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Extraits de gosho de Nichiren sur |
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méditations concentration
- dhyana -
samadhi |
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sauf méditation
tendai et les dix méditations
tendai |
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| Certains
suivent les enseignements ésotériques
de l'école Shingon et conduisent
des rituels qui consistent à remplir d'eau cinq jarres, d'autres
encore se consacrent entièrement à la méditation
à la manière Zen et perçoivent
le vide de tous les phénomènes
aussi clairement que la lune. Il y a ceux qui écrivent le nom des
sept esprits gardiens et
les affichent sur mille portes, ceux qui peignent des représentations
des cinq puissants bodhisattvaset les accrochent au-dessus de dix mille
seuils, et ceux qui adressent des prières aux divinités
du ciel et de la terre dans des cérémonies conduites aux
quatre coins de la capitale et aux quatre frontières du pays ; [...] Honen déclare : [...] Il faut
maintenant remplacer tout cela par la seule récitation de la phrase
du Mahayana. Sachez que, à
l'époque où le Bouddha prêchait en fonction de la
capacité de ses divers auditeurs, il enseigna pendant un certain
temps les deux méthodes de
la méditation
concentrée et de la méditation sans concentration ? Toute personne
désireuse de propager le bouddhisme doit nécessairement
connaître les capacités [et la nature profonde de ceux à
qui elle s'adresse]. Le vénérable Shariputra
voulut enseigner la méditation
sur l'impureté du corps à un forgeron et la
maîtrise de la respiration à un blanchisseur. Au terme de
90 jours, ces disciples n'avaient toujours pas acquis la plus petit notion
de l'enseignement du Bouddha. Au contraire, ils élaborèrent
des conceptions erronées et devinrent des personnes d'une incroyance
incorrigible (icchantika). Le
Bouddha enseigna la méditation sur la maîtrise de
la respiration à un forgeron et la méditation
sur l'impureté du corps à un blanchisseur et ils
parvinrent immédiatement à l'Eveil. Il n'est pas
rare, de nos jours, d'entendre affirmer que seule une personne dotée
d'une sagesse supérieure, et s'exerçant sans relâche
à la pratique de la méditation, a la capacité
de recevoir des bienfaits du Sutra du Lotus, et de voir dissuader
des personnes dont la sagesse est limitée de même essayer.
Mais c'est le fait d'une grande ignorance, une idée tout à
fait erronée. Le Sutra du Lotus enseigne que tous les
êtres humains, quels qu'ils soient, peuvent entrer dans la Voie
du Bouddha. Par conséquent, les personnes de facultés et
de capacités supérieures devraient naturellement se consacrer
à la méditation sur l'esprit et les dharma.
Mais pour les personnes de facultés et de capacités moindres,
l'important est seulement d'avoir une foi sincère. Quelle que soit l'importance de nos bonnes actions, même
si nous lisons et copions mille ou dix mille fois l'intégralité
du Sutra du Lotus, ou même si nous maîtrisons
la méditation sur le principe d' ichinen
sanzen, si nous nous abstenons de réfuter les ennemis du Sutra
du Lotus, cela suffit pour nous rendre impossible l'atteinte de l'Eveil. S'il s'agit
là de votre part d'un désir sincère, répondit
le moine [Zen], vous devez vous asseoir face au mur dans la position
de méditation Zen, et retrouver, brillante comme la lune,
la clarté de votre esprit originel. Le Bouddha
est comparé à l'amoncellement des nuages, ses enseignements,
aux pluies abondantes, et les plantes et arbres assoiffés, à
tous les êtres vivants. Quand ces derniers sont arrosés par
la pluie des enseignements bouddhiques et quand ils observent les cinq
préceptes, les dix
préceptes de bien, et les pratiques de méditation,
ce qui est source de bienfaits,
ils fleurissent et portent des fruits. Les
enseignements non bouddhiques doivent être considérés
comme la première étape vers la doctrine bouddhique. Les
confucianistes enseignèrent tout d'abord les principes de bienséance
et de musique
(note) de sorte que, quand les écrits
bouddhiques furent introduits en Chine, les concepts de préceptes,
méditation et sagesse-prajna
(note) furent plus aisément compris. Actuellement,
le corps entier d'Abutsu Shonin
est composé des cinq éléments
universels, terre, eau, feu, air et ku.
Ces cinq éléments sont aussi les cinq caractères
de daimoku.
Abutsu-bo
est la Tour aux Trésors et
la Tour aux TrésorsTour aux
Trésors est Abutsu-bo.
