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LEXIQUE

Extraits de gosho de Nichiren sur

DICTIONNAIRE
méditations concentration - dhyana - samadhi
sauf méditation tendai et les dix méditations tendai
 

Certains suivent les enseignements ésotériques de l'école Shingon et conduisent des rituels qui consistent à remplir d'eau cinq jarres, d'autres encore se consacrent entièrement à la méditation à la manière Zen et perçoivent le vide de tous les phénomènes aussi clairement que la lune. Il y a ceux qui écrivent le nom des sept esprits gardiens et les affichent sur mille portes, ceux qui peignent des représentations des cinq puissants bodhisattvaset les accrochent au-dessus de dix mille seuils, et ceux qui adressent des prières aux divinités du ciel et de la terre dans des cérémonies conduites aux quatre coins de la capitale et aux quatre frontières du pays ; [...] Honen déclare : [...] Il faut maintenant remplacer tout cela par la seule récitation de la phrase du Mahayana. Sachez que, à l'époque où le Bouddha prêchait en fonction de la capacité de ses divers auditeurs, il enseigna pendant un certain temps les deux méthodes de la méditation concentrée et de la méditation sans concentration  ?
Rissho Ankoku ron (
Kamakura, juillet 1260)

Toute personne désireuse de propager le bouddhisme doit nécessairement connaître les capacités [et la nature profonde de ceux à qui elle s'adresse]. Le vénérable Shariputra voulut enseigner la méditation sur l'impureté du corps à un forgeron et la maîtrise de la respiration à un blanchisseur. Au terme de 90 jours, ces disciples n'avaient toujours pas acquis la plus petit notion de l'enseignement du Bouddha. Au contraire, ils élaborèrent des conceptions erronées et devinrent des personnes d'une incroyance incorrigible (icchantika). Le Bouddha enseigna la méditation sur la maîtrise de la respiration à un forgeron et la méditation sur l'impureté du corps à un blanchisseur et ils parvinrent immédiatement à l'Eveil.
L'enseignement, les capacités, le temps et le pays (
Izu, 10 février 1262   ? )

Il n'est pas rare, de nos jours, d'entendre affirmer que seule une personne dotée d'une sagesse supérieure, et s'exerçant sans relâche à la pratique de la méditation, a la capacité de recevoir des bienfaits du Sutra du Lotus, et de voir dissuader des personnes dont la sagesse est limitée de même essayer. Mais c'est le fait d'une grande ignorance, une idée tout à fait erronée. Le Sutra du Lotus enseigne que tous les êtres humains, quels qu'ils soient, peuvent entrer dans la Voie du Bouddha. Par conséquent, les personnes de facultés et de capacités supérieures devraient naturellement se consacrer à la méditation sur l'esprit et les dharma. Mais pour les personnes de facultés et de capacités moindres, l'important est seulement d'avoir une foi sincère.
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (
Kamakura  ? mars 1263   ? à Nichiji  ? )

Quelle que soit l'importance de nos bonnes actions, même si nous lisons et copions mille ou dix mille fois l'intégralité du Sutra du Lotus, ou même si nous maîtrisons la méditation sur le principe d' ichinen sanzen, si nous nous abstenons de réfuter les ennemis du Sutra du Lotus, cela suffit pour nous rendre impossible l'atteinte de l'Eveil.
Encouragements à une personne malade (13 décembre 1264, à Nanjo Hyoe Shichiro)

