J'ai bien reçu les cinq mille kan de pièces de monnaie,
les sacs de riz et les fruits que vous avez envoyés en offrande
au Gohonzon.
Le bouddha Shakyamuni enseigna pendant cinquante ans, mais c'est seulement
dans les huit dernières années qu'il révéla
cet enseignement.
ACEP
vol.1, p. 235
Gosho Zenshu p.1243 - Nichinyo Gozen Gohenji (Gohonzon Somyo Sho)
Minobu,
23 août 1277, à Dame Nichinyo
ARRIÈRE-PLAN
— On pense que Dame Nichinyo, destinataire de cette lettre, était
soit la femme d'Ikegami Munenaka, l'aîné des frères
Ikegami, soit la fille de Dame Matsuno, mais on ne possède pas
de preuves claires. A en juger par deux
lettres que lui a adressées Nichiren Daishonin, on peut supposer
que c'était une femme d'âge moyen, assez cultivée,
et possédant une certaine position sociale. En outre, on peut
considérer qu'elle était une croyante dévouée,
car cette lettre montre de façon certaine qu'elle avait pu recevoir
un Gohonzon. A cette époque-là, Nichiren Daishonin ne
remettait le Gohonzon qu'à quelques-uns de ses disciples les
plus dévoués.
Par conséquent, elle devait respecter profondément le
Daishonin et avoir donné d'une manière ou d'une autre,
la preuve de sa foi.
Il écrivit cette réponse, le 23 août 1277, pour
l'encourager et pour insister sur le fait qu'elle ne pourrait jouir
des bien faits du Gohonzon qu'en approfondissant sa foi. (Commentaire
ACEP)