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Extraits de gosho sur |
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| ku
(non- substantialité) |
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Le Sutra
Kegon Il est dit
dans le premier volume du Sutra
Vairocana: "Maître
des secrets Il n'existe
pas d'autre Tour aux Trésors que Myoho Rengue
Kyo. Le daimoku du Sutra du Lotus est la Tour aux Trésors, c'est-à-dire que
la Tour aux Trésors est Namu Myoho Rengue
Kyo. Pendant plus
de cinquante ans, jusqu'à sa mort dans le bosquet d'arbres
shala, le Bouddha Shakyamuni prêcha la Terre
pure du bouddha Vairocana
dans le Sutra Mitsugon; il
purifia trois fois d'innombrables
terres dans l'univers en révélant les enseignements provisoires
du Sutra du Lotus, et définit les Quatre
sortes de terres dans le Sutra
du Nirvana - la terre de la résidence
commune des êtres éveillés et non-éveillés
ainsi que les Terres de transition,
de rétribution vraie
et de lumière toujours
paisible. Toutes ces terres, aussi bien que la Terre
pure du bouddha Amida et la terre
émeraude du bouddha Yakushi
sont en flux constant - croissance, stabilité, déclin et
vacuité (ku). Quand le vénérable
Bouddha Shakyamuni entre dans le parinirvana,
tous les autres bouddha et leurs terres disparaissent également
avec lui. Un aveugle
ne peut pas voir les caractères de ce Sutra. Aux yeux
du commun des mortels, ce ne sont que des mots écrits. Les personnes
des Deux véhicules y perçoivent
la non-substantialité (ku).
Les bodhisattva y trouvent
d'innombrables enseignements. Mais le Bouddha, quant à lui, reconnaît,
en chacun des caractères [du Sutra], un vénérable
Shakyamuni doré. Au stade supérieur
se trouvent les auditeurs-shravaka.
Les auditeurs sont ceux qui, comme Shariputra
ou Mahakashyapa, non contents
d'observer les deux cent cinquante préceptes et de pratiquer la
méditation libre de toute
illusion, ont profondément médité sur la souffrance,
la non-substantialité, la non-permanence
et le non-soi. Ils ont éliminé toutes les illusions
de la pensée et du désir liées au monde des Trois
plans, et peuvent se déplacer tout à fait librement dans
l'eau ou le feu. C'est pourquoi Bonten et
Taishaku les assistent [...] Quant
aux caractères du Sutra du Lotus, un aveugle ne les voit
pas du tout. Les yeux d'un simple mortel les voient de couleur noire.
Les personnes des Deux véhicules
y perçoivent la non-substantialité.
Les bodhisattva les voient de différentes couleurs, tandis que
ceux dont les graines de la boddhéité sont arrivées
à maturité les reconnaissent comme des bouddha. C'est pourquoi
il est dit dans le Sutra: "Ceux qui garderont ce Sutra
garderont le corps du Bouddha." En examinant
les textes des sutra Vairocana, Kegon et des autres
sutra, nous ne découvrons pas un mot, pas un point qui ressemble
aux passages du Sutra du Lotus cités plus haut. Certes,
ils affirment parfois que les sutra du Mahayana
sont supérieurs à ceux du Hinayana,
ou que les doctrines bouddhiques sont plus profondes que les enseignements
séculiers; ils vantent parfois la notion de Voie
du milieu [chu] en l'opposant à
divers concepts tels que la non-substantialité
de tous les phénomènes [ku],
ou l'idée qu'ils n'ont qu'une existence
temporaire [ke] L'école
Hosso enseigne que tous les phénomènes
naissent seulement de l'esprit, mais ont une existence réelle.
D'innombrables branches différentes se rattachent aux enseignements
du Mahayana, mais, dans la mesure où
elles souscrivent à cette idée - que l'esprit seul donne
naissance à tous les phénomènes mais que les phénomènes
ont une existence réelle -, on pourrait les considérer comme
une seule école. L'école Sanron
enseigne que tous les phénomènes naissent uniquement de
l'esprit et qu'ils sont sans existence réelle. Là encore,
il y a d'innombrables écoles du Mahayana,
mais, dans la mesure où elles souscrivent à cette idée
- que l'esprit seul est à la source de tous les phénomènes,
et que les phénomènes n'ont pas d'existence réelle
-, on peut considérer qu'elles constituent une même école.
Ainsi, toutes ces écoles mettent l'accent sur l'une ou l'autre
des deux vérités partielles du Mahayana:
que les phénomènes ont une existence réelle, ou qu'ils
sont, par nature, non-substantiels (ku)
[...] Par son contenu, le Sutra
Vairocana n'est plus même pas comparable aux sutra Kegon
ou Hannya. Mais, parce que tant de personnes
de haut rang ont foi en ce Sutra Vairocana, la situation ressemble
à celle d'un roi amoureux d'une femme d'humble condition. Le Sutra
Vairocana est comparable à une femme d'origine modeste, parce
que ses principes ne vont pas au-delà de la notion de la Voie du
milieu, [considérant la vraie nature de toute chose comme] indépendante
de la non-substantialité (kutai) et
de l'existence temporaire (ketai). Quant
aux lettrés et aux maîtres qui adhèrent au Sutra
Vairocana, ils sont comparables à un roi parce qu'ils commandent
le respect et exercent une grande influence sur le peuple. Entendant
le titre des sutra de la sagesse, on s’éveille aux doctrines
de la vacuité substantielle, de la médianeté simple
et de la médianeté non-simple. Ceux qui entendent le
titre du Sutra de l’Ornementation fleurie s’éveillent à la
médianeté simple et à la médianeté non-simple.
Ceux qui entendent le titre du Sutra
Vairocana, des sutra aux doctrines diverses et des sutra de
la sagesse s’éveillent soit au principe de la vacuité analytique,
soit à celui de la vacuité substantielle, soit à celui
de la vacuité simple, ou encore à celui de la vacuité non-simple,
ou au principe de la médianeté simple ou de la médianeté non-simple.
Ils n’ont cependant pas encore entendu les œuvres et vertus
de l’Eveil merveilleux de la présence mutuelle
des dix mondes, cent mondes, mille ainsi, trois mille domaines. Tant
que ce principe n’a pas été prêché,
ils ne sont qu’hommes ordinaires au degré de l’identité de
principe extérieure au Sutra du Lotus. Les Bouddha et bodhisattva
(mentionnés dans) ces sutra ne parviennent pas encore au degré de
l’identité de dénomination du Sutra du Lotus. A
plus forte raison, sans en réciter le Titre, comment pourraient-ils
parvenir à l’identité de contemplation ? Pour cette
raison, le Grand-maître Miaolo écrivit dans ses notes
: « S’il ne s’agissait pas de l’“ainsi” du
(sutra qui) surpasse les huit (enseignements), comment pourrait-il être
ce qui est entendu du sutra ? » Les Titres de tous les autres
sutra font partie des huit enseignements. Ils sont comme les mailles
d’un filet. Le Titre de ce sutra surpasse les mailles du filet
des huit enseignements, il en est la grande corde. |
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