S'il s'agit là de votre part d'un désir sincère, répondit le moine [Zen], vous devez vous asseoir face au mur dans la position de méditation Zen, et retrouver, brillante comme la lune, la clarté de votre esprit originel.
[...] Ce fut alors qu'il était âgé de soixante-douze ans que le Bouddha enseigna, en introduction au Sutra du Lotus, le Sutra Muryogi dans lequel il déclara : "Par le passé je suis resté assis en méditation sous l'arbre bodhi pendant six ans, et je suis parvenu à la boddhéité suprême.
[...] Le moine Shandao, révéré pour sa maîtrise de la méditation du Nembutsu, et respecté comme l'incarnation vivante du bouddha Amida, désigna cinq sortes de pratiques incorrectes et déclara que le Sutra du Lotus ne pouvait pas sauver "une personne sur mille", impliquant ainsi que, si mille personnes avaient foi en ce sutra, pas une seule d'entre elles n'atteindrait la boddhéité.
[...] Pour finir, ce Sutra, Myoho Renge Kyo, résume en un seul moment de vie tous les enseignements et toutes les pratiques de méditation du Bouddha Shakyamuni tout au long de sa vie, et englobe tous les êtres vivants des dix mondes-états et leurs environnements dans les trois mille mondes.
[...] "Les gens de notre époque considèrent avec dédain les enseignements des sutras et veulent se consacrer uniquement à la contemplation de la vérité, mais ils commettent une grande erreur, une erreur véritablement grave ! " Cela s'applique aux gens qui, dans le monde, aujourd'hui, donnent la priorité à la méditation sur l'esprit et les dharmas, et n'approfondissent ni n'étudient les enseignements des sutras. Ce passage indique que c'est une erreur.
[...] Le Bouddha Shakyamuni, qui avait le pouvoir de comprendre les trois phases de l'existence, à la lumière de la claire sagesse de la lune de l'Eveil parfait et de la rétribution complète, eut une vision du futur et, dans le Sutra Zobo Ketsugi, fit cette prédiction : "Parmi les mauvais moines, il y en aura qui pratiqueront la méditation et qui, au lieu de s'appuyer sur les sutras et les traités, ne tiendront compte que de leur vision personnelle des choses, déclarant mauvais ce qui est bon. Incapables de distinguer ce qui est correct de ce qui est erroné.
[...] Il faut pratiquer shoju quand, dans un pays, le Sutra du Lotus est le seul enseignement bouddhique à avoir été propagé, et quand on n'y trouve pas un seul maître exposant des doctrines erronées. A une époque pareille, il est loisible de se retirer dans une forêt en montagne, de pratiquer la méditation sur les dharmas, ou de poursuivre les cinq, six ou dix pratiques.
[...] Mais l'époque de shakubuku est une époque bien différente. [...] Quand seule le Vrai Dharma est propagé et qu'il n'y a ni doctrines erronées ni mauvais maîtres, on peut s'installer dans une vallée profonde et vivre, dans le calme et le contentement, en consacrant son temps à réciter et à copier le Sutra et à pratiquer la méditation. Cela revient à prendre le pinceau et la pierre à encre quand le monde est en paix. Mais quand il y a, dans le pays, des écoles fondées sur des enseignements provisoires, ou des gens qui s'opposent au Dharma, alors, il est temps de mettre tout le reste de côté et de s'employer à réfuter les oppositions au Dharma.
Si un pratiquant du bouddhisme néglige de réprimander des personnes mauvaises qui s'opposent au Dharma, et s'absorbe totalement dans la méditation et la contemplation, sans s'efforcer de faire la distinction entre les principes corrects et erronés, les enseignements provisoires et définitifs, tout en présentant cette attitude comme un modèle de bienveillance, alors il tombera en enfer en compagnie de ceux qui agissent mal. Tel sera précisément le sort d'une personne qui néglige de corriger les adeptes du Shingon, du Nembutsu, du Zen et du Ritsu qui s'opposent au Dharma, tout en se prétendant un modèle de bienveillance.

Conversation entre un sage et un ignorant (
1265   ? à un samouraï   ? )

Le Bouddha est comparé à l'amoncellement des nuages, ses enseignements, aux pluies abondantes, et les plantes et arbres assoiffés, à tous les êtres vivants. Quand ces derniers sont arrosés par la pluie des enseignements bouddhiques et quand ils observent les cinq préceptes, les dix préceptes de bien, et les pratiques de méditation, ce qui est source de bienfaits, ils fleurissent et portent des fruits.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme à Amatsu)

