Initiation au bouddhisme de Nichiren
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Le bouddhisme que nous présentons sur ce site n'est pas, à proprement parler, une religion au sens latin de relation à un Dieu (religare = relier...). Mais il a en commun avec les grandes religions l'intérêt porté à la spiritualité. Se comprendre soi-même et comprendre le "dharma" (ordre du monde) est présenté comme une voie vers l'Eveil (boddhéité).
Le Bouddha historique (Shakyamuni) se définissait comme un médecin qui apporte un remède contre les souffrances inhérentes à la condition humaine. Selon la tradition, après avoir constaté que ses disciples n'étaient pas tous prêts de la même façon à prendre la voie pour leur guérison, Shakyamuni a dispensé "80.000 sutra" afin de permettre à chacun d'approcher la vérité selon ses capacités. Prenant pour exemple des aveugles qui, cherchant à définir ce qu'est un éléphant et touchant qui la trompe, qui un pied, qui une défense, se font des idées très différentes de l'animal, Shakyamuni, sans condamner l'exploration aveugle, préconise de "purifier" nos organes de perception afin de saisir la réalité dans son ensemble.
Cette approche de l'Eveil explique qu'il y a non pas un mais de nombreux bouddhismes. En France, on connaît surtout le Zen (japonais) et le Bouddhisme tibétain. Notre site, quant à lui, est consacré à l'étude du courant basé sur le Sutra du Lotus.

La pensée orientale étant à forte dominante symbolique, il est assez difficile de faire une présentation didactique linéaire, partant du plus simple et allant au plus complexe. Pour donner malgré tout un certaine cohérence à notre exposé, une approche historique pourrait être un pis aller.

Le bouddhisme est né en Inde où, sur la base des Véda, la souffrance étant expliquée par le karma : une action positive était récompensée, une action négative était punie; mais comme cela n'était pas vérifié dans le quotidien, cette causalité était étendue sur une multitude de vies successives. Dénonçant le caractère déterministe de cette conception Shakyamuni donne une explication différente, connue sous le nom de 4 vérités. Pour lui, les racines de la souffrance se trouvent dans la perception erronée du monde et de nous-mêmes. Il propose un chemin qui fait abandonner les croyances telles que la transmigration de l'âme ou bien l'existence d'un monde meilleur après la mort. Il prône l'impermanence de toute chose et aux disciples les plus avancés explique que notre perception du temps et de l'éternité n'est qu'une illusion de plus et que seul l'Eveil permet d'appréhender la réalité telle qu'elle est.

Alors que l'Inde, trop ancrée dans un système social rigide, ne pouvait accepter une philosophie abolissant les castes et rejetait le bouddhisme, le Sutra du Lotus qui synthétisait l'enseignement le plus révolutionnaire de Shakyamuni s'est répandu en Chine où il fut traduit en une écriture symbolique qui lui convenait si bien, puis analysé et classifié de toutes les manières. Si bien qu'arrivé au Japon, il fut une source étonnante de renouveau spirituel. Les religieux de cette époque (XIIIè siècle) étaient confrontés à une surabondance de "pratiques" sensées mener à un Bonheur absolu. Les grands monastères bouddhistes avaient chacun leur propre rite et surtout leurs propres croyances allant jusqu'à rejeter les enseignements de Shakyamuni. Ainsi fut instauré un panthéon pléthorique de divinités d’origines diverses. Nichiren a remis à l'honneur l'enseignement du Sutra du Lotus. Mais cet enseignement, tout beau et salvateur qu'on pouvait le trouver, n'était accessible qu'après une longue période d'ascèse religieuse. En homme pragmatique Nichiren a proposé au simple mortel une pratique permettant de purifier son mode de perception et ainsi se désaliéner de son héritage, parental, familial, social, historique sans pour autant le renier.
Cette pratique, basée sur l'étude, est un apprentissage progressif de la méditation ou concentration (samadhi en sanskrit). Elle vise à développer un état de conscience lucide et bienveillant. Pour y parvenir, la récitation votive du titre du Sutra du Lotus (daimoku) et la contemplation du mandala sont nécessaires. (voir un gohonzon).
Aussi bien la pratique et l'étude sont-ils progressifs et difficiles, mais restent toutefois à la porté de tous.

A ceux qui souhaiteraient aller un peu plus loin dans la compréhension du bouddhisme de Nichiren, nous pouvons conseiller la lecture d'un ouvrage destiné aux débutants :

Fleur du Dharma

en nous posant des questions sur les passages difficiles :
nichiren-etudes@nichiren-etudes.net

ou encore, pour les grands solitaires, le cheminement suivant :

1) Lire la biographie de Shakyamuni et de Nichiren.

2) Lire une des traductions des écrits de Nichiren ainsi que les commentaires qui s'y rapportent.

3) Consulter le dictionnaire pour les notions essentielles comme 4 vérités, karma, dix mondes, nirvana.

4) Si vous êtes très courageux et décidé à consulter les renvois hypertexte, vous pouvez vous attaquer à l'article de Terasava Junsei qui fait une présentation assez compète de l'enseignement de Nichiren.

5) Nous contacter pour en savoir plus sur nos activités

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