Inutile d'en savoir davantage. C'est la Tour
aux Trésors décorée des sept
sortes de joyaux : écouter l'enseignement correct, avoir foi
en lui, grader les préceptes, concentrer son esprit,
pratiquer assidûment, se dévouer sans égoïsme,
et chercher constamment à s'améliorer. Le bodhisattva
Vasubandhu fit remarquer, dans
son Yuishiki Ron : "Quand un bodhisattva parvient à
l'étape ultime de la pratique,
par une concentration pareille au diamant, il élimine
tout ce qui reste des graines du désir, rejette toute sagesse imparfaite
et développe ainsi la conscience ultime, la pureté et la
perfection totales." Les Japonais
de notre époque sont unanimes sur ce point : ils pensent que, puisque
tous les véhicules sont inclus dans le Véhicule
suprême, aucun enseignement n'est supérieur ou inférieur,
superficiel ou profond mais que tous sont égaux au Sutra du
Lotus. D'où la croyance que répéter l'invocation
du Nembutsu, pratiquer l'ésotérisme
Shingon, ou la méditation
Zen, enseigner et réciter n'importe
quel sutra ou le nom de n'importe quel bouddha ou bodhisattva équivaut
à suivre le Sutra du Lotus. Mais je répète
que cela est faux. L'école
Hosso insiste sur la perception que
tous les phénomènes ne sont "Rien-que-Conscience", l'école Ritsu
préconise les deux cent
cinquante préceptes, l'école Jodo,
l'invocation du nom du bouddha Amida,
l'école Zen, la méditation
sur son propre état de bouddha, l'école Shingon,
la méditation sur
les cinq éléments et l'école Tendai
a formulé la théorie d'ichinen
sanzen. Et que dire
alors des moines du Japon, qui, tous sans exception, ont reçu la
tonsure en tant que disciples du Bouddha Shakyamuni ! La robe qu'ils portent,
ils ne l'ont pas revêtue en tant que disciples du bouddha Amida.
Pourtant, on ne trouve pas une seule salle consacrée
dans leurs temples au Bouddha Shakyamuni, pas une où la méditation
du Sutra du Lotus soit pratiquée, où une
image peinte ou sculptée de Shakyamuni soit enchâssée. Mais les bodhisattvas
de capacités supérieures rejettent sincèrement les
moyens provisoires et n'effectuent pas la pratique du progrès graduel.
En accomplissant la méditation fondée sur le Sutra
du Lotus, ils obtiennent ainsi toutes sortes de résultats
heureux. On appelle les personnes de ce genre `personnes du Véhicule
unique". Après
avoir pratiqué des méditations encore entachées
d'illusions, Daibonten
a cultivé les quatre vertus de la compassion sans limite - la commisération
[qui incite à faire du bien aux autres], la compassion [qui pousse
à les soulager de leurs souffrances], la joie [ressentie en les
voyant devenir heureux] et le détachement [l'indifférence
à l'amour ou à la haine, qui permet d'agir en toute impartialité].
Au niveau supérieur se trouvent les auditeurs-shravakas.
Les auditeurs sont ceux qui, comme Shariputra
ou Mahakashyapa, non contents
d'observer les deux cent cinquante préceptes et de pratiquer
la méditation libre de toute illusion, ont profondément
médité sur la souffrance,
la non-substantialité, la non-permanence
et le non-soi. Ils ont éliminé toutes les illusions
de la pensée et du désir liées au monde des trois
plans, et peuvent se déplacer tout à fait librement
dans l'eau ou le feu. C'est pourquoi Bonten
et Taishaku les assistent. Le bouddha
Daitsuchisho, resta pendant une
période de dix kalpas mineurs
sans enseigner un seul sutra. A son propos, il est dit dans le Sutra
du Lotus : "Il demeura en méditation, immobile,
pendant plus de dix kalpas mineurs."
Et on lit encore : "Le Bouddha, sachant que le temps n'était
pas encore venu, bien qu'on lui demandât d'enseigner, resta assis
en silence." Alors l'Honoré
du monde, maître d'une compassion immense, entra dans
une méditation
aussi bienveillante que la lune (note)
pour le bien du roi Ajatashatru.
Lorsqu'il parvint au degré le plus profond de sa méditation,
un éblouissant rayon de lumière émana du Bouddha
et vint toucher le corps du roi. Instantanément ses pustules disparurent."
[...] Vos furoncles n'ont qu'une seule origine, votre opposition au Sutra
du Lotus. Le pouvoir de guérison du Dharma merveilleux
que vous pratiquez maintenant est supérieur à celui de la
méditation du Bouddha aussi bienveillante que
la lune (note),
comment, alors, votre infection pourrait-elle ne pas guérir et
votre vie ne pas être prolongée ? Dans le Sutra
Muryogi, le Bouddha mentionne qu'il a "jusqu'alors exposé
les douze catégories de
sutras Hodo*,
le Daichido Ron et
le Sutra Kegon*,
qui émane de la méditation (du Bouddha)
de l'impression sur l'océan." Ainsi, le Bouddha
lui-même cite le Sutra
Kegon*
et dénie sa valeur en disant, à propos des sutras exposés
avant le Sutra Muryogi, "Je n'ai pas encore révélé
la vérité."(réf.) Comprenant
que, dans l'illusion, on est
dans un rêve dont on s'éveille par la boddhéité,
Sessen Doji
décida de s'éveiller de l'illusion d'un monde transitoire,
et de rechercher la réalité de la boddhéité.