Les enseignements non bouddhiques doivent être considérés comme la première étape vers la doctrine bouddhique. Les confucianistes enseignèrent tout d'abord les principes de bienséance et de musique (note) de sorte que, quand les écrits bouddhiques furent introduits en Chine, les concepts de préceptes, méditation et sagesse-prajna (note) furent plus aisément compris.
[...] Les fervents adeptes des enseignements non bouddhiques observent les cinq préceptes et les dix préceptes du bien, pratiquent une forme élémentaire de méditation et, s'élevant à travers les mondes de la forme et de l'absence de forme, s'imaginent avoir atteint le nirvana lorsqu'ils parviennent au plus haut niveau du monde des trois plans.
[...] De plus, Shariputra, Mahakashyapa et les autres disciples, personnes des deux véhicules, observaient scrupuleusement les deux cent cinquante préceptes et les trois mille règles de conduite (note), pratiquaient les trois sortes de méditation, appliquaient les enseignements des
sutras Agama*, et s'étaient libérés des illusions de la pensée et du désir dans le monde des trois plans. Par conséquent, ils auraient dû être exemplaires dans la compréhension de leurs obligations et l'acquittement de leurs dettes de reconnaissance.
[...] Il est dit dans le Sutra Shuryogon : "Si une personne qui a commis les cinq forfaits entend parler de cette puissante méditation (note) et que naît en elle le désir de parvenir à l'Eveil suprême, alors, contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle sera en mesure d'atteindre la boddhéité. Mais, Honoré du monde, un arhat qui a anéanti tous les désirs est comme un vase brisé. Il ne sera jamais capable de recevoir et de conserver cette méditation."
[...] Dans le Sutra Muryogi, le Bouddha réfute le concept, énoncé dans le Sutra Kegon*, selon lequel le monde phénoménal n'est qu'une création de l'esprit ; il réfute aussi le concept, présent dans le Sutra Daijuku, de la méditation du reflet sur l'océan, et le concept, développé dans le Sutra Hannya*, de l'identité et de la non-dualité fondamentale de tous les êtres lorsqu'il déclare : "Je n'ai pas encore révélé la vérité."(réf.)
Si une eau est pure, la lune ne peut manquer de s'y refléter. Si le vent souffle, comment l'herbe et les arbres pourraient-ils ne pas s'incliner  ? Et s'il existe un Pratiquant du Sutra du Lotus, les sages [les disciples shomon] devraient sans faute aller à sa rencontre, même s'il leur fallait pour cela traverser un grand feu ou une grande muraille rocheuse. Même s'il est dans une méditation profonde, Mahakashyapa (note) ne fera-t-il rien  ? La pauvre femme citée dans le Sutra renaquit dans le Ciel de Brahma grâce à son amour pour son enfant. Ce n'est pas pour avoir suivi les règles habituelles de la pratique bouddhique. Guanding* interprète cela de deux façons différentes, mais finalement c'est seulement l'amour de cette femme pour son enfant qui est déterminant. Son amour maternel intense ressemble à la méditation entièrement dirigée vers le bien. Elle ne pense qu'à son enfant, ce qui ressemble à la profonde bienveillance du Bouddha.
Traité pour ouvrir les yeux (
Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Actuellement, le corps entier d'Abutsu Shonin est composé des cinq éléments universels, terre, eau, feu, air et ku. Ces cinq éléments sont aussi les cinq caractères de daimoku. Abutsu-bo est la Tour aux Trésors et la Tour aux TrésorsTour aux Trésors est Abutsu-bo. Inutile d'en savoir davantage. C'est la Tour aux Trésors décorée des sept sortes de joyaux : écouter l'enseignement correct, avoir foi en lui, grader les préceptes, concentrer son esprit, pratiquer assidûment, se dévouer sans égoïsme, et chercher constamment à s'améliorer.
La Tour aux Trésors (
Sado, mars 1272 à Abutsu-bo)

Le bodhisattva Vasubandhu fit remarquer, dans son Yuishiki Ron : "Quand un bodhisattva parvient à l'étape ultime de la pratique, par une concentration pareille au diamant, il élimine tout ce qui reste des graines du désir, rejette toute sagesse imparfaite et développe ainsi la conscience ultime, la pureté et la perfection totales."
Le véritable objet de vénération (
Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Les Japonais de notre époque sont unanimes sur ce point : ils pensent que, puisque tous les véhicules sont inclus dans le Véhicule suprême, aucun enseignement n'est supérieur ou inférieur, superficiel ou profond mais que tous sont égaux au Sutra du Lotus. D'où la croyance que répéter l'invocation du Nembutsu, pratiquer l'ésotérisme Shingon, ou la méditation Zen, enseigner et réciter n'importe quel sutra ou le nom de n'importe quel bouddha ou bodhisattva équivaut à suivre le Sutra du Lotus. Mais je répète que cela est faux.
La Pratique telle que le Bouddha l'Enseigne (
mai 1273 à plusieurs de ses disciples)

L'école Hosso insiste sur la perception que tous les phénomènes ne sont "Rien-que-Conscience", l'école Ritsu préconise les deux cent cinquante préceptes, l'école Jodo, l'invocation du nom du bouddha Amida, l'école Zen, la méditation sur son propre état de bouddha, l'école Shingon, la méditation sur les cinq éléments et l'école Tendai a formulé la théorie d'ichinen sanzen.
Le don du mandala du Dharma merveilleux (Sado, 1273 à Sennichi-ama  ? )

