles qu'il faut abandonner en les détruisant, et celles qu'il faut abandonner en les développant.
"Et que sont les fermentations qu'il faut abandonner en se modérant? Il y a le cas où un bhiksu, en réfléchissant de façon appropriée, demeure modéré grâce à la modération de la faculté-oeil. Les fermentations, la contrariété, ou la fièvre qui surgiraient s'il devait demeurer immodéré grâce à la modération de la faculté-oeil ne surgissent pas pour lui quand il demeure modéré grâce à la modération de la faculté-oeil. En réfléchissant de façon appropriée, il demeure modéré grâce à la modération de la faculté-oreille... En réfléchissant de façon appropriée, il demeure modéré grâce à la modération de la faculté-nez... En réfléchissant de façon appropriée, il demeure modéré grâce à la modération de la faculté-langue... En réfléchissant de façon appropriée, il demeure modéré grâce à la modération de la faculté-corps...
En réfléchissant de façon appropriée, il demeure modéré grâce à la modération de la faculté-intellect. Les fermentations, la contrariété, ou la fièvre qui surgiraient s'il devait demeurer immodéré grâce à la modération de la faculté-intellect ne surgissent pas pour lui quand il demeure modéré grâce à la modération de la faculté-intellect. C'est ce qu'on appelle les fermentations qu'il faut abandonner en se modérant.
"En réfléchissant de façon appropriée, il se sert de la nourriture d'aumônes, non pas pour se divertir, ni pour s'intoxiquer, ni pour prendre du poids, ni pour s'embellir; mais simplement pour sa survie et la continuité de ce corps, pour mettre fin à ses afflictions, pour le soutien de la vie sainte, en pensant, 'Ainsi détruirai-je les vieilles sensations [de la faim] et ne créerai pas de nouvelles sensations [en mangeant trop]. je me maintiendrai, serai sans blâme, et vivrai à l'aise.' "En réfléchissant de façon appropriée, il se sert de l'habitation simplement pour combattre le froid, pour combattre la chaleur, pour empêcher les mouches, les moustiques, le vent, le soleil, et les reptiles de le toucher; simplement pour se protéger des intempéries et pour profiter de la réclusion. "En réfléchissant de façon appropriée, il se sert des fournitures médicinales dont on se sert pour soigner les malades simplement pour combattre toute douleur de maladie qui ait surgi et pour une liberté maximale par rapport à la maladie. "Les fermentations, la contrariété, ou la fièvre qui surgiraient s'il devait ne pas se servir de ces choses [de cette façon] ne surgissent pas pour lui quand il s'en sert [de cette façon]. C'est ce qu'on appelle les fermentations qu'il faut abandonner par utilisation.
"Et que sont les fermentations qu'il faut abandonner en tolérant? Il y a le cas où un bhiksu, en réfléchissant de façon appropriée, supporte. Il tolère le froid, la chaleur, la faim, et la soif; le contact des mouches, des moustiques, du vent, du soleil, et des reptiles; les paroles désagréables, malvenues et les sensations corporelles qui, lorsqu'elles surgissent, sont pénibles, atroces, aiguës, perçantes, désagréables, déplaisantes, et menaçantes pour la vie. Les fermentations, la contrariété, ou la fièvre qui surgiraient s'il ne devait pas tolérer ces choses ne surgissent pas pour lui quand il les tolère . C'est ce qu'on appelle les fermentations qu'il faut abandonner en tolérant.
"Et que sont les fermentations qu'il faut abandonner en évitant? Il y a le cas où un bhiksu, en réfléchissant de façon appropriée, évite un éléphant sauvage, un cheval sauvage, un taureau sauvage, un chien sauvage, un serpent, une souche, un roncier, un ravin, une falaise, une fosse septique, un égout à ciel ouvert. En réfléchissant de façon appropriée, il évite de s'asseoir sur les sortes de sièges inappropriés, d'errer dans les sortes d'habitats inappropriés, et de s'associer avec la sorte de mauvais amis qui pourraient faire que ses amis bien informés dans la vie sainte puissent le soupçonner de mauvaise conduite. Les fermentations, la contrariété, ou la fièvre qui surgiraient s'il ne devait pas éviter ces choses ne surgissent pas pour lui quand il les évite. C'est ce qu'on appelle les fermentations qu'il faut abandonner en évitant.
"Et que sont les fermentations qu'il faut abandonner en détruisant? Il y a le cas où un bhiksu, en réfléchissant de façon appropriée, ne tolère pas une pensée de sensualité qui surgit. Il l'abandonne, la détruit, la chasse, et l'efface de son existence. En réfléchissant de façon appropriée, il ne tolère pas une pensée de mauvaise volonté qui surgit ... En réfléchissant de façon appropriée, il ne tolère pas une pensée de cruauté qui surgit... En réfléchissant de façon appropriée, il ne tolère pas que surgissent des qualités mentales mauvaises et malavisées. Il les abandonne, les détruit, les chasse et les efface de son existence. Les fermentations, la contrariété, ou la fièvre qui surgiraient s'il devait ne pas détruire ces choses ne surgissent pas pour lui quand il les détruit. C'est ce qu'on appelle les fermentations qu'il faut abandonner en détruisant.
"Et que sont les fermentations qu'il faut abandonner en les développant? Il y a le cas où un bhiksu, en réfléchissant de façon appropriée, développe l'attention en tant que facteur d'Éveil reposant sur la réclusion... le dépassionnement... la cessation, ce qui résulte en un lâcher-prise. Il développe l'analyse des qualités en tant que facteur d'Éveil...la persistance en tant que facteur d'Éveil...le ravissement en tant que facteur d'Éveil...la sérénité en tant que facteur d'Éveil...la concentration en tant que facteur d'Éveil...l'équanimité en tant que facteur d'Éveil reposant sur la réclusion... le dépassionnement... la cessation, ce qui résulte en un lâcher-prise. Les fermentations, la contrariété, ou la fièvre qui surgiraient s'il devait ne pas développer ces qualités ne surgissent pas pour lui quand il les développe. C'est ce qu'on appelle les fermentations qu'il faut abandonner en les développant.
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