Il se retira donc dans la montagne et s'absorba dans une méditation
profonde, balayant la poussière des illusions et se consacrant,
de toutes ses forces, à la recherche du Dharma bouddhique. Pour les personnes
encore dans les trois premières des cinq
étapes de la pratique, le Bouddha ne préconise pas la
pratique des préceptes
et de la méditation. Il souligne uniquement l'importance
de la sagesse. Et puisque notre sagesse est insuffisante, il nous enseigne
de lui substituer la foi. Le seul mot "foi" est essentiel. L'absence
de foi est la cause qui conduit à devenir un icchantika
et à s'opposer au Dharma correct,
tandis que la foi est la cause qui mène à la sagesse et
correspond au stade de myoji-soku*. Dès
son apparition en ce monde, le Bouddha eut l'intention d'enseigner le
Dharma merveilleux [du Sutra du Lotus]. Mais les capacités
des simples mortels étaient très différentes et ils
n'étaient pas encore murs pour recevoir cet enseignement. Le Bouddha
médita pendant trois semaines, puis, pendant plus
de quarante ans, élargit les capacités des êtres humains
et les prépara, avant d'exposer finalement ce Dharma merveilleux Parce qu'autrefois
un lièvre fit un don à une personne qui marchait
en pratiquant la méditation (note)
le roi du ciel eut pitié
de lui et l'envoya sur la lune. C'est pourquoi, aujourd'hui, quand nous
regardons le ciel, nous apercevons un lièvre
dans la lune. Le Bouddha
parvint à guérir l'avidité en utilisant le remède
de la méditation sur l'impureté du corps ; à calmer l'arrogance par la méditation de la bienveillance
à l'égard de tous ; et à chasser la stupidité
par la méditation sur les douze liens causeaux sur l'origine interdépendante.
Mais de nos jours, enseigner ces principes rend les êtres humains
encore plus mauvais et ne fait que renforcer leur avidité, leur
arrogance et leur stupidité. Une école
est digne de ce nom lorsqu'elle propose trois
sortes d'enseignement : préceptes,
méditation et prajna-sagesse.
Sans parler pour l'instant de méditation ni de
prajna, nous voyons bien que, par les préceptes qu'elles énoncent,
les diverses écoles se divisent clairement en Hinayana
et Mahayana. Tous les êtres
vivants ont pour terre "l'aspect
réel [de tous les phénomènes (shoho jisso)]",
pour ciel, leur "nature libre de tout aspect" ; "le Véhicule
unique" est la pluie qui les nourrit ; "le grand vent" qui
les pousse, l'affirmation que le Sutra du Lotus est le plus élevé
de tous les sutras que le Bouddha "a enseignés, enseigne ou
enseignera "(réf.)
et, avec les mots "doté du pouvoir de méditation
et de sagesse-prajna"(réf.)
les éclairant comme le soleil et la lune, ils cultivent les bienfaits
de l'Eveil parfait faisant s'épanouir
les fleurs de la grande compassion et qui donne le fruit de la boddhéité
apportant paix et joie. Dans son Nikyo
ron, le Grand-maître Kukai*
affirme : "Il est dit dans le Bodaishin
ron : "Seule la doctrine du Shingon
permet d'atteindre la boddhéité sans changer d'apparence,
car elle enseigne la pratique de samadhi,
une sorte de méditation qui n'est exposée
dans aucun autre sutra. Si nous étudions le sens de ce traité,
j'aimerais souligner qu'il est la resserre secrète, le coeur et
le noyau des mille ouvrages écrits par le grand sage Nagarjuna.
Dans la phrase précédemment citée, les mots "aucun
autre sutra" désignent les divers principes exposés
par le [Bouddha sous la forme du] Corps de la bienfaisance* et se manifestant
par divers corps de transformation. Ce sont les principes des enseignements
exotériques. Mais les mots "cette doctrine enseigne la
pratique de la méditation samadhi"
désignent l'enseignement énoncé par le Corps
du Dharma*,
ainsi que la pratique de samadhi,
et font partie des enseignements ésotériques
du Shingon. Ces principes sont
exposés dans les cent mille vers de louanges du Sutra
Kongocho et dans d'autres textes." Jamais je
ne pourrais égaler l'exploit de cet homme dont on dit qu'il parcourut
dix mille kilomètres en ne prenant qu'un seul repas, ou celui de
Confucius et de son petit-fils
qui ne mangèrent que neuf fois en cent jours. Sans nourriture,
je ne pourrais pas continuer longtemps à réciter
le Sutra ni me concentrer sur la méditation.
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| Sont appelés "Maître de méditation" : Bodhidharma, Daochuo, San-jie, Yixjing, | ||
| Voir également : quatre ciels de méditation, quatre niveaux de méditation | ||