Et que dire alors des moines du Japon, qui, tous sans exception, ont reçu la tonsure en tant que disciples du Bouddha Shakyamuni ! La robe qu'ils portent, ils ne l'ont pas revêtue en tant que disciples du bouddha Amida. Pourtant, on ne trouve pas une seule salle consacrée dans leurs temples au Bouddha Shakyamuni, pas une où la méditation du Sutra du Lotus soit pratiquée, où une image peinte ou sculptée de Shakyamuni soit enchâssée.
Réponse à Yasaburo (
Minobu, le 4 août 1277 à Saito Yasaburo)

Mais les bodhisattvas de capacités supérieures rejettent sincèrement les moyens provisoires et n'effectuent pas la pratique du progrès graduel. En accomplissant la méditation fondée sur le Sutra du Lotus, ils obtiennent ainsi toutes sortes de résultats heureux. On appelle les personnes de ce genre `personnes du Véhicule unique".
"Maintenant, le mot Renge n'est pas utilisé dans un quelconque sens symbolique. Il désigne l'enseignement exposé dans le Sutra du Lotus. Cet enseignement est pur et sans souillures, et il élucide la complexité des relations de cause et d'effet. C'est pourquoi on l'appelle renge ou lotus. Ce n'est pas une métaphore, une image, mais le nom désignant la véritable ainsité révélée par la méditation du Sutra du Lotus."
[...] C'est pourquoi, dans le Sutra Muryogi le Bouddha déclara : "Par le passé, je suis resté assis en méditation sous l'arbre bodhi... En plus de quarante ans, je n'ai encore jamais révélé la vérité".
[...] Il est dit dans le commentaire de
Zhanlan : "S'ils n'avaient pas obtenu le pouvoir mystérieux de la parfaite liberté d'action donné par la méditation sur le Sutra du Lotus, comment pourraient-ils se manifester en ces trente-trois corps différents  ? "(réf.)
L'essence du Dharma merveilleux (
Minobu, 19e jour du 10 mois (intercalaire) 1278, à Sennichi-ama)

Après avoir pratiqué des méditations encore entachées d'illusions, Daibonten a cultivé les quatre vertus de la compassion sans limite - la commisération [qui incite à faire du bien aux autres], la compassion [qui pousse à les soulager de leurs souffrances], la joie [ressentie en les voyant devenir heureux] et le détachement [l'indifférence à l'amour ou à la haine, qui permet d'agir en toute impartialité]. Au niveau supérieur se trouvent les auditeurs-shravakas. Les auditeurs sont ceux qui, comme Shariputra ou Mahakashyapa, non contents d'observer les deux cent cinquante préceptes et de pratiquer la méditation libre de toute illusion, ont profondément médité sur la souffrance, la non-substantialité, la non-permanence et le non-soi. Ils ont éliminé toutes les illusions de la pensée et du désir liées au monde des trois plans, et peuvent se déplacer tout à fait librement dans l'eau ou le feu. C'est pourquoi Bonten et Taishaku les assistent.
[...] Une grande flamme brûle dans le coeur du bouddha. C'est la flamme de la sagesse équanime (
byodo-daie), le feu brillant de la grande connaissance (note) et l'abîme enflammé de la méditation.
Lettre à Horen (
Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Le bouddha Daitsuchisho, resta pendant une période de dix kalpas mineurs sans enseigner un seul sutra. A son propos, il est dit dans le Sutra du Lotus : "Il demeura en méditation, immobile, pendant plus de dix kalpas mineurs." Et on lit encore : "Le Bouddha, sachant que le temps n'était pas encore venu, bien qu'on lui demandât d'enseigner, resta assis en silence."
[...] Dans le Sutra Daijuku, le Bouddha Shakyamuni, l'Honoré du monde, s'adresse au bodhisattva Gatsuzo et lui prédit ce qui se passera à l'avenir. Ainsi, il déclare que la première période de cinq cents ans après sa disparition sera l'ère de l'Éveil. La deuxième période de cinq cents ans sera l'ère de la méditation, ce qui fait mille ans. La troisième période de cinq cents ans sera l'ère de la lecture, de la récitation et de l'écoute (note) et la quatrième période de cinq cents ans, l'ère de la construction des temples et des stupa, ce qui fait deux mille ans. A propos de la cinquième période de cinq cents ans, il dit : "Des querelles et des conflits s'élèveront parmi les adeptes de mes enseignements et le Dharma pur sera obscurci et perdu."
[...] Il [San-jie] pratiquait génuflexions et pénitences à heures fixes six fois par jour et observait quatre périodes de méditation quotidiennes, se donnant des allures de bouddha vivant. Beaucoup de gens le respectaient et il avait plus de dix mille disciples. Mais une jeune fille eut le courage de réciter le Sutra du Lotus et de réfuter sa doctrine. Cela eut pour effet de lui faire perdre la voix sur-le-champ. Plus tard, il renaquit sous la forme d'un grand serpent qui mangea ses bienfaiteurs, ses disciples, des fillettes et des jeunes filles.
Le choix en fonction du temps (
Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui )

Alors l'Honoré du monde, maître d'une compassion immense, entra dans une méditation aussi bienveillante que la lune (note) pour le bien du roi Ajatashatru. Lorsqu'il parvint au degré le plus profond de sa méditation, un éblouissant rayon de lumière émana du Bouddha et vint toucher le corps du roi. Instantanément ses pustules disparurent." [...] Vos furoncles n'ont qu'une seule origine, votre opposition au Sutra du Lotus. Le pouvoir de guérison du Dharma merveilleux que vous pratiquez maintenant est supérieur à celui de la méditation du Bouddha aussi bienveillante que la lune (note), comment, alors, votre infection pourrait-elle ne pas guérir et votre vie ne pas être prolongée  ?
La Guérison des Maladies Karmiques (
Minobu, 3 novembre 1275, à Ota Jomyo)

Dans le Sutra Muryogi, le Bouddha mentionne qu'il a "jusqu'alors exposé les douze catégories de sutras Hodo*, le Daichido Ron et le Sutra Kegon*, qui émane de la méditation (du Bouddha) de l'impression sur l'océan." Ainsi, le Bouddha lui-même cite le Sutra Kegon* et dénie sa valeur en disant, à propos des sutras exposés avant le Sutra Muryogi, "Je n'ai pas encore révélé la vérité."(réf.)
[...] Kukai* mourut le vingt et unième jour du troisième mois de la deuxième année de l'ère Jowa (835) et un représentant de la cour impériale offrit des prières à ses funérailles. Pourtant, par la suite, ses disciples se réunirent et déclarèrent, de manière mensongère [qu'il n'était pas mort du tout mais] qu'il était entré dans un état de méditation profonde ; l'un d'eux alla jusqu'à dire qu'il avait dû lui raser le crâne [parce que ses cheveux, ayant poussé, étaient devenus trop longs]. D'autres affirmèrent que, lorsqu'il était en Chine, il avait lancé un trident de diamant [qui, après avoir survolé l'océan, avait atterri au Japon].
Traité sur la dette de reconnaissance (
Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Comprenant que, dans l'illusion, on est dans un rêve dont on s'éveille par la boddhéité, Sessen Doji décida de s'éveiller de l'illusion d'un monde transitoire, et de rechercher la réalité de la boddhéité. Il se retira donc dans la montagne et s'absorba dans une méditation profonde, balayant la poussière des illusions et se consacrant, de toutes ses forces, à la recherche du Dharma bouddhique.
Les quatorze oppositions (
Minobu, fin 1276, au nyudo Matsuno Rokuro Zaemon)

Pour les personnes encore dans les trois premières des cinq étapes de la pratique, le Bouddha ne préconise pas la pratique des préceptes et de la méditation. Il souligne uniquement l'importance de la sagesse. Et puisque notre sagesse est insuffisante, il nous enseigne de lui substituer la foi. Le seul mot "foi" est essentiel. L'absence de foi est la cause qui conduit à devenir un icchantika et à s'opposer au Dharma correct, tandis que la foi est la cause qui mène à la sagesse et correspond au stade de myoji-soku*.
Les Quatre Etapes de la foi (
Minobu ; 10 avril 1277   ? à Toki Jonin)

Dès son apparition en ce monde, le Bouddha eut l'intention d'enseigner le Dharma merveilleux [du Sutra du Lotus]. Mais les capacités des simples mortels étaient très différentes et ils n'étaient pas encore murs pour recevoir cet enseignement. Le Bouddha médita pendant trois semaines, puis, pendant plus de quarante ans, élargit les capacités des êtres humains et les prépara, avant d'exposer finalement ce Dharma merveilleux
Parvenir directement à la boddhéité grâce au Sutra du Lotus (
Minobu, mars de 1277   ? ; autres dates avancées : 1271, 1276, 1281, 1282) à Myoho-ama

Parce qu'autrefois un lièvre fit un don à une personne qui marchait en pratiquant la méditation (note) le roi du ciel eut pitié de lui et l'envoya sur la lune. C'est pourquoi, aujourd'hui, quand nous regardons le ciel, nous apercevons un lièvre dans la lune.
Réponse à l'épouse du seigneur Matsuno (
20 juin 1279 ; adressé à l'épouse de Matsuno Rokuro Zaemon-no-jo)

Le Bouddha parvint à guérir l'avidité en utilisant le remède de la méditation sur l'impureté du corps ; à calmer l'arrogance par la méditation de la bienveillance à l'égard de tous ; et à chasser la stupidité par la méditation sur les douze liens causeaux sur l'origine interdépendante. Mais de nos jours, enseigner ces principes rend les êtres humains encore plus mauvais et ne fait que renforcer leur avidité, leur arrogance et leur stupidité.
Le kalpa de déclin (
Minobu, peu après 1276. à un membre du clan du nyudo Takahashi Rokuro Hyoe)

Une école est digne de ce nom lorsqu'elle propose trois sortes d'enseignement : préceptes, méditation et prajna-sagesse. Sans parler pour l'instant de méditation ni de prajna, nous voyons bien que, par les préceptes qu'elles énoncent, les diverses écoles se divisent clairement en Hinayana et Mahayana.
Lettre à Shomitsu-bo (
Minobu, 1277 à Shomitsu-bo)

Tous les êtres vivants ont pour terre "l'aspect réel [de tous les phénomènes (shoho jisso)]", pour ciel, leur "nature libre de tout aspect" ; "le Véhicule unique" est la pluie qui les nourrit ; "le grand vent" qui les pousse, l'affirmation que le Sutra du Lotus est le plus élevé de tous les sutras que le Bouddha "a enseignés, enseigne ou enseignera "(réf.) et, avec les mots "doté du pouvoir de méditation et de sagesse-prajna"(réf.) les éclairant comme le soleil et la lune, ils cultivent les bienfaits de l'Eveil parfait faisant s'épanouir les fleurs de la grande compassion et qui donne le fruit de la boddhéité apportant paix et joie.
Le roi Rinda (
Minobu, le 17 août 1279 à Soya Doso, fils de Soya Kyoshin)

Dans son Nikyo ron, le Grand-maître Kukai* affirme : "Il est dit dans le Bodaishin ron : "Seule la doctrine du Shingon permet d'atteindre la boddhéité sans changer d'apparence, car elle enseigne la pratique de samadhi, une sorte de méditation qui n'est exposée dans aucun autre sutra. Si nous étudions le sens de ce traité, j'aimerais souligner qu'il est la resserre secrète, le coeur et le noyau des mille ouvrages écrits par le grand sage Nagarjuna. Dans la phrase précédemment citée, les mots "aucun autre sutra" désignent les divers principes exposés par le [Bouddha sous la forme du] Corps de la bienfaisance* et se manifestant par divers corps de transformation. Ce sont les principes des enseignements exotériques. Mais les mots "cette doctrine enseigne la pratique de la méditation samadhi" désignent l'enseignement énoncé par le Corps du Dharma*, ainsi que la pratique de samadhi, et font partie des enseignements ésotériques du Shingon. Ces principes sont exposés dans les cent mille vers de louanges du Sutra Kongocho et dans d'autres textes."
Le principe de l'atteinte de la boddhéité sans changer d'apparence (
Minobu, en 1280   ? , à Myoichinyo)

Jamais je ne pourrais égaler l'exploit de cet homme dont on dit qu'il parcourut dix mille kilomètres en ne prenant qu'un seul repas, ou celui de Confucius et de son petit-fils qui ne mangèrent que neuf fois en cent jours. Sans nourriture, je ne pourrais pas continuer longtemps à réciter le Sutra ni me concentrer sur la méditation.
Le don de riz (
Minobu, date   ? destinataire   ? )

 
Sont appelés "Maître de méditation" : Bodhidharma, Daochuo, San-jie, Yixjing,
 
Voir également : quatre ciels de méditation, quatre niveaux de méditation

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